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Comment se passe une ostéodensitométrie ? Faut-il se déshabiller ?

Après la ménopause, le risque d’ostéoporose augmente chez les femmes. Pour dépister et suivre l’ostéoporose, l’examen recommandé est l’ostéodensitométrie. Comment ça se passe ? En quoi ça consiste ? Est-ce que ça fait mal ? Combien de temps ça dure ? Faut-il être déshabillé ?

Définition : c’est quoi une ostéodensitométrie ?

L’ostéodensitométrie ou densitométrie osseuse est un examen radiologique qui permet de mesurer, grâce à un densitomètre, la masse de calcium contenu dans les os. Il est le reflet de sa solidité. Cet examen utilise les rayons X. « Il se pratique au niveau de la colonne vertébrale (lombaires) et du col du fémur. Une bonne concentration calcique est synonyme d’os solides « , précise le Dr Monique Quillard, médecin généraliste. Il permet de détecter les personnes à risques d’ostéoporose : cette pathologie entraîne un risque élevé de fractures au niveau des hanches des poignets et des vertèbres et touche 1 femme sur 3 après la ménopause. L’ostéodensitométrie a également pour rôle la surveillance de l’évolution de l’ostéoporose au cours du traitement.

Combien de temps dure une ostéodensitométrie ?

L’ostéodensitométrie dure moins de quinze minutes et il est totalement indolore.

Quelles sont les indications d’une ostéodensitométrie ?

Cet examen est indiqué lorsque des facteurs de risques de déficit osseux sont présents : femme âgée, ménopause précoce (avant 40 ans), dénutrition, sédentarité, tabagisme, alimentation pauvre en calcium, traitement au long cours de corticoïde, aspect clair des os sur les radiographies, antécédent de fracture du col du fémur sans traumatisme chez un parent du 1er degré et IMC (Indice de Masse Corporelle) inférieur à 19 kg/m2.

« Cet examen ne nécessite aucune injection »

Comment se passe une ostéodensitométrie ?

Pour une ostéodensitométrie, il faut être s’allongé. Pendant l’examen, vous êtes étendue sur une table de radiologie, sur le dos.  Vous
êtes en sous-vêtements, parfois juste habillé d’une blouse d’examen.
« Cet examen ne nécessite aucune injection », précise le Dr Augustin Latourte, rhumatologue à l’hôpital Lariboisière, à Paris. Le manipulateur ou le médecin, placé derrière une vitre de  protection, utilise un appareil qui se déplace lentement au-dessus de vous afin d’effectuer des mesures sur deux sites principaux : le rachis lombaire et les cols fémoraux. « L’absorption par le squelette d’un faisceau d’énergie à travers les os est analysée au cours de l’examen et permettra de mesurer la densité des os, et éventuellement de poser un diagnostic d’ostéoporose. Les résultats vous sont communiqués à la fin de l’examen », ajoute le Dr. Latourte. 

Faut il avoir une ordonnance ?

Oui, cet examen n’est possible qu’à la condition d’avoir une prescription médicale. « Elle est généralement délivrée par son médecin traitant ou par un rhumatologue en présence de facteurs de risques d’ostéoporose « , précise le Dr Quillard.

Où faire une ostéodensitométrie ?

Il est pratiqué en cabinet de radiologie, dans une salle de densitométrie osseuse.

Score de l’ostéodensitométrie : comment interpréter ses résultats ?

Le résultat s’exprime par un T-Score. « Il correspond à l’écart entre la densité osseuse mesurée et celle, théorique, d’un jeune adulte de même sexe et au même site (col du fémur, rachis lombaire…) » explique le Dr Quillard. Les résultats sont :

  • T-score supérieur à -1 : densité normale
  • T-score entre – 2,5 et -1 : ostéopénie
  • T-score inférieur à -2,5 : ostéoporose.

