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Cas contact Covid : protocole de test levé le 1er février 2023

Cas contact Covid : protocole de test levé le 1er février 2023

[Mise à jour le 30 janvier 2023 à 12h43] Après avoir été en contact avec une personne positive au coronavirus, vous pouvez avoir été contaminé par le Sars-Cov-2 et êtes ainsi considéré comme « cas contact« . « Dans un contexte épidémique favorable, marqué par une très faible circulation virale en France » le protocole de test pour les cas contacts est levé à partir du 1er février 2023, annonce le ministère de la Santé L’isolement des cas contacts avait été levé le 21 mars 2022. Le 1er février 2023 est aussi suspendu le contact tracing mis en place par l’Assurance maladie visant à rechercher les cas contacts dans l’entourage des personnes positives au Covid-19.

Quelle est la définition d’un cas contact ?

Par définition, un cas contact est une personne qui a été au contact d’un cas positif à la Covid-19 en l’absence de mesures de protection efficaces, quelle que soit la durée.

Sont considérés comme des mesures de protection efficaces :

  • Séparation physique isolant la personne-contact du cas confirmé ou probable en créant deux espaces indépendants (vitre, Hygiaphone®);
  • Masque chirurgical, ou masque FFP2, ou en tissu  » grand public filtration supérieure à 90%  » (correspondant à la catégorie 1 (AFNOR)), porté par le cas confirmé ou probable OU la personne-contact.

Que faire si on est cas contact Covid ?

Appliquer les gestes barrières (masque notamment), éviter le contact avec les personnes fragiles et se tester si des symptômes évocateurs de Covid surviennent, indique le ministère de la Santé le 28 janvier 2023. Le protocole de test pour les cas contacts est levé à compter du 1er février 2023. Plus besoin de réaliser un test de dépistage à J+2 comme c’était le cas jusqu’à cette date. L’isolement des cas contacts avait été levé le 21 mars 2022.

Faut-il s’isoler si on est cas contact ?

Il n’y a plus d’isolement pour les personnes cas contacts, qu’elles soient vaccinées ou non vaccinées contre le Covid.

Faut-il mettre un masque si on est cas contact ?

Le port du masque est toujours recommandé aux cas contacts. Le gouvernement recommande de le porter pendant une semaine.

Que faire si on est cas contact après avoir eu le covid ?

Il n’y a plus de protocole de test et d’isolement pour les cas contacts. Si vous avez eu le Covid et que vous êtes ensuite cas contact d’une personne positive, il faut appliquer les gestes barrières et éviter les personnes fragiles. Si des symptômes évocateurs de Covid surviennent, vous pouvez réaliser un test et/ou vous rendre chez le médecin.

Que faire si mon enfant est cas contact ?

Le protocole de test pour les cas contacts est levé à partir du 1er février 2023. Il n’y a donc plus besoin de tester l’enfant à J+2. Un enfant cas contact doit cependant continuer d’appliquer les gestes barrières. En cas de symptômes évocateurs de Covid, consulter le médecin traitant.

Que faire quand on est cas contact à l’école ?

« Les règles de contact-tracing applicables à l’école sont celles arrêtées par les autorités sanitaires pour les adultes et enfants en population générale » rappelle le ministère de l’Education nationale. Ainsi, conformément aux annonces du ministère de la Santé du 28 janvier 2023, à compter du 1er février 2023, la réalisation d’un test de dépistage au deuxième jour de la notification du statut de contact pour les personnes contact asymptomatiques n’est plus requis. « En revanche, comme pour toute maladie à infection respiratoire aiguë, il reste fortement recommandé aux personnes ayant été exposées à une personne contagieuse et susceptibles de développer la maladie, de respecter les gestes barrières, de se faire tester et d’éviter le contact avec les personnes fragiles ».

Que faire si on est cas contact en entreprise ?

Les cas contacts ne sont plus tenus de s’isoler et de se tester (à partir du 1er février 2023). On peut donc être cas contact et aller travailler. Il est en revanche recommandé de continuer d’appliquer les gestes barrières, en portant notamment un masque pendant une semaine

Que faire si on est cas contact d’un membre de sa famille ?

