Le sélénium est un oligo-élément essentiel pour le corps humain. « Il est présent en petites quantités dans les aliments et les compléments nutritionnels, explique le Dr Florian Scherrer, biologiste médical. Il joue un rôle important dans plusieurs fonctions du corps ». Le sélénium aide par exemple à prévenir les dommages oxydatifs dans les cellules, qui peuvent être causés par les radicaux libres produits lors du métabolisme normal, ainsi que par des facteurs environnementaux tels que la pollution et les rayonnements. « Il est aussi nécessaire pour la synthèse des hormones thyroïdiennes et pour le fonctionnement normal du système immunitaire, en particulier en aidant à réduire l’inflammation. Le sélénium peut aider à réduire le risque de maladies cardiovasculaires en protégeant contre l’inflammation et en améliorant la fonction endothéliale« . Enfin, le sélénium peut aider à soutenir la santé reproductive chez les hommes. « Rappelons que la quantité de sélénium dont une personne a besoin dépend de plusieurs facteurs, notamment l’âge, le sexe, le poids et l’état de santé général« .
Quand faire un dosage du sélénium ?
Le dosage du sélénium dans le sang peut être recommandé pour certaines personnes présentant un risque élevé de carence en sélénium ou de surdosage. « Cela peut inclure les personnes qui suivent un régime alimentaire restrictif ou qui ont une malabsorption intestinale, comme les personnes atteintes de la maladie cœliaque ou de la maladie de Crohn, précise le médecin. Tout comme les personnes qui subissent une dialyse rénale, car le sélénium est éliminé par les reins« . Un dosage du sélénium peut aussi concerner des personnes atteintes de maladies chroniques, comme le VIH, le cancer ou les maladies cardiovasculaires, qui peuvent nécessiter des niveaux élevés de sélénium. Enfin, un dosage peut être demandé pour des personnes qui prennent des suppléments de sélénium ou qui consomment régulièrement des aliments riches en sélénium, car un excès de sélénium peut causer des problèmes de santé. « Les niveaux de sélénium dans le sang peuvent être mesurés par un test sanguin appelé « dosage de la sélénométrie »« . Il ne nécessite pas d’être à jeun.
Taux élevé de sélénium : pourquoi ?
Il existe plusieurs facteurs qui peuvent causer un taux élevé de sélénium dans le corps. « Par exemple, une consommation excessive de compléments de sélénium ou d’aliments riches en sélénium comme les noix du Brésil, le poisson, la viande et les œufs« . L’environnement peut aussi être en cause. « Des niveaux élevés de sélénium peuvent être présents dans l’eau et le sol dans certaines régions géographiques, ce qui peut entraîner une exposition accrue au sélénium« . Les personnes travaillant dans l’industrie minière ou les usines de production d’engrais peuvent être aussi exposées à des niveaux élevés de sélénium. « Un taux élevé de sélénium peut causer des problèmes de santé tels que des troubles gastro-intestinaux, des problèmes de peau, des troubles nerveux et des anomalies des ongles et des cheveux. Il est donc important de ne pas dépasser la dose journalière recommandée de sélénium et de parler à un professionnel de la santé avant de prendre des compléments de sélénium ».
Taux bas de sélénium : pourquoi ?
Un taux bas de sélénium dans le corps peut s’expliquer par plusieurs facteurs. « La première est une alimentation déficiente en sélénium, répond le biologiste. Si une personne ne consomme pas suffisamment d’aliments riches en sélénium (noix du Brésil, poissons/fruits de mer, viande, œufs et certains légumes), elle risque de souffrir d’une carence en sélénium. Cela peut être notamment plus fréquent chez les personnes qui suivent un régime alimentaire restrictif, végétalien ou végétarien« . Autre cause : les maladies intestinales, telles que la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, qui peuvent entraîner une malabsorption des nutriments, y compris du sélénium. Le sélénium est éliminé par les reins, de sorte qu’une insuffisance rénale peut aussi entraîner une accumulation de sélénium dans le corps. « Enfin, les femmes enceintes et allaitantes ont besoin de niveaux élevés de sélénium, de sorte qu’une carence peut se produire si les niveaux de sélénium ne sont pas suffisants dans l’alimentation« .
