Les pellicules touchent une personne sur trois. Elles peuvent être très nombreuses et persistantes et nécessitent un traitement spécifique. On distingue les pellicules grasses et les pellicules sèches. Comment les reconnaître ? Comment faire disparaître des pellicules ? Est-ce que le stress peut donner des pellicules ? Le point sur les causes, les symptômes et les traitements.
Définition : c’est quoi des pellicules ?
Elles se définissent par des squames de peau. « Elles sont la conséquence d’un emballement du renouvellement des cellules du cuir chevelu. C’est ce qui provoque leur desquamation », explique le Docteur Paul Dupont, dermatologue. Il existe deux sortes de pellicules : sèches et grasses.
Comment reconnaître les pellicules sèches ?
Les pellicules sèches sont de couleur blanche et tombent seules. Des démangeaisons y sont la plupart du temps associées. Les pellicules sèches sont les plus fréquentes. Elles touchent les cuirs chevelus normaux ou secs, sont blanches, plates et se détachent facilement des cheveux et des vêtements. Elles ne sont gênantes que d’un point de vue esthétique. Les pellicules peuvent également apparaître au niveau des sourcils.
« Les pellicules grasses, quant à elles, collent aux cheveux et s’accompagnent d’une hyper séborrhée du cuir chevelu« , note le spécialiste. Elles touchent les cuirs chevelus gras. Ce sont en effet des foyers idéaux pour le pityriasis capitis, appelées plus communément pellicules, qui se nourrit de l’excès de sébum produit par ce type de cheveu. Les pellicules grasses ont un aspect jaunâtre. Elles se présentent sous forme de plaques plus ou moins grandes qui restent collées au cuir chevelu, provoquant des démangeaisons voire des chutes de cheveux. Des shampoings antipelliculaires peuvent éviter la prolifération. La consultation d’un dermatologue représente un recours possible pour traiter cette affection.
Quelle est la cause des pellicules ?
Les pellicules sont de fines squames du cuir chevelu. Elles sont généralement dues à l’activation anormale d’un petit champignon, le pityriasis, qui accélère le renouvellement du cuir chevelu. Normalement, un cycle de renouvellement est de 21 jours et permet l’élimination des cellules mortes de l’épiderme de manière totalement invisible. Lorsque ce cycle dure moins de 21 jours, en revanche, les cellules se multiplient trop vite et s’accumulent à la surface du cuir chevelu et forment une poudre blanche (pellicules sèches) ou des particules graisseuses (pellicules grasses).
Comment éliminer les pellicules ?
Les traitements contre les pellicules durent en moyenne une dizaine de jours.
► Contre des pellicules sèches, des shampoings antipelliculaires sont recommandés. Ce type de produit contient des actifs comme l’huile de cade, le goudron ou encore le zinc, qui facilite le renouvellement des cellules superficielles du cuir chevelu.
► Contre des pellicules grasses, il est préférable d’opter pour un traitement à base d’antifongiques et d’acide salicylique qui détruisent les particules et les agglomérats graisseux. Il s’agit généralement d’ampoules à appliquer sur le cuir chevelu. Le traitement dure en général une dizaine de jours et s’utilise 2 fois par semaine.
Dans tous les cas, si les pellicules persistent, consultez votre dermatologue. Lorsque le diagnostic de dermite séborrhéique est posé, une partie du traitement consiste à agir sur certains facteurs pouvant intervenir, dont le stress. Le fait de réduire l’exposition au stress permet notamment d’atténuer les symptômes (état pelliculaire), et de prévenir une aggravation de la pathologie.
Est-ce que le stress donne des pellicules ?
Oui, mais seulement dans certains cas. Il est notamment en cause dans l’état pelliculaire lié à un type de dermatose assez courante, la dermite séborrhéique. Le stress est reconnu comme un facteur déclenchant, ou aggravant, d’un état pelliculaire lié à une dermite séborrhéique, une affection fréquente observée chez 3 % à 5 % de la population. Cette maladie inflammatoire de la peau se manifeste par des rougeurs et des squames sur le visage ou sur le cuir chevelu. Dans le cas d’une atteinte du cuir chevelu, des pellicules plus ou moins séborrhéiques (pellicules grasses) apparaissent. A noter que la dermite séborrhéique est une pathologie multifactorielle : si le stress est parfois impliqué, les crises peuvent également être précipitées par les variations saisonnières et l’environnement (ex : pollution).
► Différents états émotionnels sont identifiés parmi les facteurs contributeurs : anxiété, dépression, sollicitation trop importante du corps, surmenage, burn-out.
