Avec les performances des examens actuels, de plus en plus de nodules pulmonaires sont mis en évidence. Dans de nombreux cas, ils ne nécessitent aucun examen complémentaire et peuvent être négligés. En Europe, les scanners des poumons réalisés chez des adultes fumeurs de plus de 50 ans montrent que 30 % d’entre eux ont un ou plusieurs nodule(s) pulmonaire(s), mais moins de 5 % de ces nodules sont des cancers. C’est quoi un nodule au poumon ? Est-ce grave ? Comment savoir si le nodule pulmonaire est cancéreux ? Quels sont les traitements ? Que faire si le nodule grossit ?
Définition : c’est quoi un nodule au poumon ?
Le nodule est une formation anormale, de forme généralement arrondie, se développant à la surface d’un tissu ou bien dans un organe. Un nodule au poumon, aussi appelé « nodule pulmonaire« , est une petite boule anormale qui se forme à l’intérieur des poumons. Selon sa taille sur l’imagerie, on parlera de « micro-nodule » lorsqu’il est inférieur à 10 millimètres et de « masse » au-dessus de 3 centimètres. L’appellation « nodule » est réservée à ceux situés entre ces deux grandeurs. Le code CIM-10 désigne le 10e chapitre de la Classification Internationale des Maladies publiée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce chapitre rassemble les maladies de l’appareil respiratoire. Le code spécifique au nodule pulmonaire bénin est le D143.
« 60 % des nodules pulmonaires découverts chaque année sont bénins »
C’est quoi un micro nodule pulmonaire ?
Un micro nodule pulmonaire est un nodule de très petite taille (moins de 10 mm) localisé dans une zone des poumons. Le micro nodule est une formation anormale plus ou moins arrondie qui se développe dans le tissu pulmonaire et, plus précisément, dans les lobules pulmonaires, là où prennent naissance les bronchioles. Il est le plus souvent décelé par imagerie médicale, une radiographie standard des poumons ou un scanner. Les micro nodules pulmonaires sont le plus souvent bénins. Ils apparaissent au cours d’une infection (bronchiolite par exemple) et disparaissent spontanément en même temps que la maladie. D’autres peuvent cacher une maladie plus grave (sarcoïdose, cancer…). Il est nécessaire d’en faire une analyse après prélèvement, souvent réalisée par une fibroscopie.
Nodule au poumon : le signe de quoi ?
Le nodule peut être le signe de multiples pathologies comme une infection localisée, une tuberculose (on l’appelle dans ce cas « caverne »). Dans la majorité des cas il est bénin, mais il peut aussi parfois être le signe d’un cancer bronchique. En fonction de la taille et de la cause suspectée, un scanner ou un prélèvement du nodule sont possibles.
Comment savoir si un nodule au poumon est cancéreux ?
La réalisation d’un PET Scanest souvent nécessaire pour rechercher des informations sur le caractère cancéreux d’un nodule pulmonaire. Grâce à l’injection intraveineuse de glucose radioactif, l’examen donne des informations sur l’activité du nodule. Cet examen n’est fiable que pour des nodules dont le plus grand diamètre est supérieur à 7 ou 8 mm. Si le nodule fixe le glucose, cela ne signifie pas que le nodule est malin mais simplement qu’il a un métabolisme élevé qui peut être en rapport avec une pathologie bénigne, inflammatoire ou maligne. Une absence totale de fixation sur un nodule est en général en faveur d’un nodule bénin.
► Le nodule peut être dans certains cas « excavé », c’est à dire enclavé dans une cavité généralement limitée par une coque causée par une sorte de nécrose du poumon. Les contours sont alors irréguliers et épais à l’imagerie, ce qui suggèrent une malignité. On considère que 95% des nodules avec une paroi inferieure a 5 mm sont bénins et 84% des nodule excavés avec une paroi supérieure a 15 mm sont malins.
► Enfin, un nodule pulmonaire peut être entièrement calcifié, ce qui montre dans la plupart des cas qu’il est bénin et qu’il n’évoluera pas.
Quel traitement pour des nodules au poumon ?
