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Cystite à répétition : quelles solutions ?

Cystite à répétition : quelles solutions ?

Les cystites (ou infections urinaires) à répétition sont des épisodes de cystite aiguë qui se répètent. Elles causent de nombreux désagréments (envies fréquentes de faire pipi, douleurs et brûlures). Il est nécessaire de consulter en cas de cystite récidivante. Plusieurs traitements peuvent être proposés en fonction de la cause. Quelques règles de base aident à prévenir les cystites à répétition. Quels sont les symptômes d’une cystite à répétition ? Comment les éviter ? Quels traitements pour soigner des cystites à répétition ?

Définition : c’est quoi des cystites à répétition ? 

La cystite aiguë est définie par la survenue d’au moins 4 épisodes d’infection urinaire durant une période de 12 mois consécutifs. 20 à 30% des femmes ayant eu une cystite aiguë ont une récidive de cystite. Parmi elles, 25% feront des infections urinaires récidivantes. Il y a cependant un écart assez grand entre des femmes qui ont 6 cystites par an et d’autres 40.

C’est quoi une infection urinaire qui persiste chez l’homme ?

Chez l’homme, l’infection urinaire est une pathologie très différente de la cystite chez la femme. Les hommes ont des infections urinaires causées par des prostatites (dues à des malformations anatomiques de l’appareil urinaire).

Quelles sont les causes des cystites à répétition ?

« Il existe des facteurs favorisant les cystites a répétition : ménopause, malformations de l’appareil génito-urinaire, calculs urinaires, défaut de miction ou d’hydratation, constipation » informe le Pr Franck Bruyère, chirurgien en urologie. Certaines femmes ont une cystite après chaque rapport sexuel. Ces cystites sont dites post-coïtales. Cependant, on ne trouve pas toujours de cause aux cystites à répétition.

Comment diagnostiquer des cystites à répétition ?

Un examen cytobactériologique des urines (ECBU) est indiqué en cas de cystite récidivante. D’autres examens peuvent être effectués pour voir s’il y a des facteurs de risques urologiques. Une échographie par exemple doit être pratiquée pour déterminer s’il y a des calculs urinaires ou un résidu post-mictionnel (ce qui signifie que la personne ne vide pas complètement sa vessie lors des mictions).

Quels sont les symptômes d’une cystite à répétition ?

Les cystites à répétition sont des épisodes de cystite aiguë qui se répètent, avec à chaque fois les symptômes de l’infection urinaire : pollakiurie (envies fréquentes d’uriner), brûlures mictionnelles, douleurs suspubiennes. Une hématurie ou des urines troubles, malodorantes peuvent être associées.

Uriner systématiquement après chaque rapport sexuel est recommandé

Comment soigner des cystites à répétition ?

En-dessous de 12 cystites annuelles, celles-ci sont traitées avec des traitements antibiotiques courts. Au-delà de 12, « un traitement antibiotique au long cours à petites doses peut être prescrit à condition d’avoir tenté avant de réduire le nombre de crises par d’autres mesures. Il s’agit d’un antibiocycle, une variante de traitements antibiotiques à petites doses  » explique le Pr Franck Bruyère. Il est essentiel de rechercher une cause éventuelle et traiter celle-ci : calculs urinaires, défaut de vidange de la vessie… « La canneberge à la bonne dose a une réelle efficacité sur les cystites récidivantes à Escherichia coli » indique le chirurgien urologue. La canneberge contient des proanthocyanidines (PAC) qui empêchent la fixation de cette bactérie sur les parois de la vessie. La dose efficace doit être de 36mg de PAC par jour. « Une étude française randomisée vient de sortir sur ce sujet et montre que cela est efficace en cure de 3 mois » précise le Pr Franck Bruyère. « Le D-mannose a également montré une efficacité. Un vaccin qui fonctionne plus comme une immunothérapie en stimulant l’immunité est en cours de validation en France » ajoute-t-il. Après la ménopause, un traitement hormonal local avec des ovules vaginaux (Trophigil©) peut prévenir les infections urinaires à répétition.

Comment éviter les infections urinaires à répétition ?

Des règles de vie aident à prévenir les récidives d’infections urinaires lorsqu’aucune cause favorisante n’est trouvée et traitée : uriner régulièrement dans la journée et éviter de se retenir, boire 1,5l d’eau par jour, s’essuyer toujours d’avant en arrière après être allé à la selle, avoir une bonne hygiène alimentaire permettant un transit intestinal régulier, effectuer une fois par jour une toilette intime externe. Lorsqu’il s’agit de cystites à répétition post-coïtales, uriner systématiquement après chaque rapport sexuel est recommandé. Un traitement de la constipation est mis en place lorsque la constipation est la cause de cystites récidivantes.

