6 Jan 2023 | JDF Santé
Qu’est-ce qu’un coma éthylique ?
Le coma éthylique, parfois appelé intoxication alcoolique aiguë, se définit par une perte de conscience associée à une consommation excessive d’alcool, généralement sur une courte période : plus l’alcool est absorbé rapidement, plus le risque de coma éthylique est important. Le taux d’alcoolémie menant au coma éthylique varie en fonction de plusieurs paramètres tels que le poids, la quantité de masse graisseuse, l’alimentation ; l’accoutumance à l’alcool et la vitesse de consommation de l’alcool.
Combien de grammes d’alcool ?
Le coma éthylique survient généralement entre 2 et 4 grammes d’alcool par litre de sang. En l’absence de prise en charge, les principaux risques liés au coma éthylique sont l’étouffement (par la langue ou les vomissements) et l’hypothermie, les deux pouvant conduire au décès. « Cependant, il faut savoir que ce n’est pas le nombre de grammes d’alcool qui est en cause, c’est la profondeur de l’inconscience qui compte et la vulnérabilité de l’individu », note le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste. Il s’agit d’une urgence médicale qui engage le pronostic vital du sujet et qui peut entraîner des séquelles.
Y a-t-il des séquelles neurologiques après un coma éthylique ?
- AVC ischémique par thromboembolie d’origine cardiaque sur troubles du rythme lié à une cardiomyopathie alcoolique
- troubles de la mémoire post-anoxiques
- lésions neuro-musculaires par compression prolongée liée à la position du corps sur un sol dur
Le coma éthylique peut-il être mortel ?
- par hypothermie si le coma a lieu dans un endroit à température basse
- par noyade si chute dans l’eau
- par accident, chute avec traumatismes crâniens
- par trouble respiratoire aigu : asphyxie par position de la langue ou vomissement.
Le coma éthylique comporte également des risques de lésions musculaires.
Quels sont les symptômes du coma éthylique ?
La principale manifestation du coma éthylique est la perte de connaissance, plus ou moins profonde. Les signes de coma éthylique, hors perte de conscience, sont une respiration irrégulière, une incapacité à bouger, une perte du tonus musculaire (hypotonie musculaire), une chute de la tension artérielle et de la température corporelle, et la peau froide et moite.
Durée d’un coma éthylique
« La durée d’un coma éthylique est dépendante de la hauteur de l’intoxication aiguë et de la vulnérabilité de l’individu », explique le médecin généraliste. Cela peut donc durer plusieurs heures.
Que faire en cas de coma éthylique ?
« Dans tous les cas, devant toutes personnes inconscientes, il faut appeler le 15 pour qu’elle soit hospitalisée le plus rapidement possible », avertit le Dr Patrick Aubé.
- En attendant sa prise en charge, il est recommandé de l’allonger sur le côté en position latérale de sécurité, de vérifier son pouls et sa respiration, et de la couvrir pour éviter une chute de sa température.
- A l’hôpital, la prise en charge inclut la réanimation, la protection des voies respiratoires, la gazométrie et un bilan sanguin.
- En général, le retour chez soi est envisagé 3 à 6 heures après la dernière ingestion d’alcool.
Conseils et prévention du coma éthylique
« Il convient de se prémunir d’éviter cet accident neurologique grave qu’est le coma éthylique en évitant les abus d’alcool, en particulier sur des périodes restreintes, en mangeant, et en favorisant la consommation des boissons non alcoolisées », déclare le médecin généraliste. Il convient également de faire preuve de vigilance avec les boissons à base de mélanges d’alcool et de jus de fruits ou sodas, qui masquent le goût de l’alcool.
Merci au Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.
Source : JDF Santé
5 Jan 2023 | JDF Santé
Lorsqu’une personne âgées de moins de 55 ans se retrouve veuve suite au décès de son conjoint, il est possible de demander une allocation de veuvage. Son montant est de 710,04 euros par mois maximum en 2023. Quelles sont les conditions pour en bénéficier ? Quand faire la demande ? Combien de temps peut-on percevoir une allocation de veuvage ?
Définition : c’est quoi une allocation de veuvage ?
L’allocation de veuvage (ou allocation veuvage) est une somme versée suite au décès de votre époux(se). C’est une allocation temporaire allouée sous conditions. Elle a pour objectif d’assurer un minimum de ressources au conjoint survivant, le temps que celui-ci reprenne une activité professionnelle.
