[Mis à jour le 6 avril 2023 à 16h23] La Journée mondiale de la maladie de Parkinson a lieu le 11 avril 2023. Depuis 1997, la Journée mondiale de la maladie de Parkinson est la parfaite occasion de mettre en lumière cette maladie neurodégénérative caractérisée par la destruction de neurones spécifiques et pour laquelle il n’existe pas de traitement curatif. En France, 200 000 personnes en sont atteintes (1 adulte sur 250) et 25 000 nouveaux cas se déclarent chaque année, soit un nouveau cas toutes les 2h30 selon l’association France Parkinson. La maladie constitue la 2ème cause de handicap moteur après les AVC. C’est la maladie qui connaît la croissance la plus rapide au monde en partie à cause du vieillissement de la population. Le nombre de patients atteints dans le monde est passé de 2,6 millions en 1990 à 6,3 millions en 2015. Et il devrait atteindre 12,9 millions en 2040 selon les prévisions de France Parkinson. Quelle est la date de la Journée mondiale de Parkinson ? Quelle est son origine ?
Quelle est la date de la Journée mondiale de Parkinson en 2023 ?
La Journée mondiale de Parkinson a lieu le 11 avril 2023.
Quel est le but de la Journée mondiale de Parkinson ?
La Journée mondiale de Parkinson vise a améliorer la connaissance de la maladie, sensibiliser l’opinion etfinancer la recherche pour une meilleure prise en charge des patients.
Quels sont les évènements organisés pour la Journée de Parkinson en 2023 ?
A l’occasion de la Journée mondiale de Parkinson, les comités de l’association France Parkinson organise près de 50 événements à travers toute la France du 1er avril au 31 mai 2023. Des moments d’information pour mieux comprendre la maladie, son fonctionnement, le rôle des traitements, les aides, les bonnes pratiques qui permettent d’améliorer le parcours de soins et plus largement le parcours de vie. Ouvertes à tous, ces journées s’adressent en premier lieu aux personnes touchées par la maladie, à leurs proches aidants, ainsi qu’aux professionnels de santé impliqués dans leur prise en charge. Ces manifestations sont organisées entièrement par des bénévoles, qui sont bien souvent touchés par la maladie (personnes malades ou proches aidants). La carte de tous les événements proposés est accessible sur le site officiel FranceParkinson.
Quelle est l’origine de la Journée mondiale de Parkinson ?
La Journée mondiale du Parkinson a été inaugurée en 1997 par l’European Parkinsons Disease Association (EPDA), qui a fait du 11 avril la journée mondiale de cette maladie. Le 11 avril était la date de naissance de James Parkinson, un médecin britannique qui a découvert cette affection en 1817. Celle-ci a ensuite été nommée en son honneur.
Quel est le logo de la Journée mondiale de Parkinson ?
Plusieurs organisations mondiales dont l’Association européenne de la maladie de Parkinson, PD Avengers, la Fondation Parkinson, la Fondation Davis Phinney, la Fondation Brian Grant et Cure Parkinson ont lancé « The Spark », un nouveau logo dédié à la maladie. Il s’inspire de la dopamine, le neurotransmetteur électrochimique que perdent les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.
Comment soutenir la recherche contre la maladie de Parkinson ?
Pour soutenir la recherche contre la maladie de Parkinson, vous pouvez adhérer à l’association France Parkinson afin de participer aux assemblées et à la sensibilisation des individus sur de cette affection. Vous pouvez également faire un don en ligne directement sur le site de l’association, par chèque à l’ordre de France Parkinson et l’envoyer au 18 rue des Terres au Curé 75013 Paris ou par virement bancaire en appelant le 01 45 20 20 72 pour obtenir le RIB de France Parkinson.
Sources :
– Journée mondiale Parkinson le 11 avril 2023, communiqué de presse association France Parkinson
– Journée mondiale Parkinson 2023, site de l’association France Parkinson.
