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Attention aux chenilles épineuses, leur venin peut être mortel

Attention aux chenilles épineuses, leur venin peut être mortel

Une étude parue le 23 février dans le Public Library of Science (PLOS) met en garde contre les chenilles Lonomia, qui constituent « une grave menace pour la santé humaine« . Leur venin est mortel pour l’Homme si la prise en charge n’est pas immédiate. Elles sont répandues principalement en Amérique du Sud et en Guyane françaiseplusieurs cas d’envenimation mortelle (transmission de venin à un humain) sont rapportés chaque année. Ces chenilles tueuses appartiennent à l’espèce Lonomia et avant l’étude, deux sous-catégories de cette espèce avaient été recensées : Lonomia achelous et Lonomia obliqua. La chenille Lonomia est un genre de papillon nocturne. Les chenilles de Lonomia vivent en colonie, par groupe de plus de 50 espèces. Elles sont inactives la journée, statiques sur des troncs d’arbres et « se réveillent » la nuit pour se nourrir des feuilles des arbres. 

Colonie de chenilles Lonomia
Colonie de chenilles Lonomia © Leonardo-Adobestock

Le venin cause un syndrome hémorragique sévère

Les épines qui recouvrent leur corps contiennent du venin hémotoxique pour l’Homme. Il provoque un syndrome hémorragique sévère avec :

  • hémorragie diffuse
  • insuffisance rénale
  • lésions cérébrales
  • le décès dans les cas les plus graves

« L’envenimation par Lonomia obliqua peut être considérée comme un facteur de risque important pour le développement d’une insuffisance rénale aigue potentiellement mortelle, ainsi que pour le développement d’une insuffisance rénale chronique » souligne une étude publiée en 2006. Les accidents impliquant des humains proviennent lorsque la peau humaine entre en contact avec la colonne vertébrale de la chenille qui libère alors son venin. Ils surviennent généralement en journée lorsque des personnes se retrouvent en contact avec les chenilles au repos contre les arbres. Les chercheurs ont également remarqué que les chenilles Lonomia, à l’origine situées dans les zones forestières, se déplacent petit à petit vers les milieux urbains, près des maisons ou des plantations de palmiers à huile, ce qui pourrait en faire « un risque professionnel« . Par ailleurs, les changements climatiques à venir, et notamment la déforestation en Amérique tropicale, augmenteront le risque d’accidents avec ces chenilles venimeuses pour les populations humaines.

​​​​​​60 espèces de chenilles venimeuses découvertes

Il existe au moins quatre espèces de Lonomia présentes en Guyane française

Au Brésil, le ministère de la Santé a rapporté 1 930 cas entre 2001 et 2006 d’envenimation par les chenilles de Lonomia. En Colombie, le premier décès date de l’année 2000 et depuis, environ 10 cas par an sont signalés à l’Institut national de la santé Des décès ont également touché le Pérou, l’Argentine et la Guyane française. En Guyane française, trois cas d’envenimation par Lonomia ont été signalés au cours des 25 dernières années. « Nos résultats révèlent qu’il existe au moins quatre espèces de Lonomia présentes en Guyane française » indiquent les chercheurs. Ils ont découvert qu’il n’existe pas seulement 2 sous-espèces des chenilles Lonomia, mais 60 espèces dont 7 sont fortement suspectées ou connues pour causer des envenimations graves chez l’homme. « Le nombre d’espèces décrites au cours de la dernière décennie au sein du genre [Lonomia] a augmenté de 300% ce qui indique que la diversité du genre a été sous-estimée. […] L’inflation du nombre d’espèces du genre et la découverte que d’autres espèces sont également susceptibles d’être très venimeuses suggère qu’il est peu probable que les deux espèces [à date reconnues] soient les seules espèces impliquées dans les cas d’envenimation humaine » précisent les chercheurs de l’étude.

Un antivenin a fait ses preuves au Brésil

« Grâce aux informations fournies [par l ‘étude], les autorités sanitaires peuvent accroître la surveillance dans les zones à risque et concevoir des stratégies de réponse adéquates englobant l’énorme diversité des espèces [de chenilles tueuses]. Bien que les accidents avec des chenilles venimeuses ne soient pas (encore) considérés comme des maladies tropicales négligées, leurs schémas épidémiologiques correspondent à ceux-ci, en ce sens qu’ils affectent les communautés appauvries et font face à de grands défis en matière de diagnostic et de traitement » concluent les chercheurs qui insistent sur la nécessité de poursuivre les recherches sur le sujet. Il existe actuellement un antivenin produit au Brésil qui a fait ses preuves sur les deux sous-espèces référencées antérieurement à la publication de l’étude. Mais aucune donnée ne prouve actuellement qu’il est adapté aux nouveaux genres de chenilles Lonomia découvertes.

