L’hydrotubation consiste en l’instillation d’une solution aqueuse composée de sérum physiologique ainsi que d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires dans les trompes de Fallope afin de les déboucher.
Quand faire une hydrotubation ?
L’hydrotubation serait indiquée chez les patientes présentant une infertilité tubaire, c’est-à-dire une obstruction des trompes de Fallope. Les trompes de Fallope sont des conduits reliant les ovaires à l’utérus. Celles-ci jouent un rôle essentiel dans la reproduction car elles permettent le passage des spermatozoïdes vers l’ovocyte expulsé lui-même par l’ovaire et qui se trouve alors dans le pavillon tubaire. La fécondation a ensuite lieu dans l’ampoule tubaire. Enfin, l’embryon remonte la trompe pour aller s’installer dans la cavité utérine. Lorsqu’il y a infertilité tubaire, cela signifie que la rencontre entre les spermatozoïdes et l’ovocyte est impossible. L’obstruction des trompes de Fallope serait l’une des principales causes d’infertilité chez la femme.
Est-elle utilisée en France ?
Non, l’hydrotubation n’est pas utilisée en France. Les nombreux gynécologues français contactés ne possèdent pas de connaissances concernant cette technique et très peu d’informations existent sur ce sujet dans la littérature scientifique française. Celle-ci semble davantage se tourner vers certains pays d’Afrique où « 65 à 85 % des infertilités tubaires sont d’origine infectieuse », selon cet article scientifique sur l’Infertilité tubaire en Afrique. « La prise en charge de l’infertilité en Afrique est complexe, du fait de la précarité des moyens de prévention et de la difficulté de disponibilité et d’accessibilité des méthodes de diagnostic et de traitement. Grâce à des prouesses technologiques (cœlioscopie, FIV), de nombreuses femmes ayant une infertilité tubaire ont pu procréer dans les pays développés. Ces techniques tardent à se vulgariser en Afrique à cause de leur coût et de leur disponibilité« , expliquent les auteurs, médecins au sein du service de gynécologie-obstétrique de la clinique Biasa à Lomé, au Togo. Dans une publication Facebook, la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) confirme : l’hydrotubation « n’est plus pratiquée dans les pays développés qui utilisent plus les techniques de procréation médicalement assistée ».
Est-elle efficace ?
Selon l’article sur l’Infertilité tubaire en Afrique, l’hydrotubation tout comme l’insufflation tubaire n’ont pas montré leur efficacité. « La valeur thérapeutique de ces techniques est subjective mais, faute d’autres moyens, elles constituent le traitement de première intention. Leur efficacité n’a pas été démontrée en termes de taux de grossesse intra-utérine. Elles sont souvent utilisées faute d’autres moyens sans aucune preuve de la normalité ou de l’intégrité tubaire. » Dans certains cas l’hydrotubation a également pu être utilisée en complément d’une chirurgie tubaire. Mais selon un article paru en avril 2009 dans le National Library of Medicine, « la chirurgie pour corriger les lésions tubaires est entreprise pour améliorer les taux de grossesse et de naissances vivantes. L’hydrotubation postopératoire (rinçage des trompes de Fallope) a été utilisée pour améliorer les résultats de la chirurgie tubaire. La revue des essais a révélé qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour étayer la pratique courante de l’hydrotubation ou cette laparoscopie de contrôle après une chirurgie pelvienne de la reproduction. Plus de recherche est nécessaire« . Enfin, d’après un autre article publiée dans le National Library of Medicine en janvier 2009, l’hydrotubation peut « avec une bonne sélection des cas, être bénéfique dans les pays pauvres en ressources, en particulier chez les patients présentant une occlusion tubaire incomplète (adhérences périfimbriales bilatérales) et dans le cadre du traitement de l’infertilité inexpliquée ».
Est-ce que ça fait mal ?
Selon les études scientifiques et le témoignage sur les réseaux sociaux de femmes ayant subi cette intervention en Afrique les douleurs pelviennes sont très fréquentes. Autre complication : des saignements vaginaux peuvent survenir.
En France, quel est le traitement pour les trompes de Fallope bouchées ?
