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Noël et Covid : quelles règles pour les fêtes ?

[Mis à jour le 19 décembre 2022 à 17h44] Les vacances de Noël ont débuté dans un contexte de forte circulation épidémique, avec le cumul de trois épidémies : la grippe, le Covid-19, et la bronchiolite. Pour limiter notamment les conséquences de la 9e vague de Covid qui déferle sur la France en cette fin 2022, des conseils de « bon sens » perdurent pour les fêtes de fin d’année, même s’il n’y a plus de jauge de convives ou d’obligation concernant le vaccin ou le masque. Le Comité de Veille et d’Anticipation des Risques Sanitaires (COVARS, instance qui a remplacé le Conseil Scientifique a émis des recommandations le 16 décembre 2022 « en prévision des prochaines fêtes de fin d’année, source d’importants brassages intergénérationnels en lieux clos« . Conseils de prévention, masque, dose de rappel, autotest… Le point sur les dernières recommandations.

Quels conseils de prévention pour passer des fêtes sereines ?

Pour éviter d’être porteur d’un virus et de contaminer ses proches, notamment les personnes les plus vulnérables, lors des réunions familiales et festives de fin d’années, il faut :

► S’assurer que les personnes fragiles ont bien reçu leur dose de rappel (et selon les cas la vaccination contre la grippe : les deux injections peuvent être pratiquées le même jour ou sans délai à respecter si elles ne se font pas le même jour)

► Renforcer les gestes barrières incluant le triptyque port du masque/hygiène et lavage des mains, notamment au moment de passer à table/aération des espaces clos

► Aérer régulièrement les pièces, en maintenant une fenêtre ou une porte ouverte au moins 10 minutes par heure ou en permanence si possible pendant l’événement.

► Faire particulièrement attention aux personnes âgées, fragiles ou non vaccinées

► « Limiter le nombre de convives et d’éviter les bises et les embrassades« , conseille l’Agence régionale de Santé des Pays de la Loire dans un communiqué du 19 décembre 2022.

► Ne pas partager les verres

► En cas d’apparition de symptômes, il convient de consulter prioritairement son médecin traitant, une maison ou un centre de santé.

► Si l’on est positif au Covid-19 ou cas contact, si l’on a des symptômes du Covid-19 ou de la grippe, même vacciné, il faut rester chez soi.

Faut-il porter un masque pendant les fêtes de fin d’année ?

À l’instar de François Braun, ministre de la Santé, le COVARS veut encourager les Français à porter le masque dans les lieux clos le plus possible. Ainsi, le port du masque n’est pas obligatoire mais recommandé, surtout quand la distanciation ne peut pas être respectée. Son port fait partie des gestes barrières. « De plus, le port du masque est nécessaire en cas de symptôme respiratoire, en particulier auprès des personnes vulnérables et dans les lieux publics« , recommande le Covars.  « Le bénéfice » d’un port généralisé dans de tels lieux « porterait sur les trois épidémies en cours » (Covid, grippe, bronchiolite). 

Faut-il faire un test avant les fêtes ?

  

« Afin de protéger les plus fragiles durant la période de fêtes, et en complément des messages sur la vaccination, une communication renforcée faisant la promotion de l’utilisation des autotests de dépistage COVID (en vente dans les pharmacies) pourrait renforcer le niveau d’appropriation de la gestion du risque par les Français. Cette démarche, avait déjà été utilisée et comprise par les familles en 2020 et 2021« , précise le Covars dans son document. Autrement dit, se faire tester n’est pas obligatoire pour se réunir pour les fêtes de fin d’année mais fortement recommandé si on ne veut pas prendre de risque. Par test PCR, test antigénique ou autotest, les Français sont invités à se faire tester le jour de l’événement ou la veille. 

En cas d’autotest positif, il faut rapidement réaliser un test de confirmation par RT-PCR ou test antigénique et prévenir les personnes avec lesquelles on a été en contact les jours précédents, pour qu’elles se testent et s’isolent dans l’attente du résultat, rappelle l’ARS des Pays de la Loire.

► En cas de résultat négatif avec un autotest, il faut rester prudent, car la fiabilité de ce type de test est moindre. Il est donc toujours possible que l’on soit porteur du virus et qu’on le transmette. C’est pourquoi il faut impérativement continuer à respecter les mesures barrières.

Après les fêtes, on peut réaliser un auto-test de contrôle pour s’assurer que l’on n’a pas été contaminé par le Covid pendant les fêtes. En cas d’apparition de symptômes, il faut se faire tester (test RT-PCR ou antigénique) immédiatement. En cas de test positif, il faut prévenir immédiatement les personnes avec lesquelles on a été en contact lors des fêtes pour qu’elles s’isolent et se fassent tester.

Sources : Avis du 16 décembre 2022 du COVARS / Ministère de la Santé / ARS Pays de la Loire


Source : JDF Santé

Mycose sous les aisselles : reconnaître, comment soigner ?

Mycose sous les aisselles : reconnaître, comment soigner ?

Qu’est-ce qu’une mycose sous les aisselles ? 

Les mycoses sont des infections de la peau causées par la présence d’un champignon. Toutes les parties du corps y compris le cuir chevelu, les ongles et les poils peuvent être touchées par une mycose. La localisation au niveau des aisselles est loin d’être fréquente. En général, les lésions au niveau des aisselles ont un aspect clinique typique : lésions érythémateuses uni- ou bilatérales, le plus souvent prurigineuses et bien limitées. « Dans certains cas, l’aspect clinique peut être modifié du fait de l’humidité et de la macération dans cette zone. Une lichénification peut parfois apparaître dans un second temps, notamment du fait des démangeaisons et dues lésions de grattage« , souligne le Dr Françoise Foulet, dermatologue.

Quelles sont les causes d’une mycose sous les aisselles ?