Si en revanche le volume du nodule augmente, une ponction sous scanner ou une chirurgie sont recommandées pour analyser le nodule. Une prise en charge chirurgicale peut également s’avérer nécessaire selon sa localisation ou sa cause (forte suspicion d’infection à certains germes résistants aux antibiotiques par exemple).« On estime que 60 % des nodules pulmonaires découverts chaque année sont bénins. Cependant, 27 000 personnes meurt chaque année en France du cancer du poumon qui est à 90% causé par le tabagisme. N’hésitez pas à vous faire aider par votre médecin traitant ou un tabacologue en appelant le 3989 (Tabac Info Service) pour arrêter » conclut le Dr Claire Lewandowski, médecin spécialisée en médecine générale.
Comment surveiller un nodule pulmonaire ?
En cas de nodule calcifié ou si la personne n’a aucun antécédent de cancer, qu’il n’a jamais fumé et que les nodules semblent bénins, une simple surveillance peut suffire. Il faut alors faire trois scanners à trois mois d’intervalle pour s’assurer que le nodule n’a pas évolué.
En 2004, Fabienne a 28 ans et est ingénieure nucléaire. Victime d’un malaise cardiaque, elle perd connaissance. Elle rejoint alors un « autre monde » et est enveloppée dans un au-delà empli d’amour, de bienveillance et de sagesse… Avant de revenir sur Terre, dans son corps. Quinze ans plus tard, Fabienne se confie sur sonexpérience de mort imminente (EMI) et raconte au Journal des Femmes comment ce « voyage spirituel » l’a bouleversée, comment toutes ses convictions ont volé en éclats et quel sens a-t-elle alors décidé de donner à sa vie. Témoignage.
Le Journal des Femmes : Dans quel contexte faites-vous votre expérience de mort imminente ?
Je me sens comme dans « une autre dimension ».
Fabienne : Tout se passe le 10 février 2004. Je suis en formation sur mon lieu de travail. Je suis debout, entourée de mes collègues. D’un coup, je ressens des nausées et je me mets à transpirer énormément. J’ai envie d’aller aux toilettes pour vomir. Je ne comprends pas trop ce qu’il m’arrive. Mes membres tremblent, mon corps devient raide comme une planche, mes yeux révulsent. Je perds connaissance et je tombe sur le dos, la tête en arrière qui percute une table. A partir de ce moment-là, je me sens complètement ailleurs. La première chose que je me dis c’est « Je suis morte » et je ne trouve pas ça glauque. Je me sens comme dans « une autre dimension », Je sais que ça peut paraître complètement dingue mais je me retrouve dans un espace blanc, doux, beau et lumineux, qui n’a plus de limite. Je suis dans un état d’amour et de ressenti extrêmement puissant. Je me sens si bien.
Ces sensations n’ont rien à voir avec ce que j’ai connu auparavant.
Face à moi, j’aperçois des silhouettes d’hommes et de femmes qui m’accueillent. Ils sont disposés en arc de cercle. J’ai cette sensation de « retour à la maison ». Je sais que je ne suis pas sur Terre. Ces sensations n’ont rien à voir avec ce que j’ai connu auparavant. Ce moment de plénitude et de félicité est rassurant et apaisant. Tout est décuplé et en même temps j’ai l’impression que tout est très concret et d’être hyper lucide. Je me sens vivante, dans une réalité augmentée, beaucoup plus riche et puissante que celle qu’on vit au quotidien. J’entends une musique qui m’enveloppe. C’est une musique incroyablement belle et pure que je n’ai jamais entendue de ma vie et qui ne ressemble à aucune autre musique. Je veux rester tellement je suis bien ici. Mais ce n’est pas ce qui est prévu. Quand je reviens dans notre monde, je ne comprends absolument pas ce qu’il s’est passé et pourquoi je suis revenue « à la vie », dans mon enveloppe corporelle.
Combien de temps dure cette perte de connaissance ?
Fabienne : D’après mes collègues, je reste inconsciente moins d’une minute. En ce qui me concerne, je n’ai aucune notion de temps. Aucune unité de temps ne semble exister dans cet autre monde. Il y a comme un sentiment d’éternité.
Comprenez-vous ce qu’il vous arrive ?
