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Aphasie : la maladie de Bruce Willis s'aggrave

Aphasie : la maladie de Bruce Willis s'aggrave

[Mise à jour le 8 décembre 2022 à 11h26] L’état de Bruce Willis, atteint d’aphasie, se serait dégradé selon les confidences d’un proche de la famille publiées sur le site RadarOnline.com le 7 décembre. « Bruce ne peut pas dire grand-chose, et il ne semble pas comprendre grand-chose de ce que les autres disent. Il y a des jours où ils (les proches, ndlr) voient des aperçus de l’ancien Bruce, mais ces moments sont brefs et espacés. On dirait qu’il s’éloigne d’eux, et ça leur brise le cœur » a déclaré cette source restée anonyme. En avril 2022, l’acteur américain Bruce Willis âgé de 67 ans a annoncé mettre un terme à sa carrière à cause de son aphasie. L’aphasie se manifeste lorsque les zones du langage situées dans l’hémisphère gauche du cerveau sont lésées par une pathologie. Elle entraîne des difficultés pour parler, comprendre, lire et/ou écrire. Cette perte du langage n’est pas toujours totale, il existe des formes et des degrés d’atteinte très variables. On estime qu’il y a environ 300 000 personnes aphasiques en France.

Qu’est-ce qu’une aphasie ?

L’aphasie est un trouble du langage qui touche des personnes ayant acquis le langage. Le type d’aphasie varie en fonction de la zone atteinte au niveau du cerveau en rapport avec les aires du langage. Parmi les plus connues : l’aphasie de Broca et l’aphasie de Wernicke. Il existe aussi l’aphasie de conduction qui se manifeste par un langage entrecoupé d’hésitations, d’arrêts occasionnés par une difficulté à trouver les mots et, surtout, par la production de nombreuses paraphasies et d’un jargon. La personne atteinte mêle les sons dans les mots et, comme elle en est habituellement consciente, elle tentera de se corriger. Elle peut être le résultat d’une aphasie de Wernicke ayant évolué positivement. On parle d’aphasie « mixte » quand il y a à la fois une réduction de l’expression et des difficultés importantes de compréhension. Enfin, l’aphasie « globale » est la forme la plus sévère de l’aphasie. L’expression est quasi nulle et les troubles de compréhension sont très importants.

Qu’est-ce que l’aphasie de Broca ?

L’aphasie de Broca (dites aussi « aphasie motrice d’expression, antérieure, ou expressive ») qui touche majoritairement la parole avec des symptômes allant du fait de ne pas trouver certains mots appropriés à une incapacité totale de parler. Elle se caractérise par une réduction de l’expression. L’individu parle peu, lentement, cherche ses mots. La compréhension est généralement bien conservée.

Qu’est-ce que l’aphasie de Wernicke ?

L’aphasie de Wernicke (dites aussi « sensorielle, de réception, ou postérieure ») qui touche en priorité la compréhension du langage, écrit ou oral. La personne atteinte parle facilement ou même abondamment, mais parfois elle fait des paraphasies ou elle jargonne. A l’écrit, elle rencontre généralement les mêmes difficultés que lorsqu’elle parle.

Qu’est-ce que l’aphasie progressive primaire ?

L’aphasie progressive primaire qui s’installe insidieusement, et dont le premier symptôme est habituellement le manque du mot. Les personnes ont généralement une très bonne conscience de leur trouble du langage, ce qui génère beaucoup de frustration et est source d’anxiété. Lorsque l’aphasie est de type non fluent, le débit verbal est de plus en plus réduit, allant jusqu’au mutisme. En cas d’aphasie de type fluent, c’est l’inverse qui se produit avec une logorrhée, du jargon, des troubles importants de la compréhension orale et écrite et des troubles de la lecture à haute-voix et de la répétition.

Quelles sont les causes de l’aphasie ?

Les formes de l’aphasie varient en fonction de leur localisation dans le cerveau.

La première cause de l’aphasie est l‘AVC (accident vasculaire cérébral. Il peut s’agir sinon d’un traumatisme crânien, d’une tumeur, d’un anévrisme, d’une infection ou d’une maladie neurodégénérative de type Alzheimer. Les formes de l’aphasie varient en fonction de leur localisation dans le cerveau.

Quels sont les symptômes de l’aphasie ?

L’aphasie ne touche pas seulement le langage, mais aussi dans de nombreux cas la compréhension, la lecture et l’écriture. Les personnes aphasiques ont souvent des difficultés à s’exprimer spontanément. En fonction du type d’aphasie, certains ne parlent plus que par une juxtaposition de syllabes, d’autres parlent très lentement et peinent à construire des phrases car ils ne trouvent plus les bons mots. Il y a aussi des personnes aphasiques qui parlent de manière fluide, mais mélangent certains sons et certains mots. En cas d’aphasie sévère les personnes ne comprennent plus que des mots isolés et interprètent la signification d’un message grâce au contexte et aux aspects non-verbaux. C’est aussi le cas pour la lecture et l’écriture dont les lettres peuvent être inversées, rajoutées, oubliées ou remplacées. Certains mots pourtant écrits correctement peuvent ne pas correspondre au sens voulu.

Quels sont les examens pour diagnostiquer une aphasie ?

Le diagnostic d’aphasie se fait généralement par le neurologue, mais il peut aussi être évoqué par le médecin généraliste (plutôt en cas d’aphasie progressive) ou l’urgentiste (en particulier en cas d’aphasie brutale). Un bilan complémentaire par un neuropsychologue est recommandé pour confirmer le diagnostic et identifier le type d’aphasie. En fonction de la cause, certains examens d’imagerie comme un scanner et/ou une IRM du cerveau peuvent être demandes.

Quels sont les traitements pour soigner une aphasie ?