Quelles sont les conditions pour bénéficier de l’allocation de veuvage ?
- Votre époux(se) décédé(e) doit avoir été affilié(e) à l’assurance vieillisse durant au moins 3 mois, en continu ou non, avant son décès
- Vous devez avoir moins de 55 ans (au-delà, il vous est possible de demander une pension de réversion)
- Etre marié(e) ou pacsé(e) au moment du décès
- Vous devez résider en France, dans les Dom (ou Polynésie française), dans un autre pays de l’Union européenne ou ayant signé l’accord EEE (comme la Suisse par exemple)
- Vous ne devez pas vivre en couple (Pacs, remariage, concubinage…)
- Vos ressources, sur les 3 derniers mois avant votre demande, ne doivent pas excéder 2.662,67 €, soit 887,56 € par mois.
Elle est calculée en fonction de vos ressources. Celles qui sont prises en compte pour le calcul du montant sont :
- Les revenus professionnels
- Les avantages invalidité (allocation adulte handicapé) et vieillesse (allocation de solidarité aux personnes âgées)
- Les revenus de biens immobiliers
- Les pensions de veuve de guerre
- Les capitaux décès
Si l’addition (allocation veuvage + ressources) est supérieure au maximum autorisé, le montant de l’allocation veuvage est réduit afin de ne pas dépasser cette somme.
Quel en est le montant de l’allocation de veuvage en 2023 ?
Il s’élève à 710,04 € par mois en 2023, mais peut être réduit en fonction de vos ressources. Les ressources trimestrielles du demandeur doivent être inférieures à 3,75 fois le montant de l’allocation, soit 2.662,67 euros pour 3 mois (887,56 euros par mois).
Quand faire la demande de l’allocation de veuvage ?
Vous pouvez en faire la demande dans les 2 ans suivant le 1er jour du mois du décès de votre conjoint(e).
Cela dépend du régime auquel vous dépendez :
► Si vous appartenez au régime général de la Sécurité Sociale, le dossier est à demander auprès de la Cnav.
► Si vous dépendez de la Mutualité Sociale Agricole, vous devez demandez l’allocation veuvage auprès de la MSA.
► Dans tous les cas, vous devez adresser votre demande à la Caisse du dernier lieu de travail de votre conjoint(e) décédé(e).
► Si vous faites votre demande dans les 12 mois suivant le décès, vous pouvez percevoir l’allocation depuis le 1er jour du mois au cours duquel s’est produit le décès.
► Si vous faites votre demande au-delà de ces 12 mois, vous avez droit à l’allocation à partir du 1er jour du mois de votre demande.
L’allocation est versée tous les mois.
Quelle est la durée d’attribution de l’allocation de veuvage ?
Vous percevez l’allocation veuvage tant que vous remplissez les conditions (âge, célibat…) et au maximum pendant 2 ans ou jusqu’à vos 55 ans si vous aviez 50 ans à la date du décès de votre conjoint.
Sources :
– Allocation veuvage, Gouvernement, 1 janvier 2023
– Aides-sociales.fr
Source : JDF Santé
5 Jan 2023 | JDF Santé
Perte partielle ou totale de la mémoire, l’amnésie peut être de deux types :
- amnésie antérograde : touchant des faits récents
- amnésie rétrograde : si la personne atteinte ne se souvient plus de ses acquisitions plus anciennes.
L’amnésie est dite antérograde lorsque le sujet ne parvient pas à se souvenir d’événements récents et éprouve des difficultés à acquérir de nouvelles connaissances. C’est notamment le cas dans les troubles de stress post-traumatiques.
L’amnésie rétrograde désigne le fait de ne plus se souvenir de faits anciens.
L’amnésie lacunaire, ou sélective, désigne la perte de mémoire d’un événement précis. Très souvent, elle ne dure que quelques heures.
L’amnésie dissociative, ou psychogène, est une forme d’amnésie rétrograde qui survient généralement à la suite d’un événement traumatisant.
L’amnésie est qualifiée de partielle lorsque la perte de mémoire n’est pas totale. On se souvient de certains souvenirs mais on en occulte d’autres.
L’amnésie infantile désigne le fait de ne pas avoir de souvenirs avant l’âge de 3 ans et très peu jusqu’à l’âge de 6 ans.
