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Hépatite A : positive, durée, contagieuse, c'est quoi ?

Hépatite A : positive, durée, contagieuse, c'est quoi ?

Votre prise de sang révèle une hépatite A ? Pas de panique. L’hépatite A est la plus fréquente des maladies virales du foie, et la forme la moins sévère des hépatites. C’est notamment la seule à ne jamais devenir chronique.

Définition : qu’est-ce que l’hépatite A ?

L’hépatite A est une maladie virale du foie. Elle est provoquée par un virus de la famille des picornavirus qui provoque des lésions inflammatoires au niveau du foie. L’eau et les aliments contaminés sont les principaux vecteurs de transmission du virus de l’hépatite A à l’homme, par la voie digestive. Un manque d’hygiène est très souvent l’origine du virus. L’hépatite A est une maladie immunisante, ce qui signifie qu’on ne peut la contracter qu’une seule fois dans sa vie.

L’hépatite A est-elle contagieuse ?

Le virus de l’hépatite A est très contagieux. D’autant plus que sa contagiosité commence pendant sa période d’incubation, à savoir 2 à 4 semaines avant l’apparition des premiers symptômes quand il y en a.

Quelle est la durée de l’hépatite A ?

Passée la période d’incubation qui peut durer entre 15 et 40 jours, l’hépatite A dure en moyenne 10 à 20 jours. Cependant, comme l’explique la gastroentérologue, « il a été observé chez l’adulte quelques formes prolongées avec une fatigue marquée et durable« . Dans des cas exceptionnels, l’hépatite A peut être très grave et provoquer une défaillance hépatique. On parle alors d’hépatite fulminante.

Quels sont les symptômes de l’hépatite A ?

L’hépatite est asymptomatique dans 60 à 80% des cas chez l’enfant. Elle est plus souvent symptomatique chez les adultes. S’il y a des symptômes, ce sont les suivants :

  • ictère ou jaunisse (yeux jaunes, urines foncées) (plus particulièrement à l’âge adulte),
  • fatigue,
  • fièvre
  • éventuellement des troubles digestif (nausées, vomissements).

Diagnostic sérologique de l’hépatite A

L’hépatite A étant la plupart du temps asymptomatique dans sa phase aiguë, elle est rarement diagnostiquée au cours de celle-ci. Certains symptômes ou anomalies de la fonction hépatique identifiés au cours des tests sanguins de routine peuvent conduire au dépistage de l’hépatite A, par un test sérologique. Un test sanguin peut être prescrit par le médecin à son patient en présence de manifestations cliniques évoquant le virus, afin de mettre en évidence l’infection. « Les tests montrent alors une hépatite aiguë avec élévation parfois majeure du taux des transaminases » précise le Dr Lagneau. La sérologie (étude réalisée à partir d’une analyse de sang) permet d’identifier des anticorps dirigés contre le virus de l’hépatite A et ainsi de diagnostiquer une hépatite A aiguë. L’hépatite A fait partie des maladies à déclaration obligatoire en France.

Sérologie positive à l’hépatite A

Les anticorps IgM anti-VHA sont détectés dans le sérum dès les premiers symptômes qui persistent 1 à 3 mois. Ils sont la preuve d’une infection aiguë et d’une contamination récente. Un résultat positif confirme donc une infection récente par le VHA.

Les anticorps IgG anti-VHA : ces anticorps apparaissent juste après les IgM, et persistent toute la vie. « L’infection par le virus A, une fois guérie, confère une immunité permanente » explique la spécialiste.

Si les IgM anti-VHA sont négatifs, et que les anticorps totaux anti-VHA sont positifs, cela témoigne d’une infection ancienne ou d’une vaccination efficace.

Quelle est la durée d’incubation de l’hépatite A ?

La période d’incubation du virus de l’hépatite A, entre la contamination et l’hépatite elle-même, dure en moyenne 30 jours. « La contagiosité commence durant la période d’incubation, environ 2 semaines avant l’hépatite, et dure jusqu’à environ 10 jours après les symptômes » détaille le Dr Marion Lagneau, gastro-entérologue. 

Comment se transmet l’hépatite A ?

Le virus de l’hépatite A est très résistant en milieu extérieur, et est excrété dans les selles de personnes contaminées. La transmission se fait donc principalement par l’ingestion d’aliments ou d’eau infectés par des matières fécales. On parle de transmission oro-fécale. « Mais elle peut aussi être directement interhumaine, en cas d’hygiène défectueuse des mains« , précise le Dr Lagneau. Ce virus est plus présent dans les pays où les conditions sanitaires ne sont pas optimales : mauvaises conditions d’assainissement de l’eau, non-respect des règles d’hygiène de base. On trouve ainsi des zones à haute endémicité en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine. « Une contamination est également possible par la consommation de fruits de mer et de coquillages et des végétaux consommés crus et contaminés » ajoute la spécialiste.

