Un souffle au cœur se traduit par des bruits « anormaux » ou « inhabituels » lors de l’auscultation du cœur. Est-ce grave d’avoir un souffle au cœur ? Quel sont les symptômes d’un souffle au cœur ? Quelles sont les causes ? Comment le soigner ? Faut-il arrêter le sport en attendant la guérison ?
Quelle est la définition d’un souffle au cœur ?
Le souffle au cœur ou souffle cardiaque est lié à l’existence de turbulences survenant lors de la circulation du sang vers le cœur et témoigne d’une insuffisance de fermeture des valves mitrales. Il se traduit par la survenue d’un bruit anormal lors de l’auscultation cardiaque. Il peut être anorganique, c’est-à-dire physiologique et ne préjuger en rien d’une pathologie cardiaque, responsable d’aucune conséquence sur le fonctionnement du cœur. Parfois, il peut être le témoin du passage du sang par une valve cardiaque rétrécie, témoin d’une insuffisance valvulaire. Une autre raison, outre le rétrécissement, est une fuite de sang lorsque la valve est fermée, témoignant d’un reflux liquidien et traduisant une insuffisance valvulaire.
Quels sont les symptômes d’un souffle au cœur ?
« La plupart du temps, un souffle cardiaque est découvert de façon fortuite lors d’une auscultation du cœur. Lors d’une atteinte plus importante, c’est la gêne respiratoire qui est le principal symptôme de l’insuffisance valvulaire ou du rétrécissement valvulaire responsable d’un souffle », explique le Dr Marc Druet, médecin généraliste
Quelles sont les causes d’un souffle au cœur chez l’adulte ?
« Les causes principales d’un souffle au cœur sont un vieillissement de la valve cardiaque qui va se durcir ou au contraire se dilater, provoquant ainsi une insuffisance ou un rétrécissement. Certaines maladies infectieuses, comme l’endocardite qui va endommager la valve et provoquer une insuffisance valvulaire, peuvent aussi l’expliquer », souligne le médecin généraliste.
Quelles sont les causes d’un souffle au cœur chez l’enfant ?
L’apparition d’un souffle au cœur chez l’enfant est une situation assez fréquente et souvent bénigne. Il survient souvent à partir de 2 ans et en période pré-pubertaire. Ce type de souffle fait partie de ce qu’on appelle les troubles fonctionnels. Il peut être lié à une malformation cardiaque congénitale et nécessiter dans ce cas une prise en charge et un bilan cardio vasculaire complet. Dans tous les cas de figure, il est indispensable de prendre l’avis de son médecin.
C’est quoi un souffle au cœur fonctionnel ?
On dit qu’il est fonctionnel lorsqu’il n’est associé à aucune pathologie cardiaque. Il résulte de l’accélération de l’irrigation sanguine au niveau du cœur. Une grossesse, une anémie ou une hyperthyroïdie peut être à l’origine d’un souffle au cœur fonctionnel. Il est asymptomatique et est souvent découvert par hasard. Bien qu’il soit bénin, il convient d’être étroitement suivi par le médecin afin de prévenir les complications.
C’est quoi un souffle systolique ?
Ce souffle se traduit par un bruit apparaissant lors de la contraction du cœur, appelée aussi systole. Le plus souvent, il correspond à une insuffisance mitrale, un rétrécissement de la valve aortique ou de la valve pulmonaire.
C’est quoi un souffle diastolique ?
Il est présent lors d’un reflux de sang au moment de la diastole (remplissage du cœur). Ce bruit est perceptible lors d’un rétrécissement de la valve mitrale mitrale.
C’est quoi un souffle anémique ?
Ce souffle est perceptible et présent chez les patients souffrant d’anémie.
Quelles sont les complications d’un souffle au coeur ?
« La conséquence principale d’un dysfonctionnement valvulaire est l’insuffisance cardiaque ou la mauvaise oxygénation du corps, pouvant entraîner des syncopes lors de rétrécissement aortique », observe le Dr Marc Druet.
Comment pose-t-on le diagnostic d’un souffle au cœur ?