Fabienne : Je suis perpétuellement dans une quête de compréhension d’un point de vue scientifique. Je veux comprendre ce qu’il s’est réellement passé ce 10 février 2004. Je fais des recherches dans des bouquins. L’un d’eux attire mon attention. Il s’agit d’un ouvrage de Rémy Chauvin, un biologiste, entomologiste et professeur émérite à la Sorbonne. Quelqu’un somme toute d’extrêmement sérieux qui s’intéresse aux phénomènes paranormaux – mais ce terme, je ne l’aime pas trop, car on pense tout de suite aux films surnaturels de type Poltergeist. Je préfère dire que ce sont des phénomènes pas encore expliqués par la science – et la vie après la mort. Je trouve son approche intéressante car il traite ces phénomènes du côté scientifique. Nous sommes alors plus d’un an après mon EMI. Quinze jours plus tard, je parle de ce qu’il m’est arrivé à une collègue de travail, ingénieure chimiste. Je me sens en confiance avec elle. Je sais qu’elle ne me juge pas et qu’elle ne va pas avoir de propos moqueurs ou de rejet. Elle se montre très ouverte à mon histoire et me suggère de contacter son grand-père qui s’intéresse énormément à ces sujets. Elle note sur un post-it ses coordonnées. Quand elle me le tend, je vois le nom de « Rémy Chauvin » inscrit sur le papier. Je reste bouche bée, car j’ignorais que ma collègue était sa petite-fille.
Désormais, je ne suis plus la même, j’ai des informations qui m’arrive de cet autre monde.
Et depuis mon malaise cardiaque, je multiplie ce genre de coïncidences. C’est d’ailleurs ce qu’on appelle scientifiquement des synchronicités ou des concordances de sens. Et cela me fait prendre conscience que désormais, je ne suis plus la même. J’ai des informations qui m’arrive de cet autre monde et j’ai de plus en plus d’intuition. C’est comme s’il y avait un énorme champ d’informations tout autour de moi et que ma conscience arrivait à s’y connecter. Je considère mon cerveau comme un récepteur télé ou une radio qui capte toutes les fréquences et qui peut ainsi recueillir d’autres états modifiés de conscience (nldr : des états mentaux différents des états de conscience ordinaire). Mais selon moi, tout le monde possède la faculté d’aller au-delà du mental et de se connecter à plus grand que soi. Sauf que parfois, il faut un choc émotionnel violent pour ouvrir la conscience, comme ce fut le cas pour moi avec mon malaise cardiaque. Parfois, les gens qui passent près de la mort, qui sont dans le coma ou qui ont de graves accidents enclenchent une ouverture sur un champ d’informations invisibles, impalpables et inaccessibles avec nos cinq sens habituels. Pour illustrer ce que je suis devenue, j’aime bien dire qu’avant, j’étais au bas d’un entonnoir, avec un tout petit diamètre de perception des choses, et que maintenant, j’accède à un diamètre plus grand et je suis en contact avec une autre réalité…
Votre vision du monde a-t-elle changé depuis ce jour ?
Pour moi, il y a quelque chose qui existe en plus de ce que l’on perçoit avec nos 5 sens.
Fabienne : A cette époque, je suis ingénieure matériaux dans le domaine nucléaire. Je n’ai eu ni éducation religieuse ni notions de spiritualité. Je ne crois qu’au tangible et à la matière organique. Pour moi, on vit, on meurt et puis ça s’arrête là. Donc oui, cette expérience de mort imminente chamboule toute ma vie, mes convictions et mes croyances. Pendant longtemps, j’oscille entre mon côté très scientifique, terre-à-terre et la perspective d’un champ où tout est possible. Pourtant, ce que j’ai vécu me semble plus réel que tout mon quotidien. J’ai peur de passer pour une folle, mais intimement, je sais que tout est vrai. Pour moi, il y a quelque chose qui existe en plus de ce que l’on perçoit avec nos 5 sens. Et cette pensée a complètement changé ma vision du monde. La vision du monde d’une personne si cartésienne, rationnelle et qui ne croyait en rien.
Je ne me prétends pas « médium ».
Cette EMI est pour moi un électrochoc, qui a changé le cours de ma vie. Depuis 5 ans, je me suis reconvertie en tant que sophrologue et je pratique des soins énergétiques. Je fais désormais un métier en lien avec « l’invisible ». Au cours des séances, j’ai parfois des images qui font écho aux personnes. Pour autant, je ne me prétends pas « médium ». Alors, est-ce de l’intuition ? Je l’ignore encore. La nuit, je fais des rêves prémonitoires. Pour autant, je ne les contrôle pas et je ne cherche pas à faire de la voyance, à prédire le futur ou à communiquer avec les morts.
Ces rêves prémonitoires, ne sont-ils pas trop pesants au quotidien ?
