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Tercian : sommeil, dépression, effets secondaires

Tercian : sommeil, dépression, effets secondaires

Définition : qu’est-ce que le Tercian et quelles indications ?

Tercian® est un neuroleptique typique, aussi appelé antipsychotique de 1ère génération. Il est principalement prescrit par voie orale pour traiter :

  • des états psychotiques aigus et chroniques (schizophrénie, paranoïa, psychose hallucinatoire)
  • l’anxiété sur une courte durée, lorsque les médicaments recommandés sont inefficaces
  • certaines dépressions sévères

Plus spécifiquement, il présente une indication chez l’enfant dès 3 ans dans le traitement de troubles comportementaux sévères. Ce médicament est également administrable par voie injectable pour traiter les crises d’agitation et d’agressivité chez un patient ayant des troubles psychotiques.

En combien de temps agit le Tercian ?

Le médicament Tercian® sous forme injectable est un antipsychotique d’action rapide utilisé comme traitement d’urgence en cas d’agitation et de comportement agressif. Son action sur les symptômes est très rapide, entre 15 à 30 minutes. En revanche, les formes orales de Tercian® (comprimé, solution buvable) constituent des traitements de fond qui n’agissent pas immédiatement sur les troubles. De manière générale, le délai d’action est de plusieurs jours à plusieurs semaines. Il varie selon la dose prescrite et la sensibilité individuelle du patient au médicament. Ce long délai d’action engendre souvent des prises irrégulières voire un abandon du traitement.

Le Tercian fait-il dormir ?

L’utilisation de Tercian® est associée à un risque de somnolence accrue. Une vigilance est requise chez les personnes amenées à conduire un véhicule ou à utiliser une machine au risque de causer un accident. Toutefois, cet effet indésirable ne constitue pas une indication thérapeutique. En aucun cas, ce médicament ne doit être prescrit pour traiter les troubles du sommeil, il existe d’autres traitements plus adaptés.

Le Tercian est-il efficace contre la dépression ?

Tercian® est efficace contre certaines formes de dépression, même s’il est principalement utilisé pour traiter les psychoses. En effet, il peut être prescrit pour traiter une dépression sévère. Dans cette indication, il est associé à un antidépresseur sur une durée relativement courte, de 4 à 6 semaines.

Liste des effets secondaires du Tercian

Les effets secondaires provoqués par Tercian® sont nombreux. Les plus connus sont :

  • la somnolence, particulièrement importante en début de traitement
  • des mouvements involontaires anormaux : en cas de traitement prolongé ou d’interruption brutale
  • le syndrome malin des neuroleptiques : pâleur, majoration de la température corporelle, altération de la conscience, rigidité musculaire
  • des effets extrapyramidaux : tremblement de repos, mouvements rares et lents, exagération du tonus musculaire entraînant des raideurs et des difficultés à mobiliser les articulations
  • des signes anticholinergiques : bouche sèche, constipation, troubles de la vue, rétention urinaire
  • une fabrication excessive de prolactine (hormone) et un développement de la glande mammaire chez l’homme
  • une prise de poids
  • une diminution importante voire une absence de globules blancs

En outre, la prise de Tercian® peut être responsable d’hypotension en station debout, d’atteintes du foie, d’une mauvaise régulation de la température corporelle, d’une absence de règles, de diabète et d’embolie pulmonaire. Des crises d’épilepsie ont été rapportées, principalement chez des patients épileptiques. Plus rarement, des réactions allergiques cutanées, un gonflement sous-cutané et un allongement de l’intervalle QT (visible sur l’électrocardiogramme) peuvent survenir.

Alternative : par quoi remplacer le Tercian ?

Le remplacement de Tercian® est envisagé en cas d’effets indésirables invalidants ou d’inefficacité du traitement. Tercian® peut être remplacé par un autre antipsychotique, et non par un antidépresseur ou un anxiolytique qui seraient inefficaces. Si l’objectif est de réduire les effets secondaires, un neuroleptique de deuxième génération sera privilégié. En effet, ce type de neuroleptique est généralement mieux toléré que les neuroleptiques de première génération comme Tercian® puisque les effets moteurs sont moins fréquents.

Comment arrêter le Tercian ?

L’arrêt de Tercian® s’effectue par une diminution progressive des doses sur plusieurs semaines. L’interruption du traitement ne doit pas se faire à l’initiative du patient, elle doit être planifiée avec le médecin prescripteur. Un arrêt brutal majore le risque d’apparition de délires, d’hallucinations, de mouvements involontaires voire de récidive de la maladie. Le protocole d’arrêt (durée, décroissance des doses) est individualisé à chaque patient. Si le traitement est interrompu subitement, notamment en raison d’un effet indésirable grave, une surveillance particulière doit être mise en place.