Merci au Pr Franck Bruyère, chirurgien en urologie au CHU de Tours.


Source : JDF Santé

Comment soigner un ongle incarné (pied, main) ?

Comment soigner un ongle incarné (pied, main) ?

Un ongle, de la main ou des orteils (pied) est incarné quand il rentre dans la peau qui entoure l’ongle. Les tissus deviennent rouges et enflés. Est-ce grave ? Comment faire pour soigner un ongle incarné ? Un ongle incarné peut-il partir tout seul ? Comment le retirer simplement ? Avec une opération ? Comment couper ses ongles pour ne pas que ça arrive ?

Quelle est la définition d’un ongle incarné ?

Avoir un ongle incarné est un problème fréquent qui touche le plus souvent l’hallux (le gros orteil) mais il peut également affecter les autres ongles des autres orteils et des doigts. On appelle un ongle incarné quand une partie de l’ongle s’insère dans la peau directement situé autour de l’ongle. 

Photo d’un ongle incarné

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Photo d’un ongle incarné © staras – stock.adobe.com

Quels sont les symptômes d’un ongle incarné ?

  • L’ongle s’insère dans la peau qui entoure l’ongle
  • L’ongle peut être épaissi
  • La douleur, ressentie autour de l’ongle, s’intensifie à la pression : marcher ou se chausser peut, dans des cas plus avancés, devenir pénible.
  • Une rougeur et un bourrelet de peau liés à l’inflammation apparaissent. 
ongle incarné
Ongle incarné © Roberto Biasini-123RF

Comment reconnaître un ongle incarné infecté ?

Lorsqu’une infection se développe, le bourrelet de peau gonfle davantage et se remplit de pus. La douleur devient alors permanente, pulsative et s’intensifie. La zone peut également être chaude. En l’absence de traitement, le bourrelet continue d’enfler et prend la forme d’un gros bourgeon en forme de framboise (botryomycome).

A quoi est-dû un ongle incarné ?

L’ongle incarné peut être lié à :

  • Une mauvaise coupe de l’ongle (l’ongle est coupé trop court ou en arrondi).
  • Une sudation excessive.
  • Un chaussage inadapté, en particulier trop serré.
  • Des traumatismes ou des micro-traumatismes répétés.
  • Une anomalie de la forme de l’ongle.
  • Une anomalie de la position du gros orteil (hallux), ou des petits orteils entraînant un conflit répété.
  • Une maladie causant des déformations des ongles de pieds ou une mauvaise vascularisation des extrémités du corps (diabète, notamment).

Qui consulter en cas d’ongle incarné ?

« Un ongle incarné ne nécessite pas forcément de consultation médicale » assure le Dr Georges Delamare, médecin généraliste. Il ajoute néanmoins qu’« il faut être vigilant aux signes d’infection et de sur-infection » et précise que le fait de souffrir de certaines maladies prédisposant à des complications  » doit être absolument pris en compte « .

Il convient de consulter votre médecin traitant dans les jours suivants :

  • Si vous êtes diabétique, souffrez d’une artérite des membres inférieurs, d’une maladie des valves cardiaques, d’une maladie neurologique ou immunitaire
  • Si le bourrelet autour de ongle incarné a pris la forme d’un gros bourgeon rouge en forme de framboise.

Votre médecin pourra alors vous orienter vers un pédicure-podologue afin de recevoir les soins adaptés.

    Le jour même :

    • Si l’inflammation de votre ongle incarné n’est pas terminée au bout de 2 jours malgré les soins prodigués et que vous observez une infection : gonflement, rougeur, avec du pus, et que la douleur est vive.
    • Si vous avez de la fièvre.
    • Si, en plus de votre ongle incarné, vous observez les signes d’une lymphangite : c’est-à-dire une ligne rouge et sensible apparaît le long du pied et (ou) du mollet.

    Le Dr Delamare précise qu’un « ongle incarné ne relève pas d’une prise en charge dans un service d’urgences ».

    Comment soigner un ongle incarné ?

