Sélectionner une page
Effets secondaires vaccins Covid : nouveau bilan, fin 2022

Effets secondaires vaccins Covid : nouveau bilan, fin 2022

[Mis à jour le 5 janvier 2023 à 9h43] L’Agence du médicament (ANSM) a publié un nouveau bilan des effets secondaires des vaccins anti Covid pour la période du 25 novembre 2022 au 22 décembre 2022. Plus de 151 millions d’injections ont été réalisées au 15 décembre 2022, dont plus de 120 millions avec le vaccin Comirnaty de Pfizer. Parmi toutes les injections (tout vaccin confondu), près de 190 000 cas d’effets indésirables ont été rapportés, soit 0.12% d’effets secondaires au total : hypertension artérielle, myocardite, péricardite, saignements menstruels importants... L’Agence du médicament ne rapporte pas de nouveaux effets secondaires à surveiller dans son dernier bilan. Quels sont les effets secondaires de chaque vaccin ? Avec l’AstraZeneca ? Pfizer ou Moderna ? Avec Janssen (Johnson&Johnson) ? Novavax ? Quels pourcentages ? Chez l’enfant et l’adolescent ? Quels sont les plus fréquents ? Que faire quand ça arrive ? Après la 4ème dose ?

C’est quoi un effet secondaire « indésirable » ?

Comme tous les médicaments, les vaccins peuvent provoquer des effets secondaires, appelés « indésirables ». Selon la définition de l’Agence du médicament, un effet indésirable est une réaction nocive et non voulue survenant chez un patient liée ou susceptible d’être liée à un produit alors qu’il est utilisé selon les termes de son autorisation de mise sur le marché ou lors de toute autre utilisation (surdosage, mésusage, abus de médicaments, erreur médicamenteuse).. 

Qu’est-ce qu’un effet indésirable grave ? 

Selon l’article R. 5121-152 du Code de la Santé Publique, un effet indésirable grave est « un effet indésirable létal, ou susceptible de mettre la vie en danger, ou entrainant une invalidité ou une incapacité importantes ou durables, ou provoquant ou prolongeant une hospitalisation, ou se manifestant par une anomalie ou une malformation congénitale ».

Comment signaler un effet secondaire après avoir reçu un vaccin du Covid ?

Vous pouvez déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration.

Comment déclarer un effet indésirable après la vaccination Covid ?
Comment déclarer un effet indésirable après la vaccination Covid ? © ANSM

Pourcentage : combien de cas graves avec les vaccins Covid-19 ?

Pour rappel, un « cas notifié » d’effet indésirable correspond à une personne vaccinée chez laquelle la survenue d’un ou de plusieurs effets indésirables après l’administration d’un vaccin a donné lieu à une notification de pharmacovigilance. Les cas notifiés sont classés selon leur gravité (grave ou  non grave) et de leur caractère inattendu (attendu si la description figure dans le résumé des caractéristiques du produit et la notice, ou inattendu si elle ne l’est pas).

Au 15 décembre 2022 Nombre d’injections Cas d’effets indésirables % d’effets indésirables Dont part des cas graves
Pfizer-BioNTech 120 651 500 123 656 0,1% 26%
Moderna 24 118 500 32 722 0,14% 20%
AstraZeneca 7 862 500 31 257 0,40% 23%
Janssen 1 090 300 1 713 0,16% 36%
Novavax 36 500 90 0,25% 24%
Ensemble des vaccins 151 784 900 189 438 0,12% 25%
Au 15 décembre 2022 Nombre d’injections chez les jeunes 12-18 ans Cas d’effets indésirables Effets indésirables graves % d’effets indésirables 
Pfizer-BioNTech 10 400 000 4 046 1 048 0.04%
Au 15 décembre 2022 Nombre d’injections chez les jeunes 5-11 ans Cas d’effets indésirables Effets indésirables graves % d’effets indésirables 
Pfizer-BioNTech 531 100 154 15 0.03%

Quels sont les effets indésirables du vaccin Pfizer ?

Les cas d’effets indésirables observés suite à la vaccination Covid en France sont surveillés par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Au moment de la mise sur le marché, l’ensemble des effets indésirables liés à un médicament comme un vaccin ne sont pas toujours connus « en particulier les effets rares (<1/1000) ou retardés » explique l’ANSM. C’est pourquoi, lorsque le médicament arrive sur le marché et devient disponible pour un plus grand nombre de personnes, il continue à être suivi et analysé en permanence compte tenu de l’évolution des connaissances et de son utilisation dans la vie quotidienne. Un comité de suivi hebdomadaire puis bimensuel regroupant l’ensemble des centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) a été mis en place « pour surveiller en temps réel le profil de sécurité des vaccins à partir des déclarations réalisées par les professionnels de santé ou par les personnes vaccinées » rassure l’autorité. Les effets indésirables plus ou moins fréquents sont indiqués dans la notice du vaccin.

effet indésirable Pfizer
Effets indésirables du vaccin Comirnaty de Pfizer/BioNTech – Février 2022 © ANSM

→ Du 27 décembre 2020 au 22 décembre 2022 :  123 656 cas depuis le début de la vaccination pour plus de 120 651 500 injections. 1 085 nouveaux cas déclarés au 15/12/2022. Parmi les signaux confirmés : hypertension artérielle, myocardite/péricardite, saignements menstruels importants. La majorité des effets indésirables sont attendus et non graves, rappelle l’ANSM. Il n’y a pas eu de nouveaux évènements rapportés pendant l’été 2022. « Concernant les cas de décès déclarés, les éléments transmis n’indiquent pas un rôle potentiel du vaccin. Ces événements continueront de faire l’objet d’une surveillance spécifique » indique l’ANSM.