► De nombreux autres facteurs favorisent l’apparition des pellicules : facteurs héréditaires, excès de sébum (cheveux gras ou suintant), nervosité, problèmes digestifs, dérèglement hormonal, mauvaise hygiène capillaire, utilisation de shampoings trop détergents, cheveux mal rincés, usage de produits coiffants.
Quelle est la différence entre des pellicules et des lentes ?
Les pellicules sont à distinguer des lentes qui sont les œufs des poux.« Celles-ci sont en général le long du cheveu et y adhèrent, contrairement aux pellicules » précise notre interlocuteur.
Comment éviter les pellicules dans les cheveux ?
Le pityriasis qui génère les pellicules est un petit champignon présent sur tous les cuirs chevelus. Il est donc impossible de s’en débarrasser. Il est en revanche possible d’empêcher sa prolifération anormale, notamment en consommant des aliments riches en vitamine A (qui assainit le cuir chevelu et calme les irritations), type carottes, abricots, persil, patate douce, blette, foie ou poisson, et en utilisant des humidificateurs : l’air sec peut en effet entraîner l’apparition de pellicules.
« Aujourd’hui, on considère que le sepsis est toujours sévère, si bien que le terme de ‘sévère’ n’est plus ajouté. Le sepsis est une forme d’infection très grave associée à un certain degré de défaillance d’un ou plusieurs organes qu’il s’agisse du rein, du cerveau, des poumons, du foie… La sévérité est attestée par le taux de mortalité de 30 à 35%« , explique Jean-Louis Vincent, professeur de soins intensifs à l’université de Bruxelles et auteur de nombreuses publications dans le domaine. Le terme de sepsis vient remplacer celui de septicémie qui fait référence au passage de microbes dans le sang. « Or, aujourd’hui, on considère qu’il n’est pas nécessaire que le microbe passe dans le sang pour qu’il y ait infection grave.«
En règle générale, en cas de sepsis , le patient présente une hypotension artérielle, des vertiges, parfois de la fièvre. A cela s’ajoutent les signes de la défaillance de l’organe :
Insuffisance respiratoire si les poumons sont atteints ;
Production d’urines diminuée
Créatinémie supérieure à 176 μmol/l si les reins sont atteints
Présence d’un certain degré de jaunisse et bilirubinémie supérieure à 78 μmol/l en cas d’atteinte du foie
« Parfois le tableau infectieux est évident mais d’autres fois, l’infection n’est pas si claire si le tableau est un peu atypique, si bien que la défaillance d’organes est à l’avant-plan », souligne Jean-Louis Vincent.
Le sepsis sévère peut-il évoluer en choc septique ?
Le choc septique est la forme la plus grave de sepsis. Il est associé à une défaillance circulatoire aiguë avec une diminution dangereuse de la tension artérielle et une atteinte de tous les organes puisque ceux-ci ne sont plus suffisamment bien irrigués par le sang. Le choc septique a un taux de mortalité de 40% et doit être pris en charge en urgence afin d’éviter le décès.
Quelles sont les causes d’un sepsis ?
« L’atteinte de n’importe quel organe peut être à l’origine du sepsis » mais les causes principales sont :
Une pneumonie ou tout autre infection pulmonaire ;
Une infection urinaire ;
Une infection d’une plaie qui s’aggrave ;
Une péritonite, gastro-entérite ou autre pathologie abdominale ;
Une méningite…
Que faire en cas de sepsis sévère ?
Il est important de se rendre aux urgences car le sepsis ne peut être soigné qu’au sein d’un hôpital, souvent même en service de réanimation.
Quel est le traitement d’un sepsis sévère ?
Dans le cadre d’un sepsis sévère, il est important de prendre en compte, d’une part, le traitement de l’infection et d’autre part le support des organes.
► Un traitement par antibiotiques. Dans un premier temps, une antibiothérapie à spectre large est mise en place afin de couvrir tous les micro-organismes possibles. « Une fois l’antibiogramme effectué, les résultats des tests microbiologiques permettent souvent de réduire le spectre pour éviter l’émergence d’une résistance bactérienne », explique notre interlocuteur.
► Un traitement chirurgical. « Par exemple, si le sepsis provient d’un abcès, il faudra alors le drainer », souligne Jean-Louis Vincent.