En cas de souffle cardiaque, une échographie cardiaque couplée à un doppler permet l’étude des cavités cardiaques et de leur fonctionnement. Les flux sanguins à travers les valves du cœur et les cavités cardiaques sont analysés ainsi que la structure du cœur afin de déceler d’éventuelles cardiopathies.
Comment soigner un souffle au cœur ?
« Lorsque le retentissement de l’anomalie de la valve devient trop important, le seul traitement consiste au remplacement de la valve défectueuse. Il est important de traiter par antibiotiques un patient porteur d’un souffle cardiaque lors de soins dentaires pour éviter une infection valvulaire (endocardite) », prévient le médecin généraliste.
Quels sports à éviter ?
« L’activité physique n’est pas déconseillée pour les patients souffrant d’un souffle cardiaque modéré qui ne retentit pas sur le bon fonctionnement du cœur », rassure le Dr Marc Druet.
L’infection urinaire est un mal redouté par toutes les femmes. Dès les premières bûlures à la miction, sensations de pesanteur dans le bas du ventre… la crainte de l’infection survient. L’infection urinaire est la pathologie urinaire la plus fréquente, et concerne presque exclusivement les femmes. Elle est également courante chez les enfants. Elle peut être due à la présence d’une bactérie ayant contaminé les urines ou à une simple inflammation. L’infection urinaire peut aussi être due à la présence d’un champignon ou d’un parasite, mais ceci est beaucoup plus rare.
L’appareil urinaire comporte l’urètre, la vessie, les uretères et les reins. Il est différent chez l’homme et chez la femme. Chez la femme, le tractus urinaire est très court, ce qui explique la plus grande fréquence des infections urinaires. Chez l’homme, l’appareil urinaire est plus long et comporte un organe supplémentaire, la prostate, qui est souvent atteinte lors des infections urinaires. C’est pourquoi elles peuvent être plus graves et se transformer en prostatites. L’infection urinaire désigne une infection bactérienne qui se limite à la vessie. Lorsque l’infection s’étend vers les reins, on parle de pyélonéphrite. La cystite est une inflammation de la vessie, infectée par une bactérie ou non (cystite interstitielle).
Cette affection fréquente touche 50 fois plus souvent les femmes que les hommes pour des raisons anatomiques. L’urètre est très court chez la femme et débouche à proximité́ de l’orifice vaginal, tout près de l’anus, dans une zone où sont présentes des bactéries de la flore intestinale. Certaines de ces bactéries parviennent à remonter de la vulve jusqu’à la vessie par l’urètre et déclenchent une cystite aiguë, ou infection urinaire basse.
Symptômes d’une infection urinaire : douleurs, brûlures, urines odorantes…
La cystite se manifeste par des signes inconstants :
des douleurs et sensations de brûlure pendant les mictions,
des besoins d’uriner plus fréquents, des impériosités avec parfois des fuites,
des urines troubles ou malodorantes, parfois de sang dans les urines.
L’infection urinaire basse ne s’accompagne jamais de fièvre. En cas de fièvre, ce signe fait suspecter une ascension du germe en cause jusqu’au rein : une pyélonéphrite peut être en cause.
Chez l’homme, un écoulement purulent peut apparaître, accompagné de douleurs pelviennes.
Comment savoir si on fait une infection urinaire ?
Il est nécessaire de consulter lorsque les symptômes persistent malgré une bonne hydratation, pour éviter les complications telles que la pyélonéphrite ou la septicémie. Le diagnostic se fait sur un échantillon d’urine, après un nettoyage intime correct, et sur les urines du milieu de la miction : une bandelette urinaireest trempée dans l’urine et la mise en évidence de globules blancs dans les urines à l’aide d’une réaction par code couleur sur cette bandelette signe l’infection. La présence de nitrites signe une origine bactérienne et conduit à la réalisation d’un examen cytobactériologique des urines (ECBU) réalisé en laboratoire qui permettra d’identifier la bactérie et sa sensibilité à différents antibiotiques. L’ECBU n’est pas systématiquement pratiqué et un traitement empirique peut être administré, dans le cas d’un épisode isolé.
