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Dépistage cancer colorectal : comment avoir son kit (et le faire) ?

Dépistage cancer colorectal : comment avoir son kit (et le faire) ?

[Mise à jour le 1er mars 2023 à 11h45] Le mois de mars est l’occasion de rappeler à tous les Français âgés de 50 à 74 ans qu’il peuvent faire gratuitement un dépistage de cancer colorectal (cancer ou polypes qui peuvent être retirés pour éviter l’évolution cancéreuses). On appelle ainsi « Mars bleu » ce mois de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal, deuxième cancer le plus meurtrier en France. Ce dépistage précoce permet de guérir 90% des cancers, rappelle La Ligue contre le cancer dans un communiqué du 21 février 2023. Or « on observe un taux de participation encore trop faible » ajoute-t-elle. Seuls 35% des Français concernés par ce dépistage le feraient. Alors, il est temps d’aller chercher votre kit en pharmacie et de faire le test ensuite à la maison. Les résultats sont consultables en ligne. Marche à suivre.

C’est quoi le test pour le dépistage du cancer colorectal ?

Le dépistage consiste à réaliser chez soi un test dit « immunologique » pour rechercher la présence de sang dans les selles. Le kit se présente sous la forme d’une enveloppe bleue (ci-dessous) et est composé de 3 volets qui contiennent :

  • Volet 1 : un mode d’emploi
  • Volet 2 : une fiche d’identification pour la restitution du résultat + un dispositif de recueil des selles
  • Volet 3 : un tube de prélèvement + un sachet de protection + une enveloppe de retour 
Kit dépistage cancer colorectal
Kit de dépistage cancer colorectal © OceanProd – stock.adobe.com

Le test est à  faire chez vous, puis vous l’envoyez au laboratoire pour qu’il soit analysé. La démarche est entièrement prise en charge par l’Assurance Maladie. Si du sang est trouvé dans les selles lors du test de dépistage, une coloscopie est effectuée. La coloscopie peut mettre en évidence un cancer, des polypes ou adénomes avant qu’ils ne deviennent cancéreux. Dans 60 à 80% des cas, le cancer colorectal fait suite à une tumeur bénigne, appelée communément polype. Il faut ensuite 5 à 10 ans à ce polype pour se transformer en cancer. « Dans son évolution, un polype va passer par différents stades de transformation au cours desquels il va peu à peu émettre du sang à sa surface. La présence de sang occulte pourra évoquer la présence d’un polype avant qu’il ne se transforme en cancer. Dans la très grande majorité des cas, il n’y a aucun symptôme associé au développement d’un polype ou d’une tumeur débutante. C’est la raison pour laquelle les cancers colorectaux peuvent être découverts à un stade évolué, donc grave. » explique le Dr Bredin. 

Comment faire le kit de dépistage du cancer colorectal ?

Le prélèvement de selles est réalisé à domicile au moyen d’un « kit de dépistage »à envoyer pour analyse par voie postale. Le test et son interprétation sont gratuits. Une fois le test reçu à la maison ou retiré en pharmacie :

  • Utiliser le test rapidement pour éviter qu’il ne se périme.
  • Si le test n’est pas utilisé tout de suite, il faut le conserver à une température comprise entre 2 et 30 degrés maximum.
  •  Avant toute utilisation, vérifier la date d’expiration sur l’enveloppe bleue ou sur le tube
  • Coller l’étiquette sur la fiche d’identification et compléter les informations.
  • La petite étiquette est à coller sur le tube.
  • Coller la feuille de recueil des selles sur la lunette des toilettes (il ne faut aucun contact avec du liquide (urine, javel).
  • Une fois les selles déposées dans la feuille de recueil, ouvrir le tube de prélèvement et gratter la tige à la surface des selles pour recouvrir la partie striée. Remettre la tige dans le tube, fermer et secouer. Le reste se jette dans les toilettes. 
  • Mettre le tube dans le sachet de protection et ajouter la fiche d’identification. Envoyer le tout sans timbre.