Sources :

– Base de données publique des médicaments

– ANSM

– Antipsychotiques : les points essentiels, pharmacomédicale.org


Source : JDF Santé

Foie gonflé : 7 causes

Le foie est l’organe le plus volumineux du corps humain : il mesure environ 28 cm de long et pèse en moyenne 1.5 kg. Il est rempli de sang et est composé de deux lobes : le gauche, le plus petit, et le droit, le plus gros. Cet organe a un rôle de stockage, de filtrage, d’épuration et de production de protéines vitales. Il assure plus de 300 fonctions biologiques. Néanmoins, même si c’est un « gros » organe, on ne doit jamais le sentir ! Si on le sent, c’est qu’il y a un problème…

Peut-on sentir son foie au toucher ?

« Le foie est gros, mais si tout va bien, on ne devrait pas le sentir. Il est d’ailleurs relativement discret lors de la palpation car il est bien caché (le foie est situé en haut de l’abdomen à droite, juste en-dessous des côtes et du poumon droit), et il est souple et élastique. On ne le sent que lorsqu’il anormalement gros (hépatomégalie en langage médical) ou fibreux, sclérosé et dur, et donc lorsqu’il est pathologique« , alerte le Pr Patrick Marcellin, hépatologue. On ne peut donc pas sentir un foie sain. En revanche, il est révélateur d’une pathologie s’il est gros, gonflé, sensible voire douloureux et s’il a une consistance anormale. A noter que le foie est le seul organe du corps humain à pouvoir se régénérer. Mis au repos ou lorsqu’on le détoxifie, le foie est en effet capable de remplacer les cellules mortes détruites par une agression (virus, alcool ou médicaments) par des cellules neuves. 

7 causes d’un foie gonflé

Le foie est donc un organe silencieux, qu’on ne sent pas et qui ne fait généralement pas mal. « En revanche, il peut grossir en cas de problème hépatique et donner une sensation de lourdeur. Une sensation de pesanteur dans la région du foie qui persiste peut être le signe d’un problème hépatique« , explique le Pr Marcellin. Ressentir  l’impression que le foie est gonflé peut ainsi avoir différentes causes. 

→ Si le foie est gonflé de manière temporaire : 

1. Une hépatite aiguë

« En cas d’inflammation, le foie grossit et devient sensible. C’est ce qu’on appelle « une hépatite aiguë » qui se traduit parfois, mais pas toujours, par une jaunisse, avec comme symptômes un jaunissement de la peau et du blanc des yeux, des urines foncées, de la fièvre, des nausées. Ainsi, si la personne a une hépatite aiguë, son foie va être gonflé et gros. Il ne sera pas forcément douloureux, mais plutôt sensible, particulièrement quand on appuie dessus », détaille notre interlocuteur.

Lorsque l’inflammation régresse, le foie dégonfle et reprend sa taille normale.

Il peut s’agir d’une hépatite aiguë due à un virus (hépatite virale), à une consommation excessive d’alcool (hépatite alcoolique) ou à l’ingestion de médicaments en excès ou auxquels on est allergique (hépatite médicamenteuse). Parmi les hépatites virales, la plus fréquente est l’hépatite A qui se transmet par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminée par des matières fécales. Mais il peut aussi s’agir d’une hépatite E qui se transmet de la même manière que l’hépatite A, d’une hépatite B qui se transmet par voie sexuelle ou de la mère à l’enfant, ou encore, d’une hépatite C qui se transmet par le sang ou un matériel contaminé. « Cette sensation de foie gonflé ne va pas durer très longtemps (entre quelques jours et un mois) puisque par définition, une hépatite aiguë est une inflammation temporaire du foie. La plupart des hépatites aiguës guérissent spontanément. Et lorsque l’inflammation régresse, le foie dégonfle et reprend sa taille normale« , rassure le spécialiste. Dans mois d’1 cas sur 1 000, il peut s’agir d’une hépatite avec une très forte inflammation. Dans ce cas il s’agit d’une hépatite fulminante qui détruit très rapidement les cellules du foie et qui peut évoluer vers une insuffisance hépatique grave avec un coma. L’hépatite fulminante a un taux de mortalité de 80% si on ne réalise une transplantation du foie en urgence. 

Le risque d’avoir une hépatite aiguë alcoolique est important à partir de 100 g d’alcool ingurgité, soit 5 à 6 cocktails par exemple. 

2. Boire trop d’alcool

Une sensation de foie gonflé et lourd peut aussi être révélatrice d’une consommation massive d’alcool dans un temps très court. « Ce phénomène est de plus en plus observé avec la tendance du binge-drinking (boire une grande quantité d’alcool en un laps de temps très court). Le binge-drinking entraîne une réaction inflammatoire du foie et peut causer une hépatite alcoolique. Le profil-type d’une hépatite aiguë alcoolique est généralement une personne jeune qui a fait la fête le samedi soir et qui se réveille le dimanche avec un foie gonflé : son foie n’a pas supporté l’arrivée massive d’alcool et parfois, jusqu’à 80 à 90% des cellules hépatiques sont détruites », illustre l’hépatologue. Cette nouvelle pratique de consommation d’alcool a augmenté au cours des 10 dernières années et est souvent associée à la prise d’autres substances toxiques pour le foie (stupéfiants…). 

