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Peut-on acheter de l'amoxicilline sans ordonnance ?

Peut-on acheter de l'amoxicilline sans ordonnance ?

L’amoxicilline est-elle disponible sans ordonnance ?

Comme tous les antibiotiques commercialisés en France, l’amoxicilline est uniquement disponible sur présentation d’une ordonnance. 

Peut-on acheter de l’amoxicilline sur internet ?

Certains sites internet proposent de l’amoxicilline à la vente. Cette pratique frauduleuse est strictement interdite en France puisqu’elle ne garantit pas les principes de qualité et de sécurité des médicaments. Ce type d’achat est dangereux en raison du trafic de produits pharmaceutiques très répandu à l’échelle mondiale. En effet, il repose sur la vente de médicaments contrefaits ou falsifiés comportant souvent des composants toxiques pour la santé. L’achat de médicaments sur internet peut se faire uniquement par le biais d’un site internet rattaché à une pharmacie existante. Seuls les médicaments sans ordonnance peuvent y être vendus. Pour les médicaments sur ordonnance, comme l’amoxicilline, le patient doit transmettre au préalable sa prescription médicale via la plateforme du site internet. Le traitement doit obligatoirement être récupéré au comptoir de la pharmacie, excepté en cas de déplacement impossible. Pour une personne sédentaire, la pharmacie peut organiser une livraison à domicile avec l’intervention d’un pharmacien qui lui donnera les conseils soit en face, soit par téléphone. En France, le circuit pharmaceutique est extrêmement sécurisé puisque les pharmaciens détiennent le monopole de la délivrance des médicaments. 

Existe-t-il un équivalent à l’amoxicilline sans ordonnance ?

L’amoxicilline est une substance bactéricide, c’est-à-dire qui tue les bactéries. Les médicaments qui présentent cette propriété sont les autres classes d’antibiotiques, également disponibles sur présentation d’une ordonnance. C’est le cas notamment des céphalosporines (Orelox®, Zinnat®, etc.) et des macrolides (Zithromax®, Zeclar®). En fonction de l’indication dans laquelle l’amoxicilline est prescrite (angine, otite, sinusite), certains médicaments sans ordonnance peuvent être pris à la place ou en complément de cet antibiotique. Toutefois, ce ne sont pas des équivalents mais uniquement des traitements symptomatiques comme du paracétamol, des gouttes pour le nez, des pastilles à sucer, etc. En effet, ils exercent une action sur les symptômes tels que la fièvre, les douleurs, mais pas une action directe sur la bactérie responsable de l’infection.

Sources : 
– Base de données publique des médicaments 
– ANSM
– Vente en ligne de médicaments, ministère de la Santé, janvier 2023.


Source : JDF Santé

Malaise cardiaque : cause, symptômes, qu'est-ce que c'est ?

Malaise cardiaque : cause, symptômes, qu'est-ce que c'est ?

En pleine épreuve de baccalauréat à Lille,  un lycéen atteint de problèmes au cœur est décédé mardi 22 mars après un malaise cardiaque Les secours ont été contactés « directement » et l’adolescent « immédiatement placé en position latérale de sécurité », a indiqué le rectorat à l’AFP, selon Libération. Qu’est-ce qu’un malaise cardiaque ? Comment le reconnaître ? Sauver la personne ?

Définition : qu’est-ce qu’un malaise cardiaque ?

On parle de malaise cardiaque lorsqu’une personne se plaint de symptômes caractéristiques d’un dysfonctionnement cardiaque, c’est-à-dire une douleur thoracique (souvent en étau) qui peut parfois irradier dans le bras, le cou ou la mâchoire. Ce malaise cardiaque peut s’accompagner de troubles respiratoires, de nausées, de maux de ventre et d’hyper-transpiration. Il est dû à une diminution d’oxygénation du cœur et il fait généralement son apparition en cas d’obstruction des artères coronaires. Il s’agit d’une urgence qui impose d’appeler le SAMU ou les pompiers.

« Chez les femmes, la douleur peut être moins intense » 

Quels sont les symptômes du malaise cardiaque ?

Une personne victime d’un malaise cardiaque se plaint d’une douleur serrant la poitrine et irradiant parfois vers d’autres parties supérieures du corps (notamment le bras, l’épaule, le cou, la mâchoire inférieure ou l’estomac). Ces signes peuvent s’accompagner de difficultés respiratoires, de sueurs, de nausées, voire de douleurs abdominales. Ils surviennent parfois après un effort intense. Chez les femmes, la douleur peut être moins intense et se traduit plutôt par une vague sensation de malaise dans la poitrine. Elle n’en demeure pas moins dangereuse.

