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Cancer de la thyroïde : traitement, âge, quelle survie ?

Cancer de la thyroïde : traitement, âge, quelle survie ?

Le cancer de la thyroïde est de bon pronostic. Les nodules sont bénins dans 95 % des cas : ce ne sont pas des cancers, il s’agit d’hyperplasies, d’adénomes ou de kystes. Le cancer de la thyroïde est le plus souvent découvert par la présence d’un nodule découvert par hasard lors d’un examen d’imagerie (échographie du cou) ou d’une palpation du cou. Selon les données de l’Institut national du Cancer (Inca), on estime à environ 10 500 le nombre de nouveaux cas de cancers de la thyroïde par an en France. Les femmes représentent 2/3 des nouveaux cas. Qu’est-ce qui provoque un cancer de la thyroïde ? Quels sont les signes ? Comment le diagnostique-t-on ? Quand opère-t-on ?

Qu’appelle-t-on un cancer de la thyroïde ?

Le cancer de la thyroïde est un cancer qui atteint la glande thyroïde. Il y a deux familles principales : 

►  Les cancers de la thyroïde de souche folliculaire qui sont les plus fréquents (ils représentent 90 à 95% des cancers thyroïdiens). « Parmi les cancers de souche follicule, le plus fréquent est le cancer papillaire de la thyroïde qui représente 80% des cas de cancers de souche folliculaire« , indique le Dr Livia Lamartina, oncologue spécialisée en médecine nucléaire à Gustave Roussy.

► Les cancers médullaires de la thyroïde qui se développent aux dépens des cellules C de la thyroïde et qui sont beaucoup plus rares (ils représentent environ 5% des cancers de la thyroïde). « Un quart des cancers médullaires de la thyroïde sont d’origine héréditaire, ce qui nécessite de faire un dépistage familial » poursuit notre interlocutrice.

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Schéma d’un cancer de la thyroïde © joshya – stock.adobe.com/Journal des Femmes

Quels sont les symptômes d’un cancer de la thyroïde ?

Le cancer de la thyroïde n’est généralement pas agressif et entraîne peu de signes évocateurs. Voilà pourquoi, la plupart du temps, ce cancer est découvert fortuitement, à l’occasion d’un dépistage échographique pour une autre raison (échographie doppler pour contrôler les vaisseaux du cou en général), lors duquel on peut retrouver un nodule thyroïdien. Les principaux symptômes (rares) sont :

► La présence d’un nodule (petite boule) au niveau du cou

La modification de la voix (voix rauque ou « cassée« ) ou la perte de la voix, consécutive à la présence du nodule. 

► Un mal de gorge qui persiste (toutefois peu spécifique au cancer de la thyroïde).

► Parfois, le développement d’un goitre

​​​​​​​Quel est l’âge moyen au diagnostic ?

« L’âge moyen au diagnostic est autour de la cinquantaine, répond le Dr Lamartina. La fréquence de ce cancer augmente avec l’âge, tout comme l’apparition de nodules de la thyroïde« . 

Quels sont les causes ou facteurs de risque d’un cancer de la thyroïde ?

Un facteur de risque peut favoriser le développement d’un cancer, mais la présence d’un ou plusieurs facteurs de risque n’entraîne pas systématiquement l’apparition d’un cancer. Inversement, un cancer peut se développer sans que la personne n’ait de facteurs de risques. Pour les cancers de la thyroïde, deux principaux facteurs de risque sont identifiés :

Une exposition aux radiations, pendant l’enfance, « notamment observée chez des enfants qui ont fait de la radiothérapie externe. Ces enfants doivent rentrer dans des programmes de dépistage car ils ont un risque augmenté de développer des cancers thyroïdiens« , explique notre interlocutrice. Chez l’adulte, l’exposition aux radiations ne représente pas un facteur de risque car la thyroïde (qui n’est plus en développement comme chez l’enfant) n’est plus radiosensible. 

► Un contexte familial et/ou génétique, avec l’altération du gène RET identifiée comme favorisant le développement d’un cancer médullaire de la thyroïde. « Il y a plusieurs types d’altération du gène RET et selon le type d’altération, on peut prévoir le risque (qui peut aller de 0 à 50% de risque) et ainsi, orienter le type de surveillance. A chaque fois qu’une personne est diagnostiquée d’un cancer médullaire de la thyroïde, on peut dépister tous ses apparentés à l’aide d’un test génétique (qui se fait sur un échantillon de sang), ce qui permet de définir le risque et le type de surveillance à mettre en place« , détaille le Dr Lamartina. 

​​​​​​​Quel pronostic de survie d’un cancer de la thyroïde ?