En fonction de ces résultats, le médecin pourra confirmer son diagnostic. En cas d’ostéoporose, un traitement médicamenteux sera mis en place pour prévenir le risque de fractures. « Il repose essentiellement sur la prise de calcium et de vitamine D, la pratique d’une activité physique non violente, comme la marche à pied, et régulière à raison de 30 à 45 mn par jour « , ajoute le Dr Quillard. Lorsque le résultat est normal ou révèle une ostéopénie pour laquelle aucun traitement n’est mis en place, un suivi se fait tous les 3 à 5 ans pour contrôle.

Prix et remboursement de l’ostéodensitométrie

Cet examen est pris en charge par l’Assurance Maladie sur prescription médicale et pour les patient(e)s présentant des facteurs de risques d’ostéoporose. Elle est remboursée à 70 % sur la base d’un tarif fixé à 39,96 euros.

Merci au Dr Monique Quillard, médecin généraliste et au Dr Augustin Latourte, rhumatologue à l’hôpital Lariboisière, à Paris.


Source : JDF Santé

Méningite bactérienne : cause, symptômes, durée

Méningite bactérienne : cause, symptômes, durée

Les méningites d’origine bactérienne sont provoquées par des bactéries. Selon l’Institut Pasteur de Paris, elles touchent 500 000 personnes par an dans le monde. S’il existe 12 sérogroupes de méningocoques, les sérogroupes A, B, C, W, X et Y sont à l’origine de la quasi totalité des cas d’infections. En France, selon les données de Santé Publique France au 31 décembre 2022, 322 cas ont été répertoriés. En 2022, il y a eu une reprise de la circulation des méningocoques, en particulier dans l’Est du pays. La méningite bactérienne est une maladie qui peut être très grave. C’est une urgence médicale. En 2022, elle a été responsable du décès de 33 personnes. « Cette reprise se poursuit en 2023« , remarque le Dr. Catherine Weil-Olivier, Professeur en pédiatrie que nous avons interrogée.

Définition : qu’appelle-t-on une méningite bactérienne ?

Les méningites d’origine bactérienne sont provoquées par des bactéries. « Chez le nouveau-né, les streptocoques du groupe B, Escherichia coli et Listeria monocytogenes, dominent, précise le Dr. Weil-Olivier. Chez les enfants comme chez les adultes, les bactéries les plus fréquentes sont le méningocoque (Neisseria meningitidis), le pneumocoque (Steptococcus pneumoniae) et très rarement l’Haemophilus influenzae de type b. Lorsqu’elle se déclare, le plus souvent de façon imprévisible, cette maladie peut être très grave et laisser des séquelles à vie. Elle survient le plus souvent chez les bébés, les enfants, les adolescents et le jeune adulte de moins de 24 ans« . Elle est plus fréquente en hiver.

Cause : comment se transmet une méningite bactérienne ?

« Une méningite bactérienne survient par passage dans le sang ou directement à travers les méninges vers le liquide céphalo-rachidien qui entoure le cerveau, de bactéries présentes dans le rhinopharynx« , explique le Dr. Weil-Olivier.

La méningite bactérienne est-elle contagieuse ?

Les méningocoques sont contagieux. Ils se transmettent par contact aérien direct, étroit (moins d’un mètre) et facilité par des sécrétions rhinopharyngées contaminées. « Si, dans la grande majorité des cas, cette contamination ne provoquera qu’une simple colonisation du nez et du pharynx par la bactérie, dans de rares cas on décrit des cas groupés de méningites« , remarque notre experte.

Est-ce grave chez le jeune enfant ?

Oui, une méningite bactérienne, notamment à méningocoque, qui se développe dans ces tranches d’âge peut être grave. « Même une prise en charge médicale rapide, nécessaire, ne suffit pas toujours à éviter des séquelles souvent importantes, voire le décès de l’enfant« , déplore la pédiatre. 

Une raideur de la nuque est évocatrice d’une méningite bactérienne

Est-ce grave chez l’adulte ?

