PrEP (Sida-VIH) : quand prendre le Truvada ?

PrEP (Sida-VIH) : quand prendre le Truvada ?

[Mis à jour le 1er décembre 2022 à 11h21] La PrEP (prophylaxie pré-exposition), le traitement préventif du VIH, virus du SIDA. Il est indiqué chez une personne non infectée par le VIH qui présente des facteurs d’exposition au VIH (rapport sexuel à risque, ou non protégé). Ce traitement a été davantage utilisé au premier semestre 2022, indique un rapport Epi-Phare publié le 29 novembre 2022, à partir des données du Système National des Données de Santé (SNDS). Ainsi, fin juin 2022, le nombre total de personnes de 15 ans et plus ayant initié la PrEP en France a atteint 64 821, soit une augmentation de 39% par rapport à fin juin 2021. Aussi, « les initiations de PrEP prescrites en ville, en particulier par des médecins généralistes, ont très nettement augmenté au cours de la dernière année. ». Si les conditions de prescription sont respectées, la PrEP (comprimés Truvada® et ses génériques) sont efficaces à 93% chez « les hommes à haut risque d’infection au VIH par voie sexuelle en France qui ont consommé entre trois-quarts et une boîte de Truvada® par mois« , rapportait l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM) en juillet 2022. Est-ce que la PrEP est réellement efficace ? Qui peut la prendre ? A la demande ? Comment prendre ce traitement préventif ? Est-ce gratuit ou quel est son prix ? Remboursé ? Quels sont les effets secondaires ?

Définition : qu’est-ce que la PrEP ?

La PrEP (pour « Prophylaxie pré-exposition« ) est un traitement qui permet de se prémunir du risque d’être contaminé par le VIH.  « En d’autres termes, la prise de ce médicament permet à des personnes qui n’ont pas le VIH de rester séronégatives, même si elles sont exposées au virus« , résume Julien Martinez, infirmier, militant associatif et intervenant en santé communautaire. La PrEP sert à protéger ses usagers du risque d’attraper le VIH, néanmoins, elle ne permet pas de se protéger des autres IST. C’est donc un moyen de protection à utiliser conjointement au préservatif. En France, c’est le Truvada® ou ses génériques (TDF/FTC) qui sont utilisés pour la PrEP. Ce sont des molécules utilisées pour soigner les personnes séropositives au VIH. Ils sont constitués de deux principes actifs, l‘Emtricitabine (FTC) et le Tenofovir (TDF). 

Qu’est que le Truvada ?

Le Truvada® est le médicament de la PrEP. Il s’agit d’un antiviral indiqué pour la prévention du VIH. C’est un médicament disponible uniquement sur ordonnance. 

Indications : qui peut prendre la PrEP ?

En France, la PrEP est destinée à des populations cibles non infectée par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) qui présente des facteurs d’exposition au VIH, que nous liste notre interlocuteur : 

  • les HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes),
  • les personnes transgenres,
  • les usagers de drogues intraveineuses,
  • les travailleurs (euses) du sexe,
  • les migrants,
  • les personnes en situations de précarité,
  • les hétérosexuels multipartenaires,
  • aussi toutes les autres personnes ayant une activité sexuelle présentant un fort risque d’être infecté par le VIH.

On considère qu’une personnes est à risque lorsqu’elle répond à certains critères :

  • Si elle est multipartenaire.
  • Si elle a été infectée par plusieurs IST durant l’année écoulée.
  • Si elle a eu un traitement post exposition aux VIH durant l’année.
  • Si elle utilise des produits psychoactifs pour avoir des relations sexuelles (chemsex).

Quand prendre la PrEP ?

La PrEP s’adresse à des personnes exposées au VIH (rapport sexuel non protégé, à risque…). La PrEP ne doit pas être débutée sans consultation médicale préalable. Si l’indication de PrEP est posée, celle-ci doit être initiée le plus rapidement possible. Selon les recommandations de la HAS :

► Si le médecin dispose des résultats d’une sérologie VIH et du dosage de la créatinine effectués dans les 7 jours précédant la première visite et s’il n’y a pas de symptômes récents de primoinfection par le VIH, la PrEP peut-être initiée dès la première consultation.

► Si ces résultats ne sont pas disponibles au moment de la première consultation : le bilan VIH et rénal est prescrit et réalisé le plus rapidement possible après la consultation initiale.

La PrEP peut être prescrite lors de la première consultation mais ne doit être initiée qu’après analyse des résultats par le prescripteur et appel du patient. Sinon, elle sera prescrite lors d’une deuxième consultation lorsque le patient reviendra avec ses résultats, en l’absence de nouvelle exposition au VIH.

La PrEP peut être administrée selon 2 schémas :

► Schéma continu (administration classique chez toute personne et spécifique chez l’homme cisgenre) :  1 comprimé par jour tous les jours pendant 30 jours, en mangeant, à heure fixe. Un délai de 7 jours de prise est recommandé avant le premier rapport sexuel à protéger pour que la PrEP soit considérée comme efficace.

► Schéma discontinu, dit également « à la demande ». Il correspond à une prise ciblée autour des rapports sexuels à risque. Ce schéma est validé chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (6, 8, 14-16) et peut être proposé également en 2ème intention aux hommes hétérosexuels si le schéma continu recommandé n’est pas accepté. Le schéma est le suivant : 

  • 2 comprimés en une prise entre 2h et 24h avant le rapport sexuel à protéger, 
  • puis 1 comprimé 24h (+/- 2h) après la 1ère prise,
  • puis 1 comprimé 24h (+/- 2h) après la 2ème prise.
  • En cas de rapports répétés, poursuivre avec 1 comprimé par jour jusqu’à 2 jours après le dernier rapport sexuel

Comment se prend la PrEP ?

Le Truvada® et ses génériques se prennent par voie orale, sous forme de comprimés. Il existe deux modalités de prise.

► En continu : il s’agit d’une prise du Truvada (TDF/FTC) : 1 comprimé par jour. Cette modalité est recommandée notamment chez les femmes et les hommes transgenres, les HSH et les hétérosexuels avec plusieurs rapports à risque par semaine, les principes actifs du médicament se fixant moins rapidement sur les muqueuses vaginales, rectales et génitales.

► À la demande : ce schéma est aujourd’hui recommandé pour les HSH et les femmes transgenre. Il s’agit de prendre 2 comprimés entre 24 heures et deux heures avant l’acte sexuel, puis un comprimé à 24h et un à 48h après l’acte, avec de la nourriture et à horaires fixes.

Qui peut prendre la PrEP à la demande ou discontinue ?

Comme expliqué précédemment, la PrEP à la demande est recommandé pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes ainsi que pour les femmes transgenres. Le schéma de la PrEP à la demande est le suivant : 2 comprimés entre 24 heures et deux heures avant l’acte sexuel, puis un comprimé à 24h et un à 48h après l’acte, avec de la nourriture et à horaires fixes.

« La PrEP, on la prend pour se protéger soi, pas pour protéger les autres. »

Quelle est l’efficacité de la PrEP ?

« La nouvelle étude menée par EPI-PHARE a mesuré l’efficacité de la PrEP en vie réelle parmi 46 706 hommes à haut risque d’infection VIH par voie sexuelle entre 2016 et 2020 en France, parmi lesquels 256 ont été infectés par le VIH au cours du suivi. Parmi les hommes à haut risque d’infection au VIH par voie sexuelle en France, l’efficacité de la PrEP en vie réelle atteint un niveau très élevé, de l’ordre de 93%, à condition que l’observance à ce traitement préventif soit bonne. En revanche, l’efficacité de la PrEP n’est que de 18% en cas de consommation faible de Truvada®. L’efficacité de la PrEP apparaît réduite chez les hommes âgés de moins de 30 ans et ceux bénéficiaires de la CMUc, parmi lesquels une consommation faible de Truvada® et les interruptions de PrEP sont particulièrement fréquentes » indique l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM) le 12 juillet. « Quand elle utilisée correctement, la PrEP est efficace à plus de 99%C’est une méthode sûre, et le suivi permet de surveiller le risque d’attraper des IST (dépistage tous les 3 mois). La PrEP est un style de vie, il ne s’agit pas d’un seul comprimé, elle doit être surveillée, indique notre interlocuteur. la PrEP est d’abord et avant tout un outil de protection individuel, qui ne protège pas le partenaire. La PrEP, on la prend pour se protéger soi, pas pour protéger les autres. » Il existe un impact collectif : les usagers de la PrEP bénéficient d’un suivi médical rapproché. Tous les 3 mois, la personne bénéficie d’un dépistage IST complet, permettant ainsi de se traiter s’il en contracte une, et évitant la contamination à d’autres partenaires.  D’autre part, et c’est le plus gros impact de la PrEP, elle réduit l’incidence du VIH dans les populations concernée.  En France, on commence à apprécier les bénéfices de la PrEP, la capitale enregistre pour la première fois une baisse de 16% des nouveaux diagnostics d’infection à VIH entre 2015 et 2016, principalement chez les hommes gays ou bisexuels nés en France, avec une baisse de 28%. En 2019, 25% des HSH parisiens utilisaient la PrEP. On peut en partie expliquer ces résultats pars la PrEP.

