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Viande des Grisons : bonne ou mauvaise pour la santé ?

Viande des Grisons : bonne ou mauvaise pour la santé ?

Qu’est-ce que la viande des Grisons ?

La viande des grisons est une viande de bœuf séchée originaire du Canton de Grisons en Suisse. Elle est assaisonnée de sel, de poivre, d’épices et d’herbes des Alpes suisses. Très tendre, cette charcuterie au goût parfumé est recommandée par les nutritionniste, compte tenu de sa faible teneur en calories et sa richesse en protéines

Quels sont les bienfaits santé de la viande des Grisons ?

L’intérêt nutritionnel de la viande des grisons réside dans sa richesse en protéines – 40g pour 100g. « Toute l’eau de la viande séchée a été retirée, c’est donc une viande très concentrée en protéines, puisqu’elle contient le double de la dose classique. Outre sa teneur en protéines, la viande des grisons est pauvre en matières grasses (5g pour 100g), riche en vitamine B12, en minéraux (phosphore, iode). Seul bémol, elle est très riche en sel (5g pour 100g). Or, l’OMS recommande de ne pas dépasser 5g de sel par jour, il est donc nécessaire de maîtriser sa consommation de viande séchée« , indique Maxime Mességué, diététicien-nutritionniste.

Est-elle calorique ?

La viande des grisons est la charcuterie la moins calorique. Elle contient seulement 5g de matières grasses pour 100g. Elle peut donc être consommée dans le cadre d’un régime amincissant. 

Combien en manger maximum ?

« Si on ne mange pas trop salé de manière générale et que l’on a une alimentation variée et équilibrée, il est possible de consommer une portion de 40g deux fois par semaine« , note le diététicien-nutritionniste.  

Viande des Grisons et cholestérol : bonne ou mauvaise ?

S’il est recommandé d’éviter les charcuteries lorsque l’on a du cholestérol, la viande des grisons fait exception à la règle, aux côtés du jambon blanc découenné et dégraissé, car il s’agit d’une charcuterie maigre qui ne contient que 5g de matières grasses pour 100g. En revanche, elle renferme tout de même 5g de sel pour 100g, soit un taux de sel dépassant la dose journalière recommandée par l’OMS. Autrement dit, il est possible d’en consommer avec modération et en surveillant son apport en sel sur le reste de la journée.

Favorise-t-elle l’hypertension ?

« Un sujet présentant une hypertension artérielle fait attention à sa consommation de sel en général. Il peut donc consommer de la viande des grisons, sans dépasser 40g, et en veillant à ce qu’il n’y ait pas d’autre apport en sel sur la journée« , informe notre interlocuteur. Comme toutes les charcuteries, la viande des grisons contient des nitrites qui, consommes en excès, seraient cancérigènes. 

Quels risques si on en mange trop ?

Au regard de sa teneur en sel, une consommation excessive de viande des grisons est susceptible de favoriser l’hypertension artérielle. 

Y a-t-il des contre-indications ?

Les viandes crues et séchées comme la viande des grisons sont à éviter chez les personnes hypertendues à cause de leur haute teneur en sel. La viande des grisons est également déconseillée pendant la grossesse car elle expose essentiellement
à un risque de toxoplasmose, une infection due à un parasite pouvant être responsable d’anomalies du développement chez le fœtus, et à un risque de listériose, une infection d’origine alimentaire augmentant le risque de fausse couche et d’accouchement prématuré. 

Merci à Maxime Messegué, diététicien-nutritionniste.


Source : JDF Santé

Florent Pagny atteint d'un cancer du poumon : ce premier symptôme "d'abord pas méchant" qui aurait dû alerter

Florent Pagny atteint d'un cancer du poumon : ce premier symptôme "d'abord pas méchant" qui aurait dû alerter

