[Mis à jour le 30 janvier 2023 à 9h40] Le groupe Philips supprime 6 000 emplois à cause de l’affaire du rappel de 5.2 millions de respirateurs pour apnée du sommeil. En octobre 2022, Philips avait déjà annoncé la suppression de 4 000 postes. Le même mois, une enquête préliminaire avait été ouverte le 20 juin 2022 par le pôle santé du Parquet de Paris, après la plainte de 8 utilisateurs de respirateurs pour apnée du sommeil Philips. Une douzaine d’autres plaintes ont été déposées en régions. Cette enquête a été ouverte pour « mise en danger de la vie d’autrui« , « tromperie aggravée » et « administration de substances nuisibles ». Selon des documents consultés par franceinfo et dévoilés le 18 novembre 2022, la société Philips aurait continué d’utiliser une mousse possiblement cancérigène dans ces respirateurs malgré plusieurs alertes émises par un fabricant américain. Le pôle de santé publique du parquet de Paris a été saisi. Que s’est-il passé avec ces appareils ? Retour sur les faits.
Résumé : c’est quoi l’affaire des respirateurs Philips ?
► En juillet 2021,Philips a publié une notification de sécurité concernant des appareils de PPC, des respirateurs destinés aux patients souffrant d’apnée du sommeil ou nécessitant une assistance respiratoire à domicile. Ces appareils aident à respirer pendant la nuit. A été mis en évidence un risque de dégradation de la mousse d’insonorisation (placée à l’intérieur de l’appareil) sous forme de particules pouvant être ingérées ou inhalées par l’utilisateur. Problème : la mousse dégradée pourrait former des composés organiques volatils (COV) potentiellement cancérigènes.
► Le 8 juillet 2021, l’Agence du médicament a réuni un comité d’experts composé de représentants d’associations d’usagers du système de santé ainsi que de personnalités qualifiées en raison de leurs compétences en médecine générale, en pneumologie, en toxicologie, en dispositifs médicaux et en épidémiologie, afin de mieux appréhender les risques potentiels liés à l’utilisation de ces appareils défectueux. A date, l’ANSM a reçu près de 300 000 signalements d’effets indésirables.
► Par précaution, l’ensemble des appareils concernés (370 000 modèles en France) ont été rappelés, indique l’Agence du médicament en novembre 2021. Ces appareils étaient censés être remplacés or ce remplacement a pris du retard et certains patients ont continué à utiliser les appareils en question, n’ayant pas été mis au courant de ces risques. A date, Philips avait remplacé seulement un tiers des appareils défectueux.
► Le 7 février 2022, L’ANSM qui a tenu une nouvelle réunion d’échange, a souhaité contraindre Philips à accélérer le remplacement des machines et que les prestataires de soins à domicile informent les patients concernés, par la prise d’une décision de police sanitaire.
► Le 11 février 2022, Philips a fait part de son désaccord dans un communiqué considérant « que la décision de police sanitaire de l’ANSM est injustifiée et étudie la possibilité d’intenter un recours contre cette décision dans les plus brefs délais« .
► Le 20 juin 2022, une enquête préliminaire est ouverte par le pôle santé du Parquet de Paris, après la plainte de 8 utilisateurs de respirateurs pour apnée du sommeil Philips. Une douzaine d’autres plaintes ont été déposées en régions. Cette enquête a été ouverte pour « mise en danger de la vie d’autrui« , « tromperie aggravée » et « administration de substances nuisibles ».
► Le 18 novembre 2022, franceinfo rend public le fait que Philips aurait continué d’utiliser une mousse possiblement cancérigène pour équiper ces respirateurs contre l’apnée du sommeil malgré plusieurs alertes émises par un fabricant américain. Ces documents partagées par un collectif d’avocats français, américains, italiens et autrichiens sont désormais dans les mains des magistrats en charge de l’enquête préliminaire, peut-on lire dans l’article.
Quel est le risque de cancer avec les appareils Philips défectueux ?
Sur la base des premières données disponibles qui étaient encore limitées à cette époque, Philips, par mesure d’extrême précaution et par souci de transparence, a fait part de potentiels risques cancérigènes liés à l’utilisation de certains de ses appareils. Depuis, des tests et analyses toxicologiques complémentaires ont été menés par des laboratoires d’essais certifiés et un expert tiers qualifié. Dès décembre 2021, ces tests ont révélé des résultats rassurants sur les émissions de COV des dispositifs DreamStation de 1ère génération. De même, sur une période identique, une étude canadienne totalement indépendante, publiée dans l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine et réalisée auprès d’environ 6 900 patients atteints de SAOS ayant utilisé un dispositif PAP entre 2012 et 2020, dont environ 1 200 utilisateurs d’appareils PPC de la marque Philips, n’a pas mis en évidence un risque plus élevé de cancer chez ces derniers, par rapport aux patients utilisant un appareil de PPC d’un autre fabricant ou aux patients atteints de SAOS non appareillés.