Oui, une méningite bactérienne chez l’adulte est une maladie grave. « Elle se présente souvent sous forme d’une infection pulmonaire, d’infection invasive sans méningite, indique le Dr. Weil-Olivier. Méningite et infection invasive sont d’autant plus graves qu’elles se développent chez des personnes déjà fragilisées (un certain nombre de facteurs favorisent moins la survenue que la gravité des infections invasives à méningocoque)« . Là encore, pour éviter le plus possible des séquelles importantes, voire le décès, elles nécessitent une prise en charge rapide.

Quels sont les symptômes d’une méningite bactérienne ?

Ils sont non spécifiques. Les plus fréquents, souvent associés, sont :

  • La fièvre et des maux de tête parfois violents
  • Des vomissements
  • Une léthargie voire des troubles de la conscience
  • Une raideur de la nuque est évocatrice
  • Des taches hémorragiques sur la peau (qui ne disparaissent pas quand on appuie dessus signant un purpura). Leur existence, leur étendue et leur progression est un marqueur de gravité certain de la maladie

Chez le nouveau-né et le nourrisson, une modification du comportement, un refus d’alimentation dans le contexte de fièvre, a fortiori en présence de convulsions alertent. La raideur de la nuque est souvent remplacée par une hypotonie de celle-ci. Le bombement de la fontanelle chez le nourrisson aussi.

Quelle est la durée moyenne d’une méningite bactérienne ?

« Selon les cas et le germe en cause, la méningite bactérienne peut nécessiter entre trois et une dizaine de jours de séjour hospitalier, parfois plus en présence de complications« , précise le Dr. Weil-Olivier.

Quel est le traitement d’une méningite bactérienne ?

Le diagnostic est établi sur l’histoire clinique, l’examen clinique et la réalisation d’une ponction lombaire (prélèvement du liquide céphalo-rachidien) complété par une hémoculture (prélèvement de sang à la recherche des bactéries qui y sont présentes). « Un patient suspect de méningite est toujours hospitalisé et reçoit aussi vite que possible un traitement d’antibiotiques par voie intraveineuse. Selon les résultats des examens (sensibilité du germe aux antibiotiques et résistance éventuelle à ceux-ci), ce traitement pourra être adapté. La durée moyenne du traitement est d’une à trois semaines. Certains sujets du fait de leur état général (état de choc septique, défaillance viscérale) doivent passer quelques jours en réanimation« , indique la pédiatre.

Y-a-t-il un risque de séquelles ?

« Malgré un diagnostic aussi rapide que possible facilitant une prise en charge dans la foulée, le risque des séquelles neurologiques, auditives ou visuelles existe encore dans 20 à 40% des cas de méningites selon des études récentes« , déplore le Dr. Weil-Olivier. Certaines lésions du cerveau sont irréversibles et peuvent occasionner des pertes auditives, des troubles de la parole, du langage, de la mémoire et de la communication, un retard de développement chez l’enfant et des troubles psychologiques.

Y-a-t-il un vaccin pour prévenir le risque de méningite bactérienne ?

La prévention par la vaccination est très efficace. En France, le vaccin contre le Méningocoque C est obligatoire depuis 2018 (il fait partie des 11 vaccins obligatoires). La première dose est administrée à l’âge de 5 mois, suivi d’un rappel à 12 mois. Tous les sujets entre 1 et 24 ans, non vaccinés, peuvent recevoir une dose de rattrapage. 

