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Quels sont les symptômes du trouble dissociatif TDI ?

Quels sont les symptômes du trouble dissociatif TDI ?

[Mise à jour le 19 janvier 2023 à 16h14] Le trouble dissociatif de l’identité (TDI) se manifeste par la présence de deux ou plusieurs identités. « Le TDI est un trouble dont on entend beaucoup parler mais qui ne doit pas être pris à la légère. Il se déclenche dans l’enfance en cas de traumatisme sexuel, physique ou psychologique«  rappelle d’emblée le Dr Béatrice Millêtre, psychologue. Le TDI se distingue de la schizophrénie. La Youtubeuse Olympe et atteinte d’un TDI a annoncé sur Instagram sa volonté de mourir, sa situation étant trop dure à supporter. « Le dernier trimestre 2023 je vais avoir recours au suicide assisté en Belgique » a déclaré la femme âgée de 23 ans. Quels sont les symptômes du trouble dissociatif de l’identité ? Comment savoir si on a le TDI ? Y-a-t-il un test ? Est-ce que le TDI se soigne ?

Quelle est la signification de TDI ?

Le TDI est le diminutif de trouble dissociatif de l’identité.

Qu’est-ce qu’un trouble dissociatif de l’identité (TDI) ?

« Le TDI, anciennement appelé trouble de la personnalité multiple, est un trouble psychologique qui désigne un individu doté de plusieurs identités différentes et dont il n’a pas conscience. Le trouble dissociatif de l’identité est une fracture dans la conscience au sens de discontinuité » indique le Dr Millêtre. Le patient atteint de TDI souffre de trous de mémoire lorsque la ou les autres identités, les « alters », prennent le contrôle de sa personnalité la plus présente, à son insu. « Les gens lui racontent ce qu’il a dit et/ou fait et la personne n’en a aucun souvenir. Ce n’est pas lié à un trouble mnésique mais à une interruption de la conscience » souligne la psychologue. « Il s’apparente à un syndrome/trouble de stress post-traumatique. Le TDI cause une souffrance dans la sphère sociale, émotionnelle et professionnelle du patient » explique notre interlocutrice. 

Quelles sont les causes du TDI ? 

Le TDI est lié à de multiples traumatismes dans l’enfance (sexuels, physiques, émotionnels, psychologiques). « L’enfant, lorsqu’il est victime de maltraitance, « s’en va » et laisse la place à un « autre lui » pour supporter le traumatisme » précise le Dr Millêtre. C’est un mécanisme de protection. « L’enfance est la période durant laquelle on est supposé unifier sa personnalité. Or, l‘enfant n’est plus capable de rassembler ses « morceaux » d’identités et ne peut s’unifier en une personnalité distincte » développe notre experte. Ces morceaux vont interagir et créer un TDI c’est-à-dire plusieurs versions de l’individu sans lien entre celles-ci. « Une fois adulte, on ne sait pas ce qui déclenche l’apparition des différentes identités » note la psychologue. 

Quels sont les symptômes du TDI ?

Le patient atteint de TDI a une personnalité décousue puisqu’en fonction de l’alter présent, il alterne entre différents types de caractère et de personnalité. Par exemple, une personne introvertie se met à devenir extravertie. « Le TDI provoque une perte de conscience et des trous de mémoire. La plupart des personnes atteintes de TDI souffrent de dépression et d’anxiété. Elles auront tendance à développer des conduites à risque : abus de substances (alcool, drogue etc), pensées suicidaires, auto-mutilations, pratiques sexuelles à risque, désorganisation sociale… » précise le Dr Millêtre.

Test : comment diagnostiquer un trouble de l’identité ?

Le TDI est toujours diagnostiqué à l’âge adulte. « Les patients ne viennent jamais consulter pour un TDI mais pour des symptômes tels que des troubles de la mémoire, une phobie sociale, une anxiété généralisée, un abus de substances… et le médecin identifie le TDI par un diagnostic clinique » indique la psychologue.

La première étape est de mettre en sécurité le patient

Quels sont les traitements d’un TDI ?

Le TDI se soigne mais c’est un travail de plusieurs années. Le traitement requiert plusieurs phases :

► Le TDI est un traumatisme lié à un danger rencontré dans l’enfance (maltraitance). La première étape est donc de mettre en sécurité le patient (physiquement et psychologiquement) afin de le stabiliser. « Une partie des personnes atteintes de TDI s’arrête à la première étape et pourront vivre à peu près normalement avec leurs « alters » » indique le Dr Millêtre.

► Une fois stabilisée, on se concentre sur la gestion du traumatisme. Il faut revenir dessus et le « traiter ». Certains patients ne peuvent pas atteindre cette étape, le traumatisme étant trop douloureux à revivre.

► Enfin, la phase de fusion et de reconnexion vise à réunir toutes les personnalités en une seule personne qui a juste différentes facettes.