► Un traitement de soutien. Enfin, pour soutenir les organes, des médicaments comme la noradrénalinesont administrés pour faire monter la tension artérielle, l’utilisation d’un respirateur est nécessaire pour soutenir les poumons, une dialyse peut être obligatoire pour sauver les reins ou encore des plaquettes sont transfusées afin de pallier les troubles de coagulation importants.
Merci à Jean-Louis Vincent, professeur de soins intensifs à l’université de Bruxelles et co-auteur de Sepsis sévère et choc septique
La sarcoïdose est une maladie inflammatoire qui se caractérise par un amas de cellules inflammatoires dans certains organes. La sarcoïdose pulmonaire concerne 90 % des cas. Dans la population générale, une personne sur 5 000 à 20 000 est concernée. Chaque année, 6 000 à 12 000 nouveaux cas sont diagnostiqués en France. C’est quoi la sarcoïdose ? Quels sont les symptômes ? Peut-on mourir de la sarcoïdose ? Quels sont les traitements ?
Définition : c’est quoi la sarcoïdose ?
Anciennement appelée « maladie de Besnier-Boeck-Schaumann », la sarcoïdose est une maladie inflammatoire principalement diagnostiquée chez l’adulte entre 25 et 45 ans. Elle se caractérise par la formation d’amas de cellules inflammatoires (les « granulomes ») dans différents organes. Sont principalement touchés les poumons (90 % des cas) et les ganglions lymphatiques (adénopathies), ainsi que les articulations, la peau, les yeux, le cœur, le foie, le système nerveux et les reins.
Qu’est-ce qui provoque une sarcoïdose ?
Les causes de cette maladie sont encore inconnues. Une hyper-réactivité du système immunitaire à une ou plusieurs substances est aujourd’hui suspectée, sans que l’origine ne soit déterminée.
Quels sont les symptômes de la sarcoïdose ?
La présence des granulomes est souvent asymptomatique, et la découverte de la maladie souvent fortuite. La sarcoïdose peut toutefois se manifester par :
une toux sèche persistante (au-delà de 15 jours),
des troubles visuels et rougeur de l’œil,
La sarcoïdose est potentiellement mortelle
des lésions cutanées (érythème, plaques en relief, cicatrice inflammatoire),
une hypertrophie d’un ganglion palpable (creux de l’aine, cervical)
Peut-on mourir de la sarcoïdose ?
La maladie disparaît spontanément en 2 mois dans 80 à 90 % des cas. Elle rechute dans 5 % des cas, et peut évoluer dans 10 % des cas vers une forme chronique. C’est pourquoi une surveillance est nécessaire. Cette maladie peut engendrer plusieurs complications, comme une fibrose pulmonaire (5 à 10 % des cas) et/ou une insuffisance respiratoire.« L’atteinte cardiaque, toujours recherchée et notamment la survenue d’un trouble du rythme et son risque de mort subite en font toute la sévérité et de fait, en font une maladie potentiellement mortelle. L’atteinte neurologique, assez rare, de diagnostic difficile lorsque inaugurale peut être à l’origine de séquelles (troubles des fonctions cognitives, déficit sensitif ou moteur) » prévient le Pr Hervé Lévesque, spécialiste en médecine interne.
Comment détecter une sarcoïdose ?
« Le diagnostic évoqué sur une radiographie ou un scanner notamment pulmonaire doit être confirmé par une histologie (biopsied’un ganglion ou d’un organe, bronche par exemple lors d’une bronchoscopie) », explique le Pr Hervé Lévesque, qui ajoute : « Au diagnostic de la maladie, différents examens peuvent être pratiqués pour préciser les organes touchés : scanner, analyses de sang et d’urine, examen ophtalmologique, électrocardiogramme, échographie cardiaque, ou contrôler leur fonction (épreuves fonctionnelles respiratoires). L’atteinte pulmonaire étant la plus fréquente, le spécialiste le plus à même de prendre en charge une sarcoïdose est un pneumologue. Néanmoins, en cas d’atteinte cutanée prédominante un dermatologue peut faire le diagnostic ou en cas d’atteinte ophtalmologique initiale, un ophtalmologiste. « L’élément important est un bilan complet fait au décours par le pneumologue ou un spécialiste de médecine interne », résume le Pr Hervé Lévesque.
Quel traitement pour la sarcoïdose ?
