Pas ou plus envie d’utiliser les tampons ou serviettes hygiéniques ? Vous pouvez tenter la « cup » ou coupe menstruelle pendant vos règles. Mais attention à l’utiliser correctement : hygiène, durée de port, pose, retrait… Mode d’emploi et conseils avec le Docteur Brigitte Raccah-Tebeka, gynécologue à Colombes (92).
Qu’est-ce qu’une coupe menstruelle ?
Petite cloche en silicone, la coupe menstruelle aussi appelée menstrual cup ou cup est une protection hygiénique qui, contrairement aux serviettes et tampons,n’absorbe pas le sang, mais le retient à l’intérieur du vagin. Toutes les femmes peuvent l’utiliser.Les coupes menstruelles ont été inventées au début des années 1930 en alternative aux protections hygiéniques dites classiques.
Comment mettre une coupe menstruelle ?
« Opter pour la coupe menstruelle nécessite avant tout d’en connaître le fonctionnement et surtout une position décontractée puisqu’il s’agit d’introduire dans le vagin une petite coupelle« , précise le Docteur Brigitte Raccah-Tebeka, gynécologue à Colombes (92) Lors de la première utilisation, il est indispensable de stériliser la coupe menstruelleen la plongeant dans une casserole d’eau bouillante, puis ensuite vient la mise en place : « Avec les mains propres, on introduit la coupe menstruelle dans le vagin en la pliant en deux, pour qu’elle se déploie (à l’intérieur du vagin) jusqu’à adhérer aux parois vaginales de manière étanche, permettant ainsi d’éviter les fuites. La coupe doit être vidée au maximum toutes les 8 heures » affirme la gynécologue. Selon sa taille et le flux, la coupe nécessite d’être vidée 2 à 5 fois par jour.« Si l’insertion est difficile, humidifiez-la avec de l’eau ou avec un lubrifiant ou placez-la sous la douche ».
Pour prévenir toutes infections bactériennes, il est obligatoire de laver la coupe menstruelle à chaque retrait. Selon les recommandations de l’Anses, elle doit être lavée à l’eau chaude et au savon doux.
Quelles précautions d’hygiène avec la cup ?
Stériliser la coupe menstruelle lors de la première utilisation en la plongeant dans une casserole d’eau bouillante.
Stériliser la cup entre deux cycles.
Rincer la cup à chaque retrait
Se laver les mains avant d’introduire la cup dans le vagin et avant de la retirer.
Comment retirer la coupe menstruelle ?
Le retrait s’effectue grâce à la petite tige qui se trouve à sa base, en tirant doucement dessus et en étant dans une position décrontractée.
Quelle taille de cup choisir ?
Comme les tampons, la coupe menstruelle s’adapte à toutes les formes de vagin et existe en différentes tailles selon l’abondance du flux menstruel. « Choisir la bonne taille est primordial pour éviter les risques de fuite ! Certains fabricants proposent 2 à 6 modèles différents en fonction de son âge (plus ou moins 30 ans), selon sa taille (plus ou moins 1m70), le nombre d’enfants. Avis aux sportives, certains sports qui musclent particulièrement le périnée nécessitent l’usage de coupes plus petites » , précise l’experte.
La cup convient-elle en cas de règles abondantes ?
La coupe peut absorber jusqu’à trois fois plus de sang qu’un tampon et permet ainsi une protection longue et hypoallergénique, puisqu’elle est conçue en silicone afin de limiter les risques d’allergies, de sécheresse des muqueuses vaginales ou de mycoses. Enfin, elle est discrète et invisible sous les vêtements et pratique en cas d’activités sportives.
Combien coûte une cup menstruelle ?
Selon les modèles, une coupe menstruelle coûte entre 15 à 30 euros et représente une solution plus économique que l’usage de tampons et de serviettes. « Les avantages sont aussi bien économiques et écologiques puisque la coupe est réutilisable jusqu’à un an selon les fabricants et ne produit pas de déchets contrairement aux autres protections périodiques« .
Quels sont les dangers de la cup menstruelle ?
Le principal risque documenté lié au port de protections intimes internes (tampon, coupe menstruelle) est le syndrome de choc toxique menstruel qui, bien que rare, peut entrainer de lourdes conséquences lorsqu’il se produit. Il est causé par une toxine, la TSST-1 (Toxic Shock Syndrom Toxin-1), produite par une bactérie, le staphylocoque doré (Staphylococcus aureus ou S. aureus). « C’est plutôt rare mais il y a un risque de déplacement d’un dispositif intra-utérin en tirant sur ses fils au moment du retrait de la coupe et ainsi de diminuer l’efficacité du stérilet » ajoute notre interlocuteur. En cas d’infection vaginale, il est recommandé de cesser d’utiliser une coupe menstruelle jusqu’à disparition totale de l’infection. Son utilisation est contre-indiquée en cas de saignements post-natals et chez les femmes ayant déjà eu un choc toxique. En cas de doute ou de question concernant la coupe menstruelle, n’hésitez pas à consulter votre médecin ou gynécologue.
Comment éviter le choc toxique ?
Une mauvaise utilisation de la coupe menstruelle peut conduire au choc toxique. Les femmes ayant déjà eu un syndrome de choc toxique ne doivent pas utiliser de protection intime interne comme la cup (ou les tampons). Pour éviter le choc toxique :
Se laver les mains avant de retirer la cup et avant de la mettre en place.
Laver la cup après chaque utilisation et la stériliser entre deux cycles.
Porter la cup 4 à 8 heures au grand maximum, uniquement pendant les règles.
Ne pas porter la cup la nuit (opter pour les protections externes : culottes menstruelles, serviettes hygiéniques…).
Source : Coupes menstruelles et tampons : l’Anses publie les résultats de son évaluation complémentaire. Anses. 20 janvier 2020.
En France, la vaccination contre le Covid-19 a démarré en décembre 2020 et a ciblé tout le monde. Le 24 février 2023, laHaute Autorité de Santé annonce ne plus recommander la primovaccination contre la Covid-19 en population générale mais « insiste sur l’importance de laisser la possibilité à toute personne qui en exprime la demande, de bénéficier d’une prise en charge intégrale de leur vaccination contre la Covid-19″. Cet avis pourra évoluer en cas de nouvelle vague épidémique et de l’émergence de nouveaux variants plus virulents. La HAS préconise en revanche de « vacciner à l’automne 2023 les personnes les plus à risque de forme grave de la maladie ». C’est-à-dire ? Qui doit faire un rappel l’automne prochain ?