Quels sont les appareils Philips concernés par le rappel ?
Les appareils fabriqués après le 26 avril 2021 et ceux des autres marques ne sont pas concernés.
des ventilateurs avec support de vie (Trilogy100, Trilogy200) utilisés à domicile, à l’hôpital, et dans les établissements sanitaires pour les patients ventilo-dépendant;
des ventilateurs sans support de vie (BiPAP autoSV (DreamStation, Advanced, PR1/SystemOne,C-series), BiPAP S/T et AVAPS ( DreamStation, PR1, C-series), Omnilab Advanced +, BiPAP A30, BiPAP A40, BiPAP SOH) utilisés à domicile pour les patients atteints notamment de BPCO, de syndrome d’obésité hypoventilation, de cyphoscoliose et de pathologie neuromusculaire ;
des appareils de pression positive continue (PPC) (REMstar Pro, Auto, Expert (DreamStation, PR1/SystemOne, Q-series), BiPAP Auto, DreamStation Go) utilisés à domicile principalement pour traiter le syndrome d’apnée du sommeil
Attention, les appareils fabriqués après le 26 avril 2021 et ceux des autres marques ne sont pas concernés. Pour connaître le modèle de votre appareil, reportez-vous aux indications figurant sur celui-ci. Si la date de fabrication n’y est pas précisée, rapprochez-vous de votre prestataire de soins à domicile ou du médecin qui vous l’a prescrit. Ces informations figurent aussi dans votre carnet de suivi, assorties du numéro de série de votre appareil.
Par conséquent, la société Philips Respironics est tenue par notre décision de police sanitaire d’accélérer le remplacement des machines selon les modalités suivantes :
le remplacement auprès des prestataires ou la réparation de 75% des appareils concernés en juin 2022 ;
le remplacement auprès des prestataires ou la réparation de 100% des appareils en décembre 2022
La société Philips Respironics est également tenue :
de transmettre tous les mois à l’ANSM un état d’avancement du calendrier ;
de mettre en place une étude épidémiologique pour évaluer le risque de cancer potentiellement induit par l’exposition aux équipements de ventilation concernés, dont les résultats préliminaires devront être transmis à l’ANSM au plus tard dans un délai d’un an.
Quels sont les symptômes d’alerte avec les appareils Philips ?
En cas d’une exposition à des particules de mousse dégradée, les risques sont :
Des irritations (peau, yeux et voies respiratoires)
De la toux,
Une pression thoracique
Une infection des sinus
Des maux de tête ou des étourdissements
De l’asthme
Des effets indésirables sur d’autres organes (par exemple, les reins et le foie)
Des nausées ou vomissements
Des risques de toxicité et des risques cancérigènes : « au vu des données transmises par Philips, un risque cancérigène après une exposition à long terme des dispositifs concernés ne peut être exclu« , indique l’ANSM.
Quelle est la conduite à tenir pour les utilisateurs des respirateurs Philips ?
En attendant les résultats de ses enquêtes, l’ANSM a indiqué aux patients qui utilisent ces machines la conduite à tenir :
Ne pas arrêter votre traitement, quel que soit le type d’appareil utilisé. L’arrêt du traitement présente un risque avéré à court terme, par exemple une aggravation de l’insuffisance respiratoire. D’après les premières données disponibles, le risque de cancer lié à l’utilisation de ces appareils n’est pas avéré, précise l’ANSM.
Votre pneumologue ou prestataire de santé à domicile vous a contacté ou vous contactera afin d’organiser la réparation ou le remplacement de vos équipements, selon la disponibilité du matériel.
En cas de céphalées, irritation (peau, yeux, voies respiratoires), de réactions inflammatoires, de toux, de pression thoracique, d’asthme et d’infection des sinus, ou d’autres symptômes pouvant être liés à l’utilisation du dispositif, contactez votre médecin.
En cas de tels effets indésirables, nous vous invitons également à faire une déclaration sur le portail des signalements, en y précisant le numéro de série complet de l’appareil (votre médecin peut vous aider à faire cette déclaration).
De leur côté, les médecins de la Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF) conseillent également de continuer d’utiliser le respirateur en leur possession. L’équilibre bénéfice-risque étant favorable.
Le syndrome des faux souvenirs se manifeste par des distorsions (transformation, imagination, oubli) d’un évènement lors du rappel ou de la reconnaissance de celui-ci. Le déclin cognitif lié aux troubles de la mémoire (AVC, Alzheimer) n’est pas la seule cause de ce phénomène. La dépression peut aussi provoquer de faux souvenirs. Ces faux souvenirs peuvent aussi se manifester chez des personnes saines et entraîner de faux témoignages. Comment reconnaître un faux souvenir ? Quelles sont ses causes ? Que faire en cas de syndrome des faux souvenirs ?
