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Dyspepsie : comment soigner une digestion difficile ?

Dyspepsie : comment soigner une digestion difficile ?

Avoir du mal à digérer c’est très fréquentAérophagieulcère gastrique, pathologie hépatique, biliaire ou intestinale, stress peuvent être les causes de cette digestion difficile aussi appelée « dyspepsie ». Un reflux gastro-oesophagien peut également provoquer certaines manifestations de ce type. Selon la cause de ces manifestations peuvent survenir peu à peu une grande fatigue, une altération de l’état général et un amaigrissement. Conseils pour vite retrouver un confort intestinal.

Qu’est-ce que la dyspepsie ?

La dyspepsie désigne des symptômes digestifs fonctionnels hauts. Elle se caractérise par une douleur ou sensation d’inconfort après le repas, localisée au niveau de la partie supérieure de l’abdomen. Elle peut être chronique, ponctuelle ou fréquente, d’intensités diverses. On parle actuellement de dyspepsie lorsqu’aucune lésion à l’origine des symptômes n’a été mise en évidence. La dyspepsie est fonctionnelle, c’est-à-dire due à un problème sans cause organique nettement identifiée.

Quels sont les symptômes de la dyspepsie ?

La dyspepsie désigne des troubles digestifs, impliquant des symptômes variés tels que des nausées, des migraines, des éructations, et des douleurs généralement localisées au niveau de la partie supérieure de l’abdomen. Ces manifestations s’accompagnent également souvent de ballonnements, de gaz intestinaux, d’une satiété précoce dès le début du repas, puis de constipation ou de diarrhée.

Quelles sont les causes ?

Les causes de dyspepsie sont difficilement identifiables en l’absence de lésion. Les causes les plus fréquentes de troubles digestifs fonctionnels sont la prise de repas trop copieux, l’excès de gras ou d’alcool, une mauvaise mastication, ou le fait de manger trop rapidement. Certains facteurs comme la grossesse, la pratique d’un sport d’endurance, le stress, l’anxiété, les maladies chroniques comme le diabète de type 2 et la prise de certains médicaments peuvent être à l’origine de troubles digestifs fonctionnels.

Diagnostic

En général, les symptômes de la dyspepsie sont passagers et disparaissent d’eux-mêmes après quelques jours. Il est recommandé de consulter un médecin si les symptômes persistent et deviennent fréquents. « Également, pour affirmer l’origine fonctionnelle et devant le peu de spécificité des symptômes, il peut être utile de pratiquer des examens complémentaires pour éliminer les diagnostics différents. En particulier une gastroscopie pour éliminer une pathologie gastrique (ulcère, tumeur, infection à Helicobacter pylori) », explique le Dr Balian.

Quels traitements contre une digestion difficile ?

Dans certains cas, les symptômes de la dyspepsie peuvent être soulagés par une modification des habitudes de vie et alimentaires. L’arrêt du tabac, la pratique d’une activité physique régulière et une perte de poids font partie des mesures les plus efficaces. Le médecin peut également prescrire un traitement médicamenteux selon la cause de la dyspepsie : des antispasmodiques pour réduire les contractions des muscles digestifs et les douleurs, des antiacides, ou des stimulants. Si la dyspepsie est due à la prise de certains médicaments, l’arrêt du traitement est conseillé.

Quoi manger ?

La dyspepsie peut être évitée en adoptant une alimentation variée et équilibrée, en prenant le temps de bien mastiquer les aliments, en buvant au moins un litre d’eau par jour, et en pratiquant une activité physique.

Aliments à éviter

Il est recommandé d’éviter les excès d’alcool, de tabac, et de limiter les repas copieux ou trop riches. 

Merci au Dr Axel Balian, gastro-entérologue et hépatologue.


Source : JDF Santé

Les meilleurs remèdes quand la digestion est difficile

Les meilleurs remèdes quand la digestion est difficile

Citron

Le jus de citron a un effet carminatif : il stimule la motilité de l’intestin, les sécrétions salivaires et les sucs digestifs, « il facilite ainsi la digestion et aide à libérer l’encombrement ressenti. Boire un demi-jus de citron tiède (40°C) dès la sensation d’inconfort, ou le matin à jeun pour nettoyer la surcharge en cas de repas copieux » préconise la naturopathe.