Le traitement repose sur la prise en charge de la cause lorsqu’il est possible de la soigner. Une prise en charge par un neurologue est donc nécessaire dans tous les cas pour faire le diagnostic et agir vite en cas d’AVC par exemple. Dans les premiers temps, le langage peut récupérer rapidement en raison de l’amélioration de l’état de santé général. Cette récupération spontanée doit être soutenue par un traitement orthophonique intensif et ciblé, car c’est durant cette phase initiale que les fonctions langagières sont les plus malléables. Les buts sont d’améliorer les fonctions langagières, d’optimiser la communication et de permettre une participation active à la vie sociale.

Quels conseils ?

Si vous parlez avec une personne aphasique, n’hésitez pas à parler lentement avec des phrases simples, courtes et des mots concrets, en utilisant des gestes (montrer, mimer) et reformuler si nécessaire. La compréhension est facilitée lorsqu’on s’appuie sur la situation en cours ou sur des éléments qui illustrent la conversation (par exemple, des photos des personnes ou du lieu dont on parle).

Découvrir : La Fédération Nationale des Aphasiques de France


Source : JDF Santé

Paupière qui tremble : signification, carence en magnésium ?

Paupière qui tremble : signification, carence en magnésium ?

Vous avez certainement ressenti de petits tressautements de la paupière, qui surviennent de manière incontrôlable et irrégulière. Une paupière qui tremble est appelée médicalement une fasciculation. Quand est-ce que ça doit vous inquiétez ? Quelles maladies peuvent provoquer des tremblements de l’œil ? Une carence en magnésium ? Une grosse fatigue ? Plus grave ? Comment arrêter et soigner le tremblement de la paupière ?

Quelle est la signification d’une paupière qui tremble ?

Cette fasciculation de la paupière provient de la contraction involontaire du muscle orbiculaire de la paupière. Le phénomène ne dure que quelques secondes et touche généralement un œil à la fois. La plupart du temps, ce tremblement est dû à une fatigue visuelle, qui entraîne un dysfonctionnement de la jonction neuromusculaire. Enfin, une carence en magnésium, un minéral essentiel au bon fonctionnement musculaire, peut également être à l’origine de ce tremblement.

Le signe d’une carence ?

Certaines carences, comme le magnésium, peut expliquer le tremblement de la paupière. En effet, le magnésium est un oligoélément indispensable pour le bon fonctionnement des nerfs et des muscles. 

Le signe d’une fatigue ?

Une paupière qui tremble peut être le signe d’une fatigue oculaire, suite à une sur-sollicitation des yeux ou un temps d’écran trop important par exemple. Si les causes du tremblement de la paupière ne sont pas clairement identifiées, certains facteurs tendent à provoquer son apparition, tels que le manque de sommeil ou le stress. Si vous consommez trop de caféine, ceci peut également déclencher le phénomène. Enfin, le tressautement peut aussi survenir après la pratique excessive d’une activité sportive.

Quelles sont les maladies qui peuvent provoquer un tremblement de la paupière ?

Dans de très rares cas, le tremblement de la paupière peut en effet être le symptôme précurseur d‘une maladie neurologique (comme la Sclérose latérale Amyotrophique – SLA) ou le signe d’une atteinte des nerfs faciaux.

Quels remèdes et solutions contre les tremblements de la paupière ?

Il n’existe aucun traitement médical pour les fasciculations. Toutefois, il est possible d’agir en éliminant les facteurs de risque susceptibles de déclencher ce symptôme. Vous pouvez commencer par vous détendre au maximum (par des exercices de respiration ou de yoga) et préserver votre sommeil. Si vous pensez manquer de magnésium, misez sur les eaux minérales qui en contiennent le plus, ainsi que sur le chocolat noir, les oléagineux (noix, noisettes, amandes) ou les céréales complètes. Pour contrer la fatigue oculaire, pensez à faire des pauses si vous travaillez devant un écran et massez vos paupières délicatement, par petits mouvements circulaires.

Quand consulter en cas de paupière qui tremble ?

Si le tremblement persiste pendant plusieurs semaines malgré l’élimination des facteurs déclencheurs, n’hésitez pas à consulter votre médecin, pour vérifier qu’il s’agit bien d’une simple fasciculation. Il pourra réaliser un diagnostic d’exclusion, dans lequel il va vérifier qu’il ne s’agit pas d’une autre pathologie plus sévère. Un électromyogramme peut ainsi être effectué, et montrera ce que l’on appelle des potentiels de fasciculations. Des tests d’effort peuvent aussi être réalisés, à la recherche d’une faiblesse musculaire. 

Merci au Docteur Handschuh, généraliste.


Source : JDF Santé

Hormone Bêta-HCG : tableau, faible, élevée, évolution

Hormone Bêta-HCG : tableau, faible, élevée, évolution

L’hormone bêta-HCG (hormone Chorionique Gonadotrope) est communément appelée « hormone de la grossesse ». Pourquoi ? Car elle est produite en tout début de grossesse après la conception. Quel taux d’HCG pour dire qu’une femme est enceinte ? Quelle est son évolution au cours de la grossesse ? Par semaine ? Pourquoi est-il important de surveiller son taux pendant la grossesse ? Comment se passe un dosage de l’hormone HGC ? Comment interpréter les résultats de l’analyse ? Réponses et tableau des valeurs. 

Définition : qu’est-ce que l’hormone bêta-HCG ?

« L’hormone chorionique gonadotrope (appelée également hormone bêta-HCG, human chorionic gonadotropin) est une hormone secrétée par le chorion (membrane extérieure de l’embryon qui assure le contact avec la muqueuse utérine : c’est ce qui sera le futur placenta) en début de grossesse. Cette hormone commence à être produite lorsqu’il y a une nidation de l’œuf dans la muqueuse utérine« , explique le Dr Thierry Harvey, gynécologue et chef de la maternité des Diaconesses, à Paris. Se trouvant à une concentration suffisante seulement pendant la grossesse, l’hormone bêta-HCG est donc secrétée uniquement chez la femme enceinte, dès le début du développement de l’embryon aux environs du 10e jour de grossesse. Cette hormone sert principalement à maintenir le corps jaune, glande endocrine située à l’intérieur de l’ovaire responsable de la sécrétion de progestérone et d’œstrogène lors du premier trimestre de la grossesse. Elle est détectable dans l’urine et le sang pendant toute la durée de la grossesse, mais à des taux extrêmement variables. Enfin, dans de très rares cas, « cette hormone peut être secrétée chez des individus (homme ou femme) atteints de pathologies ovariennes comme certains types de tumeurs de l’ovaire ou du testicule. C’est d’ailleurs le seul cas où un test de grossesse est positif chez un homme« , ajoute l’expert. 