Quelques repères :

  • Dans une bouteille de vin, il y a 80 g d’alcool.
  • Dans une bouteille d’alcool fort à 40° (gin, vodka, rhum…), il y a 350 g d’alcool. 
  • La quantité d’alcool dans un verre d’alcool fort à 40° correspond à celle de 4 verres de vin.
  • « A partir de 100 g d’alcool ingurgités dans un délais très court, soit 5 à 6 cocktails par exemple, le métabolisme n’a pas le temps d’absorber l’alcool et il y a un risque de faire une hépatite aiguë« , indique l’hépatologue.

3. Un excès de médicaments

Même si cela est relativement rare, de nombreux médicaments peuvent endommager le foie et entraîner une hépatite médicamenteuse, caractérisée par une inflammation et des lésions du foie. On peut ainsi ressentir une lourdeur au niveau du foie ainsi qu’une hypersensibilité. « Cela peut être dû à un surdosage en médicaments ou à une réaction allergique au médicament« , décrit l’hépatologue. 

4.  Un calcul biliaire

Parfois, un calcul – un petit caillou – peut se former dans la vésicule biliaire, une petite poire qui se trouve en-dessous du foie, capable de stocker la bile et de l’éjecter au moment du repas pour favoriser la digestion. « Si ce calcul migre au niveau du canal biliaire qui relie le foie à l’intestin, il peut empêcher l’évacuation de la bile, un liquide biologique qui aide à la digestion, en particulier des graisses. Ainsi, la bile remonte dans le foie, stagne au niveau de cet organe et provoque un gonflement, ainsi que de la fièvre, une jaunisse avec coloration de la peau et du blanc de l’œil en jaune et des douleurs très intenses au niveau de l’épigastre (en haut de l’abdomen, au milieu des côtes) », explique notre interlocuteur. C’est ce qu’on appelle une colique hépatique. Elle doit être soulagée dans un premier temps avec des médicaments anti-inflammatoires et antispamodiques. Puis, si le caillou ne se dissout pas spontanément, il faut déboucher la voie biliaire en urgence par voie endoscopique (en passant un tuyau dans l’estomac). 

→ Si le foie est gonflé de manière chronique :

1 Français sur 5 a un foie gras

5. Une NASH

La première cause d’un foie gonflé de manière permanente est le fait d’avoir un « foie gras » (stéatose en langage médical). Et un foie gras est dans 20% des cas accompagné d’une inflammation : c’est ce qu’on appelle la NASH (stéato-hépatite non alcoolique). Elle peut se manifester par une pesanteur au niveau du foie et peut évoluer, si on ne réagit pas et s’il s’agit d’une NASH, vers la cirrhose, voire vers un cancer du foie. « Le fait d’avoir un foie gras concernerait au moins 1 Français sur 5 (30% des hommes et 15% des femmes adultes) et la NASH quant à elle toucherait 1 Français sur 20. On a d’autant plus de risque d’avoir un foie gras que l’on a des troubles métaboliques (un diabète ou un cholestérol trop élevé, une glycémie à la limite du taux normal…), une surcharge pondérale, si on est trop sédentaire, si on a une alimentation trop riche en graisse et surtout en sucre, si on consomme trop d’alcool et si on a plus de 45 ans, liste le spécialiste. Chez la femme, le risque d’avoir un foie gras augmente considérablement à partir de la ménopause car les changements hormonaux pendant cette période favorisent la prise de poids, l’hyperlipidémie et le diabète.« 

• Un foie trop gras a un aspect brillant et blanc à l’échographie : on dit qu’il est hyperéchogène, c’est-à-dire qu’il réfléchit les ultrasons de manière plus forte. 

6. Une cirrhose

Boire 2 ou 3 verres d’alcool tous les jours provoque une accumulation de graisses dans le foie.

L’alcool est toxique lui-même et contient une grande quantité de sucre qui peut être également toxique pour le foie. Le sucre est stocké sous forme de graisse avec le risque de foie gras. Ainsi, « boire modérément mais régulièrement de l’alcool (2 ou 3 verres de bière ou de vin tous les jours) peut entraîner une accumulation de graisses dans les cellules hépatiques qui, à terme, provoque une stéatose alcoolique qui peut évoluer insidieusement en cirrhose, voire en cancer du foie lorsqu’elle n’est pas soignée. Si les petites tumeurs peuvent être supprimées par la chirurgie, des traitements locaux ou grâce à une greffe de foie, les cancers du foie à un stade avancé ont quant à eux un très mauvais pronostic avec un risque élevé de métastases. « Heureusement, l’arrivée de l’immunothérapie (stimulation de la réponse immunitaire détruisant les cellules cancéreuses) va permettre de traiter de plus en plus de cancers » se réjouit le Pr Marcellin.

7. Une insuffisance hépatique

La NASH, l’alcool ou les hépatites chroniques virales (B et C) peuvent entraîner progressivement en plusieurs années ou dizaines d’années de la fibrose puis une cirrhose avec une insuffisance hépatique : le foie ne peut alors plus filtrer les toxiques et produire suffisamment de protéines vitales. Le foie d’abord gonfle et peut ensuite rétrécir (atrophie). Toutefois, « un foie grossit beaucoup plus avec l’accumulation de graisses dans les cellules hépatiques (foie gras ou NASH) qu’avec l’alcool ou les virus« , tient à préciser le Pr Marcellin. 