La thérapie de longue durée est indiquée pour soigner le TDI. « Des études ont montré que l’hypnose pouvait également avoir un rôle selon le profil du patient. L’EMDR (thérapie qui consiste à guérir les traumatismes et les événements douloureux par des mouvements oculaires de droite à gauche) peut également être un outil pour traiter le TDI » développe notre experte. Les médicaments (anxiolytiques, antidépresseurs) ne vont pas soigner le TDI mais permettre de gérer ses manifestations (douleur, anxiété, stress etc). « Une thérapie de couple ou familiale peut aider l’entourage à comprendre ce trouble mental » souligne notre interlocutrice.

Quelle différence avec la schizophrénie ?

« Le TDI n’a rien à voir avec la schizophrénie qui est un trouble neurophysiologique«  répond la psychologue. Le patient schizophrène entend des voix et est sujet à la paranoïa. La bipolarité se distingue également du TDI puisqu’elle engendre une alternance d’épisodes euphoriques et dépressifs. « Le TDI n’est pas un trouble neurologique mais un trouble mental causé par un traumatisme dans l’enfance«  rappelle en conclusion notre experte.

Merci au Dr Béatrice Millêtre, docteur en psychologie.


Source : JDF Santé

Cancer des amygdales : causes, symptômes, survie

Cancer des amygdales : causes, symptômes, survie

Définition : qu’est-ce qu’un cancer des amygdales ?

« Les cancers des amygdales font partie des cancers de l’oropharynx, faisant eux-mêmes partie des cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS)«  indique le Dr Nadia Benmoussa-Rebibo, médecin ORL à l’Institut Gustave Roussy. Les cancers des VADS arrivent en 4e position des cancers les plus fréquents en France, avec 15 000 nouveaux cas par an (surtout des hommes).

Les cancers de l’oropharynx et notamment ceux de l’amygdale sont en nette augmentation ces dernières décennies. Cette augmentation est causée par les papillomavirus (HPV) oncogènes. « Il existe deux types de cancers de l’amygdale : ceux liés à l’HPV et ceux qui ne le sont pas. Ces derniers sont favorisés par la consommation de tabac, de cannabis et d’alcool, précise le Dr Nadia Benmoussa-Rebibo. La prise en charge de ces deux types de cancers est différente« . Si le cancer des amygdales est lié à la prise de toxique un 2e cancer de la sphère ORL peut être associé (cancer synchrone).

Symptômes : douleurs, difficultés à manger, à déglutir…

Plusieurs signes peuvent faire évoquer un cancer des amygdales (qui touche en général une seule amygdale) :

  • « des difficultés à déglutir appelées odynophagie,
  • des difficultés à s’alimenter (dysphagie),
  • des douleurs au niveau de la gorge à type d’angine qui persistent dans le temps.
  • Plus rarement, le cancer de l’amygdale peut se manifester par une douleur à l’oreille (otalgie reflexe) du côté malade.
  • Il peut également y avoir l’apparition de ganglions cervicaux »

Causes : tabac, alcool ou papillomavirus (HPV)

« La consommation de tabac, d’alcool ou de cannabis est un facteur de risque du cancer de l’amygdale non induit par des HPV oncogènes. La consommation d’alcool et de tabac à un effet synergique, c’est-à-dire que leur consommation conjointe potentialise les risques de cancer« , informe le Dr Benmoussa-Rebibo. Ce type de cancer de l’amygdale touche plutôt les hommes de 50 à 60 ans. Le deuxième type de cancer de l’amygdale est lié à l’infection par les HPV. « Il peut toucher des profils plus jeunes » indique la spécialiste. En France, en 2015, 34 % des nouveaux cas de cancers de l’oropharynx sont attribuables à l’HPV (Institut National du Cancer).

Cancer des amygdales et papillomavirus

L’infection se produit par voie sexuelle lors de rapports oro-génitaux. Il s’agit d’une infection fréquente. Des études ont montré, qu’à un instant donné, environ 10% des hommes et 4% des femmes ont une infection oropharyngée à HPV. La majorité de ces infections oro-pharyngées à HPV sont éliminées par le système immunitaire. Seule une minorité persistent de nombreuses années et peuvent évoluer vers un cancer. Comme pour toute infection sexuellement transmissible, le risque d’infection s’accroît avec le nombre de partenaires sexuels et la précocité des premiers rapports.

Comment est posé le diagnostic ?

« En cas de suspicion d’un cancer de l’amygdale, une endoscopie est réalisée sous anesthésie générale » informe le Dr Benmoussa-Rebibo. Elle permet la visualisation directe de la lésion qui est parfois inconfortable à examiner en consultation, toutes les muqueuses des voies aérodigestives supérieures sont explorées au cours de cette endoscopie pour ne pas omettre une 2e lésion, cet examen est réalisé sous anesthésie générale et est appelée panendoscopie des VADS. « Les lésions suspectes font l’objet de biopsies pour confirmer ou non le diagnostic » décrit le médecin ORL. Si l’une d’entre elles est cancéreuse, un bilan d’extension est réalisé, c’est-à-dire la réalisation d’examens permettant de mettre en évidence l’existence d’autres localisations de cellules cancéreuses qui auraient migré dans les ganglions via la circulation lymphatique, ou des métastases dans d’autres organes.

Traitement : quelle chirurgie ou opération ?