C’est quoi le syndrome des faux souvenirs ?
Le phénomène du faux souvenir désigne le rappel ou la reconnaissance d’évènements qui n’ont jamais eu lieu. Les faux souvenirs présentent des distorsions et interprétations par rapport à un évènement réel. Ils concernent la mémoire épisodique, c’est-à-dire celle des évènements personnellement vécus. Si la plupart des faux souvenirs sont liés à des pathologies cérébrales, certains apparaissent chez le patient sain et peuvent entraîner de faux témoignages par exemple. « Tout souvenir contient une part de déformations puisque par essence il est une reconstruction plus ou moins approximative de la réalité à partir de ce que nous connaissons de nous-même et de souvenirs des détails vécus, et c’est un phénomène normal » explique Pascale Piolino, professeure en psychologie cognitive et spécialisée de la mémoire autobiographique dans un article publié en 2006. Les souvenirs peuvent être sujets à la transformation, au mélange, à l’imagination, à l’altération ainsi qu’à l’oubli. Une personne est victime d’un faux souvenir lorsqu’elle se remémore un événement qu’elle pense avoir vécu et qui en fait n’a pas eu lieu, ce que l’on appelle confabulation ou « mensonge honnête ». « Pour certains, il s’agirait en fait de faux souvenirs construits par les patientes sous l’influence de suggestions plus ou moins contraignantesprésentées par les thérapeutes lors de thérapie. Si la question des faux souvenirs se rapporte à la construction d’un événement que la personne croit avoir vécu, d’une manière plus générale la question s’étend aux diverses transformations que peuvent subir nos souvenirs en fonction de divers paramètres présents au moment où nous les récupérons » indique Xavier Seron, Professeur en neuropsychologie que nous avons interrogé.
Pourquoi j’ai des faux souvenirs ?
► « Il y a le rôle de la répétition. A force de produire des récits sur ce qui nous est arrivé, nous pouvons en fonction de l’audience et des raisons pour lesquelles nous évoquons un souvenir insister sur tel ou tel aspect ou combler une lacune dans un souvenir fragmentaire et inconsciemment créer un souvenir faussé qui s’inscrira cependant profondément dans notre mémoire et que nous tiendrons pour véritable » avance le Pr Seron.
► Il y a aussi des confusions liées aux erreurs de source : le sujet se trompe sur le contexte (spatial, temporel ou social) dans lequel l’évènement souvenu a eu lieu. « Je peux me souvenir par exemple d’une remarque de mon père telle que « un travail doit être parfait autrement il est à refaire » et la lui attribuer parce qu’il était particulièrement exigeant et autoritaire pour découvrir ensuite – en discutant avec d’autres membres de ma famille – que cette remarque avait été émise par ma mère » illustre le neuropsychologue.
► Nos schémas sur les événements, nos stéréotypes sur les personnes peuvent influencer nos mécanismes de récupération et influencer le contenu de nos récits lors de la remémoration d’un souvenir.
► L’affaiblissement des souvenirs liés à l’âge ou aux troubles de la mémoire avec déclin cognitif (Alzheimer, AVC, syndrome de Korsakoff par exemples)
► La dépression aurait également une influence sur la mémoire autobiographique et pourrait biaiser celle-ci. « Les personnes déprimées surenchérissent les expériences négatives de leur passé, elles sont plus fréquemment victimes de souvenirs traumatiques qui surgissent à leur insu. A l’inverse, elles « perdent » en souvenirs personnels positifs. Enfin, la dépression diminuerait le caractère détaillé des souvenirs au profit de généralités, de souvenirs vagues » développe le Pr Seron.
« Il n’y a pas de méthodes permettant de détecter avec certitude un faux souvenir »
Comment reconnaître un faux souvenir ?
Comme les patients sont persuadés d’avoir vécu les souvenirs qu’ils rapportent, que la mémoire modifie plus ou moins tous les souvenirs, il est difficile de reconnaître un faux souvenir. « Excepté les souvenirs délirants comme les personnes rapportant avoir rencontré des extraterrestres, il n’y a pas à ma connaissance de méthodes permettant de détecter avec certitude un faux souvenir » admet le Pr Xavier Seron. Les albums photos par exemple peuvent produire un souvenir que l’on pense se remémorer alors qu’on se souvient seulement de la photo. « L’image médicale est une piste explorée pour diagnostiquer les faux souvenirs » note le neuropsychologue.
Que faire en cas de syndrome des faux souvenirs ?