Si la prise est bien respectée, on ne peut pas être contaminé par le VIH sous PrEP.

Peut-on être contaminé par le VIH sous PrEP ?

Si la prise est bien respectée, on ne peut pas être contaminé par le VIH sous PrEP. « Aux USA, une étude à été faite entre 2012 et 2019 avec 250 000 usagers. On constate qu’il y a eu moins de 20 cas de contamination sous PrEP, explicable en grande partie par un mauvais usage du traitement » explique Julien Martinez.

Comment se passe la prescription de la PrEP ?

La PrEP est disponible uniquement sur ordonnance. La PrEP et les examens de suivi sont remboursés à 65% par la Sécurité Sociale et 35% par une mutuelle. La PrEP se prescrit dans différents centres (Cegidd, hôpitaux) et par des infectiologues dans des centres ayant l’expérience avec l’utilisation des molécules anti-VIH. La prescription de la PrEP par médecin généraliste est également possible depuis le 1er juin 2021. Pour accéder à la PrEP, il convient d’avoir une première consultation durant laquelle le médecin hospitalier ou de ville demandera un bilan sérologique complet ainsi qu’un bilan de la fonction rénale. Ensuite, l’usager reviendra se faire prescrire la PrEP puis le bilan et la consultation médicale se fera à nouveau tous les 3 mois. « Il est souhaitable d’avoir un suivi clinique, biologique et motivationnel fait par l’équipe soignante » précise Julien Martinez.

Quels sont les effets secondaires de la PrEP ?

Les principaux risques associés à l’utilisation d’emtricitabine/ténofovir disoproxil dans la PrEP, sont le risque de toxicité rénale et de séroconversion sous traitement pouvant être associé à l’apparition de mutations de résistance du VIH, nécessitant un suivi régulier, indique l’ANSM dans un communiqué de juin 2021. « Il peut y avoir, les premiers jours, une intolérance digestive passagère conduisant à quelques douleurs abdominales, nausées, vomissements et fatigue. Ces effets secondaires ne durent en général pas longtemps (4 à 8 semaines) et disparaissent avec le temps ou à l’arrêt du traitement. » prévient Julien Martinez. D’une manière beaucoup plus rare, et après des années d’utilisation en continu, la PrEP peut avoir un impact négatif sur la densité osseuse ainsi que sur les reins. Il est donc important de surveiller la fonction rénale lorsque l’on est sous PrEP.

Quelles sont les contre-indications de la PrEP ?

La PrEP ne doit pas être utilisée par des personnes séropositives au VIH, ou celles qui ne connaissent pas leur statut sérologique. En cas d’infection au virus de l’hépatite B, la personne doit prendre la PrEP seulement en continu, et non à la demande. Il existe aussi des restrictions spécifique à l’usage de la PrEP chez les insuffisants rénaux. Le médicament est aussi contre-indiqué pour les personnes ayant un bilan hépatique perturbé, et ou présentant une intolérance à l’une des molécules ou à l’un des excipients contenu dans le Truvada ou générique. En cas de doute, consultez votre médecin.

Quel est le prix et le remboursement de la PrEP en France ?

Le médicament générique coûte environ 170€. Depuis janvier 2016, la PrEP est prise en charge à 100% par l’Assurance Maladie pour les personnes à haut risque d’acquisition du VIH par voie sexuelle

Merci à Julien Martinez, infirmier, militant associatif et intervenant en santé communautaire.


Source : JDF Santé

Les 11 symptômes d'alerte d'une méningite

[Mise à jour le 1er décembre 2022 à 10h40] Plusieurs cas de méningites ont été signalés chez des adultes ayant fréquenté une boîte de nuit à Strasbourg début novembre. L’ARS invite les personnes fréquentant régulièrement les lieux festifs de ce quartier à surveiller les symptômes évocateurs de la méningite et à appeler le 15 en cas de doute, rapporte France Bleu Alsace. Elle n’évoque pas d’épidémie à ce stade. La méningite est une infection des méninges, membrane entourant le cerveau et la moelle épinière., Elle peut survenir à tout âge, mais se déclare principalement chez le nourrisson de moins d’un an et l’adolescent. A la différence des méningites virales qui sont généralement bénignes, les méningites bactériennes sont des infections très graves, mortelles dans 10% des cas. Tour des symptômes avant-coureurs avec le Dr Muhamed-Kheir Taha, directeur du Centre National de référence des méningocoques à l’Institut Pasteur. 

1. Des maux de tête intenses

« Des maux de tête intenses et violents sont l’un des signes typiques d’un début de méningite, aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte. Ces céphalées sont exacerbées par une exposition au bruit et à la lumière et ne sont pas calmées par des antidouleurs classiques« , décrit le Dr Taha. En revanche, les maux de tête sont difficiles à détecter chez l’enfant en bas âge, qui n’est pas encore capable de s’exprimer. Une céphalée qui persiste et ne disparaît pas grâce à des médicaments est un signe à ne pas négliger : il est important de consulter un médecin. 

2. La nuque raide

« La raideur de la nuque indique une contracture de défense des muscles de la nuque lors d’une inflammation des méninges. Elle est accompagnée de douleurs permanentes, pouvant être parfois insupportables« , explique le Dr Taha. Consultez un médecin en urgence.  

Chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte, une nuque raide associées à des douleurs insupportables est l’un des symptômes typiques de la méningite. 

Chez le nourrisson et le bébé, au contraire, une nuque molle -et non raide comme chez les plus âgés- ainsi qu’une fontanelle bombée (espace membraneux entre les os du crâne encore non attachés les uns aux autres chez le nouveau-né) sont des signes d’alerte.

3. Une hypersensibilité à la lumière

« Une intolérance ou une extrême sensibilité à la lumière naturelle ou artificielle – appelée photophobie– est un signe typique de la méningite chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte« , indique le spécialiste. Concrètement, un individu souffre de photophobie quand, lorsqu’il regarde une source lumineuse, il a des douleurs oculaires et d’importants maux de tête. La photophobie peut être la manifestation d’une simple migraine ou d’une maladie bénigne, voire dans certains cas d’une méningite. Parlez-en à un médecin.

4. Des vomissements

« En cas de méningite, les vomissements et les douleurs abdominales apparaissent assez tôt, généralement dans les 15 premières heures de l’infection« , explique le Dr Taha. Souvent provoqués par des changements de position, ces vomissements « en jet » se déclenchent sans effort et sans rapport avec les repas. En cas de vomissements associés à d’autres symptômes typiques de la méningite (nuque raide chez l’enfant ou l’adulte, nuque molle chez le bébé, céphalées, teint blême, fièvre, hypersensibilité à la lumière…), consultez rapidement un médecin qui pourra poser un diagnostic et envisager un traitement adapté. 

5. Une fièvre qui persiste

« Une fièvre supérieure à 38°C, qui apparaît brutalement, persiste et ne baisse pas est un symptôme à ne pas prendre à la légère, aussi bien chez le bébé que chez l’enfant et l’adulte. Cela ne signifie pas forcément qu’il s’agit d’une méningite, mais il faut y penser, insiste notre expert. On explique souvent aux parents que les 19 premières heures de la méningite ressemblent à une grosse grippe, avec des symptômes similaires : vomissements, fièvre, douleurs abdominales, grande fatigue… » Si la fièvre est accompagnée d’autres symptômes typiques de la méningite bactérienne (raideur de la nuque, photophobie, purpura…), appelez le Samu (15 ou 112). 

6. Des douleurs dans les jambes

« Dans les premières heures de certaines méningites bactériennes (types W et C), les douleurs au niveau des jambes, des cuisses ou de la colonne vertébrale (rachialgies) sont à surveiller car elles peuvent être le signe d’une septicémie, explique l’expert. En passant dans le sang, la souche de la bactérie peut entraîner une inflammation des vaisseaux sanguins qui irriguent les jambes, ce qui provoque des douleurs. »  Attention, une douleur aux jambes ou aux cuisses n’est pas forcément une manifestation d’une méningite. Elle peut l’être si elle est associée à d’autre signes comme de la fièvre, les extrémités des membres froides, des céphalées ou de la fièvre. 

7. Des mains ou des pieds froids

« Les mains et les pieds très froids, voire gelés, est l’un des signes typiques de la méningite. Ce symptôme apparaît généralement pendant les 15 premières heures et s’accompagne d’une fièvre de plus de 38°C« , décrit notre interlocuteur. Si les mains et les pieds de votre enfant sont très froids et que vous n’arrivez pas à les réchauffer dans une couverture ou entre vos mains, consultez un médecin en urgence, surtout s’il a de la fièvre. 