La vaccination contre les infections à méningocoques B est recommandée et remboursée chez des personnes ayant des facteurs de risque et depuis 2022 chez tous les nourrissons jusqu’à l’âge de deux ans. Elle nécessite 3 doses, selon le schéma suivant : une dose à l’âge de 3 mois et 5 mois, et une dose de rappel à 12 mois. Des mesures de rattrapage sont également possibles. Le vaccin contre les Méningocoques A, C, W et Y est recommandé si vous êtes cas contact d’une personne atteinte de méningite liée à un sérogroupe W ou Y, pour les laborantins travaillant spécifiquement sur le méningocoque et les personnes ayant reçu une greffe de moelle ou porteuses de certains déficits de l’immunité. Chez les personnes prévoyant de voyager en zone endémique, le vaccin est recommandé mais non remboursé. 

Merci au Dr. Catherine Weil-Olivier, Professeur de Pédiatrie à l’Université Pari-Cité, spécialiste sur les méningites.

Source : Situation épidémiologique des infections invasives à méningocoque en France, 31 décembre 2022, Santé Publique France 


Source : JDF Santé

Un régime responsable de problèmes cardiaques (alors qu'on le croyait bon pour la santé)

Un régime responsable de problèmes cardiaques (alors qu'on le croyait bon pour la santé)

Privilégier les graisses plutôt que les sucres est le principe de base du régime cétogène aussi appelé « diète kéto ». Ce régime recommandé pour ses bienfaits santé (notamment dans la lutte contre le cancer) et minceur aurait l’inconvénient d’augmenter le taux de mauvais cholestérol (le LDL) et de doubler le risque d’accidents cardiovasculaires, selon l’étude menée par des médecins anglais présentée le 5 mars 2023 au meeting annuel de l’American College of Cardiology. Concrètement, ces médecins ont comparé la santé de 305 Anglais ayant déclaré par questionnaire suivre un régime pauvre en glucides (25% par jour) et riche en graisses (45% par jour) -comme le cétogène- à celle de 1 220 personnes ayant un régime alimentaire standard. L’âge moyen de la population étudiée était de 54 ans, dont 73% de femmes. L’IMC de celles suivant la diète kéto était supérieur aux autres. Les auteurs ont évalué l’impact du régime cétogène sur les taux de lipides dans le sang. Après 12 ans de suivi,  ils ont constaté que les participants suivant le régime cétogène avaient des taux plus élevés de LDL cholestérol que les autres (3,80 contre 3,64 mmol/L) et d’apolipoprotéine B* (1,09 contre 1,04 g/L1).

Angine de poitrine, infarctus et AVC augmentés

Les médecins ont ensuite observé que 9,8 % des participants suivant le régime kéto avaient eu un problème cardiaque (douleurs thoraciques (angine de poitrine), artères bouchées nécessitant la pose de stent, crises cardiaques et accidents vasculaires cérébraux) contre 4,3% chez ceux ayant une alimentation classique« En moyenne, les niveaux de cholestérol ont tendance à augmenter avec ce régime, mais les concentrations de cholestérol de certaines personnes peuvent rester les mêmes ou diminuer, en fonction de plusieurs facteurs sous-jacents », a nuancé le Dr Iulia Iatan, auteure de l’étude. « L’une de nos prochaines étapes consistera à essayer d’identifier des caractéristiques spécifiques ou des marqueurs génétiques capables de prédire comment une personne peut réagir à ce type de régime. » En attendant, rappelez-vous que la recommandation officielle est d‘avoir une alimentation équilibrée, avec des fruits et légumes tous les jours et un apport modéré en sucres et en graisses.

*lipoprotéine synthétisée par le foie, marqueur de maladie cardiovasculaire.

Source : Low-Carbohydrate High-Fat « Keto-Like » Diet Associated With Increased Risk of CVD. Mar 05, 2023. ACC News Story


Source : JDF Santé

Méningite virale : durée, contagion, séquelles

Méningite virale : durée, contagion, séquelles

Définition : qu’appelle-t-on une méningite virale ?