Prix et remboursement d’une prise de sang pour doser le sélénium
« En général, le coût d’une prise de sang pour doser le sélénium se situe autour de 40 euros« , conclut notre expert. Le dosage du sélénium figure sur la liste des actes de biologie hors nomenclature. Il n’est donc pas pris en charge par la Sécurité Sociale. Certaines mutuelles peuvent permettre d’obtenir un remboursement.
Merci au Dr Florian Scherrer, Directeur qualité Synlab France et biologiste médical au Laboratoire Synlab Barla à Nice.
Un antihistaminique est un médicament s’opposant aux effets de l’histamine, une substance inflammatoire libérée en grande quantité par les cellules en cas de réaction allergique. Les médicaments antihistaminiques existent sous différentes formes (gélules, spray nasal, comprimé, collyres…) et sont efficaces pour atténuer de nombreux symptômes allergiques tels que les éternuements, le nez qui coule, les yeux qui pleurent ou les démangeaisons.
Antihistaminiques H1
Les antihistaminiques H1 ciblent les récepteurs H1 et permettent de lutter contre les phénomènes allergiques. Il s’agit généralement des antihistaminiques à base de cétirizine, de loratadine et de desloratadine.« Les antihistaminiques H1 sont efficaces dans différents symptômes de l’allergie et en particulier sur la rhinite, la conjonctivite (sous forme de collyre), urticaire et eczéma. Ils sont en revanche assez peu efficaces sur l’asthme » explique le Dr Madiha Ellaffi, pneumologue et allergologue. « Il peut arriver qu’après quelques temps d’utilisation, une molécule devienne moins efficace sur un patient, c’est ce qu’on appelle l’effet d’échappement. Il est alors judicieux d’essayer une autre molécule pour retrouver une efficacité. » Les antihistaminiques H1 ne permettent qu’une amélioration des symptômes mais ne traitent pas la cause. Ils peuvent être prescrits aussi bien aux adultes qu’aux enfants, et sont proposés pour ces derniers sous la forme de sirop.
Antihistaminiques H2
Les antihistaminiques H2 agissent sur les récepteurs H2 localisés essentiellement au niveau de la muqueuse gastrique, responsables de l’acidité gastrique. Ils sont donc efficaces pour réduire la sécrétion acide de l’estomac survenant lors d’un reflux gastro-œsophagien, mais ont un effet limité sur le traitement des réactions allergiques.
Liste des antihistaminiques vendus sans ordonnance
De nombreux antihistaminiques sont vendus en pharmacie sans ordonnance. Ils ne sont pas moins efficaces mais plus onéreux et non
Liste des antihistaminiques sur ordonnance
Les plus fréquemment prescrits sont le Xysall®, la Clarityne®, le Zyrtec®, le Kestin®, l’Aerius®, le Virlix® ou encore le Bilaska®.
Contre-indications
Attention aux traitements en cours et aux pathologies associées. Toujours lire la notice qui est dans la boite contenant les médicaments.
Effets secondaires
Les médicaments antihistaminiques peuvent avoir des effets secondaires dont le plus connu est la somnolence. « Si les antihistaminiques de deuxième génération provoquent moins d’effets secondaires, certains allergiques y restent sensibles. C’est notamment le cas chez les personnes de petite corpulence, puisque le dosage des antihistaminique est le même pour tout le monde » rappelle le Dr Madiha Ellaffi.
Grossesse et allaitement
« Par principe de précaution, on fait arrêter les antihistaminiques pendant le premier trimestre même s’ils ne sont pas tératogènes, explique la spécialiste. Aux second et troisième trimestre, la desloratadine (Aérius®) peut-être autorisé pour les allergies les plus sévères. »
Merci au Dr Madiha Ellaffi, pneumologue et allergologue.
