Le terme androgène définit les hormones provoquant l’apparition des caractères sexuels masculins tels que la pilosité. Ces hormones androgènes sont naturellement sécrétées par les glandes surrénales, les testicules, mais aussi les ovaires chez la femme. La plus connue est la testostérone, produite à un taux vingt fois supérieur par l’homme que par la femme. Sous une forme synthétique, les androgènes peuvent être utilisés pour traiter des dysfonctionnements testiculaires et dans de rares cas des états de dénutrition, ou encore des aplasies médullaires. « On fabrique tous de la testostérone mais pas au même niveau, les hommes en fabriquent beaucoup plus. Ce sont les gonades (testicules chez l’homme et ovaires chez la femme) qui fabriquent majoritairement ces hormones. La surrénale joue un rôle accessoire dans la production de testostérone, sauf quand elle s’emballe« , précise le Dr Olivier Dupuy, endocrinologue.
Quelles sont les hormones androgènes ?
Les hormones androgènes comprennent :
la testostérone
la déhydroépiandrostérone (DHEA)
le sulfate de déhydroépiandrostérone (DHEAS)
l’androstènedione
l’androstérone
l’androstènediol
l’androstanolone
« Les principales sont la DHEA, la Delta4 androstènedione et la testostérone, les autres sont anecdotiques et la testostérone entraîne 90% des effets des androgènes« , tient à préciser l’endocrinologue.
Quelles sont les hormones androgènes surrénaliennes ?
« Les hormones androgènes surrénaliennes sont les mêmes que celles qui sont sécrétées par les gonades (testicules/ovaires. La seule différence, c’est qu’elles sont sécrétées dans des quantités bien moindres« , informe le spécialiste.
Quelles sont les hormones androgènes chez la femme ?
Les hormones androgènes chez la femme sont les mêmes que chez l’homme, à savoir : la testostérone, la déhydroépiandrostérone (DHEA), le sulfate de déhydroépiandrostérone (DHEAS), l’androstènedione, l’androstérone, l’androstènediol et l’androstanolone.
Les hormones androgènes agissent directement sur l’acné
Quelles sont les hormones androgènes masculines ?
Les hormones androgènes masculines sont les mêmes que les hormones androgènes féminines. Les principales sont la DHEA, la Delta4 androstènedione et la testostérone.
Comment diminuer les hormones androgènes ?
« En cas de pilosité excessive, un dosage de la testostérone sera réalisé. Si le résultat se révèle supérieure à 2 nanogrammes par ml, une tumeur sécrétant des androgènes est suspectée, ce qui va conduire à examiner la surrénale et les ovaires. Si le diagnostic est confirmé, on procédera à une intervention chirurgicale. Si la testostérone est un peu plus élevée que la normale, c’est par ordre de fréquence, un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), pathologie souvent évoquée, qui sera recherché. En l’absence de cause, on parle d’hirsutisme idiopathique« , indique l’endocrinologue. S’il n’y a pas de volonté de grossesse en période d’activité génitale chez la femme, un traitement anti-aldostérone comme la spironolactone pourra être mis en place pour réduire le fonctionnement des hormones androgènes. Une pilule oestro-progestative à faible dose pourra également être proposée. Il faut savoir que le traitement ne fait effet qu’au bout de 4 à 6 mois.
Quel lien avec l’acné ?
Si les hormones androgènes ont un effet indirect sur le système pileux, elles agissent directement sur les glandes sébacées et le développement de l’acné. Au moment de la puberté, certains adolescents produisent trop d’androgènes, qui stimulent la surproduction de sébum (séborrhée) par les glandes sébacées et favorisent l’apparition de l’acné.
Merci au Dr Olivier Dupuy, Chef de service d’endocrinologie, diabétologie et nutrition de l’hôpital Paris Saint-Joseph.