Une méningite virale est une inflammation des méninges, une enveloppe qui entoure et protège le cerveau. Le plus souvent, cette maladie est bénigne. Elle se manifeste le plus fréquemment chez les enfants et le jeune adulte mais peut aussi toucher l’adulte plus tardivement. « Elle est secondaire à une infection virale, explique le Dr. Catherine Weil-Olivier, Professeur de pédiatrie. Les oreillons, la rougeole, la rubéole, la varicelle, la poliomyélite, la mononucléose infectieuse… sont les principales causes de méningite virales mais aussi les entérovirus, les adénovirus… »

Comment se transmet une méningite virale ? Est-elle contagieuse ?

C’est une maladie contagieuse, responsable d’épidémies, circonscrites le plus souvent. Elle se transmet par contact humain direct.

Quels sont les symptômes d’une méningite virale ?

La maladie se caractérise par :

Image d'une méningite virale
Image d’une méningite virale © Dr_Microbe-Adobestock
  • De la fièvre
  • Des maux de tête intenses
  • Une intolérance à la lumière et au bruit
  • Des nausées ou des vomissements
  • Un teint gris
  • Des courbatures importantes
  • Une grande fatigue
  • Parfois des symptômes neurologiques comme des épisodes de confusion, des convulsions ou des paralysies
  • A l’examen clinique, la raideur de la nuque est évocatrice

Quelle est la durée d’une méningite virale ?

« Elle guérit en l’espace de quelques jours, une semaine maximum et ceci de façon spontanée, ne justifiant d’aucun traitement« , précise le Dr. Weil-Olivier.

Est-ce grave chez l’enfant ?

La méningite virale constitue la première cause de méningite chez l’enfant. « Dans la plupart des cas, ce n’est pas une maladie grave, même si les symptômes sont très désagréables pour l’enfant et impressionnants pour l’entourage« , rassure la pédiatre.

Est-ce grave chez l’adulte ?

Non, ce n’est habituellement pas une maladie grave chez l’adulte. 

Quel traitement pour soigner une méningite virale ?

Le diagnostic est posé grâce à l’examen clinique du patient ainsi que la réalisation d’une ponction lombaire (prélèvement de liquide céphalo-rachidien, entourant le système nerveux central). « Son analyse permet de différencier si la méningite est d’origine virale ou bactérienne (dans le cas d’une méningite virale, le liquide est clair, et ne contient aucune bactérie), précise le Dr. Weil-Olivier.  Si le patient ne présente pas de déficience immunitaire, la maladie guérit seule en quelques jours. Le traitement par antibiotiques n’est d’aucune utilité en cas de méningite virale. Quelques médicaments permettent de soulager certains symptômes et sont parfois utiles : antipyrétiques contre la fièvre et des antalgiques contre la douleur principalement. Et du repos« .

Quels sont les risques de séquelles ?

« En l’absence de manifestations d’encéphalite associée, l’évolution est simple. Dans de rares cas, des séquelles peuvent survenir : il s’agit principalement d’une surdité, (uni ou bilatérale) due au virus des oreillons« , précise l’experte.

Y-a-t-il un vaccin pour prévenir le risque de méningite virale ?

Non, il n’existe pas de vaccin contre toutes les méningites virales.

« Mais la vaccination « triple (rougeole, oreillons, rubéole) » obligatoire chez les enfants âgés de moins de 2 ans a permis de limiter considérablement le risque de méningite due à ces virus. De même, la vaccination contre la varicelle, si elle était recommandée, permettrait de réduire ce risque« , précise le Dr. Weil-Olivier.

Dr. Catherine Weil-Olivier, Professeur de pédiatrie à l’Université Paris VI, et spécialiste de la question de la méningite.


Source : JDF Santé

A quoi sert le Secours Catholique ? Quelles actions ?

A quoi sert le Secours Catholique ? Quelles actions ?