© Santé-Médecine

Il atteint un pic entre la 7e et la 12e semaine de grossesse

C’est quoi l’hormone bêta-HCG plasmatique ?

Le taux de cette hormone dans le sang (qu’on appelle communément bêta-HCG plasmatique ou bêta-HCG sérique) augmente régulièrement et progressivement lors des 8 premières semaines de grossesse, et double toutes les 48 heures. Il atteint un pic entre la 7e et la 12e semaine de grossesse. Généralement aux alentours du 4e mois de grossesse, le taux baisse progressivement jusqu’à la fin de la grossesse. Après l’accouchement, l’hormone bêta-HCG baisse progressivement de l’organisme de la femme, jusqu’à disparaître complètement. Les taux ci-dessous sont des valeurs indicatives. Le mieux est de transmettre les résultats au médecin prescripteur, à votre sage-femme, à votre gynécologue ou au médecin du laboratoire d’analyses.

Quel est le calcul de l’hormone bêta-HCG ?

L’hormone bêta-HCG double environ toutes les 48 heures au début de la grossesse. Pour calculer le taux d’hormone HCG dans le sang, il faut connaitre le résultat de la première analyse de taux HCG. En fonction de ce taux, le calculateur ci-dessous estimera si vous êtes enceinte ou pas, et de combien de temps. (Nivel obtenido de hCG : taux de bêta-HCG)

Tableau de l’évolution de la bêta-HCG au cours de la grossesse (par semaine) 

Jour/Semaine de grossesse Taux de bêta-HCG moyen (en mUI/L)
0 Inférieur à 5
7 jours Entre 5 et 20 
2e semaine Entre 100 et 6 000
3e semaine  Entre 1 500 et 25 000
4e semaine Entre 2 400 et 70 000
5e semaine Entre 10 000 et 130 000
6e semaine Entre 30 000 et 190 000
7e semaine Entre 35 000 et 160 000
8e semaine Entre 25 000 et 140 000
2-3 mois Entre 30 000 et 100 000
17-24 semaines 
(4-6 mois)
Entre 10 000 et 30 000
Au-dela de la 25ème semaine 
(7-9 mois)
Entre 5 000 et 15 000
Pas de grossesse < 15 mUI/mL

Quand et pourquoi prescrire un dosage de l’hormone bêta-HCG ?

Si en théorie, pour une grossesse normale, le dosage plasmatique de l’hormone bêta-HCG n’est pas utile, la plupart des maternités recommandent de faire un dosage plasmatique de l’hormone bêta-HCG dit qualitatif soit pour confirmer la grossesse, soit pour s’assurer de son bon déroulement. A savoir que ce dosage est bien plus précis et fiable qu’un test de grossesse urinaire (un test de grossesse positif ne confirme pas systématiquement la certitude d’une grossesse, en revanche, si la femme est enceinte, le taux de HCG dépasse les 5UI/L dans le sang à la nidation). Seul le dosage des HCG permet de confirmer ou d’infirmer une grossesse et de dater avec précision le début de la grossesse. « En revanche, si la femme enceinte présente des saignements pendant sa grossesse, on va alors lui prescrire une échographie ainsi qu’un dosage de l’hormone bêta-HCG, ce qui va permettre d’en savoir un peu plus sur sa grossesse : y a-t-il un risque de fausse couche ? S’agit-il d’une grossesse extra-utérine ? Est-ce une grossesse multiple (jumeaux, triplés…) ?… Dans ce cas-là, le dosage sera quantitatif, c’est-à-dire que cet examen donnera un chiffre qu’il faudra interpréter, sachant que pour une grossesse normale, le taux d’hormone bêta-HCG double toutes les 48 heures« , explique le gynécologue. Il est également possible de prescrire un dosage de l’hormone bêta-HCG pour détecter les éventuelles anomalies chromosomiques (en cas de dépistage de la trisomie 21, dans ce cas le taux d’HCG est supérieur à ce qui est normalement attendu. Il va falloir combiner ces résultats avec d’autres marqueurs), ou les tumeurs du placenta, qui sont très rares. 

Comment se déroule le dosage de l’hormone bêta-HCG ?

Lorsqu’il est réalisé sur prescription médicale, il est entièrement pris en charge par la Sécurité sociale. N’oubliez pas de vous munir de votre ordonnance médicale ainsi que de vos cartes vitale et de mutuelle. 

► L’examen est d’abord prescrit par un médecin au cours d’une consultation dans un cabinet ou à l’hôpital. Le dosage de l’hormone bêta-HCG se fait dans un laboratoire d’analyses médicales

► Après vous avoir installé et vous avoir mis en place un garrot, le médecin effectue la mesure du taux plasmatique de l’hormone bêta-HCG qui consiste en un prélèvement d’un ou plusieurs tube de sang (ils contiennent généralement 5 ml de sang chacun). 

► Après le prélèvement, une pression va être réalisée pendant quelques minutes sur le point de ponction. 

► Ce tube va ensuite être analysé et les résultats vous seront transmis entre 24 et 48 heures après le prélèvement par le biais d’un courrier. Quels que soient les résultats (qu’ils vous paraissent anormaux ou pas), il est conseillé de les transmettre au médecin prescripteur qui pourra décider en fonction des résultats d’effectuer ou non des examens complémentaires.

► Il n’y a pas d’indications particulières à la sortie de cet examen : vous pouvez vous alimenter et vivre normalement. 