Une sténose œsophagienne désigne le rétrécissement de l’œsophage (organe du système digestif véhiculant les aliments du pharynx à l’estomac). Ce phénomène survient au cours de diverses pathologies telles qu’un cancer de l’œsophage. Cette sténose œsophagienne se traduit par des difficultés à déglutir (dysphagie) et dans certains cas exceptionnels par des hématémèses (rejets de sang par la bouche). La sténose œsophagienne peut aussi être consécutive au reflux gastro-œsophagien qui peut entrainer une inflammation de l’œsophage (œsophagite), puis une sténose dite peptique en lien avec les phénomènes de cicatrisation.
Quels sont les symptômes d’une sténose œsophagienne ?
Le symptôme principal d’un rétrécissement de l’œsophage est une difficulté à déglutir (inconfort au passage de la nourriture). Cela concerne d’abord seulement les aliments solides mais peut s’aggraver au point que même les liquides aient du mal à passer. « Les autres symptômes pouvant survenir sont des régurgitations, c’est-à-dire des remontées de contenus alimentaires ou salivaires de l’œsophage vers la bouche, et un amaigrissement. Dans tous les cas, la dysphagie représente un signe d’alarme qui doit amener à consulter un médecin rapidement« , indique le Pr Maximilien Barret, gastro-entérologue.
Quelles sont les causes d’une sténose œsophagienne ?
La sténose œsophagienne peut être bénigne, due à la cicatrisation d’une inflammation de l’œsophage (œsophagite) provoquée par un reflux gastro-œsophagien. « Des inflammations de l’œsophage peuvent également provoquer une sténose œsophagienne, par exemple suite à une irradiation ou à une chirurgie de l’œsophage avec une suture qui aurait été faite dans l’œsophage« , précise le gastro-entérologue. La sténose œsophagienne peut également être maligne, traduisant notamment un cancer de l’œsophage.
Est-ce un signe de cancer ?
La sténose œsophagienne peut être un signe de cancer. « Sur le plan des symptômes, elle ne se différencie pas des autres sténoses mais l’aspect endoscopique est très caractéristique« , détaille le spécialiste.
Comment diagnostique-t-on une sténose œsophagienne ?
Devant une dysphagie, il est nécessaire d’éliminer une sténose œsophagienne en réalisant uneendoscopie oeso-gastro-duodénale avec un gastro-entérologue. Cet examen permet de rechercher une sténose et de la caractériser. Les biopsies vont permettre d’identifier les cellules cancéreuses.
Quel est le traitement d’une sténose œsophagienne ?
La prise en charge du rétrécissement de l’œsophage est souvent d’ordre endoscopique : l’œsophage va être dilaté pour permettre un meilleur passage des aliments. En pratique, le gastroentérologue gonfle, au cours d’une au cours d’une endoscopie oeso-gastro-duodénale réalisée sous anesthésie, un ballonnet dans l’œsophage, pour augmenter son calibre. « Si la sténose œsophagienne est due à une inflammation, un traitement médicamenteux concomitant doit être proposé, par inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) ou la corticothérapie locale selon la cause de la sténose. Celui-ci devra être poursuivi à vie, en complément du traitement local endoscopique », ajoute le spécialiste. Un cancer de l’œsophage mis en évidence par les biopsies sera traité par une chirurgie (l’oesophagectomie), la radiothérapie et/ou la chimiothérapie.
Merci au Pr Maximilien Barret, gastro-entérologue à l’hôpital Cochin.
[Mise à jour le 7 avril 2023 à 15h48] Le fentanyl est un médicament antidouleur très puissant. Après avoir été à l‘origine du décès du chanteur Prince en 2016, le fentanyl aurait aussi provoqué la mort du rappeur américain Coolio en septembre 2022, selon le rapport du médecin légiste publié jeudi 6 avril 2023 par le comté de Los Angeles, relayé par Reuters. Coolio aurait fait une overdose accidentelle, il souffrait de maladies cardiaques et d’asthme.