La mycose sous les aisselles peut être due à la présence de champignons de type levures du genre Candida (Candida albicans) ou champignons filamenteux de type dermatophytes. Trois types de dermatophytes peuvent être observés :
L’Epidermophyton flocosum est, responsable de l’atteinte des grands plis, mais est peu souvent isolé en culture ;
Le Trichophyton rubrum peut également toucher cette zone mais il est en général le reflet d’une extension d’autres lésions notamment au niveau des pieds (pied de l’athlète, par exemple). « En effet, en l’absence de traitement antifongique ou en cas de mauvais diagnostic avec application de dermocorticoïdes, les lésions s’étendent et une dermatophytie profuse se développe« , ajoute-t-elle ;
Trichophyton indotineae est un nouveau dermatophyte nouvellement décrit qui touche particulièrement les plis et la ceinture lombaire. « Initialement observé en Inde, il est en développement et émerge en Europe« . La particularité de ce dermatophyte est sa résistance aux traitements antifongiques et en particulier à la terbinafine.

Comment reconnaître une mycose sous les aisselles ?

À l’examen de l’aisselle, on observe, dans le cas de candidose, un fond du pli très érythémateux, avec un enduit blanchâtre et quelques fissurations. « Il y a en général en périphérie de l’aisselle de petites pustulettes très évocatrices de Candida qui vont confirmer le diagnostic », note le Dr Foulet. En cas de dermatophytie, les lésions sont annulaires et sont bien limitées. 

Qui consulter en cas de mycose aux aisselles ?

Les médecins généralistes, dermatologues et mycologues peuvent prendre en charge cette pathologie. Il existe de nombreux diagnostics différentiels : eczéma atopique, eczéma allergique psoriasis des plis… Il est important de ne pas perdre de temps et de consulter très rapidement en cas de symptômes. En cas d’atteinte d’autres sites associés ou d’aspect atypique, il est conseillé de prescrire un prélèvement mycologique pour s’assurer du diagnostic. « Un cas particulier : si suspicion de T. indotineae, il faut consulter un dermatologue« , ajoute-t-elle.

Quel est le traitement d’une mycose sous les aisselles ?

Le traitement repose principalement sur l’application d’un antifongique local, quelle que soit la molécule, pour une durée d’un mois. En cas d’infection en parallèle d’autres zones du corps, elles devront également être traitées. Au quotidien, il est conseiller au patient atteint de mycose d’utiliser des crèmes plutôt que des lotions qui peuvent contenir de l’alcool et avoir un effet irritant. « Il ne faut pas non plus utiliser de poudre dans les plis car avec l’humidité, des agglomérats se forment et peuvent être source d’irritation et surtout diminuer l’efficacité du traitement« , conclut le Dr Foulet. 

Merci au Dr Françoise Foulet, Unité de mycologie-parasitologie, Département prévention, diagnostic, traitement des infections, Hôpitaux universitaires Henri-Mondor (AP-HP), Créteil.


Source : JDF Santé

7 aliments pour nettoyer son foie

7 aliments pour nettoyer son foie

L’alimentation a un fort impact sur la santé du foie. En effet, certains aliments sont bons et permettent de le nettoyer tandis que certains sont un peu plus toxiques. « Ce qui est mauvais pour le foie paraît évident : il faut limiter l’alcool, les aliments qui sont trop riches en sucres, en graisses, et éviter la consommation de produits industriels ou transformés, souvent trop riches en additifs. Une alimentation mal équilibrée a tendance à fatiguer le foie, qui ne peut plus faire correctement son travail et assurer les fonctions biochimiques et métaboliques essentielles au bon fonctionnement de l’organisme« , explique d’emblée le Pr Patrick Marcellin, hépatologue à l’hôpital Beaujon et fondateur et organisateur de la Paris Hepatology Conference (Congrès annuel international sur les maladies du foie). En revanche, les aliments riches en antioxydants, en minéraux (magnésium, calcium, phosphore, fer) et en vitamines (A, B et C) sont bénéfiques pour le foie. Ils permettent de le nettoyer des toxines et de le protéger des maladies hépatiques. Liste et tour d’horizon des 7 meilleurs aliments « détox » pour le foie. 

Le chocolat noir 70% de cacao minimum

« Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le chocolat, à condition qu’il soit noir et avec une teneur en cacao supérieure à 70% est bon pour le foie. Le magnésium qu’il contient a un effet protecteur sur cet organe. De plus, il est très riche en antioxydants, ce qui permet de retarder le vieillissement des cellules du foie, de les débarrasser de certaines toxines et de limiter les inflammations. Ces substances ont par ailleurs des vertus antidépressives et énergisantes« , indique le Pr Marcellin. Cela va sans dire, mais on évite le chocolat au lait ou blanc, très pauvres en cacao et trop riches en graisses et en sucres.  

Aliments les plus riches en phosphore (Tableau Ciqual Anses) :

  • Noix du Brésil : 658 mg/100 g
  • Pignon de pin : 527 mg/100 g
  • Amande : 481 mg/100 g
  • Noix de cajou : 452 mg/100 g

Les noix

Les oléagineux (noix, noix du Brésil, de Pécan, de Macadamia, noisettes, amandes…) sont extrêmement riches en phosphore, « un sel minéral très bénéfique pour le foie« , précise l’hépatologue.  Le phosphore permet de métaboliser les lipides, donc de digérer et de dégrader les graisses et d’éviter qu’elles ne s’accumulent dans le foie. Sans le phosphore, notre foie serait surchargé en graisses et on serait plus à risque d’avoir une maladie hépatique (stéatose par exemple). 