Faut-il être à jeun pour le dosage de l’hormone bêta-HCG ?

Il n’est pas nécessaire d’être à jeun pour effectuer un dosage de l’hormone bêta-HCG. 

Quel est le taux normal de l’hormone HCG ?

  Taux de HCG normal
Enfants et Hommes inférieur à 1 UI/L
Femmes qui ovulent inférieur à 2 UI/L
Femmes ménopausées inférieur à 7 UI/L
Femmes enceintes (10e jour après la fécondation) Au-dessus de 5 UI/L, mais généralement entre 8 et 10 UI/L

Que signifie un taux de bêta-HGC négatif ?

On considère que le dosage des bêta-HCG est négatif si la valeur obtenue est inférieure à 5 UI/L. Cela signifie que la femme n’est pas enceinte. 

Que signifie un taux de bêta-HGC positif ?

On considère que le dosage des bêta-HCG est positif lorsque la valeur obtenue est supérieure à 5 UI/L. Cela signifie que la femme est enceinte. 

Que signifie un taux de bêta-HCG faible ?

En cas de fausse couche, le taux de l’hormone bêta-HCG s’effondre (on rappelle qu’en cas de grossesse normale, le taux de l’hormone bêta-HCG est censé doubler toutes les 48 heures, puis stagner aux alentours de la fin du troisième mois de grossesse). Par ailleurs, « en cas de grossesse extra-utérine (l’œuf se fixe à un endroit, mais ne s’installe pas dans l’utérus), les taux de bêta-HCG sont nettement inférieurs aux taux normaux pour la semaine de grossesse correspondante. En fonction du taux de HCG, on va prescrire un traitement médicamenteux (un équivalent de chimiothérapie) et surtout, on va surveiller la décroissance de ces hormones« , assure le gynécologue. 

Courbe du taux de HCG qui chute
Courbe du taux de HCG qui chute © rumruay – stock.adobe.com

Que signifie un taux de bêta-HCG élevé ?

► Une grossesse molaire. Un taux de bêta-HCG qui augmente de façon exponentielle (100 000 UI/L, 200 000 UI/L et plus) peut être signe d’une grossesse molaire (cela reste très rare). La môle est une tumeur bénigne et à potentiel malin qui est un surdéveloppement des cellules placentaires : aucun embryon n’est visible car l’utérus est rempli de ces petites cellules. A savoir qu’une échographie est toujours prescrite pour confirmer ou non la grossesse molaire. Après l’élimination de la môle, il va falloir surveiller que le taux d’HCG atteint bien 0 et qu’il ne réaugmente pas, ce qui pourrait être un signe d’une récidive de môle ou d’un choriocarcinome (cancer du placenta survenant au cours d’une grossesse pathologique)

► Une grossesse multiple (jumeaux…). En cas de grossesse multiple, le taux de bêta-HCG est beaucoup plus élevé que pour une grossesse simple. Toutefois, un taux élevé ne confirme pas nécessairement qu’il s’agit d’une grossesse multiple. Seule une échographie permettra de confirmer de manière sûre une grossesse multiple. Enfin, « si la grossesse multiple est confirmée, on propose à ces femmes d’emblée un dépistage non invasif de la trisomie 21« , conclut le Dr Harvey. 

Quel taux d’hormone HCG en cas de fausse couche ?

En cas de fausse couche, le taux de l’hormone bêta-HCG s’effondre. On peut observer un ou des dosages répétés toutes les 48 heures qui montrent des valeurs en baisse (d’environ 50% toutes les 12 heures), alors que les taux devraient augmenter.

Quel taux d’hormone HCG en cas de grossesse extra-utérine ?

Une grossesse extrautérine (GEU) est le terme employé quand l’ovule fécondé se développe en dehors de l’utérus. « En cas de grossesse extra-utérine, les taux de bêta-HCG sont nettement inférieurs aux taux normaux pour la semaine de grossesse correspondante. En fonction du taux de HCG, on va prescrire un traitement médicamenteux (un équivalent de chimiothérapie) et surtout, on va surveiller la décroissance de ces hormones« , indique le gynécologue. 

Sur le forum santé : les discussions au sujet du taux de bêta-HCG
A retenir

L’hormone bêta-HCG est secrétée uniquement chez la femme enceinte aux environs du 10e jour de grossesse.

Le taux de bêta-HCG augmente jusqu’à la fin du 3e mois de grossesse puis stagne et baisse jusqu’à la fin de la grossesse.

► Seul le dosage des HCG permet de confirmer ou d’infirmer une grossesse.

► Il n’est pas nécessaire d’être à jeun pour effectuer un dosage de l’hormone bêta-HCG. 

► En cas de fausse couche, le taux de l’hormone bêta-HCG s’effondre.

Merci au Dr Thierry Harvey, gynécologue et chef de la maternité des Diaconesses, à Paris.


Source : JDF Santé

Mémoire : définition, rôle, fonctionnement, troubles

Mémoire : définition, rôle, fonctionnement, troubles

La mémoire est un processus biologique à l’origine de notre capacité à assimiler, se souvenir et restituer une information. L’hippocampe est une structure primordiale pour le fonctionnement de la mémoire dans le cerveau. Il existe plusieurs « types » de mémoire qui fonctionnent selon un processus en trois étapes. « Des troubles de la mémoire peuvent survenir progressivement ou brutalement » indique Dr François Sellal, neurologue et secrétaire général de la Fédération Française de Neurologie (FFN). Quel est le rôle de la mémoire ? Quelles sont les maladies associées à la mémoire ? Comment renforcer sa mémoire ?

Définition : c’est quoi la mémoire ?

La mémoire est la faculté d’apprendre, de retenir et de rappeler une information passée et ce qui s’y trouve associée pour interagir avec notre environnement. Elle se compose des savoir-faire, des connaissances et des souvenirs.

Comment fonctionne la mémoire ?