Selon le Collège nationale des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), aucun médicament n’est efficace, seule la chirurgie ou plastie tubaire peut permettre de déboucher les trompes. « Elle consiste à ouvrir l’extrémité de la trompe et à enlever les adhérences (espèce de voiles qui enveloppent les ovaires et l’extrémité de la trompe) soit à enlever la zone malade et à rapprocher les deux bouts sains. Cette chirurgie se pratique désormais essentiellement sous cœlioscopie, c’est-à-dire sans ouvrir le ventre, lors d’une très courte hospitalisation. »
Sources : – Infertilité tubaire en Afrique (M.K. FIADJOE, V. ADJENOU, J.C. KOLANI, K.K. EGAH (Lomé, Togo)) – Publication Facebook de la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina, SOGOB – Procédures postopératoires pour améliorer la fertilité après une chirurgie reproductrice pelvienne, National library of medicine – L’hydrotubation dans la prise en charge de l’infertilité féminine : résultats dans les milieux à faibles ressources, National library of medicine – Collège nationale des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF)
Longtemps utilisée chez les bébés atteints de bronchiolite, la kinésithérapie respiratoire par désencombrement bronchique (comprenant des manoeuvres, ndlr) n’est plus systématique aujourd’hui, et même plus recommandée pour les moins d’1 an qui font leur premier épisode « maisla kinésithérapie respiratoire, ce ne sont pas seulement les techniques de désencombrement » exposed’embléePascale Mathieu, kinésithérapeute et Présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes. Quel est le rôle aujourd’hui du kinésithérapeute dans la prise en charge de la bronchiolite ? Pour quels bébés ? De quel âge ? Quelles sont les contre-indications ? Réponses avec Pascale Mathieu et le Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue et Président de l’association Santé respiratoire France.
Quelles sont les indications de la kiné respiratoire en cas de bronchiolite ?
Les manoeuvres de kinésithérapie respiratoire pour désencombrer les bronches ne sont plus recommandées chez les enfants de moins d’un an qui ont un premier épisode de bronchiolite « mais la kiné respiratoire (hors manoeuvres, ndlr) est efficace pour assurer le confort de l’enfant, améliorer les signes et soulager les symptômes notamment par le mouchage du nez et le suivi de l’évolution de l’état de l’enfant » précise Pascale Mathieu. La HAS recommande de proposer « la kinésithérapie respiratoire qu’aux enfants qui souffrent par exemple d’une pathologie respiratoire chronique ou d’une maladie neuromusculaire« . « La kiné respiratoire peut être efficace pour la prise en charge de la bronchiolite si elle est liée à d’autres pathologies respiratoires que l’infection virale classique pour drainer les sécrétions. Elle peut soulager l’enfant » confirme le Dr Frédéric Le Guillou. « En effet, à partir de plusieurs épisodes de bronchiolites on peut rapprocher la prise en charge à celle de l’asthme et la kiné respiratoire peut être utile pour soulager l’enfant en l’aidant à drainer les sécrétions » ajoute-t-il.
Pourquoi la kiné respiratoire n’est plus recommandée par la HAS ?
En raison d’un manque de preuves dans la littérature scientifique, la Haute Autorité de Santé (HAS) a décidé en novembre 2019 de ne plus recommander la kinésithérapie respiratoire visant à désencombrer les bronches chez l’enfant de moins de 12mois lors du premier épisode de bronchiolite.« L’augmentation du flux expiratoire n’est pas efficace dans la prise en charge des nourrissons hospitalisés pour une bronchiolite aiguë. N’ayant pas fait la preuve de son efficacité pour les formes de bronchiolites traitées en ambulatoire non plus, elle n’est donc pas recommandée » a expliqué l’autorité. « Il faut lever l’ambiguïté. Il ne s’agit pas d’une contre-indication mais seulement d’une recommandation qui ne concerne pas tous les enfants » souligne Pascale Mathieu qui précise que « la kinésithérapie respiratoire, ce ne sont pas seulement les techniques de désencombrement ». Plusieurs syndicats de kinésithérapeutes avaient réagi à la publication de la HAS dans un communiqué, rappelant qu’ « à aucun moment la HAS ne dit qu’il ne faut pas consulter de kinésithérapeute en cas de bronchiolite ».
Quel est le rôle du kinésithérapeute en cas de bronchiolite ?