    « S’il n’y pas de signe d’infection, vous pouvez venir seul à bout de votre ongle incarné en respectant quelques consigne simples » explique le spécialiste  :

    • Dakin : Trempez votre votre doigt dans de l’eau chaude 10-20 minutes, trois fois par jour; Vous pouvez également faire des bains avec un antiseptique local comme le Dakin® (demandez conseil à votre pharmacien).
    • Insérez un petit bout de compresse entre l’ongle et la peau pour empêcher l’ongle de pénétrer.
    • Laissez votre doigt le plus que possible à l’air libre.
    • Portez des chaussures larges qui permettent à votre orteil de bouger sans être gêné et sans risque de contrainte ou de frottement.
    • Portez des chaussettes qui maintiennent les pieds au sec.
    • Évitez les mules et les talons hauts afin que la charge soit bien répartie entre l’avant et l’arrière du pied.
    • En cas d’infection, votre médecin vous prescrira des antibiotiques sous la forme d’une crème à appliquer localement. Le Dr Delamare précise que « les antibiotiques par voie orale sont réservés aux cas où l’infection a gagné les tissus avoisinants ou lorsque le patient présente des facteurs de risque comme du diabète ou une malade immunitaire ».
    • Il pourra également vous prescrire des soins chez le podologue. Ce dernier effectuera une coupe adéquate et un limage de l’ongle et pourra corriger les causes de l’ongle incarné notamment en cas d’hypercourbure de l’ongle.

    Quand envisager une opération d’ongle incarné ?

    Un traitement chirurgical, effectué sous anesthésie locale, est indiqué en cas d’échec du traitement ou en cas de récidive (1). L’intervention classique consiste à supprimer le bourrelet afin de libérer l’ongle. La chirurgie peut également viser supprimer la partie de l’ongle incarné qui blesse la peau. Il s’agit alors d’enlever partiellement la matrice, c’est à dire le tissu épais qui repose directement sur l’os et se prolonge au-delà de l’ongle visible. La matrice produit l’ongle et son ablation n’est pas anodine et la cicatrisation demande ensuite 2 à 3 semaines – la repousse complète de l’ongle prendra, elle, une dizaine de mois. Ainsi le Dr Delamare met en garde :  » Ne laissez pas traîner la programmation de votre intervention afin de pas gâcher vos vacances à cause d’une cicatrisation incomplète. » Cette ablation partielle de la matrice de l’ongle se fait de plus en plus fréquemment chimiquement, au phénol, qui semble avoir de meilleurs résultats mais ne réduit pas la douleur post-opératoire et le temps de guérison.

    Quelle prévention pour éviter les ongles incarnés ?

    comment se couper les ongles des pieds
    A gauche : un ongle mal coupé. – A droite : un ongle bien coupé, droit. © creativejenn-123RF

    Pour prévenir l’ongle incarné, le Dr Delamare insiste sur l’importance d’une  » hygiène des ongles irréprochable « . Leur coupe doit être effectuée régulièrement avec des ciseaux spécifiques désinfectés, en veillant à ne pas couper trop court ou de manière circulaire afin que la repousse ne se fasse pas dans la peau. Veillez également :

    • À limiter une transpiration abondante des pieds et des mains,
    • À éviter de porter des chaussures trop étroites ou trop petites qui vont exercer une pression sur les ongles des orteils.
    • À limiter le port de talons hauts.

    Enfin, demandez conseil à votre médecin si un de vos ongles semble trop épais, si vous constatez un anomalie ou si votre ongle a subi un choc ou tout autre traumatisme.

    Merci au Docteur Georges Delamare, généraliste. 

    Source : (1) Traitements pour les ongles incarnés. Cochrane. Avril 2012.


    Source : JDF Santé

Acuité visuelle : définition, tests et mesure

L’acuité visuelle désigne la qualité de la vue. Elle est mesurée grâce à un test lors d’une consultation chez l‘ophtalmologiste. Quelle est l’acuité visuelle normale ? Quel minimum pour la conduite ? Que faire en cas de baisse de l’acuité visuelle ?

Définition : c’est quoi l’acuité visuelle ?

L’acuité visuelle est la capacité de discernement des informations apportées au cerveau par la vue et détermine la qualité de la vue.

Comment faire un test d’acuité visuel ?

Elle est estimée lors de tests simples pratiqués par un médecin généraliste (en gros, le célèbre tableau de lettres noires sur fond blanc) ou évaluée de façon plus précise, lors de tests plus poussés réalisés par un ophtalmologiste qui visent à vérifier par exemple la distance la plus faible vue entre deux points distincts. L’acuité visuelle peut être différente pour chacun des deux yeux. 