8. Des petites taches rouges

« La méningite bactérienne peut débuter par des symptômes non spécifiques comme de la fièvre ou des vomissements. En revanche, des petites taches rouges ou pourpres sur la peau qui ne disparaissent pas à la pression du doigt peuvent être un signe spécifique de la méningite chez le bébé, l’enfant ou l’adulte et doivent alerter« , insiste le Dr Muhamed-Kheir Taha. il peut s’agir d’un purpura fulminans, une septicémie avec des lésions hémorragiques qui s’étendent très rapidement sur la surface de la peau.  Un test simple pour reconnaître un purpura : prenez un verre transparent et pressez le fond du verre sur la tache. Si elle ne disparaît pas, il peut s’agir d’un purpura. Contactez les urgences : ils pourront mettre en place un traitement en urgence à base d’antibiotiques.

9. Un visage blême ou inexpressif

« Un teint blême ou un visage inexpressif sont des signes à surveiller. S’ils sont associés à d’autres symptômes comme de la fièvre ou des vomissements, consultez un médecin« , conseille notre interlocuteur. 
► Chez le jeune enfant, des pleurs et des cris aigus inhabituels, un refus de s’alimenter et plus généralement « un enfant qui n’est pas comme d’habitude (teint gris, attitude molle…) peuvent être de véritable signes d’alerte, il est important de se fier à son instinct de parent et d’appeler le 15« , précise-t-il. 
► Chez l’adolescent ou le jeune adulte, la méningite est plus difficile à détecter. Un changement de comportement, un repli sur lui-même, un isolement soudain, une tendance à se mettre en chien de fusil dans son lit, accompagnés d’un état général altéré sont des signes à ne pas négliger. Il est conseillé de consulter un médecin. 

10. Une position en « chien de fusil »

« Une position en « chien de fusil », c’est-à-dire couché sur le côté, dos à la lumière, les jambes fléchies et la tête légèrement en arrière, peut être l’un des signes avant-coureurs de la méningite chez l’enfant ou l’adolescent« , explique le spécialiste. Observez votre enfant : s’il a souvent la tête en arrière et contractée en extension, cela peut révéler une raideur de la nuque. Mieux vaut rapidement consulter un médecin.

11. Une somnolence

« Un bébé, un enfant ou un adulte qui somnole et qui est plus irritable que d’habitude est à surveiller, indique le Dr Taha. Pour certaines méningites bactériennes ou les méningo-encéphalites virales, on constate des troubles de la conscience plus profonds comme une confusion mentale. C’est plus rare, mais ce sont également des symptômes d’alerte. »  Une somnolence associée à d’autres signes typiques de la méningite (céphalées, raideur de la nuque, purpura…) est une urgence médicale. 

Quels sont les signes d’une méningite chez l’enfant ?

► Chez l’enfant en bas âge : des pleurs et des cris aigus inhabituels, une irritabilité anormale, une hypersensibilité au toucher, une fièvre, un refus de s’alimenter et des vomissements, une nuque molle et une fontanelle bombée, un teint gris ou d’aspect « marbré », des extrémités froides.

Quels sont les signes d’une méningite chez l’adulte ?

► Chez l’adulte et l’enfant : des douleurs aux jambes ou aux articulations, une photophobie, une raideur de la nuque, des violents maux de tête, de la fièvre, un visage inexpressif, des vomissements, une confusion ou une somnolence, des extrémités froides et parfois, des convulsions.

Quels sont les signes d’une méningite chez l’adolescent ?

► Chez l’adolescent : signes identiques que chez l’adulte avec en plus : un repli sur soi, un isolement permanent, une grande fatigue et une attitude « en chien de fusil ».

Merci au Dr Muhamed-Kheir Taha, directeur du Centre National de référence des méningocoques à l’Institut Pasteur.


Source : JDF Santé

Vaccin Moderna : origine, efficacité, effets secondaires, pour qui ?

Vaccin Moderna : origine, efficacité, effets secondaires, pour qui ?

Deuxième vaccin Covid le plus administré en France après celui de Pfizer, le vaccin Spikevax de l’Américain Moderna peut être administré en primo-vaccination et en rappel depuis le feu vert donné par la Haute Autorité de Santé en novembre 2021. Qui peut se faire vacciner avec Moderna ? Avant 30 ans ? Quels sont ses effets secondaires ? Quel taux d’efficacité ? Le point.  

Quel est son nom ? 

Le vaccin contre le Covid développé par l’Américain Moderna s’appelait initialement « Moderna COVID-19 mRNA » ou « COVID-19 Vaccine Moderna ». Il a été rebaptisé Spikevax en juin 2021 par l’Agence européenne du médicament certainement en raison du nom de la protéine « Spike » présente à la surface du virus Sars-CoV-2. 

Quelle est son origine ? 

Le Vaccin Spikevax de Moderna a été codéveloppé par des chercheurs du Biomedical Advanced Research and Development Authority (NIAID) la biotech américaine Moderna. Comme cette dernière le signale sur son site officiel, les autorités chinoises ont partagé la séquence génétique du nouveau coronavirus le 11 janvier 2020. Seulement deux jours plus tard, le laboratoire Moderna, en collaboration avec les Instituts américains de la santé (NIH), a finalisé la séquence de son vaccin à ARNm-1273. D’après sa chronologie, le 16 mars 2020 a marqué le début d’un premier essai clinique de son candidat-vaccin contre la Covid-19. Le vaccin Moderna est efficace à 90% contre le virus originel du Covid-19 et à 95% contre les formes graves de la maladie, avait annoncé la firme de biotechnologie américaine dans des résultats publiés en avril 2021.

Pour qui ?

Depuis la décision de la HAS du 8 novembre 2021, le vaccin Moderna ne peut plus être administré chez les moins de 30 ans en France que ce soit en primo-vaccination ou en rappel. Après 30 ans, il peut l’être en première vaccination et en rappel (mais uniquement avec une demi-dose dans ce cas). Le vaccin avait initialement été autorisé le 28 juillet 2021 par la HAS dès l’âge de 12 ans après le feu vert donné par l’Agence européenne du médicament

Quelles consignes pour les moins de 30 ans ?

La HAS recommande aux moins de 30 ans de se faire vacciner contre le Covid avec le vaccin Comirnaty de Pfizer plutôt qu’avec Spikevax de Moderna qu’il s’agisse de primo vaccination ou du rappel. En cause, un risque de survenue de très rares cas de myocardites (d’évolution favorable) environ 5 fois plus élevé avec le vaccin Spikevax par rapport au vaccin de Pfizer chez les 12-29 ans. Des résultats français concordants avec ceux issus des données américaines. Ces cas sont survenus principalement dans les 7 jours suivant la vaccination, plus souvent après la seconde dose, et plus souvent chez des hommes de moins de 30 ans. Le vaccin Moderna avait été autorisé initialement le 28 juillet 2021 par la Haute Autorité de Santé dès l’âge de 12 ans après le feu vert donné par l’Agence européenne du médicament. Le vaccin Spikevax® de Moderna avait obtenu une extension d’AMM pour la population des 12-17 ans sur la base d’un essai clinique mené aux Etats-Unis rassemblant 3 726 participants de cette tranche d’âge. Les résultats de cet essai montraient une efficacité vaccinale chez les adolescents de 93,3 % sur les cas de Covid-19 apparaissant au moins 14 jours après la 2ème dose. Le profil de tolérance du vaccin Spikevax® paraîssait globalement satisfaisant mais ces données rassurantes portaient toutefois sur un effectif qui ne permettait pas d’exclure des évènements indésirables très rares, notait la HAS. Ce qui fut le cas ensuite avec la survenue des myocardites. Le vaccin Spikevax® était dès le départ contre-indiqué aux adolescents qui avaient des antécédents de myocardite et/ou péricardite ayant nécessité une hospitalisation et faisant suite à une première dose de vaccin d’ARNm.

Combien de doses ?

Le vaccin Moderna COVID-19 est administré en 2 doses de 0,5ml chacune (contenant 100 microgrammes d’ARN). L’injection s’effectue en intramusculaire, de préférence dans le muscle deltoïde du bras. Le vaccin Moderna peut être administré en guise de troisième dose en France uniquement pour les plus de 30 ans et à raison d’une demi-dose de 50 microgrammes d’ARN.

Quel délai entre les 2 doses ?

La deuxième dose du vaccin Moderna est réalisée 4 à 7 semaines après la 1ère injection. S’agissant des personnes sévèrement immunodéprimées, il appartient au médecin supervisant la vaccination de déterminer si un délai de 28 jours doit être maintenu. 