Rapper Coolio died from a fentanyl overdose, according to his manager. The news comes six months after the Grammy-winning musician was found dead at a friend’s home in Los Angeles https://t.co/webEpdo3SSpic.twitter.com/Hl2l80kU4i
Le fentanyl est un analgésique opioïde de synthèse dérivé de la phénylpipéridine, qui agit principalement sur les récepteurs morphiniques de type μ. Découvert dans la fin des années 1950, il est utilisé comme médicament contre la douleur, son effet analgésiqueétant environ 100 fois plus puissant que celui de la morphine et au moins 50 fois plus puissant que celui de l’héroïne. Ce médicament est inscrit sur la liste des stupéfiants, en raison de ses dangers pour la santé, des risques en cas de mauvaise utilisation et de la complexité de manipulation qui en découle. Chez l’Homme, la dose létale de fentanyl est estimée à 2 mg.
Indications : pourquoi prendre du fentanyl ?
Le fentanyl peut être indiqué dans la prise en charge des accès douloureux paroxystiques (accès plus forts et transitoires d’une douleur déjà présente et stable) d’origine cancéreuse, dans les analgésies post-opératoires, des douleurs chroniques intenses, des anesthésies et des neuroleptanalgésies (anesthésies provoquées à la fois par un analgésique et un neuroleptique).
Quel est le mode d’action du fentanyl ?
Le fentanyl est un agoniste morphinomimétique pur, c’est-à-dire qu’il agit sur les récepteurs de la morphine, et plus particulièrement sur le récepteur morphinique μ. Ce type de récepteur présent au niveau du cerveau, de la moelle épinière et du système digestif module notamment la réponse à la douleur, l’humeur, la dépendance physique et la motilité gastro-intestinale. L’action thérapeutique recherchée du fentanyl est avant tout une analgésie (soulagement de la douleur). Le fentanyl est une molécule lipophile (à forte affinité pour les corps gras et à faible affinité pour les substances aqueuses) et son absorption est très rapide par la muqueuse buccale, mais il peut également être administré par voie injectable ou transdermique. L’action du fentanyl sur la douleur est rapide tout comme sa durée d’action, elle dépend de la dose administrée et ainsi de sa concentration plasmatique.
Fentanyl en patch : quand, quel délai d’action ?
Les patchs de fentanyl (dispositifs transdermiques) sont indiqués chez l’adulte dans le traitement des douleurs chroniques sévères qui nécessitent une administration continue au long cours d’opioïdes, ainsi que pour les douleurs chroniques sévères chez l’enfant (à partir de 2 ans) recevant un traitement par opioïdes. Les patchs permettent une libération continue de fentanyl dans le sang, par passage transdermique, pendant 72h soit la durée d’application du patch. Après l’application d’un premier patch, l’effet maximal est observé après 12 à 24 heures. L’effet reste ensuite stable durant les applications ultérieures (toutes les 72 heures) de patchs de même taille. Par contre en cas de changement de dosage, un délai de 12 à 24 heures est de nouveau nécessaire après la mise en place du patch.
Fentanyl en comprimé : quand, quel délai d’action ?
Le fentanyl sous forme de comprimé (sublingual, bucco-gingival ou avec applicateur buccal) est un antalgique d’action rapide, il est utilisé dans le traitement des accès douloureux paroxystiques chez les patients adultes qui utilisent déjà des morphiniques en traitement de fond pour traiter les douleurs chroniques d’origine cancéreuse. Il est absorbé par la muqueuse buccale en environ 30 minutes et son effet sur la douleur est observé entre 20 minutes et 4 heures après l’administration du médicament. L’effet maximal est parfois atteint en moins d’une heure, et jusqu’à 8 heures dans certains cas.
Quels sont les médicaments qui contiennent du fentanyl ?