Un taux élevé de transaminases est le reflet d’une atteinte du foie.

Que faire en cas de sensation de foie gonflé ? 

« Le foie est la tour de contrôle de l’organisme : s’il souffre, il alerte sur la présence de failles au niveau du métabolisme, de l’équilibre hormonal ou de l’immunité. Donc si vous sentez une pesanteur au niveau de votre foie, parlez-en à votre médecin généraliste. En fonction des symptômes que vous lui décrivez, il pourra vous prescrire un dosage des transaminases (transaminases ALAT et ASAT). Cet examen sanguin est un moyen très simple de savoir si le foie est en souffrance« , rappelle l’hépatologue. Un taux élevé de transaminases est le reflet d’une atteinte du foie, qu’elle soit liée à un foie gras, à l’alcool ou à une hépatite virale, toxique ou médicamenteuse.  

Taux normal des transaminases

  Femmes (adulte) Hommes (adulte)
Taux d’ALAT 6 à 35 UI/L 8 à 45 UI/L
Taux d’ASAT 10 à 35 UI/L 10 à 40 UI/L

► une augmentation importante et temporaire (moins de 6 mois) des transaminases supérieure à 10 fois la valeur normale peut être le signe d’une hépatite aiguë virale, toxique ou médicamenteuse.

►  une augmentation faible ou modérée et prolongée (plus de 6 mois) des transaminases de 2 à 10 fois supérieure à la valeur normale peut être le signe d’une maladie chronique du foie liée à un foie gras, à l’alcool, à un médicament, plus rarement à une hépatite auto-immune ou une hémochromatose (surcharge en fer). Une maladie chronique du foie, si elle n’est pas traitée, peut évoluer vers une cirrhose à haut risque de cancer du foie.

Une foie le dosage des transaminases effectué, il faut déterminer la cause d’un foie gonflé. En fonction des résultats du dosage des transaminases, le médecin généraliste peut vous orienter vers un hépatologue. Ce spécialiste du foie réalise une palpation pour voir si la pesanteur au niveau du foie est diffuse ou localisée à un endroit précis, si elle homogène ou douloureuse, et procède à un interrogatoire pour connaître la présence d’autres symptômes, les antécédents médicaux ou familiaux ainsi que les facteurs de risque (s’il boit régulièrement de l’alcool, s’il est sédentaire, s’il a une alimentation déséquilibrée, s’il a récemment pris du poids…). En fonction de l’orientation du diagnostic, le médecin réalise une échographie abdominale ainsi que des examens sanguins. D’autres examens comme une élastométrie, une tomodensitométrie ou une IRM peuvent aider à préciser l’origine du trouble. « A noter qu’il est facile de confondre une pesanteur au niveau du foie avec une pesanteur au niveau de l’estomac ou de l’intestin. Un bilan médical adapté permettra de distinguer un problème hépatique d’un problème digestif et de le traiter à temps et efficacement afin d’éviter la cirrhose et le cancer du foie« , tient à préciser le Pr Marcellin. 

Merci au Pr Patrick Marcellin, hépatologue à l’hôpital Beaujon, , Président de l’association de lutte contre les maladies du foie (APHC).


Source : JDF Santé

Hépatite B : symptômes, vaccin, cause, quel traitement ?

Hépatite B : symptômes, vaccin, cause, quel traitement ?

Une hépatite est une infection virale du foie. On parle d’hépatite B quand le virus en cause est le VHB : le virus de l’hépatite B. Ce virus se transmet essentiellement lors d’un rapport sexuel non protégé et via le sang. Elle peut être aiguë (et disparaître dans les 6 mois) ou chronique (et durer plusieurs décennies). Sur le long-terme, une hépatite B chronique augmente le risque de développer une cirrhose et un cancer du foie. On considère que l’hépatite B est une maladie silencieuse. Est-ce que l’hépatite B est dangereuse ? Est-il possible de guérir de l’hépatite B ?

Définition : c’est quoi une hépatite B ?

L’hépatite B est une infection virale qui touche le foie. Le virus de l’hépatite B figure parmi les dix virus les plus meurtriers au monde. Une hépatite B peut se manifester de plusieurs manières :

  • De manière aiguë
  • De manière chronique
  • De manière fulminante
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Evolution d’une hépatite B chronique © drmicrobe – 123RF / Journal des Femmes Santé

Quels sont les symptômes d’une hépatite B aiguë ?

Une hépatite B peut se présenter de deux manières : asymptomatique (90% des cas) ou avec des symptômes proches de ceux de la grippe (10% des cas restants) tels que : 

  • Fièvre peu élevée
  • Fatigue
  • Perte de l’appétit
  • Perte de poids
  • Nausées
  • Vomissements
  • Douleurs abdominales
  • Ictère ou jaunisse (blanc des yeux tirant sur le jaune).

Dans la plupart des cas, la découverte de l’épisode de l’hépatite B est rétrospective. Une prise de sang effectuée des mois voire des années plus tard, témoignant d’un contact ancien avec le virus de l’hépatite B. En cas d’hépatite aiguë, le virus est éliminé par le corps en quelques semaines (maximum 6 mois généralement).