→ Après la dose de rappel : Aucun signal spécifique n’a été identifié chez les personnes ayant eu une dose de rappel, que ce soit avec le vaccin monovalent ou le vaccin bivalent. Le profil des effets indésirables rapportés est similaire à celui rapporté après la primo vaccination.

→ Schéma hétérologue : aucun signal spécifique n’a été identifié après l’administration d’un schéma hétérologue (un schéma hétérologue correspond à un schéma vaccinal avec au moins deux vaccins différents).

→ Chez les 5-11 ans : Depuis le 20 décembre 2021, 154 cas dont 15 graves ont été déclarés pour plus de 531 100 doses injectées. Les cas de syndrome inflammatoire multisystémique chez l’enfant (PIMS) sont toujours sous surveillance.

→ Chez les 12-18 ans : Depuis le 15 juin 2021, 4 046 cas dont 1 048 cas graves ont été déclarés pour plus de 10,4 millions de doses injectées. « Aucun signal spécifique n’a été identifié chez les enfants et les jeunes. Au vu des données analysées, le profil de sécurité du vaccin Comirnaty chez les enfants et les jeunes est comparable à celui des adultes«  indique l’ANSM.

→ Chez les femmes enceintes et allaitantes : Aucun nouveau signal de sécurité n’est identifié au 15 décembre 2022. Les fausses couches spontanées représentent la majorité des effets indésirables enregistrés. « Les données actuelles ne permettent pas de conclure que ces événements sont liés au vaccin, d’autant que des facteurs de risques étaient associés dans plusieurs cas et qu’il s’agit d’un évènement relativement fréquent en population générale (de 12 à 20 % des grossesses selon les études). »  Suite à la survenue en Norvège de 3 cas d’hémorragies et/ou thromboses cérébrales foetales chez des femmes vaccinées, une revue des cas déclarés en France a été réalisée par les CRPV. A ce jour, 2 cas sont survenus chez des femmes d’une trentaine d’années après une vaccination avec Comirnaty. « La chronologie des effets n’est pas compatible avec la vaccination et aucun autre élément n’indique que ces événements seraient en lien avec le vaccin. Ces événements ne constituent donc pas un signal de sécurité. Ils continueront d’être surveillés tant au niveau national qu’européen dans le cadre du suivi spécifique des femmes enceintes et allaitantes. »

Signaux potentiels ou événements déjà sous surveillance Signaux confirmés Evénements déjà sous surveillance chez la femme enceinte

Zona

Troubles du rythme cardiaque

Thrombopénie / thrombopénie immunologique / hématomes spontanés

Déséquilibre diabétique dans des contextes de réactogénicité

Echecs vaccinaux

Pancréatite aigüe

Syndrome d’activation des macrophages

Réactivation à virus Epstein-Barr

Méningoencéphalite zostérienne

Aplasie médullaire idiopathique

Hémophilie acquise

Polyarthrite rhumatoïde

Néphropathies glomérulaires

Troubles menstruels

Syndrome inflammatoire multisystémique (PIMS)

Syndrome de Parsonage-Turner (névralgie amyotrophiante)

Hépatites auto-immunes

Pseudopolyarthrite rhizomélique

Thrombose veineuse cérébrale

Rejet de greffe de la cornée

Surdité

Hypertension artérielle

Myocardite/Péricardite

Saignements menstruels importants

Evènements thromboemboliques

Contractions utérines douloureuses

Morts in utero

HELLP syndrome

Métrorragies

Mastites

Contractions utérines

Quels sont les effets secondaires du vaccin Moderna ?

Dans le communiqué annonçant la validation du vaccin Moderna (renommé Spikevax en juin 2021) dans l’Union européenne le 6 janvier 2021, l’Agence européenne du médicament (EMA) a rapporté les effets secondaires observés lors du plus vaste essai clinique mené en phase 3 -avant commercialisation du vaccin- sur 30 351 personnes âgées de 18 à 94 ans. Les plus courants étaient douleur au site d’injection, fatigue, céphalées, douleurs musculaires et articulaires, frissons, nausées/vomissements, fièvre, gonflement au site d’injection et rougeur. Les effets sont listés dans la notice du vaccin. 

Effets indésirables du vaccin Moderna
Effets indésirables du vaccin Moderna – Février 2022 © ANSM

 

→ Du 19 janvier 2021 au 15 décembre 2022 : 32 722 cas depuis le début de la vaccination pour plus de 24 118 500 injections. 43% chez les 30-49 ans et 25% chez les 50-64 ans. « Un grand nombre de cas concernent des réactions retardées locales non graves » indique l’ANSM. Il n’y a pas eu de nouveau signal identifié sur l’été 2022 avec le vaccin de Moderna. « Concernant les cas de décès déclarés, les éléments transmis n’indiquent pas un rôle potentiel du vaccin. Ces événements continueront de faire l’objet d’une surveillance spécifique » précise l’agence de santé.

→ Après la dose de rappel : « Aucun signal spécifique n’a été identifié chez les personnes ayant eu une dose de rappel. Le profil des effets indésirables rapportés est similaire à celui des effets indésirables rapportés lors de la primo-vaccination » indique l’ANSM. Et aucun signal spécifique n’a été identifié après l’administration d’un schéma vaccinal avec au moins deux vaccins différents.