Il existe sur le marché pharmaceutique divers médicaments à base de fentanyl, et pour lesquels les formes galéniques diffèrent. Sont commercialisés :
Abstral® en comprimé sublingual (100 mcg, 200 mcg, 300 mcg, 400 mcg, 600mcg et 800 mcg) ainsi que ses génériques,
Actiq® comprimé avec applicateur buccal (200 mcg, 400 mcg, 600 mcg, 800 mcg, 1200 mcg et 1600 mcg),
Breakyl® film orodispersible (200 mcg et 400 mcg),
Durogesic® dispositif transdermique ou patch (12 mcg/h, 25 mcg/h, 50 mcg/h, 75 mcg/h et 100 mcg/h) et ses génériques fentanyl et Matrifen®,
Effentora® comprimé bucco-gingival (100 mcg, 200 mcg, 400 mcg, 600 mcg, 800 mcg) et ses génériques fentanyl,
Fentanyl Piramal® solution injectable en ampoule (100 mcg/2ml et 500 mcg/10 ml) et ses génériques fentanyl,
Fentanyl Renaudin® solution injectable IV/péridurale en ampoule (50 mcg/ml),
Instanyl® solution pour pulvérisation nasale en récipient unidose ou en récipient multidose (50 mcg, 100 mcg, 200 mcg),
Pecfent® solution pour pulvérisation nasale (100 mcg/pulv, 400 mcg/pulv),
Recivit® comprimé sublingual (133 mcg, 267 mcg, 400 mcg, 533 mcg et 800 mcg).
Disponible avec ou sans ordonnance ?
Le fentanyl ne peut être obtenu qu’au moyen d’une prescription médicale. Pour être délivré, il doit de plus être prescrit sur une ordonnance sécurisée car il fait partie des médicaments stupéfiants, pour lesquels la réglementation est stricte et très encadrée (durée maximale de prescription de 28 jours, délivrance à l’unité correspondant au nombre exact de prises prescrites, délivrance fractionnée tous les 7 jours sauf mention expresse du médecin, chevauchement d’ordonnances impossible sauf mention expresse du médecin, ordonnance rédigée en toutes lettres).
Quels sont les effets secondaires du fentanyl ?
Les effets secondaires les plus fréquents sont des nausées, de la constipation, de la somnolence, des vertiges et des maux de tête, des difficultés respiratoires, de la sécheresse buccale, de la transpiration et une sensation de fatigue. Plus rarement, il est possible de constater une hypersensibilité, une perte d’appétit voire une anorexie, des troubles psychiatriques (dont l’euphorie), des pertes de mémoire, des modifications du goût, des tremblements, des troubles du sommeil, une vision floue, un rétrécissement de la pupille, une hypotension, une hypothermie, des troubles digestifs divers, des manifestations cutanées, des dysfonctions érectiles, un syndrome de sevrage ou encore un surdosage accidentel. En cas de surdosage en fentanyl (overdose), une dépression respiratoire, un état de choc, une hypotension sévère, une rigidité musculaire ou encore un coma peuvent survenir. Ces signes sont à prendre au sérieux, et peuvent dans certains cas mener au décès. D’autres effets délétères du fentanyl sont la tolérance (besoin de doses plus élevées au cours du temps) et la dépendance physique, qui sont très variables d’une personne à une autre.
Quelles sont les contre-indications du fentanyl ?
Le fentanyl par voie intrabuccale est contre-indiqué en cas d’allergie au fentanyl ou à un excipient contenu dans le médicament, en cas d’absence de traitement de fond morphinique (risque accru de dépression respiratoire), en dehors des accès douloureux paroxystiques, en cas de dépression respiratoire sévère, en cas de pathologie pulmonaire obstructive sévère ainsi qu’en cas de traitement simultané par un médicament contenant de l’oxybate de sodium. La forme film buccogingival (Breakyl®) est contre-indiqué de plus en cas d’administration simultanée ou dans les deux semaines suivant l’arrêt d’un IMAO. Les patchs de fentanyl sont également contre-indiqués dans les douleurs aigues ou post-opératoires en raison de l’impossibilité de réaliser une titration de la dose dans un traitement de courte durée, et de l’hypoventilation grave voire fatale qui pourrait en résulter. Ils sont contre-indiqués en cas d’association avec la buprénorphine ou la nalbuphine. La forme injectable est contre-indiquée aussi en cas d’association à des morphiniques agonistes-antagonistes ou à la naltrexone. Enfin, une vigilance accrue s’impose avec la prise de fentanyl en raison du risque de dépendance physique, psychique et des abus qu’il peut entraîner, ainsi que du risque de syndrome de sevrage (y compris néonatal), de syndrome sérotoninergique, et des risques liés à la prise concomitante de médicaments sédatifs et de l’alcool.