L’amnésie peut avoir diverses origines. Elle peut avoir été déclenchée par une pathologie organique (lésion cérébrale, traumatisme crânien, maladie neurologique…) ou fonctionnelle (troubles psychologiques, stress post-traumatique, maladie psychiatrique…).
L’amnésie se manifeste par une perte de mémoire qui varie en fonction du type d’amnésie. « Par exemple, si le sujet ne se souvient pas de son enfance, cela fait évoquer une amnésie rétrograde. À l’inverse, dans l’amnésie antérograde, la personne se souvient des événements anciens mais oublie des informations plus récentes ou nouvelles. Le sujet a également tendance à se répéter, à perdre la notion du temps et de l’espace et à peut se retrouver dans un état de confusion », indique le Pr Emmanuelle Duron, neurologue-gériatre à l’hôpital Paul Brousse et chercheuse à l’INSERM au sein de l’unité MOODS.
La perte de mémoire est évaluée grâce à des tests très complets qui permettent également une étude du langage et de l’attention. Ils durent 2 heures.
→ Le Mini-Mental State Examination (MMS) ou Test de Folstein : d’une durée de 15 minutes, ce test permet d’étudier l’orientation, le langage, l’apprentissage, l’attention au calcul, la récupération le calcul, le fait de savoir former une phrase. Ce n’est pas un test de diagnostic mais de dépistage.
→ Le test des 5 mots de Dubois : ce test permet d’évaluer la mémoire épisodique. Il consiste à faire apprendre 5 mots au patient avec un indice en lui faisant remarquer à quelle catégorie sémantique il appartient. « Par exemple, l’aubergine est un légume, on va cacher la liste et lui redemander les 5 mots. S’il en manque, on pourra l’aider en citant la sémantique du mot manquant (légume). Après une tâche interférente, on lui redemandera les mots appris », précise la neuro-gériatre.
→ Le test de Grober et Buschke : il permet de tester la mémoire épisodique verbale. Le test comprend 16 mots appartenant à 16 catégories sémantiques différentes. Le patient doit retrouver les mots après lui avoir donné des indices.
→ Le test de langage DO80 : ce test consiste à montrer 80 images au patient qui doit les dénommer.
« Ces tests doivent s’accompagner d’un examen clinique complet, d’une imagerie cérébrale (IRM) et d’un bilan sanguin complet avec des dosages pouvant indiquer des troubles de la mémoire (par exemple une hypothyroïdie) », ajoute la spécialiste.
Le traitement va dépendre de la cause de l’amnésie. « Dans certaines pathologies dégénératives telles que la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson, les troubles de la mémoire sont irréversibles, bien qu’il existe des traitements permettant de ralentir leur évolution, explique le Pr Emmanuelle Duron. En revanche, toute maladie pouvant être guérie doit être traitée. Par exemple, s’il s’agit d’une hypothyroïdie, d’une dépression, le traitement de la cause va permettre d’améliorer les symptômes et par conséquent, de retrouver la mémoire. »
Merci au Pr Emmanuelle Duron, neurologue-gériatre à l’hôpital Paul Brousse et chercheuse à l’INSERM au sein de l’unité MOODS.
Source : JDF Santé
5 Jan 2023 | JDF Santé
Les troubles mnésiques ou troubles de la mémoire peuvent concerner la mémoire ancienne ou récente et rendre difficile voire impossible l’enregistrement d’un souvenir, sa conservation sur le long terme ou sa récupération. Les pertes de mémoires sont fréquentes, bénignes le plus souvent mais parfois plus graves quand elles sont le résultat de traumatisme crânien, d’un AVC, de maladie neurologique (Alzheimer)… Définition, causes, caractéristiques, traitements, prise en charge : tout ce qu’il faut savoir sur les problèmes de mémoire.
Également appelée mémoire à court terme ou mémoire de travail, la mémoire immédiate porte sur les faits très récents. C’est celle qui stocke les informations de façon temporaire (pouvoir répéter immédiatement un numéro de téléphone par exemple). « La mémoire de travail n’est pas une vraie mémoire au sens propre du terme, c’est plus de l’attention. Les troubles de la mémoire immédiate ne sont pas vraiment révélateurs d’une maladie, elle s’altère avec le vieillissement normal. On retient moins bien les choses, on a besoin de les noter », commente le Pr Emmanuelle Duron, neurologue-gériatre à l’hôpital Paul Brousse et chercheuse à l’INSERM au sein de l’unité MOODS. Elle est également très atteinte dans les syndromes dépressifs. En revanche, ce n’est pas la mémoire qui est atteinte en premier lieu dans la maladie d’Alzheimer ou très rarement.