Sources :

– Les chenilles mortelles et venimeuses de Lonomia sont plus que les deux suspects habituels, Public Library of Science (PLOS), 23 février 2023

– Insuffisance rénale aiguë provoquée par la toxine des chenilles de l’espèce Lonomia obliqua, Toxicon, janvier 2006


Source : JDF Santé

Groupes sanguins (O, A, B, AB) : définition et compatibilité

Groupes sanguins (O, A, B, AB) : définition et compatibilité

Définition : qu’est-ce qu’un groupe sanguin ?

La composition du sang est la même pour tous les individus mais les antigènes qui se trouvent sur les cellules du sang (hématies) – érythrocytes (globules rouges), leucocytes (globules blancs), thrombocytes (plaquettes) – et de certaines protéines du plasma comme les immunoglobulines varient d’une personne à l’autre et définissent entre autres les groupes sanguins. On peut par exemple définir :

  • une personne qui a le groupe sanguin A présente à la surface de ses hématies des marqueurs de type A
  • une personne qui a le groupe sanguin B présente à la surface de ses hématies des marqueurs de type B
  • une personne qui a le groupe sanguin AB présente à la surface de ses hématies des marqueurs de type A et des marqueurs de type B
  • une personne qui a le groupe sanguin O ne présente aucun marqueur à la surface de ses hématies.

C’est quoi le système ABO ?

Le système ABO qui permet de classer les différents groupes sanguins, a été découvert en 1900 par Landsteiner. Ces groupes sanguins sont au nombre de quatre (A, B, AB et O) et se différencient par la présence, l’absence ou la combinaison des antigènes A ou B à la surface des globules rouges.

Schéma montrant les types de groupe sanguin © 123RF-Joshua Abbas

Il existe trois types d’antigènes A, B et AB et quatre groupes sanguins. Le groupe A possède uniquement les antigènes A à la surface des globules rouges (et des anticorps anti-B) le groupe B uniquement les B (et des anticorps anti-A), le groupe AB a les 2 types d’antigènes mais aucun anticorps. Le groupe O se caractérise par l’absence de ces deux types d’antigènes et la présence des deux anticorps.

Groupe Antigène sur le globule rouge Anticorps dans le sérum
A A ou (A etO) anti-B
B B ou (B et O) anti-A
AB A et B pas d’anticorps pour le système
O O anti-A et anti-B

Groupe sanguin de l’enfant

Le groupe sanguin d’un enfant est fonction de celui de ses parents. Il est en effet défini par rapport au groupe de ses parents, lequel se base sur deux allèles. Ci-dessous le tableau indiquant les différentes combinaisons possibles. En France, Le groupe sanguin le plus courant est le groupe A (45%), suivi des groupes O (43%), B (9%), et AB(3%). Chaque individu reçoit deux allèles A, B ou O. Les allèles A et B sont dominants et l’allèle O est récessif : ce dernier ne peut s’exprimer qu’en présence d’un second allèle O.

  • Un enfant du groupe A peut avoir hérité d’un allèle A et d’un allèle O, ou de deux allèles A.
  • Un enfant du groupe sanguin B peut avoir reçu un allèle B et un allèle O, ou deux allèles B.
  • Pour être du groupe AB, il faut posséder l’allèle A et l’allèle B (co-dominants).
  • Les sujets du groupe O ont obligatoirement reçu deux allèles O.

Les parents étant eux-mêmes porteurs de deux allèles, 78 combinaisons sont possibles en théorie selon le génotype du père et de la mère. Cela explique pourquoi des parents du groupe A peuvent avoir un enfant du groupe O, par exemple. Il existe également des groupes sanguins très rares résultant d’anomalies, comme le groupe sanguin de type  » Bombay « .

© JDF-Santé

Qu’est-ce qu’un groupe sanguin rare ? Bombay ?

En France, un groupe sanguin est dit « rare » lorsque moins de 4 personnes sur 1000 le possèdent dans la population et qu’il n’existe pas d’autres groupes sanguins compatibles pour transfuser ces patients. Par exemple, il existe des sujets qui ne sont ni A, ni B, ni AB et ni O : leur groupe sanguin est appelé « Bombay ». Il est exceptionnel. Selon l’Etablissement français du sang (EFS), environ 250 groupes sanguins rares sont identifiés en France. Ils concerneraient environ 700 000 individus qui, pour la très grande majorité d’entre eux, n’auront heureusement jamais besoin d’être transfusés.  

Facteur rhésus (Rh)

Une autre classification permet de catégoriser les groupes sanguins. Il s’agit du facteur rhésus qui peut être positif ou négatif. Ce facteur dépend de la présence ou de l’absence d’un autre antigène à la surface des globules rouges. On ajoute un  + en cas de présence de cette protéine à la lettre du groupe sanguin et un – en cas d’absence. D’autres sous-types sont également décrits, mais moins prépondérants (Kell, Duffy…). Le facteur rhésus est aussi transmis génétiquement : l’allèle Rh+ est dominant et l’allèle Rh- est récessif. Il faut donc obligatoirement deux allèles RH- pour être de groupe sanguin négatif. Les personnes de groupe sanguin positif possèdent deux allèles Rh+ ou la combinaison des allèles Rh+ et Rh-.