Le cancer de la thyroïde est un cancer de bon pronostic. Les décès liés aux cancers thyroïdiens sont très rares et concernent des personnes réfractaires aux traitements. « Dans la très grande majorité des cas, le cancer de la thyroïde se guérit très bien grâce à la chirurgie, avec un taux de survie à 5 ans estimé à 98% pour les hommes comme pour les femmes« , rassure l’oncologue. Plus la personne est jeune au moment du diagnostic, plus le pronostic est bon. 

Comment diagnostique-t-on un cancer de la thyroïde ?

Le cancer thyroïdien se présente sous la forme d’un nodule qui peut être détecté lors d’une palpation du cou ou découvert, très souvent, de façon fortuite lors d’un examen d’imagerie réalisé pour une autre raison (échographie pour contrôler les vaisseaux du cou par exemple). 

► La première base pour évaluer un nodule de la thyroïde est l’échographie cervicale ou thyroïdienne : un examen non invasif qui permet d’estimer la taille du nodule et ses caractéristiques (s’il est liquide, solide ou mixte). Cela permet de définir le degré de suspicion d’un nodule, sachant que la plupart des nodules thyroïdiens sont jugés « non suspects ». 

► Selon le degré de « suspect », on réalise une cytoponction du nodule (échantillon du nodule avec une fine aiguille pour l’analyser au microscope) qui permet de préciser si les cellules sont plutôt rassurantes (normales) ou suspectes d’un cancer thyroïdien (ou parfois entre les deux, ce qui nécessite un deuxième contrôle). Pour les petits nodules qui ne sont pas suspects, il n’y a même pas besoin de faire une cytoponction. 

► A ce jour, pour éviter le surdiagnostic massif, « le dépistage du cancer de la thyroïde ne doit pas être systématique« , tient à rappeler notre interlocutrice. En effet, le diagnostic d’une tumeur indétectable à la palpation et qui n’aurait pas évolué vers la maladie, occasionne des traitements lourds (ablation de la thyroïde avec prise de lévothyroxine à vie…), avec un risque de complications, nettement supérieur au risque que le nodule évolue vers la maladie ou le décès

Quels sont les traitements d’un cancer de la thyroïde ?

► Pour les très petits cancers (moins d’un cm) : La chirurgie n’est pas systématique. « Si le nodule fait moins d’1 centimètre, il n’est pas forcément nécessaire de l’enlever. On propose alors au patient une surveillance active avec des échographies régulières. Si le nodule n’évolue pas, on considère qu’il y a moins de risque de « simplement » le surveiller rigoureusement plutôt que d’opérer. Bien entendu, il faut que le patient soit d’accord avec cette approche et qu’il s’engage à faire son suivi« , détaille le Dr Lamartina. 

► Quand le nodule fait plus d’1 centimètre : « il vaut mieux opérer. La chirurgie est le traitement de référence. L’ablation de la thyroïde peut être partielle et ne concerner que la moitié de la thyroïde affectée par le cancer (on parle de lobectomie thyroïdienne) ou totale si la tumeur fait plus de 2 cm (on parle de thyroïdectomie totale). « Quand on fait une lobectomie, il y a environ 50% de chances d’avoir toujours une sécrétion d’hormones thyroïdiennes. En revanche, en cas d’ablation totale de la thyroïde, le patient a besoin de prendre un traitement substitutif de façon quotidienne à vie pour compenser l’absence de sécrétions d’hormones thyroïdiennes« , poursuit la spécialiste. Selon l’atteinte ganglionnaire, il faut parfois retirer les ganglions autour de la thyroïde« , explique l’oncologue. Selon les caractéristiques de la tumeur et le risque, il faudra parfois administrer un traitement complémentaire à base d’iode radioactif pour détruire les reliquats thyroïdiens. Ce traitement est réservé aux patients à risque intermédiaire à élevé de rechute. Ce n’est donc pas un traitement systématique. Selon le risque, on adapte le traitement. « Les patients atteints d’un cancer de la thyroïde à faible risque de rechute ne devraient plus recevoir un traitement à base d’iode radioactif après chirurgie thyroïdienne, a demontré une étude menée par des médecins-chercheurs de Gustave Roussy et du réseau national français TUTHYREF et publiée dans the New England Journal of Medicine du 10 mars 2022« , rapporte notre interlocutrice. 

​​​​​​Où peut-il faire des métastases ?

On parle de métastases quand des cellules cancéreuses peuvent se détacher de la tumeur initiale et emprunter les vaisseaux lymphatiques ou sanguins pour aller envahir d’autres parties du corps. Les cancers de la thyroïde de souche folliculaire donnent rarement des métastases (10% des cas). Pour les cancers médullaires, le risque métastasique est un peu plus fréquent (autour de 30% des cas). Le cancer de la thyroïde peut métastaser dans :

  • Les ganglions lymphatiques situés dans le cou. On parle alors de métastases ganglionnaires ou d’envahissement ganglionnaire. 
  • D’autres organes, notamment les poumons ou les os. On parle de métastases à distance.