Consultez un médecin en urgence si vous présentez l’un des signes et symptômes suivants d’une réaction allergique :

  • sensation d’évanouissement ou de tête qui tourne ;
  • changements dans vos battements cardiaques ;
  • essoufflement ;
  • sifflement ;
  • gonflement des lèvres, du visage ou de la gorge ;
  • urticaire ou éruption cutanée ;
  • nausées ou vomissements ;
  • douleur à l’estomac.

Peut-il être utilisé pour la 3ème dose de rappel ?

Le vaccin Spikevax de Moderna peut être utilisé en guise de rappel ou « troisième dose » confirme la Haute Autorité de Santé mais uniquement chez les plus de 30 ans et avec une demi-dose (50 microgrammes d’ARN contre 100 dans la dose initiale) recommandé à partir de 3 mois après la primovaccination, conformément aux recommandations de l’Agence européenne du médicament (EMA). Pour les moins de 30 ans, la HAS recommande le recours au vaccin Comirnaty® de Pfizer plutôt que le Spikevax® de Moderna qu’il s’agisse de primo vaccination ou du rappel. Selon les données de l’EMA, une troisième dose de Spikevax administrée 6 à 8 mois après la deuxième dose entraîne bien une augmentation des taux d’anticorps chez les adultes dont les taux d’anticorps diminuaient. Initialement autorisé par la Haute Autorité de Santé en août 2021 comme rappel de vaccination, le vaccin Moderna ne l’était plus depuis l’avis publié par l’autorité le 15 octobre. Ce vaccin n’avait en réalité pas reçu d’AMM (autorisation de mise sur le marché) pour être administré comme rappel à l’inverse du vaccin Comirnaty de Pfizer mais son utilisation n’avait pas été écartée par la HAS « pour ne pas désorganiser la campagne » de rappel lancée en septembre. Des pays scandinaves (dont la Suède) ont décidé de suspendre le vaccin pour tous les habitants nés en 1991 et après à cause du risque de myocardite et péricardite. En France, le risque a été confirmé par l’étude du groupe scientifique Epi-Phare en novembre mais considéré comme « peu fréquent »Les vaccins de Pfizer et de Moderna peuvent être utilisés quel que soit le vaccin utilisé dans le cadre du premier schéma vaccinal, rappelle le site du gouvernement.

A partir de quel âge peut-on le faire ?

Le vaccin Moderna peut être administré à partir de 30 ans.

Quelle est la composition du vaccin Moderna ? 

Le vaccin Moderna est un vaccin injectable, fourni en flacon multidose contenant 10 doses de 0,5ml. Une dose (0,5 ml) contient 100 microgrammes d’ARN messager (ARNm), (encapsulé dans des nanoparticules lipidiques SM-102). 
Liste des excipients : 

  • Lipid SM-102
  • Cholestérol
  • 1,2-distéaroyl-sn-glycéro-3-phosphocholine (DSPC)
  • 1,2-dimyristoyl-rac-glycéro-3-méthoxypolyéthylène glycol-2000 (PEG2000 DMG)
  • Trométamol
  • Trométamol hydrochloride
  • Acide acétique
  • Sodium acétate trihydraté
  • Saccharose
  • Eau pour préparations injectables

Comment fonctionne le vaccin Moderna ? 

Le vaccin Moderna est un vaccin à ARN messager. Cette technologie consiste à injecter une séquence génétique du virus à l’intérieur de la cellule humaine. Celui-ci va alors fabriquer la protéine virale associée, appelée « Spike » dans le cas du virus Sars-CoV-2. À l’inverse, dans les vaccins traditionnels, c’est un virus inactif qui est inoculé. Le principe reste le même dans les deux cas : déclencher une réponse immunitaire pour que l’organisme puisse se défendre. 

Quelles différences avec le vaccin de Pfizer ? 

Le vaccin de Moderna et celui de Pfizer/BioNTech ont plusieurs points communs ; ils utilisent la même technologie dite à ARNm, sont hautement efficaces contre le virus Sars-Cov-2. Au plan logistique, le vaccin Moderna présente des contraintes moins lourdes, notamment en termes de température de stockage (-20° C) et de durée de conservation décongelé (30 jours), même si celles-ci demeurent fortes selon le ministère de la santé.

VACCIN MODERNA VACCIN PFIZER
Composition en ARN :  100 µg d’ARNm dans 0,5 ml de solution saline 30 µg dans 0,3 ml de solution saline pour celui de Pfizer. 
Préparation : le vaccin de Moderna se présente en flacon multidoses prêt à l’emploi et ne nécessite pas de dilution. Le vaccin de Pfizer doit être dilué.
Pourcentage d’effets indésirables selon l’ANSM au 16/06/2022 : 0.12% 0.10%

Quelle est l’efficacité du vaccin Moderna contre le Covid ?

« L’efficacité du vaccin est avérée pour diminuer drastiquement le nombre de cas symptomatiques de la Covid-19″ a estimé la HAS le 8 janvier. Comme c’est le cas pour tous les vaccins, 3 grandes phases d’études cliniques ont été nécessaires pour évaluer l’efficacité du vaccin Moderna COVID-19 mRNA par les autorités sanitaires. Les résultats de l’essai clinique de phase 3 ont été publiés dans le New England Journal of Medicine le 30 décembre 2020. Il reposait sur 30 420 volontaires répartis en deux groupes de 15 210 participants chacun : un groupe vacciné et un groupe placebo. Au total 185 participants du groupe placebo ont contracté la Covid-19 et seulement 11 dans le groupe vacciné. Le vaccin Moderna est efficace à 90% contre le Covid-19 et à 95% contre les formes graves de la maladie, a annoncé la firme de biotechnologie américaine dans de nouveaux résultats publiés mardi 13 avril 2021.« L’étude clinique de phase 3 randomisée, contrôlée contre placebo, avec observateur en aveugle (NCT04470427) a exclu les sujets immunodéprimés ou ayant reçu des immunosuppresseurs dans les 6 mois, ainsi que les femmes enceintes des antécédents connus d’infection par le SARS-CoV-2. Les participants atteints d’une infection stable par le virus ou les participants ayant de  l’immunodéficience humaine (VIH) n’ont pas été exclus », précise le fabricant dans la notice du vaccin. *

Quelle est son efficacité contre le variant Omicron ?

Le Conseil scientifique du Covid-19 a indiqué en janvier 2022 que la protection contre les formes graves du variant Omicron était de 92% un mois après la dose de rappel avec un vaccin de type ARNm. Le vaccin de Moderna doit donc être efficace« Nous sommes rassurés par la persistance des anticorps contre Omicron six mois après le rappel actuellement autorisé de 50 µg d’ARNm-1273 » a déclaré Stéphane Bancel, président-directeur général de Moderna. 

La deuxième dose peut être réalisée de 3 à 7 semaines après la première.

Quels sont les effets secondaires ? 

Comme tous les médicaments, ce vaccin peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde. En France, depuis juillet 2021, les myocardites  et les péricardites sont considérées comme un effet indésirable pouvant survenir rarement suite à une vaccination par Comirnaty (Pfizer) ou Spikevax (Moderna). EPI-PHARE (groupement d’intérêt scientifique ANSM-Cnam) a conduit une étude de pharmaco-épidémiologie pour caractériser le risque de myocardite et de péricardite avec les vaccins ARN chez les sujets âgés de 12 à 50 ans en France. Cette étude confirme « l’existence d’un risque peu fréquent de myocardite et péricardite dans les 7 jours suivant une vaccination contre la Covid-19 avec un vaccin ARNm (Comirnaty et Spikevax) chez les personnes âgées de 12 à 50 ans, particulièrement chez les jeunes de 12 à 29 ans. Ce risque est plus élevé avec le vaccin Spikevax (et chez les hommes même si les femmes de moins de 30 ans sont aussi concernées (ndlr) ».

Effets indésirables du vaccin Moderna
Effets indésirables du vaccin Moderna – Février 2022 © ANSM

Quelles consignes en cas de myocardite ou de péricardite ?