Le fibrome sous-séreux est un fibrome, donc une tumeur bénigne, de l’utérus positionné sur son bord externe, du côté de la paroi abdominale. Il peut être inséré dans le muscle utérin ou relié par un pédicule. Très fréquente, cette pathologie touche essentiellement les femmes entre 30 et 40 ans, et plus souvent d’origine afro-américaine.
Quels sont les symptômes d’un fibrome sous-séreux ?
Le fibrome sous-séreux est relativement asymptomatique. Lorsqu’il est pédiculé, il peut se tordre, ce qui déclenche une vive douleur. Il peut déclencher des troubles sur les organes avoisinants s’il est trop volumineux : troubles urinaires, rénaux ou intestinaux. De plus, s’il est bas, il peut représenter une gêne lors de l’accouchement. Un fibrome sous-séreux peut éventuellement grossir sous l’effet des hormones. Autrement dit, cela n’est pas censé se produire chez la femme ménopausée. Si c’est le cas, cela doit faire suspecter une tumeur maligne, un sarcome.
Un fibrome sous-séreux peut-il devenir cancéreux ?
Un fibrome sous-séreux n’évolue pas en cancer. En revanche, il existe des tumeurs malignes du muscle appelées sarcomes. « Sur le plan radiologique, il est difficile de faire la différence, sauf s’il y a des signes d’aggravation rapides tels qu’une gêne ou une non-réponse au traitement médical. Les sarcomes représentent 1 à 2 fibromes pour 1000, ce qui reste très rare mais le risque existe« , indique le Dr Patricia Pautier, oncologue.
Quelle est la cause d’un fibrome sous-séreux ?
Les causes exactes des fibromes sous-séreux sont méconnues. On sait, par exemple, que les dérèglements hormonaux ne les induisent pas mais activent leur croissance. « L’origine ethnique joue également un rôle puisque la moitié des femmes afro-américaines ont un ou plusieurs fibromes. D’autres facteurs de risque pourraient favoriser leur survenue : l’hérédité, le surpoids, un taux élevé d’œstrogènes ou encore l’âge puisqu’au-delà de 45 ans, une grande partie des femmes ont des fibromes« , précise l’oncologue médical.
Comment diagnostique-t-on un fibrome sous-séreux ?
Le diagnostic du fibrome sous-séreux est essentiellement clinique et palpable à l’examen gynécologique. Le gynécologue peut le contrôler à l’échographie s’il grossit entre deux consultations mais la plupart du temps, l’examen gynécologique suffit pour le surveiller. En cas de croissance rapide du fibrome sous-séreux et/ou de gêne ressentie par la patiente, l‘ablation du fibrome pourra être envisagée. Au préalable, une IRMdevra être effectuée pour éliminer une tumeur plus agressive.
Comment traiter un fibrome sous-séreux ?