« Il existe des biomarqueurs relativement fiables qui facilitent le suivi dans le cas d’un cancer de la thyroïde. Pour les cancers médullaires de la thyroïde, on peut doser la calcitonine. Un taux normal de calcitonine indique qu’il n’y a pas de tumeurs restantes. Un taux élevé de calcitonine nécessite des examens d’imagerie pour rechercher la cause. Pour les cancers de souche folliculaire, le dosage de la thyroglobuline permet de vérifier qu’il n’y a pas d’atteintes ganglionnaires ou dans d’autres organes. Aussi, quand on administre un traitement à base d’iode radioactif, on en profite pour faire une scintigraphie. Cet examen permet de déterminer si le cancer s’est propagé à l’extérieur de la thyroïde », conclut le Dr Lamartina. 

Merci au Dr Livia Lamartina, oncologue spécialisée en médecine nucléaire à Gustave Roussy.

Sources :

– Cancers de la thyroïde : les points clés, Institut national du Cancer / 

– New England Journal of Medicine : Pas de bénéfice de l’iode radioactif dans le cancer de la thyroïde à faible risque, Gustave Roussy, 22 mars 2022


Source : JDF Santé

Virus Marburg : symptômes, c'est quoi, en France ?

Virus Marburg : symptômes, c'est quoi, en France ?

Détecté pour la première fois en 1967 en Allemagne, le virus Marburg sévit (à nouveau) en Afrique depuis le début de l’année 2023. D’abord en Guinée en février 2023 et aujourd’hui en Tanzanie. « La maladie à virus Marburg est extrêmement virulente et provoque une fièvre hémorragique, avec un taux de mortalité allant jusqu’à 88 % » rappelle l’OMS dans un communiqué du 21 mars 2023. Ce virus appartient à la même famille que celui qui cause la maladie Ebola.  A-t-il déjà été détecté en France ? Quelles précautions ? Quels sont les symptômes du virus Marburg ? Tout savoir.

C’est quoi le virus Marburg ?

Le virus Marburg est un virus de la famille des filoviridés (filovirus). Ces virus « sont considérés comme une arme biologique potentielle (…). Leur manipulation nécessite des conditions de sécurité extrême » expliquait Santé Publique France en 2015. Il cause la « maladie à virus Marburg », une maladie rare. Celle-ci a été identifiée en 1967 lors de flambées survenues simultanément à Marburg et à Francfort (villes d’Allemagne), ainsi qu’à Belgrade (Serbie). Ce virus est très contagieux et mortel dans 50 à 88% des cas.

Est-il présent en France ?

Non, le virus Marburg n’a jamais été identifié en France à ce jour. La maladie y est considérée comme une « fièvre hémorragique africaine » et à ce titre fait partie des maladies à déclaration obligatoire en France. « Le risque d’importation est, d’une manière générale très faible en France » estime Santé Publique France.

Cas humains rapportés de maladie à virus Marburg en Afrique au 20/05/2015.
Cas humains rapportés de maladie à virus Marburg en Afrique au 20 mai 2015. © Santé Publique France

Est-il contagieux ?

Le virus Marburg est très contagieux. Il se transmet entre les Hommes, par contacts directs avec du sang (une éraflure suffit), des sécrétions, des liquides biologiques (salive, sueur, sperme…) de personnes infectées, ou avec des surfaces et des matériaux (par exemple des draps ou vêtements) contaminés par ces liquides.

Quelle est l’origine du virus Marburg ?

Les hôtes naturels du virus Marburg sont les roussettes appartenant au genre Rousettus aegyptiacus, qui vivent en Afrique. Cette chauve-souris transmet le virus à l’Homme (ou à des animaux). Les premiers cas de contaminations humaines repérés en Allemagne et en Serbie étaient liées à des travaux de laboratoire sur des singes verts africains (Cercopithecus aethiops) importés d’Ouganda. 32 personnes ont été infectées et 7 sont décédées. Des cas ont ensuite été signalés en Angola, en République démocratique du Congo, au Kenya, en Afrique du Sud (chez une personne ayant voyagé au Zimbabwe) et en Ouganda.

Pourquoi s’appelle-t-il virus Marburg ?

Ce virus porte le nom de la ville d’Allemagne « Marburg » où ont été découverts les premiers cas.

Quels sont les symptômes de la maladie de Marburg ?

Après une incubation allant de 2 à 21 jours, les symptômes apparaissent. Au début :

  • fièvre élevée
  • maux de tête intenses
  • malaise

Puis les symptômes suivants peuvent apparaître : 

  • douleurs musculaires
  • diarrhée
  • douleurs et crampes abdominales
  • nausées et vomissements
  • état léthargique
  • éruptions cutanées
  • états confusionnels,
  • irritabilité et agressivité.
  • orchite (inflammation d’un ou des deux testicules) au stade plus avancé (pas systématique). 