Compatibilité couple et grossesse

Le facteur Rhésus a une grande importance pour les femmes Rhésus négatif qui souhaite avoir un enfant et dont le partenaire est Rhésus positif. Il peut y avoir ce qu’on appelle une « incompatibilité rhésus ». L’immunisation rhésus se produit au cours de la première grossesse et la femme va développer des anticorps au cours de la deuxième grossesse, qui sont dangereux pour l’enfant.

Compatibilité et transfusion

L’importance de connaitre son groupe sanguin vient du fait qu’en cas de nécessité de transfusion, le sang reçu doit être compatible avec le sien. Il ne faut pas que soient mis en contact des anticorps et antigènes du même type au risque d’engendrer un rejet ou une coagulation du sang qui peut être mortel. Si, par exemple, les anticorps anti-A du receveur se fixent sur les antigènes A des globules rouges du donneur, ils provoquent l’agglutination de ces cellules, voire leur destruction (hémolyse). Cela entraîne l’échec de la transfusion et, dans certains cas, des réactions cliniques très graves. C’est pourquoi, lors d’une transfusion, la compatibilité entre groupes sanguins doit absolument être respectée.

Quel groupe est donneur universel ?

Les personnes du groupe O- sont des « donneurs universels », car tous les autres groupes peuvent recevoir leur sang puisqu’il ne contient aucun antigène mais ne reçoivent du sang que des personnes du même groupe.

Quel groupe est receveur universel ?

Les personnes du groupe AB+ sont « receveurs universels » et ne peuvent donner du sang qu’au groupe AB+.

Comment connaître son groupe sanguin ?

Le groupe sanguin est déterminé lors d’une prise de sang de routine ou lors des dons de sang. Il est conseillé d’avoir sur soi une carte de groupe sanguin en cas d’accident même si la détermination du groupe sanguin a lieu avant chaque transfusion. La détermination du groupe et du facteur rhésus est faite à chaque début de grossesse et avant toute intervention chirurgicale.

Sur le forum santé : les discussions au sujet des groupes sanguins
A retenir

► 38% de la population française est du groupe sanguin A

► 8% de la population française est du groupe sanguin B

► 3% de la population française est du groupe sanguin AB (son plasma est compatible avec tous les autres groupes)

► 36% de la population française est du groupe sanguin O (ses globules rouges sont compatibles avec tous les autres groupes)

► En France, un groupe sanguin est dit « rare » lorsque moins de 4 personnes sur 1000 le possèdent dans la population


Source : JDF Santé

PMA : définition, femme seule, conditions, parcours en France

PMA : définition, femme seule, conditions, parcours en France

Auparavant réservée aux couples hétérosexuels, la procréation médicalement assistée (PMA) est désormais possible en France pour les couples formés de deux femmes ou pour une femme non mariée (célibataire, seule). Par ailleurs, depuis septembre 2022, l’anonymat des donneurs de gamètes peut être levé si l’enfant en fait la demande à sa majorité. Qu’est-ce qu’une PMA ? Qui peut avoir recours à cette technique à date en France ? Est-elle remboursée en France ? L’essentiel à savoir. 

Définition : qu’est-ce que la PMA ?

La procréation médicalement assistée (PMA) ou l’assistance médicale à la procréation (AMP) est destinée à répondre à un projet parental. Elle permet à un couple ou une femme seule diagnostiquée infertile d’avoir un enfant. Pour cela, elle utilise différentes méthodes, comme la fécondation in vitro (FIV) et l’insémination artificielle. L’objectif étant de permettre la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule afin de débuter une grossesse. Comme l’indique le Code la Santé Publique actualisé le 15 septembre 2021, elle est accessible en France à tout couple formé d’un homme et d’une femme ou de deux femmes ou toute femme non mariée.

 Qui peut avoir recours à une PMA en France ?

L’assistance médicale à la procréation doit répondre à un projet parental. Le 29 juin 2021, le Parlement français a définitivement adopté le projet de loi de bioéthique comprenant la mesure phare de l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes (lesbiennes et célibataires). Les décrets d’application de la loi sur la PMA pour toutes ont été publiés au Journal Officiel le 29 septembre 2021. Comme l’indique le Code la Santé Publique actualisé le 15 septembre 2021, elle est accessible en France à tout couple formé d’un homme et d’une femme ou de deux femmes ou toute femme non mariée (célibtaire, seule). L’accès à l’AMP ne peut faire l’objet d’aucune différence de traitement lié au statut matrimonial ou à l’orientation sexuelle des demandeurs. Les deux membres du couple ou la femme non mariée doivent consentir préalablement à l’insémination artificielle ou au transfert des embryons.