Quelles sont les recommandations de vaccination de la HAS pour 2023 ?
« Au terme de son évaluation, et afin de conférer un niveau de protection vaccinale suffisant pour réduire la morbi-mortalité associée à la Covid-19 et donc de diminuer le nombre de décès et la survenue de forme grave nécessitant des hospitalisations », la HAS :
ne recommande plus la primovaccination contre la Covid-19 en population générale
préconise de vacciner contre la Covid-19 à l’automne 2023 lespersonnes les plus à risque de forme grave de la maladie
recommande de coupler la vaccination Covid de l’automne à la campagne de vaccination de la grippe
recommande pour les personnes âgées de 80 ans et plus et les personnes immunodéprimées ainsi que pour toute personne à très haut risque, qu’ils puissent bénéficier d’une vaccination supplémentaire dès le printemps (en respectant un délai d’au moins six mois depuis la dernière dose ou infection).
recommande préférentiellement l’administration des vaccins bivalents adaptés à Omicron
de respecter un délai d’au moins 6 mois depuis la dernière dose ou infection et ce, quel que soit l’âge et le rang de rappel, avant d’administrer la dose de rappel
Quelles sont les personnes à risque qui doivent faire une dose de rappel en 2023 ?
Dès le printemps 2023 pour :
les personnes âgées de 80 ans et plus
les personnes immunodéprimées
toute personne à très haut risque
Al’automne 2023 pour les personnes les plus à risque de forme grave de la maladie, en particulier :
les personnes âgées de 65 ans et plus
les nourrissons à partir de 6 mois, enfants, adolescents et adultes atteints de comorbidités ayant un risque plus élevé de forme grave de la maladie (hypertension, problèmes cardiaques, vasculaires, hépatiques, rénaux, pulmonaires, diabète, obésité, cancers, personnes transplantées, personnes atteintes de trisomie 21 ou de troubles psychiatriques ou de démence) ;
les personnes atteintes de toute autre comorbidité, en prenant en compte la situation médicale individuelle, dans le cadre d’une décision médicale partagée avec l’équipe soignante ;
les personnes vivant dans l’entourage ou en contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables, y compris les professionnels des secteurs sanitaire et médicosocial.
Comment prendre rendez-vous pour se faire vacciner contre le Covid ?
La vaccination contre le Covid-19 s’effectue sur rendez-vous. Ce rendez-vous peut être pris :
par téléphone : 0 800 009 110 (7 jours/7 de 06h00 – 22h00) ;
auprès du médecin traitant (en l’appelant ou via un site de rendez-vous en ligne s’il y est disponible) ;
en pharmacie (en prenant rendez-vous sur Internet (Doctolib, Keldoc, Vite ma dose…).
sur le lieu de travail (médecine du travail) ;
sur le lieu de soin (établissement de santé, Ehpad…).
Si vous êtes une personne âgée de plus de 80 ans, que vous avez des difficultés à vous déplacer et que vous souhaitez bénéficier d’une vaccination à domicile, un numéro vert spécial a été mis à disposition afin de vous mettre en lien avec les services susceptibles de vous proposer une vaccination à domicile. Le numéro est le suivant : 0800 730 957.
Comment prendre rendez-vous pour faire sa 3e ou 4e dose ?
La troisième dose de vaccin contre le Covid correspond à la première dose de rappel. La deuxième dose de rappel vaccinal correspond à une 4e dose de vaccin. Pour prendre rendez-vous :
Aller sur un site de prise de rendez-vous en ligne (Doctolib, Maiia, Keldoc) et sélectionner « 3eme dose » ou « dose de rappel ».
Aller sur Santé.fr pour voir la liste des centres de vaccination
Sur quels sites peut-on prendre rendez-vous pour se faire vacciner contre le Covid ?
Il existe plusieurs sites pour prendre rendez-vous et se faire vacciner contre le Covid :
Doctolib
Maiia
Keldoc
Vite ma dose
Peut-on se faire vacciner sans rendez-vous ?
La vaccination contre le Covid s’effectue principalement sur rendez-vous mais il est possible de se faire vacciner dans certaines pharmacies ou centres de vaccination sans rendez-vous. Il faut les contacter avant pour savoir s’ils réalisent la vaccination sans rendez-vous. Les plus de 65 ans sont prioritaires à la vaccination et n’ont pas besoin de rendez-vous pour se faire vacciner. Aller :
sur sante.fr qui précise pour chaque lieu s’ils sont accessibles avec et sans rendez-vous ainsi que les lieux ouverts le dimanche ;
par téléphone : 0 800 009 110 (7 jours/7 de 06h00 – 22h00) ;
auprès d’un pharmacien, un médecin de ville (médecin généraliste, médecin spécialiste, ou médecin du travail) ou une infirmière
sur votre lieu de travail ;
sur votre lieu de soin.
Comment se faire vacciner en pharmacie ?
La prise de rendez-vous en pharmacie n’est pas nécessaire pour les plus de 65 ans concernés en priorité par la vaccination. La vaccination se fait pour les autres sur rendez-vous (soit en allant directement dans la pharmacie pour prendre rendez-vous, soit en se rendant sur un site de prises de rendez-vous (Doctolib…).
Quel est le numéro vert pour prendre rendez-vous ?
Le numéro vert 0 800 730 957, accessible gratuitement, tous les jours, de 6h à 22h permet aux personnes de plus de 80 ans de prendre rendez-vous à domicile ou directement chez un professionnel de santé habilité à vacciner.
Dates clés de la vaccination contre le Covid-19 en France
Décembre 2020 : lancement de la première campagne de vaccination contre la Covid-19
Juin 2021 : ouverture de la primovaccination aux adolescents à risque
Août 2021 : recommandation de l’administration d’une dose de rappel pour les personnes à risques
Novembre 2021 : recommandation d’une dose de rappel à l’ensemble de la population de 18 ans et plus
Décembre 2021 : ouverture de la primovaccination aux adolescents aux enfants de 5 à 11 ans
Mars 2022 : recommandation d’un second rappel vaccinal aux populations les plus à risque de forme grave
Juillet 2022 : recommandation d’élargir le 2e rappel (ou 4e dose le plus souvent) aux adultes de moins de 60 ans à risque, aux femmes enceintes et aux personnes vivant dans l’entourage ou en contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables
Octobre 2022 : recommandation d’une dose de rappel supplémentaire (5ème dose pour certains) aux personnes à risque de forme grave de la maladie.
