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Les 5 critères du syndrome métabolique (femme/homme)

Les 5 critères du syndrome métabolique (femme/homme)

Le syndrome métabolique qu’on appelle parfois le syndrome X ou le « syndrome de la bedaine » correspond à l’association de plusieurs troubles liés à la présence d’un excès de graisse à l’intérieur du ventre, définit l’Inserm. En France, près d’une personne sur cinq serait touchéeQuels sont les critères physiques et biologiques qui permettent de poser le diagnostic de syndrome métabolique ? Quelles sont les causes ? Comment le traiter ?

Quelle est la définition du syndrome métabolique ?

Le syndrome métabolique (ou syndrome X) est un ensemble de symptômes qui résultent de troubles du métabolisme. Ce syndrome est diagnostiqué lorsque la personne présente un tour de taille important (supérieur à 94 cm pour les hommes et à 80 cm pour les femmes, d’où le nom de « syndrome de la bedaine ») et au moins deux autres anomalies parmi les suivantes :

  • une hyperglycémie (excès de sucre dans le sang),
  • un taux de triglycérides élevé,
  • un faible taux de « bon » cholestérol HDL,
  • une tension artérielle trop haute.

Le traitement et la prévention reposent sur une bonne hygiène de vie (régime alimentaire adapté, pratique d’une activité physique) et la prise de certains médicaments (hypoglycémiants, aspirine…) notamment pour réguler la tension, l’hyperglycémie ou la teneur du sang en lipides. en cas de complication avérée.

Que risque-t-on quand on a un syndrome métabolique ?

Avec le temps, le syndrome métabolique augmente considérablement le risque de développer des problèmes de santé parfois très graves :

  • des maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, AVC),
  • un diabète de type 2
  • des maladies du foie (NASH, cirrhose)
  • des maladies des reins
  • une apnée du sommeil
  • des troubles du gynécologiques (syndrome des ovaires polykystiques ou SOPK).

Quels sont les critères physiques d’un syndrome métabolique ?

1. Graisse abdominale et tour de taille (« gros ventre »)

L’embonpoint abdominal est nocif pour l’organisme : la graisse est localisée au niveau des viscères. Le risque de syndrome métabolique est accru lorsque le tour de taille est supérieur à 94 centimètres chez l’homme, et à 80 centimètres chez la femme. Le rapport taille/hanche est généralement élevé : au moins 0,9 pour l’homme, et 0,85 pour la femme.

2. Une hypertension artérielle

L’hypertension artérielle présente des risques pour la santé. « Dans le cas du syndrome métabolique, la tension artérielle est généralement supérieure à 140/90 millimètres de mercure« , rapporte le Pr Nathalie Jeandidier, endocrinologue métabolique au CHRU de Strasbourg.

Quels sont les critères biologiques d’un syndrome métabolique ?

3. Une glycémie élevée

La glycémie correspond au taux de glucose dans le sang. « Le syndrome métabolique se manifeste souvent par une glycémie à jeun élevée : supérieure ou égale à 1,10 gramme et inférieure à 1,26g/l (diabète) par litre de sang« , détaille le Pr Nathalie Jeandidier, endocrinologue métabolique au CHRU de Strasbourg.

4. Un taux de bon cholestérol bas

Les lipoprotéines HDL constituent le « bon » cholestérol. Elles débarrassent les artères du « mauvais » cholestérol en le transportant vers le foie. Un taux de cholestérol bas fait partie des facteurs biologiques du syndrome métabolique : il est inférieur à 0,40 grammes par litre de sang chez l’homme et inférieur à 0,50 grammes par litre de sang chez la femme. 

5. Un taux de triglycérides élevé

Les triglycérides sont des lipides, souvent issus de l’alcool, des corps gras et du sucre. Un taux trop élevé, supérieur à 1,5 gramme par litre de sang, témoigne d’une hypertriglycéridémie, et fait partie des signes caractéristiques du syndrome métabolique. 

Quelles sont les causes d’un syndrome métabolique ?

La survenue du syndrome est favorisée par :

  • Un manque d’activité physique
  • Une sédentarité
  • Une mauvaise alimentation

Quels sont les symptômes d’un syndrome métabolique ?

Le syndrome métabolique reste longtemps asymptomatique. A part le tour de ventre élevé qui peut donner une indication physique, il est difficile de déceler un syndrome métabolique. 

Comment diagnostique-t-on un syndrome métabolique ?