Lorsqu’il s’agit d’un couple, font obstacle à l’insémination ou au transfert des embryons :

  • Le décès d’un des membres du couple ;
  • L’introduction d’une demande en divorce ;
  • L’introduction d’une demande en séparation de corps ;
  • La signature d’une convention de divorce ou de séparation de corps par consentement mutuel selon les modalités prévues à l’article 229-1 du code civil ;
  • La cessation de la communauté de vie ;
  • La révocation par écrit du consentement prévu au troisième alinéa du présent article par l’un ou l’autre des membres du couple auprès du médecin chargé de mettre en œuvre l’assistance médicale à la procréation.
PMA FIV fécondation in vitro
Technique de PMA – Fécondation In Vitro © 123RF-macrovector

Que prévoit la PMA pour toutes ?

La PMA pour toutes les femmes a été autorisée le 29 juin 2021 par le Parlement, après plus de deux ans de navette parlementaire. il s’agit de la principale mesure du projet de loi bioéthique. Pour rappel, l’accès à la PMA pour toutes les femmes (lesbiennes, seules), avait été adopté par les députés à l’Assemblée nationale dans la nuit du mercredi 9 au jeudi 10 juin 2021, pour la troisième fois. Les décrets d’application de la loi sur la PMA pour toutes ont été publiés au Journal Officiel le 29 septembre 2021. Désormais :

  • Une femme en couple avec une autre femme peut bénéficier d’une PMA avec un tiers donneur et prétendre à un don de sperme. Les frais de la PMA sont remboursés par la Sécurité sociale. 
  • Pour établir un lien de filiation, les deux femmes ayant recours à la PMA, mariées ou non, doivent produire une « reconnaissance conjointe anticipée » de l’enfant à naître.
  • Une personne majeure, homme et femme, répondant aux critères d’âge peut recourir à la conservation de ses gamètes pour réaliser une PMA ultérieurement. La stimulation et la ponction sont remboursées (avec des limites d’âge fixées par décret), mais la conservation des ovocytes reste à la charge des personnes concernées.
  • La levée de l’anonymat des donneurs de gamètes auprès des enfants nés de PMA à leur majorité à partir du 1er septembre 2022. Autrement dit, les personnes souhaitant faire un don de gamètes (spermatozoïdes et ovocytes) ou d’embryon devront préalablement accepter, que leur identité (nom, prénom, date de naissance) et leurs données non identifiantes (âge et état général au moment du don, situation familiale et professionnelle, caractéristiques physiques, motivations à avoir donné) soient révélées aux enfants issus de ces dons à leur majorité, s’ils en font la demande. Les dons antérieurs au 1er septembre 2022 resteront anonymes. Néanmoins, les donneurs ayant effectué un don avant cette date auront la possibilité, s’ils le souhaitent, de transmettre rétroactivement à la commission leur identité et leurs informations non identifiantes.

C’est quoi l’accès aux origines ?

Le 1er septembre 2022, l’anonymat des donneurs de gamètes auprès des enfants nés de PMA à leur majorité peut être levé. Autrement dit, les personnes souhaitant faire un don de gamètes (spermatozoïdes et ovocytes) ou d’embryon doivent préalablement accepter, que leur identité (nom, prénom, date de naissance) et leurs données non identifiantes (âge et état général au moment du don, situation familiale et professionnelle, caractéristiques physiques, motivations à avoir donné) soient révélées aux enfants issus de ces dons à leur majorité, s’ils en font la demande. Les dons antérieurs au 1err septembre 2022 restent anonymes. Néanmoins, les donneurs ayant effectué un don avant cette date auront la possibilité, s’ils le souhaitent, de transmettre rétroactivement à la commission leur identité et leurs informations non identifiantes. La loi de bioéthique ne modifie pas la filiation. Même si l’identité du donneur est révélée, les parents de l’enfant né d’un don de gamètes restent ceux qui l’ont vu naître et l’ont élevé.

Quelle différence entre une PMA et une GPA ?

La GPA, correspond à la gestation pour autrui, c’est-à-dire qu’une femme dite « mère porteuse » porte la grossesse à son terme, pour le couple, lorsque la femme est en incapacité de mener une grossesse, à la suite d’une insémination artificielle. Cette pratique est interdite en France mais autorisée dans plusieurs pays d’Europe et certains états d’Amérique-du-Nord.

Y-a-t-il un âge limite pour faire une PMA ?

La PMA peut être réalisée :

  • Jusqu’à son 45ème anniversaire chez la femme, non mariée ou au sein du couple, qui a vocation à porter l’enfant
  • Jusqu’à son 60ème anniversaire chez le membre du couple qui ne portera pas l’enfant

La prise en charge à 100% par l’Assurance maladie s’arrête à 43 ans, après accord préalable de la caisse, pour au maximum 6 inséminations artificielles et 4 FIV. Cette prise en charge est la même pour tous.