Le fromage de chèvre

« Avant, le lait était un aliment noble. Aujourd’hui, il a moins bonne réputation car il est considéré comme trop gras et difficile à digérer. Conséquence : les gens sont énormément carencés en calcium, un nutriment pourtant indispensable à la formation et à la solidité des os et des dents, à la coagulation sanguine, à la conduction nerveuse, à la libération des hormones, liste notre interlocuteur. Les produits laitiers, que ce soit le lait, les fromages ou les yaourts ne sont pas mauvais pour la santé lorsqu’ils sont consommés avec modération et sont même bénéfiques pour le foie. On privilégie tout de même les laitages pauvres en lipides (la cancoillotte ou le chèvre frais…)« .

Le thé vert

Le thé, et particulièrement le thé vert, est très riche en antioxydants. Ces molécules permettent d’activer et de détoxifier le foie, et ainsi de diminuer le risque de développer une maladie du foie (fibrose, stéatose, hépatite…). Par ailleurs, sa teneur en polyphénols, réputés pour leurs propriétés antioxydantes, aide à réduire le taux de lipides dans le sang et améliore la santé cardiovasculaire. C’est également un bon anti-cancer qui peut particulièrement diminuer le risque de cancer du foie. « On constate que dans les pays où on consomme beaucoup de thé, le nombre de maladies du foie est moins élevé« , indique l’hépatologue. Une étude néerlandaise de 2017 publiée dans le Journal of Hepatology a montré qu’une consommation fréquente de thé vert (supérieure à 3 tasses par jour) réduisait le risque de raideur du foie (plus le foie est raide, plus il y a un risque de fibrose et donc plus il y a un risque de stéatose, voire de cirrhose).

Gare aux tisanes « bonnes pour le foie » dont les effets n’ont jamais été démontrés.

→ Mise en garde : « Certaines tisanes ou décoctions, à l’artichaut par exemple, sont vendues dans les rayons phytothérapie comme « hépato-protecteurs ». Elles stimuleraient les cellules hépatiques et aideraient à traiter les dysfonctionnements du foie (insuffisance hépatique…). On ne peut pas dire que ces produits sont mauvais pour le foie, en revanche, leur efficacité n’a jamais été démontrée par des études scientifiques« , tient à indiquer le spécialiste. 

Les abats (bœuf, veau…)

Le foie a besoin de fer : le stockage du fer se fait principalement dans le foie, grâce à la ferritine, une protéine qui assure le transport du fer dans l’hémoglobine en cas de besoin. « En cas de carence en fer, le système immunitaire est affaibli et les cellules du foie peuvent légèrement dysfonctionner. Par ailleurs, le foie est capable de prendre le fer nécessaire sans qu’il y ait un risque de surcharge (sauf en cas de maladie génétique appelée l’hémochromatose). Il faut donc veiller à consommer suffisamment de viande, particulièrement la viande rouge (bœuf) ou les abats, qui sont riches en fer » explique l’hépatologue. 

→ Attention : un excès de viande rouge peut être pro-inflammatoire. L’OMS et l’Institut national du Cancer conseillent aux individus de limiter leur consommation de viande rouge (pas plus de 500 g par semaine), de privilégier la consommation de volaille et d’alterner avec poissons, œufs, coquillages et légumes secs, également riches en fer et en protéines. 

→ N’hésitez pas à faire une cure de fer deux fois par an (au printemps et à l’automne), conseille le Pr Marcellin. 

Les fruits rouges (cassis, myrtille, fraise)

Les fruits rouges, comme le cassis, la myrtille ou la fraise, sont particulièrement riches en vitamine C. « Ils seraient bénéfiques pour améliorer la santé du foie et agir contre l’oxydation des cellules, notamment celles du foie« , indique le Professeur. Consommer ces fruits quotidiennement réduirait ainsi le risque d’inflammation et de lésions des cellules hépatiques. La vitamine C favorise également la synthèse du glutathion, un puissant antioxydant qui renforce le système immunitaire, détoxifie le foie et lutte contre les radicaux libres. « A noter qu’on a besoin d’un à deux grammes de vitamine C par jour« , ajoute-t-il. 

→ Les agrumes sont également très riches en vitamine C : le citron (53 mg de vitamine C pour 100 g), le pamplemousse (42 mg pour 100 g), l’orange (40 mg pour 100 g). Et aussi : le kiwi (93 mg pour 100 g), les litchis (71.5 mg pour 100 g). 

→ Les légumes les plus riches en vitamine C : le poivron jaune (184 mg pour 100 g), le brocoli (106 mg pour 100 g) et les choux de Bruxelles (103 mg pour 100 g). 

Le café

« Le café a souvent mauvaise réputation : beaucoup de mes patients pensent qu’ils ne doivent plus boire de café s’ils souffrent d’un problème hépatique. Or, des études récentes ont montré que la caféine, substance antioxydante, stimulait le fonctionnement des cellules hépatiques et avait un effet protecteur chez les patients souffrant d’une maladie du foie, comme la NASH, tient à rétablir l’hépatologue. Donc boire du café dans des quantités raisonnables, soit deux à trois tasses par jour (non sucré), améliore la santé du foie« . 