Malaise cardiaque ou crise cardiaque ?

Le terme « crise cardiaque » ne veut rien dire médicalement. Quand on parle de « crise cardiaque » on fait généralement référence à l’infarctus du myocarde

  • L’infarctus du myocarde : la circulation sanguine vers le cœur est interrompue, l’apport d’oxygène diminue ce qui entraîne des lésions au coeur et peut conduire à l’arrêt cardiaque. On parle de « crise cardiaque » quand l’obstruction est soudaine.
  • Un malaise cardiaque est l’expression symptomatique de la crise cardiaque, c’est-à-dire la sensation de malaise et les douleurs qui résultent de l’interruption de la circulation sanguine dans une partie du cœur.

Quelles sont les causes du malaise cardiaque ?

La principale cause de l’interruption de la circulation sanguine au niveau du muscle du cœur est le rétrécissement et le durcissement des artères, aussi appelée athérosclérose. Elle se caractérise par l’accumulation de plaque de gras à l’intérieur de la paroi d’une artère. Au fil du temps, l’artère durcit, puis se rétrécit et se bouche. La plaque peut aussi se rompre, ce qui cause la coagulation du sang et la formation d’un caillot sanguin qui peut grossir, bloquer une artère coronaire et interrompre la circulation sanguine vers le cœur, provoquant ainsi une crise cardiaque. Un malaise cardiaque peut aussi survenir lors de pathologies du coeur.  Enfin, un infarctus peut également être provoquée par un spasme de l’artère coronaire qui se resserre temporairement et interrompt la circulation sanguine dans l’artère. Certaines drogues à usage récréatif comme la cocaïne peuvent causer un spasme potentiellement mortel. Les causes des spasmes sont souvent inconnues.

Que faire en cas de malaise cardiaque ?

Le traitement rapide peut prévenir ou limiter les lésions que cause une crise cardiaque au cœur. Il faut agir vite en composant d’abord le 15 ou le 112 aux premiers signes d’une crise cardiaque. Le traitement d’urgence peut commencer dans l’ambulance pendant le transport vers l’hôpital.

► Si la personne respire 

En attendant les secours, mettez la personne au repos dans une position confortable (allongée ou, si elle le souhaite, en position semi-assise ou assise). Si elle perd connaissance, mais continue à respirer, placez-la en position latérale de sécurité (PLS) : allongée sur le flanc gauche, en repliant sa jambe du dessus pour la stabiliser. Ouvrez-lui la bouche pour éviter tout étouffement en cas de vomissements.

► Si la personne ne respire plus

Allongez-la sur le dos et sur vous avez suivi une formation aux gestes de premier secours, vous pouvez pratiquer un massage cardiaque en effectuant 30 pressions fortes sur la cage thoracique a un rythme régulier puis 2 insufflations (ou bouche à bouche) toutes les 30 pressions.

Quels risques ?

Les risques du malaise cardiaque sont très graves puisqu’il peut être fatal. Seules 5% des personnes victimes de malaises cardiaques sont sauvées, selon les sapeurs-pompiers de France.

Les conseils du médecin

Ne sous-estimez pas la situation : même si la personne prétend que ce n’est pas grave, elle doit immédiatement être prise en charge. Si vous connaissez les gestes de premier secours, lancez-vous, vous ne pouvez qu’aider la personne.


Source : JDF Santé

Stress post-traumatique : symptômes, durée, c'est quoi ?

Stress post-traumatique : symptômes, durée, c'est quoi ?

Définition : qu’est-ce que le syndrome de stress post-traumatique ?

Le stress post-traumatique (stress après un traumatisme) est un syndrome (ensemble de symptômes) résultant de l’exposition d’un sujet à une situation extrême dont il a été la victime ou seulement le témoin : viol, scènes de guerre, attentats, accidents graves, etc. Il se manifeste par une grande anxiété, des insomnies et une dépression. Ce syndrome est diagnostiqué lorsque le patient est significativement perturbé par des souvenirs obsessionnels ayant une incidence directe sur sa vie sociale, affective et professionnelle. Les femmes sont deux fois plus exposées que les hommes.