L’hippocampe est la structure emblématique de la mémoire, elle-même connectée à d’autres réseaux de neurones pour former ce qu’on appelle le circuit de Papez. La mémoire suit un processus de 3 étapes :

L’encodage ou l’apprentissage ; capacité de sélectionner et d’apprendre une information. Le cerveau filtre ce qu’il met en mémoire.

Le stockage ou « consolidation » ; long processus pendant lequel l’information est révisée, ré-apprise. Cette phase dure plusieurs mois après l’apprentissage.

Le rappel ; la capacité du cerveau à retrouver l’information, reprendre les informations sensorielles pour reconstruire le souvenir. « La reconstruction du souvenir effectuée par la mémoire, comme son nom l’indique, implique un risque d’erreurs » note le Dr François Sellal.

Schéma du cerveau avec la fonction mémoire
Schéma du cerveau avec la fonction mémoire © Le-Adobestock

Quel est le rôle de la mémoire ?

La mémoire permet d’apprendre, de retenir et de rappeler une information. « Elle bâtit nos connaissances. Nous sommes un agrégat de souvenirs depuis notre naissance, souvenirs qui définissent notre personnalité et influencent nos comportements » indique le neurologue.

Quels sont les différents types de mémoire ?

La mémoire se divise en de multiples découpages différents. Parmi les types de mémoire les plus connus :

► Le découpage entre la mémoire déclarative ou explicite (on retient et recherche activement et consciemment) et la mémoire implicite (dont la mémoire procédurale est une forme) qui porte sur des évènements dont l’apprentissage et la restitution se fait à notre insu. Conduire une voiture ou rouler à vélo sont des apprentissages qui font appel à la mémoire procédurale, elle s’exprime de façon inconsciente quand on est en action. Le Genevois Edouard Claparède a réalisé une expérience sur un patient amnésique qui oubliait tous ses souvenirs au bout de quelques minutes. Un matin, lors de sa visite médicale, il lui serre la main avec une épingle à nourrice cachée au fond de la sienne. Le lendemain, le professeur tente de serrer à nouveau la main du patient, qui refuse sans savoir pourquoi. Le souvenir s’était envolé. Mais il lui restait une méfiance inconsciente justifiée par un fait réel. « Le patient avait intégré que dans cette pièce, serrer la main de cette personne, allait être préjudiciable pour lui » souligne le Dr Sellal.

► La mémoire explicite comprend elle-même deux sous-types :

  • La mémoire épisodique : mémoire d’un évènement qui est très bien situé dans le temps et espace, avec une forte valence émotionnelle et qui est unique. La plupart des évènements autobiographiques sont des souvenirs épisodiques. Par exemple, vous vous êtes cassé la jambe en sortant de chez vous il y a 1 semaine.
  • La mémoire sémantique : mémoire des connaissances générales comme le calcul, la géographique, les langues etc impliquant une faible valence émotionnelle. Par exemple, Rome est la capitale de l’Italie.

► Le découpage entre la mémoire verbale ou auditive et la mémoire visuelle. « Certaines personnes ont une excellente mémoire auditive, d’autres ont une meilleure mémoire visuelle » souligne notre interlocuteur

► Le découpage entre la mémoire rétrograde (qui concerne les événements précédant le début de la maladie ou un traumatisme) et la mémoire antérograde qui concerne les souvenirs récents. (survenus après le début de la maladie ou un traumatisme).

Quels sont les maladies responsables de troubles de la mémoire ? 

De nombreux troubles sont associés à la mémoire. Parmi les plus connus on peut citer :

La maladie d’Alzheimer pour laquelle la mémoire antérograde est abimée, l’amnésie porte sur les évènements nouveaux. Au début, une bonne part de la mémoire rétrograde est très bien conservée et les souvenirs anciens très bien retenus. La maladie d’Alzheimer est une maladie progressive qui touche la consolidation de la mémoire.

L’AVC touche des régions importantes dans le fonctionnement de la mémoire de façon brutale.

► Plus rarement, les tumeurs cérébrales peuvent toucher les régions de la mémoire.

« Plus vous entraînez votre mémoire, plus vous l’améliorez »

► Dans certains cas, une crise d’épilepsie peut causer un trouble de la mémoire transitoire. Pendant la crise, le circuit consolidation ne fonctionne plus et provoque un « trou de mémoire« .

L’ictus amnésique désigne un trouble de la mémoire antérograde d’installation brutale qui va durer moins de 24h pendant lequel le malade n’arrête pas de poser les mêmes questions. Il guérit sans séquelles. C’est une forme de sidération fonctionnelle dont l’origine peut être une forte émotion ou un traumatisme crânien mineur. C’est un trouble de la mémoire transitoire.

Le syndrome de Korsakoff, qui est décrit chez les personnes souffrant d’alcoolisme. Il est lié à une carence extrême en vitamine B1 qui cause des lésions du cerveau dans le circuit de la mémoire. L’amnésie antérograde est massive, l’amnésie rétrograde est importante. Les patients atteints sont totalement inconscients de leur trouble et confabulent. Le malade mélange ses souvenirs, en créent d’autres à son insu : c’est pourquoi la confabulation peut être définie comme un  » mensonge honnête « . Les malades font aussi des fausses reconnaissances.

►  Une cause plus rare de syndrome de Korsakoff a été décrite chez les femmes enceintes, touchées par l’hyperémèse gravidique (vomissements incoercibles du premier trimestre de la grossesse, entraînant une carence en vitamine B1). Elles peuvent développer des troubles de la mémoire. Mais en général, ce risque est très bien prévenu.

Par ailleurs, l’anxiété, le stress nuisent à la qualité de l’apprentissage et du rappel ; le manque de sommeil à la consolidation de la mémoire.

Peut-on améliorer sa mémoire ? Comment ?

Il est possible de perfectionner ses capacités mémorielles.