→ Schéma hétérologue : aucun signal spécifique n’a été identifié après l’administration d’un schéma hétérologue (un schéma hétérologue correspond à un schéma vaccinal avec au moins deux vaccins différents)

→ Chez les femmes enceintes et allaitantes : Aucun nouveau signal identifié au 20 octobre. Les fausses couches spontanées représentent la majorité des cas d’effets indésirables enregistrés dans la base nationale de pharmacovigilance. Les données actuelles ne permettent pas de conclure que ces événements sont liés au vaccin, d’autant que des facteurs de risques étaient associés dans plusieurs cas et qu’il s’agit d’un évènement relativement fréquent en population générale (de 12 à 20% des grossesses selon les études). Par ailleurs, 3 études récentes (Zauche & al, Kharbanda & al et Magnus & al ) n’ont pas retrouvé de lien entre les fausses couches spontanées et les vaccins à ARNm contre le Covid-19. Ainsi, le lien avec le vaccin ne peut pas être établi.

Signaux potentiels ou événements déjà sous surveillance Signaux confirmés Evènements déjà sous surveillance chez la femme enceinte

Troubles du rythme

Zona

Réactogénicité plus sévère après la 2e dose

Déséquilibre/récidive de pathologies chroniques

Ictus amnésique (amnésie transitoire)

Troubles auditifs (surdité, hypoacousie)

Pertes de connaissances, plus ou moins associées à des chutes

Polyarthrite Rhumatoïde

Néphropathies glomérulaires

Saignements cutanéo-muqueux

Troubles menstruels

Syndrome de Parsonage-Turner

PIMS (Syndrome inflammatoire multi-systémique pédatrique) chez les 12-18 ans précédemment vaccinés avec Moderna

Hépatites auto-immunes

Acouphènes

Thrombose veineuse cérébrale

Vascularites systémiques à ANCA

Troubles musculo squelettiques

Thyroïdites

Anémie hémolytique auto-immune (AHAI)

Hémophilie acquise

Vascularite

Uvéite

Surdité

Réactions retardées (réactions locales douloureuses, érythémateuses, prurigineuses au site d’injection)

Troubles vasculaires de type d’hypertension artérielle

Myocardite/Péricardite

Erythème polymorphe

Saignements menstruels important

Morts in utero

Métrorragies

Contractions utérines

Quels sont les effets indésirables du vaccin Astrazeneca ?

Le vaccin Astrazeneca-Oxford est autorisé le 29 janvier 2021 par l’Agence européenne du médicament et administré en France à partir du 6 février. La grande majorité des cas d’effets indésirables concerne des syndromes pseudo-grippaux, souvent de forte intensité (fièvre élevée, courbatures, céphalées). L’ANSM conseille de privilégier l’utilisation du paracétamol à la dose la plus faible et le moins longtemps possible. Le signal sur les évènements thromboemboliques atypiques avec le vaccin Vaxzevria a fait l’objet de conclusions au niveau européen. Le résumé des caractéristiques du produit et la notice ont été actualisés afin d’inclure les effets indésirables « très rares » de type syndrome thrombotique thrombocytopénique et troubles de la coagulation. Ces syndromes nécessitent une prise en charge médicale spécialisée rapide. 

Effets indésirables du vaccin Vaxzevria d'AstraZeneca
Effets indésirables du vaccin Vaxzevria d’AstraZeneca- Février 2022 © ANSM

→ Du 6 février 2021 au 15 décembre 2022 : 31 257 cas depuis le début de la vaccination pour plus de 7 862 500 injections. 39% chez les 50-64 ans, 25% chez les 30-49 ans. La grande majorité de ces cas concerne des syndromes pseudo-grippaux, souvent de forte intensité (fièvre élevée, courbatures, céphalées). Il n’y a pas eu de nouveau signal identifié au cours de l’été 2022.

Signaux potentiels ou événements déjà sous surveillance Signaux confirmés

Saignements cutanéo-muqueux (principalement des ecchymoses et des saignements du nez)

Zona et réactivation herpétique

Hypertension artérielle

Dyspnées et asthme associés à des syndromes pseudo-grippaux

Pathologie démyélinisante centrale

Erythème noueux

Colite ischémique

Vascularites

Surdité/baisse de l’audition

Myocardites/Péricardites

Troubles du rythme

Echecs vaccinaux

Vascularites cutanés

Artérites à cellules géantes

Pancréatites

Pseudopolyarthrites rhizoméliques

Syndrome de Parsonage-Turner

Sarcoïdose

Maladie de Still

Evenement trhomboembolique veineux et artériel

Infarctus du myocarde

Pseudopolyarthrite rhizomélique

Réactivations virales

Vascularite nécrosante systémique

Syndromes pseudo-grippaux

Thromboses associées à une thrombocytopénie

Syndrome de fuite capillaire

Syndrome de Guillain-Barré (SGB) / Polyradiculonévrite

Thrombopénies immunitaires

Paralysie faciale

Myélite transverse

Quels sont les effets secondaires du vaccin Janssen ?

Le vaccin Janssen ou « Jcovden » des laboratoires Johnson&Johnson a été autorisé par l’Agence européenne du médicament le 11 mars 2021 et est administré dans les pharmacies françaises sous les mêmes conditions que le vaccin d’AstraZeneca (plus de 55 ans). L’essai clinique de phase 3 mené sur près de 44 000 personnes a montré des effets secondaires « généralement légers ou modérés et disparus quelques jours après la vaccination » indiquait l’Agence dans son communiqué. Les plus courants étaient la douleur au site d’injection, les maux de tête, la fatigue, les douleurs musculaires et les nausées. La réactogénicité était généralement d’intensité plus faible et rapportée moins fréquemment chez les adultes plus âgés (≥ 65 ans) au cours des essais cliniques. Le RCP du vaccin liste les effets indésirables possibles par fréquence.