– Journée mondiale de la maladie de Parkinson 2022, European Parkinsons Disease Association (EPDA).
Les glandes de Cowper, « glandes de Mery-Cowper » ou « glandes bulbo-urétrales » sont situées de part et d’autre de l’urètre (canal à l’intérieur du pénis) chez l’homme. C’est l’anatomiste français Mery qui en a parlées pour la première fois en 1684 et le chirurgien anglais William Cowper qui en a fait une première publication en 1699. Le rôle des glandes de Cowper est d’excréter le liquide pré-éjaculatoire. L’abondance de ce liquide incolore est très variable selon les hommes.
C’est dans les glandes de Cowper qu’est produit le liquide pré-éjaculatoire ou liquide pré-séminal. Celui-ci a pour première fonction de lubrifier le pénis avant l’acte sexuel. Son passage dans l’urètre permet aussi de préparer celui des spermatozoïdes : le liquide pré-éjaculatoire va nettoyer les résidus d’urine, très acide. Normalement, le liquide pré-éjaculatoire ne contient pas de spermatozoïdes. Il est en revanche tout de même porteur du VIH chez les personnes atteintes du sida et peut donc suffire à contaminer leur partenaire.
On connaît le liquide « séminal », moins le liquide « pré-séminal ». Ces deux liquides biologiques sont produits par le système reproducteur de l’homme. Mais pas au même endroit et sans jouer le même rôle. Découverte.
Définition : c’est quoi le liquide pré-séminal ?
« Le liquide pré-séminal est une sécrétion émise par les glandes de Mery-Cowper, situées autour de canal de l’urètre, sous l’effet d’une stimulation sexuelle. » explique le Dr Adam Vardi, urologue, andrologue à Neuilly-Sur-Seine. Surnommé « rosée du plaisir« , il est secrété dès que l’homme ressent du plaisir et que son pénis entre en érection. « Ce liquide a un effet antiseptique – il nettoie le canal de l’urètre des éventuelles bactéries et toxines – et lubrifiant. » ajoute le spécialiste. Lors de l’éjaculation, le liquide séminal se mélange au sperme et protège les spermatozoïdes de l’acidité vaginale.
Quelle est la différence entre le liquide pré-séminal et séminal ?
Le rôle et la composition du liquide pré-séminal sont très différents de ceux du liquide séminal.
► Le liquide pré-séminal est produit par les glandes de Cowper alors que le liquide séminal est produit par la prostate et les vésicules séminales.
► Par ses effets lubrifiant et antiseptique, le liquide pré-séminal permet de préparer la pénétration et l’éjaculation du liquide séminal. Il permet également de faciliter le passage des spermatozoïdes dans le canal. « Le liquide séminal est nécessaire à la progression et à la survie des spermatozoïdes lors de la fécondation. » explique le Dr Vardi.
► Le sperme est l’association du liquide séminal et des spermatozoïdes.
Les hommes ne sécrètent pas tous de liquide pré-séminal et il n’y a pas lieu de s’en inquiéter.
Que contient le liquide pré-séminal ?
On ne sait pas ce que contient le liquide pré-séminal actuellement.
Peut-on tomber enceinte avec le liquide pré-séminal ?
Le liquide pré-séminal ne contient pas de spermatozoïde et n’est donc théoriquement pas fécondant. « Néanmoins, s’il y a eu une éjaculation récente, des spermatozoïdes encore présents dans le canal de l’urètre peuvent être émis dans le liquide pré- séminal lors d’un nouveau rapport. Une grossesse est alors possible. » précise le spécialiste.
Quelle est la quantité produite de liquide pré-séminal ?
Le liquide pré-séminal est produit en quantité très variable selon les individus. Certains hommes en secrètent en grande quantité (jusqu’à 5 millilitres), d’autres en très faible quantité. Enfin, quelques-uns n’en secrètent pas du tout.