Le diagnostic du syndrome métabolique peut être réalisé par un médecin généraliste. Le médecin pose des questions sur les antécédents familiaux, et procède à un examen clinique puis à une prise de sang. Le syndrome métabolique est détecté lorsque le patient présente un tour de ventre élevé et au moins 2 des 4 caractéristiques listées ci-dessus (hypertension, glycémie élevée, triglycérides élevées et taux de bon cholestérol bas).

Que manger en cas de syndrome métabolique ?

Le plus important est de rééquilibrer son alimentation et de respecter une alimentation variée et équilibrée. « Pour cela, il est recommandé de limiter ses apports en sucres simples et en matière grasse« , recommande le Pr Jeandidier. Parmi les aliments à limiter :

  • la charcuterie,
  • les boissons sucrées,
  • le fromage.

Les aliments à privilégier :

  • les fruits,
  • les légumes,
  • la volaille,
  • les céréales complètes.

Quel traitement pour soigner un syndrome métabolique ?

Le syndrome métabolique résulte principalement du mode de vie. Pour le traiter efficacement, il s’agit donc principalement d’améliorer l’hygiène de vie. Ainsi, il est recommandé de pratiquer une activité physique régulière et d’éviter au maximum la sédentarité. Il est recommandé de perdre du poids et de lutter contre le surpoids et l’obésité. L’alimentation est également la base du traitement contre le syndrome métabolique. Elle doit être saine et équilibrée. Pour une bonne hygiène de vie, évitez le tabac et l’alcool. Un suivi médical régulier est aussi recommandé.

Merci au Pr Nathalie Jeandidier, endocrinologue métabolique au CHRU de Strasbourg.

Source : Pour s’éviter un bide – C’est quoi le syndrome métabolique ? INSERM


Source : JDF Santé

Seins tubéreux : causes, aspect, est-ce grave ?

Seins tubéreux : causes, aspect, est-ce grave ?

Que sont les seins tubéreux ?

C’est une malformation qui touche un sein ou les deux, le plus souvent de manière asymétrique. Le sein a une forme de tubercule : « c’est une malformation extrêmement fréquente. Pour donner un ordre d’idées, dans une école, sur 100 adolescentes, cette malformation est très certainement présente chez plusieurs d’entre elles« , note le Dr Isabelle Sarfati, chirurgienne plasticienne. Cette malformation est très souvent cachée à l’entourage : « les adolescentes n’en parlent pas, elles ont honte et évitent de se montrer nues face à leurs parents ou leurs ami(e)s« . Elle n’est pas douloureuse.

Quel est l’aspect des seins tubéreux ?

Les seins tubéreux présentent un défaut de développement de la partie inférieure du sein et une protrusion de l’aréole. Ils sont en forme de tube ou tubercule. Ils sont caractérisés par :

  • un sillon sous-mammaire trop haut avec un sein qui tombe souvent par-dessus le sillon sous-mammaire ;
  • des aréoles élargies, distendues et boursouflées qui souvent regardent en dedans.

Il existe le plus souvent une asymétrie : « cette malformation ne touche pas forcément les deux seins, cela peut en toucher qu’un. Et quand cette malformation est présente au niveau des deux seins, cela ne les touche pas de la même manière« , ajoute-t-elle. Une classification des seins tubéreux permet aux experts d’appréhender la sévérité de la pathologie selon 3 grades : le grade 1 (50 % des cas), défaut du quadrant inféro-interne et l’aréole regarde vers le bas et le dedans ; le grade 2 (25 % des cas), défaut des deux quadrants inférieurs du sein, l’aréole regarde en bas ; et le grade 3 (25 % des cas), tous les quadrants du sein font défaut, le sein ne sort pas au niveau de l’aréole.

Schéma poitrine normale et seins tubéreux
Schéma poitrine normale et seins tubéreux © tashechka-Adobestock

Quelle est la cause des seins tubéreux ?

Il s’agirait d’un problème pendant l’embryogenèse qui n’apparaîtra qu’à l’adolescence lors de la croissance de la poitrine. Cette malformation mammaire est probablement congénitale mais non héréditaire, « c’est-à-dire qu’elle n’est le plus souvent pas transmissible ».

Quelles solutions en cas de seins tubéreux ? 