« Le plus souvent une simple surveillance est proposée. Dans certains cas, un traitement de fond est proposé reposant avant tout et toujours en première intention sur les corticoïdes. Ce traitement est systématique en cas d’atteinte viscérale grave notamment cardiaque, rénale ou hépatique, en cas de localisation ophtalmologique sévère ou en cas d’atteinte du parenchyme pulmonaire évolutive », continue notre expert. Les immunosuppresseurs ou des biothérapies destinés à soulager l’inflammation, peuvent parfois être prescrits en seconde intention, aux patients malades chez qui les corticoïdes sont insuffisamment inefficaces ou dans un but d’épargne cortisonique.
Merci au Pr Hervé Lévesque, spécialiste en médecine interne et membre de la Société Nationale Française de Médecine Interne (SNFMI).
L’artérite désigne l’inflammation d’une artère qui cause la diminution de son calibre. On distingue l’artérite des membres inférieurs, l’artérite temporale, l’artérite de Takayasu et l’artérite des membres supérieurs. L’artérite se manifeste différemment selon la région qu’elle concerne, mais elle est souvent asymptomatique à ses débuts. Quelles sont les causes de l’artérite ? Quelles sont les conséquences d’une artérite ? Comment guérir une artérite ?
Définition : c’est quoi l’artérite ?
L’artérite est une inflammation d’une artère qui provoque un rétrécissement de son calibre (sténose). Environ 90 % des artérites sont provoquées par des plaques d’athérosclérose. L’obstruction de la circulation sanguine est partielle ou totale avec des conséquences parfois dramatiques.
C’est quoi l’artérite des membres inférieurs ?
L’artérite des jambes, qui prend également le nom d’artérite distale ou oblitérante des membres inférieurs (ou AOMI), est une pathologie qui provient de la diminution du calibre des artères qui amènent le sang aux membres inférieurs. Elle est essentiellement due à des dépôts de cholestérolsur la paroi des artères. L’artérite des jambes peut, dans certains cas plus rares, être liée à des maladies inflammatoires chroniques ou auto-immunes. Elle reste longtemps asymptomatique avant de se manifester et peut atteindre une partie ou l’ensemble des membres inférieurs : pied, jambe et cuisse. Elle est parfois à l’origine de complications sévères comme d’uneischémie lorsque l’apport de sang et d’oxygène dans les membres et les muscles n’est plus suffisant. « L’artériopathie oblitérante des membres inférieurs est une pathologie qui, du fait de la réduction de la mobilité du patient, peut conduire parfois à un certain isolement social qu’il faut à tout prix éviter » commente le Dr Claire Lewandowski, spécialisée en médecine générale.
La maladie de Horton est une artérite inflammatoire, c’est-à-dire une inflammation de la paroi des artères (vaisseaux qui conduisent le sang du cœur vers les organes), survenant la plupart du temps chez les personnes âgées. Elle atteint particulièrement les artères temporales, qui sont les artères situées sur chaque tempe au niveau de la racine des cheveux. Pour cette raison, la maladie de Horton est aussi appelée artérite temporale ou encore artérite à cellules géantes, même si d’autres artères peuvent être touchées. Les symptômes principaux de la maladie incluent des maux de tête, une perte de poids, des douleurs et des difficultés lors de la mastication (claudication des mâchoires). Il existe un risque important de troubles visuels, la perte de la vision constituant le risque majeur de la maladie.
C’est quoi la maladie de Takayasu ?
La maladie de Takayasu est l’inflammation de la paroi des grandes artères, comme l’aorte et ses principales branches. L’aorte est la principale artère du corps : elle conduit le sang depuis le cœur jusqu’aux différents organes, afin de les nourrir. Pour les atteindre, elle se ramifie un peu comme un arbre, en donnant des branches qui se ramifient à leur tour. Dans la maladie de Takayasu les artères présentent des altérations qui entravent l’arrivée du sang vers différents organes, qui présentent alors des signes de souffrance. Les symptômes varient en fonction de l’organe touché.
C’est quoi l’artérite des membres supérieurs ?
L’artérite peut aussi toucher les membres supérieurs, principalement à cause de l’artérosclérose. Elle peut être asymptomatique, ou se manifester par un phénomène de Raynaud, une ischémie permanente douloureuse des doigts, avec trouble trophique pulpaire, ou une claudication de tout le membre supérieur ou de la main.
Dans les cas les plus graves, l’artérite peut nécessiter une amputation
Quels sont les symptômes de l’artérite ?
L’artérite se manifeste différemment selon la région qu’elle concerne, mais elle est souvent asymptomatique à ses débuts. Au niveau de l’artère temporale et de l’artère rétinienne, l’artérite entraîne des maux de tête, des troubles de la vue, des douleurs et une faiblesse musculaire et parfois un amaigrissement. Au niveau des membres inférieurs, l’artérite entraîne une boiterie intermittente à la marche, des crampes dans les jambes (pied, mollet), ainsi que des douleurs même à l’arrêt puis peu à peu la nuit.