Source : Stratégie de vaccination contre la Covid-19 Anticipation des campagnes de vaccination en 2023, HAS, 24 février 2023
[Mis à jour le 27 février 2023 à 10h08] On dit qu’une maladie est rare quand elle touche une personne sur 2 000. En France, plus de 7 000 maladies sont qualifiées de « rares » et environ 4 millions de personnes sont touchées par une maladie rare (25 millions en Europe). Le mardi 28 février 2023 correspond à la Journée des Maladies Rares ou Rare Disease Day en anglais. L’occasion de sensibiliser sur ces pathologies qui représentent un véritable enjeu de santé publique. Qu’est-ce qu’une maladie rare ? Une maladie rare des os ? De la peau ? Des yeux ? Neurologiques ? Du sang ? Quelles sont les maladies rares de la femme ? Quelle est la prise en charge des maladies rares ?
Quand a lieu la Journée des maladies rares ?
La Journée internationale des maladies rares a lieu en février. En 2023, cette journée est célébrée ce mardi 28 février.
Définition : c’est quoi une maladie rare ?
Une maladie est qualifiée de « rare » quand elle touche moins d’une personne sur 2 000, soit pour la France moins de 30 000 personnes pour une pathologie. On estime qu’environ 6 à 8 % de la population mondiale est atteinte d’une maladie rare, soit environ quatre millions de Français. Une maladie rare est souvent grave, chronique et d’évolution progressive, avec un risque accru de complications et des répercussions importantes sur la qualité de vie des patients et de leur entourage. Une maladie rare peut impacter les fonctions physiques, sensorielles, mentales ou psychiques. Plus de la moitié des maladies rares débutent pendant l’enfance.
Une maladie est qualifiée de « rare » quand elle touche moins d’une personne sur 2 000
En effet, « elles concernent dans la moitié des cas des enfants de moins de 5 ans et sont responsables de 10% des décès entre un an et 5 ans« , indique le ministère de la Santé. Lorsqu’une maladie ne touche que quelques dizaines de personnes dans le monde, elle est dite « ultra rare« . Chaque mois, plusieurs nouvelles maladies rares sont découvertes dans le monde.
► On dit qu’une maladie est orpheline quand elle est rare et ne bénéficie pas d’un traitement efficace.
► A noter que les cancers rares et les maladies infectieuses rares n’entrent pas dans le champ des maladies rares tel qu’aujourd’hui défini en France, précise le ministère de la Santé.
Quelle est la liste des maladies rares ?
En janvier 2021, le portail OrphaNet a publié une liste des maladies rares. Ce site de l’Inserm propose également un moteur de recherche des maladies rares. La CIM-11 (Classification Internationale des Maladies) publiée par l’OMS en 2022 prévoit une classification des maladies rares. Cette classification a été élaborée en collaboration avec plusieurs partenaires, dont OrphaNet, Cela permet ce qui donne la possibilité d’établir des registres sur les maladies rares et, pour les chercheurs, de consulter des données épidémiologiques détaillées sur les affections qui les intéressent ;
► 80% des maladies rares ont une origine génétique
► 20% des maladies rares ont une origine non génétique :
Origine infectieuse
Origine tératogène, consécutive à une substance pouvant augmenter le risque d’anomalie fœtale (Dépakine, Distilbène, Alcool…)
Origine immunologique
Origine environnementale…
Quelles sont les maladies rares des os ?
Ostéogenèse imparfaite
Hypochondroplasie
Nanisme primordial
Exostoses multiples
Dysplasie fibreuse, syndrome de McCune-Albright
Syndrome de Weaver.
Syndrome de Sotos et syndrome de Sotos-like.
Syndrome de Marshall-Smith.
Syndrome de Protée.
Syndrome CLOVE
Syndrome de Marfan
Pathologies liées au métabolisme phosphocalcique : calcinose tumorale, pseudohypoparathyroïdie (PHP), pseudopseudohypoparathyroïdie (PPHP), hétéroplasie osseuse progressive, hypophosphatémies (liées à l’X ou non)
Dysostoses (crâne, vertèbres, rotules, membres) : si besoin d’une approche multidisciplinaire, selon le syndrome et la pathologie globale…
Quelles sont les maladies rares du sang ?
Purpura thrombotique thrombocytopénique acquis
Drépanocytose
Bêtathalassémie
Hémophilie A et B…
Quelles sont les maladies rares des yeux ?
Cataracte congénitale
Dégénérescence de la rétine
Atrophie du nerf optique
Malformations de l’œil
Rétinite pigmentaire
Syndrome de Usher
Rétinoblastome…
Quelles sont les maladies rares de la moelle épinière ?
Syringomyélie
Myélite transverse
Infarctus spinal
Quelles sont les maladies rares de la peau ?
Ichtyoses héréditaires et kératodermies palmoplantaires
Épidermolyses bulleuses
Dysplasies ectodermiques, syndromes avec fragilité cutanée, syndromes liés à l’X et maladies inclassables, anomalies des cheveux
Maladies auto-immunes non bulleuses
Quelles sont les maladies rares neurologiques ?
Près de 800 maladies rares neurologiques sont décrites en France. Parmi elles :
Maladie de Charcot (SLA)
Syndrome de Rett
Maladie d’Huntington
Dystonie
Paralysie supranucléaire progressive (PSP)
Maladies à prions
Ataxies
Paraplégies spastiques
Dégénérescences fronto-temporales (DFT)…
Quelles sont les maladies rares chez la femme ?
Certaines maladies rares touchent principalement les femmes. Parmi elles :
Syndrome de Turner
Syndrome de Rokitansky
Polyadénomatose mammaire
Maladie de von Willebrand
Syndrome de Prader-Willi
Quelle est la prise en charge d’une maladie rare ?