Merci au Pr Patrick Marcellin, hépatologue à l’hôpital Beaujon


Source : JDF Santé

Vaccin Covid Enfant : recommandée pour les 6 mois-5 ans à risque

Vaccin Covid Enfant : recommandée pour les 6 mois-5 ans à risque

[Mis à jour le 19 décembre 2022 à 15h32] Dans un contexte de rebond épidémique, la Haute autorité de Santé (HAS) recommande d’élargir dès aujourd’hui la vaccination contre la Covid-19 aux enfants âgés de 6 mois à 4 ans révolus à risque de forme grave de la maladie et de décès ou qui vivent dans l’entourage d’une personne immunodéprimée ou non répondeur à la vaccination. Cette primo-vaccination est désormais possible avec le vaccin Comirnaty® de Pfizer (dont la posologie a été adaptée à 3 microgrammes/dose pour les enfants âgés de moins de 5 ans) qui a obtenu le 25 novembre dernier une extension d’indication pour cette classe d’âge par l’Agence européenne du Médicament, peut-on lire sur le communiqué du 19 décembre 2022. Elle doit être administré selon un schéma vaccinal à trois doses, avec un premier intervalle de 3 semaines, puis un second intervalle d’au moins 8 semaines. En France, les enfants peuvent être vaccinés contre le coronavirus Sars-Cov-2 à partir de 5 ans. L’autorisation d’un parent suffit. La vaccination des enfants et adolescents se fait uniquement avec le vaccin ARN Comirnaty du laboratoire américain Pfizer. Les 5-11 ans reçoivent une dose réduite alors que les adolescents de 12 ans et plus ont une dose similaire à l’adulte. Les 12-17 ans peuvent faire une dose de rappel, mais elle n’est pas obligatoire. Depuis mars 2022, le PIMS (syndrome inflammatoire observé chez enfants positifs au Covid) n’est plus une contre-indication à la vaccination. Comment faire vacciner son enfant contre le coronavirus ? Les parents sont-ils obligatoirement consultés ? Doivent-ils être accompagnés ? Reçoivent-ils une attestation de vaccination Pourquoi vacciner les enfants alors qu’ils ne font pas de formes graves de Covid ? Les effets secondaires sont-ils les mêmes que chez les adultes ? Réponses avec nos experts.

A partir de quel âge peut-on vacciner son enfant ?

La vaccination contre le Covid est possible à partir de 5 ans (dose pédiatrique) et pour tous ceux de 12 ans et plus (dose similaire à celle de l’adulte). Toutefois, en décembre 2022, la HAS recommande de vacciner dès à présent les enfants de 6 mois à 4 ans révolus à risque de développer une forme sévère de la maladie. Elle cible ainsi les enfants qui ont une de ces comorbidités : les cardiopathies congénitales, les maladies hépatiques chroniques, les maladies cardiaques et respiratoires chroniques (y compris l’asthme sévère nécessitant un traitement continu), les maladies neurologiques, l’immunodéficience primitive ou induite par médicaments, l’obésité, le diabète, les hémopathies malignes, la drépanocytose et la trisomie 21.

Comment vacciner un enfant âgé de moins de 5 ans ?

Le 19 décembre 2022, la Haute autorité de Santé a recommandé de vacciner enfants âgés de 6 mois à 4 ans révolus à risque de forme grave de la maladie et de décès, avec le vaccin Comirnaty® de Pfizer qui a obtenu le 25 novembre dernier une extension d’indication pour cette classe d’âge pour laquelle il n’y avait pour l’heure pas de vaccin disponible. Le vaccin Comirnaty®, dont la posologie a été adaptée à 3 microgrammes/dose pour les enfants âgés de moins de 5 ans, doit être administré selon un schéma vaccinal à trois doses, avec un premier intervalle de 3 semaines, puis un second intervalle d’au moins 8 semaines.

Comment vacciner un enfant âgé de 5 à 11 ans ?

Tous les enfants de 5 à 11 ans peuvent être vaccinés contre le coronavirus depuis le 22 décembre 2021, en centre de vaccination, chez les médecins généralistes, les pédiatres ou tout autre médecin spécialiste et chez les infirmiers sur prescription médicale. Ils sont vaccinés avec le vaccin Pfizer à une dose réduite en comparaison à la vaccination des adultes, à savoir 10 microgrammes d’ARN contre 30 chez l’adulte. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), dans son avis du 16 décembre 2021, la Haute Autorité de santé (HAS), dans son avis du 17 décembre 2021, et le Comité d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV), dans son avis du 21 décembre 2021, se sont dits favorables à l’ouverture de la campagne de vaccination à tous les enfants âgés de 5 à 11 ans. « Ces avis s’appuient sur des données de pharmacovigilance rassurantes, a expliqué la DGS, portant sur la vaccination de plus de 10 millions d’enfants de 0 à 14 ans dans le monde, dont plus de 7 millions aux Etats-Unis chez des enfants de moins de 12 ans. Il apparaît globalement que la vaccination des enfants de moins de 12 ans n’entraîne que rarement la survenue d’évènements indésirables graves, notamment des myocardites généralement d’évolution bénigne. » La Haute Autorité de Santé a quand même prévenu qu’ « il n’est pas possible de conclure formellement à ce jour sur l’impact de la vaccination des enfants sur la circulation du virus dans la population générale ». « La vaccination (primovaccination et dose de rappel) aux enfants de 5 à 11 ans sera sans effet sur l’épisode épidémique actuel lié au variant Delta, mais pourrait être utile lors de la vague suivante, indépendamment des incertitudes qui subsistent sur le variant Omicron«  a indiqué le CCNE. « La vaccination des enfants de 5 à 11 ans sans comorbidités est acceptable sur le plan éthique » a estimé le CCNE tout en soulignant que « de nombreuses incertitudes persistent en ce qui concerne les effets à long terme du vaccin ». « Cette vaccination (…) ne doit pas être incluse dans un passe sanitaire » recommandent ses membres. Leur vaccination est « acceptable » notamment si « les données de sécurité » en vie réelle « provenant des pays ayant déjà débuté la vaccination s’avèrent rassurantes après un schéma vaccinal complet » et si l’organisation de la vaccination des enfants n’interfère pas avec la dose de rappel chez des adultes, qui demeure indispensable et prioritaire.