C’est quoi une hépatite B fulminante ?

Rarement, une réponse suraiguë, conduisant à une hépatite gravissime, dite fulminante. Dans ces cas très rares, l’évolution est fulgurante, avec destruction du foie, entraînant une accumulation de toxines dans le sang, puis une atteinte neurologique pouvant aboutir à un coma et au décès en l’absence d’une greffe de foie rapide,

C’est quoi une hépatite B chronique ?

La dernière possibilité en cas d’infection par le virus B est aussi inadaptée, c’est la tolérance de ce virus par l’organisme. « Dans ce cas, le virus ne sera pas éliminé par le corps du patient, et persistera de longues années induisant une hépatite chronique » précise le Dr Marion Lagneau gastro-entérologue. et directrice des affaires médicales chez Médecin Direct. A nouveau, au sein des personnes portant le virus de manière prolongée, plusieurs tableaux cliniques sont possibles.

► D’un côté, le virus peut rester « dormant » dans le foie et ne pas se multiplier, on dit que les patients sont des « porteurs sains »,

► D’un autre côté, le virus continue à se multiplier dans le tissu hépatique (mais sans donner de symptômes). Cela aboutit alors à des lésions hépatiques d’inflammation constituant une hépatite chronique persistante ou active, avec risque d’évoluer vers une cirrhose du foie. La survenue d’une hépatite chronique survient plus souvent après une hépatite aiguë n’ayant donné aucune manifestation clinique. « C’est comme si l’organisme de certains développait une sorte de tolérance au virus, lui permettant de s’installer tranquillement et de continuer sa reproduction. Ainsi, L’hépatite chronique B est une maladie silencieuse, pouvant évoluer vers des lésions hépatiques, notamment une cirrhose, ou un cancer du foie«  rappelle le Dr Marion Lagneau.

Transmission, cause : comment attrape-t-on une hépatite B ?

Le virus de l’hépatite B se transmet par le sang, le sperme, les sécrétions vaginales ou la salive. L’hépatite B fait donc partie des maladies sexuellement transmissibles. « Il existe un risque de contamination en cas de rapports sexuels non protégés, de transfusion sanguine avant 1991, de piqûre avec des seringues contaminées, chez les toxicomanes ou le personnel médical (risque contrôlé par l’utilisation de matériel à usage unique), de tatouages, piercing, scarification, coupures involontaires faites avec des instruments contaminés, de griffures entre enfants porteurs, petites coupures ou piqûres faites par des rasoirs, ciseaux à ongles, brosses à dents » énumère la gastro-entérologue.

En France, ce sont les transmissions par voie sexuelle et par injections avec du matériel contaminé qui sont majoritaires. 

En France, ce sont les transmissions par voie sexuelle et par injections avec du matériel contaminé qui sont majoritaires. Dans 25 à 30 % des cas, le mode de contamination reste inconnu. Le virus de l’hépatite B est encore actif même en dehors de l’organisme pendant environ 7 jours. La contamination peut s’effectuer pendant cette phase, lors de contacts apparemment anodins comme le partage d’une brosse à dent ou d’un rasoir. La transmission de la mère au fœtus lors de la grossesse est également possible. On estime à 20% les risques de transmission du virus d’une mère à son bébé.

L’hépatite B est-elle contagieuse ?

Oui, on estime que le virus de l’hépatite B (appelé VHB) est 50 à 100 fois plus contagieux que le VIH. Le risque de transmission du virus de l’hépatite B est donc très élevé.

Quelle est la période d’incubation d’une hépatite B ?

L’hépatite aiguë B se manifeste après une période d’incubation silencieuse de 10 semaines en moyenne.

Comment pose-t-on le diagnostic d’une hépatite B ?

Le diagnostic d’hépatite est confirmé par une prise de sang, appelée bilan hépatique, comprenant les dosages de bilirubine, transaminases, phosphatases alcalines, et la recherche de marqueurs du virus B.

• Dosage des phosphatases alcalines

Les phosphatases alcalines (PAL), sont des enzymes normalement présentes dans le sang, et en grande partie éliminées par la bile. Une augmentation du taux sanguin des phosphatases alcalines dans le sang peut être provoquée par une hépatite, une cirrhose, un cancer ou d’autres maladies des voies digestives. La valeur normale de la concentration sanguine en PAL varie entre 40 et 120 UI/l.

• Dosage de la bilirubine

La bilirubine est un pigment jaune dont l’augmentation dans le sang et les tissus entraîne un ictère (jaunisse). Le taux de bilirubine totale sanguin est inférieur à 17 micromoles/I chez le sujet sain. Son élévation peut traduire une hépatite.

• Marqueurs (anti) HBs, (anti) HBc

Le contact avec le virus B induit dans le sang la présence de marqueurs. Trois marqueurs sont analysés lors de la prise de sang : AgHBs, Ac Anti-HBS et Ac Anti-HBc. Ils permettent de déterminer le statut immunitaire exact de la personne à risque vis-à-vis du VHB.