Dans la majorité des cas, le fibrome sous-séreux ne nécessite aucun traitement. En présence d’un fibrome volumineux ou en cas de complication, notamment si le fibrome sous-séreux se tord autour du pédicule, la chirurgie pour enlever le fibrome peut être indiquée. « Chez la femme non ménopausée, une castration chimique grâce à l’administration d’un médicament bloquant les règles peut être proposé. Toutefois, à l’arrêt du traitement, le fibrome risque de grossir à nouveau« , informe la spécialiste. Si la femme a un désir de grossesse et/ou qu’elle est gênée, le fibrome pourra être retiré s’il n’est pas suspect à l’imagerie. Dans de très exceptionnels cas, certains critères à l’IRM peuvent être suspects, auquel cas une biopsie pourra être réalisée dans un centre spécialisé. Un autre traitement qui peut être proposé pour réduire le fibrome est l’embolisation. « Cette technique consiste à boucher une petite artère située dans le fibrome afin de diminuer sa taille en réduisant sa vascularisation« , détaille le Dr Patricia Pautier. Par contre, un fibrome sous-séreux qui prend de l’ampleur chez une femme ménopausée doit faire discuter une hystérectomie car il peut s’agir d’un sarcome et il faut éviter le morcellement de la tumeur qui peut survenir lors d’une exérèse isolée de la tumeur.
Merci au Dr Patricia Pautier, oncologue médical, responsable du comité de gynécologie de l’institut Gustave Roussy.
[Mis à jour le 7 avril 2023 à 10h49] L’épidémie de Covid circule toujours en France en ce mois d’avril 2023 : Santé publique France rapporte dans son bulletin du 5 avril 2023 d’une augmentation dutaux de positivité (tout en restant à des niveaux bas) ainsi que des indicateurs de recours aux soins en ville, mais de manière moins marquée que la semaine précédente. Les passages aux urgences sont stables, tandis que les nouvelles hospitalisations sont en diminution. L’épidémie reste relativement faible par rapport à ce qu’on a déjà connu depuis Omicron. « La période de la COVID est actuellement sur une phase endémo-épidémique et après de grandes vagues « destructrices » nous constatons aujourd’hui des rebonds d’amplitude plus faible à impact sanitaire moins violent« , indique le Comité de Veille et d’Anticipation des Risques Sanitaires (COVARS) dans un document du 31 mars 2023. Il faut néanmoins continuer à respecter les gestes barrières, même si certaines règles sanitaires ont pris fin le premier trimestre de l’année 2023, notamment l’isolement systématique pour les personnes testées positives au Covid-19 et la réalisation d’un test de dépistage pour les personnes contact asymptomatiques.
5 nouvelles recommandations anti Covid (avril 2023)
Pour limiter l’ampleur des vagues épidémiques, le Covars a émis 5 recommandations :
► Les personnes à risque de forme grave et leur entourage doivent continuer à porter le masque, en particulier dans les lieux clos ou à forte densité de population et qu’elles se fassent tester rapidement en cas de symptômes
► Doivent se faire vacciner au printemps : les personnes âgées de plus de 80 ans, les personnes immunodéprimées et les personnes à très haut risque de maladie grave (en respectant un délai d’au moins six mois depuis la dernière dose ou infection).
► A tous : La vaccination reste de mise ; pas trop tard pour une primo-vaccination, un rappel au printemps 2023 pour les personnes à haut risque de forme grave et les nourrissons de moins de 6 mois, un rappel à l’automne 2023 pour les personnes à risque de forme grave (en respectant un délai d’au moins six mois depuis la dernière dose ou infection).
► Même en l’absence de critère de fragilité et de confirmation diagnostique par un test (globalement, toute infection virale respiratoire est transmissible par les mêmes voies), la présence de symptômes respiratoires doit faire porter un masque à l’intérieur en présence d’autrui, surtout quand les locaux sont mal ventilés.
► La qualité de l’air intérieur peut être améliorée significativement par l’ouverture des fenêtres au moins 5 à 10 minutes par heure dans les logements de particuliers, dans les bureaux, les lieux de restauration collective…
A quelle situation doit-on s’attendre en France en 2023 ?