« L’hypnose peut permettre de retrouver certains détails « occultés » des souvenirs trop vagues mais elle produit davantage d’intrusions de faux souvenirs » remarque Xavier Seron. Interroger le patient sur les détails (olfactifs notamment) de son souvenir, sur les personnes présentes, lui proposer de visualiser l’évènement souvenu peut permettre dans certains cas de démêler le vrai du faux. Pour Xavier Seron, « lorsqu’on a le sentiment qu’un souvenir pourrait être faux, il peut être utile de s’engager dans une série de démarches de vérification. Certains doutent peuvent être émis par la personne elle-même, d’autres par l’entourage« .
Merci à Xavier Seron, Pr en neuropsychologie.
Source : Les faux souvenirs : à la frontière du normal et du pathologique, Pascale Piolino, juin 2006
Tennis, football, danse, marche, vélo, course à pieds... L’activité physique désigne tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques qui requiert une dépense d’énergie, rappelle l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Elle inclut les mouvements effectués durant les loisirs, dans la vie professionnelle ou pour se déplacer d’un endroit à l’autre. Problème : nous sommes de plus en plus sédentaires. « Plus d’une femme sur 5 cumulent sédentarité et inactivité physique » soulignait par exemple Santé Publique France en s’appuyant sur les résultats de l’étude Esteban. A l’origine de cette sédentarité, l’utilisation croissante des écrans et le recours aux transports (voiture, métro, train). « 71% des filles et 87% des garçons de 15-17 ans passent 3 heures ou plus devant un écran chaque jour » chiffrait l’agence de santé. Or moins bouge, plus on augmente le risque de décéder d’une maladie cardiovasculaire, d’un cancer ou encore d’un diabète. La sédentarité favorise par ailleurs la prise de poids et détériore la qualité du sommeil. Quelle quantité de sport par jour ? Combien de jour par semaine ? Voici les recommandations de l’OMS en terme d’activités physiques, actualisées en octobre 2022.
Quelles sont les recommandations d’activités physiques pour les enfants et adolescents ?
Les lignes directrices et recommandations de l’OMS donnent des indications (par tranches d’âge et groupes de population précis) sur le volume d’activité physique nécessaire à une bonne santé.
Nourrissons
Enfants 1-2 ans
Enfants 3-4 ans
Enfants et adolescents 5-17 ans
Actifs plusieurs fois par jour
180 min/ jour
180 min/jour (dont 60 min d’intensité modérée à soutenue)
Quelles sont les recommandations d’activités physiques pour les adultes ?
Selon l’OMS, les adultes de 18 à 64 ans :
devraient consacrer au moins 150 (2h30) à 300 minutes (5 heures) par semaine à une activité d’endurance d’intensité modérée ;
ou pratiquer au moins 75 (1h15) à 150 minutes (2h30) d’activité d’endurance d’intensité soutenue ; ou une combinaison équivalente d’activités d’intensité modérée et soutenue tout au long de la semaine ;
devraient pratiquer 2 fois par semaine ou davantage des activités de renforcement musculaire d’intensité modérée ou supérieure – qui sollicitent les principaux groupes musculaires.
peuvent porter à plus de 300 minutes la pratique d’une activité d’endurance d’intensité modérée ; ou pratiquer plus de 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue ; ou une combinaison équivalente d’activités d’intensité modérée et soutenue tout au long de la semaine, afin d’en retirer des bienfaits supplémentaires pour la santé ; et
devraient limiter leur temps de sédentarité. Remplacer la sédentarité par une activité physique quelle qu’en soit l’intensité (y compris légère) est bénéfique pour la santé ;
devraient tous s’efforcer de dépasser les niveaux recommandés d’activité physique d’intensité modérée à soutenue afin d’amoindrir les effets néfastes d’un niveau de sédentarité élevé.
Quelles sont les recommandations d’activités physiques pour les personnes âgées ?
Pour les personnes âgées de 65 ans et plus, les recommandations sont les mêmes que pour les adultes de 18-64 ans avec une indication supplémentaire concernant des activités qui mettent l’accent sur l’équilibre fonctionnel 3 fois par semaine afin d’améliorer leur capacité fonctionnelle et prévenir les chutes.
Quelles sont les recommandations d’activités physiques pour les femmes enceintes ?
Les femmes enceintes et en post-partum sans contre-indication devraient consacrer au moins 150 minutes soit 2h30 par semaine à une activité physique modérée et pratiquer une variétés d’activités de renforcement musculaire. L’activité physique chez la femme enceinte réduit les risques de :
Quelles sont les recommandations d’activités physiques en cas de maladies chroniques ?
Les personnes atteints d’une maladie chronique (hypertension, diabète de type 2, cancer etc) devraient consacrer entre 2h30 et 5 heures par semaine à une activité physique modérée ou pratiquer entre une 1h15 et 2 heures d’activité d’endurance soutenue. Elles devraient également pratiquer 2 fois par semaine ou plus des activités de renforcement musculaire.