Comment obtenir le kit de dépistage du cancer colorectal ?

Pour obtenir le kit de dépistage, trois possibilités : 

→ Soit consulter le médecin. Il remet le test au patient après lui avoir expliqué son mode d’utilisation. Si le médecin le juge utile, il peut aussi proposer de faire le test de dépistage du cancer colorectal et en précise l’intérêt. Après avoir obtenu l’accord du patient, le médecin lui remet le test et lui explique comment l’utiliser à son domicile.

→ Soit commander en ligne le kit de dépistage sur le site de l’Assurance Maladie : monkit.depistage-colorectal.fr, afin de répondre à quelques questions, et, en l’absence de risque particulier, de commander le test pour le recevoir à domicile.

→ Soit retirer le test en pharmacie sans avoir besoin de prendre rendez-vous. Il suffit d’appartenir à la tranche d’âge éligible au dépistage (50-74 ans) ou de présenter le courrier de l’Assurance maladie si vous l’avez reçu. 

Comment avoir son kit de dépistage en pharmacie ?

Depuis le 11 avril 2022, le kit de dépistage du cancer colorectal peut être délivré gratuitement dans les officines, par les pharmaciens, sans attendre de recevoir le courrier de l’Assurance maladie et de passer par la case rendez-vous chez son médecin traitant (si vous êtes dans la tranche d’âge éligible au dépistage : 50 à 74 ans). 

Délai : où voir ses résultats ?

Depuis 2022 les résultats sont consultables en ligne, via le site internet DOCCR www.resultat-depistage.frLe résultat du test est généralement disponible dans les 15 jours. La réalisation d’une coloscopie est indiquée dès que possible en cas de positivité du test.

A quel âge doit-on faire un dépistage du cancer colorectal ?

Le cancer colorectal (cancer du côlon) est un cancer relativement fréquent qui touche aussi bien les hommes que les femmes, le plus souvent entre 50 et 75 ans. Le test de dépistage proposé par le ministère de la Santé est à réaliser tous les deux ans aux hommes et femmes âgés de 50 à 74 ans. Un coloscopie peut-être envisagée plus précocement en cas d’apparition de symptômes évocateurs ou de niveau de risque élevé (antécédents par exemple).

Tous les combiens doit-on refaire le test de dépistage du cancer colorectal ?

Tous les deux ans, dans le cadre du programme de dépistage organisé par le ministère de la Santé en France. Entre ces deux ans, si un symptôme ou en cas de doute, il ne faut pas hésiter à consulter son médecin.

Qui doit faire un dépistage du cancer colorectal ?

« On définit 3 niveaux de risque » explique le Dr Bredin :

  • le risque normal : être âgé de 50 ans ou plus ;
  • le risque élevé : présenter un ou des antécédents familiaux au 1er degré de polype avancé ou de cancer colorectal (premier degré : parents directs, fratrie), ou présenter une pathologie exposant au risque de cancer colorectal (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, …)
  • le risque très élevé : présenter une pathologie génétique à risque de cancer colorectal (syndrome de Lynch, polypose adénomateuse Familiale, etc…)

Seuls les patients à risque normal sont concernés par le dépistage de masse par le biais du test de recherche de sang occulte dans les selles. Les patients des deux autres groupes relèvent d’un dépistage ciblé directement par coloscopie. En cas de symptôme d’inquiétude, le test de recherche de sang occulte dans les selles n’est pas pertinent. Par conséquent, en cas de sang visible dans les selles, de changement inhabituel de son transit, de douleurs abdominales  inhabituelles et prolongées (au delà de quelques semaines), d’un amaigrissement involontaire, ou d’anémie, il est recommandé de consulter en vue de programmer une coloscopie.

Environ 43 000 nouveaux cas de cancer colorectal sont diagnostiqués chaque année. 18 000 en meurent.