Quels sont les traitements de l’hépatite A ?

Il n’existe pas de traitement spécifique de l’hépatite A.  La guérison se fait spontanément en quelques semaines. Seules des mesures préventives, telles que la vaccination, permettent d’éviter de contracter le virus de l’hépatite A.

Des traitements naturels ?

Le Dr Lagneau est formelle : il n’en existe aucun !

Vaccin hépatite A

« Le vaccin contre l’hépatite A permet de se protéger efficacement de l’infection au VHA pendant 10 à 20 ans » explique le Dr Lagneau. Il est composé de virus inactivé. Il en existe trois sortes, qui nécessitent une première injection suivie d’un rappel entre 6 mois et un an après la première injection. La vaccination contre l’hépatite A est particulièrement recommandée aux voyageurs se rendant dans un pays à haute endémicité. La première injection doit être faite au moins 15 jours avant le départ. La vaccination est également recommandée :

  • Aux personnes infectées de manière chronique par le virus de l’hépatite B ou de l’hépatite C,
  • Aux personnes ayant une consommation excessive d’alcool,
  • Chez les jeunes vivant dans les établissements pour l’enfance et la jeunesse handicapées, et travaillant en collectivité
  • Chez les personnes atteintes de mucoviscidose,
  • Pour les enfants, à partir d’un an, nés dans une famille dont au moins un des membres est originaire d’un pays où l’hépatite A est particulièrement présente et qui sont susceptibles d’y séjourner
  • Chez les homosexuels masculins.

Les vaccins contre l’hépatite A coûtent 50 euros pour les adultes et 45 euros pour les enfants. Ils ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale lorsqu’ils sont dans le cadre d’une consultation de la médecine des voyages.

Merci au Dr Marion Lagneau, gastro-entérologue. 


Source : JDF Santé

Prosopagnosie : définition, célébrités, cause, que faire ?

Ne pas reconnaitre son propre visage et celui de ses proches (famille, amis, collègue de travail…) est un symptôme que l’on nomme la prosopagnosie. Elle est liée à une lésion ou une anomalie dans le cerveau. L’acteur américain Brad Pitt en serait atteint : « Il a du mal à se souvenir de nouvelles personnes, à reconnaître leurs visages, et il craint que cela ne donne une certaine impression de lui : qu’il est distant, inaccessible, égocentrique » a expliqué une journaliste du magazine GQ qui l’a rencontré. Thierry Lhermitte a aussi avoué en souffrir. C’est quoi ? Quelles sont les causes de la prosopagnosie ? Comment la diagnostiquer et la traiter ? Quel lien avec la maladie d’Alzheimer ?

Définition : c’est quoi la prosopagnosie, une maladie ?

La prosopagnosie n’est pas une maladie mais un symptôme lié à une pathologie. « Elle se traduit par l’incapacité sélective à reconnaitre les visages, à identifier l’identité de quelqu’un sur la base de son visage » précise le Pr Laurent Cohen, neurologue. Pour une personne atteinte de prosopagnosie, il est impossible ou extrêmement difficile de faire la différence entre des visages connus et inconnus. Il existe deux catégories de prosopagnosie :

  • La prosopagnosie acquise : le patient est atteint au cours de sa vie après un accident vasculaire (AVC), à cause d’une tumeur ou d’une maladie dégénérative évoluée. 
  • La prosopagnosie de développement : la personne est atteinte depuis toujours.

La personne atteinte de prosopagnosie ne reconnait pas son propre visage

Quels sont les symptômes de la prosopagnosie ?

Le fait de ne pas reconnaitre les visages est le symptôme en soi. « Le patient ne reconnait pas le visage de ses proches, de son entourage, des gens qu’il rencontre. Et il ne reconnait pas non plus son propre visage » souligne le neurologue qui rappelle que « dans le cerveau, un système est dédié spécifiquement à la reconnaissance des visages ».

Quelles sont les causes de la prosopagnosie ?

Chacune des catégories de prosopagnosie dépend de ses causes :

► La prosopagnosie acquise : Le cerveau est endommagé au niveau d’une partie spécifique du lobe temporal droit. La lésion abîme cet endroit qui détériore la fonction du cerveau dédié à la reconnaissance des visages. Elle peut survenir à la suite d’un accident vasculaire, d’une tumeur, d’une maladie dégénérative etc.

► La prosopagnosie de développement : Comme toutes les anomalies du développement cognitif, c’est une anomalie régionale du développement du cerveau. « On peut supposer que c’est la région droite du lobe temporal qui ne se développe pas mais il est difficile de le savoir avec certitude » souligne notre interlocuteur.

Comment savoir si on est atteint de prosopagnosie ? 