Le symptôme le plus grave étant la survenue d’hémorragies sévères dans les 7 jours (selles, vomissements, saignements de nez, des gencives, du vagin) à risque mortel.

Quels sont les traitements de la maladie de Marburg ?

Il n’existe pas de traitement permettant de soigner la maladie à virus Marburg. La réhydratation par voie orale ou intraveineuse et le traitement des symptômes peuvent aider à améliorer les chances de survie.

Quel est le taux de mortalité du virus Marburg ?

Le taux de mortalité moyen est estimé à 50% mais peut atteindre 88% selon l’OMS. Le décès intervient alors 8 à 9 jours après l’apparition des symptômes et il est en général précédé d’une perte de sang abondante et d’un choc.

Sources : 

La Tanzanie confirme la première épidémie de maladie à virus Marburg, OMS, 21 mars 2023

Maladie à virus Marburg, OMS, 7 avril 2021

Fièvre hémorragique à virus Marburg, Santé Publique France, mai 2015


Source : JDF Santé

Quels sont les symptômes du TDAH ? Adulte ? Femme ? Enfant ?

Quels sont les symptômes du TDAH ? Adulte ? Femme ? Enfant ?

Le Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité TDAH (ou ADHD en anglais) est un trouble neurodéveloppemental qui se caractérise par des difficultés à maintenir l’attention, à contrôler l’impulsivité et à moduler le besoin de bouger. Les symptômes apparaissent durant l’enfance et persistent généralement à l’âge adulte. Ces manifestations s’accompagnent fréquemment de problèmes émotionnels et comportementaux. La prévalence du TDAH chez l’enfant est de 3 à 5% ; chez l’adulte elle est comprise entre 2.5% et 2.9%. Invitée sur le plateau du 20H30 le dimanche, dimanche 5 février, la chanteuse Louane a parlé de ce trouble dont elle est atteinte depuis l’enfance : « ça ne se voit pas, mais c’est assez handicapant au quotidien ». Concrètement, « on va être en train de parler et je vais penser à autre chose et je vais perdre le fil de la conversation parce que je suis happée par cette pensée-là » a-t-elle expliqué. Louane est prise en charge pour son trouble de l’attention : « Je suis en partie vivante aujourd’hui grâce au soin de ma santé mentale. Prendre soin de soi, ça passe aussi par la santé mentale, accompagnée : il faut vraiment démocratiser le fait que, si on en a besoin, il faut se faire aider » témoignait-elle dans l’émission C à vous du 24 janvier.

Quels sont les symptômes du TDAH ?

Selon l’OMS, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité se caractérise par un schéma persistant (au moins 6 mois) d‘inattention et/ou d’hyperactivité-impulsivité dans plusieurs situations ou cadres : à la maison, à l’école, au travail, avec des amis ou des parents.

► Ces symptômes se manifestent avant l’âge de 12 ans, entre le début et le milieu de l’enfance (bien que certains individus ne présentent des symptômes cliniques que plus tardivement).

► Le degré d’inattention et d’hyperactivité-impulsivité est en-dehors des limites de la variation normale attendue pour l’âge et le niveau de fonctionnement intellectuel.

L’inattention désigne une difficulté importante à maintenir l’attention sur des tâches qui n’apportent pas un niveau élevé de stimulation ou des récompenses fréquentes, une distractibilité et des problèmes d’organisation.

L’hyperactivité fait référence à une activité motrice excessive et des difficultés à demeurer immobile, surtout visibles dans des situations structurées exigeant une maîtrise du comportement (à l’école par exemple).

L’impulsivité est une tendance à agir en réponse à des stimuli immédiats, sans réflexion ni prise en compte des risques et des conséquences.

La manifestation des symptômes peut varier d’un individu à l’autre et changer au cours du développement. Ils ne s’expliquent pas mieux par un autre trouble mental, comportemental ou neurodéveloppemental et ne sont pas dus à l’effet d’une substance ou d’un médicament.

Quels symptômes du TDAH chez l’adulte ?

« Le trouble de l’attention est moins visible, mais provoque encore de nombreux désagréments. Les difficultés d’organisation, de planification et de gestion se retrouvent au premier plan et leurs conséquences s’aggravent avec les responsabilités grandissantes« , précise Romane Nicolay. La distraction va se manifester par des rendez-vous manqués, des pertes de documents et des oublis fréquents, par exemple. Du côté de l’hyperactivité, on retrouve aussi les mêmes symptômes que chez l’adolescent c’est-à-dire l’agitation, l’inconfort lors de l’attente… L’adulte TDAH reste aussi impulsif. « Il a tendance à prendre des décisions trop rapidement et à ne pas réfléchir avant de parler. Il supporte mal les frustrations et son humeur est souvent variable« , développe la neuropsychologue. Le TDAH adulte « s’associe fréquemment à d’autres troubles, tels que les troubles anxieux, les troubles de l’humeur, les troubles de la personnalité, les troubles addictifs, les troubles du comportement liés à l’usage de substances et les troubles du sommeil » note la Haute Autorité de Santé. Les symptômes à l’âge adulte sont fortement influencés par le vécu, les échecs, les réussites et l’environnement personnel et professionnel.