Heureusement, c’est souvent des rêves très positifs. Je ne rêve pratiquement jamais de mort de mes proches par exemple. Il m’arrive cependant de faire des cauchemars prémonitoires, comme l’an dernier : je rêve d’une fusillade, neuf jours avant qu’une tuerie dans un lycée de Sante Fe au Texas (mai 2018) se produise. Dans ce rêve, je suis une jeune femme cachée sous une table située dans une salle de cours. J’ignore que je me trouve au Texas, mais je sais que je suis aux Etats-Unis et j’ai extrêmement peur. Dans l’embrasure de la porte se trouve un jeune homme armé d’un fusil. Il veut tuer tout le monde. A ce moment-là, je n’ai qu’une pensée : devenir invisible pour ne pas me faire tuer. Je me réveille, je suis en nage. C’est assez effrayant d’être dans une autre réalité, car j’ai l’impression parfois de capter des informations avant que l’événement arrive et de ne pas pouvoir m’en servir pour empêcher certains drames. Et en même temps, je ne peux rien faire. Je ne peux pas aller voir la police et raconter mes rêves. Personne ne me prendrait au sérieux ! Alors je me contente des les écrire chaque matin pour pouvoir les analyser.
N’importe qui peut vivre une EMI (…) il n’y a pas de profil-type.
Avez-vous déjà rencontré d’autres personnes comme vous ?
Fabienne : Il y a plein d’études sur les expériences de mort imminente aux Etats-Unis et au Canada, mais malheureusement très peu en France. Raymond Moody est le premier médecin psychiatre américain à mettre un nom sur ces expériences et à les étudier. Au fil de ses recherches, il se rend compte que n’importe qui peut vivre une EMI et ce, indépendamment de la religion, la culture, l’âge, la profession, les croyances ou le lieu de résidence. Il n’y a pas de profil-type.
Je suis arrivée en une fraction de seconde dans un autre monde, un espace blanc, doux et lumineux.
La plupart des personnes qui ont connu une EMI décrivent trois étapes : premièrement, une sortie de corps où la personne se voit flotter au-dessus de son corps, deuxièmement, elle se sent aspirée dans un tunnel blanc et lumineux. Puis enfin, elle se retrouve dans un endroit immaculé où elle est accueillie par des défunts. Ces morts lui disent parfois « Ce n’est pas le moment, il faut redescendre sur Terre » et lui mettent une sorte de limite qu’il ne faut pas franchir. C’est un peu comme si on vivait une espèce de démonstration et d’aperçu de ce qu’il y aurait après la mort. Moi je n’ai connu que la troisième étape : je suis arrivée en une fraction de seconde dans un autre monde, un espace blanc, doux et lumineux. Et le Pr Rémy Chauvin m’avait dit à l’époque « Mademoiselle, rassurez-vous vous êtes des milliers de personnes à vivre ça. Mais malheureusement, c’est quelque chose qui est peu étudié, surtout en France. » Et en effet, vous n’imaginez pas le nombre de personnes, y compris des médecins, qui m’écrivent en me disant que ça leur ait arrivé et qu’ils n’ont jamais osé en parler.
Les phénomènes surnaturels sont souvent perçus comme du charlatanisme ou des hallucinations.
Pourquoi, selon vous, ces phénomènes restent-ils confidentiels en France ?
Fabienne : La France est le pays de Descartes. On est très rationnel et on a toujours besoin de preuve. Les phénomènes surnaturels sont souvent perçus comme du charlatanisme ou des hallucinations. On est beaucoup dans le jugement, on est souvent hyper fermé et on a toujours tendance à trouver des explications scientifiques pour balayer d’un revers de main ces phénomènes-là. Selon moi, on a besoin de sortir de ce dogme matérialiste et de placer le palpable au cœur de notre vie car on se rend compte que dans l’infiniment petit, tout n’est que vibration et énergie. Et ça, la physique quantique nous le prouve.
En août 2019, vous publiez votre livre « Mon bref passage dans l’autre monde » (éd. Leduc). Pourquoi avoir envie de révéler votre EMI au grand jour ? N’avez-vous pas eu peur d’être jugée ?