Les membres du foyer d’une personne testée positive au coronavirus sont des cas contacts mais il n’y a plus besoin de se tester à compter du 1er février 2023. En revanche, le Covid étant très contagieux, il est toujours recommandé d’appliquer les gestes barrières. Pour éviter d’être contaminé⸱e par une personne qui vit sous le même toit :

Ne pas partager l’espace

  • invitez-la à rester, si possible, dans une pièce séparée, porte fermée ;
  • ne partagez pas votre lit ;
  • ne partagez pas vos objets quotidiens (serviettes de toilette, savon, couverts, assiettes, téléphone, …) ;
  • ne prenez pas vos repas avec elle.

Assainir votre logement

  • aérez au moins 10 minutes plusieurs fois par jour ;
  • privilégiez des ustensiles de ménage qui ne dispersent pas les poussières comme une éponge ou une serpillière (l’aspirateur est à éviter) ;
  • invitez la personne positive à nettoyer systématiquement les surfaces qu’elle touche (poignées de porte, meubles de salle de bains, toilettes, sols, etc., avec votre produit habituel, puis avec un produit contenant de l’eau de javel ou de l’alcool à 70°, puis rincer) ; laver ses draps et serviettes de toilette à 60 °C pendant au moins 30 minutes ; jeter tout ce qui peut être contaminé dans un sac poubelle à part, qu’elle mettra dans un second sac poubelle une fois fermé.

Si vous devez avoir des contacts ou partager des objets

  • que chacun se lave les mains avant et après utilisation ;
  • portez un masque ;
  • tenez-vous éloigné à plus de 2 mètres ;
  • limitez vos discussions à moins de 15 minutes.

Faut-il faire un test si on est cas contact ?

Le protocole de test pour les cas contacts est levé à partir du 1er février 2023. Jusqu’à cette date, les cas contacts devaient réaliser un test de dépistage du Covid (antigénique, PCR ou autotest) à J+2 du dernier contact avec la personne positive

Sources : 

Lutte contre l’épidémie de Covid-19 : entrée en vigueur de plusieurs évolutions législatives à compter du 31 janvier 2023, Ministère de la Santé, 28 janvier 2023.

Evolution des mesures de lutte contre la Covid-19 à compter du 14 mars 2022, 15 mars 2022. DGS.

J’ai été en contact à risque avec une personne testée positive à la Covid-19. Santé Publique France. Mars 2022

Evolution de la stratégie de dépistage et d’isolement des cas de Covid-19 et des personnes contacts, DGS, 24 février 2022

Amélioration de la situation sanitaire : suite à un avis du Haut Conseil de la santé publique rendu public aujourd’hui, le Gouvernement annonce un allègement du protocole sanitaire à compter du 28 février. 11 février 2022

Infection ou cas contact : les nouvelles règles d’isolement face au Covid-19 à partir du 3 janvier 2022. 02/01/2022. Gouvernement.fr

Nouvelles doctrines pour l’isolement des cas de Covid-19 et la quarantaine des personnes contacts. 2/01/2022

Dispositif d’indemnisation des interruptions de travail des salariés et des non-salariés. 16 novembre 2021. Ameli.fr

Définition de cas d’infection au SARS-CoV-2 (COVID-19) et de contact à risque Mise à jour le 22/07/2021


Source : JDF Santé

Quels sont les cancers causés par le tabac ?

Quels sont les cancers causés par le tabac ?

Selon l’Institut national du cancer, le tabac est responsable de 68 000 nouveaux cas de cancer et 46 000 décès par cancer chaque année en France, soit presque 30% des décès par cancer. 

Quels sont les cancers favorisés par le tabac ?

Le tabagisme est le premier facteur de risque de cancer. Il est directement responsable du cancer du poumon (8 cas sur 10), des cancers des voies aérodigestives supérieures (bouche, larynx, pharynx, œsophage) à 70% et de 35 % des cancers de la vessie (Inca). « Sans le tabac, le cancer du poumon serait un cancer rare. Environ 80% des cas de cancer du poumon sont dus au tabac. Le tabac augmenterait également le risque de développer un cancer du foie, du pancréas, de l’estomac, du rein, du côlon, du rectum, du sein, du col de l’utérus, ainsi que certaines leucémies« , précise le Dr Gianluca Severi, Directeur de Recherche à l’Inserm et responsable d’une équipe d’épidémiologie à Gustave Roussy. 