Le psoriasis du cuir chevelu se caractérise par des pellicules sur un cuir chevelu très inflammatoire. Les démangeaisons peuvent être très invalidantes, d’autant plus qu’il est important de résister à l’envie de se gratter. Plus on se gratte, plus les squames persistent. « Le cuir chevelu est la localisation la plus fréquente du psoriasis, avec les coudes, les genoux et/ou la région lombaire« , souligne le dermatologue Marc Perrussel. « Le psoriasis du cuir chevelu est très souvent associé à une comorbidité nommé le rhumatisme psoriasique (atteinte du cuir chevelu dans 93 % des cas)« , ajoute-t-il.
Quels sont les meilleurs traitements avec ordonnance ?
Plusieurs traitement, locaux et/ou systémiques, peuvent être prescrits par un spécialiste pour soigner le psoriasis du cuir chevelu. « En présence d’un psoriasis très invalidant et résistant aux traitements locaux, on peut avoir recours à des traitements systémiques, associés ou non aux traitements locaux« , explique notre expert.
► Les traitements locaux : Les dermocorticoïdes sous forme de lotion ou de mousse – soit une forme galénique adaptée à la région pileuse. Les dermocorticoïdes associés à des analogues de la vitamine D : « les deux agiront de manière complémentaire et donneront un meilleur résultat« , note Marc Perrussel. « Cette association, sous forme d’une pommade ou d’un gel, est très efficace dans le traitement intensif d’une poussée aiguë du psoriasis (une application quotidienne pendant 4 semaines au maximum). Elle peut être utilisée à moindre dose en traitement d’entretien (une application par semaine)« , développe Ameli.fr.
► Les traitements systémiques :
Les traitements immunorégulateurs comme le méthotrexate, un agent anti-inflammatoire et immunosuppresseur
L’aprémilast : ce médicament cible directement l’enzyme qui active les cellules inflammatoires, les cytokines.
Les biothérapies : il s’agit d’anticorps dirigés contre les molécules qui activent les kératinocytes, les cellules de la peau. « Ces biomédicaments sont prescrits en seconde intention en l’absence de réponse aux autres traitements ou en cas de contre-indication aux thérapeutiques habituelles. Leur utilisation est réservée aux spécialistes hospitaliers », note Ameli.fr.
La prise en charge dépendra de la sévérité du psoriasis, de la gêne voire de la souffrance ressenties par le patient. « Si on n’arrive pas à améliorer sa qualité de vie avec des traitements locaux, on dispose de plusieurs traitements systémiques qui permettent une prise en charge graduelle, en fonction de la gravité« , poursuit le spécialiste.
Quels sont les meilleurs shampoings ?
Il existe plusieurs shampooings qui ont fait leurs preuves en pharmacie. Il s’agit de produits keratolytiques. « Leur composition présente des propriétés anti-inflammatoires mais à des doses minimales. Cela peut toutefois suffire pour des psoriasis très légers et peu retentissants sur la qualité de vie« , explique Marc Perrussel. Sur des cheveux crépus, denses et un cuir chevelu très inflammatoire et squameux, l’action des traitements locaux sera très limitée, illustre-t-il. En dehors des shampooings traitants, il est important d’utiliser un shampooing doux, non-irritant. Il est également recommandé d’éviter de se laver à l’eau trop chaude et de sécher les cheveux au sèche-cheveux, car la chaleur est une source d’irritation.
Quels sont les meilleurs remèdes naturels ?
L’huile de calendula, l’huile d’amande douce sont souvent présentées comme des traitements naturels contre le psoriasis. « Les bains à base d’amidon, de blé ou d’huile, ou les produits hydratants peuvent être utiles pour nettoyer les lésions, calmer l’inflammation et stopper les démangeaisons du psoriasis« , détaille Ameli.fr. Pour notre expert, si ces produits ont des vertus kératolytiques – ils décollent et éliminent la kératine de la peau, « ils n’auront que cet effet effectivement décapant mais n’agiront pas sur le mécanisme inflammatoire de la pathologie« . Ils peuvent donc fonctionner mais uniquement sur un psoriasis léger et très peu invalidant.
Quels sont les meilleurs produits d’homéopathie ?
Selon notre expert, aucun traitement homéopathique n’est efficace contre le psoriasis du cuir chevelu. « Mais si un patient est sous traitement homéopathique en plus des traitements que je lui ai prescrits et que cela ne constitue en rien une contre-indication, je n’y vois aucune objection. Au contraire, l’effet placebo est souvent bénéfique« , conclut-il.