« Plus vous entraînez votre mémoire, plus vous l’améliorez. Le sommeil est précieux pour le fonctionnement de la mémoire. Dormir permet de récapituler ce qui a été appris pendant la journée. Plus vous êtes concentré sur ce que vous cherchez à mémoriser, mieux vous le retiendrez. L’effort fourni et la réflexion sur le sens de ce que vous cherchez à apprendre optimise la mémoire. Enfin, la répétition renforce la mémorisation : réviser augmente les chances de retenir » indique notre interlocuteur

Merci au Dr François Sellal, neurologue, chef de service aux Hôpitaux Civils de Colmar et secrétaire général de la Fédération Française de Neurologie (FFN).


Source : JDF Santé

Antiépileptique : définition, liste, effets secondaires

Antiépileptique : définition, liste, effets secondaires

Définition : c’est quoi un antiépileptique ?

C’est un médicament qui exerce une action sur le système nerveux central pour supprimer ou diminuer la survenue de crises d’épilepsie. Un antiépileptique permet également de réduire l’intensité des crises (atténue les symptômes) et de limiter les éventuelles complications. C’est un traitement de fond administré quotidiennement. 

Quel est le mode d’action d’un antiépileptique ?

Un antiépileptique peut présenter un ou plusieurs modes d’action (variant en fonction de la molécule). Ce type de médicament agit sur les neurones via 3 mécanismes d’action possibles : 
► Une activation de la transmission GABAergique par une fixation sur les récepteurs GABA-A pour augmenter les taux d’acide gamma-aminobutyrique (GABA).
► Un blocage de la transmission glutamatergique pour réduire la libération du glutamate.
► Un blocage des canaux sodiques (Na+) et des canaux calciques de type T (Ca2+).
Le GABA est un neurotransmetteur inhibiteur (freine la transmission des signaux nerveux) et le glutamate est un neurotransmetteur excitateur (favorise la transmission de ces signaux).

Indications : quand prendre un antiépileptique ?

Un médicament antiépileptique est principalement indiqué chez l’adulte et l’enfant dans le traitement de crises d’épilepsie généralisée (crises, absences) ou associées au syndrome de Lennox-Gastaut (affection cérébrale rare) et de l’épilepsie partielle. Chez l’enfant, il est prescrit pour prévenir les crises d’épilepsie liées à la fièvre en l’absence d’efficacité d’une benzodiazépine.
Certains antiépileptiques présentent d’autres indications chez l’adulte : 
Traitement des troubles bipolaires en cas de contre-indication ou d’intolérance du lithium (régulateur de l’humeur), mais aussi la prévention des rechutes et des troubles dépressifs associés (Lamictal®, Tégrétol®).
Traitement de fond préventif de la migraine (le topiramate)
Traitement des douleurs neuropathiques (atteintes des nerfs provoquant des sensations douloureuses, notamment dans le diabète ou le zona) : Tégrétol®, Neurontin®, Lyrica®
Traitement du trouble anxieux généralisé : état d’inquiétude excessive (Lyrica®)
Traitement des poussées douloureuses des nerfs trijumeau et glossopharyngien (Di-hydan®, Tégrétol®)
Les benzodiazépines à propriétés antiépileptiques comme Urbanyl® et Valium® (en gouttes) sont également utilisées pour traiter l’anxiété sévère ou invalidante chez l’adulte.

Quelle est la liste des principaux antiépileptiques en France ?

► Les antiépileptiques de première génération sont les plus anciens, ils regroupent : la phénytoïne (Di-hydan®) ; l’éthosuximide (Zarontin®) ; les barbituriques comme la primidone (Mysoline®), le phénobarbital seul (Gardénal®) ou associé à la caféine (Alepsal®) ; la carbamazépine (Tégrétol®) ; le valproate de sodium (Dépakine®, Dépakine chrono®, Micropakine®) et ses dérivés (Dépamide® et Dépakote®).

► Les antiépileptiques de deuxième génération, commercialisés bien plus tard, sont notamment la gabapentine (Neurontin®), la lamotrigine (Lamictal®), le topiramate (Epitomax®).

► Les dernières spécialités mises sur le marché (après 2000) sont classées comme antiépileptiques de deuxième voire de troisième génération selon les classifications : le brivaracétam (Briviact®) ; l’eslicarbazépine (Zebinix®) ; le rufinamide (Inovelon®) ; le lacosamide (Vimpat®) ; le lévétiracétam (Keppra®) ; l’oxcarbazépine (Trileptal®) ; la prégabaline (Lyrica®) ; le pérampanel (Fycompa®) ; le stiripentol (Diacomit®) ; le zonisamide (Zonegran®). Certaines benzodiazépines ont des propriétés antiépileptiques comme le clonazépam (Rivotril®), le clobazam (Urbanyl®) pour les dosages 10 mg et 20 mg, le diazépam (Valium®) en gouttes ou en solution injectable, et le midazolam (Buccolam®). Le choix de la molécule prescrite dépend de plusieurs critères : âge et sexe du patient, type d’épilepsie, effets indésirables, existence d’une maladie associée. En cas d’inefficacité d’un antiépileptique seul, il est possible de l’associer à un ou plusieurs antiépileptiques.  

Quels sont les antiépileptiques sans ordonnance ?

Tous les antiépileptiques sont disponibles uniquement sur présentation d’une ordonnance médicale. 

Quels sont les effets secondaires des antiépileptiques ?