Dans le cas de la prosopagnosie acquise, généralement, le patient va consulter pour comprendre ce qui lui arrive puisqu’il réalise qu’il ne reconnait pas son visage et ceux de ses proches. « Alors que les gens qui ont une prosopagnosie de développement ne savent pas toujours qu’ils ont un problème. Un garçon atteint de prosopagnosie s’en est rendu compte parce qu’il est allé voir un western au cinéma avec son père et qu’il lui a demandé pourquoi les voleurs mettaient des foulards sur leur visage quand ils braquaient une banque. Il ne comprenait pas qu’on puisse reconnaitre les gens seulement à leur visage » poursuit le neurologue. Pour le diagnostic, on peut montrer des visages au patient et s’il ne les reconnait pas, il est atteint de prosopagnosie. 

« On ne peut pas « réparer » la zone du cerveau atteinte »

Comment traiter la prosopagnosie ?

Premièrement, il faut traiter la cause : éviter le risque de récidive de l’accident vasculaire, soigner la tumeur etc. « Concernant la prosopagnosie en elle-même, on ne peut pas la soigner médicalement. On ne peut pas « réparer » la zone du cerveau atteinte. Pour faciliter la vie du patient, on peut l’encourager à trouver des astuces, développer des alternatives pour compenser cette perte : être attentif à la démarche, la voix ou la coiffure des individus par exemple » préconise le Pr Laurent Cohen.

Quel lien avec la maladie d’Alzheimer ?

La prosopagnosie peut être un symptôme de la maladie d’Alzheimer.

Merci au Pr Laurent Cohen, neurologue Département de Neurologie – Hôpital de la Pitié-Salpêtrière – AP-HP.


Source : JDF Santé

Doit-on craindre le Candida auris (champignon) en France ?

Doit-on craindre le Candida auris (champignon) en France ?

[Mis à jour le 22 mars 2023 à 15h54] Les cas d’infections fongiques potentiellement mortelles à Candida auris ont presque doublé aux Etats-Unis, entre 2020 et 2021, ont annoncé le 20 mars 2023 les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis dans les Annales de Médecine Interne. Le Candida auris est un micro-organisme du genre Candida faisant partie de la catégorie des levures. Ce germe est de plus en plus retrouvé comme un agent pathogène responsable de nombreuses infections fongiques (causées par des champignons donc) nosocomiales, c’est-à-dire contractées au cours d’un séjour dans un établissement de soins. Il s’attaquerait aux patients hospitalisés, ceux subissant une chirurgie ou un traitement par intraveineuse. Problème : le Candida auris résiste à la plupart des médicaments antifongiques disponibles sur le marché. Ce champignon s’attaque en particulier aux personnes dont le système immunitaire est affaibli comme les nourrissons, les personnes âgées ou les personnes atteintes de certaines maladies comme la sclérose en plaques ou le diabète. Aux Etats-Unis, les autorités sanitaires considère ce germe comme « une menace pour la santé publique très urgente« . Doit-on craindre sa prolifération en France ?

C’est quoi le champignon Candida auris ?

Le Candida auris est un champignon du genre Candida qui se développe sous la forme d’une levure. Cette espèce peut provoquer une candidose chez l’homme et notamment causer des infections :

  • du sang (candidémies), 
  • biliaires,
  • de plaies (chirurgicales, « grands brûlés »),
  • de l’oreille (otites),
  • des voies urinaires,
  • de la peau (abcès associés à l’insertion de cathéters),
  • du muscle cardiaque,
  • du foie,
  • des méninges (méningites),
  • des os.
Schéma du candida auris
Schéma du candida auris © normaals – 123RF

Le Candida auris est-il présent en France ?

 

En France, au dernier bilan du Haut conseil de la Santé publique (mis à jour en juillet 2019), 6 cas (4 cas confirmés et 2 probables) auraient été identifiés majoritairement des colonisations. « Cette levure peut persister plusieurs mois dans l’environnement et chez les personnes colonisées ou infectées, ce qui favorise la transmission en milieu hospitalier« , peut-on lire sur l’avis. Donc, Candida auris a déjà été observé en France. Néanmoins, la France n’a pas connu de situations épidémiques à ce jour, contrairement à d’autres pays comme le Royaume Uni, l’Espagne et les Etats Unis. A noter que le Candida auris a été décrit pour la première fois en 2009 au Japon dans un prélèvement provenant du conduit auditif d’une patiente. D’où le nom de « Candidas auris » qui signifie « candidose de l’oreille » en latin. Depuis, cette levure a été identifiée dans plusieurs pays répartis sur les 5 continents, en particulier le Royaume-Uni, l’Espagne les Etats-Unis et l’Inde qui ont connu des épidémies importantes, rapporte le haut conseil de la santé publique. 

Comment reconnaître le Candida auris ?