Au niveau européen, des cas de myocardite et de péricardite ont très rarement été signalés après la vaccination avec Spikevax. Depuis juillet 2021, les myocardites  et les péricardites sont considérées comme un effet indésirable pouvant survenir rarement suite à une vaccination par Comirnaty (Pfizer) ou Spikevax (Moderna). EPI-PHARE (groupement d’intérêt scientifique ANSM-Cnam) a conduit une étude de pharmaco-épidémiologie pour caractériser le risque de myocardite et de péricardite avec les vaccins ARNm chez les sujets âgés de 12 à 50 ans en France. Cette étude confirme « l’existence d’un risque peu fréquent de myocardite et péricardite dans les 7 jours suivant une vaccination contre la Covid-19 avec un vaccin ARNm (Comirnaty et Spikevax) chez les personnes âgées de 12 à 50 ans, particulièrement chez les jeunes de 12 à 29 ans. Ce risque est plus élevé avec le vaccin Spikevax (et chez les hommes même si les femmes de moins de 30 ans sont aussi concernées (ndlr) ». Cette étude confirme également l‘évolution clinique favorable des cas de myocardite et péricardite suite à la vaccination. Aucun décès n’a été rapporté parmi les personnes hospitalisées pour une myocardite ou une péricardite suite à la vaccination. La vaccination par Spikevax serait à l’origine de 132 cas de myocardite supplémentaires par million de doses administrées chez l’homme de moins de 30 ans ; 37 cas/million chez les femmes. Concernant le risque de péricardite, il apparait lui aussi plus marqué après le vaccin Spikevax chez les personnes de moins de 30 ans, en particulier après la deuxième dose qui serait à l’origine d’un excès de cas atteignant de l’ordre de 18 par un million de doses chez les jeunes hommes.

► L’ANSM recommande à toute personne présentant des symptômes tels qu’un essoufflement (dyspnée), des douleurs dans la poitrine, des palpitations (battements cardiaques forts,) ou un rythme cardiaque irrégulier de consulter rapidement un médecin. Le vaccin n’est pas recommandé en cas d’antécédent de myocardite et/ou péricardite ayant nécessité une hospitalisation et faisant suite à une première dose de vaccin d’ARNm.

Quelle est sa durée de protection ? 

L’efficacité observée du vaccin Moderna est d’environ 94 % contre la COVID-19, et la protection commence 14 jours après la première dose. « Nous sommes rassurés par la persistance des anticorps contre Omicron 6 mois après le rappel (3ème dose, ndlr) » a déclaré Stéphane Bancel, président-directeur général de Moderna, début 2022. 

Comment se conserve le vaccin Moderna ? 

Le vaccin Moderna peut être stocké dans des congélateurs classiques entre -25 et -15°C. Il peut être conservé entre 2° et 8°C au réfrigérateur pour une durée maximale de 30 jours (contre 5 jours pour celui de Pfizer). « Les flacons non ouverts peuvent être conservés entre 8°C et 25°C pendant 12 heures maximum », précise la HAS dans sa stratégie de vaccination contre la Covid-19. Le flacon ne doit pas être recongelé après décongélation. 

    Quelles sont les contre-indications ?

    Le vaccin Moderna est contre-indiqué en cas d’hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients. Une surveillance étroite d’au moins 15 minutes est recommandée après la vaccination. La seconde dose du vaccin ne doit pas être administrée aux sujets ayant présenté une réaction anaphylactique après la première dose de Spikevax.

    Quel est son prix ? 

    29,36€ la vaccination (14,68 euros par injection). La vaccination est entièrement prise en charge en France sans avance de frais.

    Où trouver le RCP du vaccin Moderna ?

    Le RCP (résumé des caractéristiques produit) du vaccin Moderna est disponible sur le site de l’Agence européenne du médicament (EMA)

    Sources :

    Spikevax: EMA recommendation on booster. EMA. 25 octobre 2021.

    Moderna Announces New Study Showing Its COVID-19 Vaccine Maintains Antibodies Against Variants of Concern and Interest to 6 Months. 12 août 2021. Communiqué de presse Moderna.

    Vaccins contre la Covid-19 : Modalités d’administration des rappels, DGS, 11 avril 2021.

    RCP du vaccin COVID-19 mRNA

    Communiqué de l’Agence Européenne du Médicament, 6 janvier 2021 

    Efficacy and Safety of the mRNA-1273 SARS-CoV-2 Vaccine, NEJM, 30 décembre 2020 

    Stratégie de vaccination contre la Covid-19 – Place du Vaccin Moderna Covid-19 mRNA (nucleoside modified) dans la stratégie, HAS, 8 janvier 2021 

    COVID-19 vaccine (mRNA-1273) Last program update: November 16, 2020


    Source : JDF Santé

Vaccins Covid (bivalent) : Pfizer, Moderna, pour qui, efficaces ?

Vaccins Covid (bivalent) : Pfizer, Moderna, pour qui, efficaces ?

Une nouvelle campagne de rappel vaccinal avec de nouveaux vaccins du Covid a commencé lundi 3 octobre 2022 en France. Ces vaccins ont été autorisés par la Haute Autorité de Santé en septembre et en novembre près avoir été validés par l’Agence européenne du médicament (EMA). Il s’agit de vaccins fabriqués par Pfizer ou par Moderna. Leur administration est soutenue par les autorités sanitaires françaises qui estiment qu’ils sont « mieux adaptés aux variants circulants, et peuvent contribuer à l’efficacité vaccinale contre l’infection«  alors que les études d’efficacité ont été menées chez les souris, pas encore dans des études de population. Les experts de l’OMS ont d’ailleurs estimé fin octobre que « les données ne sont pas suffisantes pour les privilégier par rapport aux autres vaccins rappels ». A qui sont destinés les vaccins bivalents du Covid ? En première vaccination ? Pour la 3e dose de vaccin ? La 4e dose ? Quelle est leur efficacité ?

Qu’est-ce qu’un vaccin bivalent ?

Un vaccin bivalent est un vaccin qui comporte deux valences. Une valence est la partie d’un vaccin correspondant à la protection contre un germe unique. Un vaccin bivalent protège contre 2 maladies ou 2 germes occasionnant une même maladie. Les vaccins bivalents du Covid protègent ainsi contre la souche initiale du coronavirus Sars-CoV-2 et contre le variant Omicron de ce virus. On peut aussi avoir des vaccins « multivalents » qui protègent contre plusieurs germes occasionnant une même maladie ou contre différentes maladies (comme le vaccin ROR qui protège contre la rougeole, les oreillons et la rubéole).

Liste des nouveaux vaccins Covid bivalents 2022

Quatre vaccins bivalents du Covid sont autorisés en France à l’automne 2022 : trois validés en septembre par la HAS (et par l’EMA au préalable) et un validé le 9 novembre. Ces vaccins sont produits par les laboratoires Pfizer et Moderna :

  • Comirnaty Original/Omicron BA.1 
  • Comirnaty Original/Omicron BA.4-5
  • Spikevax bivalent Original/ Omicron BA.1.
  • Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4/BA.5 (validé le 9 novembre)

Ces vaccins sont des versions adaptées des vaccins originaux Comirnaty (Pfizer/BioNTech) et Spikevax (Moderna) pour cibler les sous-lignages BA1, BA4 et BA5 d’Omicron en plus de la souche originale du SARS-CoV-2. Les nouveaux vaccins ont le même principe d’action : chacun contient des molécules d’ARNm (ARN messager) qui ont des instructions pour fabriquer les protéines de pointe du SARS-CoV-2 original et de la sous-variante Omicron BA.1 ou BA4-BA5. La protéine de pointe est une protéine à la surface du virus dont le virus a besoin pour pénétrer dans les cellules du corps et peut différer entre les variantes du virus. En adaptant les vaccins, l’objectif est d’élargir la protection contre les différents variants. Lorsqu’une personne reçoit l’un de ces vaccins, certaines de ses cellules lisent les instructions d’ARNm et produisent temporairement les protéines de pointe. Le système immunitaire de la personne reconnaît alors ces protéines comme étrangères et active les défenses naturelles – anticorps et lymphocytes T – contre elles. Si, plus tard, la personne vaccinée entre en contact avec le virus, le système immunitaire reconnaît la protéine de pointe à sa surface et se prépare à l’attaquer. Les anticorps et les cellules immunitaires peuvent protéger contre le COVID-19 en travaillant ensemble pour tuer le virus, en empêchant son entrée dans les cellules du corps et en détruisant les cellules infectées.

Quels sont les noms des vaccins Covid bivalents ?

La Haute Autorité de Santé a désigné les nouveaux vaccins sous les appellations : Comirnaty Original/Omicron BA.1, Comirnaty Original/Omicron BA.4-5, Spikevax bivalent Original/ Omicron BA.1, Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4/BA.5.

C’est quoi les vaccins bivalents de Pfizer ?

Deux nouveaux vaccins élaborés par le laboratoire américain Pfizer-BioNTech ciblent pour l’un le sous-lignage BA.1 Omicron et pour l’autre les sous-lignages BA4-BA5. C’est celui qui cible BA4-BA5 qui est utilisé en France pour la campagne de rappel lancée en octobre. Ils reposent sur le vaccin original contre le Covid, Comirnaty (le plus administré en France depuis 2020). Ils contiennent 15 µg d’ARNm codant pour la protéine de pointe du SARS-CoV-2, qui est présente dans le vaccin original de Pfizer et 15 µg d’ARNm codant pour la pointe protéine du sous-variant Omicron BA.1 ou du BA4/BA5. Hormis l’ajout de la séquence d’ARNm de la protéine de pointe, tous les autres composants du vaccin restent inchangés.