  • Pour les 5-11 ans, depuis la loi du 22 janvier 2022, il n’est pas nécessaire que l’enfant soit accompagné par un de ses parents. La personne qui l’accompagne doit pouvoir établir qu’elle détient l’accord d’un des parents et présenter le formulaire d’autorisation parentale dûment signé par l’un d’entre eux
  • La vaccination des enfants de 5 à 11 ans est précédée d’un entretien médical prévaccinal, sur le lieu de vaccination.
  • Un questionnaire médical adapté aux enfants est disponible sur le site internet du ministère des Solidarités et de la Santé.
  • L’utilisation des tests sérologiques est recommandée chez tous les enfants de 5 à 11 ans à l’exception de ceux ayant une preuve d’infection passée à la COVID-19 (résultat positif de test PCR, antigénique ou sérologique datant de plus de deux mois).
  • Un délai de 2 mois doit être respecté entre une infection au SARS-CoV-2 et une vaccination. Une fois le délai de deux mois passé, sur présentation de la preuve d’infection passée (résultat de test PCR, antigénique ou sérologique) ou du résultat positif du TROD, un schéma monodose sera proposé.
  • Pour les enfants n’ayant pas été infectés par le SARS-CoV-2, un schéma à deux doses du vaccin pédiatrique à 21 jours d’intervalle est réalisé.
  • Un enfant qui serait infecté par le SARS-CoV-2 plus de 15 jours après sa première dose de vaccin n’aura pas besoin de recevoir une seconde dose.
  • Un enfant qui serait infecté par le SARS-CoV-2 moins de 15 jours après sa première dose de vaccin devra recevoir une seconde dose dans un délai de 2 mois après son infection.

S’agissant de la concomitance de la vaccination contre le Covid-19 et contre d’autres maladies, le Conseil de stratégie vaccinale indique qu’aucun élément ne suggère de risque particulier à une injection concomitante du vaccin anti-Covid-19 et de ces vaccins : Rappels contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la coqueluche des enfants âgés de 6 à 11 ans ; Vaccin anti- HPV pour les enfants de 11 ans. Il est donc recommandé, à chaque fois que justifié, la combinaison de ces vaccins.

Comment se passe la vaccination des 12-17 ans ?

L’Agence européenne du médicament (EMA) a validé l’utilisation du vaccin Pfizer/BioNTech pour les adolescents de 12 à 15 ans, vendredi 28 mai 2021. En France, elle a commencé le 15 juin 2021. Les adolescents à partir de 16 ans doivent avoir un schéma de vaccination complet pour avoir le pass vaccinal imposé dans les restaurants, cinémas, théâtres, concert, salle de sport… De 12 à 15 ans, le pass sanitaire (avec possibilité de faire un test de -24 heures) est encore valide. 

  • Les 15-17 ans peuvent prendre rendez-vous eux-mêmes. Les moins de 15 ans ne peuvent pas prendre seuls un rendez-vous de vaccination.
  • Les adolescents de plus de 16 ans peuvent décider seuls de se faire vacciner, sans autorisation parentale. Pour les autres, l’accord d’un seul des deux parents, ou des responsables légaux suffit. Le ou les parents doivent donner leur accord en remplissant une autorisation sur le site du ministère de la Santé.
  • La présence d’un parent pendant la vaccination de l’adolescent est recommandée mais n’est pas obligatoire. Si le mineur vient seul, il doit impérativement présenter l’autorisation parentale à la vaccination contre le Covid-19 remplie et signée par au moins l’un des deux parents pour se faire vacciner, sauf s’il a plus de 16 ans.
  • Les mineurs, même s’ils ont plus de 16 ans et disposent d’une carte vitale à leur nom, doivent présenter la carte vitale d’un de leurs parents ou une attestation de droit mentionnant le n° de sécurité sociale d’un de leurs parents. Cette précaution est nécessaire pour assurer le bon remplissage de l’outil Vaccin Covid.

Les 12-17 ans doivent-ils faire une dose de rappel ou 3ème dose ?

Oui à partir du 24 janvier, tous les adolescents âgés de 12 à 17 ans sont éligibles au rappel, six mois après la complétude de leur schéma de primo-vaccination, a annoncé la DGS. « Cette nouvelle orientation tient compte de la forte circulation actuelle du variant Omicron et de la nécessité d’apporter une protection supplémentaire aux adolescents. » Le rappel n’est pas cependant pas obligatoire, précise le gouvernement. « L’espacement de six mois entre la deuxième dose de vaccination et le rappel s’explique par une décroissance plus lente des anticorps vaccinaux chez les adolescents que chez les adultes. » L’administration de cette dose de rappel chez les adolescents de 12 à 17 ans ne concerne que le vaccin PfizerBioNTech, forme 12 ans et plus (Comirnaty). 

La vaccination contre le Covid est-elle obligatoire chez l’enfant ?

« Non il n’y a pas du tout de vaccination obligatoire des enfants, a indiqué le ministre de la Santé Olivier Véran lors du point presse du 6 décembre. Ni en France ni ailleurs. » La vaccination des enfants se fait si les parents sont « volontaires » a-t-il reprécisé. Pour les enfants de 5 à 11 ans, le Comité national d’Ethique (CCNE) a considéré le 16 décembre « que la vaccination est acceptable sur le plan éthique » tout en soulignant que « de nombreuses incertitudes persistent en ce qui concerne les effets à long terme du vaccin ». « Cette vaccination des enfants doit être une proposition et non une obligation, et ne doit pas être incluse dans un passe sanitaire«  ont estimé ses membres.

Où faire vacciner son enfant ?

►Les enfants de plus de 12 ans peuvent se faire vacciner en centre de vaccination, chez les médecins, en pharmacie… dans les mêmes lieux que les adultes.

► Les enfants de 5-11 ans peuvent aussi se faire vacciner dans les centres de vaccination, chez leur médecin, pédiatre, par un infirmier sur prescription médicale et en pharmacie. Les professionnels des services de protection maternelle et infantile (PMI) peuvent également proposer et réaliser cette vaccination. En Ile-de-France, l’ARS tient à jour une liste des centres de vaccination pédiatriques en Île-de-France.