« Les parents peuvent consulter un kinésithérapeute qui pourra expliquer comment fractionner les apports alimentaires et comment aider leur enfant à mieux respirer grâce aux techniques de désobstruction des voies aériennes supérieures (mouchage du nez), sans aspirations nasopharyngées » répond la kinésithérapeute. Cette désobstruction doit être systématique et faite plusieurs fois par jour. Chez l’adulte« on travaille également sur les volumes en faisant expirer puis inspirer fortement le patient pour garder du volume à l’intérieur des poumons en travaillant le diaphragme et les muscles de la respiration« .
Qui consulter si bébé est très encombré ?
« Il faut consulter en premier lieu le médecin généraliste en cas de bronchiolite, insister sur le nettoyage de nez du bébé, aérer la chambre, fractionner l’alimentation s’il a des difficultés à manger » recommande le Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue. « Le kinésithérapeute pourra également orienter les parents vers les Urgences si besoin. Le suivi par un kiné permet d’éviter de nombreux passages aux Urgences inutiles et le risque de saturation des services de santé surtout en période hivernale » rappelle la kinésithérapeute.
Comment se déroule une consultation chez le kiné pour bronchiolite ?
« En cas de bronchiolite, le kiné reçoit les parents et l’enfant, interroge sur l’alimentation, le sommeil, le vomi, la toux, la présence ou non de diarrhée, ou encore l’essoufflement du bébé » explique la kinésithérapeute. « Ensuite il déshabille l’enfant et l’examine : il regarde la fréquence respiratoire et cardiaque, écoute si il y a du sifflement, si le nez est encombré, si le ventre se creuse quand le bébé respire, si il est en détresse respiratoire » poursuit notre interlocutrice. Tous les signes permettent ensuite de savoir quelle est la conduite à tenir. Si la prise en charge à l’hôpital n’est pas utile, « on procède au mouchage qui est essentiel et que souvent les parents n’osent pas effectuer. On peut également avoir recours aux techniques de kinésithérapie de désencombrement dans les cas où le bébé en a besoin (plus d’un an, épisodes répétés de bronchiolite, ndlr) » ajoute notre interlocutrice.
A partir de quel âge la kiné respiratoire peut-elle être pratiquée ?
Les manoeuvres de kiné respiratoire visant à désencombrer les bronches d’un enfant ne peuvent pas être pratiquées avant l’âge d’un an, sauf si l’enfant souffre d’une pathologie respiratoire chronique, d’une maladie neuromusculaire…
Combien de temps dure la kiné respiratoire en cas de bronchiolite ?
On consulte le temps nécessaire. « Parfois, 3 visites chez le kiné suffisent. Si les signes persistent, on pourra voir le bébé pendant une semaine. Il n’y a pas de durée prédéfinie » répond la kinésithérapeute.
Quelles sont les indications de la kiné respiratoire chez l’adulte ?
Chez l’adulte, la kiné respiratoire est indiquée en cas de maladies respiratoires (BPCO par exemple), bronchite, mucoviscidose, suites de chirurgies thoraciques (cancers du poumons, pleurésie) ou d’opération au niveau cardiaque entraînant des difficultés de mobilité de la cage thoracique et pour les pathologies pulmonaires. « La kiné respiratoire permettra de drainer les sécrétions bronchiques pour éviter la surinfection » précise le pneumologue.
Quelles sont les contre-indications de la kiné respiratoire ?
Les pathologies liées à une fragilité osseuse, telle que la maladie des os de verre, sont des contre-indications à la kiné respiratoire. « L’insuffisance cardiaque est aussi une contre-indication à la kiné respiratoire. Et il faut faire attention à ne pas traumatiser l’enfant. Certaines pratiques peuvent être vécues comme violentes, parfois. On ne devrait pas en faire pour les bébés de moins d’un an lors d’un premier épisode de bronchiolite » indique Frédéric Le Guillou en accord avec les recommandations de la HAS de 2019.
La kiné respiratoire est-elle prise en charge en cas de bronchiolite ?
La kiné respiratoire est remboursée en cas de bronchiolite chez le bébé sur prescription médicale.
Merci à Pascale Mathieu, kinésithérapeute et Présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes et au Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue et Président de l’Association Santé respiratoire France.
Définition : qu’appelle-t-on une vasoconstriction ?