Quels sont les chiffres de la PMA en France ?

En 2019, selon l’Agence de biomédecine, il y a eu 157 593 tentatives d’AMP, regroupant les inséminations intra-utérines, les fécondations in vitro (FIV) avec ou sans micro-injection (ICSI) et les décongélations d’embryons congelés  avec gamètes et embryons issus ou non d’un don. Au total près de 27 180 enfants  sont nés d’une AMP réalisée au cours de l’année 2019, dont 5,3% enfants issus d’un don (1 433 enfants) soit 3,6% des enfants nés de la population générale. La proportion d’enfants conçus par AMP parmi les enfants nés chaque année en France augmente depuis 2009 (2,6% en 2009, 3,3% en 2018). On estime que près d’un enfant sur 28 est issu d’une AMP.

  • Les tentatives d’AMP sont réalisées avec les gamètes des deux membres du couple dans 95,5% des cas, 
  • Avec des ovocytes, des spermatozoïdes, ou des embryons issus de don dans 4,5% des cas.
  • Les inséminations artificielles représentent 30% des tentatives d’AMP et contribuent à 21,4% des naissances issues d’une AMP en 2019. Elles font appel aux spermatozoïdes de donneur dans 6,3% des cas. C’est la technique la plus simple.
  • Les FIV (hors ICSI) contribuent à 13% des naissances issues d’une AMP.
  • Les ICSI contribuent à 28% des naissances issues d’une AMP.
  • Les décongélations embryonnaires en constante augmentation concernent en 2019, 41,6% des tentatives d’AMP hors inséminations intra-utérines. 
Chiffres de la pma en France en 2019
Activité de PMA (ou AMP) en 2019 en France © Agence de la biomédecine

Quels pays autorisent la PMA aux couples de femmes et/ou les femmes seules ?

  • Pays autorisant la PMA pour les couples lesbiens et les femmes seules : Espagne, Portugal, Irlande, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Suède, Finlande, Luxembourg et depuis juin 2021, la France
  • Pays autorisant la PMA pour les couples lesbiens mais pas les femmes seules : Autriche.
  • Pays autorisant la PMA pour les femmes seules mais pas les couples lesbiens : Estonie, Lettonie, Pologne, Hongrie, Slovénie, Croatie, Bulgarie, Grèce, Chypre.
  • Pays interdisant la PMA pour les couples lesbiens et les femmes seules : Lituanie, Allemagne, République Tchèque, Roumanie, Italie, Malte, Slovaquie, Slovénie.

Quelles conditions pour recourir à une PMA en cas d’infertilité ?

Un couple dont la femme est âgée de moins de 35 ans, après dix à 12 mois d’essais infructueux, peut consulter pour infertilité. Ce délai peut être diminué en cas d’antécédents d’endométriose, de syndrome des ovaires polykystiques, d’interventions sur l’appareil génital ou de pathologie thyroïdienne. Au-delà de 35 ans, un avis peut être demandé après 6 mois de tentatives infructueuses.

Technique : comment se déroule une PMA en France ?

La PMA est proposée selon 3 techniques :

  • les inséminations intra-utérines (technique la plus simple),
  • les fécondations in vitro (FIV) avec ou sans micro-injection (ICSI)
  • les décongélations d’embryons congelés pour les couples dont les deux membres sont stériles ou s’il y a un risque de transmission d’une maladie génétique à l’enfant.

Quels sont les taux de réussite d’une PMA ?

Selon l’Agence de biomédecine, la proportion d’enfants conçus par AMP parmi les enfants nés chaque année en France augmente depuis 2009 (2,6% en 2009, 3,3% en 2018, 3.6% en 2019). Des chances de succès supplémentaires sont offertes aux couples dès lors qu’il a été possible de conserver des embryons surnuméraires. 

Part des enfants nés après AMP en 2019 selon les techniques d'AMP quelle que soit l'origine des gamètes et des embryons
Part des enfants nés après AMP en 2019 selon les techniques d’AMP quelle que soit l’origine des gamètes et des embryons © Agence de la biomédecine
taux d'accouchement pma en france en 2019
Taux d’accouchement par tentative de PMA selon la technique employée et l’origine des gamètes, en France, en 2019. © Agence de la biomédecine

Quelles sont les contre-indications d’une PMA ?

Les principales contre-indications à la PMA sont l’âge de la femme et les malformations utérines empêchant de mener une grossesse à son terme. Un état psychotique grave peut aussi constituer une contre-indication.

Quel est le remboursement d’une PMA ?

Les PMA sont remboursées jusqu’au 43e anniversaire de la femme sous conditions.