Le liquide pré-séminal peut-il transmettre le VIH ? Des MST ?
Le liquide pré-séminal, comme le sperme, est un liquide biologique. « Il peut donc être responsable de la transmission d’agents infectieux (MST) mais également de virus dont le virus de l’immunologie-déficience humaine (VIH), explique l’urologue. Cette transmission se fait par contact avec une muqueuse, vaginale en particulier ».
Merci au Dr Adam Vardi, urologue, andrologue à Neuilly-Sur-Seine.
La pré-albumine sérique, également connue sous le nom de transthyrétine, est une protéine produite principalement dans le foie et dans les cellules de la glande thyroïde. Elle sert de transporteur pour certaines hormones thyroïdiennes et pour la vitamine A. « La mesure de la pré-albumine sérique est souvent utilisée comme indicateur de l’état nutritionnel d’une personne, car sa concentration diminue rapidement en cas de malnutrition ou de carence en protéines, explique le Docteur Alexis Guérin, biologiste médical. C’est pourquoi la pré-albumine sérique est souvent utilisée en complément d’autres marqueurs biologiques pour évaluer la gravité de la malnutrition et la réponse à la thérapie nutritionnelle ».
Comment se passe le dosage de la pré-albumine ?
Le dosage de la pré-albumine sérique se fait par une simple prise de sang. Il est souvent effectué en combinaison avec d’autres marqueurs biologiques pour évaluer l’état nutritionnel d’une personne. « Le sérum prélevé est ensuite analysé en laboratoire pour déterminer la concentration de pré-albumine« , poursuit le biologiste.
Pré-albumine dans le sang : les normes
Les normes de la pré-albumine sérique peuvent varier légèrement d’un laboratoire à l’autre en fonction de la méthode d’analyse utilisée. « En général, la concentration normale de pré-albumine sérique se situe entre 20 et 40 mg/dL (milligrammes par décilitre) », répond le spécialiste. Cependant, les normes peuvent varier en fonction de l’âge, du sexe et de l’état de santé général d’une personne. « Par exemple, les personnes âgées peuvent avoir des concentrations de pré-albumine sérique plus faibles en raison d’une diminution de la fonction hépatique ou d’une inflammation chronique« .
Pré-albumine basse : causes
Il existe plusieurs facteurs qui peuvent expliquer une concentration basse de pré-albumine sérique. Parmi eux : ► « Etant donné que la pré-albumine est souvent utilisée comme marqueur biologique de l’état nutritionnel d’une personne, une concentration basse de pré-albumine sérique peut indiquer une malnutrition ou une insuffisance de l’apport en protéines« , explique le médecin. ► « Les maladies inflammatoires chroniques telles que la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse peuvent également provoquer une baisse de la pré-albumine sérique en raison de l’augmentation des processus inflammatoires ». ► La pré-albumine est produite principalement dans le foie. « Une insuffisance hépatiquepeut entraîner une diminution de la synthèse de la pré-albumine et donc une concentration basse dans le sang ». ► Le Syndrome inflammatoire de réponse systémique (SIRS) peut être causé par des infections, des traumatismes ou des interventions chirurgicales majeures. « Il peut provoquer une baisse de la pré-albumine sérique en raison de la libération de cytokines inflammatoires et de l’inhibition de la synthèse de la protéine« . ► Enfin, « certains types de cancer, tels que le cancer du poumon, peuvent entraîner une baisse de la pré-albumine sérique en raison de la consommation accrue de protéines par les cellules cancéreuses« .
La pré-albumine est souvent utilisée comme marqueur biologique de l’état nutritionnel
Pré-albumine haute : causes
Une concentration élevée de pré-albumine sérique est moins fréquente qu’une concentration basse de pré-albumine. Cependant, elle peut être associée à certaines conditions. « Une hyperthyroïdie peut augmenter la synthèse de la pré-albumine par le foie, entraînant ainsi une concentration élevée de pré-albumine sérique », observe le biologiste. De même, « les corticostéroïdespeuvent stimuler la synthèse de la pré-albumine et ainsi entraîner une concentration élevée de la protéine dans le sang ».