Quelle est l’efficacité du vaccin Pfizer ?

L’Agence européenne du médicament a délivré le 25 novembre 2021 une autorisation de mise sur le marché européenne de la forme pédiatrique du vaccin Pfizer-BioNTech.

► Chez les 12-17 ans : « Pfizer a annoncé une efficacité de 100% de son vaccin sur les 12-15 ans, poursuit Frédéric Rieux Laucat. Ce résultat fait suite à une étude qui portait sur 2 260 adolescents. Elle a révélé qu‘aucun des 1005 jeunes s’étant fait administrer le vaccin n’avait développé de forme symptomatique de la Covid-19. Alors que 16 enfants sur les 978 qui avaient reçu une injection placebo ont été atteints du coronavirus. » L’EMA a souligné toutefois que la taille « limitée » de l’essai pourrait avoir laissé échapper des effets indésirables « rares ». La HAS a elle estimé que l’efficacité restait à confirmer contre les formes sévères, en particulier les formes avec hospitalisation et décès, qui étaient absentes des essais et que celle sur la transmission virale n’a pas été évaluée dans les essais.

Chez les 5-11 ans : d’après les essais cliniques conduits par le laboratoire et rapportés par la HAS, l’efficacité vaccinale du vaccin Comirnaty est de l’ordre de 90% contre les formes symptomatiques de la maladie mais, des incertitudes demeurent sur le maintien de l’efficacité vaccinale face aux nouveaux variants détectés, en particulier le variant Omicron. Les données préliminaires suggèrent que, en population générale, l’efficacité de deux doses du vaccin Comirnaty contre les formes symptomatiques de la maladie pourraient être réduite de moitié comparativement à son efficacité contre les autres variants. L’efficacité contre les formes sévères pourrait toutefois être maintenue à un niveau élevé mais cela doit être confirmé. En outre, l’efficacité vaccinale contre les formes symptomatiques semble être maintenue à un niveau élevé (de l’ordre de 70-75 %) après une dose de rappel.

► Chez les 6 mois – 5 ans : les travaux de Santé Publique France sur l’évolution épidémiologique récente dans cette classe d’âge ont montré après 3 doses une efficacité de 80,3% contre les infections symptomatiques pour toutes les tranches d’âge entre 6 mois à 4 ans qui n’ont pas d’antécédent d’infection. Les données d’immunogénicité et de tolérance se révèlent également satisfaisantes : aucun décès, aucun cas de myocardite ou de péricardite n’a été rapporté dans les différentes études menées. La HAS a également pris en compte les recommandations internationales concernant la vaccination des enfants âgés de 6 mois à 4 ans révolus.

Peuvent-ils être vaccinés en pharmacie ?

Les enfants dès l’âge de 5 ans peuvent être vaccinés en pharmacie.

Combien de doses ?

  5-11 ans 12-17 ans
Primo-vaccination 2 doses à 3 semaines d’intervalle 2 doses à 3-7 semaines d’intervalle
ou 2 doses à 2 mois d’intervalle si l’enfant a eu le covid moins de 15 jours après la première dose. 1 dose si l’adolescent a déjà eu le covid avant d’être vacciné
ou 1 dose si l’enfant a déjà eu le covid avant d’être vacciné.  
ou 1 dose si l’enfant a eu le Covid plus de 15 jours après la première dose  
Rappel pas de dose de rappel 1 dose de rappel 6 mois après la dernière infection (pas obligatoire)

Doivent-ils être accompagnés ?

► La présence d’un parent pendant la vaccination des plus de 12 ans est recommandée mais n’est pas obligatoire, indique la DGS. Si le mineur vient seul, il doit impérativement présenter l’autorisation parentale à la vaccination contre le Covid-19 remplie et signée par au moins l’un des deux parents pour se faire vacciner, sauf s’il a plus de 16 ans. Dans ce cas, l’accord parental n’est pas nécessaire.

► Pour les 5-11 ans, depuis la loi du 22 janvier 2022, il n’est pas nécessaire que l’enfant soit accompagné par un de ses parents. La personne qui l’accompagne doit pouvoir établir qu’elle détient l’accord d’un des parents et présenter le formulaire d’autorisation parentale dûment signé par l’un d’entre eux.

L’autorisation parentale est-elle obligatoire ?

A la suite de la promulgation de la loi du 22 janvier 2022 renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire et modifiant le code de la santé publique, l’autorisation d’un seul des deux parents est nécessaire à la vaccination contre le Covid-19 des enfants de 5 à 11 ans (à partir de 16 ans, l’adolescent n’a pas besoin d’avoir l’autorisation de ses parents). .Le nouveau formulaire d’autorisation, désormais unique pour tous les enfants de 5 à 15 ans inclus, est disponible sur le site du ministère des Solidarités. Il n’est pas nécessaire que l’enfant soit accompagné par un de ses parents. La personne qui l’accompagne doit pouvoir établir qu’elle détient l’accord d’un des parents et présenter le formulaire d’autorisation parentale dûment signé par l’un d’entre eux

attestation autorisation parentale vaccination covid
Autorisation parentale à remplir pour la vaccination des enfants en France contre le Covid-Janvier 2022 © Ministère de la Santé

Les mineurs reçoivent-ils aussi une attestation de vaccination ?

Chaque injection d’un vaccin Covid, qu’il s’agisse d’une personne mineure ou pas, entraine la remise d’un certificat de vaccination. Les certificats de vaccination des mineurs peuvent être stockés de manière électronique dans l’application TousAntiCovid de l’enfant ou de l’un des parents et servir de pass sanitaire à la rentrée. Cette attestation leur permet d’avoir leur pass sanitaire.