Pourquoi le tabac augmente-t-il le risque de cancer ?

« Le tabac est composé de milliers de substances chimiques dont l’arsenic, les goudrons (qui contiennent des substances comme les hydrocarbures), des gaz toxiques (oxyde d’azote, acide cyanhydrique, monoxyde de carbone) et des métaux lourds (chrome, cadmium, plomb, mercure) qui ont des actions très variées et très profondes sur notre corps. Plusieurs de ces substances possèdent des effets cancérigènes, et participent à modifier l’ADN. Le risque de développer un cancer dépend de la quantité de cigarettes fumées, ainsi que de la durée pendant laquelle on a fumé« , explique le chercheur. Ces deux notions sont importantes. Le nombre de cigarettes consommées par jour n’est pas plus dangereux que la durée du tabagisme, rappelle l’Inca en 2023. L’exposition prolongée dans le temps aux substances cancérigènes est nettement plus toxique.

Quel pourcentage de fumeurs ont un cancer en France ?

« C’est très difficile de raisonner comme ça, nuance le spécialiste. Une étude récente sur l’incidence du cancer en France montre que 28% des cas de cancer chez les hommes adultes sont dus au tabac et 8% chez les femmes. La prévalence du tabagisme reste importante avec presque un tiers des adultes français qui déclare de fumer. La pourcentage des femmes qui fument quotidiennement est moindre par rapport aux hommes (22% versus 29%) ».

Le tabagisme passif serait responsable de 1 100 décès chaque année en France

Le tabagisme passif augmente-t-il le risque de cancer ?

L’exposition non choisie à la fumée de cigarette a des effets délétères sur la santé. « L’effet du tabagisme passif n’est pas aussi fort que celui du tabagisme individuel mais il est clairement établi, notamment pour le cancer du poumon. Des études récentes montrent un risque augmenté chez les personnes non fumeuses qui vivent en couple avec une personne qui fume« , détaille notre interlocuteur. Selon l’Inca, le tabagisme passif serait responsable de 1 100 décès chaque année en France, dont 150 par cancer du poumon. 

Doit-on obligatoirement arrêter de fumer quand on a un cancer ?

« Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer, même si le cancer est déjà développé. L’arrêt sera toujours bénéfique. Plusieurs études ont montré que le risque de développer un cancer à cause du tabac diminue après avoir arrêté de fumer et il redevient égal à celui d’un non-fumeur après environ 20 ans selon le type de cancer« , informe le Dr Gianluca Severi. 

Merci au Dr Gianluca Severi, Directeur de Recherche à l’Inserm et responsable d’une équipe d’épidémiologie à Gustave Roussy.

Sources : 

Attitudes et comportements des Français face au cancer : 4e Baromètre cancer, INCA. 30/01/2023

Le tabac, premier facteur de risque évitable de cancers, 02/09/2022, Institut National du Cancer


Source : JDF Santé

Arrêt de travail Covid : décret, fin des arrêts dérogatoires

Arrêt de travail Covid : décret, fin des arrêts dérogatoires

A partir du 1er février 2023, il n’est plus possible d’avoir des arrêts de maladie dits « dérogatoires », donc sans délai de carence en cas de Covid, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué du 28 janvier 2023. Cela fait l’objet d’un décret officiel publié sur Legifrance. Concrètement, cela signifie que les arrêts de travail liés à une infection Covid deviennent des arrêts de travail classiques, qui ont un délai de carence avant le versement des indemnités journalières prévues par la Sécurité sociale. Qui peut prétendre à un arrêt maladie Covid ? Comment l’obtenir ? Quelles sont les indemnisations en fonction de sa situation ? Est-ce qu’il y a une perte de salaire ? Quel est le délai de carence ? La durée de l’arrêt ? Les nouvelles règles.

Quel est le décret qui met fin aux arrêts de travail dérogatoires ?

Le décret n° 2023-37 du 27 janvier 2023 relatif aux arrêts de travail dérogatoires délivrés aux personnes contaminées par la Covid-19 met fin à la délivrance d’arrêts de travail dérogatoires aux assurés se trouvant dans l’impossibilité de continuer à travailler, y compris à distance, en cas de contamination par la covid-19 établie par un examen inscrit à la nomenclature des actes de biologie médicale afin de limiter la propagation de l’épidémie de Covid.