Les centres de référence ont 5 missions essentielles :
Faciliter le diagnostic et définir une stratégie de prise en charge
Définir et diffuser des protocoles de prises en charge
Coordonner les travaux de recherche et participer à la surveillance épidémiologique
Participer à des actions de formation et d’information pour les professionnels de santé
Animer et coordonner les réseaux de correspondants sanitaires et être des interlocuteurs privilégiés pour les associations de malades
Les maladies rares se caractérisent par une grande diversité dans les manifestations cliniques et les symptômes, ce qui complique le diagnostic. Du fait de leur rareté et de leur diversité, elles ne peuvent pas toutes être étudiées en études de médecine. Certaines sont donc liées à un manque d’informations des professionnels de santé et du secteur médico-social. Des centres de référence (CRMR) couvrent l’ensemble du territoire national et sont composés de centres de référence et de centres de compétence (ou de ressources et de compétences), qui assurent la prise en charge et organisent les parcours de santé des personnes concernées ou atteintes de maladies rares. Pour assurer le suivi d’une maladie rare, il est nécessaire de contacter son médecin référent, qui précisera les modes de consultation adaptés. (consultation à distance ou en présentiel). Il est également possible de se reporter aux recommandations disponibles sur le portail Orphanet.
Quelles sont les associations pour les maladies rares ?
Plusieurs associations œuvrent pour l’accompagnement des personnes atteintes de maladies rares et de leurs proches. Parmi celles-ci :
Sources : Fiche Les maladies rares, ministère de la Santé, 25/05/2021 / Maladies rares : guide de prise en charge et d’accompagnement des patients, ARS Grand Est / Rapport d’activité 2019 Filière de Santé et Maladies Rares, 3 novembre 2020, ministère de la Santé / Association Alliance Maladies Rares
Le foie est un organe vital très protégé et caché sous les côtes à droite. Sa taille normale est d’environ 13-16 cm de haut, 28 cm de large et 8 cm d’épaisseur. Mais il augmente de volume – appelé dans le langage médical une hépatomégalie – il peut révéler un problème hépatique comme une stéatose (foie surchargé en graisse), une hépatite, une NASH ou une cirrhose. « Dans la majorité des cas, l’hépatomégalie est asymptomatique. Mais parfois, elle s’accompagne d’autres symptômes« , indique le Pr Patrick Marcellin, hépatologue. Lesquels ? Une douleur ? Une prise de poids ? Liste des symptômes d’un foie trop gros.
1. Une pesanteur à l’abdomen
« Le foie est un organe silencieux et insensible : il ne se sent pas et ne fait pas mal, ce qui est d’ailleurs problématique car même quand le foie est pathologique, il n’entraîne pas vraiment de douleur. Quand il grossit, le foie n’est toujours pas douloureux à proprement parler mais peut entraîner une sensation de pesanteur, de ballonnements ou de gêne localisée à l’abdomen, particulièrement quand on appuie dessus, décrit le Pr Marcellin. L’hépatomégalie est le plus souvent liée à une surcharge en graisses, bénigne et réversible (appelée stéatose), mais parfois l’hépatomégalie peut être pathologique et liée à une stéatose inflammatoire appelée NASH, qui elle peut entraîner un risque de séquelles comme une cirrhose ou un cancer du foie. « A noter aussi qu’une hépatomégalie peut révélée une hépatite (inflammation du foie).L’hépatomégalie est réversible, autrement dit si la maladie guérit, le foie redevient de taille normale« , poursuit notre spécialiste.
Un foie trop gros est souvent associé à une perte d’appétit et donc à une perte de poids brutale et inexpliquée. Attention toutefois, une perte de poids rapide et importante n’est pas typique d’un problème au foie et peut être le signe de nombreuses autres maladies : un avis médical et des examens complémentaires (bilan hépatique) sont nécessaires.
3. Une importante fatigue
Quand le foie ne va pas bien, le métabolisme est ralenti, ce qui peut entraîner une importante fatigue. « Une fatigue intense(asthénie qui se caractérise par une perte d’intérêt, un manque d’énergie, une sensation de faiblesse) qui persiste pendant les vacances ou malgré le repos peut être le signe d’une pathologie du foie plus ou moins sévère, comme un foie trop gros ou engorgé », confirme notre interlocuteur. Mais attention, la fatigue est un symptôme commun à de nombreuses pathologies et n’est pas forcément évocatrice d’un problème au foie. Il est conseillé d’en parler à son médecin qui pourra prescrire si besoin un bilan hépatique avec un dosage des transaminases et des gamma GT.
4. Une jaunisse
Etant donné qu’en cas de problème hépatique, il y a de moins en moins de cellules du foie qui sont opérationnelles, le foie n’est plus capable d’éliminer toute la bilirubine (pigment jaune qui se trouve dans la bile) qui finit par s’accumuler dans le sang. Celapeut entraîner une jaunisse (ictère dans le langage médical). « La jaunisse est caractérisée par une peau jaunâtre, une coloration du blanc de l’œil en jaune ou encore des urines foncées, des signes qui doivent amener à consulter », rappelle notre interlocuteur.
5. Des nausées et vomissements
L’hépatomégalie peut parfois s’accompagner de nausées et vomissements qui là encore, sont des symptômes communs à de nombreuses maladies. L’échographie abdominale permettra de savoir si c’est lié à une hépatomégalie.
Un foie trop gros fait-il mal ?
« Non, un foie gros ne fait pas mal. A la limite, un foie enflammé (en cas de maladie inflammatoire comme une hépatite ou une NASH) peut être sensible, mais on ne peut pas parler de douleur. On sent simplement une petite lourdeur à droite de l’abdomen car le foie est gros« , assure le Pr Marcellin.
Comment savoir si le foie est trop gros ?
« Le foie est relativement discret lors de la palpation car il est bien caché (le foie est situé en haut de l’abdomen à droite, juste en-dessous des côtes et du poumon droit), et il est souple, mou et élastique« , indique l’hépatologue. Ainsi, la palpation ne permet pas toujours de déterminer la taille du foie. Le médecin doit procéder à une « percussion du foie » pour situer le bord supérieur du foie et évaluer sa taille (le bruit est mat quand l’organe est dense comme le foie, le bruit sonne creux quand l’organe est rempli d’air comme le poumon). Mais pour confirmer le diagnostic d’une hépatomégalie, l’examen clef est l’échographie abdominale qui va permettre de mesurer avec exactitude la taille du foie et donner une idée sur sa densité (s’il est fibreux, dur, sclérosé…). En fonction des résultats, le patient devra faire un bilan hépatique (transaminases et gamma GT) pour connaître l’état de son foie.