Effets indésirables du vaccin Janssen
Effets indésirables du vaccin Janssen- Février 2022 © ANSM

→ Du 24 avril 2021 au 15 décembre 2022 : 1 713 cas depuis le début de la vaccination pour plus de 1 090 300 injections. 56% chez les 50-64 ans et 22% chez les 65-74 ans. La majorité des effets indésirables sont non graves, attendus et d’évolution favorable, en particulier des effets de réactogénicité (par exemple des malaises). Il n’y a pas eu de nouveau signal identifié sur l’été 2022.

Signaux potentiels ou événements déjà sous surveillance   Signaux confirmés

Zona

Myocardites/péricardites

Echecs vaccinaux

Syndrome de Parsonage-Turner

Hypertension artérielle

Myélite

Purpura rhumatoïde

Infarctus du myocarde

Aplasie médullaire

Thromboses associées à une thrombocytopénie

Syndrome de fuite capillaire

Syndrome de Guillain-Barré(SGB) / Polyradiculonévrite

Thrombopénies immunitaires

Thromboembolie veineuse

Myélite Transverse

Quels sont les effets secondaires du vaccin Novavax ?

La vaccination avec le vaccin Nuvaxovid du laboratoire Novavax a débuté en France le 1er mars 2022. Au total, plus de 36 500 injections ont été réalisées au 15 décembre 2022. Un total de 90 cas d’effets indésirables ont été analysés par les CRPV rapporteurs (Lyon et Grenoble). Les autorités européennes ont confirmé des cas de paresthésie (sensation de fourmillement à la surface de la peau) / hypoesthésie (perte de sensibilité) et d’anaphylaxie. Parmi les signaux potentiels sous surveillance : des péricardites et des douleurs thoraciques.

→ Dose de rappel : aucun signal spécifique n’a été identifié chez les personnes ayant eu une dose de rappel. Le profil des effets indésirables rapportés est similaire à celui rapporté dans une population comparable.

→ Schéma hétérologue : aucun signal spécifique n’a été identifié après l’administration d’un schéma hétérologue (un schéma hétérologue correspond à un schéma vaccinal avec au moins 2 vaccins différents).

Signaux confirmés Signaux potentiels déjà sous surveillance

Paresthésie (sensation de fourmillements à la surface de la peau)

Hypoesthésie (perte de sensibilité)

Anaphylaxie

Myocardite / Péricardite

Péricardites (en cours d’évaluation)

Douleurs thoraciques

Quels effets secondaires après la 4ème dose de vaccin ?

Selon l’analyse publiée par l’ANSM le 9 septembre 2022, un total de 147 cas graves sont survenus après la deuxième injection de rappel réalisée avec le vaccin de Pfizer (sur 5 098 624 d’injections). Ils concernent 70 femmes et 77 hommes, d’âge moyenne de 77,6 ans (min 51 ans – max 101 ans). « Sur l’ensemble de ces 147 cas, aucune caractéristique spécifique ne se dégage par rapport à l’attendu dans cette population et aux cas ayant pu être analysés après une 1ère ou une 2nde injection, ou premier rappel de Comirnaty » précise l’ANSM qui n’émet pas de signal de sécurité. Au 25 août 2022, 28 cas d’évènements indésirables ont été recensés après le 2ème rappel par Spikevax de Moderna dont 10 graves sur 306 895 injections.

Types des événements graves au titre de la pharmacovigilance rapportés en France au 25/08/2022 pour les injections de rappel pour le vaccin Comirnaty (au moins 3 cas).
Types des événements graves au titre de la pharmacovigilance rapportés en France au 25/08/2022 pour les injections de rappel pour le vaccin Comirnaty (au moins 3 cas). © ANSM

Combien de cas de troubles menstruels après la vaccination Covid ?

Les troubles menstruels déclarés après la vaccination par un vaccin à ARNm font l’objet d’une surveillance attentive, rappelle l’ANSM dans une nouvelle analyse du 23 juin 2022. D’après les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV), au 28 avril 2022 (dernières données en date) : 9 381 déclarations de troubles du cycle rapportées avec le vaccin Comirnaty (Pfizer), soit 0.02% des injections totales et 1 557 déclarations de troubles du cycle rapportées avec le vaccin Spikevax (Moderna), soit 0.01% des injections totales. Les effets se manifestent principalement de deux manières : par des saignements anormaux (les métrorragies, ménorragies) et par des retards de règles et aménorrhées. Il s’agit majoritairement d’évènements de courte durée et spontanément résolutifs.

Quels sont les risques de myocardite ou péricardite ?