Traitements d’une infection urinaire : antibiotiques, remèdes naturels…
La prise d’antibiotiques est souvent indiquée en cas d’infection urinaire. La durée de cette antibiothérapie varie d’une prise unique à des prises pluriquotidiennes sur plusieurs jours. Elle dépend du type de bactérie, des ses résistances et du nombre de récidives. L’ECBU (analyse d’urine) de contrôle n’est pas systématique.
Les remèdes naturels comportent :
la canneberge : arbrisseau originaire d’Amérique du Nord, la canneberge se reconnait facilement à ses baies rouges. Ces fruits renferment des vertus antibactériennes. Consommés sous forme liquide, en jus ou en EPS, ils agissent sur les infections des voies urinaires, notamment les cystites. Ils représentent un excellent traitement préventif des infections urinaires chez les femmes qui en sont atteintes à répétition.
la busserole : la busserole est un sous-arbrisseau d’aspect similaire à celui de la canneberge. La différence est que ce sont les feuilles de la busserole qui sont utilisées en phytothérapie, car elles contiennent de l’arbutine. Une fois transformée par l’organisme, cette substance agit comme un antiseptique pour soulager les infections urinaires.
l’echinacée : bouclier pour l’organisme, la racine de l’échinacée est connue pour ses vertus stimulantes sur le système immunitaire. En usage interne (en décoction, en teinture, ou en EPS par exemple), elle soulage la plupart des infections, notamment celles des voies urinaires.
l’ortie : connues et souvent craintes à cause de leurs poils urticants, les orties dioïques et brûlantes renferment des propriétés diurétiques et anti-infectieuses. Leurs feuilles et fleurs sont traditionnellement utilisées pour irriguer les voies urinaires dans le cas d’une infection.
Infection urinaire chronique
Les infections urinaires sont dites « à répétition » lorsque leur fréquence est anormalement élevée, c’est-à-dire avec au moins 3 épisodes par an. 20 à 30% des femmes ayant eu une cystite aiguë ont une récidive de cystite. Dans ce cas, un traitement antibiotique peut être prescrit à chaque fois, mais il doit être précédé d’un examen cytobactériologique des urines (ECBU), avec un antibiogramme, pour s’assurer de l’absence de résistance bactérienne. Une échographie de la vessie et des voies urinaires est faite à la recherche d’une anomalie favorisant la survenue des cystites, voire une cystographie (examen plus évasif, réalisé dans un second temps). Un traitement antibiotique préventif peut être discuté, associé aux mesures habituelles évitant les infections urinaires.
Infection urinaire chez la femme enceinte
La grossesse augmente le risque d’infection urinaire. Environ 1 femme enceinte sur 10 est atteinte d’une infection urinaire. On rencontre plus souvent une cystite ou une bactériurie (présence de bactéries dans les urines). La pyélonéphrite (infection des reins) est plus grave et doit être traitée en urgence, en raison du risque pour le fœtus. L’infection peut être causée par une bactérie, un trouble hormonal ou une compression de l’urètre par l’augmentation de volume de l’utérus. Le traitement repose sur la prise d’antibiotiques adaptés à la femme enceinte et une bonne hydratation. Une analyse urinaire doit être réalisée chaque mois chez la femme enceinte afin de dépister une éventuelle infection.
Infection urinaire chez l’homme
Beaucoup plus rare que chez la femme, l’infection urinaire survenant chez l’homme est souvent plus sérieuse. Les complications sont plus fréquentes et sévères et peuvent nécessiter une hospitalisation, en cas de pyélonéphrite par exemple. Chez l’homme jeune , elles sont souvent liées à une infection sexuellement transmissible. Chez l’homme plus âgé, un adénome ou un cancer de la prostate peuvent en être responsables et ils doivent être recherchés.