Bicarbonate

« On choisira le bicarbonate de soude alimentaire, situé au rayon alimentaire, et non pas le nettoyant ménager » précise d’emblée la naturopathe. Pour éviter de se tromper, le bicarbonate alimentaire est généralement conditionné dans un contenant comme une salière. « Le bicarbonate est intéressant pour son effet tampon alcalinisant en cas de remontée acide, de ballonnement. Il va « absorber » l’acidité et alléger les sensations de nausées. Il s’utilise de manière ponctuelle, 1 cuillère à café dans un verre d’eau pris tout doucement avant de manger, conseille Amélie Mounier. Une astuce pour mieux digérer les légumineuses : les cuire avec 1 cuillère à café de bicarbonate. « Le bicarbonate s’utilise à faible dose et peu de temps, sur quelques jours. A haute dose il devient irritant. Attention également à sa richesse en sodium ! Les femmes enceintes, les enfants de moins de 5 ans, les personnes ayant de l’hypertension, des troubles cardiaques ou rénaux devront s’abstenir d’en consommer« .

Coca

Le Coca ne doit pas être considéré comme un remède. « C’est un produit trop chimique dont la présence de gaz ramène du gaz dans le système digestif. La présence de sucre ou d’aspartame n’est pas non plus un ami de la digestion » prévient la naturopathe. Donc on l’oublie !

Ail

L’ail est plein de vertus. « Consommé plutôt cru que cuit, il est antispasmodique, fait baisser le taux de lipides dans le sang, et le taux de cholestérol. Il est riche en fructosanes qui facilitent le développement des bonnes bactéries dans les intestins. Mais il est mal toléré par les personnes sensibles des intestins, nuance Amélie Mounier. Il est alors préférable de se tourner vers l’ail en gélule, ou l’ail frais qui est très digeste », mais disponible sur une courte période en juin et juillet, sauf si l’estomac est vraiment trop sensible.

Charbon végétal

Le charbon végétal est un bon assainissant de l’organisme. « Il capte ce qui encombre : les gaz, soulage des ballonnements et flatulences. » Il existe en gélule ou en poudre à diluer dans de l’eau (1 cuillère à café). « Il faut veiller à le prendre en dehors des repas et à l’écart d’au moins 3 heures d’un médicament, d’une pilule, de compléments… insiste la naturopathe. Il n’est pas conseillé aux enfants car il constipe et pourrait bloquer l’évacuation. Enfin, il crée souvent de l’inconfort s’il est mal pris ou mal dosé « .

Argile verte

L’argile verte facilite le transit et, comme le charbon végétal, « elle « absorbe » les gaz qui encombrent les intestins et assainit, apaise la sphère digestive. » Elle s’utilise à raison d’une cuillère à café dans un verre d’eau filtrée ou minérale, à boire idéalement le matin à jeun (préparation le soir) ou après l’avoir fait reposer 1h minimum avant de l’ingérer. « Mettre l’argile à l’aide d’une cuillère (pas de métal) dans un verre, verser l’eau sans remuer et laisser reposer soit une nuit ou 1h minimum. Mélanger le tout juste avant de boire » précise l’experte. « Pour les personnes sensibles, il est préférable d’utiliser l’argile blanche plus douce. Attention également, l’argile ne doit pas être utilisé en cas d’occlusion intestinale ou risque, ou en cas de constipation sévère ».

Quelles huiles essentielles en cas de digestion difficile ?