La Sécurité sociale prend en charge les PMA jusqu’au 43e anniversaire de la femme pour au maximum 6 inséminations artificielles et 4 fécondations in vitro. Attention, ce remboursement s’étend à toutes les femmes ayant dépassé la limite d’âge de prise en charge (soit 43 ans) et qui ont dû arrêter leur parcours de PMA à cause du confinement, a annoncé Olivier Véran, ministre de la Santé a annoncé le mercredi 10 juin lors d’une audition par la commission des Affaires Sociales du Sénat. Ce remboursement ne sera effectif que pour « les familles bénéficiant d’un parcours de PMA en France » et non pour les familles engagées dans un parcours de PMA à l’étranger, puisqu' »on n’est pas dans une situation légale (…) tant que nous n’avons pas voté la loi de bioéthique », précise le ministre selon l’AFP. S’il est définitivement adopté, le projet de loi de bioéthique autorisera notamment le recours à la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes, dont la deuxième lecture devrait avoir lieu à partir du 27 juillet 2020 à l’Assemblée nationale, juste avant la trêve estivale. La PMA demande une grande patience de la part des couples y ayant recours, un suivi psychologique peut parfois être nécessaire.


Source : JDF Santé

Maladie de la goutte : crise, peut-on guérir, comment ?

Maladie de la goutte : crise, peut-on guérir, comment ?

La goutte est un rhumatisme qui évolue par crises inflammatoires récidivantes entraînant des déformations des articulations. La maladie de la goutte touche près de 600 000 personnes en France. Quelles sont les causes d’une crise de goutte ? Comment prévenir et soulager cette affection ?

Qu’est-ce que la maladie de la goutte ?

La goutte est une maladie due à l’augmentation d’acide urique dans le sang (on parle d’hyperuricémie). L’acide urique est un déchet qui résulte de la dégradation des purines, normalement évacués dans les urines. Au-dessus de 60 mg/L, l’organisme ne parvient plus à l’éliminer et l’acide urique forme des cristaux qui se déposent dans et autour des articulations, provoquant une réaction inflammatoire et des crises chroniques très douloureuses. La maladie touche le plus souvent les hommes dès l’âge de 30 ans, mais aussi les femmes après la ménopause (entre 55 et 60 ans en moyenne). Tous les sujets ayant une hyperuricémie ne feront pas la goutte.

Quels sont les symptômes d’une crise de goutte ?

La goutte est un rhumatisme qui évolue par crises. Elle provoque des douleurs brutales et intenses au niveau d’une ou plusieurs articulations, qui surviennent souvent la nuit. Le simple contact des draps peut devenir insupportable par exemple. L’articulation apparaît rouge et enflée ; la douleur peut s’accompagner de fièvre et de frissons. Le gros orteil est le plus fréquemment touché (dans 70 % des premières crises de goutte), mais la cheville, le poignet, la main, le genou ou le coude peuvent également être concernés.

crise de goutte au gros orteil
Schéma d’une crise de goutte au gros orteil © Roberto Biasini-123RF/JournalDesFemmes

Quelles sont les causes de la maladie de la goutte ?

La goutte est provoquée par une augmentation d’acide urique dans le sang, due à un défaut de son élimination par les reins. Des antécédents familiaux de goutte, de même qu’une surcharge pondérale ou une hypertension artérielle peuvent favoriser l’apparition de la maladie. Certains médicaments peuvent également rendre l’élimination rénale de l’acide urique plus difficile. Par ailleurs, la consommation d’aliments riches en protéines animales, de bière, d’alcools forts et de boissons sucrées (sodas, jus de fruits) entraîne une production accrue d’acide urique.

Comment est-elle diagnostiquée ?

L’interrogatoire et l’examen de la personne atteinte permettent en général d’évoquer le diagnostic de goutte. La présence de facteurs de risque : surcharge pondérale, hypertension artérielle, antécédents familiaux de goutte… Lorsque le patient a des crises récurrentes typiques des crises de goutte, avec hyperuricémie, il est raisonnable d’établir un diagnostic clinique. En dehors des symptômes cliniques, une analyse de sang et/ou un dosage de l’acide urique contenu dans les urines (dosage urinaire) permettent généralement de confirmer le diagnostic. Par ailleurs, le diagnostic de la goutte peut être confirmé par la présence de micro-cristaux d’acide urique au niveau du liquide synovial ou un tophus (cristaux d’urate dans les zones sous-cutanées). Entre les périodes de crise, la Ligue européenne contre le rhumatisme (Eular) indique que l’identification de micro-cristaux d’acide urique au niveau des articulations asymptomatiques peut permettre un diagnostic. Le patient peut être affecté à la fois par la goutte et une arthrite septique. L’Eular recommande de faire une coloration de Gram et des cultures, même en cas d’identification de cristaux d’acide. La réciproque est également valable (il faut rechercher les cristaux en cas d’arthrite inflammatoire). 