Dans le domaine médical, la vasoconstriction désigne le processus naturel qui consiste à diminuer le calibre des vaisseaux sanguins grâce à la contraction des fibres musculaires. « Avec le phénomène de la vasodilatation, qui est le mécanisme inverse, la vasoconstriction intervient dans le cadre de la vasomotricité, explique le Dr. Jean-François Renucci. Ce phénomène concerne essentiellement les artères de petit calibre (artérioles). Il se produit sous la commande des influx nerveux provenant des centres vaso-moteurs, mais aussi selon la quantité d’oxygène et de bicarbonate dans le sang, voire de certaines hormones« .
Il en existe de 3 sortes : ► Le SVCR. Le syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible est rare. Il concerne plutôt les femmes autour de 45 ans et se manifeste essentiellement par une céphalée sévère. « Il est dû le plus souvent à la consommation de substances comme le cannabis, certains antidépresseurs, les vasoconstricteurs ORL… « , précise le Dr. Renucci. ► La vasoconstriction pulmonaire hypoxique (VPH). « Le poumon est le seul organe dont les vaisseaux se contractent en cas d’hypoxie (diminution du taux d’oxygène dans le sang), car dans tous les autres organes, la réponse est une vasodilatation, indique le Dr. Renucci. Dans le poumon, en cas de mauvaise ventilation d’une partie, le débit sanguin est préférentiellement dirigé vers les zones bien ventilées« . Ceci se produit dans certaines situations : hypoxie d’altitude et lésions pulmonaires focales. ► La vasoconstriction artérielle. La diminution du calibre d’une artère crée une mauvaise « alimentation » de l’organe concerné, donc son mauvais fonctionnement. Selon sa localisation, les symptômes sont différents. Dans certaines situations, l’hypertension artérielle peut provoquer une vasoconstriction cérébrale et un AVC (accident vasculaire cérébral).
Quelles sont les causes d’une vasoconstriction ?
Il existe plusieurs facteurs déclenchant la vasoconstriction :
La lésion des cellules musculaires : ce mécanisme physiologique contribue, par exemple, à arrêter un saignement lorsqu’un vaisseau sanguin est lésé, constituant ainsi la première phase de l’hémostase.
La production de certaines hormones comme l’angiotensine II, l’adrénaline ou encore la noradrénaline.
Le froid, afin de conserver la température du corps
La nicotine provoque une vasoconstriction des artères
La prise de certains médicaments, notamment ceux destinés à limiter les saignements.
Qu’est-ce qu’un effet vasoconstricteur ?
« Il s’agit d’un phénomène qui mime celui de la vasoconstriction : en rétrécissant le calibre des vaisseaux sanguins, il a un effet décongestionnant« , indique notre expert. Cela est principalement utilisé en cas de rhume pour décongestionner le nez, afin de stopper l’écoulement et favoriser une meilleure respiration.
Le froid peut-il provoquer une vasoconstriction ?
Oui, lorsqu’il fait froid, les vaisseaux situés à la surface de la peau subissent une vasoconstriction, c’est-à-dire une réduction de leur diamètre. « C’est une réaction normale de l’organisme qui s’assure ainsi d’apporter un maximum de sang vers les organes vitaux, que sont le cœur et le cerveau notamment, explique le Dr. Nina Roos, dermatologue. C’est la raison pour laquelle, l’hiver, nous avons fréquemment froid aux mains mais aussi aux pieds« . Chez les personnes les plus fragiles, ce système de régulation se fait de façon bien trop réactive et prononcée : au moindre pic de froid, le sang « déserte » les extrémités. Les doigts deviennent blancs et douloureux (syndrome de Raynaud, acrosyndrome…).
Quels sont les symptômes associés à la vasoconstriction ?
La vasoconstriction peut s’accompagner de divers symptômes :
Tout dépend de ce qui l’a provoquée. Lorsque la vasoconstriction est induite par la nicotine, la prise d’un médicament ou le stress, ses effets disparaîtront lorsque la cause aura elle-même disparu. Si c’est le froid, pratiquer une activité physique, réaliser des massages au niveau des extrémités et porter des vêtements protecteurs permettra de réchauffer le corps. Si elle est provoquée par une blessure, la vasoconstriction est nécessaire et s’arrêtera d’elle même lorsque la plaie ne saignera plus.
Merci au Dr. Jean-François Renucci, médecin vasculaire au CHU de la Timone, à Marseille.