Que faire si le test est positif ?

La réalisation d’une coloscopie est indiquée dès que possible en cas de positivité du test. 

→ Si le test est positif (4% des cas), cela signifie que du sang est présent dans vos selles. Le médecin vous adresse à un gastroentérologue pour la réalisation d’une coloscopie recherchant l’origine de ce saignement :

  • Une lésion précancéreuse est en cause dans environ 30 % des cas,
  • Une lésion cancéreuse est à l’origine du saignement dans environ 8 % des cas,
  • Dans plus de la moitié des cas, la coloscopie ne trouve aucune anomalie.

Un test positif ne signifie pas forcément qu’il y a un cancer. Cela signifie simplement qu’il est recommandé de réaliser une coloscopie. Le médecin enverra le patient chez un gastro-entérologue afin qu’il effectue une coloscopie. Il s’agit d’un examen qui permet de visualiser l’intérieur de l’intestin et de visualiser un polype ou une tumeur, et si possible, de procéder à son ablation. Cet examen peut être douloureux, il est souvent proposé sous anesthésie générale légère. « Il s’agit d’un examen invasif qui nécessite une préparation intestinale (purge) qui va conditionner la qualité et la sécurité de l’examen. Autrefois laborieuse et désagréable, la préparation intestinale est réalisée en deux temps (la veille et le matin de l’examen). Elle est désormais plus facile à réaliser, et existe sous diverses modalités (comprimés, boissons à reconstituer dont le goût a été amélioré)« . prévient le Dr Bredin.

→ Si le test est négatif (96% des cas), cela signifie qu’aucun saignement n’a été détecté. Dans ce cas, le test vous sera proposé tous les deux ans mais si vous présentez des signes anormaux entre deux tests (saignement, amaigrissement…), une consultation médicale est recommandée.

Le test de dépistage est-il gratuit ?

Le test de dépistage du cancer colorectal est gratuit. « Sur un plan sémantique, le test de recherche de sang occulte dans les selles n’est pas remboursé à 100 % par l’Assurance Maladie, car l’Assurance Maladie ne finance pas le dépistage, du moins pas directement. Les structures de dépistage se sont régionalisées depuis 2019, et sont administrées par le biais de GIP (Groupements d’Intérêts Publics), financés par l’Assurance Maladie, mais aussi les régions. Il est donc plus juste de dire que le test est gratuit.«  précise le Dr Bredin.

Peut-on faire un dépistage du cancer colorectal après 75 ans ?

L’âge n’est pas une contre-indication au dépistage. Au delà de 74 ans, et en l’absence de contre-indication à une coloscopie, le dépistage doit se faire par coloscopie. Il s’agit d’un dépistage ciblé, orienté par l’existence de symptômes, ou d’antécédents, et qui sera proposé individuellement par le médecin traitant ou le gastro-entérologue. Si le patient a des antécédents personnels ou familiaux, et qu’il a déjà réalisé des coloscopies, l’indication d’une nouvelle coloscopie est posée par le médecin traitant et le gastro-entérologue. En alternative à l’endoscopie (qui est réalisée souvent  sous anesthésie générale), on peut proposer une coloscopie virtuelle, qui est un scanner avec reconstruction en 3D de la surface de l’intestin. Cet examen est à même de découvrir des lésions dont la taille est au delà de 3 mm. Cet examen nécessite toutefois une préparation identique à une coloscopie (purge) et ne permet pas l’ablation des polypes qui pourraient être découverts.

Merci au Dr Christian Bredin, gastro-entérologue.

Sources :

– Mars Bleu : mois de promotion de dépistage du cancer colorectal. Communiqué de presse La Ligue contre le cancer, 21 février 2023

– Dépistage chiffres Santé Publique France

– Evaluation dépistage 2017, Société nationale Française de Gastro-Entérologie (SNFGE)


Source : JDF Santé

Journée du Sommeil : quel programme le 17 mars 2023 ?