Infection urinaire chez l’enfant
Chez l’enfant, au même titre que chez l’adulte, l’infection urinaire se définit par une présence de germes dans les urines. Elle concerne plus fréquemment la fille que le garçon et est une des infections les plus fréquentes en pédiatrie. Chez l’enfant de moins de deux ans, qui ne sait pas exprimer ses symptômes, plusieurs signes peuvent alerter sur une possible infection urinaire : fièvre isolée (sans cause apparente), fatigue, perte de poids, troubles digestifs ou urines malodorantes. En présence de ces symptômes, et pour éviter toutes complications, il est important de consulter un médecin pour un examen clinique à la recherche d’une cause et surtout une examen cytobactériologique des urines. Un enfant plus âgé se plaindra de douleurs abdominales ou de sensations de brûlures au moment d’uriner. Des urines troubles ou contenant du sang sont aussi les signes potentiels d’une infection, sans pour autant, représenter un signe de gravité. Apprendre aux petites filles à s’essuyer de l’avant vers l’arrière permet d’éviter que des bactéries présentes dans l’anus atteignent le vagin ou l’urètre et limite ainsi le risque d’infection. L’enfant doit apprendre à ne pas se retenir d’aller uriner. Il est important aussi que l’enfant prenne l’habitude de boire de l’eau régulièrement dans la journée et qu’il ne se retienne pas quand il a envie de faire pipi.
Causes d’une infection urinaire : bactérie, reflux vésico-urétéral….
Les bactéries entraînant l’infection urinaire sont le plus souvent d’origine intestinales, et sont principalement représentes par l’Escherichia Coli, présentes en très grand nombre dans l’intestin. Chez la femme, la proximité des voies urinaires avec le vagin et l’anus favorise la survenue des infections urinaires. L’absence d’hydratation en cas de forte chaleur peut provoquer une infection urinaire.
Chez les enfants, les causes les plus fréquentes d’infections urinaires sont les malformations urinaires et le reflux vésico-uretéral. Toute infection urinaire haute nécessite la réalisation d’un bilan. Dans 40% des cas d’infections urinaires, il existe une lésion précise, facteur de risque d’atteinte rénale, et dans ce pourcentage de patients, il s’agit dans un cas sur deux d’un reflux vésico-urétéral. Celui-ci est une pathologie rénale plus fréquente chez l’enfant, et surtout chez la fille. Il correspond à la régurgitation de l’urine de la vessie vers le rein. Les symptômes sont ceux d’un obstacle sur les voies urinaires puisqu’il n’y a jamais de vidange complète de la vessie. Il provoque une infection urinaire et le plus souvent des douleurs abdominales ou lombaires hautes, survenant au cours de la miction.
Facteurs de risque d’une infection urinaire
Les malformations urinaires constituent un facteur de risque des infections urinaires. Les plus fréquentes sont la sténose de la jonction pyélo-uretérale, l’urètérocèle et le méga-uretère primitif. Ces malformations nécessitent le plus souvent un traitement chirurgical. Enfin, la présence d’un calcul urinaire (lithines) est un facteur favorisant les infections. Une échographie ou une cystographie doivent être pratiquées lorsque les infections urinaires sont fréquentes.
Conseils et prévention d’une infection urinaire
Pour réduire les risques, il est important de :
boire beaucoup d’eau, entre 1,5 et 2 litres par jour,
ne pas retenir trop longtemps ses envies d’uriner
soigner son hygiène intime dans les zones anale et vulvaire, après avoir été uriner ou à la selle, ou après les rapports sexuels. En cas d’infections urinaires récidivantes, l’acidification des urines est une prévention efficace car certaines bactérie ne se développent pas en milieu acide.
La consommation de vitamine C ou de jus de citron tous les matins limiteraient les récidives.
Chez le bébé, il est nécessaire de laver les parties génitales à chaque changement de couche. S’il est plus grand et qu’il se lave seul, aidez-le ou vérifiez que sa toilette est complète. Apprendre aux petites filles à s’essuyer de l’avant vers l’arrière permet d’éviter que des bactéries présentes dans l’anus atteignent le vagin ou l’urètre et limite ainsi le risque d’infection. L’enfant doit apprendre à ne pas se retenir d’aller uriner.