[Mise à jour le 26 février 2023 à 09h12] Hospitalisé en addictologie après son accident de la route du 10 février, Pierre Palmade qui est dépendant aux drogues notamment la cocaine a fait un AVC le 25 février et a été transféré à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne. Son pronostic vitalne serait pas engagé. « La survenue d’un AVC est clairement associé à la consommation de cocaine, il y a un effet toxique direct du produit qui est un vasocontricteur très pusisant et entraine notamment une occlusion des vaisseaux à direction du cerveau » a expliqué le Pr Bruno Megarbane sur le plateau de BFM-TV le 26 février suite à l’AVC de Pierre palmade. « La consommation répétée de cocaine favorise à distance un état inflamatoire chronique qui explique la survenue de tels AVC« a-t-il ajouté. Sans oublier « le contexte qui joue pour expliquer l’AVC comme ici (pour l’humoriste, ndlr) un stress extrêmement important ». L’AVC est une course contre la montre où chaque minute compte. Pourtant des inégalités existent dans la prise en charge de cette urgence médicale.
Qu’est-ce qu’un AVC ?
Un accident vasculaire cérébral est provoqué par l’obturation d’un vaisseau sanguin dans le cerveau à cause d’un caillot de sang (80% des cas) ou par la rupture d’un vaisseau sanguin à l’intérieur du cerveau entraînant une hémorragie (20% des cas). Les conséquences peuvent être dramatiques avec un défaut d’apport d’oxygène et glucose aux cellules du cerveau, pouvant aboutir à leur destruction, source de séquelles neurologiques.
Qu’est-ce qui cause un AVC ?
On estime aujourd’hui que le risque d’AVC peut être réduit de 90% au travers du contrôle de ces facteurs de risque :
« Parmi tous les facteurs de risque de l’AVC, c’est clairement l’hypertension qui domine les autres« , expose le Pr Mathieu Zuber, neurologue. Il est donc indispensable de surveiller sa tension artérielle régulièrement chez son médecin ou son pharmacien, de faire attention à ne pas trop saler son alimentation car le sel augmente la tension artérielle et limiter l’alcool qui élève aussi la tension.Les fumeurs ont deux fois plus de risque d’AVC que les non-fumeurs, le tabagisme étant associé à plus d’1 AVC sur 4. Un fumeur, quel que soit le nombre de cigarettes fumées, doit tout mettre en œuvre pour arrêter de fumer. Chez les femmes en particulier, il faut éviter la triade explosive « pilule, migraine, tabac« , rappelle le Pr Zuber. Lafibrillation atriale, FA, est un trouble du rythme cardiaque le plus fréquent, et est lié à un risque 5 fois supérieur de faire un AVC.
La consommation de drogue peut-elle entraîner des AVC ?
« Oui, la survenue d’un AVC est clairement associé à la consommation de cocaine, il y a un effet toxique direct du produit qui est un vasocontricteur très pusisant et entraine notamment une occlusion des vaisseaux à direction du cerveau » a expliqué le Pr Bruno Megarbane sur le plateau de BFM-TV le 26 février suite à l’AVC de Pierre palmade. « La consommation répétée de cocaine favorise à distance un état inflamatoire chronique qui explique la survenue de tels AVC » a-t-il ajouté. Parmi les drogues les plus fréquemment impliquées dans les AVC : les psychostimulants comme la cocaïne et les amphetamines. Selon un travail présenté à l’International Stroke Conference (San Diego, Californie) en 2016, la consommation de cocaïne multiplie par sept le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique dans les 24 heures suivant la prise. Les AVC associés à la consommation de ces drogues sont le plus souvent des AVC ischémiques et hémorragiques (80%), expliquait le Dr Anne-Evelyne Vallet en 2014.
Qu’est-ce qu’un AVC ischémique ?
L’accident vasculaire ischémique, ou infarctus cérébral, représente plus de 80% des accidents vasculaires cérébraux. Un AVC ischémique est provoqué par l‘interruption de la circulation sanguine cérébrale dans le cerveau par un caillot. Soit le caillot se forme localement dans le cerveau, soit il provient d’une artère plus éloignée. Dans ce second cas, le caillot se détache d’une plaque d’athérome, c’est-à-dire d’une couche de graisse qui s’accumule sur la paroi d’une artère. Le caillot peut provenir d’une artère du cou ou se former dans un recoin d’une cavité du cœur dans le cas d’une pathologie cardiaque.
Qu’est-ce qu’un AVC hémorragique ?
L’accident vasculaire cérébral hémorragique, aux conséquences plus sévères, concerne 20 % des accidents vasculaires. Un accident vasculaire hémorragique est provoqué par un saignement à l’intérieur du cerveau, inondant le cerveau. « Il peut être lié à une rupture d’anévrisme, qui correspond à une dilatation d’une artère« , explique le Dr Bertrand Lapergue, chef du service de neurologie de l’Hôpital Foch (Suresnes). La rupture d’anévrisme est responsable de 50 % des AVC entraînant la mort chez les personnes jeunes (de moins de 45 ans). Une malformation des vaisseaux sanguins du cerveau présente le plus souvent dès la naissance, augmente les risques d’AVC hémorragique. L’hypertension artérielle ou un traumatisme peut provoquer un saignement dans le cerveau.
Quelques jours, quelques heures, voire quelques minutes avant un AVC, des symptômes peuvent apparaître de façon transitoire. On les appelle des accidents ischémiques transitoires ou AIT.
A quel âge survient l’AVC ?
L’âge moyen de survenue d’un AVC est 74 ans (quelque soit le sexe) mais près de 25% des AVC surviennent avant 65 ans et le taux de patients « jeunes » hospitalisés pour un AVC croit chaque année avec des augmentations importantes entre 35 et 64 ans. Chez les moins de 18 ans, l’AVC reste rare, moins de 1%.
Quels sont les symptômes de l’AVC ?