  • Menthe poivrée : cette huile essentielle (HE) est digestive et a une action particulière sur les spasmes intestinaux, ainsi que sur la dyspepsie (les problèmes récurrents de digestion) seule ou associée à l’HE de carvi. « Elle peut être prise par voie orale : 1 goutte sur un support neutre (mie de pain). Il est également possible de l’utiliser en massage externe au niveau de l’estomac : mettre 1 à 2 gouttes dans de l’huile végétale et masser la zone. Attention toutefois à ne pas l’utiliser en cas d’ulcère (en ingestion), chez les personnes épileptique, les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants de moins de 7 ans. Elle est également dermocaustique, évitez de la déposer pure sur la peau ou les muqueuses comme la bouche. » Le carvi est quant à lui contre-indiqué en cas de cancer.
  • Basilic tropical : les principales indications de cette HE concernent la sphère digestive : troubles digestifs, coliques, douleurs abdominales, ballonnements, flatulences. « Elle est anti spasmodique et décongestionnante. Elle s’utilise en application locale sur l’abdomen et là où est la douleur, diluée à 10% dans une huile végétale » conseille la naturopathe. Par voie orale : 2 gouttes sur un support neutre, 3 fois par jour sur 5 jours maximum. Ne pas l’utiliser durant la grossesse ou l’allaitement, et sur les enfant de moins de moins de 12 ans (40 kg).
  • Citron : l’essence de citron aide à la digestion en stimulant la sécrétion des sucs gastriques. Elle s’utilise à raison de 2 gouttes sur un support neutre, à avaler 3 fois par jour sur 5 jours maximum. « Elle est proscrite en cas de traitement anti coagulant » prévient notre experte.

Remède homéopathique

  • Carbo vegetabilis en 7 CH est spécifique des digestions difficiles avec distension de la partie supérieure du ventre, des flatulences gastriques avec éructations et parfois une douleur dans la poitrine.
  • Kalium carbonicum en 7 CH s’adresse aux personnes ayant une distension abdominale juste après avoir mangé, même peu, de fortes flatulences et des douleurs abdominales nocturnes.
  • Lycopodium clavatum en 7 CH est plus spécifique d’une digestion lente avec un poids qui reste sur l’estomac, des ballonnements et des douleurs de l’estomac 2 à 3heures après le repas.

Ces remèdes homéopathiques se prennent à raison de 5 granules avant chaque repas pendant plusieurs mois.

Quels remèdes prendre le soir en cas de digestion difficile ?

Les bons remèdes du soir résident dans « les plantes carminatives qui améliorent les digestions lentes (dyspepsie), purifient, nettoient en favorisant l’expulsion des gaz intestinaux et en réduit la production. Elles sont à prendre en tisane, comme la mélisse, plante carminative et stomachique (qui agit sur la digestion gastrique), le fenouil, la badiane, la menthe poivrée, le gingembre, la cardamome, le carvi, l’anis vert, la coriandre, le basilic, le romarin, le thym, la sarriette… Ces plantes se trouvent souvent en synergie dans les tisanes dites « après repas ». Il est aussi possible de croquer quelques graines de fenouil après le repas. Enfin une digestion facile réside souvent dans le choix de ses aliments et son comportement. Il est nécessaire d’alléger les repas du soir, prendre le temps de manger, de bien mâcher, de ne pas se coucher immédiatement après le dîner, ne pas boire pendant le repas car cela fait gonfler l’estomac et dilue les sucs digestifs. « Il faut aussi identifier sa sensibilité à certains aliments ou associations qui peuvent être indigestes pour soi. De manière général, les aliments riches en Fodmap (groupe de petites molécules d’hydrates de carbone –sucre- que l’on retrouve dans de nombreux aliments) peuvent déclencher des troubles gastro-intestinaux pour les personnes les plus sensibles. Par exemple, les aliments crus, ceux très riches en fibres, les légumineuses, les céréales complètes, les fruits en fin de repas peuvent être mal tolérés, et apporter des inconforts au moment de la digestion comme des ballonnements, des gaz, une lourdeur au niveau de l’estomac en produisant des fermentations ou des putréfactions qui altèrent la digestion », indique notre experte. De manière générale, la consommation de produits sucrés en fin de repas amène souvent des grands inconforts au moment de la digestion. Afin de rendre ses plats plus digestes, « ajouter dans les préparations des herbes « anti-fermentation » comme le thym, le serpolet, le romarin, la sarriette ». Et si vous souhaitez néanmoins consommer des légumineuses mais que vous ne les tolérez pas bien, ajouter une cuillère à café de bicarbonate de soude alimentaire à l’eau de cuisson, ou achetez les en bocaux, plus digestes (car les fibres se déchargent dans l’eau de conservation)« .