La mémoire à long terme permet de retenir des choses dans la durée.
► La mémoire à long terme comprend la mémoire déclarative et non déclarative.
► La mémoire déclarative comprend la mémoire épisodique et la mémoire sémantique.
→ « La mémoire épisodique est celle qui permet de se projeter mentalement dans des souvenirs passés marquants. Elle est affectée dans la maladie d’Alzheimer mais aussi dans la dépression« , explique la neuro-gériatre. Se perdre dans la rue, oublier ses rendez-vous de manière récurrente et ne pas les retrouver, oublier des faits récents qui auraient dû nous marquer comme la naissance d’un arrière petit-enfant, perdre sa carte bleue, perdre des affaires de manière répétée, ne plus arriver à s’orienter dans les transports… Autant de troubles de la mémoire qui retentissent sur la vie quotidienne. « Cela peut éventuellement être des signes d’alerte mais ce n’est pas forcément pathologique. C’est une mémoire contextuelle chargée d’affect et de souvenirs. C’est celle qui est touchée, le plus souvent, en premier dans la maladie d’Alzheimer« , continue-t-elle.
→ La mémoire sémantique est une mémoire qui touche les faits. « Par exemple, si je vous demande quelle est la capitale de l’Italie, vous allez me répondre Rome mais normalement, vous ne savez plus dans quel contexte vous l’avez appris. Elle est altérée plus tardivement dans la maladie d’Alzheimer », illustre le Pr Emmanuelle Duron. Parfois, certaines personnes oublient toute une partie de leur vie. Généralement, ce sont des troubles d’origine psychologique. Cela peut survenir à la suite d’un énorme traumatisme, un stress post-traumatique.
Le vieillissement naturel du cerveau peut entraîner des troubles de la mémoire sans qu’ils ne soient nécessairement induits par une maladie neurodégénérative. Si le sujet se plaint de troubles de la mémoire mais que ses souvenirs anciens et ses capacités à acquérir de nouvelles connaissances sont intactes, il s’agit du vieillissement cognitif normal.
« Des troubles de la mémoire peuvent survenir après un AVC si celui-ci a lieu dans une zone qui touche la mémoire. Il y a aussi des patients qui font plein de petites lésions de la substance blanche et qui occasionnent des troubles de la mémoire et de l’attention », note la neuro-gériatre.
La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative d’évolution lente et progressive. En premier lieu, elle se caractérise par des pertes de mémoire concernant les faits récents, des oublis conséquents. Puis, progressivement, une perte des repères dans le temps et l’espace, des pertes de langage, des difficultés à trouver ses mots et à effectuer certains gestes. Cela retentit sur la vie quotidienne. Certains patients peuvent présenter des troubles du comportement (agressivité, confusion, anxiété). Le diagnostic ne peut être confirmé qu’après une longue série de tests d’évaluation cognitive, également appelés « tests de mémoire« .
« Il faut s’inquiéter quand c’est récurrent, que cela devient handicapant, que ça s’aggrave, quand on se sent très triste parce qu’on risque de faire une dépression et quand on ne se rend absolument compte de rien et que c’est la famille qui vient faire consulter quelqu’un qui ne se souvient de rien. Il faut alors lui proposer des tests en faveur d’un trouble organique (Alzheimer) », prévient le Pr Emmanuelle Duron.
On consulte dans un centre mémoire où il y a des neurologues et des gériatres.
Le traitement va dépendre de la cause des troubles de la mémoire. « S’ils sont liés à l’âge, il va falloir stimuler l’activité cognitive par des jeux tels que des mots croisés et encourager les interactions sociales. Si c’est une dépression qui est à l’origine des pertes de mémoire, il va falloir suivre une psychothérapie et prendre des antidépresseurs« , expose la spécialiste. Si c’est une maladie d’Alzheimer, il n’y a malheureusement pas de traitement curatif. « Ceux qui permettent de ralentir l’évolution de la maladie ont été déremboursés par la sécurité sociale pour efficacité insuffisante et ce, même si la société française de gériatrie et de neurologie n’était pas d’accord », regrette le Pr Emmanuelle Duron.