Journée du Sommeil : quel programme le 17 mars 2023 ?

Le sommeil est un élément central de notre vie. A 75 ans, nous aurons dormi… 25 ans, soit un tiers de notre vie, d’où l’importance de préserver un bon sommeil. Le 17 mars 2023 a lieu la 23e édition de la Journée internationale du Sommeil en France et ailleurs dans le monde (aux Etats-Unis par exemple). En France, cette Journée de sensibilisation est organisée par l’Institut national du Sommeil et de la Vigilance (InVS). Cette année, l’accent est mis sur la santé mentale, l’éco-anxiété et les croyances autour du sommeil. Quels sont les événements organisés pendant la Journée du Sommeil en France ? Quel but ? Où se renseigner ?

Date : quand a lieu la Journée du Sommeil 2023 ?

La Journée du Sommeil est habituellement célébrée le 3ème vendredi du mois de mars, soit cette année, le vendredi 17 mars 2023

Quand a été créée la Journée du Sommeil ? Par qui ?

La Journée du Sommeil a été créée en 2000 par l’Institut national du Sommeil et de la Vigilance (InVS), une association qui regroupe des personnes physiques et morales œuvrant dans le registre de la prévention, sensibilisation, éducation à la santé, sommeil, vigilance. Il s’agit d’une interface de communication et de prévention sur le sommeil en France. Aux Etats-Unis, la Journée du Sommeil est organisée par la World Sleep Society le 17 mars 2023. La Journée du Sommeil a un triple objectif :

  • Sensibiliser le public à l’importance du sommeil
  • Favoriser le dépistage des troubles du sommeil (insomnies, somnambulisme, narcolepsie…) et rappeler que des structures de soins existent quand le sommeil devient pathologique.
  • Poursuivre la reconnaissance engagée des troubles du sommeil comme élément de santé publique.

Quel est le thème de la Journée du Sommeil 2023 ?

Cette année, le thème de la Journée du Sommeil est « Sommeil croyances, santé mentale et éco-anxiété« . Plus précisément, la Journée du Sommeil est axée cette année sur :

► La dégradation de la santé mentale des Français observée depuis le début de la crise sanitaire de Covid, qui montre une importante corrélation entre les troubles du sommeil et les symptômes d’anxiété et dépression, confirmant le rôle du sommeil comme facteur déterminant de la santé mentale.

► La mésinformation autour de l’hygiène de sommeil induit des comportements opposés à un sommeil de qualité et de quantité suffisante, un facteur qui impacte négativement la santé mentale.

► L’augmentation des températures qui réduit le temps de sommeil à l’échelle mondiale, amplifiant le risque d’apparition de troubles du sommeil.

Affiche de la Journée du Sommeil 2023

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Affiche de la Journée du Sommeil 2023 © Institut national du Sommeil et de la Vigilance

Programme : que faire pour la Journée du Sommeil 2023 ?

L’Institut National du Sommeil et de la Vigilance met en place, chaque année, un Village sommeil digital qui comporte une carte avec les actions organisées, des informations sur les problèmes de sommeil, ainsi que des conseils pour améliorer son sommeil.

► Conférences en présentiel (liste non exhaustive) :

  • Les bonnes pratiques pour mieux dormir à la Polyclinique de Grande-Synthe Avenue de la Polyclinique 59792 Grande-Synthe. Le 17 mars 2023 de 14:00 à 16:30
  • Sommeil et horaires atypiques : le travail posté et de nuit au 190 Rue de la Taillade à 34070 Montpellier. Le 17 mars 2023 de 12:00 à 13:00
  • Notre Cerveau est-il au repos quand nous dormons ? à la Médiathèque Marguerite Duras – Place Federico Garcia Lorca 91220 Brétigny-sur-Orge. Le 18 mars 2023 de 16:00 à 17:30. 
  • Partout en France (carte sur le site officiel), des centres du sommeil ou structures spécialisées ouvrent leurs portes, avec la participation d’associations de malades et d’éducation pour la santé, pour accueillir, informer et sensibiliser le public sur les troubles et l’hygiène du sommeil.