Définition : qu’est-ce qu’un arrêt maladie Covid ?

Lorsque son état de santé ne permet pas de travailler ou de télétravailler, un arrêt maladie, aussi appelé arrêt de travail pour maladie, peut être prescrit par un médecin. Cet arrêt de travail doit ensuite être adressé à son employeur et à la Sécurité sociale (CPAM) dans un délai de 2 jours. La présence à son domicile peut être contrôlée pendant toute la durée de l’arrêt de travail.

Comment demander un arrêt de travail Covid ?

Pour bénéficier d’un arrêt de travail, les personnes qui ne peuvent pas télétravailler doivent prendre rendez-vous avec un médecin.

► En cas de test positif, l’isolement n’est plus systématique mais reste recommandé. Un arrêt de travail peut être demandé pour les salariés qui ne peuvent pas télétravailler. Le médecin délivre au patient un arrêt de travail couvrant la période nécessaire d’isolement.

►  Les personnes non salariées vulnérables qui se trouvent dans l’une des situations médicales listées par le Haut Conseil de Santé publique peuvent obtenir un arrêt de travail de la part de son médecin traitant ou son médecin de ville si ces derniers l’estiment nécessaire. 

Y a-t-il une période de carence en cas d’arrêt de travail Covid ?

Oui. Un délai de carence est la période qui se déroule entre l’ouverture d’un droit et le versement des prestations liées à ce droit. Les indemnités journalières et le complément employeur sont depuis le 1er février 2023 versés avec un délai de carence dans les cas suivants :

  • vous êtes testé positif au SARS-CoV-2 par RT-PCR, par détection antigénique ou par un autotest de détection antigénique (à condition de faire un test RT-PCR dans un délai de deux jours à compter du début de l’arrêt de travail) ;
  • vous présentez des symptômes de Covid-19 ;
  • vous êtes cas contact de votre enfant testé positif à la Covid (cas confirmé) de moins de 16 ans ou en situation de handicap, 
  • vous êtes personne vulnérable (vous êtes en arrêt maladie car ne pouvez ni recourir au télétravail, ni bénéficier de mesures de protection renforcées sur votre lieu de travail, ni être placé en chômage partiel).

Un cas contact peut-il avoir un arrêt maladie Covid ?

Non. Depuis le 21 mars 2022, les cas contacts ne sont plus tenus de s’isoler, qu’ils soient vaccinés ou non vaccinés. Il n’y a donc pas lieu de demander un arrêt de travail. L’arrêt de travail ne peut intervenir :

  • que si vous êtes testé positif au test de dépistage Covid
  • ou si vous êtes cas contact de votre enfant testé positif à la Covid (cas confirmé) de moins de 16 ans ou en situation de handicap.

Le salaire est-il maintenu en cas d’arrêt de travail Covid ?

Oui, mais pas forcément intégralement. Les indemnités journalières que vous percevez en cas d’arrêt de travail Covid (sous certaines conditions) sont versées par la Sécurité sociale aux salariés en arrêt de travail maladie ou consécutif à un accident de travail ou maladie professionnelle. Elles font partie de la catégorie des revenus de remplacement et sont soumises aux cotisations CSG et CRDS à des taux particuliers. Elles sont versées par votre régime d’assurance maladie (CPAM, MSA…) Elles sont versées sous conditions de cotisations avec un délai de carence. Le montant dépend de votre salaire. Vous pouvez également percevoir, sous conditions, des indemnités complémentaires versées par votre employeur. Des dispositions conventionnelles peuvent prévoir le maintien intégral de votre salaire.

Quel arrêt de travail pour garder un enfant ?

L’indemnisation est ouverte à un seul des deux parents

Le dispositif d’activité partielle pour les salariés du secteur privé devant garder leur enfant et ne pouvant pas télétravailler et d’autorisation spéciale d’absence (ASA) pour garde d’enfant ont pris fin le 31 juillet 2022Depuis le 1er août 2022, le régime de droit commun (congé enfant malade) est de nouveau en vigueur. Il en va de même pour les agents de la Fonction publique, les agents publics contraints de garder leur enfant du fait de la Covid et ne pouvant pas télétravailler ne peuvent plus être placés en autorisation spéciale d’absence à compter du 1er août 2022.