Au niveau européen, des cas de myocardite ont été signalés après la vaccination avec Comirnaty et Spikevax. Ces manifestations sont reconnues comme un effet indésirable des vaccins à ARNm par l’Agence Européenne du Médicament (EMA). Les myocardites sont considérées comme un effet indésirable pouvant survenir très rarement suite à une vaccination par Comirnaty ou Spikevax. En France, EPI-PHARE (groupement d’intérêt scientifique ANSM-Cnam) a conduit une étude qui a confirmé « l’existence d’un risque peu fréquent de myocardite et péricardite dans les 7 jours suivant une vaccination contre la Covid-19 avec un vaccin ARNm (Comirnaty et Spikevax) chez les personnes âgées de 12 à 50 ans, particulièrement chez les jeunes de 12 à 29 ans. Ce risque est plus élevé avec le vaccin Spikevax. » Ce risque apparaît plus marqué chez les jeunes hommes de moins de 30 ans après la deuxième dose mais est aussi augmenté chez les femmes de moins de 30 ans après la deuxième dose. Le risque de péricardite apparait lui aussi plus marqué après le vaccin Spikevax chez les personnes de moins de 30 ans, en particulier après la deuxième dose qui serait à l’origine d’un excès de cas atteignant de l’ordre de 18 par un million de doses chez les jeunes hommes. Cette étude confirme également l’évolution clinique favorable des cas de myocardite et péricardite suite à la vaccination. A ce jour, la seule hypothèse évoquée par les autorités serait la concentration plus élevée d’ARN dans Spikevax (100 microgrammes d’ARN contre 30 microgrammes dans le vaccin Pfizer). Ces nouvelles données ne remettent pas en cause à ce jour le rapport bénéfice/risque des vaccins contre la Covid-19 pour les autorités sanitaires françaises.

Quels sont les risques de syndrome de Guillain-Barré ?

Après une analyse des cas de syndrome de Guillain-Barré (SGB) déclarés en Europe, l’Agence européenne du médicament a considéré le 22 juillet 2021 qu’il existe un lien possible avec le vaccin Janssen (108 cas dans le monde au 30 juin 2021) et Vaxzevria (AstraZeneca). Le RCP de ces vaccins mentionnent désormais ce risque. L’EMA considère que l’effet secondaire est « très rare ». Aucune association n’a été identifiée entre le SGB et les vaccins COVID-19 Comirnaty et Spikevax (Moderna). L’apparition de symptômes évocateurs doivent amener à consulter sans attendre un médecin. Les symptômes à surveiller incluent :

  • vision double ou difficulté à bouger les yeux
  • difficulté à avaler, à parler ou à mâcher
  • problèmes de coordination et instabilité
  • difficulté à marcher
  • sensations de picotements dans les mains et les pieds
  • faiblesse dans les membres, la poitrine ou le visage
  • problèmes de contrôle de la vessie et de la fonction intestinale.

Quels effets secondaires chez la femme enceinte ?

Les femmes enceintes peuvent se faire vacciner contre le Covid. Il n’y a pas de contre-indications. « La majorité des effets indésirables rapportés concerne Comirnaty® qui fait partie des vaccins recommandés (ARNm) chez les femmes enceintes et est le vaccin le plus administré, à ce jour, en France » informe l’ANSM dans un rapport du 31 mai 2022. Selon les données de pharmacovigilance françaises validées par l’ANSM du 27 décembre 2020 au 1er septembre 2022 :

Les fausses couches spontanées (FCS) représentent la majorité des effets indésirables enregistrés. L’ANSM rappelle qu’ « il s’agit d’un évènement relativement fréquent en population générale » et qu’ « un risque lié à la vaccination ne peut être conclu, d’autant que des facteurs de risque étaient associés dans 30 % des cas ». « Plusieurs études se sont particulièrement intéressées à ce risque de FCS et ne retrouvent pas de lien avec la vaccination contre la COVID-19. »

Il n’y a pas de signal retenu à ce jour avec la vaccination chez les femmes enceintes mais certains effets indésirables tels que les effets thromboemboliques, les morts in utero, les HELLP syndromes et les cas de contractions utérines et de métrorragies sont « à surveiller », estime l’Agence du médicament française.

Il n’y a pas de signal particulier sur les données de la littérature concernant l’allaitement et vaccin contre la COVID-19 « mais la survenue de mastite est à surveiller ». Les effets rapportés sur la lactation sont assez hétérogènes et en faible pourcentage dans une étude peu robuste méthodologiquement, argue l’ANSM. « Un lien avec la vaccination ne peut donc pas être établi. »

En conclusion, « les données de la littérature et du suivi de pharmacovigilance ne mettent pas en évidence, à ce jour, un risque de la vaccination contre la Covid-19 chez la femme enceinte et allaitante ». 

Evénements déjà sous surveillance après la vaccination avec Comirnaty Evènement déjà sous surveillance après la vaccination avec Spikevax

Evènements thromboemboliques

Contractions utérines douloureuses

Morts in utero

HELLP syndrome

Métrorragies

Mastites

Contractions utérines

Morts in utero

Métrorragies

Contractions utérines

Quels effets secondaires chez les enfants vaccinés contre le Covid ?

Chez les 5-11 ans : Depuis le 20 décembre 2021, 154 cas d’effets indésirables (0.03%) dont 15 graves ont été déclarés pour plus de 531 100 doses injectées. « Les données disponibles actuellement n’évoquent pas de signal de sécurité spécifique au vaccin Comirnaty dans une population d’enfants d’âge compris entre 5 et 11 ans » indique l’ANSM. Les cas de syndrome inflammatoire multisystémique chez l’enfant (PIMS) sont toujours sous surveillance.

→ Chez les 12-18 ans : Depuis le 15 juin 2021, 4 046 cas (0.04%) dont 1 048 cas graves d’effets indésirables ont été déclarés pour plus de 10,4 millions de doses injectées. « Aucun signal spécifique n’a été identifié chez les enfants et les jeunes. Au vu des données analysées, le profil de sécurité du vaccin Comirnaty chez les enfants et les jeunes est comparable à celui des adultes«  indique l’ANSM.