Un symptôme visuel ne doit jamais être pris à la légère

Quelle est l’acuité visuelle normale ?

Une acuité normale est de 10/10e. En dessous, les tests spécialisés mettent en évidence les défauts de vision.

Quelle est l’acuité visuelle requise pour conduire ?

« Tout candidat qui a un permis de conduire devra subir les examens appropriés pour s’assurer qu’il a une acuité visuelle compatible avec la conduite des véhicules à moteur. S’il y a une raison de penser que le candidat n’a pas une vision adéquate, il devra être examiné par une autorité médicale compétente » selon l’arrêté du 31 août 2010. « Afin de réagir correctement aux différentes situations qu’impose la conduite, il est indispensable que nous ayons une bonne vue. Le code de la route requiert pour les deux yeux 5/10ème d’acuité minimum. Quand un œil a une acuité inférieure à 1/10ème, l’autre œil doit avoir 5/10ème d’acuité minimum » précise le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.

Que faire en cas de baisse de l’acuité visuelle ?

L’âge constitue un facteur de risque concernant l’acuité visuelle : « Les enfants âgés de moins de 3 ans doivent être suivis de près et être vus au moins une fois par un spécialiste avant l’entrée en maternelle. Entre 20 et 45 ans, il est inutile de consulter si tout va bien. Pour les personnes dont la vue est corrigée par des lunettes ou des lentilles, il est conseillé de consulter tous les 5 ans. Après 65 ans, un examen par an s’impose », explique le médecin généraliste. Que la baisse de la vue soit soudaine ou progressive, un symptôme visuel ne doit jamais être pris à la légère. « Des examens de routine, chez votre médecin, chez l’ophtalmologue, chez l’opticien, peuvent être réalisés d’une façon simple et guider le diagnostic pour permettre une correction rapide du trouble ou une prise en charge générale des causes de ce trouble » précise le Dr Patrick Aubé.

Merci au Dr Patrick Aubé. médecin généraliste.


Source : JDF Santé

Rhume en été : symptômes et comment le soigner ?

Le rhume est un terme qui désigne des infections respiratoires hautes, « soit une rhinite (une inflammation de la muqueuse du nez) soit une rhinopharyngite (une inflammation du nez et de l’étage supérieur du pharynx « , explique le docteur Romain Troalen, médecin généraliste dans la région parisienne, que nous avons interrogé. Ce sont donc des maladies bénignes, d’origine virale dans 99% des cas. Ils entraînent des symptômes bénins, mais assez gênants pour le patient : écoulement nasal, nez bouché, toux, maux de tête

Est-il possible d’avoir un rhume en été ? Fréquent ?

L’hiver étant la saison de prédilection pour la prolifération des virus, le rhume est donc plus souvent rencontré en cette saison. Mais il est possible de contracter la maladie au moment des beaux jours, alors même que la température s’est radoucie, la faute à la climatisation et aux allergies. « Le rhume en été est généralement confondu avec une rhinite allergique, c’est-à-dire une allergie saisonnière« , précise le médecin. Appelée aussi rhume des foins, elle est provoquée par des allergènes comme le pollen, qui prolifèrent en été.

Quelle différence entre un rhume et une rhinite allergique ?

Il arrive parfois que certaines personnes ne puissent pas faire la différence entre une rhinite d’origine virale et une rhinite d’origine allergique. En été, en effet, certains pollens, selon la région ou le pays dans lequel on séjourne, peuvent gêner les allergiques. Celles par exemple qui se trouvent en montagne peuvent être gênées par les graminées, et par l’ambroisie pour celles qui séjournent en région Rhône Alpes à partir de mi-août. « Pour reconnaître les deux types de rhinite, il y a premièrement les symptômes oculaires : la moitié des personnes allergiques ont les yeux qui pleurent ou des conjonctivites. Les écoulements nasaux sont plus clairs, et il peut aussi y avoir des démangeaisons et irritations au niveau de la gorge, ajoute le docteur Romain Troalen. Tandis que dans les allergies, il n’y a pas de fièvre, rarement de la fatigue ni des douleurs musculaires« .

Le rhume d’été est-il contagieux ?

Le virus du rhume qu’il survienne en hiver ou en été est contagieux. 

Quels sont les symptômes d’un rhume d’été ?