Quand consulter ?

Une articulation rouge et gonflée nécessite toujours une consultation médicale. En effet, si le diagnostic de goutte n’est pas confirmé, cela peut aussi être le signe d’une infection sous-cutanée ou articulaire qu’il faut traiter en urgence.

Quels sont les traitements pour soulager une crise de goutte ?

La goutte est une maladie de surcharge qui se manifeste par des crises. Il s’agit d’épisodes d’inflammation articulaire très aiguës dues aux microcristaux (dépôts) s’observant sous la peau à l’oreille par exemple ou autour des articulations et tendons. Un traitement continu par des médicaments abaissant l’acide urique (médicaments hypouricémiants : allopurinol, bénémide…) à un certain niveau permet la fonte des cristaux, leur disparition et donc une disparition des crises. On « guérit’ de la goutte en maintenant ces médicaments. Ce traitement est continu et doit donc être maintenu la vie entière. Son arrêt déclenche de nouvelles crises car les cristaux se reforment. En plus des médicaments, une crise de goutte est contrée par :

  • le repos de l’articulation atteinte
  • l’application locale de glace
  • la prise d’un anti-inflammatoire ou de colchicine pour soulager les douleurs
  • une crise aiguë peut être traitée en réalisant une ponction articulaire ou via l’injection de corticoïdes.
  • un régime alimentaire contenant moins d’aliments riches en protéines animales (surtout la viande rouge et les abats), plus de produits laitiers et de légumes, puis 2 à 3 litres d’eau par jour.
  • une perte de poids progressive et équilibrée réduit les crises de goutte chez une personne en surcharge.

Quelle alimentation permet de réduire les crises de goutte ?

 La prise en charge de la maladie de la goutte passe obligatoirement par une alimentation spécifique limitant les aliments riches en acide urique ainsi que ceux qui stimulent la production d’acide urique et favorisant par contre les aliments accélérant l’élimination rénale de l’acide urique (eaux riches en hydrogénocarbonates (Vichy, St Yorre, Badoit…), aliments riches en vitamine C…).

Comment évoluent les crises de goutte ?

Les crises de goutte, qui durent plusieurs jours, se répètent à intervalles de quelques semaines à plusieurs années. Leur fréquence et leur durée tendent à augmenter au fil de l’évolution de la maladie, de même que le nombre de zones concernées. Après quelques années, de petits nodules non douloureux (des tophi) peuvent apparaître sous la peau. Dans certains cas, la goutte peut également se manifester par des calculs rénaux.

Source : Quelle alimentation pour la goutte ? Cédric Ménard, Books on Demand Editions, 2017


Source : JDF Santé

Le cancer du rein est-il mortel ?

Le cancer du rein est-il mortel ?

Le cancer du rein est très rare, il concerne seulement 3% des cancers diagnostiqués. Il a progressé de +1,7% par an chez l’homme et +1,4% chez la femme entre 1990 et 2018 selon l’Institut national du cancer. Parmi les symptômes d’alerte, on note des douleurs lombaires et la présence de sang dans les urines. Quels sont les signes d’un cancer du rein ? Quelle est l’espérance de vie et les chances de guérison ? Est-il mortel ?

Définition : qu’est-ce qu’un cancer du rein ?

Le rein est un organe intégré à l’appareil urinaire. Il a pour rôle principal d’éliminer les toxines de l’organisme par l’émission d’urines. Il agit comme un appareil de filtrage du sang chez l’individu. Le cancer du rein provoque l’apparition de tumeurs malignes (grosseurs dues à la prolifération anarchique des tissus). C’est un des cancers les plus rares (2 à 3% des cas de cancers diagnostiqués). Le diagnostic est posé grâce à un examen médical et à la pratique d’un scanner abdominal.

Le cancer du rein est-il mortel ?

Il est possible de décéder d’un cancer du rein. Selon les chiffres publiés par l’Institut national du cancer en 2019, portant sur les observations 2018 :

  • 10 254 cas de cancers du rein ont été recensés chez l’homme et 3818 décès
  • Le taux de mortalité du cancer du rein chez l’homme est estimé à 5%
  • 5069 cas de cancers du rein ont été recensés chez la femme et 1771 décès
  • Le taux de mortalité du cancer du rein chez la femme est estimé à 1,5%

Quels sont les symptômes d’un cancer du rein ?

Le cancer du rein se développe en général très lentement. Les symptômes arrivent tardivement et sont très variés. Par exemple, une dépression ou une fatigue sans cause évidente peuvent être un signe de cancer du rein. Les signes qui alertent le plus sont :

  • une hématurie macroscopique (présence de sang dans les urines),
  • une douleur lombaire
  • et une sensation de grosseur au niveau de l’abdomen.
schéma cancer du rein
Schéma cancer du rein © 123rf/JournaldesFemmes

Quelles sont les causes d’un cancer du rein ?