En avril 2023, le virus du Covid circule toujours à un rythme et à une fréquence qui montrent qu’il n’est pas devenu un « virus respiratoire saisonnier » comme un autre (virus grippaux, virus de la bronchiolite, etc…), souligne le Covars. Des vagues régulières se succèdent : notamment en ce printemps 2023 où une 10e vague était observée. Pour autant, « ce rebond épidémique n’est pas corrélé à l’émergence d’un nouveau variant, nous sommes toujours sous l’ère d’Omicron avec un remplacement de sous-variant (BQ.1 par XBB) non significatif sur le plan transmissibilité ou échappement immunitaire« . Autrement dit, la baisse de l’immunité de la population (à cause d’un rappel de vaccin « trop » ancien) entraine des rebonds environ tous les 3 mois relativement indépendamment des conditions environnementales influençant la transmission saisonnière des virus respiratoires (qui globalement diminue de 40% de taux de reproduction).
Quel est le variant dominant en France en avril 2023 ?
Au 5 avril 2023, en France métropolitaine, le recombinant XBB (tous sous-lignages inclus) est toujours le sous-lignage d’Omicron majoritaire. Son recombinant XBB.1.5 semble se stabiliser avec 59% des séquences lors des enquêtes Flash 11 et 10 BA.5 et ses sous-lignages continuaient de diminuer (12% pour Flash S11 vs 17% pour Flash 10)
Quelles sont les mesures Covid qui persistent en 2023 ?
► Vaccination à jour contre la COVID-19, notamment par une dose de rappel avec un vaccin bivalent (contre la souche initiale et le variant Omicron du SARS-CoV-2) pour les éligibles primo-vaccinés, ainsi que contre les virus grippaux
► Le port du masque recommandé en présence de personnes vulnérables, en cas de promiscuité dans les espaces fermés comme les transports en commun
► Le maintien des gestes barrières : lavage des mains réguliers, aération des lieux clos
Quelles sont les mesures actuelles concernant l’isolement Covid ?
Depuis le 1er février 2023, les personnes testées positives au Covid-19 ne sont plus obligées de s’isoler, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué du 28 janvier 2023. Néanmoins, « comme pour toute maladie à infection respiratoire aiguë, il reste fortement recommandé aux personnes testées positives au Covid-19, ainsi qu’aux personnes ayant été exposées à une personne contagieuse et susceptibles de développer la maladie, de respecter les gestes barrières, de se faire tester et d’éviter le contact avec les personnes fragiles« , pouvait-on lire sur le communiqué.
Quelles sont les mesures actuelles concernant les cas contacts ?
Depuis le 1er février 2023, la réalisation d’un test de dépistage au deuxième jour de la notification du statut de contact pour les personnes contact asymptomatiques n’est plus requis. En revanche, les personnes symptomatiques continuent de devoir se faire tester.
Quelles sont les mesures actuelles concernant le port du masque ?
Le port du masque n’est plus obligatoire nulle part. Mais compte tenu de la circulation de plusieurs virus respiratoires (Covid-19, virus de la bronchite, grippe), l’adhésion aux gestes barrières, dont le port du masque, est toujours fortement recommandé en avril 2023. Surtout :
dans les lieux clos et de promiscuité et les transports collectifs (métro, train, autobus, avion..) ;
dans les grands rassemblements, y compris à l’extérieur, pour les personnes fragiles en raison de leur âge ou de leurs pathologies ;
en présence de personnes âgées, immunodéprimées ou souffrant de maladies chroniques ;
pour les personnes fragiles (personnes âgées ou immunodéprimées…).
en cas de symptômes évocateurs d’un Covid
Quelles sont les mesures Covid à l’hôpital en 2023 ?