« Il y a deux raisons de ressentir les symptômes du rhume en été : soit cela vient d’un virus qui est responsable de symptôme de la rhinopharyngite. Soit, ce n’est pas un rhume, mais une rhinite allergique (dite aussi saisonnière, provoqué par des allergènes respiratoires« , expose le médecin. Dans le premier cas, on retrouve parmi les symptômes de la rhinopharyngite et l »évolution spontanée est favorable dans la plupart du temps :

  • Une sensation de fièvre ou une fièvre réelle,
  • Un écoulement nasal (nez qui coule) pouvant parfois être purulent et provoquer alors une obstruction nasale (nez bouché),
  • Un mal de gorge

Dans le cas de la rhinite allergique, les symptômes sont surtout des écoulements voire une obstruction de nez, en période printemps-été, avec parfois des symptômes oculaires.

Quelles sont les causes du rhume en été ?

La principale cause du rhume en été est une mauvaise utilisation des systèmes de refroidissement (climatisation, ventilateurs). En effet, les écarts de température forts et brusques provoquent un échauffement des muqueuses : les vaisseaux sanguins se dilatent lors de phases de chaleur et au contraire se contractent lorsqu’il fait froid. En alternant subitement un environnement frais, voire froid, sous l’effet de la climatisation, puis un environnement chaud et pollué à l’extérieur, les phases de contraction et dilatation se multiplient, et on devient plus sensible aux virus. « De plus, les fortes climatisations propagent le virus dans toutes les pièces, ce qui répand la maladie. C’est également le cas en voiture, surtout lorsque le filtre de la climatisation est vieux et garde un virus« . Parmi les causes, le stress peut également déclencher une baisse des défenses immunitaires et donc une exposition plus aiguë aux virus du rhume.

Quelle est la durée d’un rhume en été ?

Les symptômes du rhume durent en général plus longtemps que ce qu’on imagine : entre 7 à 14 jours de manière normale. Contrairement aux idées reçues, la durée médiane du rhume est à 11 jours (50% des rhumes durent moins longtemps, et 50% plus).

Quels médicaments pour soigner un rhume l’été ?

Les médicaments ne servent qu’à réduire les symptômes, car le rhume ne se soigne pas, il « part » tout seul. « Les médicaments serviront à rendre la maladie plus supportable avant qu’il soit éliminé naturellement par l’organisme, explique ainsi le docteur. C’est uniquement un traitement symptomatique. En plus du paracétamol, on peut prescrire des lavages de nez, à l’eau de mer« . Quant à la rhinite allergique, le traitement est complètement différent : « on peut proposer des sprays pour le nez, qui ne sont pas du tout les mêmes que dans le cas du rhume, puisqu’ils vont contenir des corticoïdes. Cette fois, on ne prend pas le risque de complications, puisque ce n’est pas un virus, précise-t-il. On peut également vous proposer, si c’est nécessaire, un comprimé antihistaminique, qui va traiter l’ensemble des symptômes allergique et vous rendre moins sensible« .

Quels sont les remèdes naturels pour soigner un rhume en été ?

Dans le cas du rhume, certaines personnes sont adeptes des huiles essentielles. Mais ne sont pas à prendre en trop grandes quantité, comme l’explique le médecin : « les inhalations d’huiles essentielles de plantes peuvent donner une sensation de soulagement, mais il faut faire attention, car ce sont des molécules extrêmement concentrées, qui peuvent avoir des effets secondaires comme des maux de tête« . Il faut également se méfier des promesses faites par les fabricants, car dans la plupart des cas, « aucune étude n’a démontré l’efficacité de certains traitements phytothérapique ou homéopathique par rapport à l’évolution normale du rhume » détaille notre interlocuteur. Il existe en revanche quelques plantes qui aideraient à soigner le rhume, si elles sont prises sous forme de tisane. On peut miser sur l’échinacée, le sureau et le saule, qui ont des propriétés antivirales et anti-inflammatoires. Le thym peut aussi être utilisé comme antibactérien. Quant à l’homéopathie, elle est toujours aussi controversée, et vient d’être déremboursée pour le manque de preuves de son efficacité.

Quels sont les médicaments à éviter ?

Attention, il y a certains médicaments à éviter comme :

► Les traitements contre le rhume avec vasoconstricteurs, qui ont effets secondaires ennuyeux comme les maux de tête persistants, voire, dans certains cas, entraîner des effets indésirables cardiovasculaires et neurologiques.

► Les corticoïdes, « qui ont un effet immunosuppresseur, c’est-à-dire qu’ils diminuent les défenses immunitaires, donc en fait, on augmente les chances d’avoir des complications, comme une otite ou une sinusite« .

Quels sont les remèdes du rhume pour le bébé ?