Une subluxation est uneluxation incomplète. « Elle se caractérise par le déplacement transitoire d’un seul des deux os composant l’articulation, le plus souvent suite à un traumatisme, explique le Dr. Christophe Delong. L’articulation n’est alors plus correctement alignée et la perte de contact entre les surfaces articulaires n’est plus que partielle. Ceci revient en place rapidement et le plus souvent spontanément ».
Quelle différence entre luxation et subluxation ?
Alors que la subluxation est le déplacement partiel d’une surface articulaire par rapport à une autre, dans le cas d’une luxation, la perte de contact est totale.
Quelles sont les principaux types de subluxation ?
Les subluxations peuvent concerner n’importe quelle articulation que ce soit les phalanges, le coude, l’épaule, la hanche, le genou ou la cheville.
L’impossibilité de se servir de l’articulation concernée
Parfois, l’impression de décharges électriques dans l’articulation
Lorsqu’elle survient à l’épaule ou au genou, une déformation peut parfois être visible
Quelles sont les causes possibles d’une subluxation ?
Elle peut être causée par un traumatisme sur l’articulation, comme un choc, une chute ou un coup violent. « Les subluxations sont fréquentes chez les personnes hyperlaxes car leurs ligaments assurent mal leur fonction de maintien articulaire« , précise le Dr. Delong.
Quels examens faire pour diagnostiquer une subluxation ?
Une radiographie de l’articulation lésée est systématiquement réalisée, afin d’éliminer le diagnostic de fracture et confirmer la subluxation. Elle permet également d’évaluer sa gravité. Dans certains cas, le recours au scannerest nécessaire.
Comment soigner une subluxation ?
La première étape sera d’immobiliser l’articulation en cause soit avec une attelle pour la rotule ou le genou, soit une écharpe pour l’épaule. « En parallèle, un traitement à base d’antalgiques sera prescrit afin de réduire l’intensité de la douleur, ainsi que des anti-inflammatoires en cas d’inflammation locale, ajoute notre expert. Une manipulation pourra également être proposée en cas de subluxation au genou ou à l’épaule : elle consiste à rétablir le bon positionnement des os. Après cette réduction, le port d’attelle sera indispensable pour protéger l’articulation« . Par la suite, des séances de kinésithérapie peuvent être proposées pour favoriser un retour à la normale.
Quel est le temps moyen de guérison d’une subluxation ?
« En prenant en compte la rééducation, le temps de guérison peut durer plusieurs mois, entre 2 et 6 mois, selon la zone concernée« , précise le Dr. Delong. Cependant, une subluxation peut récidiver.
Merci au Dr. Christophe Delong, médecin spécialiste de Médecine Physique et de Réadaptation.
Pas ou plus envie d’utiliser les tampons ou serviettes hygiéniques ? Vous pouvez tenter la « cup » ou coupe menstruelle pendant vos règles. Mais attention à l’utiliser correctement : hygiène, durée de port, pose, retrait… Mode d’emploi et conseils avec le Docteur Brigitte Raccah-Tebeka, gynécologue à Colombes (92).
Qu’est-ce qu’une coupe menstruelle ?
Petite cloche en silicone, la coupe menstruelle aussi appelée menstrual cup ou cup est une protection hygiénique qui, contrairement aux serviettes et tampons,n’absorbe pas le sang, mais le retient à l’intérieur du vagin. Toutes les femmes peuvent l’utiliser.Les coupes menstruelles ont été inventées au début des années 1930 en alternative aux protections hygiéniques dites classiques.
Comment mettre une coupe menstruelle ?
« Opter pour la coupe menstruelle nécessite avant tout d’en connaître le fonctionnement et surtout une position décontractée puisqu’il s’agit d’introduire dans le vagin une petite coupelle« , précise le Docteur Brigitte Raccah-Tebeka, gynécologue à Colombes (92) Lors de la première utilisation, il est indispensable de stériliser la coupe menstruelleen la plongeant dans une casserole d’eau bouillante, puis ensuite vient la mise en place : « Avec les mains propres, on introduit la coupe menstruelle dans le vagin en la pliant en deux, pour qu’elle se déploie (à l’intérieur du vagin) jusqu’à adhérer aux parois vaginales de manière étanche, permettant ainsi d’éviter les fuites. La coupe doit être vidée au maximum toutes les 8 heures » affirme la gynécologue. Selon sa taille et le flux, la coupe nécessite d’être vidée 2 à 5 fois par jour.« Si l’insertion est difficile, humidifiez-la avec de l’eau ou avec un lubrifiant ou placez-la sous la douche ».