Les méthodes habituelles de laboratoire ne permettent pas toujours de reconnaître précisément le Candida auris, « si bien qu’il est souvent mal identifié« , précise l’Institut national de santé publique du Québec dans l’une de ses publications (janvier 2018). La séquence des gènes, légèrement différente des autres souches, sa résistance à différentes classes d’antifongiques et son aptitude à croître à 42°C – mais pas à 45°C comme les autres Candida – sont trois éléments qui permettent aux biologistes de reconnaître le Candida auris.

Comment se transmet le Candida auris ?

Le Candida auris se transmet dans les milieux de soins en provoquant des éclosions. La transmission se fait :

  • par contact direct d’une personne infectée à une autre,
  • par contact indirect via l’environnement et le matériel de soins contaminés. 

Ce germe peut toucher n’importe quelle tranche d’âge, mais particulièrement les adultes avec des facteurs de risque (personnes ayant fait une chirurgie il y a moins de 3 mois, immunodéprimées, diabétiques, avec insuffisance rénale chronique, infectées par le VIH, porteuses d’un cathéter, d’un tube endotrachéal ou d’une sonde, prenant des stéroïdes, personnes âgées…). Les nouveaux-nés sont particulièrement touchés. 

Quels sont les symptômes d’une infection au Candida auris ?

Les symptômes d’une infection au Candida auris sont :

  • une fièvre modérée à intense,
  • des courbatures,
  • une fatigue intense. 

Ces symptômes peuvent paraître ordinaires et bénins, mais sont particulièrement dangereux pour les personnes à risque comme les patients dont les défenses immunitaires sont affaiblies, les nourrissons et les personnes âgées.

Qui sont les personnes à risque ?

Les personnes très malades, qui portent des dispositifs médicaux invasifs ou qui séjournent fréquemment ou longtemps dans des établissements de santé courent un risque accru de contracter le Candida auris.

Quelles sont les causes du Candida auris ?

Le Candida auris est un germe mystérieux, encore peu connu par les biologistes. Mais d’où vient le Candida auris ? « Ce champignon, résistant aux médicaments se serait développé grâce à l’utilisation intensive de fongicides dans les cultures, que l’on peut trouver sur les pommes de terre, les haricots, le blé, les tomates, les oignons…« , a déclaré le Dr Rhodes, spécialiste des maladies infectieuses qui a travaillé sur l’épidémie à Londres. Toutefois, cette possibilité doit être vérifiée. Autre hypothèse : le Candida auris serait la conséquence directe « de l’utilisation excessive d’antibiotiques par les hôpitaux, contribuant ainsi à la recrudescence de champignons résistants aux médicaments« , ajoutent d’autres chercheurs cités dans le New-York Times. Une étude publiée en juillet 2019 dans le journal scientifique mBio s’est penchée sur les origines du Candida auris. Il semblerait que ce champignon s’est développé à cause du réchauffement climatique. En effet, la majorité des champignons se développent normalement dans un air tempéré, mais ne résistent pas à la chaleur du corps humain. Or, le Candida auris semble quant à lui très bien s’adapter à des températures plus élevées. Cet agent pathogène serait alors capable de sortir de sa « restriction thermale« , une zone trop chaude, qui empêche la plupart des champignons de se développer dans notre corps, explique le Dr Arturo Casadevall, l’auteur principal de l’étude.

Quel est le traitement d’une infection à Candida auris ?

Le Candida auris est très souvent résistant aux anti-fongiques (Fluconazole, Voriconazole, Amphotéricine B…) communément utilisés dans le traitement des infections à Candida, ce qui réduit considérablement les capacités de traitement et la survie des personnes infectées. Autrement dit, ce « super-champignon » est capable de développer des défenses pour survivre aux traitements. Pour le moment, extrêmement peu d’options médicales existent. Seules des mesures de prévention et de contrôle peuvent permettre de réduire sa prolifération : dépistage des contacts étroits en cas d’un nouveau cas, hygiène des mains renforcée, mise à l’écart (chambre seule) d’un patient infecté…

Sources : 

– Increasing Threat of Spread of Antimicrobial-resistant Fungus in Healthcare Facilities, CDC, 20 mars 2023

– Mesures de prise en charge de patient infecté ou colonisé par Candida auris, Haut conseil de la santé publique, juillet 2019


Source : JDF Santé

Transaminases : ASAT, ALAT, SGPT, SGOT, quand s'inquiéter ?

Chez les personnes à risque de problèmes hépatiques ou en cas de suspicions de certaines maladies du foie ou du cœur, un dosage des transaminases (ASAT ou ALAT) peut être prescrit. En quoi consiste le prélèvement ? Comment interpréter les résultats et quelles sont les solutions pour faire baisser son taux de transaminases ? Qu’est-ce qui fait augmenter les transaminases ? Réponses et conseils du Professeur Patrick Marcellin, hépatologue à l’hôpital Beaujon (AP-HP) et Président de l’APHC (Association pour l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques du foie). 