► Animations, ateliers, podcasts en virtuel (liste non exhaustive) : 

  • Webinaire de l’INSV (programme à venir)
  • Webinaire association le Don Du Souffle 17/03/2023 : De 18:30 à 20:00

Sources : Institut national du Sommeil et de la Vigilance (InVS) / Journeedusommeil.org


Source : JDF Santé

Tests Covid : payants à partir du 1er mars, pour qui ?

Tests Covid : payants à partir du 1er mars, pour qui ?

[Mise à jour le 28 février 2023 à 17h47] Rhume, nez qui coule, fièvre, mal de gorge… Vous pouvez vous faire tester pour le Covid-19 en laboratoire et dans les pharmacies si vous avez un doute. Mais à partir du 1er mars 2023, la réalisation d’un test Covid-19 ne sera plus pris en charge à 100% annonce l’Assurance maladie (même si on est vacciné contre le Covid, il n’y a plus de différence). Un ticket modérateur c’est-à-dire un reste à charge pour l’assuré sera mis en place. Ce reste à payer sera « intégralement remboursé par les mutuelles ou complémentaires santé dans la très grande majorité des cas » rassure l’Assurance maladie. Les tests restent gratuits pour les personnes à risque de faire une forme grave de Covid-19 (liste ci-dessous).

Pour qui les tests Covid sont encore gratuits ?

Même après le 1er mars 2023, les tests de dépistage du Covid-19 continueront d’être pris en charge pour les personnes à risque de faire une forme grave de la maladie c’est-à-dire pour : 

  • les personnes reconnues en affection longue durée ;
  • les personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • les jeunes âgés de moins de 18 ans ;
  • les professionnels de santé, en raison de leur contact au quotidien avec les populations les plus fragiles ;
  • les personnes immunodéprimées ;
  • les personnes faisant l’objet d’un dépistage collectif.

Les tests sont également pris en charge à 100 % dans le cadre des cas de droit commun d’exonération (assurance maternité, invalidité…).  

Quand faire un test Covid ?

Il n’y a plus de protocole de tests depuis le 1er février 2023. Il est en revanche toujours conseillé de se tester si on présente des symptômes évocateurs d’une infection Covid-19, au maximum dans les 4 jours si on réalise un test antigénique pour augmenter sa fiabilité. Pour les personnes ayant des symptômes de Covid depuis plus de 4 jours, le test PCR nasopharyngé est davantage conseillé comme il est plus fiable. Pour les autotests, sachez qu’il est conseillé de les répéter pour augmenter leur fiabilité.

Quel est le prix des tests Covid ?

Les prix varient en fonction du type de test (RT-PCR ou test antigénique), du professionnel qui les réalise, du jour et du lieu où ils sont effectués (semaine/dimanche, domicile/cabinet, métropole ou outre-mer etc.).

► Les autotests coûtent 3 euros en pharmacie (5 euros pour les tests destinés aux enfants).

► Pour les tests PCR nasopharyngés, réalisés par des laboratoires de biologie médicale, le tarif est d’environ 40 euros.

► Pour les tests antigéniques (TAG) réalisés en pharmacie, il faut compter 20 euros.

Les tests salivaires réalisés en laboratoire coûtent 40 euros (46,80 euros pour un résultat rendu dans la demi-journée suivant le prélèvement).

Où se faire tester contre le Covid ?

Le dépistage du coronavirus est réalisable en laboratoire ou en pharmacie, avec ou sans rendez-vous. Les autotests sont uniquement en vente en pharmacie. Vous ne pouvez plus en trouver en supermarchés ou grandes surfaces.