Les solutions sont chirurgicales. Plusieurs techniques peuvent être utilisées : le lipofilling, les résections cutanées (en particulier la réduction de la taille de l’aréole) et la pose de prothèses. 
► Le lipofilling est une technique chirurgicale qui permet un transfert de graisse. La graisse est prélevée par liposuccion et réinjectée dans le sein (filling = remplissage.) « Cette technique permet de sculpter le sein, d’augmenter le volume si besoin et d’abaisser les quadrants inférieurs. C’est du sur-mesure« .
► Les résections cutanées vont permettre de diminuer la taille de l’aréole ou de redresser un sein qui tombe.
► Les prothèses assurent une augmentation de volume globale du sein. « C’est une bonne solution chez des femmes maigres et qui n’ont pas du tout de volume et pas de graisse à prélever, mais c’est une augmentation monobloc beaucoup moins sur-mesure que le lipofilling ».
La combinaison de ces trois techniques permet de prendre en charge tous les seins tubéreux.

Comment se déroule une chirurgie des seins tubéreux ?

La chirurgie des seins tubéreux peut être réalisée chez une jeune fille à partir de 15-16 ans (sur demande et accord parental).Il n’y a pas de limite supérieure d’âge. Selon la technique utilisée, l’opération est effectuée en ambulatoire pour le lipofilling ou la résection cutanée, avec une nuit d’hospitalisation s’il y a une pose de prothèse. C’est une chirurgie superficielle qui se déroule entre la peau et la cage thoracique, les suites opératoires sont assez simples. Les résultats esthétiques sont souvent très bons en ce qui concerne la forme, le volume et la symétrie des seins. Lorsque des résections cutanées sont nécessaires la qualité des cicatrices est variable d’une personne à l’autre. La correction des seins tubéreux peut nécessiter deux interventions pour obtenir un résultat optimal. « Cette chirurgie est donc peu invasive, peu douloureuse et donne beaucoup de satisfactions tant à la patiente qu’au chirurgien. C’est une chirurgie qui nécessite de l’expérience », conclut Isabelle Sarfati.

Merci au Dr Isabelle Sarfati, chirurgienne plasticienne à l’Institut du sein à Paris.


Source : JDF Santé

Détox de printemps : aliments, risques, pour vous ou pas ?

Détox de printemps : aliments, risques, pour vous ou pas ?

Le printemps est là et comme souvent au changement de saison vient l’envie de détoxifier son organisme. La détox de printemps est ainsi plébiscitée chaque année à l’arrivée des beaux jours et l’approche de l’été. Mais attention à ne pas céder trop vite à l’appel de la détox ! « Selon moi, il faut sortir du terme de « détox », très médiatisé et qui n’est pas toujours bénéfique pour la santé au profit d’une prise de conscience permettant d’améliorer nos habitudes alimentaires générales«  prévient d’emblée Nina Cohen-Koubi, médecin nutritionniste. Une détox ne se focalise pas sur l’alimentation, elle doit aussi prendre en considération le sommeil et l’activité physique. Alors, comment faire une détox au printemps efficace et sans risques pour la santé ? Quels sont les bienfaits et les contre-indications ? Quelle cure détox pour le foie ?

Qu’est-ce qu’une détox de printemps ?

Le terme « détox » renvoie au mot « détoxifier » et fait référence au nettoyage de l’organisme visant à éliminer les toxines possiblement accumulées. « Chaque année, les médias et réseaux sociaux nous parlent de détox mais effectuer ce type de « régime » ponctuellement présente des bienfaits limités et peut engendrer des conséquences néfastes pour l’organisme si elle impose trop de restrictions alimentaires par exemple » met en garde notre interlocutrice. Si le printemps « est propice au rééquilibrage des habitudes, le terme « détox » doit être entendu au sens de remise à l’équilibre des prises, choix et comportements alimentaires » défend-elle.

« On ne s’impose pas de détox brutale et trop restrictive »

Pourquoi faire une détox au printemps ?

Une « détox » de printemps peut contribuer à améliorer ce qui ne va pas dans les habitudes alimentaires, seul ou en étant aidé par un professionnel de santé formé pour déterminer les axes d’amélioration. On peut aussi décider de suivre une détox de printemps à la sortie de l’hiver, après une période d’excès (alcool, aliments riches et gras), pour réduire le sucre« Par exemple, pour un patient qui est beaucoup sorti, a bu beaucoup d’alcool, on essaiera de faire une cure détoxifiante d’alcool (zéro consommation) pendant une semaine ou quinze jours » propose la médecin nutritionniste.

Comment faire une cure détox au printemps ?

Il faut explorer les habitudes alimentaires, le rapport à l’alimentation et le profil psychologique. Ensuite, on met en place un « programme » qui concerne différents aspects des habitudes du quotidien de la personne. « On ne s’impose pas de détox brutale et trop restrictive contre-productive et qu’il sera difficile de respecter dans le temps mais on mise plutôt sur un aménagement progressif par pallier. On adopte des règles et des rituels sur la durée. Par exemple, on ne demande pas à quelqu’un qui est sédentaire de marcher des kilomètres du jour au lendemain mais plutôt d’augmenter les pas/la distance un petit peu tous les jours » préconise le Dr Nina Koubi-Cohen.