Pré-albumine et dénutrition
La pré-albumine est souvent utilisée comme marqueur biologique de l’état nutritionnel d’une personne. En effet, une concentration basse de pré-albumine sérique est un indicateur de dénutrition aigue. « La pré-albumine est également utilisée dans le suivi de patients dénutris bénéficiant d’une thérapeutique nutritionnelle, assure le Dr Guérin. La dénutrition, est un état pathologique caractérisé par une carence en nutriments essentiels tels que les protéines, les lipides et les glucides. La dénutrition peut être causée par un défaut d’apport en nutriments essentiels ou dans des contextes de malabsorption digestive (inflammation digestive, cancers…) ».
Merci au Docteur Alexis Guérin, biologiste médical, directeur des laboratoires Cerballiance de la Manche et de Vire Normandie.
Le retour des beaux jours marque aussi le retour des moustiques… et plus en plus du moustique tigre. D’après les observations du site Vigilance-Moustiques, il serait désormais présent sur 71% du territoire français (chiffres 2023) contre 68% l’année dernière. Le moustique tigre aime les lieux habités par l’homme. Il pique comme le moustique « classique » mais plutôt le jour et peut véhiculer des maladies dont le Zika, le chikungunya ou la dengue. Les cas de dengue ont augmenté dans le sud de la France en 2022. « 2022 est une année charnière où on a franchi une étape de plus dans le risque » a expliqué Marie-Claire Paty, coordinatrice de surveillance des maladies vectorielles chez Santé publique France, au Parisien. Selon son équipe, il y a « un risque sanitaire important » pour l’été 2023. Quelle est la taille du moustique tigre ? Quels sont les départements en rouge ? Comment empêcher sa prolifération ? Que faire en cas de piqûre ? Conseils.
Carte 2023 du moustique tigre en France
En métropole, ce moustique s’est développé rapidement depuis 2004. Chaque année, le moustique tigre sort de son hibernation au printemps, période à laquelle on retrouve la conjonction humidité et chaleur. L’humidité, pour que les œufs pondus puissent se développer et passer de l’état de larve à nymphe, et la chaleur, pour que la larve pousse son développement jusqu’au stade adulte du moustique. Les cartes officielles de présence du moustique tigre(Aedes albopictus) en France métropolitaine sont destinées à l’information des décideurs et du grand public. Selon les actualisations 2023 du site Vigilance Moustiques, le moustique tigre est implanté et actif dans 71% du territoire français :
► 7 départements en vigilance orange, où le moustique tigre a été intercepté ponctuellement dans les 5 dernières années (méthodologie retenue par l’ECDC dans sa mission de suivi des espèces vectorielles invasives en Europe) : 03- Allier – 29-Finistère – 35-Ile et Vilaine – 43- Haute-Loire – 56-Morbihan – 60- Oise – 89- Yonne
Il est possible de signaler la présence du moustique tigre sur le portail officiel des autorités sanitaires :signalement-moustique.anses.fr.
Quelle est la taille du moustique tigre ?
Le moustique tigre est plus petit que le moustique autochtone que l’on a chez nous : aedes albopictus mesure environ 5 millimètres. A titre de comparaison, il est plus petit qu’une pièce de 1 centime. Le moustique autochtone, lui, mesure généralement entre un 1 centimètre.
Quelles maladies peut-on attraper à cause du moustique tigre ?
« Le moustique tigre est un vecteur potentiel de certaines maladies virales, mais il ne les porte pas systématiquement, explique Stéphane Gayet, infectiologue au CHU de Strasbourg. Les plus connues sont la Dengue, le virus du Chikungunya et le virus Zika. Il est capable de les transmettre d’une personne à une autre ». Concrètement, le moustique contracte la maladie en piquant un individu contaminé, puis le transmet en piquant une autre personne. S’il est piqué, le malade reste contagieux quelques heures avant l’apparition des manifestations et pendant la phase aiguë, généralement 5 jours suivant le début des manifestations.