Syndrome de stress post-traumatique complexe

Il s’agit d’une forme particulière de STSP. « Le STSP complexe est consécutif à des événements traumatiques répétés qui n’ont pas obligatoirement confronté la personne à un sentiment d’horreur ou d’impuissance. Les personnalités traumatiques complexes déclenchent des contre attitudes de rejet à l’égard des soignants. » explique la psychologue. Le STSP se manifeste par des troubles somatiques variés souvent sous forme de douleurs chroniques : « troubles digestifs, troubles de la sexualité, troubles obstétricaux, fibromyalgie, troubles cardio-respiratoires, céphalées, etc., sans que personne ne fasse en général le lien avec les événements traumatiques subis. » précise la spécialiste Il est souvent responsable de troubles psychologiques affectant la personnalité :

  • Difficulté à gérer ses émotions (Altération de la régulation émotionnelle, impulsivité, agressivité)
  • Altération Perception de soi : Absence de confiance en soi et en toute forme d’aide possible, dévalorisation, culpabilité, sentiment d’incompréhension, vécu abandonnique.
  • Troubles du comportement répétant les traumatiques initiaux : comportements autodestructeurs, auto agressions (toxicomanie, alcoolisme, comportements suicidaires, sexualité à risque)
  • Etat dépressif avec risque de passage à l’acte.
  • Altération de l’attention et de la conscience, amnésie (traumatique), épisodes dissociatifs, troubles dissociatifs.

Syndrome de stress post-traumatique chronique

Le syndrome de stress post-traumatique devient chronique s’il persiste au-delà de 3 mois. Les facteurs de chronicisation peuvent être :

  • Un manque de reconnaissance sociale
  • Un défaut d’informations sur les symptômes et donc une prise en charge tardive voire inexistante
  • Des jugements de valeur sur la personne, sa capacité à réagir
  • Une absence ou arrêt trop précoce du soutien de la part des proches, des soignants…
  • L’aspect traumatisant de la procédure et sa durée

Après un événement traumatique, le souvenir revient et s’impose sans cesse.

Quelles sont les causes d’un stress post-traumatique ?

Le stress post-traumatique survient après un événement traumatisant, que la personne subit directement ou dont elle est témoin. Il s’agit généralement d’un événement extrême, au cours duquel l’intégrité physique (de soi ou d’autrui) est réellement ou potentiellement menacée : accident grave, viol, agression, violence familiale, attentat, mort violente, catastrophe naturelle. « On parle de sentiment de peur de mort imminente et de sentiment d’impuissance«  ajoute la psychologue. Les personnes exposées de façon répétées à des situations dramatiques (forces de l’ordre) sont également sujettes au stress post-traumatique. « Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’après un événement traumatique, le souvenir revient et s’impose sans cesse. Il y a une hyperactivité de l’hippocampe qui génère du stress par sécrétion excessive de cortisol. L’hippocampe active en cascade l’amygdale qui gère les émotions sans pouvoir jouer son rôle de régulateur. Ceci expliquerait, entre autres, les réactions de souvenirs intrusifs ainsi que l’état d’hyper-vigilance constante. Les progrès en neuro-imagerie ont permis de montrer que le cerveau des personnes exposées à un événement traumatique n’est pas semblable à celui des personnes non traumatisées. » détaille Johanna Rozenblum.

Quels sont les symptômes d’un stress post-traumatique ?

Le stress post-traumatique se traduit le plus souvent par :

  • des sentiments de peur, d’horreur et d’impuissance.
  • des symptômes d’intrusion : la personne revit l’événement traumatique par des cauchemars, des souvenirs répétitifs et envahissants, et par une détresse face à des éléments rappelant l’événement.
  • des symptômes d’évitement des souvenirs et des personnes ou lieux rappelant le traumatisme
  • des altérations émotionnelles : baisse d’intérêt pour les activités du quotidien, baisse de la concentration, difficultés à éprouver de la tendresse ou du désir sexuel,
  • troubles du sommeil,
  • irritabilité,
  • hypervigilance,
  • culpabilité.

Comme l’explique la psychologue « le patient ne parvient pas à intégrer que le danger est passé, il est en état d’alerte permanent, c’est ce que l’on appelle l’hyper-vigilance. Il n’est pas rare de voir une symptomatologie somatique qui peut s’avérer invalidante comme des céphalées de tension ou des douleurs chroniques qui viennent s’ajouter au trouble du sommeil. » Enfin, dans les cas les plus sévères, « un symptôme dissociatif conduit la personne à un état de conscience modifié pour s’extraire psychologiquement et physiquement de l’horreur au moment même où l’événement se déroule : le mental se  » détache  » du corps, la personne ne ressent plus rien  » ajoute la psychologue. L’apparition des symptômes varie selon les individus. Ils peuvent se manifester peu après l’événement ou plus tard.