Le Secours Catholique est une association humanitaire française de l’Eglise catholique créée en 1946 pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion afin de défendre la justice sociale. Elle fonde son action sur l’Évangile et la doctrine sociale de l’Église. Le Secours Catholique agit dans des domaines variés en France et à l’étranger (accès au logement, éducation, aide alimentaire, droits des femmes, guerre, catastrophes naturelles…). C’est quoi le Secours Catholique ? Quelles sont ses actions ? Qui a droit au Secours Catholique ? Comment faire un don ou s’engager auprès du Secours Catholique ? Quelles différences avec le Secours populaire ?

Histoire : qu’est-ce que le Secours Catholique ?

Le Secours Catholique France est une association de l’Eglise catholique luttant contre la pauvreté, les inégalités et l’exclusion. Il est fondé le 8 septembre 1946 par l’Assemblée des cardinaux et archevêques (ACA) lors du pèlerinage du retour des prisonniers de la Seconde Guerre Mondiale à Lourdes. La responsabilité en est confiée au père Jean Rodhain (décédé le 1er février 1977). Le Secours Catholique est reconnu d’utilité publique en 1962 et déclarée Grande cause nationale en 1988 (label officiel attribué chaque année par le Premier ministre à un organisme à but non lucratif). Le Secours Catholique France dispose de trois antennes à Paris, Jérusalem et Lourdes. Depuis juin 2021, Véronique Devise préside le Secours Catholique.

► En 1951, le Secours Catholique participe à la création de la confédération Caritas Internationalis qui réunit aujourd’hui 165 organisations sur tous les continents.

► Le Secours Catholique a créé, le 30 avril 2009, la Fondation Caritas France.

Quelles sont les actions du Secours Catholique ?

Le Secours Catholique a pour objectif de lutter contre la pauvreté, les inégalités sociales et l’exclusion. L’association se mobilise pour des actions en France (logement, aide alimentaire, santé, droits des femmes, éducation etc) et à l’étranger (guerres, conflits et catastrophes naturelles). En parallèle, le Secours Catholique interpelle les élus et les institutions à travers des groupes d’action citoyenne, des manifestations, des campagnes de mobilisation pour améliorer l’accès aux droits fondamentaux de toutes les personnes en situation de précarité. Les domaines d’action du Secours Catholique en France englobent :

  • le logement et la précarité énergétique
  • l’isolement et la mobilité
  • la scolarité et les loisirs des enfants
  • la réinsertion des anciens prisonniers
  • le lien social
  • les migrants et leurs droits
  • les droits sociaux des ménages précaires
  • l’accès à l’emploi et aux formations
  • l’aide alimentaire

Quelques exemples de missions et d’interventions du Secours Catholique depuis sa création :

► En mars 1947, le Secours Catholique collecte des vêtements, des aliments, des jeux etc pour les rescapés des camps de concentration, les prisonniers et les enfants.

► En décembre 1947, Jean Rodhain se rend en Egypte pour apporter son aide dans la lutte contre le choléra. C’est la première mission du Secours Catholique à l’international.

► En novembre 1948, les placements familiaux (aujourd’hui Accueil Familial de Vacances AFV) permettent à des enfants de familles pauvres de partir en vacances.

► En mars 1948, le Secours Catholique lance la « Campagne des berceaux » : dons de biberons, lait, berceaux etc aux familles les plus pauvres.

► En avril 1952, le Secours Catholique lance la « Campagne du logis » : rénovations de logements pour sans-abri et création de fonds de construction.

► En décembre 1954, le Secours Catholique créé la première Cité-Secours pour accueillir les sans-abri dans le 7e arrondissement de Paris.

► En 1969, le Secours Catholique participe au pont aérien mis en place au Biafra (Nigéria) en pleine guerre afin d’envoyer des vivres aux populations en situation de famine.

► En 1989, le Secours Catholique milite pour la mise en place du Revenu minimum d’insertion (RMI).

► De 1992 à 1995, le Secours Catholique accueille en France les réfugiés de la ville de Sarajevo, victimes de la guerre de Bosnie-Herzégovine. Les bénévoles de l’association apportent également leur aide sur place.