Aliments. Sur le plan alimentaire, on retire les aliments trop riches, trop gras et ultra transformés. Adopter le régime méditerranéen est fortement conseillé. On privilégie les fruits et légumes de saison midi et soir, on préfère le poisson, les œufs et la viande maigre (dinde, poulet) à la viande rouge et on mise sur les légumineuses (lentilles) associées aux céréales semi-complètes. Si on souffre de troubles digestifs ou de colopathie, cuire les légumes pour casser un peu les fibres. On mise sur des cuissons vapeur ou en papillote. On mange des fruits (pommes, poires etc) plutôt avant le repas. Les algues sont remplies de nutriments et les poissons sont riches en oméga 3 et en vitamine D. Les ferments lactiques enrichissent le microbiote et les défenses immunitaires (yaourt nature à la brebis par exemple).

Hydratation. « Préconiser une hydratation suffisante est primordial. On réduit au maximum l’alcool. On évite de boire pendant le repas mais plutôt avant«  conseille le Dr Nina Koubi-Cohen.

Habitudes de consommation. « La manière de manger doit être adaptée. Manger lentement, mastiquer les aliments, prendre conscience de ce que l’on mange… favorisent la digestion » souligne notre interlocutrice. On peut s’attacher petit à petit à éliminer quelques « mauvaises » habitudes comme se resservir par exemple pour réduire les quantités de nourriture à digérer par notre organisme.

 Sommeil : réapprendre à bien dormir est indispensable. Cela se traduit par une nuit complète et réparatrice. Un mauvais sommeil a des conséquences sur le système hormonal, peut être responsable de prise de poids et provoque une envie de sucre et de gras. 

L’activité physique doit être intégrée à la détox. Entre les professions sédentaires et l’avènement du télétravail, certaines personnes sont assises toute la journée. « La marche dont on augmente un petit peu la durée tous les jours pour ne pas rester enfermé est très bénéfique«  soutient le Dr Nina Koubi-Cohen.

Quels sont les bienfaits d’une détox au printemps ? 

La détox positive a pour objectif un équilibre global entre santé biologique, mentale et hormonale. Elle permet de :

  • mieux dormir
  • retrouver de l’énergie et être moins fatiguée
  • réguler le poids
  • améliorer sa santé cardiovasculaire (plus de poissons)
  • lutter contre la déprime et dépression.
  • améliorer son microbiote via l’alimentation méditerranéenne riche en fibres
  • mieux réguler la sécrétion d’insuline et la glycémie en réduisant la sensation de faim et le travail du foie.

Comment détoxifier son foie ?

Réduire au maximum :

  • l’alcool
  • les viandes grasses
  • la charcuterie
  • le fromage
  • les cuissons « riches » (crème fraîche, cuisson longue et à forte température)
  • les produits industriels et les aliments ultra-transformés (bonbons, apéritifs, gâteaux)
  • les sauces (surtout industrielles)

Certains légumes sont intéressants pour le foie, il s’agit des artichauts et du radis noir. Par ailleurs, on mise sur l’hydratation en prenant par exemple des tisanes à la camomille. « Pour ceux qui font de la rétention d’eau, des compléments à base de queue de cerise peuvent être efficaces » propose l’interlocutrice.

Consulter votre médecin si vous ressentez un mal-être lié à votre rapport à l’alimentation.

Quels sont les risques d’une cure détox au printemps ? 

Une détox au sens de rééquilibrage englobant les habitudes alimentaires, l’activité physique et le sommeil sans imposer de restrictions alimentaires trop frustrantes ne présente a priori pas de risques pour les personnes en bonne santé mentale et physique. Par contre, les détox trop restrictives peuvent :

  • augmenter le risque de développer un trouble du comportement alimentaire comme l’anorexie par exemple
  • aggraver un trouble du comportement alimentaire déjà présent (faim émotionnelle…)
  • favoriser les carences (en vitamines, minéraux…)
  • accroître le phénomène de yoyo avec des variations de poids

Il est conseillé de consulter un médecin en cas de mal-être ou difficulté liée au rapport à l’alimentation. Il faut aussi faire attention aux compléments alimentaires « révolutionnaires », toujours demander l’avis d’un médecin avant d’envisager une cure.

Quelles sont les contre-indications à la détox ?