>> La dengueest une maladie la plupart du temps asymptomatique. Dans 25 à 60% des cas, elle se manifeste par des symptômes proches de ceux de la grippe (fièvre élevée, frissons, maux de tête, myalgies, nausées, vomissements, douleurs articulaires…) associés à des éruptions cutanées et une grande fatigue.
>> Le chikungunya est une maladie le plus souvent bénigne, qui entraîne des symptômes comme une grande fatigue et des douleurs qui peuvent persister plusieurs semaines. En cas d’apparition de fièvre et de douleurs articulaires survenant après une piqûre de moustique, il vaut mieux consulter son médecin.
>> La maladie à virus Zika est une maladie le plus souvent bénigne mais qui peut parfois entraîner des symptômes de type grippal comme des maux de tête, des courbatures, une fatigue, mais aussi des éruptions cutanées. Elle peut également se manifester parune conjonctivite ou par une douleur derrière les yeux, ainsi que par un œdème des mains et/ou des pieds. La fièvre apparaît peu élevée et transitoire.
Quels risques en cas de piqûre de moustique-tigre ?
Stéphane Gayet tient à rassurer sur le cas du moustique tigre : « Il ne faut pas être alarmiste, ce moustique n’est pas forcément dangereux : pour qu’il transmette des maladies virales, comme la Dengue, le chikungunya ou l’infection au Zika, il faut d’abord qu’il pique quelqu’un de contaminé. Or, il y a très peu de cas en France. » Il faut donc être vigilant, mais ce n’est pas quelque-chose dont il faut avoir la hantise, car ces moustiques représentent un risque uniquement dans les pays où il y a ces maladies.
Origine : d’où vient le moustique tigre ?
Le moustique tigre, ou aedes albopictus, est un moustique originaire des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est, mais qui est désormais présent dans la plupart des pays du globe car il a su s’adapter à divers environnements et notamment en milieu urbain. « Il est arrivé en Europe dans les années 2000, par avion, ou plus probablement par bateau, puisque la vie des moustiques est liée à l’humidité », explique Stéphane Gayet, infectiologue au Chu de Strasbourg. L’espèce est aujourd’hui implantée dans plus de 100 pays sur les 5 continents de la planète. Cette expansion fulgurante, liée principalement au commerce international (de pneus notamment), lui vaut d’être classé parmi les espèces les plus invasives au monde. Il a tendance à proliférer dans toutes sortes de récipients et de réservoirs d’eau artificiels (vases, pots, bidons, gouttières…). « On l’appelle moustique tigre en référence aux lignes blanches qui strient son corps et ses pattes noires« , précise-t-il. Le moustique tigre est silencieux et diurne, autrement dit, il pique plutôt le jour (principalement le matin et le soir) sans faire de bruit, alors que le moustique a plutôt tendance à piquer la nuit.
« Le moustique tigre est très foncé, presque noir, avec de fines rayures blanches. C’est de ces rayures que vient son nom : aedes albopictus, albo signifie « blanc » et pictus « rayé », donc « rayé de blanc », explique le spécialiste. Même en vol, il est aisé de voir que le moustique tigre est plus foncé que les autres. Son corps est noir et blanc : il est facilement identifiable grâce à la ligne blanche présente le long de son thorax.
Selon les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), pour éviter la prolifération du moustique-tigre chez soi, il faut :
Si possible, allumez la climatisation (les moustiques fuient les endroits frais) ou un ventilateur ;
Vider les vases, les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable humide.
Supprimer ou vider régulièrement les petits récipients pouvant contenir de l’eau dans les jardins.
Rendre les bidons de récupération d’eau de pluie inaccessibles aux moustiques (les couvrir d’une moustiquaire ou d’un tissu fin), retourner les arrosoirs.