Combien de temps après la vaccination surviennent les effets secondaires ?

Avec le vaccin de Pfizer-BioNTech : le délai de survenue médian des effets est d’un jour, indique l’ANSM dans le rapport de juillet 2021. 

Avec le vaccin de Moderna : le délai de survenue médian des effets est d’un à deux jours, indique l’ANSM dans le rapport du 16 juillet. Les réactions retardées sont bien décrites dans les essais cliniques avec le vaccin. Ils sont en grande majorité non graves, à type de réactions locales douloureuses, érythémateuses, prurigineuses au site d’injection, survenant avec un délai compris entre 4 et 31 jours après la vaccination (délai moyen à 8 jours). Depuis le début du suivi, il a été relevé quelques cas de douleur prolongée au bras vacciné amenant à une impotence fonctionnelle pouvant durer quelques semaines. Les cas de myocardites et de péricardites surviennent principalement dans les 7 jours suivant la vaccination (surtout après la deuxième dose).

→ Avec le vaccin Janssen, selon l’ANSM ; 49.6% des effets indésirables sont survenus dans les 24 heures suivant l’injection.

Que faire en cas d’effets indésirables après la vaccination ?

effet secondaire vaccin pfizer ou moderna que faire
Information patients de l’ANSM en cas d’effets secondaires à la vaccination avec les vaccins Pfizer ou Moderna © ANSM
Information patients de l'ANSM en cas d'effets secondaires à la vaccination avec le vaccin d'AstraZeneca
Information patients de l’ANSM en cas d’effets secondaires à la vaccination avec le vaccin d’AstraZeneca © ANSM
Information patients de l'ANSM en cas d'effets secondaires à la vaccination avec le vaccin Janssen
Information patients de l’ANSM en cas d’effets secondaires à la vaccination avec le vaccin Janssen © ANSM

Qui recensent les effets indésirables des vaccins Covid ?

Le suivi des effets indésirables liés aux vaccins est assuré par plusieurs centres régionaux de pharmacovigilance :

  • les CRPV de Bordeaux et de Marseille pour Comirnaty (Pfizer/BioNtech),
  • les CRPV d’Amiens et Rouen pour Vaxzevria (AstraZeneca),
  • les CRPV de Lille et Besançon Spikevax (Moderna),
  • les CRPV de Lyon et Grenoble pour COVID-19 Vaccine Janssen.
  • Les CRPV de Tours et de Dijon assurent la coordination du suivi de l’ensemble des vaccins.

La fréquence du comité de suivi de l’ANSM est désormais bimensuelle. La fiche de synthèse des résultats et des faits marquants sera publiée à l’issue de chaque comité. Les rapports détaillés de pharmacovigilance portent désormais sur des données mensuelles et sont publiés de manière alternée selon le type de vaccin (ARN, vecteur viral).

Sources

COVID-19 Vaccine AstraZeneca – Risque de thrombocytopénie et de troubles de la coagulation. VACCINS – RISQUES MEDICAMENTEUX – 29/03/2021

Point de situation sur le lot ABV5300 du vaccin AstraZeneca contre la COVID-19 13/03/2021. ANSM

Dossier de surveillance des vaccins par l’ANSM

Résumé des caractéristiques du produit Comirnaty de Pfizer.

Résumé des caractéristiques du produit COVID-19 Vaccine Moderna.

Vaccins contre la Covid-19 : pourquoi et comment déclarer les effets indésirables ? ANSM. Guide professionnels de santé. 24 décembre 2020.

Guide de déclaration  des effets indésirables pour les patients. 24 décembre 2020.

Qu’est-ce qu’un effet indésirable ? Vaccination-Info Service.fr

La déclaration des effets indésirables. Ministère de la Santé. 21 février 2018.


Source : JDF Santé

Bientôt une nouvelle vague de Covid en France ?

Bientôt une nouvelle vague de Covid en France ?

[Mis à jour le 4 janvier 2023 à 19h25] L’épidémie de Covid a toujours eu tendance à évoluer par vagues. A date, 9 vagues ont été enregistrées entre mars 2020 et l’hiver 2022-2023, marquées par l’afflux de malades à l’hôpital et en soins intensifs. En ce mois de janvier 2023, après une accalmie de quelques semaines, l’épidémie de Covid semble bien diminuer en France, avec un taux d’incidence, d’hospitalisation et de réanimation en baisse, selon les chiffres de Santé publique France. La 9e vague semble être finie en France mais faut-il craindre une nouvelle vague en France comme c’est actuellement le cas en Chine ? Retour en dates sur les différentes vagues de l’épidémie de Covid en 2020, 2021, 2022 et début 2023.

Faut-il craindre une nouvelle vague en France comme en Chine ?

La Chine connaît actuellement une flambée des cas depuis la fin de la politique zéro Covid, le 7 décembre 2022, en vigueur depuis près de trois ans. Depuis cette date, le nombre de contaminations explose en Chine, bien que les autorités chinoises refusent de publier les chiffres officiels des cas. Les hôpitaux, les morgues et les crématoriums de Pékin sont saturés. Cette situation inquiète la communauté internationale, dont la France, qui craint l’émergence d’un nouveau variant. Et potentiellement, d’une nouvelle vague ces prochaines semaines. La Chine « est la source d’une inquiétude légitime en Europe. La vigilance et la mobilisation reste totale et de mise en matière de risques sanitaires » a alerté Olivier Véran, porte-parole du gouvernement lors du compte-rendu du Conseil des ministres le 4 janvier 2023. A partir du 5 janvier 2023, la présentation d’un test négatif du Covid sera obligatoire pour tous voyageurs revenant de Chine ou y ayant transité. Le gouvernement français surveille de près la situation en Chine afin de prendre les mesures nécessaires potentielles pour limiter le risque de reprise épidémique en France. 