Attention, tout le monde ne peut pas faire une détox. « La détox est déconseillée aux personnes présentant certaines pathologies comme le diabète ou l’insuffisance rénale, des troubles du comportements tels que les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ou les personnes sujettes aux troubles du comportement alimentaire (TCA) » avertit notre experte. Avant d’initier une détox, il est important de consulter un médecin qui décidera selon les profils médicaux et psychologiques de la possibilité d’initier une détox et de ses modalités d’application.

Merci à Nina Cohen-Koubi, médecin nutritionniste à Paris.


Source : JDF Santé

Journée mondiale de la Santé 2023 : date, thème, à quoi ça sert ?

Journée mondiale de la Santé 2023 : date, thème, à quoi ça sert ?

La Journée mondiale de la Santé (JMS) est une journée internationale qui a lieu le vendredi 7 avril 2023 en France, aux Etats-Unis et partout dans le monde. Cette date correspond au 75e anniversaire de la fondation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), née le 7 avril 1948. Chaque année, cette Journée, sous le parrainage de l’OMS, ainsi que d’autres organisations connexes, repose sur une question de santé publique spécifique. En 2023, la Journée mondiale de la Santé se concentre sur la voie à suivre pour atteindre la Santé pour tous (Health for all), qui est le thème de cette année. L’OMS estime que 30% de la population mondiale n’a pas accès aux services de santé essentiels. Pourquoi a-t-on créé une Journée de la Santé ? Comment la soutenir ?

Quelle est la date de la Journée de la Santé 2023 ?

La Journée mondiale de la Santé est célébrée le 7 avril 2023. Elle marque le 75e anniversaire de l’OMS

Quel est le thème de la Journée mondiale de la Santé ?

En 2023, la Journée mondiale de la Santé est axée sur la Santé pour tous et fête 75 ans d’amélioration de la santé publique.

Quel est le but de la Journée mondiale de la Santé ?

En 1948, tous les pays du monde se sont réunis et ont fondé l’OMS dans le but de promouvoir la santé, assurer la sécurité dans le monde et servir les personnes vulnérables, pour que chacun d’entre nous puisse atteindre le meilleur niveau de santé et de bien-être. « Le droit à la santé est un droit humain fondamental. Chacun doit avoir accès aux services de santé dont il a besoin quand et où il en a besoin sans difficultés financières« , insiste l’OMS. La JMS permet donc d’inciter à l’action pour relever les défis sanitaires d’aujourd’hui et de demain. Pour cela, l’OMS exhorte les dirigeants de chaque pays à respecter leurs engagements et à faire appliquer les droits de chacun. Mais aussi de revenir sur les succès de santé publique qui ont amélioré la qualité de vie au cours des 7 dernières décennies. A noter que la Journée mondiale de la Santé fait partie des 8 campagnes mondiales menées chaque année par l’OMS (avec la Journée mondiale de la tuberculose, la Semaine mondiale de la vaccination, la Journée mondiale contre le paludisme, la Journée mondiale sans tabac, la Journée mondiale du Sida, la Journée mondiale des donneurs de sang et la Journée mondiale de l’hépatite). 

​​​​​Quelle est l’affiche de la Journée mondiale de la Santé 2023 ?

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Affiche de la Journée mondiale de la Santé © OMS

Que faire pour montrer son soutien ?

Participer à un événement. A l’occasion de la Journée mondiale de la Santé, des manifestations de sensibilisation sont organisées dans le monde entier, y compris en France, afin de mieux informer les opinions publiques à propos de la morbidité, la mortalité et la souffrance dans le monde. 

  • Des événements culturels : concours d’art, pièces de théâtre
  • Des événements sportifs : randonnées organisées, courses…
  • Des conférences, débats et ateliers participatifs pour échanger sur l’accès aux soins pour tous (calendrier à venir sur le site de l’OMS)

Utiliser les hashtags officiels #HealthForAll #SantépourTous et #WHO75 sur ses réseaux sociaux pour afficher son soutien et lutter contre les inégalités en termes de santé.

Se rapprocher de l’OMS (voir le formulaire de bénévolat). Pour faire de la santé pour tous une réalité, l’OMS a besoin :

  • d’individus et de communautés qui ont accès à des services de santé de qualité afin qu’ils puissent prendre soin de leur propre santé et de celle de leur famille
  • des agents de santé qualifiés dispensant des soins de qualité centrés sur la personne
  • de décideurs politiques prêts à s’engager à investir dans la couverture sanitaire universelle.