« La toux n’est d’abord pas méchante. Intermittente, elle ne me pose pas de problème. » Cette toux que le chanteur Florent Pagny constate de plus en plus souvent ne l’inquiète pas au départ comme il le raconte dans l’autobiographie « Pagny par Florent » à paraître mercredi 5 avril prochain et dont le JDD a publié quelques extraits ce dimanche. C’est pourtant le premier symptôme concret de son cancer du poumon« Il n’est pas rare de tousser lorsque tu attaques ce genre d’exercice qui consiste à solliciter autant, tout d’un coup, tes cordes vocales (le chanteur est en pleine tournée, ndlr). (…) Si la toux était la conséquence d’une sursollicitation de mes muscles vocaux, elle devrait s’arranger« , pense-t-il alors. Mais « au contraire, elle s’aggrave. C’est surtout lorsque je fume mon pétard qu’elle survient. Je commence à penser que quelque chose ne va pas. Fumer devient si désagréable que j’arrête. Ce n’est pas très difficile car je n’ai jamais mis que des plantes à fumer avec mon herbe et n’ai donc pas de dépendance à la nicotine. »

Le chanteur passe des examens, le diagnostic est posé en 2021, il l’annonce publiquement sur Instagram en janvier 2022. « Lorsque l’information tombe je suis assommé. Je me prends une claque qui me fout en l’air avant de me plaquer au sol, la gorge si serrée que j’ai du mal à respirer. La terre s’effondre. Cette maladie m’a emmené ailleurs, m’a forcé à remettre en question mes fondamentaux à me battre pour ma peau à me reconstruire. Je me suis construit jusqu’à mes 60 ans maintenant je me reconstruis et ça me donne tellement de force » partage-t-il encore dans son livre. Après un premier traitement de chimiothérapie, radiothérapie et immunothérapie en 2022, Florent Pagny suit un nouveau protocole de soins depuis le début de l’année 2023.


Source : JDF Santé

Faut-il bannir le pain de mie (pour la santé) ?

Faut-il bannir le pain de mie (pour la santé) ?

Le pain de mie a-t-il un intérêt nutritionnel ?

Le pain de mie est un produit ultra transformé qui ne contient pas que de la farine, du sel et de l’eau à l’instar des autres pains. Il est riche en additifs, en sucres et en matières grasses pour conserver le moelleux. De plus, la farine utilisée est une farine raffinée, pauvre en fibres et vitamines. « Compte tenu de son index glycémique élevé, le pain de mie est peu rassasiant : on ne le mâche pas beaucoup et on le digère vite, ce qui favorise l’augmentation rapide de la glycémie (taux de sucre dans le sang). Autrement dit, le pain de mie ne présente aucun intérêt nutritionnel« , développe Maxime Mességué.

Faut-il éviter le pain de mie ? 

Au regard de ses piètres qualités nutritionnelles, le pain de mie est un aliment à éviter. Il n’est pas recommandé d’en consommer tous les jours et ce, même si on le choisit complet, car il reste élaboré à partir de farines très transformées dans lesquelles on a ajouté un peu de son de blé. « Si on souhaite vraiment en consommer quotidiennement, il est préférable de miser sur un pain de mie complet bio car le son de blé bio est exempt de pesticides. Il doit être inclus dans une alimentation variée et équilibrée« , préconise le diététicien-nutritionniste. 

Le pain de mie est-il mauvais pour les intestins ?

Le pain de mie industriel est riche en gluten et autres additifs qui, consommés à outrance, favorisent la perméabilité de la barrière intestinale, ce qui va augmenter l’inflammation et majorer le risque de survenue de maladies chroniques. Ce phénomène est d’autant plus vrai lorsque le pain de mie est à base de levure et non de levain.

Il est préférable d’opter pour un pain de mie complet bio

Favorise-t-il le cholestérol ?

L’index glycémique du pain de mie étant très élevé, c’est un produit qui fait monter la glycémie. Or, si ces élévations de la glycémie surviennent dans une alimentation peu équilibrée, cela peut favoriser le cholestérol et la prise de poids. « Toutefois, ce n’est pas l’aliment en tant que tel qui provoque le cholestérol, c’est uniquement si on ne mange que ça et que l’alimentation n’est pas équilibrée« , nuance Maxime Mességué.

Quel est le meilleur pain de mie pour la santé ?

Le meilleur pain de mie pour la santé est le pain de mie complet bio.

Quels sont les avantages du pain de mie complet ?

Le pain de mie complet est plus riche en fibres, en vitamines et minéraux, ce qui le rend beaucoup plus intéressant sur le plan nutritionnel. Malgré tout, rien ne remplacera un pain complet artisanal, acheté dans une boulangerie. 

Comment bien choisir son pain de mie au supermarché ? 