Pourquoi vacciner les enfants ?

Les publications suggèrent que les enfants infectés par le SARS-CoV-2 présentent des symptômes moins sévères que les adultes et n’ont, dans la grande majorité des cas, pas besoin de soins hospitaliers. Ainsi, une fois l’infection déclarée, le risque de développer une forme grave chez l’enfant est près de 25 fois inférieur à celui des adultes, informe la HAS le 30 novembre. « Les formes sévères de Covid-19 affectent rarement les enfants mais près de 80 % des formes sévères sont retrouvées chez des enfants sans comorbidités, précise-la HAS en décembre dans son avis sur la vaccination des 5-11 ans. Dans un contexte où l’incidence chez les enfants âgés de 5 à 11 ans est en très forte croissance, et avec une possible amplification de ce phénomène du fait de l’arrivée du variant Omicron, plus contagieux que le variant Delta, on pourrait s’attendre à une augmentation des cas. » Elle prévient cependant que « l’impact de la vaccination des enfants sur la diminution de la circulation du virus dans la population générale serait variable en fonction des hypothèses de maintien de l’efficacité vaccinale contre l’infection vis-à-vis des différents variants circulants (élevée vis-à-vis du variant Delta, probablement diminuée vis-à-vis du variant Omicron).. De plus, il dépend de la couverture vaccinale chez les enfants, donc de l’adhésion des parents et des professionnels à la vaccination de cette classe d’âge. Il n’est donc pas possible de conclure formellement à ce jour sur l’impact de la vaccination des enfants sur la circulation du virus dans la population générale. » Quel est l’enjeu de la vaccination des plus jeunes lorsque l’on sait que le risque individuel de faire une forme grave est faible ? 

► un bénéfice individuel direct car même si elles sont rares, des formes sévères de Covid-19 peuvent survenir chez les enfants et adolescents.

un bénéfice individuel sur le plan psychologique et social, en évitant les fermetures de classes et d’établissements et leurs effets sur la santé mentale et les ruptures d’apprentissage.

un bénéfice collectif « pour protéger l’entourage : les personnes âgées, les personnes vulnérables de leur famille/entourage, leurs camarades exposés à un risque de formes graves du fait de comorbidités… » explique le Dr François L’Hériteau, PH – Infectiologue au Centre d’appui pour la prévention des infections associées aux soins d’Ile-de-France (CPias Ile-de-France).

N’y a-t-il pas de risque à administrer des vaccins à ARN chez les enfants ?

« Le vaccin à ARN Messager est une vraie révolution technologique, assure Frédéric Rieux Laucat. Il n’y a pas de raison de s’inquiéter de son utilisation chez l’enfant, ni même chez l’adulte. Après injection, ces ARN messager disparaissent très vite de l’organisme. Leur rôle est d’apprendre au système immunitaire à produire la protéine Spike (spicule) pour fabriquer un antigène spécifique du coronavirus. Ensuite, ils disparaissent. Il n’y a aucun risque qu’ils viennent modifier le génome car l’ARN Messager est un constituant naturel de nos cellules, une photocopie de nos gènes qui disparait sans s’insérer dans nos chromosomes. »

Pour rappel, les nourrissons et les enfants reçoivent déjà différentes typologies de vaccins :

  • Vaccin à vecteur viral (comme AstraZeneca) : Ebola…
  • Vaccin vivant atténué : rougeole, oreillon, rubéole, varicelle…
  • Vaccin conjugué : méningo C, Haemophilus, pneumocoque…
  • Vaccin recombinant : méningo B…

Quels sont les effets secondaires ?

► Chez les 5-11 ans : selon l’ANSM, au 04 mars 2022, plus de 460 000 doses ont été administrées. Au total, 76 cas d’effets indésirables ont été rapportés après la vaccination, dont 9 graves (8 rétablis ou en cours de rétablissement et 1 non rétabli au moment de la déclaration). « Aucun signal spécifique n’a été identifié chez les enfants. »

► Chez les 12-17 ans : au 10 mars 2022, plus de 10,1 millions de doses ont été administrées. Au total, 2 824 cas dont 774 cas graves ont été rapportés après la vaccination. Signaux potentiels ou événements déjà sous surveillance : PIMS (syndrome inflammatoire multi-systémique pédatrique). « Aucun signal spécifique n’a été identifié chez les jeunes. Au vu des données analysées, le profil de sécurité du vaccin Comirnaty chez les jeunes de 12 à 18 ans reste comparable à celui des adultes. »

Comment réagit l’immunité des enfants lors de la vaccination ?

« Les tout-petits ont en effet une immunité non spécifique très entrainée, qui ne passe pas par les anticorps, détaille la pédiatre. C’est ce qu’on appelle l‘immunité de 1ère ligne : les cellules de l’immunité vont tout simplement neutraliser l’infection. Les enfants auront alors de la fièvre ou de la toux. C’est en partie grâce à cette immunité  » armée  » de première ligne que les enfants ne développent pas de forme grave de la Covid-19. » Avec l’âge, l’immunité de l’enfant devient spécifique. « Il va développer des anticorps et une mémoire immunitaire spécifique vis-à-vis des différents micro-organismes, après avoir été en contact avec l’agent infectieux (en ayant été malade ou porteur asymptomatique) ou après vaccination. »

Merci au Docteur Fabienne Kochert, pédiatre à Orléans et Présidente de l’AFPA (Association de Pédiatrie Ambulatoire), à Frédéric Rieux Laucat, chercheur Inserm spécialiste des maladies auto-immunes pédiatriques et chef d’équipe à l’Institut Imagine pour leur participation et au Dr François L’Hériteau, PH – Infectiologue au Centre d’appui pour la prévention des infections associées aux soins d’Ile-de-France (CPias Ile-de-France).