Sources : 

– Journée mondiale de la santé 2023 – La santé pour tous, Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS), Organisation mondiale de la Santé des Amériques (OMS)

– Site officiel des Journées mondiales


Source : JDF Santé

Anticorps anti-récepteurs de la TSH : positif, négatif, c'est quoi ?

Anticorps anti-récepteurs de la TSH : positif, négatif, c'est quoi ?

Que sont les anticorps anti-récepteurs de la TSH ? 

« Les anticorps anti-récepteurs de la TSH (« TSH récepteurs anticorps » ou TRAC ou TRAK) sont des anticorps produits par le système immunitaire et dirigés contre les récepteurs de la thyréostimuline (TSH) situés à la surface des thyréocytes, c’est-à dire les cellules de la glande thyroïde« , explique le Dr Emmanuel Bories, Biologiste Médical. Ces anticorps peuvent se lier aux récepteurs de la TSH et les stimuler de manière inappropriée, ce qui peut entraîner une production excessive d’hormones thyroïdiennes, provoquant ainsi une hyperthyroïdie. « C’est l’origine de la maladie de Basedow, qui est la cause la plus fréquente d’hyperthyroïdie. De manière moins fréquente, ils peuvent également bloquer ces récepteurs et créer ainsi une hypothyroïdie« . L’hyperthyroïdie peut causer divers symptômes tels que la perte de poids, la fatigue, l’irritabilité, des tremblements, une accélération du rythme cardiaque et des problèmes de sommeil. « La mesure des anticorps anti-récepteurs de la TSH est souvent utilisée pour aider à diagnostiquer la maladie de Basedow et pour suivre la progression de la maladie et l’efficacité du traitement. Les niveaux d’anticorps TRAK peuvent également aider à prédire la probabilité d’une rechute après le traitement« .

Quel est le taux normal d’anticorps anti-récepteurs de la TSH ? 

« Le taux normal d’anticorps anti-récepteurs de la TSH, également appelés TRAK (TSH Rezeptor-Antikorper ou TRAC pour TSH récepteurs anticorps) peut varier selon le laboratoire et la méthode de mesure utilisée, poursuit notre interlocuteur. En général, un taux de TRAK inférieur à 1,5 UI/L est considéré comme normal chez les adultes« . Cependant, la présence d’anticorps anti-récepteurs de la TSH ne signifie pas nécessairement que vous avez une maladie thyroïdienne. « Les niveaux d’anticorps TRAK peuvent être élevés chez les personnes atteintes d’une maladie de la thyroïde auto-immune, comme la maladie de Basedow, mais peuvent également être élevés chez les personnes sans maladie de la thyroïde« .

Anticorps anti-récepteurs de la TSH positif : pourquoi ? 

Un test positif d’anticorps anti-récepteurs de la TSH indique la présence d’anticorps dirigés contre les récepteurs de la TSH à la surface des cellules de la thyroïde. « Un test TRAK positif peut être le signe d’une maladie auto-immune de la thyroïde, telle que la maladie de Basedow, qui est la cause la plus fréquente d’hyperthyroïdie« , reprend le biologiste. Dans cette maladie, le système immunitaire produit des anticorps qui stimulent de manière excessive les récepteurs de la TSH, entraînant une production excessive d’hormones thyroïdiennes. « Cependant, un test TRAK positif peut également être présent chez les personnes atteintes d’autres maladies auto-immunes, telles que la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus érythémateux systémique, ou chez les personnes atteintes d’autres troubles de la thyroïde, tels que l’hypothyroïdie ou une thyroïdite« .

Anticorps anti-récepteurs de la TSH négatif : pourquoi ? 

Un test négatif d’anticorps anti-récepteurs de la TSH indique que les anticorps dirigés contre les récepteurs de la TSH à la surface des cellules de la thyroïde sont absents ou en quantité très faible. « Cependant, l’absence de TRAK ne signifie pas nécessairement que vous n’avez pas de maladie thyroïdienne, assure le spécialiste. Les tests de TRAK sont spécifiques pour la maladie de Basedow, mais il existe d’autres maladies thyroïdiennes qui peuvent causer une hyperthyroïdie ou une hypothyroïdie sans présenter de TRAK ».