Fabienne : Oh que si ! (rires) Mais le fait d’écrire et de poser des mots sur ce que je vis, me permet de faire ma psychothérapie et de prendre conscience que je suis loin d’être la seule à vivre ça. J’ai besoin de partager ma propre expérience, de me sentir écoutée et comprise. Cela permet aussi de rassurer beaucoup de personnes et d’ouvrir des portes. Après, il y a toujours des gens qui sont complètement réfractaires et qui dénigrent tout ça. Moi, je souhaite juste relater mon expérience, je ne veux en aucun cas convaincre. Selon moi, la réalité n’est peut-être pas celle que l’on perçoit. et le nier serait à mon sens une réaction un peu bête, surtout au 21e siècle. Parce qu’on a aujourd’hui plein de moyens d’avancer et de changer notre regard sur la vie et la mort. Et je pense que le fait de se tourner vers le merveilleux et de garder son âme d’enfant est la plus belle manière de vivre…
Le pityriasis rosé de Gibert est une affection de la peau qui se manifeste par une dermatose. La cause principale de cette pathologie bénigne est la contraction du virus de l’herpès. Ses symptômes sont principalement cutanés. Comment reconnaître un pityriasis ? Comment soigner le pityriasis rosé ? Quels risques en cas de grossesse ?
Définition : qu’est-ce que le pityriasis rosé de Gibert ?
Le pityriasis rosé de Gibert est une pathologie bénigne de la peau doit son nom au Dr Camille-Melchior Gibert, dermatologue français qui la décrit pour la première fois en 1860. Cette pathologie se manifeste par une dermatose-erythémo-squameuse d’évolution cyclique qui disparaît spontanément en quelques semaines.
Quelles sont les causes du pityriasis rosé de Gibert ?
Le pityriasis rosé de Gibert est vraisemblablement provoqué par un virus saisonnier de type herpès-virus (HHV6 ou HHV7) avec des pics d’épidémies le plus souvent au printemps et à l’automne. Comme pour tous les virus, les personnes fatiguées ou immunodéprimées y sont plus sensibles.
Qui est le plus concerné par le pityriasis ?
Il touche essentiellement les grands enfants, les adolescents et les jeunes adultes (10 à 30 ans) et le plus souvent des femmes. Il ne survient généralement qu’une seule fois au cours de la vie.
Dans un premier temps, une plaque en médaillon apparaît, au contour rose et inflammatoire et au centre beige, pouvant atteindre plusieurs centimètres de diamètre. Cette plaque est souvent localisée sur le thorax, l’intérieur des cuisses, les bras, le pubis ou l’abdomen, mais aussi sur les bras ou les mains. Quelques jours après son apparition, la dermatose évolue sous la forme d’une éruption de petites plaques diffuses qui peuvent continuer à apparaître par poussées pendant quelques semaines jusqu’à disparaître totalement. Dans la majorité des cas, cette dermatose a été précédée de très légers symptômes viraux (petite fièvre, maux de têtes, nausées, maux de gorge…) environ une semaine avant le début des éruptions.
Comment reconnaître un pityriasis ?
« La plupart du temps, il n’y a pas besoin d’examen complémentaires à l’examen clinique. La seconde poussée d’éruption permet généralement de confirmer le diagnostic« , explique le Dr Estelle Roux, dermatologue à Paris. Uniquement en cas de doutes lié à d’autres symptômes associés (fièvre, fatigue, courbatures …), il peut être utile de faire un dépistage de syphilis et de VIH, deux virus susceptibles de provoquer une dermatose semblable.
Comment soigner le pityriasis rosé ?
« En l’absence de démangeaisons, l’application d’une crème émolliente suffit en attendant la disparition spontanée des symptômes en 5 à 8 semaines » conseille le Dr Roux « Des dermato-corticoïdes voire des antihistaminiquespeuvent être prescrits si les plaques démangent« .
Pityriasis rosé de Gilbert et grossesse
Du fait de sa prévalence plus importante chez les femmes jeunes, le pityriasis rosé est susceptible de toucher les femmes pendant leur grossesse. Pas de panique, cette maladie bénigne ne nécessitant aucun traitement et disparaissant spontanément en quelques semaines ne présente aucun risque pour le bébé.
La thrombopénie désigne une diminution anormale de la quantité de plaquettes dans le sang. Elle peut être centrale, périphérique ou survenir pendant la grossesse. Les principaux symptômes de la thrombopénie sont des hémorragies. Le traitement de la thrombopénie dépend de sa cause et de la gravité du syndrome hémorragique. C’est quoi la thrombopénie ? Quel est le taux normal de plaquettes dans le sang ? Est-ce grave ? Comment la soigner ?