Merci à Amélie Mounier, naturopathe certifiée FENA, à Vincennes.


Source : JDF Santé

Espérance de vie en France : les nouveaux chiffres 2023

Espérance de vie en France : les nouveaux chiffres 2023

L’espérance de vie réaugmente en France selon les chiffres publiés par l’Insee le 17 janvier 2023, mais reste inférieure de 0,4 an par rapport à 2019. En cause, une forte baisse observée en 2020 en lien avec les deux premières vagues de la pandémie de Covid-19. Quelle est la définition de l’espérance de vie ? Quelle est l’espérance de vie à la naissance en France ? Des hommes ? Des femmes ? Statistiques.

Quelle est la définition de l’espérance de vie ?

Le terme « espérance » ne fait pas référence à l’espoir, mais à sa signification statistique, l’espérance mathématique c’est-à-dire la valeur attendue. Selon l’Insee, l’espérance de vie à la naissance correspond à la durée de vie moyenne d’une génération fictive (imaginaire, ndlr) soumise, à chaque âge, aux conditions de mortalité d’une année donnée. C’est une photographie des conditions de mortalité d’un pays à un moment donné.

Comment est calculée l’espérance de vie ?

Le calcul de l’espérance de vie s’effectue à partir des tables de mortalité. Ces tables contiennent pour une période donnée (année X) des quotients de mortalité c’est-à-dire la fréquence des décès à l’âge X parmi les individus ayant atteint cet âge X. Ces quotients sont ensuite appliqués à une population fictive -par exemple 100 000 individus- afin d’obtenir le nombre de survivants à chaque âge

► Exemple : si le risque de mourir avant le 1er anniversaire est de 5 pour 1000, il y aura 500 décès à moins d’un an. Il faut ensuite appliquer aux (100 000 individus -500 décès) soit 99 500 survivants à 1 an, le risque de décéder entre 1 et 2 ans et ainsi de suite pour chaque âge.

Le chiffre de l’espérance de vie correspondra alors à l’âge moyen au décès de cette génération fictive de 100 000 individus soumis tout au long de leur vie à la mortalité observée l’année de leur naissance. Le calcul peut être fait ensuite à n’importe quel âge de la vie : 10 ans, 60 ans, 80 ans… pour estimer le nombre moyen d’années restantes à vivre dans les conditions de mortalité par âge de l’année considérée. L’espérance de vie n’est pas une prévision, mais un indicateur synthétique de la mortalité d’une année donnée.

Tableau espérance de vie
Tableau de l’espérance de vie ©  Insee, estimations de population et statistiques de l’état civil réalisées fin novembre 2022.

Quelle est l’espérance de vie en France ?

Selon les chiffres publiés par l’Insee le 17 janvier 2023, l’espérance de vie des Français en 2022 est de 85,2 ans pour les femmes et de 79,3 ans pour les hommes. Les hommes gagnent 0,1 an d’espérance de vie par rapport à 2021. L’espérance de vie des femmes reste quant à elle identique à celle de 2021. Du fait de sa forte baisse en 2020 (− 0,5 an pour les femmes, − 0,6 an pour les hommes), l’espérance de vie en France est inférieure de 0,4 an à celle de 2019, pour les femmes comme pour les hommes. En 2019, avant la pandémie de Covid-19, l’espérance de vie à la naissance des femmes était de 85,6 ans et celle des hommes de 79,7 ans. L’espérance de vie, en France, est en revanche supérieure de plus de deux ans à la moyenne des 27 pays de l’Union européenne (chiffres 2021 : 82,8 ans pour les femmes, 77,2 ans pour les hommes).

Pyramides des âges au 1er janvier 2023
Pyramides des âges au 1er janvier 2023 (estimations de population et statistiques de l’état civil réalisées fin novembre 2022). © Insee

Quelle est l’espérance de vie des hommes en France ?

L’espérance de vie des hommes nés en France est de 79,3 ans.

Quelle est l’espérance de vie des femmes en France ?