Quelles sont les recommandations d’activités physiques pour les adultes souffrant d’un handicap ?
Les adultes présentant un handicap devraient effectuer entre 2h30 et 5 heures par semaine d’activité physique modérée, entre 1h15 et 2h30 d’activité d’endurance soutenue, 2 fois par semaine des activités de renforcement musculaire.
De nombreuses substances peuvent être détectées et analysées dans les urines. Les analyses d’urines permettent d’aider au diagnostic de certaines pathologies (infection urinaire, diabète…), mais aussi de mieux définir leur traitement. Mais elles permettent aussi de savoir si une femme est enceinte par exemple.
Qu’est-ce qu’un ECBU ?
On parle de l’ECBU pour désigner l’Examen CytoBactériologique des Urines. C’est sûrement un des examens les plus demandés au cours des consultations. Il permet de détecter plusieurs composés que l’on ne devrait pas retrouver dans les urines, ou alors seulement dans certaines limites.
On parle d’hémoglobinurie ou d’hématurie quand l’analyse d’urines permet de retrouver la présence de sang dans les urines.
On parle de protéinurie quand des protéines (en quantité plus importante que les traces habituellement présentes) y sont retrouvées.
Une glycosurie signale la présence de sucres, ce qui peut témoigner d’un diabète.
Quant à l’albuminurie, elle est le signe de la présence d’une protéine particulière, l’albumine, et peut refléter une hypertension artérielle.
D’autres éléments (tels que le sodium, le potassium, le calcium, le chlorure, l’acide urique, l’urée ou la créatinine) peuvent aussi être recherchés selon la demande du médecin.
La présence de globules blancs (appelée leucocyturie) est relativement fréquente car elle signale une infection urinaire.
Par ailleurs, le dosage de la Beta HCG permet de confirmer une grossesse.
Certains composés, tels que la porphyrine, peuvent signaler des maladies rares.
Quelles sont les indications de l’ECBU ?
L’examen cytobactériologique des urines peut être prescrit par le médecin dans le but de mettre en évidence par exemple :
Chez la femme, l’infection urinaire se manifeste en général par les symptômes suivants : « douleurs à la miction, comme des brûlures, une envie fréquente d’uriner, la présence de sang dans les urines (ce qui n’est pas forcément un signe de gravité, des frissons ou encore de la fièvre« , détaille le médecin. Les mêmes symptômes se retrouvent chez l’homme, ils sont parfois associés à une douleur dans les testicules, ainsi qu’à un écoulement de liquide par l’urètre.
Faut-il être à jeun pour faire un ECBU ?
« L’ECBU doit être fait avec les premières urines du matin, ou au moins après 4 heures sans uriner (selon les laboratoires) » répond notre interlocuteur. Généralement, l’ECBU est réalisé au réveil à domicile puis déposer au laboratoire ou directement au laboratoire. Il n’est souvent pas nécessaire d’être a jeun pour réaliser un ECBU mais dans le doute, selon les analyses demandées par le médecin, mieux vaut poser la question au laboratoire avant de le réaliser.
Comment recueillir les urines pour un ECBU ?
« Il y a des conditions particulières pour recueillir l’urine, explique le docteur Romain Troalen. Ce doit être fait avec les premières urines du matin, ou au moins après 4 heures sans uriner (selon les laboratoires). Il faut également respecter des règles d’hygiène, pour ne pas contaminer l’urine avec des bactéries de l’extérieur ». Le recueil d’urines doit être réalisé avant la prise d’antibiotiques.
Le recueil d’urines peut être réalisé à domicile ou au laboratoire.
Se laver soigneusement les mains avec de l’eau et du savon ou une solution hydro-alcoolique.
Réaliser une toilette intime minutieuse avec la lingette désinfectante fournie (chez la femme : écarter les grandes lèvres / chez l’homme : faire une toilette du gland après avoir décalotté).
Ouvrir le flacon de recueil, poser le couvercle avec la canule vers le haut (Ne pas toucher la canule bleue avec les doigts).
Commencer à uriner dans les toilettes pour éliminer le premier jet puis uriner dans le pot sans interrompre le jet jusqu’à l’atteinte d’une quantité suffisante. (les femmes doivent tenir les lèvres écartées pendant le recueil).
Le flacon de recueil ne doit pas touché la peau.
Poser le flacon.
Finir d’uriner normalement dans les toilettes.
Se laver les mains.
Refermer le flacon avec le couvercle en vous assurant de la bonne étanchéité. Le rapporter au laboratoire.
Comment se passe l’analyse des urines ?
Après le recueil des premières urines en laboratoire, cet examen se déroule en deux étapes.