•  Il est conseillé d’effectuer en même temps un dépistage du VIH et de l’hépatite C.

► En cas d’hépatite aigue : antigène Hb+ qui se négative après quelques semaines avec apparition d’anticorps anti HBC+ témoignant d’un hépatite B guérie. L’anticorps anti HbC + restera positif toute la vie, on appelle cela la cicatrice sérologique de l’hépatite, il témoigne seulement de l’hépatite ancienne guérie. Une personne vaccinée contre l’hépatite B : anticorps anti HbS + isolé.

► En cas d’hépatite B chronique : Antigène HbS +. Dans le cas d’une présence d’antigène HbS+, témoignant de la présence du virus dans le corps, d’autres marqueurs seront alors recherchés, qui permettent d’apprécier l’état d’activité du virus (appelé « réplication virale ») : ce sont les antigènes et anticorps et la recherche de la quantité de virus circulant dans le sang (la virémie). Comme l’explique le Dr Lagneau « ces marqueurs permettent de déterminer le stade d’évolution de la maladie ».

Prévention : comment éviter d’attraper une hépatite B ?

Il y a deux actions importantes en matière d’hépatite B :

  • éviter l’infection par la vaccination,
  • éviter la transmission par les personnes porteuses chroniques via le dépistage des personnes potentiellement porteuses saines et la vaccination préventive.

Le dépistage permet d’identifier précocement les personnes porteuses d’une infection non décelable. Il va permettre :

  • D’éviter la contamination des enfants pour les femmes enceintes, en effectuant un vaccin des nouveau-nés à la naissance
  • De déceler précocement les porteurs de virus B afin de leur proposer un traitement évitant l’évolution vers une cirrhose.

    Quels risques d’avoir une hépatite B quand on est exposé au virus ?

    ► Personne immunisée

    Pour les personnes immunisées contre l’hépatite B, il n’y a aucun risque. Il s’agit des personnes ayant un antécédent d’hépatite B, c’est-à-dire la présence d’Ac anti-HBs+ et d’Ac anti-HBc+ et des personne vaccinées et répondeurs, c’est-à-dire chez qui on constate une présence d’Ac anti-HBs à 10 mUI/mL).

    ► Personne non immunisée

    Les personnes non immunisées sont les personnes non vaccinées ainsi que les personnes vaccinées mais non répondeurs : (Ac anti-HBs <10 mUI/mL).

    Traitement : comment soigner une hépatite B ?

    Selon l’INRS, si la personne contaminée présente un Ag HBs + ou inconnu, et que la personne ayant été exposée est non immunisée, il est indispensable d’injecter dans les 24 à 72 heures, des immunoglobulines anti hépatite B associées à une injection de vaccin contre l’hépatite B sur une zone distincte de celle de l’injection des immunoglobulines. Il sera nécessaire de continuer la vaccination pour les personnes non vaccinées. « Dans certaines conditions (ex: co-infection avec le VHD), l’interféron alpha (protéine antivirale) peut aussi être utilisé. L’utilisation de l’interféron alpha permet parfois, non pas d’éliminer complètement le virus, mais d’induire un contrôle immunologique du virus durable après l’arrêt du traitement. Malheureusement, l’interféron alpha a de nombreux effets secondaires et peut être très mal toléré par certains individus. C’est pourquoi son utilisation est peu fréquente en France« , détaille la Société Française d’hépatologie sur son site

    Quelles sont les chances de guérison en cas d’hépatite B ?

    L’hépatite B guérit complètement et sans séquelle dans plus de 9 cas sur 10. Sa gravité vient de son risque d’évolution vers une maladie chronique du foie dans 5 à 10% des cas.

    Y a-t-il un vaccin contre l’hépatite B ?

    La vaccination est préventive, mais après avoir été la cible de suspicions élevées quant au risque des vaccins, en particulier l’apparition de maladies neurologiques, le périmètre du vaccin a été mieux délimité.

    Le vaccin est recommandé pour :

    • Les enfants et adolescents de moins de 15 ans.
    • Les voyageurs qui séjournent dans des pays dans lesquels le taux des individus présentant une hépatite B est élevé. On appelle cela les zones d’endémie du virus B. Principales zones concernées : Afrique et Asie du Sud Est
    • Toutes les personnes à risque de contamination : personnes à partenaires sexuels multiples, usagers de drogues injectables, les personnes candidates à une greffe, les personnes infectées par le VIH, les personnes susceptibles d’être transfusées…

    Quel risque de transmettre l’hépatite B à son bébé pendant la grossesse ?

    On estime à 20% les risques de transmission du virus d’une mère atteinte à son bébé. Fort heureusement il existe aujourd’hui des traitements préventifs qui permettent d’éviter la contamination. Le dépistage de l’hépatite B est ainsi obligatoire pendant la grossesse, il est pratiqué au cours du 6e mois. En cas de charge virale très élevée découverte pendant la grossesse, le médecin peut prescrire un médicament antiviral pendant le 3è trimestre. Puis, le bébé recevra deux vaccins dans la salle d’accouchement, idéalement dans les 12 heures suivant la grossesse : un vaccin contre l’hépatite B et une dose d’immunoglobuline hépatite B (HBIG). Plus de 90% des bébés contaminés avant l’âge de 1 an développeront une hépatite B chronique.« Heureusement, le repérage systématique des femmes enceintes porteuses du virus B, et la vaccination de l’enfant dans les heures qui suivent sa naissance, permettent d’éviter la contamination de l’enfant » rappelle le Dr Lagneau.