Il ne faut pas donner des traitements trop lourds à un jeune enfant : « le traitement du rhume consiste à administrer du Doliprane, de faire régulièrement un lavage de nez à l’eau de mer et c’est tout !« . Pour rappel, il est interdit de donner un médicament contre la toux à un bébé et déconseillé d’employer un vasoconstricteur pour les adolescents de moins de 15 ans.

Faut-il consulter en cas de rhume en été ?

Toutes les personnes n’étant pas à risque (immunodéprimés, âgées ou jeunes enfants), ne doivent pas nécessairement consulter pour un simple rhume. Mais si vous n’êtes pas certains de vos symptômes, il reste préférable de consulter un médecin, qui pourra vous prescrire les bons médicaments. En revanche si la fièvre dure plus de 4 jours, que de nouveaux symptômes sont apparus (douleur à l’oreille, forte douleur à la gorge, changement de toux…) il est indispensable de consulter un docteur.

Merci au docteur Romain Troalen, médecin généraliste dans la région parisienne.


Source : JDF Santé

Glucose : rôle, c'est quoi, dans quels aliments ?

Glucose : rôle, c'est quoi, dans quels aliments ?

Définition : qu’est-ce que le glucose ?

Le glucose constitue la principale source d’énergie de l’organisme. Il appartient à la famille des glucides qu’on retrouve dans l’alimentation, généralement lié à des glucides plus complexes. Ces derniers vont alors être digérés (découpés) par des enzymes (déjà dans la bouche), ce qui va permettre l’assimilation du glucose, une fois arrivé à l’intestin grêle. Le glucose peut ensuite être brûlé, transformé en gras ou en glycogène qui est stocké dans les muscles et dans le foie (réserve disponible pour l’organisme tout entier). 

Quel est le rôle du glucose ?

Le glucose est le principal carburant de l’organisme et plus particulièrement du cerveau puisque c’est le seul nutriment qu’il soit capable de consommer (en dehors des corps cétoniques qui sont produits à partir des réserves en graisses en cas de jeûne). « Les glucides, ce sont de longues chaînes de glucose, de fructose ou d’autres monosaccharides comme le lactose, qui se lient les uns aux autres, indique Véronique Liesse, diététicienne-nutritionniste. Nous consommons idéalement par l’alimentation des glucides et non du glucose en tant que tel. Par exemple, l’amidon des féculents (pâtes, riz, pommes de terre…) est une longue chaîne de glucose. Le lait contient du lactose, un disaccharide qui est composé de glucose et de galactose. C’est au moment de la digestion que le glucose va être libéré pour pouvoir ensuite être absorbé. »

Quels sont les aliments riches en glucose ?

Les aliments riches en glucose sont souvent ceux qui sont riches en glucides, et surtout en amidon ou en sucre. Les glucides se transforment en glucose au moment de la digestion pour fournir de l’énergie aux cellules. Le sucre peut être naturellement présent dans les aliments ou ajouté. Parmi les aliments naturellement riches en glucides, on retrouve :

  • les fruits,
  • les légumes,
  • les féculents comme le pain, le riz, les pâtes
  • et les légumineuses.

Quant aux sucres ajoutés, ils sont présents dans de nombreux produits industriels tels que les bonbons, les biscuits, les sodas et autres plats préparés. Selon la diététicienne, le plus important, c’est la notion d’index glycémique. « Toute la difficulté, c’est d’avoir des aliments qui libèrent du glucose lentement pour éviter les hyperglycémies qui provoquent de la somnolence après les repas. Par exemple, les lentilles contiennent beaucoup de glucides mais elles sont riches en fibres, ce qui signifie qu’il s’agit d’un aliment ayant un faible index glycémique et que le glucose est libéré lentement dans l’organisme. À quantités égales de glucides, le glucose des bonbons va être libéré tellement vite dans le sang que l’on va fabriquer beaucoup d’insuline et que l’on va ressentir un grand coup de fatigue« , ajoute la diététicienne-nutritionniste. Conclusion : ce n’est pas tant le problème de quantité mais de qualité. 

Quel est le taux normal de glucose dans le sang ?