► En septembre 2001, l’usine AZF de Toulouse explose. Le Secours Catholique met en place une cellule d’urgence pour les victimes (soutien psychologique et aide au relogement).

► Le 26 décembre 2004, un tsunami frappe l’Indonésie, le Sri Lanka, l’Inde et la Thaïlande. Le Secours Catholique organise un chantier de reconstruction et des projets d’urgence. 38 millions d’euros sont collectés.

► En 2009, le Secours Catholique participe à la Nuit solidaire pour le logement place de la République.

► Le 12 janvier 2010, un séisme frappe Haïti. Le Secours Catholique est mobilisé sur place. 

Une bénévole dans une épicerie sociale du Secours Catholique pendant le Covid
Une bénévole dans une épicerie sociale du Secours Catholique pendant le Covid © Maxime Le Pihif/SIPA

► Le Secours Catholique se mobilise dans la « Jungle de Calais » pour venir en aide aux migrants en France.

► En octobre 2015, les régions autour de Nice sont frappées par des inondations. Le Secours Catholique intervient en urgence et poursuit sa mobilisation pendant 3 mois.

► En 2020 : dès le début de l’épidémie de Covid-19, le Secours Catholique se mobilise pour venir en aide aux plus démunis (collecte d’aliments, distribution de colis, permanence téléphonique etc).

► 24 février 2022, début de la guerre en Ukraine. Le Secours Catholique distribue des couverture, de l’eau potable, de la nourriture, des soins et rénove des logements.

► En février 2023, plusieurs séismes ravagent des villes de Syrie et de Turquie. Le Secours Catholique est mobilisé (dons de nourriture et d’eau, médicaments, rénovation des logements) pour apporter une aide d’urgence aux populations victimes de ces tremblements de terre.

Qui a droit au Secours Catholique ?

Toute personne en situation de précarité et/ou d’exclusion, toute victime d’une catastrophe naturelle, tous les réfugiés (climatiques ou de guerre) peuvent bénéficier de l’aide du Secours Catholique qui vient en aide aux plus démunis « sans distinction de race, de religion ou de nationalité« .

Comment intégrer le Secours Catholique ?

Il existe différentes manières d’apporter son aide au Secours Catholique :

  • Devenir bénévole en remplissant le formulaire en ligne (missions souhaitées, disponibilités etc)
  • Diffuser les engagements du Secours Catholique (rassemblements et manifestations, réseaux sociaux etc)
  • Acheter des produits sur la boutique solidaire du Secours Catholique, Bonjour.

Comment faire un don au Secours Catholique ?

Il existe plusieurs façon d’aider financièrement le Secours Catholique.

► En faisant un don

  • un don ponctuel par carte bancaire, Paypal ou chèque
  • un don régulier par prélèvement automatique
  • un don en ligne

► En transmettant une partie de votre patrimoine

  • legs
  • assurance-vie
  • donations

► En devenant mécène via une entreprise

  • par un soutien financier
  • par la mise à disposition de personnel pour des missions ponctuelles

Quel est le logo du Secours Catholique ?

En 2013, le Secours Catholique adopte son nouveau logo. Le format carré et le blanc sur bleu se veut plus lisible afin de mettre en évidence le réseau « Caritas Internationalis » et la Fondation Caritas.

Logo du Secours Catholique
Logo du Secours Catholique © OceanProd-Adobestock

Quelle est la différence entre le Secours populaire et le Secours Catholique ?

Le Secours populaire est une Association française à but non lucratif créée en 1945 dont l’objectif est de lutter contre la pauvreté et l’exclusion et de promouvoir la solidarité. Les missions concernent les mêmes domaines que celles du Secours Catholique, la différence résidant dans le fait que le Secours Catholique dépend de l’Eglise (le Secours populaire non).

Sources :

– site du Secours Catholique

– site du Secours populaire


Source : JDF Santé