Prévoir une pente suffisante pour que l’eau ne stagne pas dans les gouttières.
Veiller à la bonne évacuation des eaux de pluie.
Ranger à l’abri de la pluie tous les stockages pouvant contenir de l’eau : pneus, bâches plastique, jeux d’enfants.
Pour les récipients impossibles à vider (puits, collecteurs d’eau de pluie ouverts…), on peut les couvrir hermétiquement avec de la toile moustiquaire ou, à défaut, recouvrir cette eau d’une fine couche d’huile : les larves ne peuvent plus respirer et meurent.
Entretenir son jardin, élaguer les arbres, débroussailler les haies et les herbes hautes, éviter le stockage de débris végétaux permettent de limiter les lieux de repos du moustique tigre.
La citronnelle ne protège que pendant une heure environ
Porter des vêtements longs, amples et de couleurs claires
Utiliser des répulsifs cutanés en suivant les précautions d’emploi indiquées sur l’emballage. L’Organisation mondiale de la Santé recommande d’utiliser des répulsifs cutanés, principalement ceux qui renferment du DEET de l’IR3535 ou de l’Icaridine. En revanche, les appareils électriques comme les diffuseurs ou les émetteurs d’ultra-sons ont une faible efficacité. Dans tous les cas, Il faut donc prendre au préalable l’avis de son médecin ou, à défaut, de son pharmacien, car certains produits n’ont pas d’efficacité et d’autres sont déconseillés aux femmes enceintes et aux enfants.
Utiliser des moustiquaires pour éviter que les moustiques entrent dans les maisons,
La citronnelle ne protège que pendant une heure environ contre les piqûres et est déconseillée chez les enfants âgés de moins de 2 ans.
Utiliser des diffuseurs d’insecticides à l’intérieur (prise) et des serpentins à l’extérieur.
Quelles différences avec le moustique « normal » ?
Il pique la journée : « Il est plus diurne que le moustique autochtone : il a une activité plus journalière, alors que le moustique autochtone est plus crépusculaire et nocturne », ajoute le médecin infectiologue.
Il est rayé comme un zèbre alors que le moustique classique est de couleur unie.
Il est plus petit : 0,5 centimètre contre 1 à 1,5 centimètres pour le moustique classique.
Il est plus agressif que les autres moustiques : « En effet, piquer des mammifères ou des hommes est nécessaires aux moustiques femelles, mais il semblerait que les moustiques-tigres préfèrent l’homme. »
Que faire en cas de piqûre de moustique tigre ?
« Visuellement, la piqûre est la même : on peut sentir une petite douleur, il y a un petit bouton rouge, ça gonfle et ça démange assez vite , décrit Stéphane Gayet. Le bouton ressemble à une cloque un peu plate, de 5 mm à 2 cm de diamètre, selon les personnes. Le bouton peut tourner au rouge et s’élargir s’il y a une mauvaise réaction de la peau. « Il est toujours important de désinfecter avec un antiseptique, tout de suite après la piqûre, pour limiter le risque de contagion de maladies , explique le médecin. Une fois que cela est fait, la piqûre disparaîtra d’elle-même.
Comment signaler la présence du moustique tigre ?
Si vous repérez des moustiques tigres, il est demandé de les signaler à l’ARS ou à la préfecture, qui pourra ainsi lancer un plan de lutte. Signaler la présence d’un moustique tigre permet de participer à sa surveillance, ce qui aide les autorités sanitaires à mettre en place des mesures de lutte adaptées à sa propagation sur le territoire. Mais avant de signaler un moustique tigre, vous devez disposer d’une photographie du moustique ou son état doit permettre une identification (par envoi d’un échantillon à l’opérateur en charge de la démoustication dans votre région). Une fois cette condition remplie, pour vérifier que vous êtes bien en présence d’un moustique tigre, il vous faudra répondre à trois questions :
Le moustique est-il de petite taille ?