Sources :

Proposer la vaccination contre la Covid-19 aux enfants de 5-11 ans est-il éthiquement acceptable ? Réponse du CCNE à la saisine du ministère des solidarités et de la santé. 16 décembre 2021.

Covid-19 : la HAS recommande la vaccination des enfants fragiles. Communiqué de presse. 30 nov. 2021

Covid-19 : la HAS précise la place de Spikevax® dans la stratégie vaccinale. Communiqué de presse mis en ligne le 8 novembre 2021. 

Point de situation sur la surveillance des vaccins contre la COVID-19 – Période du 17/09/2021 au 30/09/2021. ANSM

« Covid-19 : la vaccination des adolescents présente des bénéfices individuels et collectifs », communiqué de presse de la HAS mis en ligne le 3 juin 2021.

Ouverture de la vaccination aux enfants de 12 ans et plus à partir du 15 juin 2021, DGS, 13 juin 2021.


Source : JDF Santé

Mauvaise alimentation : fatigue, diarrhée, quels symptômes ?

Une mauvaise alimentation est le résultat d’un déséquilibre alimentaire, qui peut être dû à une consommation excessive de produits industriels et/ou ultra-transformés ou, au contraire, aux effets d’un régime trop restrictif. Cette situation, si elle perdure, peut favoriser des carences alimentaires, affaiblir le système immunitaire et même engendrer des pathologies graves. 

Qu’appelle-t-on une mauvaise alimentation ?

Une alimentation non équilibrée repose principalement sur une consommation de produits ultra-transformés (céréales sucrées, biscuits et friandises, plats surgelés, soupes instantanées…), qui ne vont pas couvrir les besoins nutritionnels quotidiens bénéfiques pour la santé. « Quand on parle de « mauvaise alimentation », on pense avant tout au « prêt-à-manger », aux aliments ultra-transformés et à la restauration rapide. Mais certains régimes restrictifs, hypocaloriques par exemple, peuvent induire une mauvaise alimentation, précise Alexie Colson, diététicienne et nutritionniste. Une mauvaise alimentation induit en effet des carences nutritionnelles qui vont affecter la santé physique, mentale et émotionnelle et alors favoriser certaines maladies chroniques comme l’obésité, le diabète « Bien évidemment, l’impact d’une mauvaise alimentation varie en fonction des personnes« , note Alexie Colson.

Quels sont les symptômes d’alerte d’une mauvaise alimentation ?

Différents symptômes vont se manifester au fil du temps :

  • une chute de cheveux,
  • des ongles mous et/ou cassants,
  • le vieillissement prématuré de la peau,
  • un déclin cognitif ;
  • une fatigue chronique,
  • une prise ou perte de poids ;
  • Une mauvaise alimentation, au long cours, va ainsi fragiliser le système immunitaire de la personne : elle est alors plus propice à tomber malade et moins réceptive au traitement. La guérison est ainsi souvent beaucoup plus longue et difficile.

Quelles sont les conséquences d’une mauvaise alimentation ?

La persistance de la mauvaise alimentation et l’installation des symptômes peuvent avoir des conséquences plus importantes sur la santé générale.

Des troubles digestifs peuvent apparaître (constipation, diarrhées, douleurs abdominales) et peuvent être parfois le signe de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin comme la maladie de Crohn ou le syndrome de l’intestin irritable.

► D’autres pathologies chroniques peuvent dans le cadre d’une mauvaise alimentation sur le long terme se déclarer comme le diabète, l’obésité ou même certains cancers ou maladies cardiovasculaires.

► « La mauvaise alimentation peut aussi avoir un impact sur l’état émotionnel de la personne : elle favorise le stress, l’anxiété, la dépression… Depuis un demi-siècle, on observe une nette évolution des pathologies liées à l’alimentation, revers de notre société de consommation… », ajoute Alexie Colson.

Qui consulter pour avoir une meilleure alimentation ?

Afin d’être accompagné et de faire face à ses mauvaises habitudes alimentaires, il est possible de consulter un professionnel dans le domaine de la diététique : un diététicien-nutritionniste ou un médecin nutritionniste. On peut aussi demander l’avis de son médecin généraliste. Aussi, sachez qu’il existe de nombreux sites internet référencés qui permettent de disposer d’informations intéressantes sur la question de l’alimentation : le site Manger Bouger en est un bon exemple, il permet de disposer d’idées de recettes équilibrées, d’activités et d’astuces pour bouger. « On y retrouve les recommandations nutritionnelles à jour et pas mal d’informations pratiques ». L’ensemble des informations est basé sur des études scientifiques et fait l’objet du Programme national nutrition santé lancé par Santé publique France. Il y a aussi dans le même esprit le site 1000 premiers jours pour les jeunes parents.

Quelles solutions pour retrouver une bonne alimentation ?

« La solution principale pour retrouver une alimentation équilibrée est de prendre conscience de ses erreurs alimentaires puis de vouloir les changer« , insiste Alexie Colson. Il faut analyser sa consommation quotidienne en variant les produits consommés et s’orienter vers les produits les moins transformés possibles : légumes natures surgelés ou en conserve, féculents et légumes secs non cuisinés, viandes, poissons et volailles non marinés et/ou panés…  « Manger équilibré ne doit pas être synonyme de perte du plaisir gustatif, bien au contraire, et cela doit être facile à mettre en place : l’idée est de ne pas passer deux heures par jour en cuisine« . En plus d’une alimentation équilibrée, l’hydratation tout au long de la journée a une place importante dans l’équilibre alimentaire, ainsi que la pratique d’une activité physique régulière pour équilibrer la balance énergétique entres les apports caloriques et les dépenses.

Merci à Alexie Colson, diététicienne et nutritionniste au sein du groupe hospitalier Diaconesses Croix St Simon et en libéral


Source : JDF Santé