Les salariés de droit privé qui doivent garder leur enfant de moins de 16 ans ou en situation de handicap (établissement d’accueil fermé) peuvent télétravailler, en accord avec leur employeur. S’ils ne peuvent pas télétravailler, ils peuvent prendre un congé enfant malade. Ce congé est ouvert à tout salarié s’occupant d’un enfant de moins de 16 ans qui est malade ou accidenté et dont il assume la charge. Le congé n’est pas rémunéré, sauf si un accord collectif le prévoit.

 Si vous êtes cas contact de votre enfant testé positif à la Covid (cas confirmé) de moins de 16 ans ou en situation de handicap, vous pouvez demander un arrêt de travail dérogatoire pour la durée de l’isolement de votre enfant : jusqu’à 7 jours à partir du début des symptômes ou de la date du résultat positif si votre enfant n’a pas de symptômes, jusqu’à 10 jours pour un enfant non vacciné de 12 à 16 ans ou sans limite d’âge pour les enfants handicapés (un contrôle sera effectué par l’Assurance Maladie). Un seul des parents peut bénéficier de ce dispositif dérogatoire. L’arrêt de travail est indemnisé sans vérification des conditions d’ouverture de droits, sans délai de carence et sans prise en compte dans les durées maximales de versement, jusqu’au 31 décembre 2022 au plus tard.

► Les fonctionnaires qui doivent garder leur enfant en raison de la Covid et qui ne peuvent pas télétravailler ne peuvent plus être placés en autorisation spéciale d’absence à compter du 1er août 2022.

Les travailleurs non salariés qui ne peuvent pas poursuivre leur activité professionnelle à distance peuvent bénéficier d’un arrêt de travail dérogatoire indemnisé :

  • les travailleurs indépendants ;
  • les travailleurs non-salariés agricoles ;
  • les artistes-auteurs ;
  • les artisans/commerçants ;
  • les stagiaires de la formation professionnelle ;
  • les professions libérales ;
  • les professions de santé ;
  • les gérants salariés ;
  • les contractuels de droit public de l’administration et les fonctionnaires à temps non complet travaillant moins de 28h ;
  • les assistantes maternelles ou gardes d’enfant à domicile.

Les conditions pour en bénéficier sont les suivantes :

  • les deux parents doivent être dans l’incapacité de télétravailler ;
  • l’enfant doit avoir moins de 16 ans au jour du début de l’arrêt. Il n’y a pas de limite d’âge pour un enfant en situation de handicap.

Il faut conserver un justificatif attestant du test positif de l’enfant ou de la situation de cas contact de l’enfant devant s’isoler (plus de 12 ans non-vacciné ou ayant une vaccination incomplète) qui devra être communiqué à l’Assurance Maladie en cas de contrôle. L’indemnisation est ouverte à un seul des deux parents du foyer. Elle se fait sans vérification des conditions d’ouverture de droits, sans délai de carence et sans prise en compte dans les durées maximales de versement, jusqu’au 31 décembre 2022 au plus tard.

Quelle est l’indemnisation en cas d’arrêt de travail Covid ?

Pour avoir droit à une indemnisation, vous devez remplir les conditions d’ouverture de droit aux indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS) pour pouvoir en bénéficier. Renseignez-vous auprès de votre Caisse d’Assurance Maladie. Ces indemnités sont calculées à partir de votre salaire brut. En parallèle, selon votre entreprise, vous pouvez percevoir des indemnités complémentaires de la part de votre employeur.

Pour percevoir les indemnités journalières de la Sécurité sociale, il faut au moins avoir travaillé 150 heures au cours des 3 mois précédant l’arrêt de travail ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 10 302.25 euros brut (Smic en 2020) au cours des 6 mois précédant l’arrêt de travail. Le montant des indemnités journalières correspond à 50% de votre salaire journalier de base, calculé sur la moyenne du salaire brut des 3 derniers mois précédent l’arrêt de travail et dans la limite de 1,8 fois le Smic mensuel, soit 2 770,96 € bruts (sur la base du Smic au 1er janvier 2020).

Si vous êtes en arrêt maladie Covid, vous ne cumulez pas de congés payés pendant votre arrêt. 

 

Quelle est la durée d’un arrêt maladie Covid ?