Que signifie « aspect du sérum » dans une prise de sang ?
Le sérum c’est le liquide sanguin débarrassé de ses cellules (les globules rouges, blancs et plaquettes) et des protéines de la coagulation. « Ce liquide est constitué d’eau, de protéines (albumine, anticorps, etc…), de sels minéraux (appelés ions) comme le sodium, le potassium, d’hormones et d’une multitude d’éléments« , explique le Dr Stéphane Laurent, biologiste médical. Il est fréquent de trouver l’analyse « aspect du sérum » dans vos résultats de bilan lipidique. « Il correspond en général à la première ligne de votre résultat de bilan lipidique, appelé aussi « exploration d’une anomalie lipidique« . Celui-ci comporte le dosage du cholestérol total, du cholestérol HDL (dit « bon » cholestérol), du cholestérol LDL (dit « mauvais cholestérol »), des triglycérides et donc l’aspect du sérum« . Ce bilan lipidique est à réaliser dans plusieurs cas :
dans le cadre d’une évaluation du risque cardiovasculaire chez homme de plus de 40 ans et femme de plus de 50 ans ou ménopausées
si risque cardiovasculaire associé : obésité, hypertension, diabète, tabagisme…
Il est très important de réaliser la prise de sang pour un bilan lipidique à jeun le matin, 12h après le dernier repas. « Par exemple, pour un rendez-vous au laboratoire à 8h le matin, de ne rien manger après 20h. A savoir : entre la veille au soir et la prise de sang, il est toujours possible de boire de l’eau, du café ou du thé sans sucre ni adjonction de lait ». Penser à bien signaler les prises médicamenteuses qui peuvent faire varier le bilan lipidique (comme par exemple : pilule, traitement hypolipémiants, insuline, antiépileptiques…). « Si votre médecin a demandé uniquement le dosage isolé du cholestérol (c’est-à-dire s’il souhaite juste contrôler celui-ci), il est à noter que l’aspect du sérum ne sera pas rendu, ni les autres analyses du bilan lipidique : en revanche, pour le dosage du cholestérol seul il n’est pas nécessaire d’être à jeun« . Une fois la prise de sang faite au laboratoire, sur un tube de sang sans anticoagulant, on attend la coagulation complète (on attend qu’il se forme une espèce de « boudin » dans le tube après 30 min au minimum, parfois plus) et on met le tube dans une machine, une centrifugeuse qui tourne très vite (2000 tours/minute minimum) et va séparer les 2 phases : au fond du tube, le caillot (qui comporte toutes les cellules prises en masse avec les protéines de la coagulation) qui sera jeté et au-dessus le sérum. Il existe différents aspects du sérum : « l’aspect pourra aller de limpide (donc normal), opalescent (présence de triglycérides à un taux anormal mais pas trop important, au-dessus de 3 à 4 g/litre de sérum, jusqu’à lactescent (= aspect laiteux, présence de triglycérides à taux important pouvant dans certaines pathologies aller jusqu’à 25/30 g/l)« .
Quel est l’aspect normal du sérum ?
Ce sérum va être utilisé pour faire les divers dosages (dont notamment celui du cholestérol et des triglycérides) dans un analyseur automatisé. « Avec les appareils automatisés modernes, sur un seul tube il est possible de réaliser de nombreuses analyses », poursuit le biologiste. « L’aspect du sérum est en revanche une des rares analyses visuelles, réalisée par un(e) technicien(e) de laboratoire qui va regarder le sérum et noter son aspect« . L’aspect normal du sérum est un liquide clair et jaune pâle, sans particules ni coloration inhabituelle.
Que signifie aspect du sérum limpide ?
« L’aspect du sérum « limpide » signifie que le sérum est normal, c’est à dire clair et jaune pâle« , assure le biologiste.
Que signifie aspect du sérum trouble et pourquoi ?