Les effets secondaires des antiépileptiques sont nombreux et variables en fonction de la molécule. Les antiépileptiques de 1re génération sont fréquemment responsables des effets suivants : 

  • atteintes du foie (augmentation des enzymes hépatiques)
  • nausées et vomissements
  • maux de tête
  • vertiges et somnolence
  • atteinte de la peau (éruptions)

Certains d’entre eux provoquent des troubles visuels qui se caractérisent par une vision floue. D’autres effets sont spécifiques à certains médicaments. C’est le cas de l’hypertrophie gingivale induite par la phénytoïne et la survenue d’œdèmes associée à une prise de poids avec Tégrétol®. Plus rarement avec le valproate de sodium et ses dérivés, des atteintes du foie graves voire mortelles ont été observées dans les 6 premiers mois de traitement. Pour cette raison, une surveillance de la fonction du foie sera effectuée avant l’instauration du traitement puis régulièrement pendant la période à risque. Les effets secondaires fréquemment rapportés avec les antiépileptiques récents sont :

  • des vertiges, de la fatigue, de la somnolence, des troubles visuels, des maux de tête
  • des troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhées)

La majorité de ces médicaments peuvent provoquer des éruptions cutanées. Plus rarement, des atteintes du foie ont été répertoriées. Hormis Lamictal®, tous ces médicaments augmentent le risque d’anxiété voire de dépression. Les médicaments Keppra®, Neurontin®, Lyrica® et Briviact® peuvent causer des infections telles qu’une rhinopharyngite, une pharyngite ou une otite. En outre, des œdèmes sont parfois observés avec Zonegran®, Lyrica® et Neurontin®. De même des acouphènes ont été rapportés avec Vimpat®. Les benzodiazépines ayant des propriétés antiépileptiques présentent les mêmes effets secondaires fréquents que les benzodiazépines en général. À savoir, la somnolence, des troubles de la vision, une faiblesse musculaire, un risque augmenté de dépression respiratoire et de chutes, etc.

Quelles sont les contre-indications des antiépileptiques ?

► Tous les antiépileptiques sont contre-indiqués en cas d’allergie à l’un de composants du médicament. Plus spécifiquement, Di-Hydan® et Gardénal® ne doivent pas être administrés en cas d’allergie au blé (autre que l’intolérance au gluten). 
► Par ailleurs, les médicaments Mysoline®, Alepsal® et Gardénal® ne doivent pas être pris par un patient ayant une porphyrie (maladie héréditaire rare) ou une insuffisance respiratoire sévère. 
► De même, Tégrétol®, Zebinix® et Vimpat® sont à proscrire en cas de bloc auriculo-ventriculaire (trouble de la conduction électrique entre les oreillettes et les ventricules du cœur).
► En outre, Zonegran® ne doit pas être administré chez un patient allergique à l’arachide ou au soja. 
► Les principales contre-indications pour le valproate sont une hépatite (aiguë ou chronique), un antécédent d’hépatite grave et une maladie génétique héréditaire du foie. 
► Les benzodiazépines sont contre-indiquées en cas d’insuffisance respiratoire sévère, d’apnée du sommeil, d’insuffisance hépatique, de myasthénie (maladie qui affaiblit les muscles). Plus spécifiquement Rivotril® est à éviter en cas de dépendance (drogues, médicaments, alcool). De plus, Valium® est contre-indiqué en cas d’intolérance au galactose, de déficit en lactases (enzymes permettant de digérer le lait) et de troubles de l’absorption intestinale.
► Les autres antiépileptiques (Keppra®, Trileptal®, Lamictal®, etc.) ne présentent pas de contre-indications particulières.
► À noter que Di-Hydan®, Alepsal®, Gardénal et Tégrétol® diminuent les concentrations de certains médicaments et augmentent le risque d’inefficacité. Chez une femme en âge de procréer, le choix du moyen contraceptif s’effectue en concertation avec le médecin car plusieurs antiépileptiques peuvent réduire l’efficacité de certaines pilules. De manière générale, les antiépileptiques ne doivent pas être associés au millepertuis (antidépresseur naturel) au risque de diminuer leur efficacité.
► Actuellement, il s’avère que plusieurs antiépileptiques sont associés à un risque élevé de malformations et de troubles du développement du système nerveux chez l’embryon ou le fœtus. C’est le cas des molécules suivantes : le valproate, le topiramate, le phénobarbital, la primidone, la carbamazépine, la phénytoïne et la prégabaline. Le médecin évaluera la balance bénéfices-risques avant de prescrire un antiépileptique. Si un traitement est indispensable, le choix du traitement se fera parmi les autres molécules existantes. Faute d’études sur ces médicaments, une surveillance médicale régulière sera effectuée tout au long de la grossesse.  

Quels sont les antiépileptiques naturels ?

Plusieurs études suggèrent l’efficacité de certains produits naturels dans la réduction des crises d’épilepsie. C’est le cas notamment de la valériane, des oméga-3 (sous forme de compléments alimentaires ou dans l’alimentation : poissons gras, huiles végétales), du magnésium, de la vitamine D, ou encore du resvératrol (antioxydant contenu dans la vigne rouge). En raison de données scientifiques insuffisantes, ces substances ne sont pas reconnues dans cette indication par les autorités publiques de santé en France. À noter qu’un patient épileptique prenant ces produits naturels doit toujours avoir un suivi médical régulier et poursuivre ses traitements médicamenteux prescrits par un médecin. 

Sources : 
– Base de données publique des médicaments 

– Antiépileptique et grossesse, ANSM, 30/06/2022
– Antiépileptiques au cours de la grossesse : Etat actuel des connaissances sur les risques de malformations et de troubles neuro-développementaux, ANSM, 29/10/202
– Anti-épileptiques : les points essentiels, Pharmacomédicale.org


Source : JDF Santé

Quelles huiles essentielles en cas de nez bouché ?

Quelles huiles essentielles en cas de nez bouché ?

Quelle est la meilleure huile essentielle pour déboucher le nez ?

La sensation de nez bouché ou d’obstruction nasale est liée à la fois aux sécrétions qui obstruent le nez et au phénomène de congestion des vaisseaux sanguins et à la formation d’un œdème de la muqueuse causée par la réaction inflammatoire. « C’est pour cela que parfois on n’a pas le nez qui coule mais on ressent seulement  une obstruction : en général c’est la muqueuse qui est œdématiée », souligne le Dr Laure Martinat, anesthésiste-réanimateur, phyto-aromathérapeute.