Quelles sont les causes de l’artérite ?
Dans 90 à 95 % des cas, l’artérite résulte de l’accumulation essentiellement de cholestérol dans certaines artères. Ces dépôts forment des plaques d’athérome au niveau de la paroi interne de l’artère, et provoquent une réaction inflammatoire (c’est l’athérosclérose). Dans d’autres cas (comme la maladie de Horton), la cause serait une réaction immunologique, c’est à dire une maladie auto-immune liée à une vulnérabilité génétique qui s’exprimerait en présence de certains facteurs environnementaux d’origine infectieuse. Des pathologies dégénératives, comme la médiacalcinose (dépôt de calcium sur la zone centrale de la paroi des artères) sont aussi possibles.
Quelles sont les conséquences d’une artérite ?
Le processus à l’œuvre dans l’artérite peut provoquer la formation d’un caillot, et dans les cas les plus graves, l’ischémie et la nécrose des tissus irrigués par l’artère. Les conséquences peuvent être très graves :
L’AOMI peut de son côté provoquer des ulcères chroniques des jambes, et aller jusqu’à entraîner une nécrose des du ou des membre(s) inferieur(s) et une amputation.
Comment déceler une artérite ?
Le diagnostic d’artérite est posé lorsque le médecin retrouve les symptômes caractéristiques associés à une diminution de la perception du pouls au niveau de l’artère concernée. Des examens complémentaires confirment le diagnostic : échographie-doppler (qui permet de visualiser la fluctuation du sang au niveau des artères), et artériographie (radio permettant de visualiser le réseau artériel grâce à un produit opacifiant).
Comment guérir une artérite ?
► Le traitement de l’artérite de Takayasu ou de la maladie de Horton fait appel aux corticoïdes, sans qu’il n’existe à l’heure actuelle de traitement curatif.
► Certains médicaments comme les antiagrégants plaquettaires, les bêtabloquants, les statines et les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) peuvent être utilisés pour limiter l’athérosclérose dans le cas d’une AOMI par exemple. Mais là encore il n’existe pas de traitement curatif et c’est la prise en charge des facteurs de risque cardio-vasculaire et un effort physique régulier, comme une marche lente et prolongée, qui limite l’aggravation des symptômes.
Si l’évolution de la maladie est trop avancée, d’autres méthodes peuvent être proposées :
► Une dilatation de l’artère en cause peut être réalisée à l’aide d’un ballonnet introduit dans l’artère rétrécie par l’athérome puis à le gonfler pendant 1mn environ afin de la dilater. Puis le ballonnet est retiré.
► Il peut être également prescrit des médicaments destinés à éviter la formation de caillots (fluidifiants tels que l’aspirine) et à dilater les artères (vasodilatateurs).
► Une autre solution peut être la chirurgie avec la réalisation d’un pontage, sorte de « pont » qui contourne la région bouchée. D’autres méthodes chirurgicales existent, comme la désobstruction d’artère.
► On procède à une amputation dans les cas les plus graves.
Comment prévenir l’artérite ?
La prévention de l’artérite passe par une bonne hygiène alimentaire (manger sain, varié et équilibré) et une bonne hygiène de vie : pratiquer un sport de façon régulière (ou au minimum marcher, nager ou faire du vélo chaque jour pendant une demi-heure), ne pas fumer et ne pas boire d’alcool. Il est également recommandé de traiter les problèmes tels que le diabète, l’hypertension artérielle et les troubles du cholestérol, mais aussi le surpoids et de se faire suivre par son médecin s’il y a des antécédents d’artérite dans sa famille.
Non, le Covid n’est pas encore derrière nous. Et la vaccination continue en 2023 avec une première campagne de rappel au printemps, du 27 avril au 16 juin 2023, détaille la Direction générale de la Santé (DGS) dans un communiqué. « La circulation du Covid-19 se caractérise par des vagues successives et difficilement prévisibles, rappelle l’autorité. (…) L’objectif de cette campagne de vaccination est de maintenir un niveau de protection vaccinale suffisant afin de réduire la survenue de formes graves de Covid-19, et le risque d’hospitalisation et de décès. » La vaccination protègerait à 70% des formes graves les trois premiers mois.
Qui doit se refaire vacciner au printemps contre le Covid ?