Définition : c’est quoi les transaminases ?

Les transaminases sont des enzymes se trouvant dans les cellules de l’organisme, particulièrement au niveau des muscles et du foie. On distingue deux types de transaminases :

  • Les transaminases ALAT (ou TGP ou SGPT)
  • Les transaminases ASAT (ou TGO ou SGOT)

C’est quoi les transaminases ALAT ?

Les transaminases ALAT ou TGP (Alanine-Amino-Transférase ou SGPT, Sérum GlutamoPyruvate Transférase) qui se trouvent essentiellement dans les cellule du foie, des reins et en faible quantité dans les muscles striés et les globules rouges ;

C’est quoi les transaminases ASAT ?

Les transaminases ASAT ou TGO (Aspartate-Amino-Transférase ou SGOT, Sérum GlutamoOxaloacétate Transférase) qui se trouvent essentiellement dans les cellules des muscles striés (squelettique et cardiaque), les globules rouges et les cellule du foie. 

Quelles sont les valeurs normales des transaminases ?

Le taux de transaminases varie en fonction du sexe, de l’âge, de la température du corps et de l’indice de masse corporelle (IMC). Par ailleurs, « sachez que les normes des transaminases peuvent légèrement varier en fonction de la technique utilisée dans le laboratoire d’analyses médicales« , précise l’hépatologue. Ces normes sont données à titre indicatif, elles ne remplacent en aucun cas l’avis d’un professionnel de santé.

  ALAT (dosage à 37°C) ASAT (dosage à 37°C)
Homme 8 à 45 UI/L 10 à 40 UI/L
Femme 6 à 35 UI/L 10 à 35 UI/L
Nouveau-né 5 à 35 UI/L 20 à 80 UI/L
Enfant (4 à 14 ans) 10 à 35 UI:L 10 à 35 UI/L

Pourquoi prescrire un dosage des transaminases ?

Chez une personne en bonne santé, il n’y a pas de raison de prescrire un dosage sanguin des transaminases. En revanche, « en cas de suspicion de maladies comme l’hépatite virale, l’infarctus du myocarde ou une pathologie du foie* et chez les personnes à risque de problème hépatique (risques d’hépatite B ou C, consommateurs de drogues intraveineuses, obésité, diabète ou encore, prédisposition familiale à une maladie hépatite), un dosage des transaminases est recommandé. Le taux de transaminases est proportionnel à la gravité de l’atteinte du foie, sauf dans les maladies chroniques du foie« , rappelle l’hépatologue. 

Comment se déroule l’examen des transaminases ? 

Il est préférable d’être à jeun.

Il est préférable d’être à jeun et de ne pas avoir fait une activité physique intense avant de faire la prise de sang, pour éviter le risque d’hémolyse, destruction des globules rouges présents dans le sang. Le jour J, pensez à vous munir de votre prescription médicale, de votre carte vitale et d’Assurance maladie et surtout, à signaler vos traitements en cours. Le dosage des transaminases consiste en un prélèvement de sang veineux, généralement au pli du coude. Le tube de prélèvement peut éventuellement contenir un anticoagulant. Les tubes sont ensuite examinés et donnent un taux que vous devez transférer au médecin-prescripteur afin qu’il vous oriente vers des examens complémentaires ou qu’il vous prescrive un éventuel traitement. 

Comment bien interpréter le résultat des transaminases ?

On considère une élévation chronique des transaminases lorsque l’augmentation des transaminases est supérieure à 1,5 fois la limite supérieure de la normale

Les résultats d’une prise de sang ne sont jamais suffisants pour pouvoir poser un diagnostic, et ce, indépendamment du dosage effectué. Seul le médecin qui vous l’aura prescrite pourra évoquer un diagnostic après avoir confronté ces résultats avec son interrogatoire, son examen clinique et les résultats d’éventuels autres examens. Rassurez-vous : une augmentation du taux des transaminases ne reflète pas forcément une anomalie. Toutefois, on considère une élévation chronique des transaminases lorsque l’augmentation des transaminases est supérieure à 1,5 fois la limite supérieure de la normale, et constatée deux fois pendant plus de 6 mois. L’idéal étant d’effectuer un autre dosage à quelques semaines d’intervalle. Il faut également le plus souvent effectuer un dosage sanguin de l’activité hépatique comprenant au minimum le dosage sanguin des gamma-GT, de l’albumine et de la bilirubine. 

Transaminases élevées : qu’est-ce qui fait augmenter les transaminases ?