    Merci au Dr Marion Lagneau gastro-entérologue. 


    Source : JDF Santé

Hypomanie : signes, test, comment la reconnaître ?

Hypomanie : signes, test, comment la reconnaître ?

Définition : qu’est-ce qu’une hypomanie ?

L’hypomanie signifie littéralement « sous-manie » et correspond à une forme mineure de la manie : « Il s’agit d’un mot d’usage relativement récent, l’hypomanie dérive de la manie qui avec la mélancolie est une entité psychiatrique ancienne et très caractérisée. Cette forme est symptomatiquement moins extrême, moins folle et plus proche de la normale : elle pourrait correspondre presque à un trait de personnalité« , souligne Jacques Angelergues, psychiatre et psychanalyste. L’hypomanie est donc un trouble psychique, passager ou chronique, caractérisé par un dérèglement de l’humeur.

Dans quels troubles se manifeste-elle ? 

Quand il se manifeste par des crises d’exaltation de quelques jours, ce trouble est parfois assimilé à la bipolarité. L’excitation peut s’accompagner d’une humeur euphorique, mais le sujet peut aussi être parfois irritable voire agressif. Il peut en découler des altérations du jugement entrainant des troubles de la pensée et du comportement modérés. « Il s’agit d’une déclinaison diluée de la manie : ce sont des personnes qui ont des moments où ils sont un peu plus excitables, ils sont hyperactifs soit par période ou de façon régulière. Ils peuvent ainsi être moteur pour leur environnement ou parfois tout le contraire être fatigant pour l’entourage ou néfastes par leurs activités trop décousues« , explique J. Angelergues.
Mais l’hypomanie peut aussi se manifester comme défense suite à un deuil par exemple. Les réactions sont paradoxales : la personne que l’on attendrait abattue ou déprimée peut se trouver dans un état d’excitation réactionnel. « Plutôt que condamner un comportement en apparence inapproprié, il faut alors lire les choses avec soin et tenter de  comprendre les raisons qui se cachent derrière ce comportement inhabituel et soudain. L’hypomanie peut être le paravent d’une difficulté plus profonde »

Signes : comment reconnaître une phase d’hypomanie ? 

Contrairement au véritable accès maniaque, l’hypomanie peut être assez productive et elle ne constitue pas un symptôme psychiatrique. « Chez certaines personnes, ça peut même être une façon de s’équilibrer et de réguler leur existence avec des périodes un peu hypomanes et d’autres plus tranquilles. Cet équilibre peut être assez instable quand les périodes d’hypomanie sont trop continues et trop importantes« . Pour parler d’hypomanie, plusieurs symptômes doivent être présents. Les patients peuvent ressentir un important sentiment de joie et de bien-être ou une irritabilité (susceptibilité, pleure ou s’énerve facilement, provoque des conflits, etc.), et une hyperactivité (la personne dort moins mais ne se sent pas fatiguée, peut s’investir dans un grand nombre d’activités nouvelles, déborde d’énergie et fait plus d’activité physique). Ce trouble de l’humeur peut être associé à au moins trois des symptômes suivants : 

Y a-t-il un test pour diagnostiquer une hypomanie ? 

Il n’existe pas de critères diagnostiques précis d’hypomanie mais des pistes de recherches. Le seul référentiel est celui de l’excitation : son intensité, sa durée, ses causes et le risque de dérapage vers la manie. « La clinique est l’instrument de diagnostic à travers le dialogue qui permet un questionnement pour comprendre et d’analyser les causes et la dimension de l’excitation hypomaniaque« , ajoute-t-il. Il est important de noter si les symptômes diffèrent de l’état habituel de la personne. Il peut s’agir d’un épisode, avec un début et une fin, qui peut durer plusieurs jours. Toutefois, à l’inverse d’un épisode de manie (beaucoup plus intense), l’épisode d’hypomanie n’a généralement pas de conséquences graves sur la vie professionnelle et sociale de la personne. Cela explique l’important retard fréquent à la prise en compte de ce trouble.

Une psychothérapie permet de comprendre ce qui se cache derrière ces troubles

Quel est le traitement pour soigner une hypomanie ? 

Comme pour tous les troubles de l’humeur, il faut distinguer les deux phases du traitement : le traitement symptomatique, qui peut être nécessaire pour calmer l’état immédiat du patient en phase d’hypomanie, et le traitement de fond, pour répondre à une détresse cachée et éviter les récidives. Lorsqu’une prise charge médicamenteuse est envisagée, on se tourne généralement vers des anxiolytiques ou de petites doses de neuroleptiques pour éviter l’agitation et calmer leur comportement et si le sommeil est difficile, de la mélatonine pourra aussi être prescrite. Et à cela ajouter un suivi psychothérapeutique pour comprendre ce qui peut se cacher derrière ces troubles.