Cette campagne de rappel de vaccination est destinée aux « plus fragiles », c’est-à-dire :
Les résidents des EHPAD et USLD, quel que soit leur âge ;
Les personnes à très haut risque de forme grave selon chaque situation médicale individuelle et dans le cadre d’une décision partagée avec l’équipe soignante.
Si une personne n’est pas dans la cible et souhaite recevoir un rappel, elle pourra en bénéficier gratuitement, souligne la DGS.
Avec quel vaccin ?
Ce sont les vaccins bivalents du Covid adaptés au variant Omicron (toujours majoritaire) qui sont recommandés actuellement en France pour les rappels vaccinaux. Moderna et Pfizer sont les deux laboratoires qui fournissent ces vaccins. Pour les personnes âgées de moins de 30 ans, seuls les vaccins Comirnaty® de Pfizer-BioNTech sont recommandés. En alternative aux vaccins à ARNm bivalents pour les personnes qui ne souhaitent pas et celles qui ne peuvent pas en bénéficier (contre-indications), il est possible d’utiliser en rappel des vaccins VidPrevtyn Beta® de Sanofi et Nuvaxovid® de Novavax.
Où se faire vacciner ?
Pour les résidents en EHPAD et USLD, la vaccination sera organisée par l’établissement ;
Pour les personnes suivies dans un service de soin, la vaccination pourra être réalisée directement au sein de la structure de soins ;
Pour les autres personnes, la vaccination pourra être réalisée en ville : en pharmacie, auprès d’un médecin ou encore auprès d’un(e) infirmier(ière) diplômé(e) d’Etat.
Source : Covid-19 : recommandations vaccinales pour l’année 2023, DGS, 25 avril 2023
Deux types de virus, le virus Herpes simplex de type 1 (HSV1) et le virus Herpes simplex de type 2 (HSV2), peuvent être à l’origine de l’infection couramment appelée herpès. Qu’elles soient orales, oculaires ou génitales, les infections herpétiques sont asymptomatiques la plupart du temps, mais elles peuvent provoquer des lésions vésiculaires ou ulcéreuses douloureuses sur la zone infectée. Selon l’OMS, 3,7 milliards de personnes de moins de 50 ans, soit 67 % de la population, ont une infection à HSV-1 (herpès labial) et 491 millions de personnes âgées de 15 à 49 ans sont infectées par le HSV-2 (herpès génial). Les symptômes de l’herpès sont généralement localisés au niveau des parties génitales, sur le visage et notamment la bouche. Quelles sont les causes de l’herpès ? Quel est le risque de contagion ? Comment éviter la transmission ? Comment se débarrasser de l’herpès définitivement ?
Définition : qu’est-ce qu’un herpès ?
L’herpès est une maladie virale et contagieuse due au virus de l’herpès simplex (HSV) de type 1 ou 2 qui se manifeste par des affections de la peau et des muqueuses. En cas d’herpès, des vésicules groupées apparaissent sur la zone touchée. L’herpès est bénin, mais il peut être plus embêtant lors d’une grossesse, chez les nourrissons, ou les personnes immunodéprimées et responsables d’infections pulmonaires ou d’encéphalite notamment. On distingue deux types principaux de virus de l’herpès, le HSV1 plutôt de manifestation orale et le HSV2 touchant les zones génitales. Après une première rencontre avec le virus qui peut passer inaperçue ou être bruyante notamment chez l’enfant avec la gingivo-stomatite herpétique, regroupant de nombreuses vésicules, autour et dans la bouche, responsables de douleur et de baisse de l’alimentation, le virus reste présent dans l’organisme. Il peut alors entraîner des récurrences, prenant fréquemment la forme d’herpès labial ou bouton de fièvreen cas d’atteinte par HSV1.
► L’herpès peut se situer au niveau de la bouche : c’est l’herpès labial encore appelé « bouton de fièvre » ou « feu sauvage ».
► L’herpès peut se situer au niveau des parties génitales : c’est l’herpès génital, considéré comme une Infection sexuellement transmissible.
► Il peut également se situer sur d’autres zones comme l’œil : Dans ce cas, il s’agit d’un herpès ophtalmique ou oculaire.
► L’angine herpétique désigne une inflammation des amygdales liée au virus de l’herpès.