Anticorps anti-récepteurs de la TSH positif et grossesse

Un test positif d’anticorps anti-récepteurs de la TSH chez une femme enceinte peut indiquer la présence de la maladie de Basedow ou d’une autre maladie auto-immune de la thyroïde. « Si une femme enceinte est atteinte d’une maladie de Basedow non traitée, cela peut augmenter le risque de complications pour elle et son bébé, alerte le biologiste. Les anticorps anti-récepteurs de la TSH peuvent traverser le placenta et affecter la glande thyroïde du fœtus« . Une augmentation de la production d’hormones thyroïdiennes due à la stimulation excessive des récepteurs de la TSH peut entraîner une hyperthyroïdie chez le fœtus, ce qui peut affecter sa croissance et son développement. « Les femmes enceintes atteintes de la maladie de Basedow peuvent également avoir un risque accru de fausse couche, d’accouchement prématuré, de prééclampsie et d’autres complications« . Il est important que les femmes enceintes présentant des anticorps anti-récepteurs de la TSH positifs soient suivies régulièrement par un médecin afin de surveiller leur fonction thyroïdienne et de traiter toute maladie thyroïdienne sous-jacente si nécessaire. Le traitement peut impliquer des médicaments antithyroïdiens pour contrôler l’hyperthyroïdie, ou des hormones thyroïdiennes pour traiter l’hypothyroïdie. « Les femmes enceintes atteintes de la maladie de Basedow doivent être prises en charge par un médecin spécialisé en obstétrique et en endocrinologie pour surveiller leur santé et celle de leur bébé tout au long de la grossesse ».

Anticorps anti-récepteurs de la TSH et maladie de Basedow 

La maladie de Basedow est une maladie auto-immune de la thyroïde qui est caractérisée par une production excessive d’hormones thyroïdiennes. « Cette production excessive est due à la présence d’anticorps anti-récepteurs de la TSH, également appelés TRAK, qui stimulent les récepteurs de la TSH à la surface des cellules de la thyroïde, précise le Dr Bories. Cette stimulation excessive entraîne une production excessive d’hormones thyroïdiennes, ce qui peut causer des symptômes tels que la perte de poids, la nervosité, la transpiration excessive, les palpitations cardiaques et l’irritabilité« . Le dosage des anticorps anti-récepteurs de la TSH est utilisé pour diagnostiquer la maladie de Basedow. Un résultat positif de TRAK indique que les anticorps anti-récepteurs de la TSH sont présents en quantité élevée dans le sang, ce qui est caractéristique de la maladie de Basedow. « Le traitement de la maladie de Basedow peut impliquer des médicaments antithyroïdiens pour réduire la production d’hormones thyroïdiennes, des bêta-bloquants pour réduire les symptômes tels que les palpitations cardiaques et l’irritabilité, ou une ablation chirurgicale de la thyroïde en cas de symptômes persistants ou récidivants. Dans certains cas, le traitement peut également inclure l’utilisation d’iode radioactif pour détruire la glande thyroïde« . Les personnes atteintes de la maladie de Basedow ont un risque accru d’avoir d’autres maladies auto-immunes, telles que le diabète de type 1 ou la maladie de Crohn, et peuvent nécessiter une surveillance et des soins supplémentaires pour ces affections.

Merci au Docteur Emmanuel Bories, Biologiste Médical Coresponsable au Laboratoire Bio-Val de Cruseilles (74) et membre du réseau Les Biologistes Indépendants.


Source : JDF Santé

Syndrome de Klinefelter : symptômes, héréditaire ?

Syndrome de Klinefelter : symptômes, héréditaire ?

Définition : qu’est-ce que le syndrome de Klinefelter ? 

Le syndrome de klinefelter est une anomalie chromosomique qui ne concerne que les garçons et qui correspond à la présence d’un chromosome X en plus. « Cette anomalie est assez fréquente puisqu’elle concerne 1 naissance sur 500 à 600« , précise Véronique Kerlan, cheffe du service d’endocrinologie, diabète et maladie métabolique au CHU de Brest. 

Quelle est la cause du syndrome de Klinefelter ? 

Ce chromosome supplémentaire est transmis par la mère ou le père, alors qu’aucun des parents n’est porteur du syndrome. « L’origine en est accidentelle, liée à une non-disjonction des chromosomes sexuels lors de la méiose« , précise Santé Publique France. Pour rappel, la méïose correspond à une double division cellulaire qui permet la formation des gamètes (les spermatozoïdes et les ovocytes). 

Quel est le caryotype d’une personne atteinte du syndrome de Klinefelter ? 

Le caryotype d’un patient porteur du syndrome de Klinefelter présente un chromosome X supplémentaire, avec 47 et non 46 chromosomes. Le caryotype de ces patients est 47, XXY. 

« Le syndrome de Klinefelter ne peut pas être traité »

Quels sont les symptômes du syndrome de Klinefelter ? 

Selon notre experte, environ 25 % des cas seulement seraient diagnostiqués. « L’expression clinique de ce syndrome est très variable et plus ou moins visible« , précise l’endocrinologue. 