Sur le forum santé : les discussions au sujet de l’infection urinaire
Le phénomène des yeux secs est un motif très fréquent de consultation chez les ophtalmologistes. Il concernerait actuellement près d’un tiers des adultes. Il apparaît lorsque les glandes lacrymales ne produisent plus suffisamment de larmes pour humidifier les yeux. Cela peut être lié à des changements hormonaux, l’utilisation intense des écrans, la consommation de tabac, le port de lentilles de contact ou certains médicaments. Voici les remèdes à tester pour traiter la sécheresse oculaire.
Peut-on utiliser l’huile de ricin si on a les yeux secs ?
En ophtalmologie, l’huile de ricin peut être utilisée dans le cas de syndromes de l’œil sec mais via une préparation pharmaceutique et en dilution (entre 2 et 5% selon les produits), non pure dans l’oeil. « En 2002, l’équipe de Goto et Al a publié une étude montrant l’efficacité de l’huile de ricin dans la sécheresse oculaire, explique le Dr Jeronimo Burazovitch, ophtalmologue à la Clinique Monticelli-Vélodrome de Marseille. C’est une huile qui a l’avantage de retenir l’eau. Elle va ainsi agir au niveau du renforcement de la couche lipidique des larmes en diminuant le mécanisme d’évaporation. Qu’il s’agisse d’une émulsion simple à 2 % ou polyoxyéthylénée à 5 % (pour augmenter l’hydrosolubilité), la qualité du film lipidique, la stabilité des larmes et la coloration conjonctivale sont améliorées en comparaison à une instillation de sérum physiologique« . Des collyres à base d’huile de ricin ont été commercialisés en Amérique du Nord dès les années 2000. Plus récemment en Europe. « Les produits actuellement disponibles utilisent des triglycérides, des phospholipides, de la lécithine en liposomes ou de l’huile de ricin. »
De l’huile d’olive dans l’alimentation
L’huile d’olive est naturellement riche en oméga 9 et en polyphénols. « Comme tous les antioxydants, elle a une action sur le vieillissement cellulaire, précise le médecin. Consommée de façon régulière dans son alimentation, à savoir 1 à 2 cuillères à café par jour, elle aura une action bénéfique sur la production et la qualité des larmes.«
De l’eau de bleuet sur les yeux
« L’eau de bleuet apporte un bienfait immédiat en cas de crise : elle va apaiser et hydrater les yeux fatigués. Il suffit d’en appliquer sur des cotons ou des compresses oculaires et de les déposer quelques minutes sur les yeux secs pour les soulager. La sensation est très agréable », reconnait le spécialiste. Privilégier les eaux de bleuet sans conservateurs (trop irritants).
1 cuillère à café d’huile de lin par jour
Tout comme pour l’huile d’olive, l’huile de lin, riche en oméga 3, s’intègre dans une bonne hygiène alimentaire. Il est ainsi recommandé de consommer 1 à 2 cuillères à café d’huile de lin chaque jour pour aider à soulager les symptômes de yeux secs.
Des cotons imbibés de camomille
La camomille, appréciée pour ses vertus anti-inflammatoire et antioxydante, est un véritable soin des paupières. « Elle apporte un effet apaisant sur les paupières, c’est scientifiquement prouvé », assure l’ophtalmologue. Préparez une tisane de camomille avec de l’eau à 40 degrés, laissez infuser, filtrez et trempez deux disques de coton. Essorez-les et appliquez-les 5 minutes sur les paupières.« On peut également se masser les paupières de l’intérieur vers l’extérieur pour nettoyer les impuretés. » A réaliser 1 fois par jour pendant 1 mois.