► La première est l’examen purement cytologique, qui consiste à observer l’urine au microscope afin de détecter une concentration anormalement élevée de leucocytes, des cellules se multipliant en cas d’infection. « Si la présence d’une infection urinaire est confirmée, l’urine est ensuite mise en culture, ce qui consiste à faire multiplier les bactéries« , explique le Dr Romain Troalen, généraliste dans la région parisienne.
► L’examen bactériologique détermine ensuite le nombre et la nature des bactéries responsables de l’infection. En fonction du résultat, le médecin n’a plus qu’à choisir le traitement adapté.
Quels sont les résultats normaux d’un ECBU ?
Les valeurs normales, indiquant qu’il n’y a aucune pathologie, indiquent moins de 10.000 leucocytes/mL (globules blancs), moins de 1.000 hématies/mL (globules rouges) et une absence de germe. « Il peut également y avoir des cellules épithéliales en petit nombre. Il s’agit des cellules protectrices de la paroi de la vessie. Il peut aussi y avoir des cylindres hyalins et cristaux », précise-t-il.
ECBU positif : quel taux de leucocytes et d’hématies ?
En cas d’infection urinaire, le taux de leucocytes et d’hématies augmente, et on peut détecter la présence d’une bactérie comme, le plus souvent, l’Escherichia coli. « Le taux significatif de positivité est variable selon les laboratoires, mais il est en général de plus de 10 000 pour les leucocytes, les hématies et les bactéries, et plus de 1 000 pour l’Escherichia coli », explique le médecin. En effet, un taux de leucocytes élevé traduit une réponse inflammatoire à une infection. Généralement, un seul type de bactérie est en cause. Le laboratoire pourra détecter laquelle grâce à une culture et un antibiogramme, et le médecin donnera un traitement adapté.
Qu’est-ce que l’ECBU réalisé par sonde ?
L’ECBU peut être réalisé dans le but de prévenir une possible infection urinaire après la pose d’une sonde urinaire. Dans ce cas, le prélèvement de l’urine se fait en introduisant une seringue dans le tube reliant la vessie à la poche urinaire, et non directement dans la poche, car il peut y avoir eu une multiplication des bactéries.
Peut-on faire un ECBU sans ordonnance ?
Il est possible de demander à faire un examen d’urine sans ordonnance directement au laboratoire, mais vous ne pourrez être remboursés ni par la sécurité sociale, ni par la mutuelle. Il vous sera alors demandé de remplir un formulaire de demande d’analyse sans ordonnance. De plus, en cas d’infection, il est obligatoire d’avoir, par la suite, une prescription médicale pour obtenir un traitement, puisqu’un traitement antibiotique ne s’obtient pas sans ordonnance.
Comment faire un ECBU chez le bébé ?
« L’ECBU chez le bébé se pratique exactement de la même manière. La seule différence se fait au moment de recueillir l’urine : une poche spéciale doit être utilisée pour ne pas contaminer l’échantillon« , explique le médecin. Il rappelle également que les infections urinaires peuvent être très graves chez les bébés : « Elles se transforment rapidement en pyélonéphrites, c’est-à-dire en infections rénales« . Il s’agit d’une bactérie qui remonte directement de la vessie à l’uretère pour arriver dans le rein, ce qui va l’infecter. « Si un enfant à de la fièvre pendant trois ou quatre jours, une ECBU doit obligatoirement être pratiquée, car les conséquences d’une pyélonéphrite peuvent être très graves« , rappelle le médecin.
Merci au Dr Romain Troalen, généraliste dans la région parisienne.
Une péricardite est l’inflammation de l’enveloppe cardiaque. Elle est due généralement à une infection virale (virus du rhume, d’une angine, du Covid…). Même si elle n’est pas grave en soi, elle doit tout de même être prise au sérieux. C’est quoi une péricardite aiguë ? Chronique ? Avec ou sans épanchement ? Quels sont les symptômes d’une péricardite ? Ses causes ? Comment la diagnostique-t-on ? Comment en guérir ? Eclairage et interview du Dr Géraud Delesalle, cardiologue.
Qu’est-ce qu’une péricardite ?
Une péricardite correspond à l’inflammation du péricarde, l’enveloppe du coeur. « Le péricarde entoure le cœur. Il est composé de deux feuillets (un feuillet pariétal qui est extérieur et un feuillet viscéral qui est intérieur). Et au sein de l’espace péricardique, il y a du liquide lubrifiant qui enveloppe le cœur et qui lui permet de se contracter et de bouger sans qu’on le sente. En cas d’inflammation du péricarde, les feuillets ne peuvent plus glisser l’un contre l’autre sans frottement, ce qui peut entraîner des douleurs. C’est un peu comme si on frottait deux morceaux de cuir entre eux : ils accrochent« , décrit le Dr Delesalle. La péricardite provient le plus souvent d’un mécanisme inflammatoire, réactionnel à une infection virale. La péricardite peut être aiguë ou chronique, avec épanchement ou sèche.