« La dépression, l’anxiété viennent ajouter le risque social de l’isolement et du repli sur soi »

Généralement, cela se passe dans les trois mois. Il arrive également que les symptômes n’apparaissent que plusieurs années après l’événement. Dans tous les cas, il est fréquent d’observer une persistance des symptômes dans le temps. Chez certains, peuvent venir se greffer des addictions, un recours à la consommation de substances psychoactives (alcool, cannabis…) « la victime cherche à anesthésier des affects trop douloureux, trop présents. La dépression, l’anxiété viennent ajouter le risque social de l’isolement et du repli sur soi renforçant une fois de plus le mal-être (incapacité de sortir, de travailler, de voir du monde, d’aller dans un endroit clos …). » décrit Johanna Rozenblum.

Test de syndrome de stress post-traumatique DSM-5

Le DSM, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM pour « Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders ») est publié par l’American Psychiatric Association. Il est utilisé dans le monde entier comme référence pour les diagnostics des troubles mentaux (ou psychiatriques). La dernière version de DSM-5 a été publié en mai 2013. Il catégorise ces troubles mentaux, décrit leurs critères diagnostiques et fournit diverses informations telles que leur prévalence. Un test spécifique au STSP appelé : « échelle de sévérité des symptômes de l’état de stress post-traumatique chez l’adulte » a été publié par le psychiatre américain Dean G. Kilpatrick en 2014. Elle évalue la présence et la sévérité de ce trouble en lien avec les critères diagnostiques du DSM-5. Elle a été publiée par le psychiatre américain Dean G. Kilpatrick en 2014.

Quels sont les traitements du syndrome de stress post-traumatique ?

« Deux médicaments possèdent une autorisation de mise sur le marché pour le traitement du syndrome de stress post-traumatique. Il s’agit d’inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) : la paroxétine et la sertraline. » Les traitements psychothérapeutiques du TSPT repose sur les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), la désensibilisation par des mouvements oculaires (EMDR), et l’hypnose. « Quelle que soit la technique thérapeutique adoptée, il convient de développer une relation de confiance qui permette de réécrire le scénario traumatique. Il faudra écouter le vécu propre, entendre la souffrance pour aider à l’acceptation des séquelles et apprendre à vivre avec. » explique la psychologue clinicienne.

Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC)

Il s’agit d’une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) centrée sur le traumatisme. Le principe de la TCC est le même que dans le traitement des autres formes de troubles anxieux. Pour les patients, la vie ne sera plus jamais comme avant. Il y a toujours un « avant » et un « après » trauma. Comme l’explique la psychologue « C’est un constat souvent très dur à accepter pour les patients. Une grande partie du traitement va consister en une modification progressive de cette vision déficitaire pour aboutir à la conception qu’il est possible de reprendre le cours de sa vie, certainement de façon différente »

L’EMDR contre le stress post-traumatique

La thérapie de désensibilisation avec mouvements oculaires ou EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une thérapie cognitive des troubles psychotraumatiques, basée sur une exposition mentale au souvenir douloureux couplée à des mouvements oculaires réguliers et visant à une désensibilisation émotionnelle. « L’EMDR est l’une des techniques utilisées pour apaiser des symptômes particulièrement invalidants du Trouble de Stress Post Traumatique et faire baisser l’intensité des affects négatifs » précise la spécialiste.

L’hypnose pour soigner le syndrome de stress post-traumatique

« L’hypnose se focalise sur l’élément traumatique induisant la dissociation et agit directement sur le traitement de l’information. Le processus de conscientisation est relancé afin que, cette fois-ci, toutes les étapes se déroulent comme il se doit. L’événement traumatisant est « digéré », le sujet est libéré des conséquences que le traumatisme avait pu avoir sur sa vie quotidienne. » résume Johanna Rozenblum. Les techniques d’hypnose thérapeutique peuvent être bénéfiques sur certains symptômes.

Merci à Johanna Rozenblum, psychologue clinicienne à Paris.


Source : JDF Santé

Peur des souris : nom, origine, s'en débarrasser ?

Peur des souris : nom, origine, s'en débarrasser ?

Quel est le nom de la peur des souris ?