Le virus de l’herpès peut rester à l’état latent, sans provoquer de manifestations pendant de longs mois, voire des années. Il se manifeste à l’occasion d’un facteur déclenchant, comme une infection (une grippe, une angine, ou une fièvre). Les autres facteurs favorisants sont notamment :
L’herpès est une infection virale très contagieuse. L’herpès labial se transmet par contact direct lors d’un baiser sur les lèvres. Il peut également se transmettre lors d’un rapport sexuel. Le virus peut aussi s’étendre vers d’autres zones de son corps, comme les yeux, le nez… Le virus de l’herpès peut rester « inoffensif » très longtemps et réapparaitre à l’occasion de certains facteurs favorisants. Une personne est contagieuse avant l’apparition des vésicules ou après avoir été contaminé alors qu’il n’y a pas eu de symptôme.
Quelle est la durée d’incubation de l’herpès ?
Très contagieux, notamment en cas de contact direct avec des vésicules éclatées, l’herpès a une période d’incubation variable selon sa localisation : entre 1 et 6 jours pour l’herpès labial, et entre 1 et 21 jours pour l’herpès génital. Cette période correspond au temps entre le premier contact du sujet avec le virus et l’apparition des premiers symptômes.
Quels sont les signes de l’herpès ?
Souvent, l’herpès est asymptomatique ou présente des symptômes bénins qui ne sont pas reconnus. La plupart des porteurs de l’infection ignorent leur état. L’herpès labial entraîne l’apparition de vésicules qui deviennent opaques. Ces vésicules s’ouvrent ensuite puis évoluent vers des croûtes qui disparaissent en quelques jours. La plupart du temps, l’herpès ne laisse aucune cicatrice. Une douleur, des brûlures et des démangeaisons sont le plus souvent constatées pendant plusieurs jours lors de la présence d’un herpès. Fatigue, fièvre et maux de tête accompagnent souvent une crise d’herpès, quelle que soit sa localisation. En général, de 10 à 20% environ des sujets ayant une infection à HSV-2 signalent avoir eu un diagnostic d’herpès génital. Il se caractérise par une ou plusieurs lésions vésiculaires ou plaies ouvertes appelées ulcères, au niveau génital ou anal. En plus des ulcères génitaux, les symptômes des nouvelles infections comportent de la fièvre, des douleurs corporelles et une adénopathie.
Comment savoir si on a de l’herpès ?
Le diagnostic de l’herpès se fait lorsque les symptômes apparaissent. Un prélèvement à l’aide d’un coton-tige permet de procéder à une culture des lésions d’herpès pour déterminer le type de VHS (1 ou 2). Pour obtenir un diagnostic plus précis, il est préférable d’effectuer la culture dans les 24 à 48 premières heures suivant l’apparition des lésions. Lorsque les cloques ont éclaté ou qu’elles sont présentes depuis plus de 48 heures, le résultat peut être négatif malgré un diagnostic visuel positif. Dans ce cas, il faudra reprendre une culture au moment de la récidive. Le diagnostic peut également se faire par le biais d‘une prise de sang.
Comment guérir de l’herpès définitivement ?
► Les médicaments antiviraux permettent de diminuer la durée de la contagiosité des lésions, ainsi que celle des symptômes, mais également de prévenir l’apparition d’autres poussées. Ils permettent ainsi un traitement des crises ou leur espacement. Ils peuvent être conseillés après la première crise et à l’occasion des récidives. Ils sont prescrits en tant que traitement curatif et/ou en tant que traitement préventif. Un traitement antiviral contre l’herpès n’élimine pas le virus de l’organisme. La consultation d’un médecin est indispensable. Différents antiviraux sont indiqués dans le traitement de l’herpès (génital et labial), et dans la prévention de poussées en espaçant les crises :
Aciclovir, très efficace sur l’HSV1 et 2 (également disponible en pommade, et parfois administré par voie intraveineuse) ;
Valaciclovir pro drogue de l’aciclovir (par voie orale uniquement) ;
Foscarnet, utilisé en cas de résistance à l’aciclovir (par voie intraveineuse seulement).
Le traitement est conseillé généralement pendant quelques jours sous forme de comprimé dont la posologie varie selon qu’il s’agisse d’un herpès labial ou d’un herpès génital. Afin d’obtenir une efficacité maximale, il est nécessaire de prendre ce traitement lors de l’apparition des premières manifestations de la crise comme par exemple les brûlures et les démangeaisons. Certaines mesures d’hygiène doivent accompagner le traitement antiviral pour éviter au virus de s’étendre, et de le transmettre à ses proches. Des anti-inflammatoires et des antalgiques et peuvent être aussi prescrits afin de diminuer les douleurs.