C’est quoi les vaccins bivalents de Moderna ?

Le laboratoire américain Moderna a aussi reçu l’autorisation des autorités françaises pour la commercialisation de deux vaccins bivalents : l’un ciblant le sous-lignage BA.1 Omicron et l’autre le sous-lignage BA4-BA5. Ces deux vaccins ne peuvent être utilisés que chez les plus de 30 ans. Le vaccin bivalent Omicron BA1 contient 25 µg du rappel actuellement autorisé (Spikevax/ARNm-1273) et 25 µg du sous-variant BA1 d’OmicronLe vaccin Spikevax bivalent Original / Omicron BA.4-BA.5 contient deux ARNm (ARNm-1273 présent dans le vaccin monovalent original (souche Wuhan) et l’ARNm-1273.045 présent dans le vaccin monovalent Omicron BA.4/BA.5).

« Les résultats préliminaires sont encourageants »

Qui doit se faire vacciner avec les nouveaux vaccins Covid ?

Ces nouveaux vaccins Covid visent les personnes à risque de formes graves de Covid. Ils sont autorisés chez les personnes âgées de 12 ans et plus ayant reçu au moins une primo-vaccination contre le Covid-19 (à partir de 30 ans pour le Spikevax), quels que soient les vaccins alors utilisés. Ils sont autorisés uniquement pour une utilisation en dose de rappel. Les groupes de populations à cibler pour cette dose additionnelle de vaccin selon les recommandations de la HAS sont :

  • les personnes de plus de 60 ans ainsi que les adultes de moins de 60 ans à risque de forme grave de la maladie :
  • ceux qui ont des comorbidités qui les exposent à ces formes sévères,
  • les femmes enceintes, dès le 1er trimestre de leur grossesse,
  • les personnes immunodéprimées quel que soit leur âge,
  • les enfants et adolescents à haut risque souffrant de pathologies le justifiant.
  • l’entourage de ces personnes (stratégie de cocooning) ainsi que les personnes qui sont en contact régulier avec elles :
  • professionnels du secteur sanitaire et médico-social.

Concernant les personnes de moins de 30 ans, la HAS maintient sa recommandation de n’utiliser que les vaccins Comirnaty® (Pfizer BioNTech).

Quand faire ce nouveau rappel de vaccin ?

La dose de rappel doit être administrée :

  • Dès 3 mois après la dernière injection ou infection pour les personnes âgées de 80 ans et plus, ainsi que pour les résidents en EHPAD et en USLD et les personnes sévèrement immunodéprimées, quel que soit leur âge ;
  • Dès 6 mois après la dernière injection pour toutes les autres personnes éligibles (plus de 60 ans…). En cas d’infection récente au SARS-Cov2, le rappel est recommandé dès 3 mois après l’infection, en respectant un délai minimal de 6 mois après la dernière injection.

Quelle est l’efficacité des vaccins bivalents ?

A date, l’efficacité des vaccins bivalents n’a été analysée que sur des souris (quand ils sont administrés en rappel 7 mois après la primo-vaccination), pas dans des études de population. « Dans le contexte actuel, les vaccins précédents restent efficaces contre les formes graves, les hospitalisations et les décès. Cependant, les vaccins bivalents sont mieux adaptés aux variants circulants, et peuvent contribuer à l’efficacité vaccinale contre l’infection » a estimé Santé Publique France le 26 octobre, reconaissant que « les résultats préliminaires sont encourageants » mais qu’ils « doivent être confirmés dans des études de population ». Pour le SAGE (Groupe consultatif stratégique d’experts sur la vaccination de l’OMS), « les données ne sont pas suffisantes pour les privilégier par rapport aux autres vaccins rappels ». Les vaccins monovalents utilisés jusqu’ici en rappel sont aussi efficaces que les bivalents contre les variants du Covid circulant actuellement, selon ces experts. L’important, selon eux, est de faire une dose de rappel 4 à 6 mois après la dernière pour être protégé.

Quels effets secondaires ?

La tolérance de ces vaccins « est identique à celle des vaccins monovalents » a déclaré la HAS. Les effets secondaires observés avec les vaccins ciblant Omicron étaient « comparables à ceux observés avec les vaccins originaux et étaient généralement légers et de courte durée » a pour sa part indiqué l’EMA. Concernant le vaccin bivalent de Moderna, il « n’a pas montré d’effets secondaires préoccupants » a complété Santé Publique France le 26 octobre. Les événements indésirables locaux et systémiques les plus fréquemment retrouvés après injection du vaccin Spikevax bivalent original/BA.1 en deuxième dose de rappel rapportés par la HAS sont : la douleur au point d’injection (77,3 %), la fatigue (54,9 %), les maux de tête (43,9 %), les myalgies (39,6 %), l’arthralgie (31,1 %), ainsi que le gonflement ou la sensibilité axillaire (17,3 %).

Sources

Analyse de risque sur les variants émergents du SARS-CoV-2 réalisée conjointement par Santé publique France et le CNR Virus des infections respiratoires Mise à jour du 26/10/2022, n°33

Highlights from the Meeting of the Strategic Advisory Group of Experts (SAGE) on Immunization – 3-6 octobre 2022.

Lancement de la campagne automnale de vaccination contre le Covid-19, 28 septembre 2022, DGS.

Covid-19 : la HAS intègre les vaccins bivalents dans la stratégie de vaccination pour l’automne. Communiqué de presse, 20 septembre 2022

ECDC-EMA statement on booster vaccination with Omicron adapted bivalent COVID-19 vaccines. EMA. 6 septembre 2022.

Pfizer and BioNTech Receive Positive CHMP Opinion for Omicron BA.1-Adapted Bivalent COVID-19 Vaccine Booster in European Union. Pfizer, 1er septembre 2022

EMA CHMP adopts positive opinion recommending authorization for the use of Moderna’s Omicron-Targeting Bivalent Booster in the European Union, Moderna, 1er septembre 2022.


Source : JDF Santé

Masque Covid : quel est le plus efficace ? Où l'acheter ?

Masque Covid : quel est le plus efficace ? Où l'acheter ?

Le port du masque médical s’est généralisé en France à partir de 2020 en lien avec la diffusion de l’épidémie de Covid-19. Plus obligatoire en extérieur depuis le 17 juin 2021 et en intérieur (sauf établissements médicaux), il reste fortement recommandé pour se protéger du virus qui fait moins de victimes aujourd’hui mais toujours des malades. Aussi le 29 novembre 2022, la Première ministre Elisabeth Borne a recommander de continuer de porter le masque en présence de personnes fragiles et dans les lieux de promiscuité (transports par exemple). Mais quel masque choisir ? Quel est celui qui protège le mieux du Covid ? Le masque chirurgical ? En tissu ? Le FFP2 ? Où l’acheter ? A quels prix ? Réponses.

Qu’est-ce qu’un masque de protection ?

Le masque de protection est un dispositif médical destiné à filtrer les bactéries et à éviter de contracter un virus, comme celui de la grippe ou toute autre maladie virale. « Ces masques sont généralement portés au bloc opératoire pour éviter d’abord que les bactéries de la bouche du chirurgien ne soient projetées sur plaie chirurgicale du patient, mais peuvent aussi être portés par le grand public pour se protéger des micro-organismes dans un contexte d’épidémie, comme la grippe ou le Covid-19 par exemple« , indique le Dr Pierre Parneix. Il existe plusieurs types de masque qui ont des niveaux de filtration variables. « Pour définir le niveau de filtration, on réalise un test avec un aérosol contenant des souches de staphylocoque doré« , explique le spécialiste.

Comment le masque protège-t-il du Covid-19 ?

Le masque sert à éviter de contracter un virus, comme celui de la grippe, du Covid-19 ou de toute autre maladie virale. Mais aussi à protéger les autres si on est soi-même malade. Ainsi, une personne qui présente des symptômes d’infection respiratoire ou suspectée d’être malade peut porter un masque chirurgical pour protéger les autres de ses symptômes (à la maison, dans les lieux publics…). Le masque peut également servir dans un contexte de prévention de l’exposition au virus. Il a un « effet barrière » qui va empêcher le passage des particules bactériennes et virales. « Le mode de transmission du coronavirus est sensiblement le même que celui de la grippe, c’est-à-dire qu’il se transmet d’homme à homme lors de contacts rapprochés (se toucher ou se serrer la main par exemple) et par voie aérienne en toussant  ou en éternuant (gouttelettes de salive, postillons) » rappelle Pierre Parneix, médecin hygiéniste et praticien hospitalier en Santé publique au CHU de Bordeaux et responsable du Centre d’appui à la prévention des infections associées au soins (CPIAS) de Nouvell-Aquitaine.. 

Port du masque obligatoire
Niveau d’efficacité d’un masque © Gouvernement.fr

Quand porter un masque ?