« Le cancer de l’amygdale est traité par chirurgie ou par radio-chimiothérapie, parfois en association, explique le Dr Nadia Benmoussa-Rebibo. Les cancers HPV induits sont plus souvent traités par radiothérapie associée à de la chimiothérapie« . Cependant, la thérapeutique choisie dépend de plusieurs facteurs : état de santé du patient, position de la lésion et notamment son extension, les ganglions etc. « L’oropharyngectomie est la technique chirurgicale d’exérèse de ces cancers. Cette chirurgie peut être faite par voie mini-invasive à l’aide d’un robot, ce qui évite un abord cervical et donc une cicatrice apparente. Bien sûr, cette technique ne peut être proposée que si la structure possède cette technologie et les chirurgiens formés, précise notre interlocutrice. Cette chirurgie peut être suivie de radio-chimiothérapie. Si la taille de la lésion est importante, une technique de reconstruction par lambeau libre peut être nécessaire« .

Taux de survie et pronostic

« En règle générale, les taux de survie des cancers ORL sont de 60% à 5 ans. Ce pourcentage diffère en fonction des stades de la tumeur » informe le Dr Benmoussa-Rebibo. Les tumeurs HPV induites ont un meilleur pronostic. Le taux de survie à 5 ans est de 85 % en cas de cancer lié au seul papillomavirus (70 % en cas de tabagisme associé) contre 45 % en cas de cancer dû au tabac, à l’alcool et sans présence du papillomavirus.

Prévention pour éviter la récidive

Pour prévenir l’apparition d’un cancer des amygdales, et par extension de tous les cancers des VADS, il convient de supprimer l’exposition aux fumées de tabac et de cannabis et à l’alcool, en sachant que l’association tabac et alcool potentialise les risques. L’infection à HPV ne peut pas être prévenue par le port de préservatif. La seule façon de diminuer les risques d’infection est de ne pas multiplier les partenaires. « Nous n’avons pas encore assez de recul pour savoir si la vaccination des jeunes filles contre les papillomavirus en prévention du cancer du col de l’utérus va influencer la survenue de cancers de l’oropharynx » indique le Dr Nadia Benmoussa-Rebibo.

Merci au Dr Nadia Benmoussa-Rebibo, médecin ORL à l’Institut Gustave Roussy. Pour aller plus loin : Livret Cancers de l’oropharynx & papillomavirus oncogènes – Gustave Roussy


Source : JDF Santé

Comment le papillomavirus se transforme en cancer ? (gorge…)

Comment le papillomavirus se transforme en cancer ? (gorge…)

Le papillomavirus humain (HPV) est un virus que l’on contracte par voie sexuelle même si les rapports sont protégés. « C’est un virus issu d’une grande famille de virus puisqu‘il existe une centaine de sous types connus (HPV 16, 18…), qui sont plus ou moins oncogènes«  informe d’emblée le Dr Joëlle Robion, gynécologue. Selon les chiffres de l’Institut national du cancer, le papillomavirus serait responsable d’environ 6000 cancers par an en France. Les cancers du col de l’utérus (44 %), de l’anus (24 %) et de l’oropharynx (22 %) représentent la majorité des cas. Si les femmes sont les plus concernées par les cancers liés aux HPV (dont 2900 cancers du col de l’utérus), près d’un tiers de ces cancers touche les hommes.

Chiffres papillomavirus et cancer 

Les papillomavirus humains (HPV) sont responsables de huit localisations de cancers : le col de l’utérus, l’anus, l’oropharynx, la vulve, le vagin, la cavité orale, le larynx et le pénis. « De nombreuses personnes ne vont rien développer au contact du virus et seront porteuses saines. D’autres vont développer des lésions pré-cancéreuses, car certains types de HPV peuvent induire plus ou moins de risques », informe la gynécologue. 

  • Les sous-types, comme le HPV 6 et le 11 qui sont les plus fréquents, peuvent « provoquer des condylomes, c’est-à-dire des verrues génitales qui sont bénignes. »
  • Il existe aussi des sous-types à risques oncogènes, c’est-à-dire qu’ils peuvent être à l’origine de cancers : « Il s’agit le plus souvent du HPV 16 et 18. Cependant, ce n’est pas parce qu’on les a que l’on va avoir une lésion précancéreuse. » 

« On ne peut pas quantifier le risque de développer un cancer à cause du HPV, car ce risque dépend du papillomavirus dont on est porteur et de la personne concernée », prévient la gynécologue. 

Maladies induites par le HPV dont le cancer
Maladies induites par le HPV dont le cancer, en France. © Institut national du cancer

Quel est le délai de survenue du cancer ?

« Cette durée n’est pas connue précisément, néanmoins il s’agit d’un processus qui nécessite plusieurs années. Chez certains patients, l’infection virale est survenue 10 à 15 ans voire plus avant l’apparition du cancer » répond Gustave Roussy.