9ème vague du Covid : automne-hiver 2022-2023

Après plusieurs semaine en baisse, les indicateurs hospitaliers ont augmenté dans la semaine du 14 au 20 novembre. Santé publique France parle donc d’une « une reprise de la circulation du SARS-CoV-2 sur le territoire national » et d’une « hausse des indicateurs hospitaliers » dans son bulletin du 24 novembre 2022Une 9e vague sévit en France. Elle est marquée par un taux d’incidence en augmentation, une hausse des taux de positivité et une reprise à la hausse des nouvelles hospitalisations et admissions en soins critiques. Dans un avis du 16 décembre 2022, le Covars rapporte une reprise de l’épidémie en France, associée notamment à l’augmentation de circulation du sous-variant BQ.1.1 issu du variant Omicron BA.5. Ce variant BQ.1.1 est désormais majoritaire (environ 60% au niveau national), sans signal d’augmentation de pathogénicité, mais coexiste avec une persistance du variant antérieur BA.5. La première semaine de janvier 2023, le nombre de nouveaux cas de covid diminue de 26% sur une semaine. Le taux d’incidence est en baisse de 51%. La 9e vague de Covid semble donc être passée en France.

8ème vague : septembre-novembre 2022

Les spécialistes parlent plutôt d’un rebond de la 7e vague plutôt que d’une véritable 8e vague

Une 8ème vague épidémique a démarré en France en septembre 2022. Ce rebond d’incidence en métropole était lié à la reprise des contacts sociaux et la baisse brutale des températures (activités professionnelles, réouverture des écoles) après la pause estivale, a expliqué le Covars. Anne-Claude Crémieux, infectiologue interrogée au Journal du Dimanche indique qu’un « scénario de type endémique, avec de nouvelles vagues d’infections, plus marquées en automne ou en hiver comme pour la grippe ou d’autres virus respiratoires, semble (…) le plus probable« . « Cette 8e vague est faite du même variant que celui qui circulait pendant l’été, rappelle-t-elle cette fois au micro de France Inter le 10 octobre. Les spécialistes parlent plutôt d’un rebond de la 7e vague plutôt que d’une véritable 8e vague. Il faut se rappeler qu’on avait eu le même phénomène avec le variant delta l’année dernière. Il y avait eu un rebond également à l’automne 2021. » Cette vague, portée par les sous-variants d’OmicronBA4 et BA5 a eu un retentissement hospitalier direct moins important que les vagues antérieures. Voici les prévisions rapportées par le Covars, saisi pour émettre ses hypothèses pour lutter contre la 8e vague de Covid

courbe-incidence-france-8e-vague
Courbe du taux d’incidence en Franc © Gouvernement.fr

7ème vague de Covid : juillet 2022

La 7ème vague épidémique de Covid a atteint son pic en juillet 2022 et a été portée par deux sous-variants d’Omicron BA.4 et BA.5. « Probablement grâce à leur capacité à échapper à une immunité acquise par une infection et/ou la vaccination, notamment si celle-ci a diminué avec le temps« , rapporte le Centre européen de contrôle des maladies (ECDC) dans un rapport du 13 mai. A la mi-juin, le nombre moyen de cas confirmé tournait autour de 40 000 par jour. 

7e vague de Covid (Nombre de cas par semaine pour 100 000 habitants)
7e vague de Covid (Nombre de cas par semaine pour 100 000 habitants) © Gouvernement.fr

6ème vague de Covid : fin mars – mi avril 2022

Certains épidémiologistes ont suggéré une 6e vague, fin mars 2022, avec un taux d’incidence et un nombre total de cas positifs qui remontaient. Néanmoins, cette vague était de moins grande ampleur que les vagues précédentes (voir la courbe ci-dessous). Selon les chiffres de Santé publique France, le nombre de cas a progressivement diminué autour du 5 avril jusqu’à atteindre un plateau d’environ 20 000 nouveaux cas par jour autour du 20 mai 2022. Fin mai, les contaminations ont commencé à repartir à la hausse. Le pic de la 6e vague était autour du 31 mars 2022. 

5e et 6e vagues de Covid en France
5e et 6e vagues de Covid en France selon le taux d’incidence © Gouvernement.fr
  • Un pic correspond au moment qui précède l’infléchissement d’une courbe de cas, hospitalisations ou décès enregistrés chaque jour.
  • Un plateau désigne la stabilisation du nombre de nouveaux cas, d’hospitalisations ou de décès enregistrés chaque jour.
  • Une décrue signifie la baisse des nouvelles contaminations et des nouveaux décès enregistrés chaque jour. 

5ème vague du Covid : novembre 2021 – février 2022

La cinquième vague de l’épidémie de COVID-19 a démarré début novembre 2021. Le taux d’incidence a fortement augmenté et a dépassé le niveau atteint lors des vagues précédentes. Malgré la hausse de l’incidence observée dans toutes les classes d’âge au début de cette 5e vague, le virus semble avoir majoritairement circulé chez les plus jeunes. Cette vague d’abord véhiculée par le variant Delta, a été ensuite marquée par l’émergence d’un nouveau variant baptisé Omicron. Dans ce contexte inquiétant, le gouvernement a misé sur une campagne de rappel. Le taux d’incidence a atteint son point culminant vers le 24 janvier 2022 (avec 3 800 cas positifs pour 100 000 habitants). Le pic des hospitalisations a été atteint le 7 février 2022 avec plus de 33 000 personnes hospitalisées. Les courbes ont ensuite freiné vers la mi-février. En mars, on peut dire que la France est sortie de la 5e vague.  