Profils Lieux de dépistage Covid
Patient hospitalisé Hôpital
Patient ayant des symptômes évocateurs de la Covid-19  Laboratoire (RT-PCR) – Pharmacie (test antigénique)
Patient cas contact Covid asymptomatique Laboratoire (RT-PCR) – Pharmacie (test antigénique, autotest si pas de symptômes)
Patient asymptomatique Pharmacie (test antigénique, autotest) – Ecole (test salivaire ou autotest) 

Quand faire un test quand on est cas contact ?

Le protocole de test pour les cas contacts a été levé le 1er février 2023. Il est conseillé de se tester si on présente des symptômes évocateurs de Covid.

Quels tests Covid chez les enfants ?

Le dépistage du coronavirus chez l’enfant revêt les mêmes conditions que chez l’adulte. Il peut être réalisé lors de symptômes évocateurs du Covid-19 ou si l’enfant est « cas contact » d’une personne récemment diagnostiquée positive. Ce dépistage est libre puisqu‘il n’y a plus de protocoles de tests imposés par le ministère de la Santé. Les enfants peuvent être testés par PCR nasal (le plus fiable), test antigénique (nasal) ou via autotests nasaux (s’ils sont asymptomatiques).

Colite ischémique : signes, causes, comment soigner ?

Colite ischémique : signes, causes, comment soigner ?

Définition : qu’est-ce qu’une colite ischémique ?

Il s’agit d’un arrêt brutal de la perfusion sanguine d’un territoire du côlon : une ischémie. La paroi du côlon se retrouve alors privée de circulation sanguine et d’apport en oxygène. « On observe alors un infarctus, une souffrance ischémique d’un territoire du côlon« , précise le Dr Karim Chaouchi, gastro-entérologue et hépatologue interventionnel. Il existe deux types de colite ischémique : 

  • une colite ischémique aiguë qui correspond à un arrêt brutal de la perfusion sanguine colique qui évolue sur quelques heures ;
  • une colite ischémique chronique, conséquence d’un mauvais réseau artériel irriguant le côlon, qui cause sa souffrance.

Quels sont les symptômes d’une colite ischémique ?

Dans un tableau de colite ischémique aiguë, les symptômes sont soudains. On observe des douleurs abdominales, parfois violentes, qui peuvent être associées soit à un saignement digestif (rectorragie aiguë) soit à un trouble du transit intestinal (diarrhée, constipation, voire occlusion). « Ce sont en général des personnes qui n’ont pas l’habitude d’avoir des douleurs au ventre« , note le Dr Chaouchi.

Quelles sont les causes d’une colite ischémique ?

Schéma d'une colite ischémique
Schéma d’une colite ischémique © pikovit-Adobestock / Journal des Femmes

Le côlon est richement vascularisé par deux grosses artères : l’artère mésentérique supérieure qui vascularise les deux tiers du côlon proximal et l’artère mésentérique inférieure qui vascularise le côlon distal. Quand il y a un arrêt brutal d’un territoire artériel, il y a des suppléances qui se mettent en place : des artérioles prennent le relais et vont vasculariser le segment en souffrance. La colite ischémique résulte d’une interruption spontanée du flux sanguin à travers les artères irriguant le gros intestin : une occlusion vasculaire distale, une baisse du débit sanguin splanchnique, « une pathologie emboligène telle une arythmie cardiaque, des emboles qui bouchent les artérioles digestives« .

Quels sont les risques de complication ?

Les risques de complication de la colite ischémique sont la nécrose et la gangrène du côlon, qui peuvent conduire à une péritonite aiguë avec perforation digestive. « En général, il s’agit de complications rares survenant dans moins de 10% des colites ischémiques. Sans intervention chirurgicale, la péritonite peut évoluer vers le décès du patient ».

Comment pose-t-on le diagnostic d’une colite ischémique ?