Papillomavirus et le cancer de la gorge 

« Il y a quelques années, les ORL ne connaissaient pas les cancers liés au HPV » constate la gynécologue. Aujourd’hui, les cancers de l’oropharynx (amygdales, voile du palais, arrière de la langue et arrière de la gorge) représentent la troisième localisation des cancers liés à l’infection par le papillomavirus en France (22% de 6000 cancers liés à l’HPV). Comment expliquer que le HPV cause ce types de cancers ? « Le papillomavirus peut être transmis de la zone génitale à la zone buccale via des pratiques sexuelles (rapports oro-génitaux comme la fellation ou le cunnilingus, ndlr)«  répond le Dr Robion. D’ordinaire, les cancers ORL sont causés par plusieurs facteurs de risques, dont la consommation d’alcool et de tabac. « Les patients atteints d’un cancer ORL lié à un HPV sont plus jeunes. L’apparition du cancer n’est  pas liée à un des facteurs de risques normalement connus dans l’apparition des cancers ORL. Ils ont aussi des cancers localisés sur des zones différentes des cancers alcoolo-tabagiques : de la base de la langue, à l’amygdale » précise le Dr Robion, gynécologue. « Les anomalies génétiques et les dérégulations cellulaires traditionnellement retrouvées dans les tumeurs induites par le tabac et l’alcool sont absentes des tumeurs associées aux HPV, ajoute Gustave Roussy. Enfin, les tumeurs HPV-induites répondent généralement mieux aux traitements et par conséquent ont le plus souvent un meilleur pronostic. »

Saignement après un rapport : pourquoi, est-ce inquiétant ?

Saignement après un rapport : pourquoi, est-ce inquiétant ?

Un saignement après un rapport sexuel n’est pas grave la plupart du temps, mais ce n’est pas un symptôme à négliger. « Saigner après un rapport n’est jamais normal, il est donc conseillé d’en parler à son médecin, surtout si les saignements s’accompagnent de douleurs (ou d’autres symptômes comme des pertes malodorantes, des brûlures ou des démangeaisons…) et sont récurrents« , souligne d’emblée le Dr Brigitte Raccah-Tebeka, gynécologue-endocrinologue. En somme, selon le contexte dans lequel ces saignements apparaissent et leur régularité, il faut consulter. Et ce, même s’il s’agit de saignements peu abondants. Pourquoi saigne-t-on après avoir fait l’amour ? Quand faut-il s’inquiéter ? S’ils sont abondants ? S’ils font mal ? Explications et conseils de notre experte.

Pourquoi je saigne après un rapport sexuel ?

Saigner après un rapport n’est pas forcément grave, mais il ne faut pas pour autant passer ce problème sous silence. Cela peut avoir plusieurs causes :

  • Une sécheresse des muqueuses ou vaginale
  • Une IST
  • Un cancer
  • La mise en place d’un stérilet
  • Des polypes
  • Une maladie gynécologique (endométriose…)

Dans tous les cas, un suivi gynécologique régulier permet de prendre en charge rapidement ce problème, quelle que soit sa cause. 

Saigner après un rapport : le signe d’une sécheresse vaginale ?

 « Le plus souvent, c’est le signe d’une inflammation de la muqueuse du vagin ou du col de l’utérus qui est alors un peu fragile et qui peut se mettre à saigner lors de la friction durant le rapport« , rassure le Dr Raccah-Tebeka. Cette inflammation peut être due à une sécheresse vaginale : votre vagin n’est pas suffisamment lubrifié (sécheresse à cause d’un traitement, préliminaires insuffisants…) et les mouvements de va-et-vient peuvent ainsi « blesser » la muqueuse vaginale asséchée et causer des saignements. 

Quelles infections peuvent faire saigner ?

Les saignements après un rapport peuvent témoigner d’une pathologie au niveau du col de l’utérus, comme une infection  :

  • La chlamydia
  • La gonorrhée
  • La trichomonas
  • Une vaginite bactérienne…

Saigner après un rapport : signe d’un cancer ?

 « Les saignements post-coïtaux peuvent révéler une authentique pathologie du col voire un cancer, même si c’est très rare« , tient à rassurer le Dr Raccah-Tebeka. 

Le stérilet en cause ?

Les saignements après les rapports font partie des effets indésirables du stérilet, surtout les 3 à 6 mois qui suivent sa pose. S’ils sont régulier, il vaut mieux consulter son gynécologue. 

Un polype peut-il provoquer des saignements après un rapport sexuel ?

Un polype est une tumeur bénigne qui se développe dans le col de l’utérus. Cela peut entraîner des saignements pendant ou après les rapports sexuels

Est-ce un signe de grossesse ?

Pas vraiment si les saignements arrivent qu’une fois. Ces saignements peuvent tout simplement signifier que vous avez légèrement saigné lors de votre dernier rapport sexuel, et que le sang ne s’est pas évacué immédiatement après.

Ça peut l’être si vous saignez plusieurs jours après un rapport, c’est potentiellement un saignement d’implantation, signe d’une grossesse débutante. Il est donc conseillé de réaliser un test de grossesse pour en être sûre.

Peut-on saigner en cas d’endométriose ?

Oui, parmi les signes cliniques de l’endométriose, il y a les douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunie), mais aussi les saignements génitaux. 

Quand s’inquiéter d’une perte de sang après un rapport ?