Avec la fin de l’état d’urgence sanitaire en France le 31 juillet 2022, le pass sanitaire n’est plus exigé à l’entrée des hôpitaux. Le port du masque non plus, en théorie, sauf pour les hôpitaux qui le souhaitent et dans tous les établissements AP-HP (Hôpitaux de Paris). Ainsi, en 2023 :
► Le port du masque reste obligatoire à l’intérieur des bâtiments pour les patients à la sortie de leur chambre en hospitalisation, en hôpital de jour, en consultation ainsi que pour les visiteurs, les accompagnants et les intervenants auprès des patients (ex-ambulanciers). ► Le port du masque reste obligatoire pour les personnels hospitaliers dans les lieux où se trouvent les patients (hospitalisation conventionnelle, consultation, hôpital de jour, couloirs de circulation). Le port du masque n’est plus obligatoire dans les bureaux, les salles de réunion, de transmission, de repos, ainsi que dans les services et les lieux non ouverts aux patients (laboratoires, crèches, etc.) ► Le port du masque est obligatoire, quel que soit le lieu, pour les personnels hospitaliers qui présentent des symptômes évocateurs d’infection ORL ou respiratoire.
Quelles sont les mesures pour le rappel de vaccin Covid ?
Pour les personnes de plus de 60 ans, pour les femmes enceintes, pour les adultes à risque de forme grave et leur entourage : dès 6 mois après le dernier rappel.
Pour les personnes de plus de 80 ans, les résidents en EHPAD et USLD et les personnes immunodéprimées : dès 3 mois après le dernier rappel ou la dernière infection.
Cette deuxième dose de rappel est aussi ouverte à tous les Français qui le souhaitent. Les vaccins bivalents, ciblés sur le variant Omicron, sont privilégiés pour les rappels depuis le 3 octobre 2022.
Quelles sont les mesures pour les voyages ?
Depuis le 1er août 2022, le dispositif de contrôle sanitaire aux frontières est levé, conformément à la loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la covid-19. Les voyageurs n’ont plus aucune formalité à accomplir avant leur arrivée en France, en métropole comme outre-mer, et la présentation du passe sanitaire ne peut plus être exigée, quel que soit le pays ou la zone de provenance. De même, plus aucune justification du motif d’un voyage au départ de la France, en métropole comme outre-mer, ni aucune attestation de sortie du territoire n’est requise par les autorités françaises pour se rendre dans un autre pays.
Face à la situation épidémiqu en Chine, le gouvernement français a mis en place les mesures suivantes :
Tous les passagers en provenance de Chine, par vol direct ou avec escale, et à destination du territoire français doivent présenter, avant l’embarquement, le résultat négatif d’un test PCR ou antigénique de moins de 48 heures.
Le port du masque est rendu obligatoire dans les avions en provenance de Chine.
À l’arrivée sur le territoire français, des tests PCR peuvent aussi être effectués de manière aléatoire.
La France recommande également aux voyageurs qui envisagent de se rendre en Chine, tout particulièrement aux personnes fragiles et immunodéprimées, de considérer un report de leur voyage, en l’absence d’un motif essentiel. Il est recommandé aux voyageurs qui ne pourraient pas reporter leur voyage de disposer d’un schéma vaccinal complet et à jour et de respecter les gestes barrières.
DATES CLES 2022-2023
14 mars 2022 : fin du pass vaccinal
21 mars 2022 : fin de l’isolement pour les cas contacts
7 avril 2022 : ouverture de la 4e dose de vaccin Covid aux plus de 60 ans
31 juillet 2022 : fin de l’état d’urgence sanitaire en France (fin du pass sanitaire, fin du masque obligatoire)
1er août 2022 : Fin de l’obligation du pass sanitaire dans les lieux où il pouvait encore être exigé (hôpital, EHPAD…)
1er août 2022 : Fin de l’obligation du port du masque, mais il reste recommandé dans les transports notamment / Fin du recours possible au confinement ainsi qu’au couvre-feu / Dissolution du Conseil scientifique Covid-19 remplacé par un « Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires » (COVARS) placé auprès des ministres de la santé et de la recherche.
1er février 2023 : fin de l’isolement obligatoire pour les cas positifs au Covid
Sources :
Covid-19 : Déplacements internationaux, ministère de l’Intérieur.