Pour prévenir toutes infections bactériennes, il est obligatoire de laver la coupe menstruelle à chaque retrait. Selon les recommandations de l’Anses, elle doit être lavée à l’eau chaude et au savon doux.
Quelles précautions d’hygiène avec la cup ?
Stériliser la coupe menstruelle lors de la première utilisation en la plongeant dans une casserole d’eau bouillante.
Stériliser la cup entre deux cycles.
Rincer la cup à chaque retrait
Se laver les mains avant d’introduire la cup dans le vagin et avant de la retirer.
Comment retirer la coupe menstruelle ?
Le retrait s’effectue grâce à la petite tige qui se trouve à sa base, en tirant doucement dessus et en étant dans une position décrontractée.
Quelle taille de cup choisir ?
Comme les tampons, la coupe menstruelle s’adapte à toutes les formes de vagin et existe en différentes tailles selon l’abondance du flux menstruel. « Choisir la bonne taille est primordial pour éviter les risques de fuite ! Certains fabricants proposent 2 à 6 modèles différents en fonction de son âge (plus ou moins 30 ans), selon sa taille (plus ou moins 1m70), le nombre d’enfants. Avis aux sportives, certains sports qui musclent particulièrement le périnée nécessitent l’usage de coupes plus petites » , précise l’experte.
La cup convient-elle en cas de règles abondantes ?
La coupe peut absorber jusqu’à trois fois plus de sang qu’un tampon et permet ainsi une protection longue et hypoallergénique, puisqu’elle est conçue en silicone afin de limiter les risques d’allergies, de sécheresse des muqueuses vaginales ou de mycoses. Enfin, elle est discrète et invisible sous les vêtements et pratique en cas d’activités sportives.
Combien coûte une cup menstruelle ?
Selon les modèles, une coupe menstruelle coûte entre 15 à 30 euros et représente une solution plus économique que l’usage de tampons et de serviettes. « Les avantages sont aussi bien économiques et écologiques puisque la coupe est réutilisable jusqu’à un an selon les fabricants et ne produit pas de déchets contrairement aux autres protections périodiques« .
Quels sont les dangers de la cup menstruelle ?
Le principal risque documenté lié au port de protections intimes internes (tampon, coupe menstruelle) est le syndrome de choc toxique menstruel qui, bien que rare, peut entrainer de lourdes conséquences lorsqu’il se produit. Il est causé par une toxine, la TSST-1 (Toxic Shock Syndrom Toxin-1), produite par une bactérie, le staphylocoque doré (Staphylococcus aureus ou S. aureus). « C’est plutôt rare mais il y a un risque de déplacement d’un dispositif intra-utérin en tirant sur ses fils au moment du retrait de la coupe et ainsi de diminuer l’efficacité du stérilet » ajoute notre interlocuteur. En cas d’infection vaginale, il est recommandé de cesser d’utiliser une coupe menstruelle jusqu’à disparition totale de l’infection. Son utilisation est contre-indiquée en cas de saignements post-natals et chez les femmes ayant déjà eu un choc toxique. En cas de doute ou de question concernant la coupe menstruelle, n’hésitez pas à consulter votre médecin ou gynécologue.
Comment éviter le choc toxique ?
Une mauvaise utilisation de la coupe menstruelle peut conduire au choc toxique. Les femmes ayant déjà eu un syndrome de choc toxique ne doivent pas utiliser de protection intime interne comme la cup (ou les tampons). Pour éviter le choc toxique :
Se laver les mains avant de retirer la cup et avant de la mettre en place.
Laver la cup après chaque utilisation et la stériliser entre deux cycles.
Porter la cup 4 à 8 heures au grand maximum, uniquement pendant les règles.
Ne pas porter la cup la nuit (opter pour les protections externes : culottes menstruelles, serviettes hygiéniques…).
Source : Coupes menstruelles et tampons : l’Anses publie les résultats de son évaluation complémentaire. Anses. 20 janvier 2020.