De quelle couleur est-il ?
Dispose-t-il d’un appareil piqueur (un long appendice en prolongement de sa tête) ?
15% des patientes ont un cancer du sein dit « triple négatif », le plus difficile à soigner. Un cancer du sein triple négatif signifie qu’il n’a aucun marqueur connu à la surface des cellules cancéreuses, susceptibles de répondre à une thérapie ciblée connue, indique l‘Institut Curie. Quelles sont les causes de survenue d’un cancer du sein triple négatif ? Comment pose-t-on le diagnostic ? Comment le soigner ? Quelle espérance de vie ?
Quelle est la définition d’un cancer du sein triple négatif ?
Les cancers du sein « triple négatif » sont formés de cellules qui n’ont aucun récepteur hormonal aux œstrogènes et à la progestérone. Ils se caractérisent par une absence de surexpression du facteur de croissance HER-2. Ce sous-type de cancer du sein est associé à un profil clinique plus défavorable, avec un haut risque de métastases précoce du fait du caractère agressif de ces tumeurs, de leur réponse partielle à la chimiothérapie et de l’absence de cible thérapeutique, permettant de proposer un traitement spécifique.
Quelle est l’espérance de vie ?
Le taux de survie au cancer du sein triple négatif à 5 ans serait de 62 %.
Quelles sont les causes d’un cancer du sein triple négatif ?
« L’apparition du cancer est souvent multifactorielle, souligne le Dr Elise Deluche, oncologue spécialisée dans le cancer du sein à Gustave Roussy. Le principal facteur de risque identifié dans le cancer du sein triple négatif est la mutation BRCA1. 80% des femmes présentant une mutation BRCA1 risquent de développer un cancer du sein triple négatif mais parmi les patientes avec un cancer du sein triple négatif seulement 10% sont porteuses d’une mutation BRCA« . Cependant d’autres facteurs de risque sont aussi à prendre en compte, ils ne définissent pas spécifiquement le risque d’avoir un cancer triple négatif mais concourent au risque de cancer en général :
Les lésions à risque dites lésions pré-néoplasiques comme les hyperplasies canalaires atypiques…
Les antécédents d’irradiation thoracique
Les prédispositions génétiques autres que les mutation BRCA1 ou BRCA2.
Des facteurs hormonaux en lien avec une hyper-oestrogénie : une puberté précoce, l’absence d’allaitement …
Des facteurs de risque personnels : alcool, tabac, IMC élevé en post ménopause…
Qui sont les femmes à risque ?
Le cancer du sein triple négatif est diagnostiqué le plus souvent chez des femmes jeunes et non ménopausées (moins de 40 ans) et des femmes d’origine asiatique ou africaine. Dans certains cas, il s’agit d’une forme héréditaire de cancer du sein, avec une mutation génétique (des gène BRCA1 ou BRCA2). Beaucoup de cancers du sein triple négatif sont diagnostiqués entre deux mammographies de dépistage régulièrement programmées, on parle alors de « cancer d’intervalle », ce qui requiert la plus grande vigilance.
Quelles sont les conséquences d’un cancer du sein triple négatif ?
Le cancer du sein triple négatif présente un risque plus élevé de métastases (dissémination des cellules cancéreuses vers d’autres organes) et un pronostic plus défavorable que les autres sous-types de cancer du sein. Par rapport aux autres tumeurs du sein, les métastases concernent plus fréquemment le foie et le poumon du fait de leur diffusion plus hématologique que lymphatique (via la circulation sanguine plus que via le système lymphatique).
Quels examens pour diagnostiquer un cancer du sein triple négatif ?