Définition : c’est quoi la thrombopénie ?
Aussi appelée thrombocytopénie, la thrombopénie correspond à une diminution anormale du nombre de plaquettes dans le sang. Comme les globules rouges et blancs, les plaquettes sont des cellules sanguines fabriquées dans la moelle osseuse. « Leur rôle est de prévenir les saignements en jouant un rôle dans l’hémostase« , explique le Dr Lin-Pierre Zhao, hématologue. Il existe plusieurs types de thrombopénies :
► Elle peut être centrale lorsqu’elle est provoquée par une faible production de plaquettes par la moelle osseuse, « après une chimiothérapie par exemple ou en cas de maladie de la moelle osseuse ».
► Elle peut aussi être périphérique lorsque les plaquettes sont détruites dans le sang, pour cause auto-immune, ou induite par certains médicaments, une cirrhose, une splénomégalie (rate de taille augmentée). « Les causes de thrombopénies sont très variées et peuvent par conséquent toucher de nombreux individus aux profils très variés« , précise Lin-Pierre Zhao.
► La thrombopénie peut aussi survenir lors d’une grossesse. « Il s’agit alors d’une thrombopénie très modérée qui n’engendre aucune complication. Le mécanisme repose sur une dilution du nombre de plaquettes lors de la grossesse« .
Quel est le taux normal de plaquettes dans le sang ?
Le taux de plaquettes normal fluctue entre 150 000 et 450 000 par millimètre cube de sang. En dessous de 150 000, on parle de thrombopénie.
Quels sont les signes d’une thrombopénie ?
Les principaux symptômes de la thrombopénie sont des hémorragies, visibles sous forme de pétéchies ou purpura, soit des taches rouges ou violacées sur la peau. Des saignements anormaux au niveau du nez et de la bouche, des règles abondantes chez les femmes, et des hématomes peuvent également survenir.
Quelle est la cause d’une thrombopénie ?
Une thrombopénie centrale peut être le symptôme d’une maladie primitive médullaire comme les syndromes myélodysplasiques, ou peut être secondaires à d’autres causes parmi lesquelles on retrouve les carences en vitamine B9/B12, certaines infections virales, la toxicité de la chimiothérapie. Dans le cas d’une thrombopénie périphérique, le faible nombre de plaquettes est dû à une répartition anormale ou à leur destruction. « La thrombopénie peut être la cause d’une mauvaise répartition des plaquettes comme dans les cas de cirrhose, de splénomégalie ou d’une dilution comme lors de la grossesse. Ces thrombopénies sont en général très modérées et n’ont pas de répercussion clinique« , ajoute Lin-Pierre Zhao. La thrombopénie peut également être d’origine auto-immune, liée à une auto-destruction des plaquettes. La thrombopénie périphérique peut également être d’origine immuno-allergique : dans ce cas, elle est généralement provoquée par la prise d’un médicament, des molécules comme la quinine pouvant causer la destruction de plaquettes.
Comment savoir si on a une thrombopénie ?
La thrombopénie est définie si le nombre de plaquettes est inférieur à 150 g/L de sang. Le taux est déterminé au moyen d’un hémogramme (analyse du sang). Un interrogatoire et un examen clinique sont également pratiqués. En l’absence de signes cliniques, le médecin doit éliminer une fausse thrombopénie en analysant le frottis sanguin et en vérifiant qu’il ne présente pas d’amas. Un myélogramme (analyse de la moelle osseuse) peut être demandé pour déterminer l’origine de la thrombopénie. En cas de thrombopénie, il vous faut consulter votre médecin généraliste, car « tout médecin est capable d’interpréter un hémogramme« .
Le risque majeur de la thrombopénie est la survenue d’hémorragies
Traitements : comment soigner une thrombopénie ?
Le traitement de la thrombopénie dépend de sa cause et de la gravité du syndrome hémorragique. Dans certains cas, la prise en charge peut se limiter à une surveillance clinique et biologique. « Si l’enquête diagnostique sur la cause de la thrombopénie est nécessaire dès lors que les plaquettes sont inférieures à 100 000, le traitement de la thrombopénie n’est nécessaire que si le taux de plaquettes est d’avantage abaissé. Dans ce cas, le traitement est le traitement de la cause de la thrombopénie, et une transfusion plaquettaire peut s’avérer nécessaire dans des circonstances bien précises« , conclut Lin-Pierre Zhao.