Les saignements après un rapport peuvent être plus ou moins abondants (parfois juste quelques tâches de sang sur les sous-vêtements ou sur le papier toilette) et ont plusieurs origines. « Lors des premiers rapports sexuels, quand l’hymen se déchire, il est normal de saigner. Ce n’est pas forcément inquiétant. En revanche, une femme qui a une vie sexuelle régulière et qui a des saignements répétitifs après (ou pendant) des rapports sexuels doit obligatoirement consulter un médecin ou un gynécologue« , insiste la gynécologue. Le médecin pourra alors examiner le col de l’utérus et réaliser un frottis afin de déterminer la cause des saignements. 

Quel traitement pour ne plus saigner après un rapport ?

Il existe des traitements pour soigner une inflammation de la muqueuse. « Il s’agit d’ovules à base d’œstrogènes locaux qui vont permettre d’apporter une meilleure trophicité à la muqueuse. Celle-ci va alors se fortifier, s’épaissir et mieux résister à tous les frottements lors d’un rapport« , précise la gynécologue-endocrinologue. Des gels lubrifiants (de préférence, sans huile, vaseline ou parfum) permettent de soulager la sécheresse vaginale. Le praticien pourra également vous donner quelques conseils sur votre hygiène intime (comment choisir le bon gel nettoyant ou le bon savon, fréquence des toilettes intimes…). En revanche, s’il s’agit d’une infection, le médecin va alors vous prescrire un traitement adapté.

A RETENIR

► Un saignement indolore et léger après un rapport n’est pas forcément inquiétant. En revanche, si cela se reproduit plusieurs fois ou si cela s’accompagne d’autres symptômes comme des douleurs, il faut consulter un médecin. 

► Lésion des parois du vagin, sécheresse vaginale ou autres pathologies gynécologiques… Un saignement après un rapport peut avoir différentes causes

► Il existe des traitements comme des ovules ou des gels lubrifiants qui permettent d’éviter de saigner après un rapport. S’il s’agit d’une infection, il faut un traitement prescrit par un médecin pour la soigner. 

    Merci au Dr Brigitte Raccah-Tebeka, gynécologue-endocrinologue.


    Source : JDF Santé

Papillomavirus : symptômes, combien de temps à se déclarer ?

Papillomavirus : symptômes, combien de temps à se déclarer ?

[Mise à jour le 19 janvier 2023 à 10h39] Ignorés pendant longtemps, les papillomavirus ou HPV (pour Human papillomavirus. en anglais) sont de plus en plus abordés. Ces virus très contagieux se transmettent à l’homme et à la femme par contacts sexuels. Ils peuvent rester endormis plusieurs années et être éliminés naturellement ou se réveiller et entraîner divers symptômes. Les conséquences les plus graves des papillomavirus étant la survenue de cancers comme celui du col de l’utérus ou de la gorge. Le point sur les papillomavirus avec le Pr Olivier Graesslin, Chef de Service de Gynécologie-Obstétrique au CHU de Reims.

Définition : qu’est-ce que le papillomavirus ? 

Ce virus appartient à la grande famille des papillomavirus humains (HPV) qui compte environ 200 membres (génotypes). Ce sont des virus très contagieux qui touchent aussi bien les hommes que les femmes et qui sont présents sur toute la planète. « Certains de ces virus peuvent rester dans l’organisme sans provoquer de symptômes (infection latente) et sont souvent éliminés spontanément« , observe le Pr Olivier Grasselin, Chef de Service de Gynécologie-Obstétrique au CHU de Reims. Plusieurs types d’HPV peuvent infecter la peau ou les muqueuses et coloniser certaines parties de la peau, de la bouche, des organes génitaux externes ou de la région anale.

« L’évolution est lente entre l’infection à HPV, l’apparition de lésions précancéreuses, et celle d’un cancer »

Au bout de combien de temps se déclare une infection HPV ?

Il faut d’emblée rappeler qu’une infection par papillomavirus ne se déclare pas systèmatiquement. « Le plus souvent, elle disparait spontanément grâce à notre système immunitaire » rappelle la HAS. Dans environ 90% des cas, le virus disparait dans les 2 ans suivant la contamination. Dans les 10% des cas restant, l’infection persiste dans l’organisme et « peut entraîner plusieurs années plus tard des lésions » indique l’Institut national du cancer. Ces lésions peuvent survenir par exemple au niveau du col de l’utérus et évoluer vers un cancer (mais ce n’est pas systématique). « L’évolution est lente entre l’infection à HPV, l’apparition de lésions précancéreuses, et celle d’un cancer, poursuit l’institut. Les délais sont de 10 à 20 ans entre infection et cancer. »

Comment se transmet le papillomavirus ?

Les papillomavirus présents dans la région génitale se transmettent quasi exclusivement par contacts sexuels (même quand un rapport est protégé par un préservatif). Ils sont la cause la plus fréquente d’IST, infection sexuellement transmissible.

Papillomavirus chez la femme

« Au cours de leur vie, plus de 80% des femmes sexuellement actives vont être en contact avec un ou plusieurs HPV et, dans la majorité des cas, vont s’en débarrasser spontanément dans un délai de 2 ans à 3 ans (développement d’une immunité naturelle). La persistance de cette infection au-delà de plusieurs années peut être à l’origine de certaines pathologies (maladies)« , poursuit le spécialiste. La transmission peut exceptionnellement s’effectuer par du linge ou vêtements infectés, beaucoup plus fréquemment lors du contact entre une muqueuse infectée et une muqueuse saine au cours d’un rapport sexuel vaginal, oral ou anal. Les facteurs de risque chez les femmes sont l’âge précoce des premiers rapports sexuels, des relations avec des partenaires multiples et la présence d’une autre infection sexuellement transmissible (IST).