L’AVC frappe sans prévenir un Français toutes les 4 minutes et risque de se reproduire chez 30 à 40% des patients dans les 5 ans suivant le premier AVC. Alors, pour réduire au maximum les risques de séquelles, voire de décès, il est indispensable de connaître les signes d’un AVC et d’appeler le 15 sans attendre :
Une paralysie, une faiblesse ou un engourdissement d’une partie ou de la moitié du corps
Une déformation de la bouche,
Des difficultés à parler
Une perte de la vision d’un œil
Des troubles de l’équilibre, de la coordination ou de la marche
Un mal de tête très fort inhabituel
Ce sont les symptômes les plus fréquents, mais il en existe d’autres. Contrairement à l’infarctus du myocarde qui se caractérise par une douleur dans la poitrine bien spécifique, l’AVC peut en effet se manifester différemment, selon la région du cerveau qui souffre.
Quelles sont les conséquences d’un AVC ?
L’accident vasculaire crée un barrage au niveau d’une artère. Le sang ne passe plus et l’artère ne peut plus irriguer correctement le cerveau afin de lui apporter les éléments nécessaires à son fonctionnement, comme l’oxygène ou le sucre. Résultat, la zone se mortifie, c’est-à-dire que les cellules de la zone concernée meurent progressivement. Les séquelles sont variables selon la zone touchée. En France, environ 2 patients sur 3 présentent des séquelles après un AVC. La gravité des troubles varie selon les cas. Les séquelles les plus fréquentes sont les troubles de l’équilibre et de la mémoire. Accepter son corps diminué, affronter les difficultés du quotidien, se sentir envahissant pour les proches… Au-delà du handicap physique, il faut aussi faire face à une souffrance psychique. De ce fait, les dépressions ne sont pas rares. Le danger, c’est bien sûr qu’elles soient des freins à la récupération. Un soutien psychologique, aussitôt que possible, est très utile pour surmonter l’épreuve. Il permet d’évacuer angoisses et sentiments négatifs. Même en cas de troubles de la parole, les psychologues peuvent intervenir via d’autres moyens de communication.
De la rééducation dès l’hospitalisation
Pour récupérer un maximum d’autonomie, la rééducation doit être réalisée par une équipe de rééducation spécialisée. Elle peut être débutée dès que possible en hospitalisation et se poursuit à domicile ou au sein d’un centre spécialisé. La rééducation a pour objectifs d’éviter les complications et de récupérer au maximum les fonctions essentielles comme la marche, l’usage des membres supérieurs et le langage. Plusieurs séances par semaine voire quotidiennes sont nécessaires. La phase de rééducation permet également de réapprendre les gestes du quotidien : toilette, préparation des repas, conduite, etc. Les spécialistes impliqués dans la phase de rééducation sont, selon l’état de santé du patient, un kinésithérapeute, un ergothérapeute, et un orthophoniste.
• L’ergothérapeute a un rôle prédominant pour aider le malade à retrouver une autonomie. Disponible également pour les proches, il intervient dans un premier temps avant le retour au domicile pour préparer la sortie de l’hôpital et anticiper la suite et, dans un second temps, au moment du retour au domicile. Concrètement, il procède à des mises en situation pour apporter des réponses pratiques et spécifiques. Pour les activités du quotidien (habillage, préparation des repas, démarches administratives), il propose des manières de faire, des aides techniques et aménagements du domicile (fauteuil roulant, barres d’appui sur les murs, sièges de baignoire) et des soins à domicile (pour le ménage, les repas). Pour retrouver une vie sociale, l’ergothérapeute apporte des solutions pour mieux accepter le regard des autres, surmonter les difficultés de communication, pour se déplacer et s’orienter à l’extérieur, etc.
• Le kinésithérapeute. Même si une personne hémiplégique ne retrouve pas ses capacités d’avant l’attaque cérébrale, elle peut certainement faire de gros progrès afin d’utiliser au mieux son corps. La kinésithérapie aide à retrouver une motricité par différents exercices (renforcement des muscles, amélioration de la circulation du sang, exercice physique…) ou à stabiliser les positions (assise, debout). Et aussi à retrouver l’usage du membre atteint : utiliser la main atteinte pour des petits gestes, développer le toucher, etc.
« Chaque minute gagnée, c’est 2 millions de neurones sauvés »
• L’orthophoniste. Lorsque c’est la partie gauche du cerveau qui est touchée par l’AVC, les séquelles concernent généralement les troubles du langage (aphasie). Concrètement, le malade éprouve des difficultés pour construire des phrases, exposer sa pensée, prononcer les mots et aussi comprendre. Le travail de l’orthophoniste consiste à rééduquer parallèlement le langage écrit et le langage oral. Pour l’entourage rien ne sert de parler fort, en revanche il est utile de parler lentement et de faire des phrases courtes. Par ailleurs, il est recommandé de ne pas faire semblant de comprendre lorsqu’un message est incohérent, mieux vaut que la personne en prenne conscience. Enfin il est indispensable d’éviter les conversations avec trop de personnes et les ambiances bruyantes. Lorsque c’est la partie droite qui est en cause, le malade perd la conscience de son côté gauche. En fait son cerveau ne fait plus les connexions. Ainsi, il se cogne souvent, il cherche les objets placés à sa gauche, son champ visuel occulte le côté gauche, etc. L’orthophoniste va l’aider, petit à petit et sur une longue période, à réduire ses troubles de lecture, à écrire, à mieux s’orienter par exemple.
Que faire en cas d’AVC ?
La survenue d’un AVC nécessite une prise en charge urgente dans les premières heures survenant après l’apparition des premières manifestations. Le premier réflexe à avoir c’est d’appeler le Samu au 15. Le Samu travaille en réseau avec les unités neuro-vasculaires (UNV), c’est-à-dire des services spécialisés dans la prise en charge des patients victimes d’AVC.
Il ne faut, ni se déplacer soi-même,
ni appeler son médecin généraliste : c’est une perte de temps.
En attendant les secours, la personne doit rester allongée, avec la tête relevée, au calme.