La durée de l’arrêt dépend de la durée de l’isolement. Et la durée d’isolement et les consignes sanitaires dépendent de votre statut vaccinal.

  • 7 jours si vous êtes positif complètement vacciné
  • 10 jours si vous êtes positif, non vacciné ou pas totalement

Quelle règle pour les congés payés ?

Selon la loi L. 3141-5, les arrêts maladie, autres que ceux dus aux maladies professionnelles et accidents du travail, n’ouvrent pas de droit à des congés payés. L’arrêt maladie Covid ne donne donc pas droit à des congés payés. Le contrat de travail est alors suspendu pendant un arrêt maladie non professionnel. Autrement dit, si vous êtes en arrêt maladie Covid, vous ne cumulez pas de congés payés pendant votre arrêt. 

Sources :

– Que se passe-t-il en cas de test positif au Covid-19 ? Et en cas de test négatif ? 20 juillet 2022, Assurance maladie

– Des arrêts maladie « Covid » sans jour de carence prolongés jusqu’au 31 décembre 2021. 3 novembre 2021. Service-public.fr

– Demande d’arrêt de travail dans l’attente des résultats d’un test Covid : ouverture d’un téléservice, 8 janvier 2021

– Arrêt maladie : indemnités journalières versées au salarié, 21 octobre 2020, Service-public

– Personnes vulnérables : la nouvelle liste de critères depuis le 12 novembre, 13 novembre, Service-public  


Source : JDF Santé

Covid France : isolement, cas contact, ce qui change au 1er février

Covid France : isolement, cas contact, ce qui change au 1er février

[Mis à jour le 30 janvier 2023 à 11h35] L’épidémie de Covid continue de baisser en France : les taux d’incidence, de dépistage et de positivité sont en diminution. De nouvelles consignes sont données par le gouvernement. Ainsi, au 1er février 2023 : l’isolement systématique pour les personnes testées positives au Covid-19 et la réalisation d’un test de dépistage au deuxième jour de la notification du statut de contact pour les personnes contact asymptomatiques ne sont plus requis, annonce le ministère de la Santé dans un communiqué du 28 janvier. Aussi, un décret met fin au au téléservice « Contact Covid » de l’Assurance maladie, qui permettait d’identifier et de prendre en charge des personnes malades du Covid et des cas contacts, et la délivrance d’arrêts maladie dérogatoires. 

Quelles sont les nouvelles mesures Covid au 1er février 2023 ?

Face à la baisse de la circulation de Covid en France, le gouvernement a levé certaines restrictions sanitaires. Ainsi à partir du 1er février 2023 :

► Fin de l’isolement systématique pour les personnes testées positives au Covid-19

► Fin de la réalisation d’un test de dépistage au deuxième jour de la notification du statut de contact pour les personnes contact asymptomatiques 

► Fin du téléservice « Contact Covid » de l’Assurance maladie, qui permettait l’identification et la prise en charge des personnes malades du Covid-19 et des cas contacts. Un décret officiel publié sur Legifrance met un terme à la délivrance d’arrêts de travail dérogatoires aux assurés se trouvant dans l’impossibilité de continuer à travailler, y compris à distance, en cas de contamination par la covid-19 établie par un examen inscrit à la nomenclature des actes de biologie médicale afin de limiter la propagation de l’épidémie de Covid. Cela implique également la suspension des possibilités de contact tracing par l’Assurance maladie visant à rechercher les cas contacts dans l’entourage des personnes positives au Covid-19.

► L’usage du système d’information « SI-DEP », permettant la délivrance des résultats des tests pratiqués par l’ensemble des laboratoires et structures autorisés à réaliser le diagnostic de Covid-19, sera conditionné au recueil préalable du consentement des personnes concernées, au partage de leurs données personnelles à cette fin. Conformément à la volonté du législateur, le système d’information « SI-DEP » sera maintenu en activité jusqu’au 30 juin 2023.