Il est préférable d’opter pour un pain de mie complet bio, éventuellement aux graines. « Il est important de regarder la liste des ingrédients figurant sur l’étiquette et de privilégier un produit dans lequel il y a peu d’additifs, soit la liste la plus courte possible. Généralement, le pain de mie en boulangerie est totalement différent du pain de mie industriel, il ne contient pas d’additifs et se rapproche d’un pain brioché. Il est donc meilleur d’un point de vue nutritionnel, même s’il est élaboré à partir de farines ultra transformées« , argue notre interlocuteur.

Merci à Maxime Messegué, diététicien-nutritionniste.


Source : JDF Santé

Comment désinfecter une plaie ?

Comment désinfecter une plaie ?

Quel est le meilleur désinfectant pour une plaie ?

Le désinfectant idéal pour une plaie se définit par une action rapide, un large spectre d’action (efficace sur de nombreux germes), un conditionnement pratique et une bonne tolérance locale. Le meilleur antiseptique pour désinfecter une plaie est donc la chlorhexidine aqueuse (Dosiseptine®, Diaseptyl®, Septimyl®). Elle peut être associée à d’autres antiseptiques majorant son efficacité comme dans les spécialités Mercrylspray® et Biseptine®. D’autres antiseptiques ont une efficacité comparable à celle de la chlorhexidine, mais plusieurs inconvénients sont à prendre en compte. Tout d’abord, les antiseptiques iodés (Betadine dermique®) ne doivent pas être appliqués sur des plaies profondes ou étendues en raison du passage de l’iode dans le sang susceptible d’induire des troubles de la thyroïde. De plus, leur coloration ne permet pas de suivre l’évolution de la plaie. En ce qui concerne les antiseptiques chlorés (Dakin®), ils sont souvent irritants pour la peau et leur conditionnement peu pratique impose une utilisation sous forme de lavage ou de compresses imprégnées. Pour finir, Hexomedine® présente une faible efficacité sur les champignons et peut provoquer des picotements.

Que mettre sur une plaie avec du pus ?

Une plaie suintante doit être nettoyée avec de l’eau tiède et du savon, rincée à l’eau pour retirer le pus, séchée puis désinfectée avec un antiseptique. Par précaution, il est pertinent de choisir un désinfectant qui ne s’inactive pas au contact du pus, comme Hexomedine®. Pour une utilisation pratique, il est ensuite recommandé d’apposer un pansement absorbant tel qu’un hydrofibre formant un gel au contact de la plaie (Aquacel®) ou un hydrocellulaire composé de mousse de polyuréthane (Mepilex border®). Sur une plaie peu ou modérément suintante, il est possible d’utiliser à la place du pansement, une solution asséchante incolore (Cytelium®, Cicalfate® spray). L’application est à effectuer juste après le nettoyage de la plaie, 2 à 3 fois par jour. Ces solutions sont moins coûteuses que les pansements et sont pratiques en cas de multiples lésions sur le corps. À noter que l’éosine n’est pas recommandée en raison de sa coloration qui masque la plaie et risque de dissimuler une infection s’il y a lieu.

Comment désinfecter une plaie sans désinfectant ?

Généralement, un lavage à l’eau savonneuse tiède suffit à retirer la plupart des germes présents dans une plaie récente sans gravité. Elle peut être remplacée par du sérum physiologique permettant aux plaies superficielles de mieux cicatriser. Dans ce cas, une dosette entière est utilisée et l’excédent est retiré à l’aide d’une compresse. L’eau froide n’est pas recommandée car elle retarde la cicatrisation. Contrairement aux idées reçues, l’eau de mer ne présente pas de propriétés désinfectantes, au contraire elle peut être source de germes pathogènes et irriter la peau.

Quelles sont les méthodes naturelles pour désinfecter une plaie ?

Outre l’eau savonneuse et le sérum physiologique, d’autres méthodes naturelles existent pour désinfecter une écorchure ou une plaie de faible étendue : 

► du jus de citron : en cas de coupures, déposer quelques gouttes directement au contact de la plaie.

► du miel bio de bonne qualité : appliquer une fine couche sur la plaie puis la recouvrir d’une compresse. Quelques gouttes de teinture de propolis peuvent y être ajoutées en cas de risque infectieux. Le pansement doit être changé tous les jours.