► Chez les enfants : Environ 10 % des cas seraient diagnostiqués dans l’enfance : « on peut retrouver un retard dans les apprentissages, notamment le langage, les repères spatio-temporels. Certains patients peuvent également présenter des difficultés de mémorisation et des troubles du comportement« , détaille Véronique Kerlan. Ces retards s’améliorent au fur et à mesure s’ils sont pris en charge suffisamment tôt. Ces enfants sont en outre grands pour leur âge et présentent une croissance des membres inférieurs supérieure à la normale. Ces signes cliniques ne sont pas systématiques. 

► Chez les adolescents : la puberté est souvent légèrement plus tardive chez les adolescents porteurs du syndrome de Klinefelter. Les testicules ne grossissent pas suffisamment. « C’est ce signe qui doit conduire au diagnostic et c’est aussi la raison pour laquelle tant de garçons ne sont pas diagnostiqués. Autrefois, une palpation des testicules était systématique lors de la visite médicale du service militaire. Actuellement, la palpation testiculaire après la puberté est très rare« . Autre signe qui peut mettre sur la voie : une gynécomastie soit une hypertrophie du tissu glandulaire mammaire. 

► A l’âge adulte : « Alors qu’ils n’ont pas été diagnostiqués à l’adolescence, on retrouve ces personnes en PMA. Ils sont alors diagnostiqués car le syndrome de Klinefelter est à l’origine d’une infertilité. Contrairement aux autres signes cités, ce symptôme est retrouvé chez tous les patients. » De plus, le taux de testostérone est généralement inférieur à la normale, mais pas toujours : « il est suffisant à l’adolescence pour déclencher la puberté. Ce sont toutefois des garçons qui présentent moins de caractères sexuels secondaires. Avec le temps, ce taux de testostérone deviendra trop bas et nécessitera un traitement », note Véronique Kerlan. 

Comment pose-t-on le diagnostic ? 

Les divers signes cités plus haut et surtout, de petits testicules chez un homme jeune, orientent le diagnostic. Le syndrome de Klinefelter est confirmé à la prise de sang par un dosage  de testostérone souvent trop bas pour l’âge . Celle-ci montre par contre toujours des taux d’hormones gonadotropes – produites par l’hypophyse – plus élevés chez les porteurs du syndrome. On réalise ensuite un caryotype qui confirme le diagnostic

Quelles sont les conséquences chez une personne atteinte du syndrome de Klinefelter ? 

« L’annonce de ce syndrome a un impact psychologique assez lourd, chez un adolescent mais aussi chez ses parents. L’infertilité et l’anomalie chromosomique inquiètent« , explique Véronique Kerlan. Ce qui implique une prise en charge psychologique de l’adolescent et de sa famille. Les porteurs du syndrome de Klinefelter sont en outre plus à risque de développer un syndrome métabolique, un cancer du sein, une ostéoporose, des maladies thrombo-emboliques et/ou  auto-immunes. « C’est pourquoi, il faut d’emblée sensibiliser à l’importance de l’activité physique, d’une alimentation saine et équilibrée et d’apports suffisants en calcium« , note la spécialiste. Elle ajoute : « la gynécomastie est en outre surveillée régulièrement afin de dépister le plus tôt possible un éventuel cancer du sein« . Le taux de testostérone des patients est régulièrement surveillé et des injections seront prescrites si nécessaire. « En dessous de 3 ng/ml de sang, il faudra mettre en place un traitement« , précise la spécialiste. 

La prise en charge de l’infertilité 

Le syndrome de Klinefelter n’impacte en aucun cas la sexualité et le pénis du porteur est d’une taille normale. « On ne trouve pas de spermatozoïdes dans le spermogramme, mais grâce à l’avènement récent de la TESE – testicular sperm extraction – on trouve des spermatozoïdes chez 50 % des patients. Ceux-ci sont conservés et éventuellement utilisés lors d’une PMA. Cela fonctionne une fois sur deux. Les patients ont donc une chance sur quatre pour que la PMA aboutisse« , explique l’endocrinologue.  

Peut-on traiter le syndrome de Klinefelter ?

D’origine chromosomique, le syndrome de Klinefelter ne peut être traité. Seuls ses symptômes peuvent être pris en charge. 

Quelle espérance de vie ? 

Le syndrome de Klinefleter n’impacte pas l’espérance de vie.  

Merci au Pr. Véronique Kerlan, cheffe du service d’endocrinologie, diabète et maladie métabolique au CHU de Brest, pour son expertise. 


Source : JDF Santé