La musophobie désigne une peur irrationnelle, démesurée et persistante des rats, des souris et autres rongeurs. Ce mot vient du latin « mus » (souris, rat) et du grec ancien « phobos » (peur). « Comme les autres phobies animales, il s’agit d’une phobie spécifique ou simple, c’est-à-dire déclenchée par un objet concret. Elle se distingue de la  »simple » peur« , souligne Maria Hejnar, psychologue clinicienne et psychothérapeute. « En soi la peur n’est pas un phénomène pathologique. L’homme a besoin de sentir la peur lorsqu’il est confronté à un réel danger. Elle l’a protégé contre les agressions de la nature, sans elle l’homme n’aurait pas survécu. Elle est utile dans les situations de dangers réels, car elle sert de signal d’alarme nous permettant de nous préparer afin de les maîtriser« , explique la psychothérapeute. 

Origine : pourquoi certaines personnes ont peur des souris ? 

La peur des rats et des souris est liée à la réputation de l’animal. En Occident, il est souvent associé à la saleté et à la maladie. « Nous pouvons penser qu’ayant participé à propager les épidémies de peste, le rat est devenu dans l’imagerie collective l’annonciateur d’un fléau, le présage d’une catastrophe. Il vit près de sous-sols, il en émerge de manière furtive et par cela il peut symboliser ce qui peut surgir de zone d’ombre de notre inconscient et personnifie les forces obscures. Les souris, les rats renvoient symboliquement à des parties archaïques de notre psyché« , avance la psychologue clinicienne. Chez les personnes atteintes de musophobie, la phobie témoigne de l’existence d’une anxiété accrue. « L’anxiété se trouve à la base de toute phobie. Elle peut se fixer sur une situation ou un objet dont la présence ou l’évocation va provoquer des symptômes anxieux plus ou moins intenses. La formation du symptôme passe par le mécanisme du déplacement. Une représentation vient à la place d’une autre pour cacher les conflits ou les désirs interdits« , poursuit-elle. Ce n’est donc pas l’animal en soit qui provoque directement l’angoisse mais l’idée de danger que la personne phobique lui attribue. « Une souris n’est angoissante qu’en fonction de ce qu’elle représente pour la personne musophobe. Le sujet phobique reconnait généralement le caractère déraisonnable de sa peur« , explique Maria Hejnar. 

Comment se manifeste la peur des souris ? 

Lorsque la personne atteinte de musophobie est en contact avec l’animal, elle ressent de l’anxiété  pouvant aller de l’aversion au dégout jusqu’à la crise d’angoisse aiguë incontrôlable. « Lorsqu’il est en présence de l’objet phobogène (et même à l’évocation ou en prévision de devoir y faire face), le phobique va ressentir une émotion désagréable et forte de crainte. Cette anxiété s’accompagne souvent de plusieurs symptômes neurovégétatifs, tels que difficultés respiratoires, sentiment d’oppression ou d’étouffement, douleur thoracique, palpitations ou accélération du rythme cardiaque, transpiration excessive, tremblements ou secousses musculaires, frissons, nausées, vertiges ou encore confusion« , liste Maria Hejnar. Une personne phobique des rats et souris présente également une anticipation anxieuse des situations redoutées, comme l’explique la spécialiste. « Elle appréhende, par exemple, des promenades dans certains lieux où elle pourrait rencontrer ces animaux« . La peur excessive des rats et des souris peut ainsi devenir handicapante. « Elle pousse à avoir des comportements irrationnels tels que la fuite, l’évitement ou la panique. La personne qui en souffre abandonne certains désirs et restreint ses activités afin d’éviter le vécu d’inconfort, ce qui réduit sa liberté. Elle peut, par exemple, ne jamais descendre à la cave où elle garde son vélo par crainte d’y croiser une souris et par conséquent abandonner le vélo ». 

Comment se débarrasser d’une peur des souris ?

Pour la psychologue, comme pour les autres phobies d’animaux, si l’objet phobogène est facile à éviter, la phobie est relativement bien tolérée. « Le mécanisme de défense d’évitement, partiellement inconscient, permet de réduire l’angoisse lorsqu’il est impossible d’éviter la confrontation« , explique-t-elle. En termes d’approche thérapeutique, elle recommande la psychothérapie intégrative qui réunit les apports des différents champs de la psychothérapie. Elle détaille. « Le choix des techniques utilisées au cours de cette psychothérapie tient compte de plusieurs aspects de la situation du patient. Elle emprunte à la psychanalyse l’importance accordée au monde intérieur de l’individu, à sa dynamique pulsionnelle, à ses conflits intérieurs, à ses représentations fantasmatiques et aux émotions qui leur sont associées. L’analyse des associations inconscientes du sujet offre accès aux souvenirs et représentations refoulées pouvant se cacher derrière les images d’animaux si terrifiants pour le sujet« . Le psychothérapeute intégratif a recours aux techniques cognitivo-comportementales. « Elles tentent de modifier les croyances irréalistes afin de rendre les réactions plus appropriées à la réalité. De plus, l’application de certaines techniques corporelles permet d’aider le patient à prendre conscience des sensations corporelles avant qu’elles ne deviennent envahissantes. Elles servent aussi à désamorcer les angoisses provoquées par les animaux« , conclut la psychologue. 