Homéopathie : aluminia et calendula en collyre
Le médicament homéopathique le plus souvent utilisé est l’Alumina. En première intention : en 5 CH, 3 granules trois fois par jour. Il existe également des traitements locaux homéopathiques comme des collyres enrichis en acide hyaluronique ou des collyres au Calendula. Des teintures-mères au Calendula ou à l’Euphrasia peuvent être commandées en pharmacie. « Dans tous les cas, il convient de consulter un ophtalmo spécialisé en homéopathie. »
Compléments alimentaires : vitamine A et argousier
→ LaVitamine A est une alliée des yeux secs.« Appliquée en pommade le soir sur la paupière, elle va stabiliser la membrane cellulaire de la conjonctive et de la cornée et ainsi permettre une bonne répartition du film lacrymal sur les yeux. Cela permettra de limiter le syndrome des yeux sec au réveil », précise le médecin. Il est également possible d’appliquer directement dans les yeux des larmes artificielles riches en vitamine A. → L’huile extraite des graines d’argousier est riche en acides gras oméga-7, anti-oxydants. « On constate une tendance à l’amélioration chez les personnes utilisant des compléments alimentaires à base d’huile d’argousier notamment au niveau de la rougeur oculaire et des ‘sensations de brûlures.' » A utiliser en cure pendant 1 mois.
Les réflexes anti-yeux secs
« Il existe quelques gestes simples qui peuvent éviter le désagrément des yeux secs », insiste notre interlocuteur.
« Faire régulièrement des pauses lorsque vous travaillez devant un écran, car on oublie facilement de cligner des yeux. » Au moins toutes les demi-heures pendant quelques minutes.
Ne portez pas vos lentilles de contact en permanence ; préférez les lunettes quand c’est possible.
Luttez contre l’excès de chaleur et de sécheresse. « Méfiez-vous en particulier de la climatisation et des radiateurs électriques qui assèchent l’air. »
Hydratez-vous correctement. Buvez au moins 1,5 litre d’eau par jour.
Protégez vos yeux du vent et du soleil ; « portez des lunettes si vous pratiquez une activité qui peut abîmer vos yeux comme la course à pied, le vélo ou la menuiserie. »
Optez pour une alimentation riche et variée
Nettoyez régulièrement les yeux avec du sérum physiologique
Merci au le Dr Romain Nicolau, chirurgien ophtalmologue, à Paris pour sa validation et au Dr Jeronimo Burazovitch, ophtalmologue à la Clinique Monticelli-Vélodrome (Ramsay Santé) à Marseille.
[Mis à jour le 29 mars 2023 à 9h50] La Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme a lieu ce dimanche 2 avril 2023. L’occasion de mettre en lumière les troubles du spectre de l’autisme (TSA) qui toucheraient en France environ 100 000 personnes de moins de 20 ans et près de 600 000 adultes ayant un selon la Haute Autorité de Santé. Ces troubles concerneraient par ailleurs 7500 naissances chaque année. La Journée mondiale de l’autisme est une initiative lancée en 2007 par l’Organisation des Nations Unies, qui permet de soutenir cette cause, en contribuant aux changements des mentalités sur les stéréotypes et sur les idées reçues sur l’autisme, et en favorisant une meilleure inclusion des personnes avec TSA dans notre société. A cette occasion, chacun d’entre nous est invité à porter du bleu, la couleur symbolique de l’autisme, durant toute la journée du 2 avril. Concrètement, comment montrer son soutien ? Quels sont les actions et événements en France ? Découverte.
Quelle est la date de la Journée de l’Autisme en France en 2023 ?
La Journée mondiale de sensibilisation à l’Autisme a lieu le dimanche 2 avril 2023. Cette journée a a été proclamée en 2007 par l’Organisation des Nations Unies (ONU). Proposée à l’origine par le Qatar, elle est depuis soutenue par tous les Etats membres pour sensibiliser à l’autisme à tous les niveaux de la société.
Pour montrer son engagement, chacun est invité à porter dubleu, la couleur symbolique de l’autisme, rappelle le ministère chargé du Handicap en France. Plusieurs possibilités le 2 avril :
Porter un vêtement de couleur bleue, se prendre en photo et la publier sur ses réseaux sociaux avec les hashtags associés #TousEnBleu #ChangeonsLaDonne.