L’espérance de vie des femmes nées en France est de 85,2 ans.

Le vieillissement de la population s’accélère

Au 1er janvier 2023, en France, 21,3 % des habitants ont 65 ans ou plus. « Cette proportion augmente depuis plus de trente ans et le vieillissement de la population s’accélère depuis le milieu des années 2010, avec l’arrivée à ces âges des générations nombreuses du baby‑boom (enfants nés juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale (1945) » rapporte l’Insee. Ce constat est partagé par les 27 pays de l’Union européenne : en 2021, les personnes de 65 ans ou plus représentaient 20,8 % de la population de l’UE27, contre 17,8 % en 2011. Leur part est supérieure à 22% en Italie, en Finlande, en Grèce, au Portugal et en Allemagne.

Combien de décès par an en France ?

En 2022, 667 000 personnes sont décédées en France selon les estimations réalisées fin novembre 2022 par l’Insee. C’est 5 000 de plus qu’en 2021 (+ 0,8 %) et nettement plus qu’en 2019 (+ 54 000). « Du fait de l’arrivée des générations nombreuses du baby‑boom à des âges de forte mortalité, le nombre de décès a tendance à augmenter », explique l’Institut de statistiques. L’augmentation en 2020 est liée aux deux premières vagues de l’épidémie de Covid-19 (48 000 décès de plus en 2020). En 2021, le nombre de décès est resté élevé avec 43 000 décès de plus que le nombre attendu. 2022 a été marquée par la diffusion du variant Covid Omicron, très contagieux, une épidémie de grippe tardive, avec un pic en avril et trois périodes de canicule (mi‑juin, du 10 au 25 juillet et la première quinzaine d’août).

Sources : Bilan démographique 2022. Insee. 17 janvier 2023 / Ined.


Source : JDF Santé

L'Antadys est-il dangereux ?

L'Antadys est-il dangereux ?

Qu’est-ce que l’Antadys ?

Antadys® est une spécialité commerciale renfermant un anti-inflammatoire non stéroïdien : le flurbiprofène. Ce médicament est utilisé pour traiter de manière symptomatique les douleurs liées notamment à des rhumatismes inflammatoires, à une arthrose, à une lombalgie (mal de dos), à une compression d’un nerf rachidien. Il permet également de soulager les dysménorrhées (douleurs des règles).

Quels sont les effets de l’Antadys ?

Par son mécanisme d’action qui vise à bloquer la fabrication des prostaglandines (substances impliquées dans de nombreuses réactions), Antadys® présente plusieurs effets possibles : 

  • anti-inflammatoire
  • antalgique
  • antipyrétique (contre la fièvre)
  • blocage de courte durée des fonctions plaquettaires 

L’Antadys est-il recommandé en cas d’endométriose ?

Chez une patiente souffrant d’endométriose, la prise d’un anti-inflammatoire comme Antadys® permet de soulager les crises douloureuses. Ainsi, il est recommandé dans la prise en charge des douleurs afin de réduire leur intensité. Son association avec un traitement hormonal permet souvent d’améliorer la qualité de vie des patientes. Toutefois, l’administration d’anti-inflammatoires sur le long terme doit être évitée au risque d’induire des effets indésirables affectant l’estomac et les reins. 

L’Antadys peut-il rendre stérile ?

En effet, ce médicament peut nuire à la fertilité de la femme par une action délétère sur l’ovulation. Son utilisation doit être exclue chez les patientes désirant concevoir un enfant ou effectuant un bilan de fertilité. Dans ces circonstances, les femmes traitées doivent envisager l’interruption d’Antadys®, en concertation avec leur médecin.  

Peut-on boire de l’alcool si on a pris de l’Antadys ?

La prise d’Antadys® ne contre-indique pas la consommation modérée de boissons alcoolisées. Toutefois, l’association concomitante peut favoriser la survenue de brûlures d’estomac et de reflux gastro-œsophagiens.

Peut-on prendre de l’Antadys et du Doliprane ?