Merci à Maria Hejnar, psychologue clinicienne et psychothérapeute. 


Source : JDF Santé

Burn out : définition, signes, 7 conseils pour en sortir

Burn out : définition, signes, 7 conseils pour en sortir

Le burn out est une maladie très contemporaine, aussi connue sous le nom de « syndrome d’épuisement professionnel ». Le terme de « burn out » ne peut pas être utilisé pour l’épuisement parental (on ne peut pas parler de « burn out parental ») puisqu’il est réservé au contexte professionnel.

Quelle est la définition du burn out ?

Le burn out (« burn » signifie « brûler » en anglais) est un syndrome qui rassemble plusieurs symptômes caractéristiques d’un épuisement professionnel. « L’épuisement professionnel est un syndrome conceptualisé comme résultant d’un stress professionnel chronique qui n’a pas été géré avec succès » définit l’OMS dans la CIM-11 (Classement International des Maladies). « Au départ, on a l’impression que les murs tiennent, mais c’est juste une façade. En réalité, on n’arrive plus à résister à l’accumulation de stress prolongé et répété dans son travail. On est épuisé psychiquement et physiquement. Et tout d’un coup, ça s’écroule. On finit par s’effondrer, comme dévoré de l’intérieur, tout en affichant une façade avenante : c’est cela le burn-out », explique le Dr Yves-Victor Kamami.

Quels signes quand on fait un burn out ?

Selon la définition de l’OMS, les symptômes d’un burn out sont :

  • un sentiment de fatigue intense et d’épuisement,
  • des sentiments négatifs ou cyniques liés au travail,
  • une efficacité professionnelle réduite.

Quand la vie privée n’existe plus, c’est le signal d’alarme du burn out.

Au début : le burn out démarre sans que la personne atteinte en soit consciente par un sur-engagement dans son activité professionnelle au cours duquel la personne se sent épanouie.

Au fil des mois ou années, cette suractivité commence à déborder sur la vie familiale et sociale. Une anxiété se manifeste aggravée par la crainte de ne plus être aussi efficace et performant. Les premières failles surgissent et la peur de mal faire est compensée par la volonté de travailler encore davantage. Plusieurs années s’écoulent en général avant que l’effondrement ne survienne qui se manifeste parfois par la survenue brutale, un matin de l’impossibilité de se lever pour aller travailler mais également par des signes de dépression. Peuvent alors survenir : 

  • de l’irritabilité,
  • des troubles du sommeil,
  • des oublis
  • un sentiment de dévalorisation. 
  • l’impression d’être « vidée », de ne plus réussir à recharger ses batteries
  • une grande fatigue à l’idée d’aller travailler qui ne disparaît pas pendant les périodes de repos, week-end et vacances. 

Les personnes deviennent petit à petit détachées, négatives et indifférentes. S’observe alors une baisse de considération positive vis-à-vis des personnes côtoyées dans la vie professionnelle qui peut déborder dans la vie sociale et personnelle. « Elles ont l’impression d’être comme un citron pressé« , compare le docteur Kamami. Selon lui, « tant que l’on conserve un intérêt pour sa vie privée, pour ses proches, pour sa famille, ça va encore. Mais attention à l’étape suivante, lorsque ça déborde sur la vie privée. Les gens se ferment totalement : ils se coupent de leurs relations, de leurs activités… Ils ne font plus rien, à part dormir. La vie privée n’existe plus. A ce moment-là, il faut réagir, ce sont les symptômes du burn-out. » 

Qui peut faire un burn out ?

« Tout le monde peut être concerné par l’épuisement professionnel, quel que soit son métier et son secteur d’activité, certains facteurs de risque sont communs à de nombreuses situations de travail : la surcharge de travail, la perte de sens, l’isolement et les réorganisations successives » précise la psychologue Magali Manzano. « Les femmes sont particulièrement touchées par le burn-out », précise le Dr Kamani. De plus en plus impliquées professionnellement, elles doivent gérer vie professionnelle et en même temps les soucis de la vie familiale.

Comment diagnostiquer le burn out ?