Il faut veiller aussi à ne pas lui donner à boire ou à manger en raison du risque de fausse route.
i la prise en charge survient trop tardivement, la récupération physique est plus lente et les risques de handicaps irréversibles plus importants. Un transfert rapide du patient, dans un délai le plus court possible, vers un établissement hospitalier disposant d’une UNV permet une confirmation de l’accident vasculaire cérébral grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et/ou un Scanner et de débuter le traitement le plus précoce possible. Le passage dans une UNV est fondamental quelque soi l’âge, le sexe, la cause et la sévérité de l’AVC, et le traitement envisagé. L’UNV fonctionne 24h/24h avec un neurologue de garde en permanence. Le malade y accède directement. L’UNV s’appuie sur un service de neurologie générale. Une équipe de neurologues spécialisés décident des examens à effectuer comme l’IRM ou le Scanner et des traitements urgents à mettre en œuvre comme la thrombolyse pour dissoudre le caillot qui obstrue l’artère en cas d’obstruction de l’artère par un caillot ou d’autres traitements selon la cause retrouvée. Le passage dans une UNV permet de confirmer très rapidement le diagnostic, rechercher le mécanisme et la cause de l’AVC et de différencier rapidement la cause hémorragique de celle de l’infarctus afin de mettre en œuvre les traitements adaptés, d’éviter l’apparition de complications et de placer le malade dans les meilleures conditions, pour lui permettre de récupérer grâce à des soins de réadaptation spécifiques.
Contrairement à l’infarctus où les soins peuvent commencer avant d’arriver à l’hôpital, l’AVC nécessite de confirmer le diagnostic et d’en déterminer la cause grâce à l’imagerie médicale. Et ce AVANT de commencer le traitement.
Comment diagnostiquer un AVC ?
En présence d’une suspicion d’AVC, une prise en charge médicale avec un examen d’imagerie cérébrale, scanner ou IRM, doit être mise en place dans les premières heures. « Aucun symptôme ne peuvent différencier la forme hémorragique de la forme ischémique, d’où l’importance de la réalisation en urgence de cette imagerie« , alerte le spécialiste. Plus la prise en charge est rapide, meilleur sera le pronostic. Plus d’un tiers des séquelles liées aux accidents vasculaires pourraient être évitées.
L’hypertension artérielle : facteur de risque n°1 d’AVC
Quels sont les traitements pour soigner un AVC ?
Un accident vasculaire cérébral nécessite une prise en charge d’urgence. 20% des personnes présentant un AVC décèdent dans les quelques semaines suivant l’accident et plus de 30% présentent des séquelles définitives (hémiplégie, troubles de la parole, handicap…). Dans le traitement d’un AVC, il faut rétablir aussi vite que possible le flux sanguin pour limiter les séquelles sur le cerveau. « Chaque minute gagnée, c’est 2 millions de neurones sauvés et des semaines en moins de rééducation pour le patient qui pourra retrouver plus vite ses proches et sa vie antérieure » explique le Professeur Igor Sibon, Président de la SFNV et Chef du département de Neurologie – CHU de Bordeaux. « Grâce à une prise en charge précoce permettant l’administration d’un traitement de reperfusion (thrombolyse ou thrombectomie), c’est aujourd’hui 1 malade sur 2 qui est complétement guéri. » Un médicament thrombolytique est administré par perfusion pour dissoudre le(s) caillot(s) qui obstrue(nt) l’artère cérébrale. Ce traitement permet de rétablir la circulation sanguine et l’apport en oxygène du cerveau. Après un accident vasculaire cérébral, des médicaments antiagrégants plaquettaires ou anticoagulants sont prescrits pour prévenir la formation de nouveaux caillots et la survenue de complications. D’autres médicaments peuvent être prescrits après identification de la cause de l’AVC : traitement du diabète, de l’hypertension, ou d’un excès de cholestérol.
Qu’est-ce que la thrombectomie ?
Une nouvelle méthode nommée thrombectomie peut être envisagée si une grosse artère est obstruée. Elle consiste à extraire le caillot au moyen d’un filet miniature (stent) sans ouvrir le cerveau en passant le matériel par les artères depuis l’aine. La thrombectomie peut être pratiquée jusqu’à 24 heures après l’apparition des premiers symptômes, en fonction des données de l’imagerie cérébrale et peut être employée comme alternative en cas de contre-indication à la thrombolyse.
Merci au Dr Bertrand Lapergue, chef du service de neurologie de l’Hôpital Foch (Suresnes). Source : AVC : chaque minute compte Des traitements qui sauvent à condition d’agir vite dès les premiers symptômes ! Communiqué de presse SFNV 29 octobre 2022
Maux de ventre, de dos, de tête, douleurs articulaires, dentaires… Les médicaments antalgiques ne sont pas les seuls remèdes efficaces pour se débarrasser des douleurs du quotidien. Il existe des alternatives aux médicaments classiques pour soulager tous les types de douleurs. Les plantes renferment par exemple des principes actifs qui les rendent efficaces, c’est pour cela qu’elles doivent être considérées comme de véritables médicaments, avec des contre-indications, des interactions, une posologie à respecter… Voici des solutions naturelles efficaces à tester !
1. Du fenouil si vous souffrez de règles douloureuses
► L’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît l’usage du fenouil contre les douleurs menstruelles. Il peut être pris sous forme de fruits séchés, d’infusions ou d’huile essentielle.
► La chaleur étant efficace contre les crampes liées aux menstruations, vous pouvez aussi poser une bouillote sur votre ventre.
► Enfin, la pratique d’une activité physique modérée telle que le vélo ou la marche suffit parfois à les faire disparaître.
2. De la mélisse contre les maux de ventre
Entre les ballonnements, les maux d’estomac, les difficultés à digérer, notre ventre nous fait souvent souffrir. Heureusement, quelques gestes simples et plantes de phytothérapie peuvent nous libérer rapidement. Pour se débarrasser des douleurs digestives :
► Si vous ressentez des spasmes au niveau de l’estomac ou des intestins, choisissez des plantes antispasmodiques telles que la mélisse (en tisane) ou la menthe poivrée (en gélules).
► Si c’est l’estomac qui peine à digérer, mais que vous ne souffrez pas d’un ulcère ou de reflux gastro-œsophagien, misez sur les plantes qui contiennent des substances amères. Celles-ci stimulent la production des sucs gastriques. Il s’agit par exemple de la gentiane jaune ou de l’absinthe, dont les parties séchées peuvent se boire en infusion juste après les repas.