Lors de l’épidémie de Covid-19, le ministre de la Santé encore en poste, Olivier Véran, a donné un moyen mnémotechnique pour savoir quand porter le masque. Il s’agit de la règle ABCD :

  • A quand on est A risque, ou A
  • B quand on est dans un lieu Bondé
  • C quand on est dans un lieu Clos
  • D quand la Distance est impossible à gérer. 

Quels sont les masques recommandés contre la Covid-19 ?

Depuis janvier 2021, les catégories de masque recommandées sont :

  • les masques chirurgicaux à usage unique, respectant la norme EN 14683 ;
  • les masques en tissu industriels de catégorie 1, présentant une filtration d’au moins 90 %, testés par un laboratoire et respectant les normes de l’Afnor (la mention de la catégorie figure sur l’emballage ou la notice).

Quelle est la protection d’un masque chirurgical contre le Covid ?

Le masque chirurgical, parfois en forme de bec de canard, évite la projection de gouttelettes émises par le porteur du masque. Il peut être de type I qui filtre 95% des bactéries ou de type II qui filtre plus de 98% des bactéries et de type IIR encore plus étanches et résistants aux projections. Ils sont à usage unique et donc jetables au bout de 3 à 4 heures d’utilisation. « Au-delà, il faut le jeter à la poubelle. Le masque est à usage unique et en aucun cas réutilisable. Après chaque sortie, dès le retour à la maison, il ne faut pas le manipuler et le jeter car il est potentiellement contaminé« , prévient le Dr Parneix. Seuls les masques chirurgicaux à usage unique, respectant la norme EN 14683 (avec une face bleue et une face blanche) sont recommandés par le Haut Conseil de la Santé Publique. 

Quelle est la protection d’un masque FFP ?

Un masque FFP est un appareil de protection respiratoire destiné à protéger celui qui le porte contre l’inhalation à la fois de gouttelettes et de particules en suspension dans l’air. Le port de ce type de masque est plus contraignant (inconfort thermique, résistance respiratoire) que celui d’un masque chirurgical.  Il est réservé aux professionnels de la santé de toute la chaîne (transport sanitaire, pompiers, médecins libéraux, infirmiers…). 

différences masques de protection coronavirus
Les différents masques de protection © Olena – Adobe Stock
  • Le masque FFP1 filtre au moins 80 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm.
  • Le masque FFP2 filtre au moins 94 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm.
  • Le masque FFP3 filtre au moins 99 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm.

Le masque de type FFP a une durée de protection de 8 heures. Au-delà, il doit être jeté.

Quelle est la protection d’un masque lavable contre le Covid ?

masque logo grand public normes
Logos permettant d’identifier les masques grand public aux normes © Direction générale des entreprises

Les masques dits « grand public » développés dans le cadre de l’épidémie de Covid-19 sont des masques en tissu, la plupart du temps lavables et réutilisables. Il a des propriétés de filtration allant d’au moins 70% à plus de 90% de filtration des particules émises d’une taille égale ou supérieure à 3 microns, en fonction de la catégorie à laquelle il appartient (UNS1 ou UNS2). La mention de la catégorie figure sur l’emballage ou la notice. Un masque grand public aux normes doit présenter ce logo officiel bleu, blanc et rouge (à droite) avec en sous-texte son nombre de lavages maximum. Il y a deux types de masques en tissu industriels testés par un laboratoire et respectant les normes de l’Afnor : 

  • Le masque de catégorie 1 (UNS1) : conseillé par le Haut Conseil de la Santé publique car il est assez filtrant. Il protège des projections directes de gouttelettes avec une efficacité de filtration supérieure à 90 % pour des particules émises d’une taille de 3 μm. Suivant un avis du Haut conseil de santé publique publié le 20 janvier 2021, un décret du 27 janvier 2021 recommande de ne commercialiser que des masques « grand public » relevant de cette catégorie, en les affichant comme tels, sous réserve qu’ils aient été testés au préalable.
  • Le masque de catégorie 2 (UNS2) : déconseillé par le Haut Conseil de la Santé Publique car il n’est pas assez filtrant. Ce masque protège des projections directes de gouttelettes avec une efficacité de filtration supérieure à 70 % pour des particules émises d’une taille de 3 μm. Il ne serait pas suffisant pour protéger de façon optimale du virus. Le décret du 27 janvier 2021 n’en interdit pas la fabrication, mais demande au fabricant d’informer le consommateur que ces masques ne répondent pas aux prescriptions des autorités sanitaires. AFNOR recommande d’éviter les masques UNS 2.

Les masques transparents protègent-ils suffisamment du Covid ?

masque transparent covid
Modèle de masque inclusif © Masqueinclusif.com

Les masques transparents permettent de lire sur les lèvres de son interlocuteur, de mieux percevoir ses émotions et de mieux apprendre les sons. Ces masques inclusifs, dotés d’une bande en plastique transparent au niveau de la bouche, sont à destination en priorité des personnes sourdes et malentendantes, des personnes en situation de handicap cognitif ou intellectuel et des professionnels de la petite enfance. Parmi les modèles homologués : Inclusifs® (masque barrière à fenêtre anti-projection lavable et anti-buée), Sourire® et Beethoven®​. 

Quelle est l’efficacité des masques visières ?

Dans certaines professions, le port de visières de protection pour se protéger du coronavirus reste plus pratique. Ils ont aussi l’avantage d’être plus respirants. Dans les hôpitaux, ces équipements font partie des éléments de protection à porter lors de la prise en charge des patients suspects/infectés par le Covid-19. Ces équipements ne sont pas recommandés pour le grand public. 

Quelle est l’efficacité des masques sportifs ?

Plus filtrant, plus respirant, plus confortable… Le masque sportif est spécialement conçu pour la pratique sportive. Les marques Decathlon, R-Pur et Salomon ont mis au point des modèles homologués AFNOR. 

C’est quoi un masque Afnor ?

L’Afnor est l’Association Française de NORmalisation. Face à la pénurie de masques chirurgicaux et FFP durant la première vague de l’épidémie de Covid en France, l’Afnor a mis à disposition gratuitement des modèles de masques, dit « masques barrières » à destination des professionnels du textile, mais également des particuliers. Ces modèles répondent à la norme AFNOR Spec S76-001. depuis janvier 2021, et face à la diffusion de variants, les modèles de masques proposés par l’Afnor répondent uniquement aux catégories de filtration 1 (UNS1). L’Afnor rappelle que les modèles UNS 1 doivent remplir les critères suivants :

  • la respirabilité permet un port pendant un temps de quatre heures ;
  • la perméabilité à l’air est supérieure à 96 litres par mètre carré et par seconde, pour une dépression de 100 pascal ;
  • la forme permet un ajustement sur le visage avec une couverture du nez et du menton et ne comprend pas de couture sagittale ;
  • lorsqu’ils sont réutilisables, les niveaux de performances a sont maintenus après au moins cinq lavages.

Sur les masques achetés dans le commerce, on peut vérifier la présence du logo Afnor certifiant la bonne qualité de filtration du produit.

Où acheter un masque Covid ?

Si les masques ont un temps manqué lors de la première vague épidémique du Covid-19 en 2020, ils sont désormais facilement disponibles en pharmacies, supermarchés, pour petits et grands. En revanche, attention aux modèles en vente sur internet, sur Amazon ou CDiscount par exemple. Tous ne sont pas efficaces. Si vous souhaitez acheter en ligne, privilégiez les masques conformes à la norme française et européenne « NF EN 14683 » ou qui répondent aux normes établies par l’Afnor, avec le logo NF. 

Quel est le prix des masques Covid ?

Les prix des masques de protection contre la Covid-19 sont encadrés en France.

  • Le prix maximum de vente des masques de type chirurgical à usage unique, en pharmacie ou dans une enseigne de la grande distribution alimentaire, est fixé à 95 centimes d’euro TTC l’unité (soit 47,50 € la boîte de 50 masques).
  • Le prix d’un masque en tissu « grand public  » se situe entre 2 euros et 3 euros, soit un coût à l’usage de 10 à 30 centimes d’euros selon le nombre de lavages et de réutilisations possibles. Les enseignes se sont engagées à limiter le prix de vente des masques « grand public » dont les prix ne sont pas plafonnés afin de permettre leur acquisition par une majorité de Français.

Comment bien porter son masque ?

Le masque de protection n’est efficace que s’il est bien porté. Dans quel sens mettre un masque chirurgical ? Du côté bleu ou du côté blanc ? Et comment porter un masque en tissu ? Sur le nez ou en-dessous ? Qu’en faire lorsqu’on le retire ? 

Comment laver son masque ?

Le masque doit être propre pour protéger efficacement des virus. Il doit être lavé régulièrement à des températures assez chaudes, recommandent les autorités de sanitaires. Des tests ont montré que le lavage des masques chirurgicaux n’altéraient pas leur qualité de filtration (sans dépasser 10 lavages).