Restent en vigueur :

► Vaccination à jour contre la COVID-19, notamment par une dose de rappel avec un vaccin bivalent (contre la souche initiale et le variant Omicron du SARS-CoV-2) pour les éligibles primo-vaccinés, ainsi que contre les virus grippaux

► Le port du masque recommandé en présence de personnes vulnérables, en cas de promiscuité dans les espaces fermés comme les transports en commun

► Le maintien des gestes barrières : lavage des mains réguliers, aération des lieux clos

► Le gouvernement peut demander un test de dépistage négatif à l’embarquement en direction du territoire français et pour les voyages outre-mer. Ce test aux frontières pourra être exigé jusqu’au 31 mars 2023 aux personnes de plus de 12 ans avant l’embarquement à destination du territoire français en cas d’apparition d’un variant dangereux dans un pays, ou dans l’hypothèse d’un variant dangereux, il pourra s’appliquer pour les voyageurs en provenance des territoires ultramarins, ou à destination de ces régions en cas de risque de saturation du système hospitalier local. 

Quelles sont les mesures d’isolement ?

A partir du mercredi 1er février 2023, les personnes testées positives au Covid-19 ne sont plus obligées de s’isoler, annonce le ministère de la Santé dans un communiqué du 28 janvier. Néanmoins, « comme pour toute maladie à infection respiratoire aiguë, il reste fortement recommandé aux personnes testées positives au Covid-19, ainsi qu’aux personnes ayant été exposées à une personne contagieuse et susceptibles de développer la maladie, de respecter les gestes barrières, de se faire tester et d’éviter le contact avec les personnes fragiles« , peut-on lire sur le communiqué.

​​​​​​Quelles sont les mesures Covid pour les cas contacts ?

Le 1er février 2023, la réalisation d’un test de dépistage au deuxième jour de la notification du statut de contact pour les personnes contact asymptomatiques ne sont plus requis. En revanche, les personnes symptomatiques continuent de devoir se faire tester. 

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Quelles sont les mesures actuelles face à la situation épidémique en Chine ?

Face à la reprise de l’épidémie de Covid en Chine, le gouvernement français a mis en place les mesures suivantes :

  • Tous les passagers en provenance de Chine, par vol direct ou avec escale, et à destination du territoire français doivent présenter, avant l’embarquement, le résultat négatif d’un test PCR ou antigénique de moins de 48 heures.
  • Le port du masque est rendu obligatoire dans les avions en provenance de Chine.
  • À l’arrivée sur le territoire français, des tests PCR peuvent aussi être effectués de manière aléatoire

La France recommande également aux voyageurs qui envisagent de se rendre en Chine, tout particulièrement aux personnes fragiles et immunodéprimées, de considérer un report de leur voyage, en l’absence d’un motif essentiel. Il est recommandé aux voyageurs qui ne pourraient pas reporter leur voyage de disposer d’un schéma vaccinal complet et à jour et de respecter les gestes barrières.

L'isolement Covid plus obligatoire à partir du 1er février

L'isolement Covid plus obligatoire à partir du 1er février

[Mis à jour le 30 janvier 2023 à 10h32] L’épidémie circule de plus en plus faiblement en France et les consignes d’isolement évoluent. Ainsi, à partir du mercredi 1er février 2023, les personnes testées positives au Covid-19 ne sont plus obligées de s’isoler, annonce le ministère de la Santé dans un communiqué du 28 janvier. Ce sera simplement recommandé. Néanmoins, « comme pour toute maladie à infection respiratoire aiguë, il reste fortement recommandé aux personnes testées positives au Covid-19, ainsi qu’aux personnes ayant été exposées à une personne contagieuse et susceptibles de développer la maladie, de respecter les gestes barrières, de se faire tester et d’éviter le contact avec les personnes fragiles« , peut-on lire sur le communiqué. Par ailleurs, la réalisation d’un test de dépistage au deuxième jour de la notification du statut de contact pour les personnes contact asymptomatiques ne seront plus requis. Ces nouveautés suivent les recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP)

L’isolement est-il obligatoire quand on est positif au Covid ?

Non, à partir du 1er février 2023, l’isolement systématique pour les personnes testées positives au Covid-19 n’est plus obligatoire, précise le ministère de la Santé dans un communiqué du 28 janvier. Autrement dit, il n’y a plus besoin de s’isoler si on est positif au Covid. On peut toutefois décider de le faire. Il reste fortement recommandé aux personnes testées positives au Covid-19, ainsi qu’aux personnes ayant été exposées à une personne contagieuse et susceptibles de développer la maladie, de :

  • respecter les gestes barrières
  • se faire tester
  • éviter le contact avec les personnes fragiles.