Devant les symptômes cliniques aigus, des examens d’imagerie sont réalisés : un scanner montrant une colite en rapport avec la souffrance ischémique au niveau de la paroi du côlon ; un bilan endoscopique par coloscopie mettant en avant les signes de souffrance muqueuse de la paroi du côlon. Les résultats endoscopiques permettent de préciser le stade de la colite ischémique : le stade 1, un simple œdème « souffrance minime de la paroi, confirmée par des prélèvements » ; le stade 2, en plus de l’œdème, des ulcérations confirment l’ischémie ; le stade 3 « le stade ultime », une colite ischémique nécrosante et/ou gangréneuse. Le bilan biologique par le biais d’une prise de sang permet d’observer les paramètres de cette inflammation plus ou moins sévère à travers une augmentation des globules blancs (hyperleucocytose) et de la CRP, des stigmates de souffrance de la paroi intestinale (élévation des lactates et des LDH) et des signes d’acidose métabolique.

Traitement : comment soigner une colite ischémique ?

En phase aiguë, le patient est hospitalisé pour l’instauration d’un repos digestif de quelques jours. Des antalgiques et des antispasmodiques seront prescrits pour calmer les douleurs. Ensuite une hydratation par voie veineuse sera mise en place, ainsi qu’une antibiothérapie de décontamination digestive pour éviter une translocation bactérienne et/ou une septicémie. La colite ischémique est traitée en fonction de son origine : soit une artériosclérose qui sera traitée par la correction des facteurs de risque (hypertension artérielle, cholestérol, diabète, plaques d’athérome…) ; soit une cause emboligène comme une arythmie cardiaque, par exemple, pour laquelle un traitement anticoagulant sera proposé. Dans le cadre d’une colite ischémique gangréneuse, un geste de revascularisation en urgence radiologique ou une chirurgie d’exérèse peuvent être envisagés. « Dans 90% des cas, l’évolution de la colite ischémique est favorable du fait de la richesse du réseau vasculaire intestinal et digestif, assurant les suppléances par revascularisation naturelle », souligne le Dr Chaouchi.

Quel régime alimentaire en cas de colite ischémique ?

Comme toute pathologie aiguë, la réalimentation en cas de colite ischémique passe par un régime sans résidu de quelques jours pour alléger le bol alimentaire « et ainsi faire moins travailler les intestins ».

Merci au Dr Karim Chaouchi, gastro-entérologue et hépatologue interventionnel, clinique Floréal, Bagnolet et Nogent-sur-Marne.


Source : JDF Santé

Septicémie (sepsis) : symptôme, c'est quoi, en guérit-on ?

Septicémie (sepsis) : symptôme, c'est quoi, en guérit-on ?

Une septicémie désigne une infection provoquée par la présence de bactéries dans le sang. Une prise en charge hospitalière est urgente et obligatoire pour enrayer l’infection au plus vite et éviter la plus grave complication qu’est le choc septique. Quelles sont les causes d’une septicémie ? Peut-on guérir ? Quels sont les traitements ? Quelles chances de survie ?

Définition : c’est quoi une septicémie ?

Une septicémie est un terme médical dont l’utilisation a été un peu abandonnée au profit du terme sepsis. Le sepsis est une pathologie qui peut être assimilée à une infection généralisée. La septicémie est une infection provoquée par  la présence de bactéries (voire de champignons ou de virus) dans le sang et est diffusée dans tout l’organisme. Le sepsis définit alors toutes les réactions de l’organisme en réponse à cette agression. Par exemple, lorsqu’un staphylocoque est à l’origine de la septicémie, on parle alors de staphylococcémie. On peut également parler de septicémie dentaire.

Quelles sont les causes d’une septicémie ?

Comme le rappelle le Dr Jacques Amselem, médecin généraliste en Seine-et-Marne, les causes de sepsis sont nombreuses. « Le plus souvent, elles concernent une atteinte bactérienne, plus rarement un autre type de germe« . De même, l’infection initiale peut toucher n’importe quel tissu ou organe et se propager à d’autres tissus ou organes via la circulation sanguine. Suivant les symptômes présentés par le patient, on distingue le sepsis, le sepsis sévère, et le choc septique, de gravité croissante.