Quels sont les symptômes d’un TDAH chez la femme ?

Chez les filles, le TDAH peut se manifester différemment. « Elles ont tendance à présenter une forme dite inattentive c’est-à-dire avec plus de symptômes d’inattention que d’hyperactivité/impulsivité« , révèle la neuropsychologue. A contrario, les garçons ont tendance à présenter une forme impulsive/hyperactive prédominante. « Cette présentation différente peut, malheureusement, retarder le diagnostic du TDA/H chez la femme et, dès lors, sans prise en charge, engendrer plus de difficultés. Cependant, cette différence tend à disparaître à l’âge adulte« , indique la spécialiste. Pour elle, on constate une différence au niveau des comorbidités qui s’ajoutent donc au trouble de base. « Les femmes auront tendance à présenter des troubles internalisés (dépression, anxiété, troubles alimentaires …) tandis que les hommes auront tendance à présenter des troubles externalisés (addictions, troubles du comportement…) ». 

Quels sont les symptômes d’un TDAH chez l’enfant ?

Chez l’enfant présentant un TDAH, la scolarité va être un des plus grands problèmes, les symptômes interférant sur ce plan. Romane Nicolay détaille les manifestations dans ce cadre. « En classe, ces enfants éprouvent un besoin incontrôlable de bouger, ils n’arrivent à rester sur leur chaise qu’en faisant d’intenses efforts. Ils sont fort maladroits et commettent de nombreux oublis, ce qui entraîne des réprimandes et des moqueries à répétition. Les activités scolaires n’étant pas adaptées à leur trouble, ils n’arrivent pas à maintenir leur attention. Ces enfants se font remarquer en classe en criant leurs réponses et commentaires, ils peuvent vite devenir le « bouffon de la classe »« . Pour la neuropsychologue, malgré l’effort et l’investissement parental à la maison, le temps consacré aux devoirs est « un véritable enfer« . « Les devoirs vont comporter beaucoup d’erreurs, ils vont être désorganisés et brouillons« , décrit la spécialiste. À l’adolescence, l’hyperactivité évolue en agitation interne, souvent interprétée comme de la nervosité, de l’impatience ou de l’ennui. « L’attention, quant à elle, ne fluctue pas, elle demeure stable indépendamment de l’âge tandis que les demandes en matière d’organisation et de concentration vont augmenter« , décrit la professionnelle. Les difficultés attentionnelles et organisationnelles ont être à l’origine de mauvais résultats scolaires. Qu’ils soient d’ordre scolaire ou familial, les échecs de l’adolescent TDAH peuvent favoriser une mauvaise estime de soi avec des attitudes défensives (voire un repli), une démotivation, la dépression et des contestations gratuites et incessantes. « En raison de son impulsivité, l’adolescent TDAH peut difficilement maîtriser les dangers ainsi que les limites et les conséquences de ses actes. À cet âge, il est à la recherche de sensations et de nouveautés pouvant augmenter le facteur de risque d’accident de toutes sortes« . 

Quels sont les symptômes d’un TDAH chez le bébé ? 

Chez le bébé, il est difficile de poser un diagnostic certains présentant déjà des symptômes précurseurs et d’autres pas. « Certains parents vont rapporter des symptômes présents dès la grossesse, avec un enfant qui bouge déjà énormément dans le ventre, ou dans la jeune enfance avec des difficultés à l’endormissement ou une activité déjà accrue. D’autres vont seulement constater des difficultés à l’entrée en école primaire« , explique Romane Nicolay. Les symptômes d’inattention sont moins facilement repérables que les symptômes d’hyperactivité et d’impulsivité, car ils font moins l’objet de plaintes et de gêne fonctionnelle.

Quel test faire pour diagnostiquer un TDAH ?

Selon les recommandations internationales, le TDAH est diagnostiqué sur la base d’un entretien clinique réalisé par un professionnel formé et spécialisé. « Il est important de préciser que ce n’est pas sur base de questionnaires, de méthode d’imagerie ni de tests neuropsychologiques (test attentionnel, test d’inhibition …) que l’on peut attester d’un TDAH« , prévient Romane Nicolay. Il existe plusieurs pistes de prise en charge : thérapeutiques (thérapie cognitivo-comportementale,  psychoéducation, programmes de guidance parentale…) ou médicamenteuse (éthylphénidate (psychostimulant) et l’atomoxétine (non psychostimulant)..). Attention néanmoins. Ces derniers ne guérissent pas les personnes atteintes de TDAH, mais soulagent les symptômes et facilitent leur quotidien. 