Le taux de glucose dans le sang s’appelle la glycémie. Elle va varier selon que l’on soit à jeun ou si l’on vient de manger mais aussi en fonction des quantités et des aliments ingérés. Normalement, le matin à jeun, l’idéal serait d’être entre 70 et 90mg/dl (max 100). « Bien entendu, ce taux peut rapidement augmenter jusqu’à 140mg/dl en fonction de ce que l’on a mangé, ce qui est tout à fait normal. Le problème des diabétiques, c’est que la glycémie ne redescend pas assez parce que l’insuline ne fonctionne pas et qu’elle ne permet pas suffisamment au glucose d’entrer dans les cellules. C’est pourquoi leur glycémie reste élevée, même le matin quand ils sont à jeun, ce qui n’est pas favorable à la santé », commente la diététicienne-nutritionniste. 

Taux trop bas de glucose : causes, que faire ?

Lorsque le taux de glucose dans le sang est trop bas, on parle d’hypoglycémie. Il existe deux sortes d’hypoglycémie : 

→ L’hypoglycémie qui vient du fait que l’on n’a pas mangé ou en quantités insuffisantes ou quand on a fait trop de sport. Le seul moyen d’y remédier, c’est de manger.

→ L‘hypoglycémie réactionnelle qui survient lorsque l’on a mangé une quantité importante de glucides (beaucoup de pâtes par exemple) ou des aliments de mauvaise qualité (chips, bonbons, sodas…). « La glycémie monte tellement vite et fort que l’on va fabriquer une très forte quantité d’insuline qui va être disproportionnée par rapport à la quantité de glucose à gérer », précise la spécialiste. Par conséquent, la chute va être brutale et on va ressentir le fameux « coup de barre ». 

Taux trop élevé de glucose : causes, que faire ?

L’hyperglycémie désigne un taux de glucose anormalement élevé dans le sang. Le problème, c’est que l’hyperglycémie n’entraîne pas de symptômes, sauf quand elle est à un stade avancé et chronique. C’est pour cette raison que l’on qualifie le diabète de maladie silencieuse. « À long terme, une hyperglycémie chronique est inflammatoire et affecte notamment les nerfs (raison pour laquelle cela peut finir par des amputations), prévient Véronique Liesse. Les hyperglycémies chroniques (diabète) peuvent aussi favoriser une insuffisance rénale voire une cécité. Les diabétiques ne sentent pas qu’ils sont en hyperglycémie, c’est pour ça qu’on leur demande de vérifier leur glycémie et de se piquer régulièrement. »

Merci à Véronique Liesse, diététicienne-nutritionniste, auteur de l’alimentation  » spécial immunité  » aux éditions Leduc.s..


Source : JDF Santé

Pic de glycémie : c'est quoi, comment l'éviter ?

Pic de glycémie : c'est quoi, comment l'éviter ?

Le taux de glucose (sucre) dans le sang est appelé « glycémie ». Cette concentration dépend principalement de l’alimentation et de l’activité physique de chacun et varie pendant la journée. Son élévation brutale dans le sang ou « pic de glycémie » actionne l’insuline dont le rôle est de faire passer le sucre dans l’organisme pour subvenir aux besoins en énergie du corps. La régulation du taux de sucre est nécessaire pour rester en bonne santé. Les pics de glycémie sont à l’origine de nombreux problèmes de santé (prise de poids, mauvais sommeil, problèmes cardiaques…). Pourquoi faut-il éviter les pics de glycémie ? Comment les éviter après le repas ? La nuit ? Le matin ? Pendant la grossesse ? Est-il possible d’avoir un pic de glycémie à jeun ?

Définition : c’est quoi un pic de glycémie ?

Après un repas, et surtout lorsqu’il est riche en glucides, la concentration de glucose (sucre) dans le sang (glycémie) augmente, c’est le pic de glycémie. « L’organisme stimule alors le pancréas pour qu’il produise une hormone, l’insuline, dont le rôle est de faire passer le sucre du sang aux cellules pour fabriquer de l’énergie« , explique le Dr Alexandra Dalu, médecin nutritionniste. « A la fin d’un repas, le taux de glycémie perdure plus ou moins longtemps selon votre âge, votre activité physique et intellectuelle jusqu’à la prochaine faim physiologique, le prochain repas et le nouveau pic de glycémie » précise-t-elle.

Quels symptômes quand la glycémie est trop élevée ?

Les glandes digestives ont besoin de repos en dehors des périodes de digestion. Lorsque l’organisme subit trop souvent des pics de glycémie, cela provoque « l’épuisement » de l’insuline qui ne parvient plus à faire passer le sucre dans les cellules et reste alors dans le sang. Les déséquilibres de la courbe glycémique peuvent causer : 

  • une irritabilité
  • des troubles du sommeil
  • des troubles de la concentration
  • de la fatigue 
  • des problèmes de vue
  • des problèmes de peau (acné, psoriasis, eczéma)
  • de l’hypertension
  • de l’insuffisance rénale
  • un risque plus élevé d’AVC
  • des infections urinaires
  • un stockage de graisses (fringales et grignotages)
  • une hausse du risque de dépression

« Par ailleurs, les bactéries « adorent » le sucre donc les pics de glycémie à répétition favorisent le risque d’infections » ajoute le Dr Dalu.