« Les facteurs de risque reconnus du cancer du rein sont la consommation de tabac, le surpoids ou l’obésité et le fait d’être traité par dialyse depuis plus de trois ans. D’autres facteurs sont suspectés : c’est le cas de l’hypertension artérielle et de l’exposition au cadmium ou à l’amiante. Dans de rares cas, le cancer du rein est dû à une prédisposition génétique ; on parle alors de forme héréditaire ou de forme familiale de cancer du rein », indique le Dr Jean-Philippe Wagner, oncologue. 

Quel est l’âge moyen du cancer du rein ?

Selon l’Institut National du Cancer (INCa), l’âge médian au diagnostic du cancer du rein est de 68 ans chez l’homme et de 67 ans chez la femme. Il touche deux fois plus les hommes que les femmes. 

Comment savoir si on a un cancer du rein ?

Le cancer du rein est souvent découvert de manière fortuite, à l’occasion d’un examen réalisé dans le cadre de la surveillance d’une autre pathologie. Le médecin va procéder à un interrogatoire du patient pour déterminer ses antécédents, évaluer les facteurs de risque et les symptômes associés. En cas de symptômes évoquant un cancer du rein, un scanner de l’abdomen va être prescrit pour confirmer le diagnostic, évaluer la taille du cancer et son extension dans l’abdomen. Si une tumeur est détectée, une biopsie sera effectuée (prélèvement de la tumeur au cours d’un scanner ou d’une échographie) afin de l’analyser au microscope. Cet examen permet également de préciser le type de tumeur et sa capacité d’évolution. 

Quels sont les stades d’un cancer du rein ?

La stadification permet de mesurer l’étendue du cancer et son évolution. « Comme pour tous les cancers, cela va du stade I, strictement localisé à l’intérieur du rein, au stade IV (présence de métastases à l’extérieur du rein, autrement dit cancer généralisé) », explique l’oncologue. 

Quels sont les traitements d’un cancer du rein ?  

Jusqu’au stade III de la maladie, le cancer du rein se traite par la chirurgie. Après l’opération, le traitement adjuvant, c’est-à-dire un traitement destiné à prévenir la rechute, n’est pas indiqué. « Le carcinome à cellules claires, qui est le cancer du rein le plus fréquent, est l’un des cancers les plus sensibles à l’immunothérapie qui devient la référence en première ligne », remarque le spécialiste. Le principe ? « ‘Booster’ les lymphocytes (globules blancs) grâce à des anticorps qui vont à nouveau tuer les cellules cancéreuses. Mais c’est également le cancer le plus sensible à la biothérapie (thérapie ciblée) et de nombreux médicaments par voie orale de cette catégorie sont efficaces contre ce cancer : ils ‘affament’ le cancer en empêchant de nouveaux vaisseaux de venir nourrir le cancer (antiangiogenèse). »

Quelle est l’espérance de vie avec un cancer du rein ?

Comme pour tous les cancers, l’espérance de vie dépend du stade de la maladie au moment de sa découverte. « Le cancer du rein fait partie de la catégorie des cancers « à pronostic intermédiaire » et même au stade IV généralisé, la maladie est souvent à évolution lente, indolente. Les taux de survie à 5 ans varient donc de 90% au stade I  à 50% pour les stades III et 10% pour les stades IV avec une probable amélioration pour ces derniers en raison de la généralisation de l’usage de l’immunothérapie », détaille le cancérologue.

On peut guérir du cancer du rein à partir du moment où il est « pris à temps. »

Est-ce que le cancer du rein se guérit ?

Quel que soit le cancer, on peut en guérir à partir du moment où il est « pris à temps. » Au stade IV, le taux de guérison est quasiment à 0% ; mais grâce à l’immunothérapie, on voit de plus en plus en plus de longs surviveurs, c’est-à-dire par définition des patients qui vivent 2,5 plus longtemps au moins que la médiane de survie (durée de survie de 50% des patients à ce stade). « Toutes les équipes ont maintenant des patients de plus en plus nombreux qui vivent plus de 5 ans sous traitement et on peut commencer à penser que, certains sont peut-être guéris, poursuit le Dr Jean-Philippe Wagner. Outre le traitement général pour les stades IV dits oligométastatiques (avec peu de métastases), il est maintenant prouvé que c’est l’association entre le traitement général et le traitement physique de chaque métastase, notamment par la radiothérapie stéréotaxique, qui contribue à l’augmentation du nombre de longs surviveurs. Enfin, il est vrai que le cancer du rein au stade métastatique est l’un des très rares cancers pour lesquels il existe des guérisons spontanées. L’estimation de ces guérisons spontanées est de 1% à 1/1000 cas. »

Merci au Dr Jean-Philippe Wagner, oncologue.

Sources : Cancer du rein, quelques chiffres, Institut National du cancer


Source : JDF Santé