Combien de temps s’isoler si on veut tout de même le faire ?

L’isolement n’est plus obligatoire mais reste possible :

► Avec un schéma vaccinal complet (2 doses + 1 rappel) : 7 jours (pleins) après la date du début des signes ou la date du prélèvement du test positif. On peut sortir de l’isolement au bout de 5 jours si on n’a plus de signes cliniques de l’infection depuis 2 jours. 

► Avec un schéma vaccinal incomplet ou pour les personnes non-vaccinées : 10 jours (pleins) après la date du début des signes ou la date du prélèvement du test positif. On peut sortir de l’isolement au bout de 57 jours si on n’a plus de signes cliniques de l’infection depuis 2 jours. 

Les cas contacts doivent-ils s’isoler ?

Non. Depuis le 21 mars 2022, et conformément à l’avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) du 11 février 2022, les personnes contacts à risque (cas contacts), quel que soit leur statut vaccinal, ne sont plus tenues de respecter un isolement, indique un décret de la Direction générale de la Santé du 15 mars 2022. Depuis le 1er février 2023, elles ne sont plus tenues non plus de réaliser un test de dépistage au deuxième jour de la notification du statut de contact pour les personnes contact asymptomatiques.

Comment obtenir une attestation (ou certificat) d’isolement ?

Les cas positifs qui veulent s’isoler et ne pouvant pas télétravailler peuvent bénéficier d’une attestation d’isolement ou « déclaration de maintien à domicile » s’ils ont besoin d’un arrêt de travail. Pour simplifier leurs démarches, l’Assurance Maladie a ouvert depuis le 3 octobre 2020 le téléservice declare.ameli.frAvant de verser vos indemnités journalières, l’Assurance maladie vérifiera que vous êtes bien identifié comme cas positif. 

Quelles précautions prendre pendant l’isolement ?

  • Rester, si possible, dans une pièce séparée de ses proches, avec la porte fermée. Il est important de dormir et de prendre ses repas seul, dans sa chambre.
  • Eviter les contacts avec les autres personnes de la maison, de l’appartement ou du lieu d’accueil, ne pas les toucher ni les embrasser
  • Porter un masque en présence d’une personne, respecter une distance de plus de 2 mètres et limiter les discussions à 15 minutes 
  • Eviter tout contact avec des personnes fragiles, c’est-à-dire les personnes âgées de plus de 65 ans ou avec des maladies chroniques (hypertension, diabète, maladies cardiaques, etc.), les personnes avec une obésité importante et les femmes enceintes au 3e trimestre de grossesse 
  • Utiliser, si possible, une salle de bain et des toilettes séparées, que l’on ne partage pas avec les autres personnes de son domicile. Si on n’a pas le choix, les pièces que l’on partage avec les autres doivent être nettoyées régulièrement. Les personnes qui les utilisent se lavent les mains avant et après utilisation ;
  • Ne pas partager les objets de tous les jours : serviette de toilette, savon, téléphone…

Sources :

– Lutte contre l’épidémie de Covid-19 : entrée en vigueur de plusieurs évolutions législatives à compter du 31 janvier 2023

– Evolution des mesures de lutte contre la covid à compter du 14 mars 2022

– Infection ou cas contact : les nouvelles règles d’isolement face au Covid-19 à partir du 3 janvier 2022

– Covid-19 : les personnes vulnérables doivent demander un nouveau certificat d’isolement. Ameli.fr 15/09/2021

– Personnes vulnérables : la nouvelle liste de critères depuis le 9 septembre. 9 septembre 2021. Service-Public.fr

– Conduite à tenir devant un cas d’infection par le SARS-CoV-2 (COVID-19) 22/07/2021. Santé Publique France.

– Coronavirus SARS-CoV-2 : critères cliniques de sortie d’isolement des patients infectés, Haut Conseil de la Santé Publique

Coronavirus COVID-19 : informations et recommandations sanitaires, ARS Occitanie et Île-de-France

– Syndicat national des jeunes médecins généralistes. 

– Fiche patient Covid-19, Santé Publique France.

– Fiche : Isolement, principes et règles à respecter du site Ameli.fr

– Fiche Personne contact, gouvernement.fr


Source : JDF Santé