Porter un ruban de couleur bleue (distribué gratuitement par les associations et les partenaires des événements, exemples ci-dessous)
Changer sa photo de profil sur ses réseaux sociaux, avec le logo et le filigrane pour les photos ou les vidéos (disponibles sur Facebook, Snapchat…)
Mettre une bougie bleue ou un dessin de cœur bleu à sa fenêtre.
Pourquoi du bleu pour la Journée de l’Autisme ?
La couleur bleue n’est pas choisie au hasard pour symboliser l’autisme. C’est une couleur qui apporte du calme et du réconfort, deux qualités dont les personnes avec autisme ont besoin pour être le plus en sérénité et en confiance. Par ailleurs, « cette couleur symbolise le rêve et la vie, parce qu’elle est douce et apaisante, et semble appréciée des personnes autistes qui connaissent souvent des troubles sensoriels », précise le Gouvernement sur son site internet.
Quelle est l’affiche de la Journée de l’Autisme 2023 ?
Chaque région a conçu son affiche à l’occasion de la Journée de l’Autisme du 2 avril. En voici des exemples :
Quelles sont les actions pour la Journée de l’Autisme ?
Le 2 avril, plusieurs monumentss’illuminent en bleu afin de rappeler, de façon symbolique, la nécessité de simplifier et d’améliorer le quotidien des personnes autistes, citoyens à part entière. Angers, Bordeaux, Dijon, Le Havre, Lille, Montpellier... font partie des villes de France mobilisées.
La plateforme nationale Autisme Info Service est accessible gratuitement par téléphone :
0 800 71 40 40
Sources :
– Avec Tous en bleu, affirmez votre soutien aux personnes autistes, Gouvernement.fr
– Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, communiqué du ministère du Handicap
Le terme « passif-agressif » est de plus en plus employé dans les séries télé, les films, les podcasts… Avec une personne au comportement passif-agressif, les remarques sont indirectes, insinuées et détournées, en « demi-teinte » voire hypocrites, le dialogue n’est pas possible et la communication est déséquilibrée. On peut par exemple croiser ce type de personne dans ses relations personnelles ou au travail. Face à un passif-agressif, on peut être déstabilisé. Et d’un point de vue extérieur, ce comportement est souvent mal perçu, considéré comme hautain ou irrespectueux. Alors, comment reconnaître un passif-agressif ? Comment y faire face ? Exemples de phrases et expertise avec Maïté Tranzer, psychologue clinicienne.
C’est quoi une personne passive-agressive ?
Le comportement passif-agressif est un trouble de la personnalité. Il a été décrit dans le DSM-IV (l’avant-dernière édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, et des troubles psychiatriques de l’Association américaine de psychiatrie) pour désigner le comportement de certains soldats face à l’autorité pendant la Seconde Guerre mondiale, puis il a été retiré à cause d’un manque de précision. S’il n’apparaît pas dans le DSM-V, ce terme est employé par les professionnels de la santé mentale. « Le comportement passif-agressif est un comportement récalcitrant qui se traduit par un refus de l’autorité. Le passif-agressif n’est pas offensif, au contraire, il a un comportement défensif, pas frontal« , décrit Maïté Tranzer. A noter, qu’on use tous, à plus ou moins grande échelle, de phrases passives-agressives (exemples de phrases ci-dessous), ce qui n’est pas grave. En revanche, cela devient pathologique quand, pour communiquer ou s’exprimer, la personne n’adopte que des attitudes ou comportements passifs-agressifs.
Quels sont les signes d’un comportement passif-agressif ?
« Les comportements d’un passif-agressif sont souvent difficiles à repérer de prime abord. C’est avec le temps que l’on peut repérer des agissements ou des attitudes évocatrices d’un comportement passif-agressif« , indique notre experte.:
→ Le passif-agressif a une communication et une façon de parler indirectement « agressive » : un mécanisme de défense qui crée un malaise relationnel
→ Sa communication n’est ni frontale ni franche : il use des « non » dissimulés, de phrases cryptées et de remarques implicites.