Quels sont les symptômes du papillomavirus ?

En cas de verrues au niveau des organes génitaux : consultez !

« La plupart du temps, l’infection par HPV au niveau des tissus n’occasionne aucun symptôme. Le virus est présent au sein des muqueuses sans provoquer de lésions. Dans certains cas, on peut observer un papillome (ou verrue) qui définit une lésion située sur la peau ou les muqueuses, tissus tapissant l’intérieur de certains organes« , souligne le gynécologue. Il s’agit d’une petite tumeur bénigne, affleurant généralement à la surface de la peau, produite par une augmentation anormale de la taille des papilles, petites aspérités localisées sur la peau ou les muqueuses. « Cette lésion bénigne est très contagieuse et peut guérir spontanément ou grâce à l’aide de traitements appliqués directement sur la lésion (laser, cryothérapie, médicament). L’apparition de verrues au niveau des organes génitaux externes, chez l’homme ou la femme, doit amener à une consultation médicale (les types de HPV 6 et 11 peuvent causer ces petites verrues aussi appelées « condylomes » au niveau des organes génitaux, ndlr). En cas de cancer du col, les symptômes les plus fréquents sont des pertes vaginales ou des saignements anormaux, en dehors des règles, souvent provoqués par les rapports sexuels« , précise le spécialiste.

« Dans un grand nombre de cas, l’infection des cellules de l’organisme par l’HPV ne sera que transitoire. »

Quels risques si on a un papillomavirus ?

Les risques associés varient selon le papillomavirus (génotypes à bas risque et à haut risque). Certains n’entraînent aucun problème, d’autres provoquent des manifestations bénignes comme des verrues sur la peau ou des condylomes. D’autres virus peuvent provoquer des lésions précancéreuses, ou des cancers dont l’un des plus fréquent est le cancer du col de l’utérus. « Dans un grand nombre de cas, l’infection des cellules de l’organisme par l’HPV ne sera que transitoire. En effet, les défenses immunitaires des individus infectés peuvent permettre l’élimination spontanée du virus avant qu’il ait occasionné des lésions« , explique le Pr Olivier Graesslin.

Quels sont les risques de cancers avec le papillomavirus ?

Chaque année en France, plus de 6 000 nouveaux cas de cancers sont causés par les papillomavirus (tous les virus HPV ne sont pas responsables de cancer, ndlr), rappelle la Haute Autorité de Santé. Si les trois quarts de ces cancers concernent les femmes (col de l’utérus, vulve, vagin, anus et sphère ORL (gorge…)), un quart d’entre eux surviennent chez l’homme : cancers de la sphère ORL principalement, mais aussi cancers de l’anus et du pénis. « Parmi les HPV à haut risque (HPV-HR), les virus HPV de type 16 et 18 sont les plus fréquents (responsables de 70 à 80% des cancers du col) et les plus à risques d’entraîner la formation de lésions précancéreuses (dysplasies) au niveau du col de l’utérus« , note le spécialiste. Ces dysplasies sont de gravité variable et qualifiées de légères ou de sévères selon la proportion des cellules infectées qui se développent anormalement dans la muqueuse. Certaines de ces dysplasies peuvent disparaître spontanément et d’autres évoluer si elles ne sont pas traitées. Pour une petite partie d’entre elles, l’évolution vers un cancer du col de l’utérus au cours de plusieurs années est possible. « Ces lésions pré-cancéreuses (dysplasies) et cancéreuses peuvent également s’observer au niveau des autres organes tels que l’anus, le vagin, la vulve, les amygdales (au niveau de la gorge) ou le pénis, mais avec une fréquence moindre qu’au niveau du col de l’utérus« , nuance le Pr Graesslin.

Quels sont les examens de dépistage du papillomavirus ?

Le dépistage du virus HPV se fait par le frottis et le test HPV. « Le but du frottis est de repérer des cellules anormales au niveau du col de l’utérus, avant même qu’elles ne deviennent cancéreuses. Si l’existence d’une anomalie précancéreuse sur le col est confirmée au moyen d’une biopsie réalisée par le gynécologue, celle-ci est enlevée (conisation) ce qui permet de prévenir l’apparition d’un cancer. Le frottis de dépistage est donc un très bon moyen de lutter contre le cancer du col de l’utérus« , note le spécialiste. Plus une anomalie est détectée tôt, mieux elle se soigne. Le frottis est un prélèvement simple et indolore qui ne prend que quelques minutes, et peut être réalisé par un gynécologue, le médecin traitant ou une sage-femme, voire par un médecin biologiste au laboratoire d’analyses médicales.

Quelles sont les recommandations pour la vaccination contre le papillomavirus ?