Merci à Romane Nicolay, neuropsychologue spécialisé dans l’évaluation et la prise en charge du TDAH. Source : CIM-11, OMS / Haute Autorité de Santé.


Source : JDF Santé

Voici le lieu le plus contaminé à l'aéroport (et ce ne sont pas les WC)

Foules, attroupements, brassages… On peut avoir tendance à l’oublier, mais les aéroports, comme les gares ou tous les endroits où il y a beaucoup de monde qui se croisent, sont des lieux à fort risque de transmission de maladies infectieuses. Pour bien comprendre les mécanismes de transmission et réduire les risques, des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont élaboré une modélisation dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature Communications le 20 mars 2023. Pour ce faire, ils ont effectué des mesures (à l’aide de la filtration de l’air ou de lampes spécifiques) dans l’aéroport de Heathrow à Londres, l’aéroport européen le plus fréquenté où se propagent très facilement des infections comme la grippe A (H1N1) et la Covid-19. La modélisation a analysé le déplacement de plus de 200 000 individus au sein de cet aéroport, provenant de la géolocalisation de téléphones portables (GPS) entre février et août 2017, et a pu reconstruire les réseaux de contacts entre ces différentes personnes. Cela leur a permis d’identifier les zones où les contacts étaient les plus intenses et où le risque de transmission était le plus important.

Bar et restaurant : les lieux les plus contaminés

Les zones communes telles que les bars ou les restaurants sont celles où se produisent le plus grand nombre d’infections, car elles mettent en contact des voyageurs et des travailleurs de l’aéroport se trouvant au même endroit pendant de longues périodes. « Ces lieux ne sont pas toujours les plus fréquentés au sein de l’aéroport, mais ils impliquent des contacts plus soutenus sur des durées plus longues entre les individus, permettant de transmettre les maladies« , argue Mattia Mazzoli, chercheur à l’Inserm et premier auteur de l’étude. Ces lieux sont en effet conçus pour optimiser l’efficacité logistique, pas pour réduire l’affluence. Ils se caractérisent par un flux constant d’entrées et de sorties, avec un risque élevé de diffusion des maladies à l’échelle internationale. » De plus, la distanciation sociale n’y est pas toujours possible. 

4 mesures pour réduire le risque de contamination dans un aéroport

Selon les auteurs de cette étude, des « stratégies d’immunisation spatiale« , autrement dit, des mesures de prévention spécifiques ciblant ces lieux à haut risque et permettant de réduire les contaminations peuvent être mises en place : 

  1.  Instaurer un filtrage de l’air
  2.  Mettre en place une désinfection systématique des surfaces
  3.  Utiliser des lampes Far-UVC, des lampes dites « germicides » qui permettent de désinfecter des grandes superficies en présence d’êtres vivants
  4.  Inciter au port du masque anti-virus (usagers comme travailleurs dans l’aéroport)

Les zones plus à risque correspondent à seulement 2% de la surface accessible de l’aéroport. Ainsi, avec des mesures d’immunisation spatiale, les chercheurs ont estimé une réduction de 50% du risque d’avoir un cas secondaire de grippe H1N1 suite à un premier cas importé dans l’aéroport. Cette réduction est de 40 % pour le Covid-19. Si le modèle n’a été testé qu’avec la grippe H1N1 ou le Covid-19, il pourrait néanmoins être utilisé dans le futur pour étudier tout nouvel agent pathogène non encore caractérisé. Enfin, cette méthode est largement et immédiatement généralisable à d’autres modes de transport tels que les trains, les métros, les gares routières ou d’autres lieux bondés où les distances interpersonnelles ne sont pas possibles, tels que les centres commerciaux ou les centres de congrès.

Source : Une modélisation pour limiter la transmission des maladies infectieuses dans les aéroports et les gares, Inserm, 20 mars 2023 . Modèle mathématique développé par des équipes de l’Inserm et de Sorbonne Université à Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique avec l’Institut espagnol CSIC-IFISC.


Source : JDF Santé

Cancer du poumon chez le non-fumeur : causes et pronostic

Cancer du poumon chez le non-fumeur : causes et pronostic

Quel est le pourcentage d’hommes et de femmes non-fumeurs ayant un cancer du poumon ?

Selon des neurologues réunis à Lille pour le 26ème Congrès de la Société de Pneumologie de Langue Française en janvier 2022, la proportion de non-fumeurs développant un cancer du poumon est passée de 7,2 % en 2000 à 12,6 % aujourd’hui. 

Quelles sont les causes d’un cancer du poumon chez un non-fumeur ?