L’association d’Antadys® (anti-inflammatoire non stéroïdien) et de Doliprane® (antalgique) peut être envisagée, il n’existe pas d’interactions médicamenteuses puisqu’ils ne présentent pas le même mécanisme d’action. De plus, des études scientifiques ont mis en évidence une meilleure efficacité du paracétamol combiné à un anti-inflammatoire par rapport à la prise de paracétamol seul. En revanche, cette association doit rester ponctuelle en raison d’une éventuelle accumulation d’effets indésirables affectant le foie et les reins.

Quels sont les effets de l’Antadys sur les règles ?

Le médicament Antadys® est notamment indiqué dans le traitement des douleurs menstruelles (dysménorrhées). Son action qui diminue la production de prostaglandines permet de réduire les contractions de l’utérus et donc les douleurs associées. Pour un soulagement optimal, un comprimé doit être pris dès la survenue des douleurs 1 à 2 fois par jour. En ce qui concerne l’abondance des règles, certaines études montrent qu’Antadys® permettrait de réduire le flux menstruel par diminution des prostaglandines qui expulsent le sang durant les règles. 

La prise est préférable au cours d’un repas

Quels sont les effets secondaires de l’Antadys ?

Le médicament Antadys® expose fréquemment à des troubles gastro-intestinaux tels que des nausées, des vomissements, des diarrhées ou une constipation, des douleurs abdominales, des brûlures d’estomac et un inconfort intestinal se traduisant par des ballonnements. Pour cette raison, la prise est préférable au cours d’un repas. De plus, Antadys® peut être responsable de vertiges, de maux de tête, d’un excès de potassium dans le sang, d’une augmentation des enzymes du foie, d’une insuffisance rénale et d’œdèmes provoqués par une rétention d’eau et de sel. Aussi, une urticaire et des démangeaisons ont été observées. Plus rarement, des effets cardiovasculaires (palpitations, douleurs thoraciques, insuffisance cardiaque), des réactions cutanées graves, des troubles de la vue peuvent survenir. De même des allergies respiratoires ont déjà été répertoriées chez les patients allergiques à un autre anti-inflammatoire. De manière générale, il est possible de réduire la survenue des effets indésirables en instaurant le traitement à la dose minimale efficace pour une durée la plus courte possible.

L’Antadys est-il sur ordonnance ?

Oui, Antadys® est uniquement disponible sur présentation d’une ordonnance. 

Quelles contre-indications ?

Les contre-indications d’Antadys® sont : 

  • une allergie à l’un des composants 
  • un antécédent d’allergie ou d’asthme provoqué par ce médicament ou un autre anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS)
  • un antécédent d’hémorragie ou de perforation digestive lié à une prise antérieure d’AINS
  • un ulcère évolutif, un antécédent d’ulcère ou d’hémorragie qui se répète 
  • une insuffisance hépatique sévère ou une insuffisance cardiaque sévère

La prise de flurbiprofène est formellement contre-indiquée chez les enfants de moins de 15 ans et la femme enceinte dès le 6ème mois de grossesse. À noter que ce médicament est déconseillé chez la femme enceinte au cours des deux premiers trimestres et chez la femme allaitante. L’association d’Antadys® à certains médicaments est déconseillée, comme les anticoagulants oraux et les héparines, les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, le lithium (traitement des troubles bipolaires) et le méthotrexate à des doses hebdomadaires supérieures à 20 mg. Ainsi, une vigilance accrue est requise lors de l’instauration d’une telle association médicamenteuse.

Sources : 
– Base de données publique des médicaments 
– Prise en charge de l’endométriose, méthode recommandations pour la pratique clinique, HAS, décembre 2017.
– Bofill Rodriguez M., Lethaby A., Farquhar C. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont-ils sûrs et efficaces pour traiter les saignements menstruels abondants ? Septembre 2019.


Source : JDF Santé

Bryonia (homéopathie) : bienfaits, indications, 5, 7 ou 9 CH ?

Bryonia (homéopathie) : bienfaits, indications, 5, 7 ou 9 CH ?

C’est quoi Bryonia ?

La souche Bryonia est extraite de Bryonia alba (la bryone blanche) qui est une plante grimpante toxique appartenant à la famille des Cucurbitacées, pourvue d’une racine charnue et pouvant vivre plusieurs années.