HE de Menthe Poivrée. L’idéal est de se tourner vers une huile essentielle (HE) décongestionnante et vasoconstrictrice comme la menthe poivrée ou la menthe des champs. Leur principe actif, le menthol, va agir sur la décongestion du nez. L’HE de menthe poivrée et de menthe des champs sont interdites chez l’enfant avant 8 ans et chez les personnes allergiques. Ces HE sont réservées à l’adulte, hors femme enceinte et allaitante, sur avis médical en cas d’asthme ou d’épilepsie. Les restrictions seront différentes selon la voie d’utilisation (orale, cutanée ou inhalée). « Par exemple, la menthe poivrée est interdite chez l’enfant ; chez la femme enceinte qui n’a pas d’antécédents d’épilepsie, on peut l’utiliser par voie olfactive et non par voie cutanée. Il faut s’adapter à l’HE, son mode d’utilisation et aux antécédents de la personne », précise-t-elle.

► D’autres HE pourront aussi être associées en fonction du contexte comme la tea tree pour ses principes antiviraux ou anti-inflammatoires

► Lhuile essentielle d’eucalyptus pour fluidifier le mucus

► L‘huile essentielle de lavande agit comme antiseptique. 

Quelles sont les meilleures huiles essentielles pour déboucher le nez la nuit ?

Il n’y a pas d’huiles essentielles particulières à utiliser la nuit. On va suivre le traitement avec les mêmes HE et les éventuelles associations. Seules des recommandations d’usage en cas de nez bouché sont à connaître, la position allongée favorisant la stagnation du mucus et la sensation d’obstruction. La menthe poivrée ou la menthe des champs peuvent être utilisées en inhalation avant le coucher toujours à visée décongestionnante. L’environnement peut aussi être revu : éviter que l’air soit trop sec dans la chambre car « l’air sec fragilise les muqueuses et entretient la sensation de nez bouché , dormir en position surélevée avec deux coussins, et prévoir un flacon d’HE sur la table de chevet en cas de réveil nocturne « pour respirer l’HE directement au flacon sans sortir de son lit ».

Quelles sont les meilleures HE pour déboucher le nez en cas d’allergie ?

► En cas d’allergie, on associe les HE de menthe poivrée ou de menthe des champs pour décongestionner à des HE antihistaminiques.

► Pour une rhinite allergique aux pollens, on va chercher à diminuer les symptômes de l’allergie par l’association d’une HE comme la camomille allemande, l’estragon ou le katrafay. « L’association d’une HE décongestionnante et vasoconstrictrice comme celle de menthe des champs ou de menthe poivrée à d’autres HE choisies selon le contexte va permettre de lutter efficacement contre les symptômes de l’allergie ». Les précautions pour l’utilisation de ces HE restent les mêmes. L’allergie nécessite évidemment une prise en charge plus globale. Si les symptômes persistent, il faut consulter un spécialiste.

Un exemple d’utilisation d’HE en cas de rhinite allergique :

► on peut associer 1 ml de camomille allemande avec 0,5 ml d’eucalyptus radié et compléter avec 48,5 ml de macérât huileux de calendula ;

► une fois réalisé, 4 gouttes de ce mélange pourront être insérées à l’intérieur de chaque narine : en massant doucement avec son petit doigt ; à renouveler 2 à 3 fois par jour pendant 5 à 7 jours ;

► en complément, on peut faire des inhalations humides avec de l’HE de menthe des champs : 1 à 2 gouttes dans une tasse d’eau chaude et on respire les vapeurs. 

Quelles sont les meilleures HE pour déboucher le nez en inhalation ?

Il existe deux types d’inhalation qui vont permettre d’agir directement sur la sphère respiratoire : l’inhalation sèche, le fait de respirer directement au flacon ou de déposer une goutte sur un mouchoir et de le respirer ensuite ; et l’inhalation humide, le fait de déposer une goutte d’HE dans une tasse d’eau chaude et de respirer les vapeurs. « L’idéal est l’inhalation humide des HE citées précédemment : cela permet de bénéficier de la vapeur d’eau comme vecteur des molécules aromatiques mais aussi d’aider à fluidifier les sécrétions ». 

► En cas de rhinopharyngite, on peut associer deux HE antivirales : l‘HE de tea tree (bon pour le système immunitaire) l’HE de ravintsara à l’HE de menthe poivrée décongestionnante et celle d‘eucalyptus radié, qui fluidifie le mucus et facilite son élimination (elle est aussi anti-inflammatoire et antiseptique).  En pratique : on verse 25 gouttes d’eucalyptus, 25 gouttes de tea tree, 25 gouttes de ravintsara et 10 gouttes de menthe poivrée dans un flacon en verre teinté et on dépose 1 à 2 gouttes de ce mélange dans une tasse d’eau chaude. On réalise une inhalation des vapeurs pendant une dizaine de minutes, yeux fermés, en se protégeant avec un linge en coton en faisant une cheminée, 3 fois par jour, pendant 3 à 5 jours le temps de la disparition des symptômes. « Si on ne peut pas faire une inhalation humide, on fait une inhalation sèche en respirant directement au flacon, notamment sur le lieu de travail », ajoute le Dr Laure Martinat. 

Quelles sont les meilleures HE pour déboucher le nez en diffusion ?

La diffusion d’une HE va permettre de travailler plus sur l’environnement, l’assainissement d’une pièce « créer une ambiance propice à l’amélioration de la respiration« . L’utilisation d’un diffuseur à nébulisation ou ultrasons va permettre de disperser les molécules de l’HE dans la pièce. Il est un bon complément à un traitement par inhalation. En diffusion, on peut utiliser l’HE de ravintsara, d’eucalyptus radié, d’eucalyptus globulus, de tea tree ou de saro. Les précautions pour les HE seront identiques à celles citées précédemment (réservées à l’adulte, hors femme enceinte et allaitante et personnes allergiques ; contre-indiquées en cas d’asthme et d’épilepsie).

Merci au Dr Laure Martinat, anesthésiste-réanimateur, phyto-aromathérapeute et auteure du livre Immunité, maladies infectieuses et convalescence : renforcer sa santé naturellement aux éditions Quintessence.


Source : JDF Santé