Un taux de transaminases élevé est le reflet d’une lésion cellulaire (appelée dans le domaine médical cytolyse). « On peut d’ailleurs observer une augmentation des transaminases lors de la destruction des cellules hépatiques, et notamment dans toutes les atteintes hépatiques (qu’elles soient virales, microbiennes, toxiques, médicamenteuses) et les cancers du foie, Elle peut également être liée à un infarctus du myocarde, à des parasitoses, à des pancréatites, à des atteintes musculaires« , explique le Professeur Marcellin. La prise de certains médicaments (anticonvulsivants, contraceptifs oraux, médicaments hépatoxiques en traitement prolongé, certains épileptiques) et une consommation d’alcool excessive peuvent faire augmenter le taux de transaminases. La surcharge pondérale est également un facteur de hausse des transaminases : on note une augmentation de 10% chez la femme en surcharge pondérale et de 50% chez l’homme. Enfin, les personnes de plus de 60 ans peuvent avoir des taux de transaminases plus élevés. Dans le détail : 

► Une augmentation des transaminases de 2 à 10 fois supérieur à la valeur normale peut être le signe d’une hépatite infectieuse virale (mononucléose infectieuse, varicelle-zona ou VIH), d’autres hépatites infectieuses comme la toxoplasmose, la syphilis, une septicémie… ou d’une atteinte hépatique secondaire comme le lupus, la polyarthrite rhumatoïde…

► Une augmentation des transaminases supérieure à 10 fois la valeur normale peut être signe d’une hépatite virale aigüe, d’une hépatite médicamenteuse et toxique ou d’une ischémie hépatique aiguë liée à une atteinte cardiaque comme un infarctus ou un trouble du rythme cardiaque

► Une augmentation prolongée (supérieure à 6 mois) des transaminases peut être le signe d’une atteinte alcoolique comme une cirrhose ou une hépatite, d’une stéatose, d’hépatite virale chroniques, médicamenteuse, toxiques ou auto-immunes, d’hémochromatose, de la maladie de Wilson…

Transaminases basses : le signe de quoi ?

Une grossesse diminue en moyenne de 20 % le taux de transaminases. Une carence sévère en vitamine B6 peut également faire baisser le taux de transaminases ALAT de 20 %. 

Quel traitement en cas de transaminases élevées ?

Il n’y a actuellement pas de traitement capable de faire baisser le taux de transaminases. Baisser sa consommation d’alcool, manger équilibré et faire une activité physique régulière permet cependant d’améliorer son taux de transaminases. 

Merci au Professeur Patrick Marcellin, hépatologue à l’hôpital Beaujon (AP-HP) et Président de l’APHC (Association pour l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques du foie). 

Source : International Paris Hepatology Conference


Source : JDF Santé

Cancer du pénis ou verge : symptômes, une bonne survie ?

Cancer du pénis ou verge : symptômes, une bonne survie ?

Le cancer du pénis, du gland, de la face interne du prépuce ou de la verge, est un cancer rare en France. En France, le nombre estimé de nouveaux cas de cancer du pénis en 2018 était de 449, indique Santé publique France. Son âge moyen de survenue est de 60 ans. Son principal facteur de risque est le phimosis ou l’absence de circoncision, associé à une absence d’hygiène locale suffisante et à une infection transmise sexuellement par le papillomavirus (types 16 et 18). Quels sont les symptômes ? Les facteurs de risque ? Peut-on en guérir ? Quelle survie ?

Qu’appelle-t-on un cancer du pénis ?

Dans la plupart des cas, le cancer du pénis se présente sous la forme d’une tumeur de la peau, généralement un carcinome épidermoïde. Cliniquement, on retrouve une induration avec une ulcération à l’extrémité de la verge. Parfois, il existe des ganglions inguinaux. Ces lésions peuvent saigner. Elles siègent sur :

  • le gland (48%)
  • le prépuce (la face interne) (21%)
  • la couronne (6%)
  • le corps caverneux (2%)

Quelles sont les chances de survie en cas de cancer du pénis ?

Selon les chiffres de Santé publique France (2018), la survie nette standardisée à 5 ans est de 68 % pour les cas diagnostiqués entre 2010 et 2015. La survie nette à 5 ans diminue avec l’âge au diagnostic de 79 % à 50 ans à 60 % à 80 ans.

Quel est l’âge moyen d’un cancer du pénis ?

L’âge de diagnostic d’un cancer du pénis est d’environ 60 ans. 

Quels sont les symptômes d’un cancer du pénis ?

Les premiers signes de la maladie ne sont généralement pas spécifiques ; il s’agit par exemple d’une masse plus dure ou d’une enflure au niveau du gland ou du prépuce. Le cancer du pénis ne provoque généralement des troubles qu’au stade avancé. Les plus caractéristiques sont les suivants :

  • une lésion du gland d’aspect bourgeonnant ou au contraire ulcérée, creusante
  • un écoulement 
  • des saignements

Qu’est-ce qui peut provoquer un cancer du pénis ?