Est-ce que la thrombopénie est grave ?
Le risque majeur de la thrombopénie est la survenue d’hémorragies, qui habituellement ne surviennent que pour des taux de plaquette très bas, inférieurs à 50 000.
Merci au Dr Lin-Pierre Zhao, hématologue à l’AP-HP et membre de l’Association des Internes en Hématologie.
Un lipome est une boule de graisse qui se développe sous la peau au niveau des bras, du cou, du torse ou des seins dans la majorité des cas. La cause d’un lipome est le plus souvent inconnue. Il s’agit généralement d’unetumeur bénignemais dans certains cas, il peut évoluer en tumeur cancéreuse. C’est quoi un lipome ? Est-ce douloureux ? Quand le retirer ?
Définition : c’est quoi un lipome ?
Les lipomes sont des boules de graisse de 5 à 7 cm de diamètre qui se forment sous l’épiderme par l’agglomération de globules graisseux. Cela arrive quand certaines cellules du tissu adipeux prolifèrent tellement qu’elles finissent par constituer une nodosité, appelée lipome. « Il s’agit donc d’une tumeur, bénigne dans la très grande majorité des cas« , explique le Dr Marie Estelle Roux, dermatologue. On n’en connaît pas vraiment l’origine, ils apparaissent sur différentes parties du corps, notamment sur les bras, le cou, le torse ou le sein. Il existe trois principaux types de lipomes :
le lipome circonscrit (apparaissant sous la peau ou dans un muscle),
le lipome diffus (beaucoup plus rare, s’apparentant à une tumeur bénigne),
l’adéno-lipomatose (qui désigne un lipome associé à une adénopathie sous-jacente, localisée dans un ganglion lymphatique).
Ces tumeurs affectent principalement les adultes entre 40 et 60 ans. On parle parfois à tort de « kyste graisseux » pour désigner le lipome. Or « le terme « Kyste graisseux » n’est pas un terme médical, quand c’est graisseux, on ne parle donc pas de kyste, mais d’un lipome « , explique la dermatologue.
Le lipome est souvent localisé au niveau de la ceinture scapulaire (les deux omoplates et les deux clavicules) et des bras, mais il peut aussi se situer au niveau des seins, du visage ou des jambes. Le lipome n’entraîne pas de symptômes. Ils peuvent rester un moment avant qu’on détecte leur existence, sauf s’ils se trouvent dans un endroit inesthétique. Ils se diagnostiquent donc par palpation.
Est-ce que le lipome est douloureux ?
Ils peuvent parfois provoquer une douleur s’ils se développent à proximité d’un nerf, ou si, dans de très rares cas, la tumeur devient cancéreuse.
Quelles sont les causes d’un lipome ?
« Leur origine est souvent inexpliquée« , explique le Dr Marie Estelle Roux, il peut y avoir des prédispositions génétiques, ou ils peuvent apparaître à la suite d’un choc, par exemple au front quand un patient s’est cogné« . S’ils sont souvent béguins, ils peuvent inquiéter certains patients qui les confondent avec une tumeur maligne.
Comment différencier un lipome d’une tumeur cancéreuse ?
Les lipomes n’entraînent en général aucune complication, ils sont dans la très grande majorité des cas bénins. « Si le médecin à un doute, un examen clinique pourra dire s’il s’agit d’une tumeur bénigne ou cancéreuse« , précise le Dr Marie Estelle Roux. « C’est la consistance et la mobilité du lipome qui indiquent sa nature. Si le lipome change d’aspect, grossit, devient dur ou douloureux, il peut être cancéreux et il faut donc consulter, mais c’est une situation très rare« .
Comment retirer un lipome ?
Il est possible de retirer les lipomes par liposuccion(aspiration de la graisse) ou par ablation chirurgicale. La résection du lipome est indiquée seulement lorsque sa situation est gênante pour l’individu : à savoir « lorsqu’il entraîne une douleur, une gêne fonctionnelle ou esthétique, mais aussi lorsque le médecin à un doute sur la nature bénigne« , détaille Marie Estelle Roux. Alors, comment choisir entre liposuccion et chirurgie ? « C’est au cas par cas« , explique la dermatologue. « La liposuccion permet une opération rapide et sans cicatrice. » Elle est donc recommandée pour les petits lipomes. Quant à la chirurgie, « elle seule garantie qu’il n’y aura pas de récidive, car il n’y a qu’en opérant qu’on peut être totalement sûr de retirer toute la tumeur. Mais elle engendre une cicatrice aussi large que la taille du lipome« .