→ Il se sent toujours attaqué (grande susceptibilité)
→ Il a un comportement de déni dans la confrontation, avec parfois un recours au mensonge ou à la manipulation pour parvenir à ses fins.
→ Il fait preuve de mauvaise foi
→ Il a une tendance à se victimiser et à s’auto-persécuter
→ Il dit qu’il est d’accord pour faire quelque chose mais son attitude montre le contraire
→ Il a un sentiment d’infériorité
→ Il est récalcitrant aux changements ou aux nouvelles règles (tout ce qui ne va pas dans son sens)
→ C’est généralement une personne réservée, voire mutique (elle « punit » l’autre par son silence), qui peut paraître indifférente, hautaine ou irrespectueuse
→ C’est généralement une personne très craintive (elle manipule par peur d’être manipulée)
Que traduit un comportement passif-agressif ? Quelles causes ?
Le passif-agressif ne se rend pas compte de son comportement induit par une véritable souffrance. « Son comportement est en lien avec des événements marquants, qui ont eu lieu souvent pendant l’enfance, généralement en rapport avec une insécurité affective, un trop-plein d’autorité parentale ou à l’inverse une absence de limites ou de cadre. Ce sont souvent des enfants qui n’ont pas pu s’exprimer en tant qu’individu ou qui n’ont pas trouvé leur place. D’un point de vue de l’empathie et de la communication avec autrui, il y a des choses qui ne fonctionnent pas. Ses comportements sont la manifestation d’un conflit intérieur non palpable, de frustrations qui ont été intériorisées et de colère qui a été réprimée au lieu d’être verbalisée. Au bout d’un moment, ces frustrations implosent, ce qui donne lieu à de l’irritabilité, de l’impulsivité et de la colère. Ils n’ont pas forcément le recul avant de s’exprimer« , éclaire la spécialiste.
A quel âge ?
« Le plus souvent, on voit le comportement passif-agressif se manifester à l’adolescence ou au début de l’âge adulte, surtout dans les relations intra-familiales, à l’école, pendant les études ou au travail, dès lors qu’il y a des règles à respecter, des figures d’autorité ou des structures hiérarchiques« , indique la psychologue.
Y a-t-il un test pour savoir si on a un comportement passif-agressif ?
« A ma connaissance, il n’y aucun test officiel permettant de déceler un comportement passif-agressif« , répond notre interlocutrice. Le psychologue ou psychiatre doit se baser sur des réactions, façons de penser ou faits racontés.
Il faut du temps pour qu’un passif-agressif change.
Exemples de phrases passif-agressif
Les phrases ou tournures suivantes constituent des exemples de comportement « passif-agressif » mais ne peuvent pas permettre de « poser un diagnostic » formel :
« Je pensais que tu savais »
« A l’avenir, n’hésite pas à faire ceci… »
« Sauf erreur de ma part… »
« Je crois qu’on ne s’est pas compris »
« Il n’est pas nécessaire de te rappeler que… »
« Tu es trop ceci, cela… »
« C’est bon, tu as enfin arrêté de faire la tête ? »
« Ca me paraissait pourtant assez évident… »
« Il serait judicieux/intelligent de ta part de… »
« Tu crois que ça me fait plaisir de te dire ça ? »
Quelles solutions pour faire face à un passif-agressif ?
Face à un passif-agressif, il faut absolument rétablir l’équilibre et utiliser la communication non violente (CNV) basée sur la bienveillance. « Le premier principe de la communication non violente est de parler de soi à la première personne (bannir le « tu ») et de parler de son ressenti personnel pour ne pas que le passif-agressif se sente (encore plus) agressé« , détaille notre interlocutrice. Il faut du temps pour qu’un passif-agressif change et assainisse ses liens sociaux. « Le passif-agressif va difficilement vouloir se remettre en question. Il faut l’amener en douceur vers la remise en question », complète Maïté Tranzer. Une aide thérapeutique peut l’aider à trouver l’origine de ses frustrations et la manière pour les extérioriser sans agressivité, avec des attitudes plus saines. La thérapie a également pour but de lui redonner confiance en lui.