► Les soins locaux reposent sur l’application de certains antiseptiques aux propriétés virucides et sont utilisés pour éviter une surinfection des muqueuses. Des patchs et gels à l’effet filmogène sont également commercialisés sans ordonnance pour aider à favoriser la cicatrisation des boutons de fièvre en isolant la lésion pour réduire le risque de contamination. L’application locale d’un antiseptique est suffisante dans les formes mineures d’herpes. L’application d’un topique antiviral est efficace dans les formes oculaires. Pour les récidives cutanées : la prescription continue d’aciclovir ou de valaciclovir est très efficace (plus de 6 poussées par an).
► Un traitement antiviral préventif peut être conseillé chez les personnes faisant plusieurs poussées chaque année d’herpès, que ce soit un herpès labial ou un herpès génital, et ceci après avis du médecin. Il apaise les patients victimes d’herpès à répétition et diminue l’angoisse provoquée par la fréquence des crises. Le traitement antiviral quotidien, sous la forme de comprimé, est conseillé si le nombre de poussées d’herpès est supérieur à 6 crises par an. Un prélèvement local, une culture, et une sérologie sont indispensables avant de débuter le traitement.
Comment soigner naturellement de l’herpès ?
L’huile essentielle d’arbre à thé est la plus efficace lorsqu’elle est appliquée pendant les premiers stades de l’herpès labial, avant que la plaie ne soit sèche. On conseille de déposer une ou deux gouttes d’huile sur un coton-tige ou une boule de coton humide puis de tamponner doucement sur le bouton et de répéter jusqu’à ce qu’il soit clair. Pour éviter que le virus ne se propage, il faut veiller à bien jeter le coton immédiatement. D’autres huiles essentielles permettent de réduire les symptômes comme l‘huile de mélisse, de bergamote, de lavande, de menthe poivrée ou de myrrhe.
Comment soigner un bouton de fièvre quand on est enceinte ?
Chez la femme enceinte, l’utilisation d’un antiviral est limitée à certaines indications :
► Si la primo-infection survient pendant le mois précédant l’accouchement : un traitement par aciclovir est prescrit jusqu’à l’accouchement,
► Si elle survient avant le dernier mois : le traitement est alors identique à celui du traitement de l’herpès génital hors grossesse (aciclovir pendant 10 jours).
► La césarienne est indiquée en cas de lésions herpétiques pendant le travail. En cas de récurrence d’une poussée d’herpès pendant la grossesse : l’aciclovir est utilisé selon les mêmes modalités qu’en dehors de la grossesse.
Herpès chez le bébé : est-ce dangereux ?
L’herpès du nouveau-né est une pathologie rare mais qui peut avoir des conséquences sévères. Un nouveau-né peut être contaminé par le virus de l’herpès, qu’il soit labial ou génital. Si le bébé a été contaminé au cours de l’accouchement, les manifestations de l’herpès peuvent survenir 1 à 2 semaines plus tard. Pour un pourcentage important des bébés, l’herpès entraîne des manifestations bénignes avec l’apparition de vésicules sur la peau. Mais dans certains cas, il provoque des lésions neurologiques sévères. Les symptômes sont généralement la présence de cloques sur la peau au niveau de la tête, des pieds, ou des fesses et l’apparition d’un œil rouge et de larmoiements, d’une irritabilité, d’un endormissement plus fréquent et d’un refus de s’alimenter. Une fièvre persistante et des convulsions peuvent également s’observer. Dans les formes sévères, très exceptionnelles, l’infection herpétique survient dans le système nerveux provoquant des troubles neurologiques. Le bébé contaminé par le virus de l’herpès peut être traité avec des médicaments antiviraux.
Comment ne pas transmettre l’herpès ?
Pour éviter la transmission, il préférable de limiter les contacts corporels, et de faire preuve d’une grande vigilance avec les femmes enceintes, les nouveau-nés et les personnes immunodéprimées. « Une bonne hygiène est d’une importance primordiale pour éviter d’aggraver l’herpès ou de contaminer son entourage : évitez de toucher la zone atteinte (ou lavez-vous les mains immédiatement après), ne partagez pas vos couverts ou votre verre, ni votre rouge à lèvres, votre brosse à dents ou votre serviette de toilette avec d’autres personnes. Evitez les contacts physiques avec votre partenaire. Veillez en particulier à bien vous laver les mains. Quand votre herpès est guéri, changez les serviettes, les brosses à dent et la literie« , conseille le Dr Claire Lewandowski, médecin spécialisé en médecine générale, addictologie et psychiatrie.