Comment se comporter avec une personne hypomaniaque ?

« Il ne faut pas hésiter à montrer son intérêt, à exprimer ses inquiétudes surtout quand la personne a des difficultés à dormir et l’inciter à consulter« , souligne J. Angelergues. L’accompagnement est fondamental dans la prise en charge de cette pathologie : il faut prendre le temps d’échanger, se rendre disponible, écouter et rester bienveillant, et surtout conseiller de consulter un psychiatre et/ou un psychologue. « Apporter une écoute amicale et/ou professionnelle pour permettre à l’autre de mieux envisager ces troubles, de les appréhender et de comprendre le sens de ce mal-être ».

Merci au Dr Jacques Angelergues, psychiatre, pédopsychiatre et psychanalyste à Paris, membre de la société psychanalytique de Paris.


Source : JDF Santé

Plante diurétique : liste, maigrir, hypertension, reins

Plante diurétique : liste, maigrir, hypertension, reins

Définition : qu’est-ce qu’une plante diurétique ? 

Une plante diurétique est une plante qui a la capacité d’augmenter la diurèse, c’est-à-dire le travail de nettoyage des reins. « Une plante diurétique augmente le volume des urines et la concentration des toxines dans l’urine, les reins filtrant le sang des toxines » explique Christopher Vasey, naturopathe. Le chiendent, le pissenlit, l’orthosiphon, le frêne, la piloselle, la queue de cerise, le bouleau, la queue-de-cerise, le cassis/feuille et la reine-des-prés sont des exemples de plantes diurétiques.

Quelles sont les plantes diurétiques les plus puissantes ? 

« La piloselle est un puissant diurétique qui a aussi une action désinfectante sur les voies urinaire » indique le naturopathe. « La bruyère et le pissenlit sont également de puissants diurétiques » enseigne-t-il. Cependant, notre expert précise que ces plantes diurétiques n’ont pas les mêmes effets selon la personne qui les prend.

Quelles sont les plantes diurétiques pour maigrir ? 

Les plantes diurétiques peuvent être utiles s’il existe un excès d’eau dans l’organisme. Cette rétention d’eau concerne surtout les femmes. Les plantes drainantes favorisent la perte de l’eau piégée dans les cellules. « Les plantes diurétiques recommandées si vous faites de la rétention d’eau sont la piloselle, l’orthosiphon » enseigne Christopher Vasey. « L’orthosiphon stimule aussi le métabolisme » ajoute-t-il. Elle peut vous aider à mieux brûler les calories en plus de lutter contre la rétention d’eau.

Quelles sont les plantes diurétiques pour les reins ? 

Toutes les plantes diurétiques stimulent les reins. « Elles peuvent être utilisées en cas de paresse rénale lorsque les reins éliminent moins qu’ils ne devraient. Cela permet aux reins d’éliminer l’urée, la créatine, l’acide urique » explique Christopher Vasey.

Quelles sont les plantes diurétiques bonnes pour l’hypertension ?

Des reins qui dysfonctionnent à cause d’une dégénérescence, d’une sténose ou à cause de filtres bouchés en raison d’un excès de toxines peuvent freiner le sang qui traverse les reins pour retourner dans la circulation sanguine. « Le sang qui a du mal à traverser les reins fait pression et le cœur doit pomper plus fort pour que le sang traverse les reins » explique le naturopathe. C’est pourquoi les pathologies rénales favorisent l’hypertension artérielle ou peuvent l’aggraver. Les plantes diurétiques peuvent améliorer les problèmes hypertension artérielle modérée, en complément d’une hygiène de vie ou des traitements médicamenteux. « Les plantes diurétiques conseillées si vous avez de l’hypertension artérielle sont le bouleau, la queue de cerise, la piloselle, le frêne » enseigne le naturopathe.

Quels sont les dangers des plantes diurétiques ? 

« Les plantes diurétiques sont douces. Elles n’ont pas les inconvénients des diurétiques pharmaceutiques qui déséquilibrent la teneur minérale des tissus » informe Christopher Vasey. Cependant, l’utilisation des plantes médicinales n’est pas anodine et toute plante peut interagir avec des médicaments (anticoagulants, diurétiques, HTA, diabète, etc.). Demandez donc conseil à votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre une plante diurétique.

Quelles sont les contre-indications des plantes diurétiques ?

Il existe cependant des contre-indications qui peuvent être spécifiques à chaque plante. La piloselle est déconseillée en cas d’hypotension trop importante. La reine-des-prés est déconseillée pour les femmes enceintes et allaitantes. L’orthosiphon est contre-indiquée en cas d’œdème du cœur et des reins. Le pissenlit est contre-indiqué si vous souffrez de calculs biliaires

Merci à Christopher Vasey, naturopathe et auteur de Manuel de détoxication, Editions Jouvence,  2014

Sources :
– Joëlle Pierrard, Mincir avec la naturopathie en respectant sa nature, Editions Eyrolles, 2020
– Michel Pierre, Caroline Gayet, Ma bible des secrets d’herboriste, Editions Eyrolles, 2016


Source : JDF Santé