Comment éviter les pics de glycémie après le repas ?

Pour éviter un pic de glycémie après un repas, il faut tout simplement ne pas (re)manger de sucre, ou alors ne pas le manger seul. « On ne bannit pas le sucre de l’alimentation. Par contre, on évite tout type de sucre en dehors d’un repas (même un fruit). Lorsque l’organisme ingère du sucre seul, on observe un fort pic de glycémie suivi d’une chute de la glycémie. Le sucre doit impérativement être mélangé au bol alimentaire afin qu’il soit entouré de fibres, de protéines et de gras. Cela permet de faire perdurer la digestion du sucre. Votre glycémie sera stable au cours des heures suivant votre repas » développe notre experte.

► Pour le repas, « privilégier des crudités en entrée, un plat constitué de protéines, de féculents et de légumes et un peu de sucre en dessert » préconise le Dr Dalu.

► Il est préférable de manger un dessert à la fin du déjeuner plutôt qu’un goûter 100% sucré. Privilégiez alors un fruit avec des carrés de chocolat et des amandes ou du fromage avec des fruits secs.

► Quelques astuces pour éviter la stimulation de la faim en fin de repas :

  • Boire un jus de citron pressé en fin de repas dilué dans de l’eau gazeuse
  • Se brosser les dents et la langue : le fluor coupe la fin
  • Prendre un chewing gum
  • Le café et le thé (coupe-faim naturels et accélérateur de digestion)
  • Tisanes (camomille, verveine etc) après le dîner.

« Pour les patients qui ont des troubles du comportement alimentaire liés au sucre, prendre des gélules de konjac avant les repas par exemple est intéressant. Un suivi médical est dans ce cas de figure nécessaire » précise la médecin nutritionniste.

Comment éviter les pics de glycémie la nuit ? 

Les pics de glycémie la nuit sont provoqués par la digestion des aliments du diner. « Dîner relativement tôt, autour de 19h30-20h donne à l’organisme le temps de digérer pendant au moins 3 heures avant d’aller dormir » conseille alors le Dr Dalu. Par ailleurs, il vaut mieux éviter les repas riches en sucre le soir en privilégiant un fruit en dessert (si on a encore faim).

Comment éviter les pics de glycémie le matin ? 

Si le petit-déjeuner est composé uniquement de sucre (gâteau, brioche, céréales industrielles, etc), le corps sera confronté à des pics de glycémie dans la matinée. « Pour le petit-déjeuner, on privilégie un repas à base de céréales fibreuses, une tranche de pain aux céréales avec du beurre et un fruit frais. On peut également choisir un lait végétal ou animal avec des fruits, un smoothie avec de la protéine végétale de riz et un fruit ou un yaourt grec avec des fruits. Le sucre doit toujours être enrobé de gras, de protéine et de fibres, même pour le premier repas de la journée » rappelle notre experte.

Est-il possible d’avoir des pics de glycémie à jeun ?

« Les pics de glycémie à jeun n’existent pas puisqu’a jeun, on n’a pas encore apporté de nourriture à l’organisme, répond le Dr Dalu. Ou on est en « normo glycémie » et/ou, à moins d’une pathologie, on se trouve en hypoglycémie. Certaines pathologies hormonales peuvent par ailleurs nécessiter une prise en charge médicale pour éviter le pic de glycémie (hyperglycémie) et a contrario l’hypoglycémie. »

Comment éviter les pics de glycémie pendant la grossesse ?

Une femme enceinte doit prendre les mêmes précautions que toute personne souhaitant éviter les pics de glycémie : intégrer le sucre dans le bol alimentaire, bannir le sucre à jeun, les sodas etc. « Selon l’âge et les facteurs de risque (diabète), il faudra surveiller l’alimentation pendant la grossesse. On pourra lui prescrire des vitamines en prévention » explique la médecin nutritionniste.

Merci au Dr Alexandra Dalu, médecin antiâge, nutritionniste et co-auteure du livre « L’assiette santé » chez Flammarion paru en mai 2022.


Source : JDF Santé