La recherche penche actuellement sur un vaccin, sachant que les essais cliniques ont tous échoué sauf un qui est encore en cours. « Ce qui est très important dans les troubles de la mémoire, c’est de lutter contre les facteurs de risque cardio-vasculaires en milieu de vie car ils augmentent considérablement le risque de développer la maladie d’Alzheimer« , insiste la neurologue-gériatre.
Merci au Pr Emmanuelle Duron, neurologue-gériatre à l’hôpital Paul Brousse et chercheuse à l’INSERM au sein de l’unité MOODS.
Source : JDF Santé
5 Jan 2023 | JDF Santé
L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) correspond à l’ancien « minimum vieillesse« . L’ASPA est une aide en faveur des personnes âgées qui n’ont pas ou peu cotisé à la retraite afin de leur garantir un minimum de ressources. Son montant est de 961,08 € par mois pour une personne seule et 1 492,08 € si les 2 membres du couple la perçoivent. Quelles sont les conditions pour en bénéficier ? Quel est son montant en 2023 ?
Définition : c’est quoi l’ASPA ?
L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), anciennement appelée « minimum vieillesse« , est destinée aux personnes retraitées, vivant en France, et présentant des ressources modestes. Versée par la Caisse de Retraite, le montant est variable selon la situation familiale du demandeur (en couple ou célibataire) et de ses revenus (pension de retraite, pension d’invalidité, pension alimentaire, patrimoine).
Quelles sont les conditions pour bénéficier de l’ASPA ?
► Être de nationalité Française et résider sur le territoire de manière stable, c’est à dire de façon permanente ou au moins 180 jours dans l’année
► Être ressortissant d’un pays membre de l’Union Européenne
► Être de nationalité étrangère à la condition de détenir un titre de séjour permettant de travailler depuis au moins 10 ans
► Avoir 65 ans et plus : en fonction de votre année de naissance, cette limite d’âge peut être abaissée à 60 ans si vous êtes reconnu handicapé ou invalide à 50% ou si vous êtes un ancien combattant
► Avoir des revenus qui n’excèdent pas 961,08€ par mois si vous vivez seul et 1.492,08€ par mois si vous vivez en couple (revenu brut inscrit sur votre avis d’imposition)
Les personnes qui ne perçoivent pas l’ASPA peuvent demander l’allocation simple d’aide sociale pour personne âgée.
Quel est le montant de l’ASPA en 2023 ?
L’ASPA s’élève au maximum à 961,08 € par mois pour une personne seule (ou si seul l’une des deux personnes d’un couple perçoit l’Aspa) et à 1 492,08 € lorsque les 2 membres du couple reçoivent l’ASPA. Le montant de vos ressources est calculé sur les revenus des 3 mois qui précédent la demande d’ASPA ou, s’ils dépassent le montant maximum, sur les 12 derniers mois. Le différentiel entre vos ressources et le plafond (révisé au 1er janvier de chaque année) déterminera le montant de l’ASPA. La somme qui vous est allouée est égale à la différence entre ce montant et celui de vos revenus mensuels. Cela signifie que, pour une personne seule, si vous percevez chaque mois 800 €, le montant de l’ASPA sera de 961,08 euros – 800 €= 161,08 €. Si vos revenus de couple se montent à 1 000 €, le montant versé sera de 1 492,08 € – 1000 € = 492,08 € par mois. La somme vous est ensuite versée à compter du 1er jour du mois qui suit la date de réception de votre demande. Si vos revenus, votre situation familiale ou votre lieu de résidence changent, vous devez en informer la caisse de retraite.
► Si votre retraite est versée par la Sécurité Sociale ou par la Caisse de Retraite de l’Etat, vous devez en faire la demande auprès de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (Cnav).
► Si votre retraite est versée par la Mutualité Sociale Agricole, vous devez contacter la MSA.
► Si votre retraite est versée par la caisse de retraite des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers, vous devez en faire la demande auprès de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL).
► Pour les personnes ne percevant pas de retraite, votre demande d’ASPA doit être retirée auprès de la mairie dont vous dépendez
Sur Internet :
Formulaire sur Cnav
Formulaire sur MSA
Par courrier :
CNRACL : Rue du Vergne – 33059 BORDEAUX Cedex
Source : Service-public.fr
Source : JDF Santé