Peut-on porter un masque périmé ?

Les masques vieillissent avec le temps et leur qualité peut être altérée.

Les masques respiratoires de type FFP (FFP1, 2 ou 3) ont une date de péremption au-delà de laquelle leur efficacité ne peut être garantie. Cette date est indiquée sur l’emballage du masque.  Mais dans le contexte du Covid-19 et de pénurie de masque, le Ministère du Travail, soutenu par la direction générale de la Santé, a autorisé l’usage de masque de protection (de type FFP2) périmé, à condition que la date de péremption ne dépasse pas 24 mois, et que les masques aient été stockés dans les conditions de conservation conformes à celles prévues par le fabricant ou le distributeur. 

Les masques médicaux (tous les masques autres que les masques respiratoires, autrement dit les masques chirurgicaux, bec de canard…) ont une « date de péremption de 2 ans après la fabrication » indique le Dr Sebastian Marciano des Urgences médicales de Paris. Cette date n’est pas toujours indiquée sur les masques mais ils peuvent « être utilisés après vérification de leur apparence, du bon état des fixations et du respect des conditions de stockage (zones sèches et bien ventilées avec une température comprise entre 15 et 25° C)« , précise l’Inrs sur son site internet. En cas de doute, il convient de contacter l’ARS de sa région.

     

    Merci au Dr Pierre Parneix, médecin hygiéniste et praticien hospitalier en Santé publique au CHU de Bordeaux et responsable du Centre d’appui à la prévention des infections associées au soins (CPIAS) de Nouvelle Aquitaine.


    Source : JDF Santé

Port du masque : transport, médecin, où en décembre ?

[Mis à jour le 30 novembre 2022 à 12h22] Alors que l’épidémie rebondit en France, épidémiologistes et membres du gouvernement appellent à la vigilance. « Portons le masque dès que nous sommes avec des personnes fragiles ou dans des zones de promiscuité, comme les transports en commun. Ce sont des petits gestes qui sauvent des vies, nous le savons. Ils sont décisifs pour faire reculer l’épidémie« , a déclaré Elisabeth Borne, Première ministre, lors de la séance des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale du 29 novembre 2022. Même recommandation pour le Pr Anne-Claude Crémieux : « Si vous voulez être en forme pendant les fêtes, c’est maintenant qu’il faut se protéger […] Mettez des masques, mettez des masques quand l’incidence, l’augmentation du coronavirus est aussi importante. C’est le cas aujourd’hui « , prévient la professeure de maladies infectieuses mercredi 30 novembre sur franceinfo. Porter un masque de protection (chirurgical, en tissu, FFP2) permet de limiter les risques de contamination au Covid et d’éviter de contaminer son entourage. Le masque fait donc partie intégrante des outils de prévention. De son côté, bien que la situation sanitaire n’exige pas actuellement de revenir aux mesures obligatoires, l’Académie nationale de médecine recommande, dans un communiqué du 2 novembre, le port d’un masque de type FFP2 dans les espaces publics clos pour les personnes âgées ou porteuses de comorbidités, pour l’entourage et les professionnels de santé qui sont en contact avec des personnes vulnérables, et pour les femmes enceintes, même quand elles sont à jour dans leurs vaccination, ainsi que le port d’un masque de type chirurgical dans les hôpitaux, les dispensaires, les centres de soins et les pharmacies, et dans les espaces fermés accueillant du public, tels que les transports en commun en période d’affluence. Mais dans quels lieux est-il uniquement « conseillé ? Obligatoire ? Pour qui ? En pharmacie ? A l’hôpitalRègles en vigueur cet automne.

Où le masque est-il obligatoire aujourd’hui ?

Le masque n’est plus obligatoire en France depuis le 1er août 2022. Y compris dans les hôpitaux, les pharmacies, chez les médecins… Enfin, de manière générale. Car un arrêté publié au Journal Officiel indique que le responsable de l’établissement ou du service médico-social peut décider de le rendre obligatoire dans les hôpitaux, cliniques, centres de santé, cabinets médicaux, officines de pharmacie, Ehpad… Par exemple, les hôpitaux de Paris (AP-HP) ont décide de maintenir cette mesure : « le port du masque reste obligatoire à l’intérieur des bâtiments hospitaliers de l’AP-HP (pas dans les espaces extérieurs) pour les personnels, patients et visiteurs« , ont-ils indiqué à nos confrères du Figaro le 28 juillet 2022. Autrement dit, le port du masque reste obligatoire à partir de 6 ans dans les établissements des hôpitaux de Paris (il y est obligatoire pour les soignants, les patients et les visiteurs). L’Académie de Médecine recommande de porter un masque dans les hôpitaux, les dispensaires, les centres de soins et les pharmacies, et dans les espaces fermés accueillant du public, tels que les transports en commun en période d’affluence.

Où le masque est-il recommandé ?

« Portons le masque dès que nous sommes avec des personnes fragiles ou dans des zones de promiscuité, comme les transports en commun. Ce sont des petits gestes qui sauvent des vies, nous le savons. Ils sont décisifs pour faire reculer l’épidémie« , a insisté Elisabeth Borne, Première ministre, lors de la séance des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale du 29 novembre 2022. Par exemple :

  • transports en commun (train, bus, taxi…)
  • salles de spectacles (concerts…)
  • centres commerciaux
  • bars
  • restaurants
  • établissement culturel (cinéma, musée…)
  • salles de réunion
  • établissements de santé, Ehpad…

L’Académie de Médecine a également partagé ses recommandations et recommande de le porter dans les hôpitaux, les dispensaires, les centres de soins et les pharmacies, et dans les espaces fermés accueillant du public, tels que les transports en commun en période d’affluence.

Le masque est-il obligatoire dans les transports ?

Le masque n’est plus obligatoire dans les transports mais il est « fortement recommandé » de le porter, rappelle le ministère de la Santé François Braun « pour se protéger et protéger les autres contre le coronavirus« . Brigitte Autran, la présidente du Covars (Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires) qui remplace le Conseil scientifique recommande de « porter des masques de façon très fréquente« . 

Le masque est-il obligatoire dans un train ?

Le port du masque n’est plus obligatoire dans les transports, donc dans les trains et TGV mais il y est fortement recommandé par le gouvernement et le président de la SNCF. 

Le masque est-il obligatoire en avion ?

En Europe, non. L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) ont publié, le 11 mai 2022, une mise à jour des mesures de sécurité sanitaire pour les voyages aériens, « abandonnant la recommandation du port obligatoire de masques médicaux dans les aéroports et à bord des vols » [depuis le 16 mai officiellement].

Le masque est-il obligatoire à la pharmacie ?

Non, depuis le 1er août, le masque n’est plus obligatoire dans les pharmacies. En revanche, le chef de l’établissement a le droit de continuer à imposer le port du masque pour les personnes à partir de 6 ans. 

Le masque est-il obligatoire chez le médecin ?

Non, depuis le 1er août, le masque n’est plus obligatoire dans les cabinets médicaux et chez le médecin. En revanche, le chef du cabinet médical a le droit de continuer à imposer le port du masque pour les personnes à partir de 6 ans. 

Le masque est-il obligatoire à l’hôpital ?

Depuis le 1er août, le masque n’est plus obligatoire à l’hôpital. Néanmoins, selon le site du Service-Public, les chefs des établissements de santé ont le droit de continuer à imposer le port du masque à l’intérieur des bâtiments, dans les établissements suivants (à partir de 6 ans) :

  • Hôpitaux, cliniques, centres de santé
  • Cabinets des professionnels médicaux et des psychologues, ostéopathes, chiropracteurs et psychothérapeutes
  • Officines de pharmacie
  • Laboratoires d’analyses médicales
  • Ehpad : Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes
  • Domiciles des personnes âgées ou handicapées qui reçoivent des soins (l’obligation peut être imposée par l’employeur du professionnel qui effectue des interventions à domicile)s.

A partir de quel âge le masque est-il obligatoire ?

Dans les lieux imposant le port du masque, le port du masque est obligatoire dès l’âge de 6 ans.

Quelle amende si on ne porte pas le masque ?

Ne pas porter de masque dans un lieu où il est obligatoire peut être sanctionné d’une contravention de 4e classe qui est définie par une amende forfaitaire de 135 euros. Mais le montant de l’amende varie selon les villes. Son montant est indiqué lors de la parution de l’arrêté préfectoral.

Sources 

Fin du « pass vaccinal » et du masque obligatoire. Gouvernement. 14 mars 2022.

Protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie de Covid-19. Version applicable au 1er septembre 2021

Port du masque « grand public » obligatoire en lieux clos – FAQ du site du Ministère des Solidarités et de la Santé.


Source : JDF Santé