► Si vos douleurs digestives sont dues au stress, tentez des méthodes de relaxation telles que la sophrologie. En réapprenant à respirer, vous vous détendrez et éviterez les « nœuds » au ventre.
► La pratique régulière d’une activité physique est essentielle pour éviter les douleurs digestives puisqu’en plus de chasser le stress, elle favorise le bon fonctionnement du transit intestinal. Alors à vos baskets !
3. De l’écorce de saule blanc contre les maux de tête
Les maux de tête, migraines et douleurs dentaires peuvent vous paralyser et gâcher votre journée. Voici quelques idées pour vous soulager et même prévenir leur apparition. Si vous souffrez d’un mal de tête :
► Certaines plantes sont utilisées traditionnellement contre le mal de tête, sans que leurs propriétés ne soient scientifiquement prouvées. C’est le cas par exemple des infusions d’écorce de saule blanc ou de l’huile essentielle de menthe poivrée dont on peut se masser les tempes.
► Contre la migraine, les plantes contenant de la caféine peuvent être utiles pour limiter la douleur car elles possèdent un effet vasoconstricteur (resserrent les vaisseaux sanguins) au niveau du cerveau. Café, thé, maté ou guarana sont riches en caféine. Ils peuvent être pris sous forme de boissons dès les premiers symptômes. Toutefois, les facteurs déclencheurs des migraines étant différents d’une personne à l’autre, il n’est pas certain que cela fonctionne pour vous.
► Par ailleurs, la grande camomille (Tanacetum parthenium) est une plante reconnue par l’OMS pour prévenir les crises de migraines.
4. Un clou de girofle contre le mal de dents
► Le clou de girofle a des propriétés antibactériennes et analgésiques. C’est pourquoi on l’utilise pour soulager les rages de dents. Vous pouvez mâcher un clou de cette épice pour soulager la douleur temporairement. Attention : cette astuce ne vous dispense pas d’aller ensuite chez le dentiste afin de traiter la cause de la douleur.
5. Du chaud contre les douleurs musculaires
Les tensions musculaires et les maux de dos sont très courants et nous font consommer de nombreux antalgiques et anti-inflammatoires. Voici quelques méthodes pour les soulager sans médicaments.
► La consoude est une plante dont les racines et les feuilles s’utilisent en cataplasme sur les foulures et muscles douloureux. Elle aurait des propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes.
► Les racines de l’harpagophyton contiennent plusieurs substances actives qui lui confèrent des propriétés anti-inflammatoires. L’usage de la plante contre les douleurs du dos et des lombaires est reconnu, en particulier si ces douleurs sont liées à des rhumatismes. L’harpagophyton peut se prendre sous forme de tisane, de gélules, de pommades, etc.
A noter : Pour chasser les lombalgies sur le long terme, faites des exercices pour muscler votre dos et adoptez de meilleures postures.
► Après un traumatisme ou une foulure, appliquez un linge rempli de glace sur la zone douloureuse pour anesthésier la douleur. Sur des contractures musculaires, placez plutôt une bouillotte car la chaleur détend les muscles.
6. De l’aloès contre les brûlures et coups de soleil
Les coups de soleil et les petites brûlures peuvent être soulagés rapidement avec quelques remèdes :
► Une brûlure superficielle (simple et peu étendue) doit toujours être passée sous l’eau froide jusqu’à disparition de la douleur, puis désinfectée. Vous pouvez ensuite y appliquer de l’huile de millepertuis, traditionnellement utilisée sur les petites brûlures car ses pigments (hypéricine) lui confèrent des propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes. Le millepertuis existe aussi en pommades vendues en pharmacies. Le gel translucide d’aloès frais peut aussi être appliqué sur une brûlure légère car il est apaisant.
► Contre les coups de soleil, l’efficacité de l’hamamélis a été prouvée. Faites infuser des feuilles et de l’écorce séchées de la plante, laissez refroidir et appliquez l’infusion sur la peau avec des compresses. Le souci des jardins possède également des propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes, utiles contre les coups de soleil. Il peut être utilisé de la même façon.
7. De l’arnica en cas de bleus et d’ecchymoses
► La plante star contre les contusions (bleus) est bien sûr l’arnica, qui possède des propriétés anti-inflammatoires, analgésiques et anticoagulantes. L’arnica existe sous différentes formes faciles à utiliser (crèmes, gels…). D’autres plantes sont aussi employées contre les bleus, telles que le mélilot ou la primevère officinale. Astuce : Pour éviter la formation d’un bleu, vous pouvez masser la zone juste après le coup et durant quelques minutes.
8. De l’harpagophyton contre les douleurs d’arthrose
Les rhumatismes touchent le plus souvent les hanches, les genoux ou les mains. Ils sont dus à une détérioration des cartilages des articulations qui les rend douloureux. Voici quelques alternatives aux médicaments :
► Les plantes contre l’arthrose. Certaines plantes ont une activité anti-inflammatoire et leur efficacité contre les douleurs articulaires est reconnue. C’est le cas de l’harpagophyton qui peut être utilisé en pommade ou du cassis qui peut être bu en infusion. L’argile verte est traditionnellement employée en pâte (mélangée à de l’eau) sur les articulations douloureuses.
► Le thermalisme. Même si aucune étude ne prouve formellement l’efficacité des cures thermales contre l’arthrose, elles sont très populaires auprès des personnes qui en souffrent. Chez certaines personnes, elles permettent même de diminuer la dose de médicaments antidouleurs. A noter : les cures contre l’arthrose peuvent être prises en charge par l’Assurance maladie.
► Bouillote ou glaçons. La chaleur décontracte les muscles et peut dans certains cas soulager rapidement une crise de rhumatismes. S’il s’agit d’une crise inflammatoire, c’est au contraire le froid qui vous soulagera. En cas de doute, demandez conseil à votre médecin.
► Enfin, un excès de poids peut peser sur vos articulations et augmenter la douleur. Une perte de poids peut être envisagée avec l’aide de votre médecin.
Sources : – Le guide des plantes qui soignent, Vidal, 2010. – L’almanach nature des remèdes maison, Brigitte Mars et Chrystle Fiedler, Hachette pratique, 2012. – Je me soigne avec les plantes, Dr Jean-Michel Morel, First éditions, 2010.