Photo d'une Bryonia alba
Photo d’une Bryonia alba © BakalaeroZz-Adobestock

Que contient Bryonia en homéopathie ?

En homéopathie, Bryonia est fabriquée à partir des organes souterrains de la bryone blanche à l’état frais. Cette souche homéopathique est dénuée de toxicité, elle contient des stérols (phytostérol), des acides gras insaturés, des triterpènes, des lectines (protéines végétales) et principalement des hétérosides de cucurbitacines ayant une structure voisine des corticoïdes (hormones à action anti-inflammatoire). Elle renferme également de la bryonine, substance dérivée du glucose à action purgative. 

Quelles sont les propriétés des granules de Bryonia ?

Bryonia possède des propriétés anti-infectieuses, elle est employée dans la prise en charge des pathologies ORL et pulmonaires telles que la grippe, l’état grippal, les oreillons, la rhinite associée à une sécheresse des muqueuses, mais également des pneumopathies, des toux dans un contexte de trachéite ou de bronchite et de l’inflammation des méninges. Bryonia agit également contre la fièvre.
Cette souche présente une action anti-inflammatoire, elle est utilisée en cas de pathologies rhumatologiques comme des douleurs articulaires, une arthrite, une synovite aiguë de la hanche et une accumulation de liquide dans une articulation. Ainsi, son champ d’action s’élargit aux irritations du péritoine, aux péricardites, aux inflammations de la plèvre (feuillet qui recouvre les poumons) et aux douleurs abdominales causées par une coelioscopie. De même, elle permet de soulager les mastites (inflammations douloureuses de la glande mammaire) et les douleurs liées à une montée de lait chez la femme allaitante. En outre, Bryonia permet de traiter la constipation et l’inconfort digestif (dont les ballonnements) en raison de ses propriétés digestives. Bryonia présente d’autres indications moins courantes comme : 

Faut-il prendre Bryonia 5 CH, 7 CH ou 9 CH ?

Bryonia peut être prise en 5 CH, 7 CH, 9 CH voire 15 CH ou 30 CH. Le choix de la dilution dépend de l’indication thérapeutique. De manière générale, la faible dilution 5 CH permet de traiter des signes locaux comme la sécheresse des yeux, une intolérance aux lentilles de contact, certaines douleurs articulaires, une constipation et un inconfort intestinal. Les dilutions 7 CH et 9 CH sont recommandées dans la prise en charge de symptômes généraux comme des infections (grippe, état grippal, oreillons, rhume, bronchite, etc.), des maladies rhumatologiques (arthrite, synovite), des inflammations touchant divers organes (glande mammaire, plèvre, péritoine, intestin, péricarde) et des vertiges. Pour traiter une inflammation des méninges, le médecin prescrira généralement Bryonia en 7 ou 9 CH, voire 15 ou 30 CH pour traiter des symptômes chroniques.

Bryonia et arthrose

Le prise de 5 granules de Bryonia en 7 ou 9 CH 2 à 4 fois par jour permet de réduire les symptômes liés à l’arthrose en raison de ses propriétés anti-inflammatoires. La spécialité Arnitrosium® comportant des souches de Bryonia, d’Arnica montana et de Rhus toxicodendron permet également de soulager les douleurs articulaires. Il est recommandé de prendre 1 comprimé à faire fondre sous la langue 6 fois par jour maximum selon l’intensité douloureuse.

Bryonia et toux

Pour traiter une toux sèche douloureuse dans un contexte de trachéite ou de bronchite, Bryonia doit être administrée à raison de 5 granules en une prise 4 à 6 fois par jour en 7 ou 9 CH. Les prises doivent être espacées lorsque l’intensité des symptômes diminue. En outre, certaines spécialités renfermant Bryonia associée à d’autres souches sont commercialisées pour traiter tous les types de toux :

Bryonia et constipation

Les granules de Bryonia sont employés pour traiter la constipation qui se caractérise par des selles dures et sèches. La posologie est de 5 granules 1 à 2 fois par jour à la dilution 5 CH pendant la durée nécessaire au rétablissement d’un transit normal.