Comme pour tout cancer du sein, le dépistage doit se faire sur la base de plusieurs examens : examen physique, et mammographie de dépistage. Les antécédents personnels et familiaux seront également recherchés. Ces premiers examens peuvent être complétés, en cas d’anomalie, par des examens complémentaires : échographie mammaire, biopsie mammaire, bilan sanguin, IRM, etc… Mais c’est par la biopsie de la tumeur que le diagnostic de cancer du sein triple négatif sera posé. « L’analyse immunohistochimique du statut des récepteurs hormonaux des cellules permet de diagnostiquer le cancer du sein triple négatif, poursuit la spécialiste ». Cette analyse est effectuée par un laboratoire anatomopathologique sur une pièce de biopsie mammaire, qu’elle soit réalisée dans le cadre des examens complémentaires ou après analyse des tissus de la pièce opératoire« , explique notre interlocutrice. Les trois éléments recherchés afin de pouvoir poser le diagnostic du cancer du sein triple négatif sont :
les récepteurs d’œstrogène,
les récepteurs de progestérone,
les récepteurs de la protéine HER2. Pour la caractérisation de l’HER2, une analyse génomique peut compléter l’analyse immunohistochimique.
En l’absence de réponse de ces trois éléments (s’ils reviennent négatifs), on peut alors parler de cancer du sein triple négatif. Le cancer du sein triple négatif ne sur-exprime donc aucun des récepteurs hormonaux (œstrogène, progestérone) ni le récepteur HER2. Les cellules cancéreuses ne contiennent aucun marqueur connu en leur surface et ne sont alors pas sensibles et influencées par les traitements ciblés connus comme l’hormonothérapie ou un traitement anti-HER2 (trastuzumab…). Le cancer du sein triple négatif regroupe ainsi plusieurs sortes de tumeurs cancéreuses de type et d’évolution différents. La plupart de ces tumeurs sont des carcinomes canalaires infiltrants de haut grade.
Quel traitement pour soigner un cancer du sein triple négatif ?
La prise en charge thérapeutique pour le cancer du sein triple négatif comporte des similitudes avec le traitement de tous les cancers du sein. « Le traitement comprend souvent une chirurgie mammaire, poursuit notre interlocutrice. Le type de chirurgie dépendra de la taille de la tumeur, de son emplacement, du type de tumeur et de sa possible propagation (chirurgie conservatrice ou tumorectomie chirurgie non conservatrice ou mastectomie totale, ganglion sentinelle (un à trois ganglions prélevés), curage ganglionnaire (plusieurs ganglions prélevés…)« . La chimiothérapie est le deuxième pilier du traitement du cancer du sein triple négatif, et les associations chimio thérapeutiques sont proches de celles proposées dans les différents types de cancer du sein hormono-dépendants. Une radiothérapie peut également être proposée à la suite de la chirurgie. En raison de l’absence de réponse aux récepteurs hormonaux et au récepteur HER2, le traitement par hormonothérapie et anti-HER2 (trastuzumab) serait inutile et n’est donc pas envisagé dans ce type de cancer. Il n’y a pour l’instant pas de place à l’immunothérapie en routine dans la prise en charge du cancer triple négatif en dehors d’un essai thérapeutique.
Comment évolue le cancer du sein triple négatif ?
Les risques de récidives sont plus élevés avec le cancer du sein triple négatif. Un suivi rapproché est indispensable durant les 5 premières années post-diagnostic. « Le pic de récidive se situerait dans les 3 premières années, et diminuerait rapidement alors que pour les autres types de cancer du sein, le risque de récidive est moins élevé, mais plus persistant au fil des ans, conclut le Dr Deluche. Un suivi est généralement mis en place avec une alternance de consultations entre le chirurgien, l’oncologue, et le radiothérapeute. Le gynécologue a aussi toute sa place dans le suivi car la prise en charge doit être globale. Des examens complémentaires sont aussi effectués régulièrement (mammographie annuelle…) pour s’assurer de l’absence d’anomalie ou de récidive.
Merci au Dr Elise Deluche, oncologue spécialisée dans le cancer du sein à Gustave Roussy.