Le sérum peut avoir différents autres aspects que « limpide », dont certains sont une indication sur une pathologie. « Son interprétation couplée avec les résultats des dosages orienteront le médecin vers certaines anomalies des lipides« , précise le Dr Laurent. Par exemple, le sérum trouble indique que le sérum n’est pas clair et transparent. « Cela reflète la présence de lipides en suspension – les triglycérides (TG) – dans le sérum. Le cholestérol n’entrainant aucune opacité du sérum, que ce soit LDL ou HDL, tout aspect trouble signe une concentration en TG au-dessus de la norme ». L’aspect du sérum doit absolument être mis en parallèle avec la concentration dans le sérum de ces TG. « Pour simplifier, plus il y aura de TG, plus le sérum sera trouble, allant jusqu’à un aspect crémeux dans certaines pathologies où les taux de triglycérides sont très élevés« .
Que veut dire aspect du sérum opalescent ?
Un aspect du sérum « opalescent » signifie que le sérum est légèrement trouble. « Un sérum opalescent marque la présence de triglycérides à un taux anormal mais pas trop important, détaille notre interlocuteur. Il se situe au-dessus de 3 à 4 g/litre de sérum« . Et lorsque le taux de triglycérides est encore plus élevé, le sérum peut aller jusqu’à un aspect crémeux ou laiteux. « On parle de sérum lactescent. Dans ce cas, on est en présence de triglycérides à taux important pouvant dans certaines pathologies aller jusqu’à 25/30 g/l« . « En fonction des résultats des dosages des cholestérols différents, des triglycérides et de cet aspect du sérum, votre médecin va pouvoir être orienté vers certaines anomalies du métabolisme des lipides, dont la classification est complexe. Les instances de la santé, tant françaises qu’internationales utilisent des préconisations souvent présentées sur votre compte rendu d’analyses concernant les lipides, afin de prévenir de nombreuses pathologies, dont cardiovasculaires« .
Que veut dire aspect du sérum hémolysé ou non hémolysé ?
« Il existe également d’autres aspects du sérum qui sont complètement indépendants des lipides comme ceux que l’on vient de le voir, reprend le médecin. C’est le cas du sérum hémolysé. Vous pouvez être amené (e) à le voir sur votre résultat également, même si plus rarement ». L’aspect hémolysé signe la présence d’hémoglobine soluble dans le sérum. « Le sérum va pouvoir avoir toute une gamme de couleur, allant du rosé pâle au rouge foncé, l’intensité de la couleur étant proportionnelle de la concentration en hémoglobine (un peu comme un verre de grenadine dont la couleur dépendra de la quantité de sirop !). Cette couleur signifie que des globules rouges ont éclaté, libérant leur hémoglobine« . Une couleur peu intense est parfois seulement la conséquence d’une prise de sang qui a été difficile (technique de prélèvement incorrecte, sang laissé trop longtemps ou trop refroidi ou trop chauffé, centrifugation trop intense …). Dans ce cas, il faudra refaire le prélèvement sanguin. En revanche, si le sérum est non hémolysé, cela signifie que les globules rouges sont restés intacts et que le sérum a un aspect normal (clair et jaune pâle).
Que veut dire aspect du sérum ictérique ?
Le cas du sérum ictérique est un peu différent car un prélèvement ictérique reflète souvent un état pathologique. « L’aspect ictérique signe la présence de bilirubine dans le sérum qui lui donne une couleur jaune, plus ou moins intense selon sa concentration (on peut reprendre la même image du sirop avec un sirop de citron !), détaille le spécialiste. La bilirubine est naturellement éliminée dans les selles et les urines, d’où la couleur jaune de ces dernières. Un aspect ictérique (jaunisse) est souvent le reflet d’une concentration anormale de bilirubine dans le sérum, et signe la plupart du temps d’une pathologie digestive (hépatique le plus souvent, et/ou vésicule biliaire) ou hémolytique (très complexe) qui peut n’être que transitoire« . Devant un aspect ictérique (visible entre autres dans le fond d’œil) le médecin en général demande un bilan complet explorant le foie.
Quand consulter/reconsulter si les analyses ne sont pas bonnes ?