Bryonia et vertiges

Les vertiges provoqués ou aggravés par un changement de position peuvent être soulagés par une prise de 5 granules de Bryonia en 7 ou 9 CH renouvelée 4 à 6 fois par jour pendant quelques jours. 

Sources : 
– Base de données publique des médicaments
– Laboratoires Boiron
– Demarque D., Jouanny J., Poitevin B., Saint-Jean Y. Pharmacologie et matière médicale homéopathique. Editions CEDH, 2009.


Source : JDF Santé

Euphytose : stress, sommeil, quels effets secondaires ?

Euphytose : stress, sommeil, quels effets secondaires ?

Qu’est-ce que l’Euphytose ?

Euphytose® est un médicament traditionnel à base de plantes qui exerce une action sur le sommeil et sur le stress. Il est composé de 4 plantes aux propriétés anxiolytiques et sédatives : la racine de valériane, la partie aérienne de passiflore, la sommité fleurie d’aubépine et de ballote. Cette spécialité commerciale est disponible en vente libre et ne fait l’objet d’aucun remboursement par l’Assurance maladie.  

L’Euphytose réduit-il le stress ?

Euphytose® peut être utilisé pour soulager les symptômes mineurs associés au stress, notamment les tensions musculaires et les maux de tête. Dans cette indication, le médicament doit être administré à raison d’un comprimé 3 fois par jour chez l’adolescent dès 12 ans, et d’un à deux comprimés 3 fois par jour chez l’adulte. En cas de stress sévère, de troubles anxieux ou d’épisode dépressif, une consultation médicale s’impose pour bénéficier d’une prise en charge adaptée, médicamenteuse ou non. 

Quels sont les effets secondaires de l’Euphytose ?

La prise d’Euphytose® peut être responsable de troubles digestifs tels que des diarrhées, des douleurs abdominales, des nausées et des vomissements. Ces effets sont principalement causés par la valériane. En outre, des réactions allergiques se manifestant par des démangeaisons, des éruptions cutanées et une urticaire peuvent survenir. Très rarement, des atteintes du foie ont été rapportées dans un contexte de surdosage chez l’enfant.    

L’Euphytose peut-il dérégler le sommeil ?

Contrairement aux somnifères et aux anxiolytiques pouvant aggraver l’insomnie en cas d’arrêt brutal du traitement, Euphytose® n’a pas d’impact négatif sur la qualité du sommeil. Ce médicament de phytothérapie permet de réduire les troubles légers du sommeil. Dans cette indication, la posologie recommandée est d’un comprimé le soir en mangeant chez l’adolescent à partir de 12 ans, et de deux comprimés (un premier au repas et un deuxième au coucher) chez l’adulte.

Peut-on devenir dépendant à l’Euphytose ?

Ce médicament ne contient pas de substances psychoactives, molécules qui perturbent l’activité mentale à fortes doses ou sur une longue période. Ainsi, la prise régulière d’Euphytose® n’est associée à aucun risque de dépendance, ni d’accoutumance, contrairement aux médicaments hypnotiques (ou somnifères).

Quels sont les dangers possibles de l’Euphytose ?

La prise d’Euphytose® peut induire de la somnolence, ce qui représente un danger pour les conducteurs de véhicules et les travailleurs utilisant des machines. À noter qu’Euphytose® n’est pas dangereux pour la femme enceinte ou allaitante, mais par mesure de précaution son administration est déconseillée.

Son administration est déconseillée chez les enfants âgés de moins de 12 ans

Quelles sont les contre-indications de l’Euphytose ?

Le médicament Euphytose® ne doit pas être pris chez les patients présentant : 

  • une allergie à l’un des composants
  • une intolérance au fructose, un déficit en sucrase ou en isomaltase (maladie rare), un trouble de l’absorption du glucose et du galactose 

Faute de données disponibles, son administration est déconseillée chez les enfants âgés de moins de 12 ans.

Sources : 
– Base de données publique des médicaments
– Avis Euphytose, Haute Autorité de santé, 13 avril 2005


Source : JDF Santé