Le tabagisme est le facteur de risque évitable n°1 : à lui-seul, il est responsable de 8 cancers du poumon sur 10 selon La Ligue contre le Cancer. Il est également possible de développer cette maladie en étant fumeur passif : autrement dit, la personne n’a jamais été fumeuse mais a respiré durant des années la fumée toxique de personnes fumeuses. « Sur les 46 000 nouveaux cas annuels, aujourd’hui en France, près de 1 100 décès seraient liés au tabagisme passif, dont 150 par cancer du poumon, précise le Pr. Norbert Ifrah, Président de l’Institut national du cancer (InCa). La fumée du tabac contient plus de 7 000 substances chimiques, dont 70 sont des cancérigènes connus« . Mais il existe également d’autres facteurs de risque de développement du cancer broncho-pulmonaire :

  • L’amiante : selon l’Assurance Maladie, « le risque de développer un cancer du poumon lors d’une exposition à l’amiante est multiplié par 5 en l’absence de consommation de tabac« 
  • Les substances radioactives (rayons X et gamma, radon…)
  • La pollution atmosphérique et les gaz d’échappement des moteurs diesel
  • Les maladies chroniques des bronches et des poumons (BPCO, tuberculose, emphysème pulmonaire…

Quels sont les symptômes d’un cancer du poumon chez un non-fumeur ?

« Ils sont identiques à ceux des cancers du poumon provoqués par le tabagisme. Les symptômes fréquents combinent des problèmes respiratoires et une altération inexpliquée de votre état général« , explique le Pr. Ifrah. Il s’agit de :

  • De la fatigue
  • Un amaigrissement
  • Une perte d’appétit
  • L’apparition d’une toux
  • Des expectorations sanguinolentes
  • Difficultés respiratoires
  • Infections pulmonaires à répétition
  • Des maux de tête

Et plus rarement :

  • Une modification de la voix ou son extinction persistante
  • Une respiration sifflante
  • Des difficultés à avaler
  • Des douleurs thoraciques importantes
  • Un œdème de la face et du cou
  • Des douleurs du cou jusqu’au bras

Quels sont les traitements du cancer du poumon chez un non-fumeur ?

Les traitements sont similaires à ceux des cancers du poumon liés au tabagisme. Ils se basent sur la chirurgie, la radiothérapie et les traitements médicamenteux (chimiothérapie conventionnelle, thérapies ciblées, immunothérapies spécifiques). Ces solutions thérapeutiques seront adaptées à l’évolution de la maladie, sa localisation, l’état de santé du malade… Ils peuvent être utilisés seuls ou associés, selon les cas.

Les non fumeurs sont en meilleur état et mieux aptes à recevoir les traitements

Quel est le pronostic en cas de cancer du poumon chez un non-fumeur ? 

Des progrès considérables ont été réalisés dans les traitements des cancers du poumon. Toutefois, le pronostic de survie à 5 ans reste faible. Selon les chiffres publiés par l’Institut national du cancer et Santé publique France en 2020 : il est estimé à 20 % tous sexes confondus (respectivement 24 % pour les femmes et 18 % pour les hommes). L’espérance de vie dépend énormément du type de cancer et du stade au diagnostic (étendue de la maladie au moment du diagnostic). Si le cancer du poumon reste le plus mortel en France, son taux de mortalité entre 1990 et 2018 a diminué d’1,6% chez l’homme en moyenne. Il a en revanche augmenté de 3% chez la femme. « Ceci s’explique par l’augmentation du tabagisme féminin, explique le Pr. Ifrah. Une fois qu’un cancer du poumon est apparu, il n’est pas démontré à ce jour que son agressivité naturelle et sa sensibilité aux traitements soient différentes chez les non-fumeurs. Par contre ils sont souvent en bien meilleur état général que les fumeurs, et mieux aptes à recevoir les traitements sans minoration des doses théoriques« .

Merci au Pr. Norbert Ifrah, Président de l’Institut national du cancer (InCa).

Sources :
– Le tabac reste toujours le premier risque de cancer, 2020, La Ligue contre le Cancer
– Les maladies non cancéreuses et les cancers dus à l’amiante, 2021, Assurance Maladie


Source : JDF Santé

Infection urinaire chez la femme : causes, traitements

Infection urinaire chez la femme : causes, traitements

L’infection urinaire correspond à une inflammation au niveau de la vessie. Elle touche 50 fois plus souvent les femmes que les hommes. Les symptômes sont généralement bénins mais particulièrement désagréables. Elle peut être grave en cas de grossesse ou de récidive. Quels sont les symptômes de l’infection urinaire chez la femme ? Quelles sont les causes ? Comment la soigner ? Que faire en cas d‘infection urinaire à répétition ?

Définition : c’est quoi l’infection urinaire chez la femme ?