S’il y a un changement d’aspect ou de couleur du sérum, il est important de revoir son médecin. « L’aspect du sérum est une « simple » petite analyse visuelle réalisée en laboratoire mais qui peut être très informative, conclut le Dr Laurent. Que ce soit un aspect limpide, ou trouble, ou hémolysé ou ictérique, cela pourra être une information très intéressante pour votre médecin, qui complètera parfois par d’autres analyses ».
Merci au Dr Stéphane Laurent, biologiste médical au sein du Laboratoire Labio à Marseille (13), et membre du réseau Les Biologistes Indépendants.
Si les piqûres de moustique sont habituelles, bien que désagréables, celles des moustiques tigres peuvent entraîner davantage de complications, surtout pour les personnes qui en seraient allergiques. Comment reconnaître une piqûre de moustique tigre, quels sont les risques, quels sont les réflexes à avoir… Voici les recommandations d’Aline Légipont, pharmacienne titulaire Newpharma.
Quels sont les symptômes d’une piqûre de moustique tigre ?
Lorsqu’un moustique tigre pique, « la démangeaison se fait instantanément sentir et peut s’intensifier durant encore plusieurs minutes après la piqûre », précise Aline Légipont, docteur en pharmacie. Apparaît alors une rougeur d’environ 3 cm de diamètre, avec, en son centre une cloque semblable à une ampoule au pied allant de 5 mm à 2 cm de diamètre. « Cette cloque est plus claire que la peau alentour qui, elle, est rouge. Le bouton est dur, chaud et douloureux. »
Photo d’une piqûre de moustique tigre
« Il s’agit (ci-dessous, ndlr) d’une bonne photo qui montre le gonflement et la peau rosé autour de la cloque. Cette personne n’est pas allergique. Lorsque le moustique tigre n’est pas porteur d’un des trois virus (voir ci-dessous, ndlr) ou que la personne n’est pas allergique, les symptômes et la piqûre sont presque identiques à ceux d’un autre moustique« , explique la pharmacienne.
« En cas de doute, de rougeurs, de démangeaisons importantes ou de fièvre, il faut consulter un médecin », rappelle Aline Légipont. Dans la majorité des cas, nettoyer la piqûre avec du savon et de l’eau suffit avant de passer une crème apaisante pour calmer les démangeaisons. Mais s’il s’agit d’une inflammation, le médecin aura tendance à prescrire un traitement à base de cortisone et, s’il s’agit d’une infection, il faudra plutôt des antibiotiques.
A quoi ressemble la piqûre en cas d’allergie ?
Lorsque le moustique tigre pique, mais qu’il n’est porteur d’aucun virus, les symptômes sont semblables à la piqûre d’un moustique commun : désagréable mais qui disparait rapidement. En revanche, cela peut provoquer des réactions inflammatoires plus importantes selon les personnes et les éventuelles allergies aux piqûres, ou bien une infection. La piqûre peut alors s’étendre sur plusieurs centimètres de diamètre avec éventuellement un œdème chaud et douloureux ou de violentes démangeaisons.
Quel est le risque d’une piqûre de moustique tigre ?
Le moustique tigre peut transmettre à l’homme des virus comme celui de la dengue, du chikungunya ou du zika. Il ne faut pas non plus oublier que le moustique tigre peut être porteur d’un de ces trois virus, en voici les symptômes :
Zika entraine de la fièvre, une éruption cutanée importante, des maux de tête, une conjonctivite, des douleurs musculaires et articulaires.
La Dengue engendre aussi une fièvre supérieure à 40 degrés, des maux de tête avec douleurs rétro-orbitaires, le gonflement des ganglions, des douleurs musculaires et des nausées. La dengue peut entrainer une détresse respiratoire, des hémorragies et être mortelle.
Le Chikungunya entraine également des douleurs articulaires, des nausées, une fièvre importante, ainsi que des complications cardiaques, neurologiques et oculaires. Ces maladies doivent être déclarées en France pour suivre leur propagation.
Le printemps est là et les pollens de bouleau sont de sortie, prévient le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) le 5 avril. Symptômes de cette allergie et conseils pour y faire face !
Quelle est la période des allergies au bouleau ?