La vaccination contre les infections à Papillomavirus humains (HPV) est recommandée pour les filles et les garçons âgés de 11 à 14 ans avec un schéma à 2 doses (Mois 0-Mois 6). Dans le cadre du rattrapage vaccinal, la vaccination est recommandée pour les jeunes femmes et les jeunes hommes entre 15 et 19 ans révolus selon un schéma à 3 doses. La vaccination est aussi recommandée jusqu’à l’âge de 26 ans, chez les hommes ayant ou ayant eu des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Deux vaccins sont disponibles :

  • Le vaccin Cervarix® protège contre les HPV 16 et 18.
  • Le vaccin Gardasil 9® protège contre les HPV 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58.

Cette vaccination ne protège pas contre tous les types d’HPV.

Cette vaccination ne protège pas contre tous les types d’HPV d’où l’importance du dépistage par frottis/test HPV et sa durée d’action n’est pas encore exactement connue. Cependant, son efficacité a été démontrée par plusieurs études scientifiques. L’utilisation plus large de ce vaccin en France pourrait permettre de réduire de façon importante le nombre de conisations (30 000/an) et de cancer du col de l’utérus (environ 3000/an).

Quels sont les traitements du papillomavirus ?

« Il n’y a pas de médicament qui soit actif pour traiter l’infection à HPV quand celle-ci est installée. Cependant, il faut rappeler que beaucoup de ces infections sont totalement asymptomatiques et transitoires, les défenses de l’hôte permettant d’éliminer le virus. Lorsque l’infection occasionne des lésions précancéreuses (au niveau du col de l’utérus ou de la vulve par exemple), celles-ci doivent être dépistées, diagnostiquées précisément et peuvent faire l’objet de traitements chirurgicaux ou par laser, voire de traitements topiques (application locale de produits actifs sur les lésions et le virus). Concernant le cancer du col de l’utérus, le traitement sera d’autant plus simple et les chances de guérison d’autant plus élevées que le diagnostic aura été fait précocement« , explique le Pr Olivier Graesslin.

Le préservatif protège-t-il du papillomavirus ?

Les préservatifs protègent « imparfaitement » contre l’infection à HPV, répond la HAS « car ils ne couvrent pas l’intégralité des parties génitales ». En dehors de la vaccination, il n’existe pas d’autre mode de protection contre le HPV.

Merci au Pr Olivier Graesslin, Chef de Service de Gynécologie-Obstétrique au CHU de Reims. Propos recueillis en 2019.

Sources : HAS / Vaccination-Info service / Institut national du cancer.


Source : JDF Santé

Névralgie cervico-brachiale : causes d'une sciatique du cou

Névralgie cervico-brachiale : causes d'une sciatique du cou

La névralgie cervico-brachiale, que l’on appelle communément « sciatique du cou« , correspond à une douleur qui part du cou et qui se prolonge le long du bras. La douleur est majorée par un effort augmentant la pression abdominale (défécation, toux, éternuement…). 95 % des cas de névralgie cervico-brachiale sont dues à une hernie discale ou à de l’arthrose. Quelles autres causes peuvent provoquer une névralgie ? Quels sont les signes d’une névralgie cervico-brachiale ? Comment guérir ? Est-ce grave ? Comment la soigner efficacement ?

Définition : qu’est-ce qu’une névralgie cervico-brachiale ?

La névralgie cervico-brachiale est communément appelée « sciatique du cou » ou « sciatique du bras » car il s’agit d’une compression ou d’une irritation d’un nerf du cou qui se prolonge le long du bras. Les douleurs affectent le cou, la clavicule, le haut du dos, l’épaule et le bras, d’un ou des deux côtés parfois. La lésion à l’origine de la névralgie cervico brachiale, se situe au niveau des vertèbres cervicales, en particulier la 5e, 6e, et 7e vertèbre cervicale. La névralgie cervico-brachiale est une des causes fréquentes de consultation en rhumatologie, après les lombalgies et les lombo-sciatiques. Elle touche surtout les jeunes adultes et les plus de 50 ans souffrant d’arthrose.

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Femme souffrant d’une névralgie cervico-brachiale : 5,6 et 7e vertèbres (en rouge) © staras – 123RF

Quelles sont les causes d’une névralgie cervico-brachiale ?

La névralgie cervico-brachiale est due à une compression ou à une irritation d’une racine nerveuse au niveau des vertèbres cervicales. Parmi les causes les plus fréquentes :

► L’arthrose cervicale

► La hernie cervicale

► Les traumatismes liés à une pratique sportive intense,

► Un cancer,

► Un hématome,

► Un mécanisme inflammatoire,

► Une infection virale,

► Un déséquilibre hormonal,

► Un diabète mal équilibré

► Une intoxication…

► La hernie discale, correspond à une saillie anormale du disque intervertébral localisé entre chaque vertèbre, de la même manière que celle rencontrée au cours d’une sciatique.

Quels sont les symptômes d’une névralgie cervico-brachiale ?