► de l‘huile essentielle de tea tree : 1 à 2 gouttes sur la plaie, à diluer dans 1 goutte d’huile végétale pour les peaux les plus fragiles.

Sources : 
– Base de données publique des médicaments
– Guide des bonnes pratiques de l’antisepsie chez l’enfant, Société française d’hygiène hospitalière, 2007.
– Les pansements, indications et utilisations recommandées, HAS, 2011.
– Comment bien soigner une plaie ?, Ameli, juillet 2022. 


Source : JDF Santé

Combien de temps entre l'aspirine et le paracétamol ?

Combien de temps entre l'aspirine et le paracétamol ?

Peut-on associer de l’aspirine et du paracétamol ?

Oui, il est possible d’associer l’aspirine et le paracétamol soit en même temps, soit en alternance. D’ailleurs le médicament Actron® renferme à la fois de l’acide acétylsalicylique et du paracétamol. Il n’y aucune interaction médicamenteuse établie entre ces deux molécules puisqu’elles ne possèdent pas le même mécanisme d’action.

Quel délai entre les deux ?

L’objectif d’alterner l’aspirine avec le paracétamol est de couvrir une période plus longue qu’avec une administration simultanée. L’alternance doit débuter par le paracétamol. En respectant les doses maximales journalières, un délai de 4 heures entre chaque prise médicamenteuse est optimal pour couvrir une période de 24 heures.

Quelle dose maximale ?

Dans le cadre de l’automédication chez l’adulte, l’aspirine peut être administrée à raison d’1 g 3 fois par jour avec un délai de 4 heures minimum, soit 3 g sur 24 heures. Dans la prise en charge de certaines affections rhumatologiques (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante), le médecin peut prescrire 6 g d’aspirine par jour répartis en 3 à 4 prises. En ce qui concerne le paracétamol, la posologie en automédication est d’1 g par prise 3 fois par jour, soit 3 g au total. Sur prescription médicale, la dose journalière maximale peut être augmentée à 4 g.

Ces traitements ne doivent pas être administrés en cas d’affection sévère du foie

Quels sont les risques de prendre de l’aspirine et du paracétamol ensemble ?

Un recours ponctuel à l’association aspirine/paracétamol ne présente pas de risques connus. En effet, aucune interaction n’a été identifiée entre l’acide acétylsalicylique et le paracétamol. Toutefois une prise au long cours peut être responsable d’une accumulation des effets délétères affectant le foie et les reins. En automédication, la durée de traitement ne doit pas excéder 3 jours pour une fièvre et 5 jours pour des douleurs. Si les symptômes persistent, une consultation médicale s’impose. Les doses usuelles recommandées doivent être respecter pour prévenir tout surdosage. 

Quelles sont les contre-indications ?

Les contre-indications de l’association aspirine/paracétamol sont identiques à celles des deux médicaments pris séparément. Ces traitements ne doivent pas être administrés en cas d’allergie à l’un des composants et d’affection sévère du foie. Plus spécifiquement, le paracétamol doit être évité chez les personnes consommant régulièrement de l’alcool au risque d’altérer le foie. Concernant l’aspirine, elle est contre-indiquée dans les cas suivants : 

  • 2e et 3e trimestres de grossesse
  • antécédents d’asthme, d’hémorragie, de perforation digestive déjà causés par un anti-inflammatoire
  • ulcère évolutif, antécédents d’ulcère
  • maladie hémorragique ou risque hémorragique
  • insuffisance cardiaque et rénale sévère

Par mesure de précaution, certaines personnes doivent consulter un médecin avant de recourir à de l’aspirine associée au paracétamol. Il s’agit des femmes allaitantes ou enceintes de moins de 3 mois, des sujets âgés et des personnes ayant une affection du foie ou des reins. L’aspirine ne doit pas être administrée chez l’enfant dans le cadre d’une automédication en raison du risque rare mais grave de survenue du syndrome de Reye. Chez l’adulte, une automédication peut être envisagée, mais avec prudence du fait du risque hémorragique. Il est préférable de demander conseil à son médecin ou à son pharmacien avant de prendre de l’aspirine seule ou en association à du paracétamol. 

Sources : 
– Base de données publique des médicaments 
– ANSM
– Prise en charge médicamenteuse de la douleur chez l’enfant : alternatives à la codéine, HAS, janvier 2016. 


Source : JDF Santé