Le bouleau est un arbre qui ne passe pas inaperçu avec son tronc gris, noir et blanc, et ses petites feuilles. Si on le trouve principalement dans le nord de la France, le pollen de bouleau se fait de plus en plus présent dans le sud, en particulier dans la région Occitanie. Chaque année, c’est lui qui ouvre le bal des allergies en se manifestant dès les mois de mars-avril, jusqu’à la fin du mois d’avril, voire de mai, selon les années. Le bouleau est également réputé pour ses propriétés détoxifiantes et dépuratives. C’est la raison pour laquelle, en phytothérapie, il est utilisé sous forme de jus ou de sève de bouleau à boire. Si vous êtes allergique à ses pollens, ces produits vous sont vivement déconseillés.
Quels sont les symptômes d’une allergie au bouleau ?
« Chez les personnes très allergiques, ils peuvent être responsable d’asthme, c’est-à-dire une inflammation de la muqueuse des bronches entrainant des symptômes tels que de la toux, un sifflement respiratoire, un essoufflement et une sensation d’oppression thoracique« , explique le Dr. Jean-Marie Nguyen, allergologue.
Combien de temps dure une allergie au bouleau ?
Si l’allergie est traitée, elle dure de quelques jours à quelques semaines, selon l’importance des symptômes. Sans traitement, elle dure tout le temps de la période de pollinisation du bouleau, c’est-à-dire jusqu’à la fin avril, voire courant mai.
Traitement : que faire pour soulager une allergie au bouleau ?
► Dans un premier temps, éviter autant que possible d’être en contact avec le pollen de bouleau. Cela signifie éviter de faire du sport ou de vous promener dans des zones où se trouvent cet arbre, d’aérer votre intérieur de préférence tôt le matin ou tard le soir et d’éviter de laisser votre linge sécher en plein air.
► Si malgré ces précautions, les symptômes perdurent, un traitement médical pourra vous être prescrit par votre médecin. « Il consiste en la prise d’antihistaminique de deuxième génération (car moins d’effets secondaires) par voie orale ainsi que des corticoïdes sous forme de spray nasal pour dégager le nez et des gouttes oculaires pour calmer les irritations« , précise le Dr. Nguyen. Le traitement peut durer de quelques jours à quelques semaines, selon l’importance des symptômes et leur évolution.
► Si l’allergie provoque de l’asthme, seront ajoutés un bronchodilatateur, un médicament qui permet d’ouvrir les bronches pour soulager les symptômes, et un traitement de fond anti-inflammatoire par corticoïdes inhalés au long cours. A savoir : « en cas d’allergie aigüe sans accès à un médecin, les antihistaminiquessont en vente libre chez le pharmacien, précise le Dr. Nguyen. Mais pas d’utilisation prolongée sans avis médical ».
► Autre solution : la désensibilisation. « Elle vise, par l’administration de doses croissantes de l’allergène (quelques gouttes sous la langue ou comprimés tous les jours pendant 6 mois), à induire une tolérance vis-à-vis de cet allergène, explique l’allergologue. Le traitement doit être réalisé durant 3 ans. Peu à peu, l’effet de désensibilisation vis-à-vis du pollen de bouleau s’instaure et les symptômes gênants s’atténuent, voire disparaissent« . Le taux d’efficacité avoisine les 80%.
Quelles sont les allergies croisées avec le pollen du bouleau ? Quels aliments ?
L’allergie au pollen de bouleau peut également s’accompagner d’allergies croisées avec certains aliments comme des fruits et légumes. C’est le cas de :
Les fruits crus : abricot, banane, cerise, figue, mangue, pomme, pêche, poire, prune et kiwi.
Les fruits à coque : amande, noisette et noix.
Les légumes : avocat, betterave, carotte, céleri et tomate.
Le bouleau appartient à la famille des bétulacées. Lorsque l’on est allergique à ses pollens, il n’est pas rare de l’être également aux pollens des autres membres de sa famille que sont : le noisetier, le charme, l’aulne et le houblon.
Merci au Dr. Jean-Marie Nguyen, allergologue à l’hôpital Bicêtre au Kremlin-Bicêtre.