Le médecin questionne les symptômes et la situation au travail du patient. Un bilan psychologique est impératif pour mettre en place un traitement médical et un suivi psychologique, après qu’un bilan sanguin ait éliminé toute infection expliquant la fatigue.

Quels tests faire pour savoir si on fait un burn out ?

Le test MBI, Maslach Burnout Inventory a été établi en 1986. Il explore trois versants l’épuisement, la dépersonnalisation et l’accomplissement personnel. Le test CBI, Copenhagen Burnout Inventory s’intéresse à l’épuisement personnel, l’épuisement professionnel et l’épuisement relationnel. Ce sont deux échelles d’auto-évaluation. Si leurs résultats n’ont pas de valeur de diagnostics médicaux, ils peuvent renseigner sur l’opportunité de rechercher une aide médicale ou psychologique.

7 conseils pour sortir d’un burn out

La prise en charge du burn out doit s’organiser en plusieurs étapes : repos (arrêt maladie, médecin généraliste), reconstruction identitaire (thérapie), accompagnement à un nouveau projet professionnel (psychologue du travail), aide à la reprise du travail (médecin du travail). Les modalités de prise en charge et de traitement sont évaluées au cas par cas, selon la gravité des symptômes.

  1. S’arrêter. La première étape du traitement consiste à prescrire un arrêt de travail. Ce dernier dure aussi longtemps que nécessaire : il est indispensable pour enclencher le processus de guérison. Le patient a besoin de repos.
  2. Se faire aider. La prise en charge du burn out implique une psychothérapie assurée par un psychologue clinicien du travail. 
  3. Apprendre à se relaxer pour réduire le stress et l’anxiété. « Lorsqu’on est à bout de souffle, il faut savoir se recentrer et se concentrer sur son souffle et sur le moment présent. Il s’agit de respirer profondément : inspirer puis vider ses poumons lentement en écoutant le bruit de sa propre respiration. » Il faut essayer au moins une ou deux fois et plus on le fait, plus ça devient simple de rentrer en méditation, explique le médecin. D’ailleurs, il n’est pas nécessaire d’être au calme pour méditer : on peut le faire au travail, dans sa voiture pendant un embouteillage, dans les transports en commun, dans la file d’attente d’un supermarché, etc. « La méditation pratiquée régulièrement, de façon répétée, encore et encore, ne serait-ce que quelques minutes par jour, devient rapidement une discipline qui aide à mieux nourrir et restaurer le corps et l’esprit, à mieux se comprendre soi-même et à découvrir ses propres ressources intérieures, à mieux accepter ses limites », décrit le Dr Kamami. Des cures de thalassothérapie et d’hydrothérapie peuvent également s’avérer efficaces.
  4. Mettre en place des couvertures de protection pour ne plus « subir » tout au long d’une journée. Le Docteur Yves-Victor Kamami conseille ainsi d’appliquer les principes de la psychologie positive qui s’apparente un peu à la méthode Coué. Aussi, l’un des exercices habituellement recommandés consiste à se rappeler avant le coucher, trois bons moments de la journée. Il s’agit de se souvenir des détails, de retrouver les émotions éprouvées et de les savourer à nouveau. Un compliment, un sourire, une gourmandise, une blague… Autre astuce : sourire « Sourire apaise, permet de mieux savourer les belles choses de l’existence et rend de meilleure humeur, plus agréable, plus positif, sans compter qu’il s’avère contagieux pour l’entourage » décrit le médecin. 
  5. Se (re)mettre au sport. La pratique régulière d’un sport décharge le stress et redonne confiance en soi, au même titre que le repos ou la relaxation. Il faut choisir ce qui nous fait envie : sport collectif, individuel, exercices à pratiquer chez soi ou à l’extérieur, etc. En complément, on privilégie une alimentation équilibrée.
  6. Des anxiolytiques et antidépresseurs si nécessaire. Cette prescription n’est pas systématique pour traiter un burn out. Elle peut être envisagée dans les situations les plus graves, en association avec une psychothérapie.
  7. Un retour progressif au travail. Le retour au travail est envisagé de manière progressive, après une consultation de pré-reprise avec le médecin du travail. Pour être effectuée dans les meilleures conditions, la reprise du travail doit être organisée en collaboration avec l’entreprise : modification du cadre de travail, réorientation de l’activité, réaménagement de l’organisation, définition de nouveaux projets, etc.

Le burn out est-il reconnu comme une maladie professionnelle ?

Il n’existe pas de tableau de Maladies Professionnelles pour ce syndrome. Sa reconnaissance est possible par la voie complémentaire des Comités Régionaux de Reconnaissance des Maladies Professionnelles (CRRMP).