Une cystite est une inflammation de la paroi de la vessie. « C’est une association de plusieurs symptômes : mictions fréquentes, brûlures mictionnelles, pesanteurs pelviennes, pas de fièvre ou fièvre pas au-delà de 38,4C » définit le Pr Franck Bruyère, chirurgien urologue au CHU de Tours et responsable du comité d’infection des urologues. En règle générale, la cystite est infectieuse. « Il y a association de ces symptômes avec une bactérie » indique le Pr Franck Bruyère. Les bactéries entraînant cette infection sont le plus souvent d’origine intestinales, les Escherichia coli, qui sont présentes en très grand nombre dans l’intestin. La proximité des voies urinaires avec le vagin et l’anus permettent d’expliquer en grande partie la cause de la survenue d’infections urinaires.

Pourquoi les infections urinaires touchent plus les femmes ?

Cette affection fréquente touche 50 fois plus souvent les femmes que les hommes pour des raisons anatomiques. L’urètre est très court chez la femme et débouche à proximité́ de l’orifice vaginal, tout près de l’anus, dans une zone où sont présentes des bactéries de la flore intestinale. Certaines de ces bactéries parviennent à remonter de la vulve jusqu’à la vessie par l’urètre et déclenchent une cystite aiguë, ou infection urinaire basse. Chez l’homme, l’urètre est plus long et les bactéries ont donc plus de difficultés à s’introduire jusque dans la vessie.

Quels sont les symptômes de l’infection urinaire chez la femme ?

Le début des manifestations survient souvent brutalement. Les signes :

  • une pollakiurie ou envie fréquente d’uriner, de jour comme de nuit, limitée parfois à quelques gouttes,
  • des douleurs ou pesanteur sous-pubiennes,
  • des brûlures mictionnelles survenant au moment d’uriner,
  • pas de fièvre ou fièvre inférieure à 38,4C.
  • L’urine peut être trouble et dégager une mauvaise odeur, voire contenir un peu de sang (hématurie). Une forte fièvre et une douleur dans les flancs font suspecter une pyélonéphrite aiguë.

Comment confirmer le diagnostic de l’infection urinaire chez la femme ?

Le diagnostic se fait en général par l’interrogatoire. Un ECBU, examen cytobactériologique des urines, n’est en général pas nécessaire lors d’une première cystite, sauf avis du médecin et si elle s’accompagne de fièvre et de violentes douleurs. Lorsque plusieurs épisodes surviennent, l’ECBU est indispensable.

Quelles sont les causes de l’infection urinaire chez la femme ?

« Il existe des facteurs favorisants de cystite : ménopause, grossesse, malformation de l’appareil génito-urinaire, calculs, défaut de miction ou d’hydratation, utilisation de spermicides, facteurs individuels et peut-être hormonaux » informe le Pr Franck Bruyère. Des troubles digestifs (constipation, diarrhée) favorisent la pénétration des germes dans l’urètre tout comme une incontinence urinaire d’effort. « En revanche, il n’est pas prouvé que les vêtements trop serrés ou l’hygiène jouent un rôle » précise-t-il.

Est-ce grave d’avoir une infection urinaire enceinte ?

Une infection urinaire peut s’aggraver au cours de la grossesse et provoquer une pyélonéphrite (infection des reins). Sans traitement antibiotique, on estime que 20 à 40% des femmes enceintes développeront une pyélonéphrite. Une cystite survenant au cours d’une grossesse nécessite donc une consultation rapide afin de mettre en route rapidement un traitement antibiotique adapté.

Comment soigner une infection urinaire chez la femme ?

« Lorsque rien n’est fait, les symptômes durent 3 a 4 jours et passent tout seuls. Le traitement antibiotique permet de réduire la durée de la cystite de 4 jours à 1 jour. Les autres traitements n’ont pas d’efficacité démontrée » indique le Pr Franck Bruyère. Les traitements antibiotiques d’une durée de un à trois jours sont aujourd’hui recommandés. Le traitement minute est déconseillé chez la femme de moins de 18 ans, enceinte, immunodéprimée ou diabétique. Pour prévenir les récidives, il est conseillé de « boire beaucoup, d’uriner de façon régulière, parfois d’acidifier son alimentation lorsque cette dernière est très basique (celles qui ingèrent beaucoup de thé, fruits et légumes, peu de viande) ou inversement » décrit le Pr Franck Bruyère.

Comment se débarrasser des infections urinaires à répétition ?

Lorsque le nombre de cystites dépasse 4 par an, on parle de cystite récidivante. 

Les causes doivent être recherchées. La prévention de ces cystites passe par l’élimination des facteurs favorisants si possible, des règles hygiéno-diététiques et parfois un traitement antibiotique au long cours.

Merci au Pr Franck Bruyère, chirurgien urologue au CHU de Tours et responsable du comité d’infection des urologues.


Source : JDF Santé