Certains types de péricardites peuvent survenir d’un coup et durer peu de temps (quelques semaines) : on parle alors de péricardite aiguë.
C’est quoi une péricardite chronique ?
Une péricardite chroniquedure plus de 3 mois. Généralement, elle résulte d’une tuberculose ou est consécutive à une radiothérapie (au niveau du sein gauche notamment lors d’un cancer du sein) ou à une chirurgie cardiaque « Pour opérer le cœur, on l’ouvre et il peut y avoir une réaction inflammatoire à distance de l’opération qui va devenir chronique et qui va entraîner une constriction du péricarde : l’enveloppe n’est plus très souple, devient rigide ou plus épaisse, ce qui va contraindre le cœur qui aura moins d’espace pour sa mobilité. Dans ce cas, on parle de péricardite chronique constrictive » explique le Dr Delesalle. Avant d’ajouter : « Dans le cas d’une péricardite chronique, l’inflammation dure plus longtemps que pour une péricardite aiguë, ce qui peut entraîner un remaniement fibreux du péricarde, dont des calcifications..
C’est quoi une péricardite avec épanchement ?
« Une péricardite peut provenir d’un épanchement, autrement dit, d’un liquide en excès dans la cavité péricardique« , répond notre cardiologue.
On parle de péricardite sèche lorsqu’il n’y a pas de liquide en excès dans la cavité péricardique, en opposition à la péricardite avec épanchement. « Attention à ne pas poser le diagnostic de péricardite sèche à tort, car certains épanchements peuvent être invisibles à l’échographie cardiaque » tient à préciser notre interlocuteur.
C’est quoi une péricardite idiopathique ?
Une péricardite est dite idiopathique quand on ne connaît pas sa cause.
Herpès (cytomégalovirus, virus Epstein-Barr, human herpes virus-6)
Adénovirus
Parvovirus B19
Sars-CoV-2 (c’est rare)
Péricardite post Covid : combien de cas ?
« En effet, il y a eu quelques cas de péricardite post Covid« , mentionne notre cardiologue. Mais « dans la majorité des cas, l’état de santé des patients s’est amélioré de lui-même (la péricardite s’est résorbée d’elle-même) ou à l’aide d’un traitement », a rassuré l’Agence du médicament (ANSM), fin 2021. Depuis avril 2021, il s’agit aussi d’un effet secondaire pouvant survenir « rarement » après une injection de vaccin contre le Covid-19 à ARN (Comirnaty de Pfizer ou Spikevax de Moderna). Ces cas restent peu nombreux au regard du nombre personnes vaccinées en France : les données du Système National des Données de Santé rapportent 917 cas de péricardite (âge médian de 34 ans, 38% de femmes) entre le 15 mai et le 31 août 2021 chez les personnes âgées de 12 à 50 ans. Le risque est « plus élevé avec le vaccin de Moderna« selon l’ANSM. « Sur la période étudiée, aucun décès n’a été rapporté parmi les personnes hospitalisées pour une myocardite ou une péricardite suite à la vaccination » rassure l’Agence du médicament.En avril 2022, l’étude Epi-Phare a aussi conclu que « les cas de péricardite suivant la vaccination n’apparaissent pas plus graves que ceux survenant en dehors de la vaccination« .
Quels sont les symptômes d’une péricardite ?
Une péricardite peut être symptomatique ou asymptomatique (sans symptômes). « Généralement, une péricardite virale chez un sujet jeune entraîne une douleur dans la poitrine. Mais une péricardite peut également être détectée de manière fortuite suite à des examens réalisés dans le cadre d’un cancer ou d’une autre pathologie (cirrhose du foie, pathologie digestive…) sans que le patient n’observe une douleur particulière« , détaille le Dr Delesalle. Dans le cas d’une péricardite symptomatique, on peut observer une fièvre, des difficultés à respirer, des palpitations, un essoufflement, de la toux…
Comment reconnaître la douleur d’une péricardite ?
La douleur typique d’une péricardite est « une douleur à la poitrine, oppressante, du côté du cœur (mais pas toujours), augmentée en position allongée et lors de l’inspiration » décrit notre spécialiste.
Comment pose-t-on le diagnostic d’une péricardite ?
« Face à une suspicion de péricardite, la plus grande difficulté est d’affirmer le diagnostic afin de mettre en place un traitement adapté« , prévient notre interlocuteur. Pour cela, on se base sur plusieurs critères :
Un faisceau d’arguments cliniques : le type de douleur ressentie, la présence de fièvre.
L’écoute du cœur en auscultation à l’aide d’un stéthoscope (un bruit très particulier de frottement peut alerter le médecin).
Des signes spécifiques à l’électrocardiogramme.
L’aspect du cœur sur l’échographie cardiaque (épanchement péricardique…).