Comment détecter une septicémie ?

Pour diagnostiquer un sepsis ou une de ses formes plus graves, un prélèvement sanguin doit être effectué, à partir desquelles des cultures seront pratiquées : on parle d’hémocultures. Ceci permet la mise en évidence du germe incriminé dans le sepsis et d’adapter le traitement. D’autres examens seront orientés par les symptômes supplémentaires, pour rechercher la porte d’entrée du germe.

Quels sont les symptômes d’une septicémie ?

Les manifestations du sepsis sont nombreuses. Pour évoquer le diagnostic, il faut au minimum deux signes sur les quatre suivants :

  •  de la fièvre au-dessus de 38°C ou diminution de la température en dessous de 36°C, souvent accompagnée de frissons ;
  • une fréquence respiratoire supérieure à 20 inspirations par minute ;
  • une pression artérielle du sang en dioxyde de carbone inférieure à 32 millimètres de mercure ;
  • une tachycardie supérieure à 90 battements par minute ;
  • une hyperleucocytose supérieure à 12 000 globules blancs par millimètre cube de sang ;
  • une leucopénie, présence de moins de 4 000 globules blancs par millimètre cube de sang.

D’autres symptômes peuvent également être présents, permettant parfois d’évoquer l’origine de l’infection, que l’on appelle porte d’entrée. Le sepsis sévère est défini par les signes du sepsis, associés à une chute de la pression artérielle, ou à une défaillance d’organe, c’est-à-dire la mise en évidence de troubles de ses fonctions. Ce diagnostic fait également appel à des critères précis, reposant sur des signes cliniques ou biologiques après examen sanguin. Enfin, le choc septique est un sepsis sévère. En cas de choc septique, on constate une baisse de la pression artérielle et de la quantité d’oxygène arrivant aux organes. Les principaux organes comme les reins, le foie, les poumons et le système nerveux central, cessent de fonctionner correctement. Peuvent apparaître également une confusion voire un délire, une diminution du débit urinaire, une hyperventilation, des vertiges, une tachycardie et des tremblements.

Quels sont les traitements pour guérir d’une septicémie ?

Le sepsis nécessite une prise en charge hospitalière qui repose sur l’association d’antibiotiques et le traitement de la porte d’entrée identifiée (plaie, ablation du corps étranger en cause, chirurgie…). Dans un premier temps, des antibiotiques à large spectre, c’est-à-dire actifs sur de nombreux types de bactéries, sont donnés. Une fois le type d’infection identifié sur les prélèvements, les antibiotiques peuvent être modifiés pour une efficacité plus ciblée. En cas de sepsis sévère, des perfusions pour faire remonter la tension ainsi qu’une prise en charge si besoin des défaillances d’organes sont nécessaires. Dans  le choc septique, en plus, des médicaments appelés drogues vasoactives, comme la dopamine, la dobutamine, l’adrénaline ou la noradrénaline, sont également apportés par perfusion.

« En France, la mortalité des patients atteints d’un sepsis est de 27% »

Quelles sont les chances de survie ?

Comme le rappelle l’Institut Pasteur, une personne meurt de sepsis dans le monde toutes les six secondes. Dans les pays industrialisés, 96 cas de sepsis sont rapportés pour 100 000 habitants de moins de 65 ans. Un chiffre qui grimpe à 1200 pour les plus de 65 ans. « En France, la mortalité des patients atteints d’un sepsis est de 27%, mais la mortalité de la forme la plus grave (le choc septique) peut atteindre 50% », détaille l’Institut Pasteur.

Merci au Dr Jacques Amselem, médecin généraliste en Seine-et-Marne, pour ses précisions et sa validation. 


Source : JDF Santé