L’opération du lipome est-elle remboursée ?
Quant au remboursement de l’opération, cela dépend de sa raison d’être. Si c’est uniquement esthétique, elle n’est pas prise en charge. En revanche, si c’est une nécessité médicale, la Sécurité sociale rembourse une partie de son coût, et la mutuelle complète le remboursement en fonction du taux souscrit.
Les grains de Fordyce sont des petits boutons clairs généralement localisés sur la bouche ou les organes génitaux (petites lèvres chez la femme, pénis chez l’homme). Indolores, ils apparaissent le plus souvent à la puberté et peuvent persister longtemps. Les grains de Fordyce sont bénins mais si ils sont associés à d’autres symptômes, il faudra consulter un médecin. C’est quoi les grains de Fordyce ? Est-ce contagieux ? Quels sont les risques ?
Définition : c’est quoi les grains de Fordyce ?
Les grains de Fordyce sont des glandes sébacées bénignes, qui ressemblent à des petits boutons de couleur blanc-jaune pâle et qui mesurent 1 à 2 millimètres. Non douloureux, ils se retrouvent au niveau des lèvres et de la bouche, mais aussi sur les organes génitaux. De plus « ces points jaunes sont le plus souvent isolés, parfois confluents, visibles mais non palpables(c’est-à-dire sans aucune épaisseur)« indique le Dr Jean-Noël Dauendorffer, dermatologue.
Les grains de Fordyce chez l’homme
Chez l’homme, les grains de Fordyce se retrouve au niveau des organes génitaux, sur le pénis mais pas sur le scrotum ni sur les testicules.
« Les grains de Fordyce ne nécessitent aucun traitement »
Les grains de Fordyce chez la femme
« Chez la femme, ils se retrouvent le plus souvent sur les petites lèvres et sont rares sur les grandes lèvres. La découverte est fortuite lorsque la femme se regarde avec un miroir ou lorsqu’elle est examinée par un médecin » complète le Dr Dauendorffer.
Quelles sont les causes des grains de Fordyce ?
Les grains de Fordyce ne reflètent d’aucune pathologie. Ces petits boutons apparaissent en général au moment de la puberté et peuvent persister le plus souvent toute la vie, tout en diminuant peu à peu de taille et d’intensité. Leur origine est liée à une augmentation de la taille et du nombre des glandes lubrifiantes, qui permettent d’éviter un dessèchement de la peau.
Malgré leur présence sur les organes génitaux, les grains de Fordyce ne s’apparentent pas à une infection sexuellement transmissible et ne sont pas contagieux.
Quelles sont les complications des grains de Fordyce ?
Les grains de Fordyce ne peuvent pas s’infecter ou provoquer de maladies secondaires. « Ce n’est qu’une variation physiologique et pas une maladie« , précise le Dr Jean-Noël Dauendorffer. Bien que non contagieux et non douloureux, les grains de Fordyce ne sont toutefois pas très esthétiques, et surtout, peuvent provoquer de véritables angoisses lorsqu’ils apparaissent à la puberté sur les organes génitaux. D’ailleurs, leur présence sur le pénis (d’autant plus visibles lorsque le sexe est en érection) peut conduire à des blocages sexuels, voire à une dépression, mais également perturber leurs partenaires. D’où l’intérêt de rassurer le patient sur la non dangerosité de ces boutons.
Quand consulter pour des grains de Fordyce ?
Puisque non douloureux, il faut consulter son médecin « en cas de prurit ou de douleur vulvaire pour trouver une autre cause que les grains de Fordyce », assure le Dr Jean-Noël Dauendorffer. En effet, cette consultation permettra de « s’assurer que les lésions observées ne sont que des grains de Fordyce, et pas une infection sexuellement transmissible (IST) comme des condylomes« .
Comment faire disparaître les grains de Fordyce ?
Les grains de Fordyce, considérés comme bénins, ne nécessitent aucun traitement. Vouloir essayer de s’en débarrasser est inutile car impossible. Il est important de pas s’acharner sur cette particularité et les accepter comme on accepte des taches de rousseurs.
Merci au Dr Jean-Noël Dauendorffer, dermatologue et Secrétaire du groupe Maladies ano-génitales (MAG) de la Société Française de Dermatologie (SFD).