Le défaut d’hygiène, aggravé par l’existence d’un phimosis (affection du pénis) empêchant tout décalottage, augmente le risque de cancer du pénis. « En effet, le développement microbien peut entraîner une inflammation impliquée dans le développement du cancer, explique le Dr Ludovic Ferretti, membre du comité d’andrologie et médecine sexuelle de l’Assocation Française d’Urologie. Ainsi, on recommande un nettoyage classique à l’eau et au savon après décalottage (sans forcer), puis séchage. Et après avoir uriné, bien essuyer le gland afin de ne pas laisser de l’urine acide s’infiltrer sous le prépuce, ce qui favoriserait l’inflammation.« 

Quels sont les hommes à risque d’avoir un cancer du pénis ?

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que certains facteurs font augmenter le risque de cancer du pénis. Parmi eux :

  • une inflammation chronique du pénis due à une hygiène génitale déficiente 
  • une infection à papillomavirus humain (HPV) 
  • un rétrécissement du prépuce, aussi appelé phimosis : cette affection empêche le prépuce de se rétracter pour découvrir le gland, ce qui rend l’hygiène génitale plus difficile et peut masquer une lésion cutanée 
  • le tabagisme 
  • des lésions précancéreuses telles que l’érythroplasie de Queyrat ou la maladie de Bowen.

La circoncision favorise-t-elle le cancer du pénis ?

Non au contraire, la circoncision pratiquée dans l’enfance assure une certaine protection contre le cancer du pénis. La vaccination anti-HPV peut également diminuer le risque de développer la maladie.

Comment diagnostique-t-on un cancer du pénis ?

Le diagnostic d’un cancer du pénis est avant tout clinique, basé sur la palpation du pénis, de la tumeur et des aires ganglionnaires inguinales. Au niveau du gland, l’examen clinique confirme la tumeur, mesure sa taille et recherche surtout une extension aux corps caverneux en amont. Ce n’est qu’en cas de doute diagnostique qu’une biopsie de la tumeur sera réalisée. L’IRM pénienne ou l’échographie pénienne permettent de confirmer une extension à l’albuginée (membrane) des corps caverneux en cas de doute. Ces examens sont indolores, mais nécessitent une bonne expérience de l’opérateur. « La palpation des aires inguinales est systématique à la recherche de ganglions inguinaux palpables, en particulier au-dessous du pli de la cuisse« , poursuit le médecin. Un examen par tomodensitométrie ou une IRM peut être utile pour dépister des métastases inguinales passées inaperçues à l’examen clinique, en particulier chez les patients obèses

Peut-on soigner un cancer du pénis ? Comment ?

► La chirurgie (opération) constitue la principale méthode de traitement. La circoncision peut parfois suffire, mais une ablation partielle, voire totale, du pénis s’avère en principe nécessaire lorsque le cancer s’est déjà propagé. Il est par conséquent important de surmonter une éventuelle gêne et de consulter un médecin sans tarder en cas d’anomalie suspecte. Lorsque la tumeur a atteint un stade avancé et/ou formé des métastases dans les ganglions lymphatiques situés dans la région de l’aine, on retire les ganglions atteints ainsi que les ganglions avoisinants. « L’évaluation des aires ganglionnaires inguinale est absolument primordiale de la prise en charge initiale de la tumeur, insiste le spécialiste. Elle peut être réalisée par la technique du « ganglion sentinelle » qui vise à étudier le premier relais ganglionnaire. Il est prouvé que la prise en charge différée, lors de l’apparition d’une lésion ganglionnaire impacte directement la survie globale« .

► La chimiothérapie peut compléter le traitement en cas d’atteinte métastatique ganglionnaire fixée. Un protocole de recherche clinique est en cours afin de préciser sa place dans l’arsenal thérapeutique. Un soutien psychologique est indispensable à la prise en charge d’un cancer du pénis. « Les techniques préservatrices sont à privilégier dans la plupart des cas en respectant une marge de sécurité carcinologique de 3 mm, avec des reconstructions possibles permettant de préserver la fonction et un aspect cosmétique satisfaisant par des équipes formées à cette chirurgie« , rappelle le Dr Ferretti.

Habituellement, les visites de suivi sont d’abord semestrielles puis la fréquence diminue avec le temps. La durée du suivi est dans tous les cas de 5 ans minimum car 90 % des récidives sont dans les 5 premières années dont 75 % dans les 2 premières années.

Quelles sont les complications d’un cancer du pénis ?

Au niveau du pénis, les séquelles sont essentiellement psychologiques liées à la modification du schéma corporel et à l’investissement de cet organe masculin. Les complications liées au traitement peuvent être :

  • des complications urinaires par rétrécissement du canal urinaire,
  • des complications sexuelles par perte de longueur du pénis ou par insensibilité en cas de traitement par curiethérapie.
  • Au niveau des aires inguinales, les complications sont fréquentes du fait de l’anatomie particulière de cette région, mais restent mineures (accumulation ou écoulement de lymphe le plus souvent). 