Comment prévenir le burn out ?

La prévention du burn out passe par un repérage précoce des signes avant-coureurs et la mise en place d’une organisation du travail adaptée (régulation de la charge de travail, sens et reconnaissance). Elle est essentielle pour éviter une aggravation des symptômes et d’éventuelles conséquences dramatiques.

Merci à Magali Manzano, psychologue du travail en service de santé au travail et Chargée de mission « santé au travail » au sein de la Fédération Française des Psychologues et de Psychologie (FFPP), pour sa validation médicale. Et au Dr Yves-Victor Kamami, auteur du livre « Comment éviter le burn-out » aux éditions du Dauphin. 


Source : JDF Santé

Anémie hémolytique : symptôme, diagnostic, causes

Anémie hémolytique : symptôme, diagnostic, causes

Définition : qu’est-ce qu’une anémie hémolytique ?

L’anémie désigne un taux anormalement bas d’hémoglobine (protéine des globules rouges qui assure le transport de l’oxygène des poumons aux tissus). Une anémie hémolytique se caractérise plus précisément par une destruction des hématies (globules rouges) par l’organisme. Elle peut être liée à des maladies auto-immunes se caractérisant par un dysfonctionnement du système immunitaire et conduisant à la production d’auto-anticorps qui attaquent les globules rouges, ou faire suite à la prise de médicaments, de toxiques, ou être constitutionnelle.

Quels sont les symptômes d’une anémie hémolytique ?

Les symptômes de l’anémie hémolytique sont identiques à ceux d’une anémie « classique », à savoir :

  • une pâleur,
  • des vertiges,
  • des bourdonnements d’oreille,
  • une fatigue,
  • voire une élévation de la fréquence respiratoire.
  • Les conséquences de l’anémie hémolytique peuvent entraîner un ictère (jaunisse).

Quelles sont les causes possibles d’une anémie hémolytique ?

L’anémie hémolytique peut être héréditaire (origine génétique) ou acquise suite à un traitement médicamenteux, une intoxication, un épisode infectieux septicémique (passage de bactéries dans le sang), la pose d’une prothèse cardiaque ou encore la morsure d’un serpent venimeux. « On parle d’anémie hémolytique extra-corpusculaire lorsque l’hémolyse est liée à une anomalie extérieure au corps du globule rouge qui est détruit par des anticorps, des toxiques ou une infection. À contrario, si l’hémolyse est due à une anomalie propre au globule rouge, il s’agit d’une anémie hémolytique corpusculaire. En cause, des anomalies de la membrane, des anomalies de l’hémoglobine (thalassémie, drépanocytose) voire un déficit enzymatique« , développe Gaël Saintenoy, biologiste.

Comment pose-t-on le diagnostic d’une anémie hémolytique ?

Le diagnostic repose sur des analyses de sang. L’anémie est confirmée en cas de diminution de l’hémoglobine sur une numération formule sanguine (NFS) avec un VGM (Volume Globulaire Moyen) normal. La recherche de globules rouges immatures (réticulocytes) montre une élévation de ces derniers. En présence d’une anémie, la cause doit être recherchée. En prenant le cas d’une anémie hémolytique auto-immune, la destruction des globules rouges est attestée par le « test de Coombs direct« . Ce test démontre la présence d’anticorps dirigés contre les globules rouges. D’autres examens sanguins pourront ensuite être réalisés pour détecter une autre maladie auto-immune.

Quand et qui consulter en cas d’anémie hémolytique ?

« En première intention, on consulte son médecin généraliste en cas de fatigue persistante ou de symptômes évocateurs. Selon les résultats, celui-ci pourra réaliser la prise en charge lui-même ou vous orienter vers le spécialiste adéquat« , informe le biologiste.

Traitement : comment soigner une anémie hémolytique ?

Le traitement de l’anémie hémolytique varie énormément selon sa cause. « Si elle est due à un toxique ou à un médicament, la suppression ou le traitement de celui-ci suffit. En revanche, s’il s’agit d’une anémie hémolytique liée à une maladie auto-immune, le traitement peut reposer sur l’administration de cortisone par voie orale pour enrayer la réponse anormale du système immmunitaire. Chez un sujet atteint d’une maladie des globules rouges telles qu’une drépanocytose ou une thalassémie, la pathologie sous-jacente n’étant pas curable, le traitement symptomatique est prioritaire« , indique Gaël Saintenoy.

Merci à Gaël Saintenoy, biologiste


Source : JDF Santé