Les résultats de la prise de sang (élévation des biomarqueurs d’inflammation).
La preuve d’une inflammation péricardique par une technique d’imagerie (scanner, IRM).
Le traitement dépend du type et de l’origine de la péricardite :
► Face à une péricardite virale chez un sujet jeune et en bonne santé, le traitement consiste en la prescription d’anti-inflammatoires : l’aspirine (administrée pendant quelques semaines, schéma à posologie décroissante avec différents paliers) et la colchicine (administrée au long cours, pendant deux à trois mois afin de limiter le risque de récidive de péricardite). En plus des anti-inflammatoires, on peut aussi administrer des antidouleurs tel que le paracétamol. « S’il y a un épanchement, on refait un contrôle de l’échographie pendant le traitement anti-inflammatoire et après pour s’assurer que l’épanchement régresse. On fait un contrôle de la prise de sang pour vérifier que l’inflammation régresse et envisager d’arrêter les anti-inflammatoires« , détaille le cardiologue.
► Face à une péricardite tuberculeuse, il faut traiter la tuberculose.
► Face à une péricardite d’origine bactérienne, le traitement consistera en la prise d’antibiotiques
► Face à une péricardite avec épanchement, chez un patient pris en charge pour un cancer, ce sera éventuellement de la colchicine, de la chimiothérapie voire une ponction chirurgicale du péricarde.
Quelles sont les complications possibles d’une péricardite ?
Parmi les complications possibles d’une péricardite :
► La myocardite, une inflammation du muscle cardiaque associée à un risque d’arythmie cardiaque et d’arrêt cardiaque
► La récidive d’une péricardite (on parle d’une péricardite incessante ou intermittente). Dans ce cas, on peut être amené à faire des examens plus poussés, notamment des sérologies virales plus recherchées pour détecter le virus en cause, ainsi qu’une IRM cardiaque.
► La tamponnade cardiaque est la complication d’un épanchement péricardique. « Dans ce cas de figure, l’enveloppe cardiaque (donc le péricarde) se remplit de liquide de façon tellement importante que le liquide va comprimer le cœur, qui n’arrive plus à se remplir de sang à chaque cycle cardiaque, donc le cœur s’accélère, la tension baisse, il peut y avoir des œdèmes au niveau des jambes et cela peut conduire à l’arrêt cardiaque« , explique le Dr Delesalle.
Comment faire la différence entre une myocardite et une péricardite ?
« Une péricardite est une inflammation du péricarde qui entraîne une douleur, donc un symptôme qu’il convient de traiter, mais elle n’est pas grave en soi. En revanche, une myocardite est une inflammation du muscle cardiaque qui est associée à un risque d’arythmie cardiaque (trouble du rythme cardiaque) et donc d’arrêt cardiaque. Donc s’il y a une péricardite avec une myocardite, on va privilégier la prise en charge de la myocardite« , insiste le Dr Delesalle. La façon de les distinguer est de faire un dosage de la troponine qui est une enzyme cardiaque.
► Troponine élevée : signe d’une inflammation du muscle cardiaque, on s’oriente plutôt vers une myocardite.
► Troponine normale : signe d’une inflammation de la membrane cardiaque, on s’oriente plutôt vers une péricardite.
Une péricardite est-elle mortelle ?
« En général non, répond d’emblée notre interlocuteur. Néanmoins, c’est intéressant de poser un diagnostic assez vite pour mettre en place un traitement adapté. Il y a toutefois un premier problème : les symptômes cliniques et les signes à l’ECG sont variables et dépendent de la position des feuillets. De même, le frottement à l’auscultation peut être entendu à un moment T et ne plus être entendu 5 minutes après, ce qui complexifie le diagnostic. Faire le diagnostic d’une péricardite permet aussi et surtout d’éliminer par une prise de sang le diagnostic d’une myocardite associée, qui peut être mortelle »
Combien de temps d’arrêt pour une péricardite ?
Généralement une péricardite aiguë nécessite une période de convalescence et peut nécessiter un arrêt de travail allant de 2 à 4 semaines. Dans tous les cas, la reprise du travail doit être progressive.
Peut-on faire du sport après une péricardite ?
La péricardite contre-indique le sport pendant plusieurs semaines puisqu’elle nécessite du repos. La limitation de l’exercice physique doit être envisagée chez les non-athlètes jusqu’à la résolution des symptômes et la normalisation du bilan sanguin, de l’échographie cardiaque et de l’électrocardiogramme. L’arrêt de l’activité sportive chez les athlètes doit être d’au moins 3 mois après le début de la péricardite, recommande un consensus d’experts, dont les propos ont été rapportés par la Société européenne de cardiologie.
Merci au Dr Géraud Delesalle, cardiologue.
Sources : Agence du médicament / Haute Autorité de Santé / Recommandations de la Société européenne de cardiologie