Merci au Dr Ludovic Ferretti, membre du comité d’andrologie et médecine sexuelle de l’AFU (Association Française d’Urologie).

Source : Survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine 1989-2018 – Pénis, Santé publique France


Source : JDF Santé

Comment éviter une deuxième mycose ?

Comment éviter une deuxième mycose ?

Une deuxième mycose ou une mycose qui récidive est fréquente. Comment savoir si une mycose revient ? Pourquoi elle ne part pas malgré le traitement ? Comment venir à bout d’une mycose à répétition ? Comment soigner une mycose récidivante ?

Quels sont les risques de récidives après une mycose ?

Dans le cas de mycoses vaginales, les récidives sont très fréquentes : 1 mycose sur 2 va récidiver.

Quelles sont les personnes à risque de récidive ?

► Les nouveau-nés, nourrissons et bébés. La peau hyper fragile des bébés est parfois exposée au muguet et à l’érythème fessier, des cas de mycoses cutanées.

► Les enfants. La teigne cible surtout les enfants de 3 à 12 ans.

► Les sportifs, plus sujets aux mycoses des ongles et des pieds.

► Les femmes peuvent à tout moment attraper une mycose vaginale et les seniors un muguet.

► Les personnes diabétiques

Les malades sous antibiotiques

► Les sujets qui ont des défenses immunitaires faibles (VIH, cancer, traitements immunosuppresseurs ou chimiothérapie) sont davantage exposés. 

Comment éviter la récidive d’une mycose de la peau ?

En cas de pityriasis versicolor :

  • Eliminer les vêtements synthétiques qui empêchent l’évaporation de la sueur
  • Eviter les saunas
  • Ne pas appliquer d’huiles sur le corps car ce champignon a une grande affinité pour les corps gras.

En cas de mycose entre les orteils (pied) : « il est important de suivre le traitement prescrit par le médecin pendant toute la durée indiquée, traiter les chaussures avec une poudre antimycosique, traiter les ongles en cas d’atteinte unguéale », rappelle le Dr Delphine Eyraud, dermatologue à Suresnes. En prévention :

  • Ne pas marcher pieds nus dans les lieux chauds et humides
  • Se sécher correctement entre les orteils après la toilette
  • Porter des chaussettes en coton, des chaussures en cuir ou ouvertes dès que c’est possible, des chaussures de sport respirantes…
  • Dépister et traiter une mycose cutanée ou unguéale chez les autres membres de la famille.

Comment éviter la récidive d’une mycose vaginale ?

Pour éviter la récidive, les médecins préconisent quelques règles hygiéno-diététiques :

  • Porter des sous-vêtements en coton (plutôt qu’en synthétique), lavables à 60°C car seule une température de lavage élevée permet de d’éliminer les champignons de type Candida albicans.
  • Ne pas porter des vêtements trop serrés afin de favoriser une circulation libre de l’air et éviter la macération.
  • Lors de la toilette intime et au quotidien, ne pas réaliser de bains désinfectants, de douches vaginales, et bannir l’utilisation de savons parfumés et autres sprays à usage intime. Il est conseillé d’utiliser un produit d’hygiène intime doux, plutôt de pH alcalin (basique) pour aider à maintenir et à restaurer la flore vaginale le plus rapidement possible.
  • L’utilisation de lubrifiants lors des rapports sexuels permet de diminuer le risque de lésions mécaniques de la paroi vaginale et donc diminue le risque d’une prolifération anormale de micro-organismes au niveau de ces zones.
  • Lors de la pratique de la natation (en piscine ou eau de mer) il est conseillé de se rincer à l’eau claire le plus rapidement possible et de ne pas garder un maillot de bain humide.
  • Les tampons hygiéniques sont des facteurs de risque de développement des mycoses. Préférez des serviettes hygiéniques à changer très régulièrement.

Quel est le traitement d’une mycose récidivante ?

Dans les recommandations alimentaires contre les récidives, certaines molécules sont proposées : il s’agit des probiotiques, ces produits sont composés de bactéries ou même de champignons « protecteurs ». « On peut également prescrire des médicaments antifongiques par voie locale (ovules) ou orale (gélules), avec un rythme mensuel le plus souvent, pendant plusieurs mois, en ciblant au mieux la date des récidive (souvent en fin de cycle) », poursuit le médecin. Si les mycoses surviennent fréquemment à la suite d’un traitement antibiotique, un ovule vaginal peut être prescrit en prévention pendant le traitement médicamenteux. 

Merci au Dr Delphine Eyraud, dermatologue à Suresnes (92).


Source : JDF Santé