La névralgie cervico-brachiale entraîne une douleur qui atteint le plus souvent des personnes jeunes et ne présentant aucune pathologie particulière. La douleur peut survenir après un effort violent, comme par exemple en voiture lors d’un accident (coup du « lapin ») ou lors d’une mauvaise position. Elle se localise en général du côté d’un membre mais parfois les deux côtés peuvent être atteints. Dans certains cas il existe une perte partielle de la sensibilité au niveau des doigts et/ou du bras. Selon sa localisation, la douleur entraîne :

  • des fourmillements
  • un engourdissement
  • des douleurs comme des décharges électriques
  • une sensation de lourdeur au niveau des omoplates ou des muscles du trapèze qui irradient vers le pouce ou vers les doigts de la main
  • des maux de tête
  • des vertiges
  • des bourdonnements d’oreille
  • une limitation des mouvements du cou.

Les symptômes sont généralement présents en permanence, y compris au repos. La névralgie cervico-brachiale survient le plus souvent sous forme de crise qui peuvent être violentes la nuit et au repos et s’accompagner d’une perte de la force musculaire et d’un léger gonflement du bras.

Combien de temps dure une névralgie cervico-brachiale ?

La névralgie cervico-brachiale peut durer plusieurs semaines ou plusieurs mois en l’absence de traitement. En revanche, avec une prise en charge médicale adaptée, les symptômes peuvent se résoudre en quelques jours ou quelques semaines.

Comment pose-t-on le diagnostic d’une névralgie cervico-brachiale ?

Le diagnostic de la névralgie cervico-brachiale est un diagnostic clinique qui repose sur l’interrogatoire précis des symptômes et un examen médical. Une radiographie des vertèbres cervicales, un scanner ou un IRM peuvent être effectuées pour rechercher la cause de la névralgie cervico-brachiale. Dans certains cas un électromyogramme met en évidence l’atteinte du nerf.

Quel traitement pour soulager une névralgie cervico-brachiale ?

Lors de la survenue de manifestations évoquant une névralgie cervico-brachiale, il est important de consulter un médecin rapidement. En attendant, il est recommandé de mettre le bras concerné par les douleurs en écharpe et de prendre un antalgique pour soulager les douleurs. En plus de cette immobilisation temporaire le port d’un corset ou d’une minerve sont souvent nécessaires. Une bouillotte chaude sous la nuque et du repos en position allongée sur le dos avec un oreiller, si possible ergonomique afin de bien respecter les courbures cervicales, soulagent fréquemment les douleurs.

Quels médicaments prendre en cas de névralgie cervico-brachiale ?

Des antalgiques associés à des anti-inflammatoires et des relaxants musculaires sont prescrits en général pendant une dizaine de jours. Parfois, des dérivés morphiniques ou des corticoïdes sont utiles. Un geste d’infiltration cervicale de corticoïdes sous contrôle radiographique ou scanner peut être proposé dans certains cas par un rhumatologue ou un radiologue spécialisé.

Quand avoir recours à la kinésithérapie ?

La kinésithérapie  (massages, renforcement musculaire, étirements) est utile si elle est faite avec prudence. Elle permet de libérer les structures rétractées par des massages et des techniques musculaires visant à libérer les tensions, et de renforcer les muscles affaiblis notamment lorsque les symptômes sont anciens.

Quand avoir recours à la chirurgie ?

En cas d’échec des traitements médicaux, une intervention chirurgicale peut se révéler appropriée en cas de persistance des douleurs, d’une incapacité prolongée à reprendre le travail et/ou à réaliser les activités habituelles, quotidiennes ou sportives. Elle est utile d’emblée en cas de déficit moteur. Cependant, elle ne permet pas de réparer le disque (les lésions discales sont irréversibles) ou de guérir l’arthrose. Ainsi la douleur du cou peut n’être soulagée que partiellement par l’intervention chirurgicale qui permet surtout de rétablir la force musculaire et la dextérité.

Quels sont les traitements naturels pour soulager une névralgie ?

Des techniques comme l’ostéopathie ou l’acupuncture peuvent être efficaces pour soulager la névralgie cervico-brachiale s’il existe des contractures musculaires alentours, des blocages vertébraux/costaux et de clavicule par exemple. Grace à ses vertus anti-inflammatoire, l’huile essentielle de Menthe Poivrée apporte des puissantes propriétés d’antalgique local qui aident à diminuer la douleur d’origine nerveuse. Complétée avec l’huile de Camomille Romaine qui apporte des propriétés calmantes et relaxantes, elle aide à mieux se détendre. Enfin, plusieurs médicaments homéopathiques peuvent aussi aider à soulager certains symptômes comme Chamomilla 5 à 15 CH et Hypericum 9 à 15 CH pour leur action sur les douleurs et les paresthésies.

Prévention : comment éviter une névralgie cervico-brachiale ?

Pour prévenir la névralgie cervico-brachiale, faites attention à votre posture en évitant les postures contraignantes, sur des durées longues comme le fait d’être assis des heures devant un ordinateur ou au téléphone. Evitez aussi les sports traumatiques comme la brasse coulée contraignante pour les cervicales, les arts martiaux, les sports de combats, ou les sports asymétriques comme le tennis. Préférez les sports de fond, la gymnastique, les étirements ou des sports symétriques.

Fiche écrite et validée médicalement par le Dr Claire Lewandowski, médecin spécialisé en médecine générale.


Source : JDF Santé