4ème vague de Covid : juillet-août 2021

Le 21 juillet 2021, le Premier ministre Jean Castex a confirmé sur TF1 que la France était entrée dans sa quatrième vague épidémique. A cette date la courbe des hospitalisations restait encore basse car on sait qu’il faut en moyenne 2 à 3 semaines pour que la hausse des cas se répercute sur le nombre de personnes hospitalisées. Le pic a été atteint à la mi-août. La généralisation du pass sanitaire a poussé les Français à aller se faire vacciner ce qui a permis de faire redescendre la courbe des hospitalisations. Le pic de la 4e vague a été atteint à la mi-août 2021 (vers le 12 août 2021)

3ème vague de Covid : mars-avril 2021

Après avoir connu une décrue à partir du 16 novembre 2020, l’épidémie est repartie à la hausse à la mi-mars 2021, avec une moyenne de nouveaux cas par jour de 50 000. « Oui la troisième vague est là et elle nous frappe durement » alertait le Premier Ministre, Jean Castex, devant l’Assemblée Nationale le 1er avril 2021. Lundi 29 mars 2021, le nombre de personnes en réanimation a dépassé celui du pic de la deuxième vague en automne. Il s’agit du nombre le plus élevé depuis le 22 avril 2020. La situation sanitaire est particulièrement critique en Ile-de-France où les hôpitaux sont saturés. Le nombre d’admission en soins critiques le plus élevé est atteint le 12 avril 2021 avec 495 nouvelles admissions. Le pic de la 3e vague a été atteint le 12 avril 2021 pour les hospitalisations et le 13 avril 2021 pour les réanimations.

2ème vague de Covid : septembre – novembre 2020 

Le Conseil scientifique a alerté début septembre 2020 de la survenue à la fin de ce même mois d’une deuxième vague épidémique. « La circulation du virus a repris pendant l’été 2020 sur l’ensemble du territoire français, notamment chez les jeunes adultes. Le nombre de cas diagnostiqués chaque jour a atteint les 10 000 au premier septembre« , expliquait-il dans une note du 26 octobre. Un tassement des chiffres a été observé lors de la seconde moitié du mois de septembre (en moyenne 15 000 nouvelles infections par jour). Dès le 1er octobre 2020, « on constate une remontée extrêmement rapide du nombre de nouveaux cas, qui fait suite à une baisse généralisée des températures (baisse atteignant 25°C pour les maximales par endroit) qui a débuté entre le 20 et le 25 septembre selon les régions« , poursuivait le Conseil Scientifique. L’épidémie a ensuite progressé en France pour atteindre à la mi-novembre [autour du 15 novembre] un nombre de personnes hospitalisées légèrement supérieur au pic de la mi-avril (environ 32 000 personnes hospitalisées chaque jour entre le 11 et le 20 novembre). A la mi-novembre, l’épidémie est en décrue. Le 14 décembre 2020, le nombre quotidien de nouveaux cas tourne aux alentours de 4 000. Le pic de la 2e vague a été atteint entre le 12 et le 19 novembre 2020.

1ère vague de Covid : mars – mai 2020

Depuis les premiers cas officiels enregistrés en France le 24 janvier 2020 par Santé publique France, les nombres de nouveaux cas et de nouveaux décès de Covid-19 ont augmenté de façon croissante jusqu’à la fin du mois de mars. Autrement dit de fin janvier à fin mars, la France était en phase ascendante. A partir du 3 avril 2020, l’impact de l’épidémie était majeur et « la France se situait dans une phase de haut plateau » indiquait Jérôme Salomon, directeur général de la santé le 10 avril. Le nombre de personnes hospitalisées a été le plus élevé le 14 avril (plus de 32 000) pour redescendre progressivement entre le 20 avril et début juin (autour de 15 000). Entre le 15 juin et le 20 septembre 2020, le nombre de patients hospitalisés s’est stabilisé autour de 5 000 et le nombre de personnes en réanimation autour de 400 : la France était alors dans une phase de bas plateau. Les chiffres ont commencé à ré-augmenter fin août, laissant présager le début d’une deuxième vague. Le pic de la première vague a eu lieu, selon les courbes, entre le 6 et le 10 avril 2020.

Courbe en cloche : caractéristique des maladies virales ?

Pour chacune des vagues, la courbe épidémique semble suivre la courbe en cloche (voir les courbes ci-dessus). La forme en cloche (aussi appelée courbe de Gauss en mathématiques) est typique des courbes d’évolution d’une épidémie dite « par propagation », comme c’est le cas de la plupart des maladies à transmission interhumaine (maladies virales). Si on analyse la courbe épidémique d’une maladie virale, on remarque toujours une phase ascendante au début de l’épidémie, puis une forme de cloche qui correspond au pic épidémique, une stagnation du nombre de nouveaux cas et enfin, une phase descendante, où le nombre de cas diminue progressivement. Pour certains scientifiques, cette forme typique « en cloche » représente un indicateur qui annoncerait que le pic de l’épidémie a été atteint et que la maladie est dans une phase très décroissante.

Sources : Point épidémiologique Covid-19, Santé publique France // Courbes Géodès – Santé publique France (données hospitalières) // Note du Conseil Scientifique Covid-19 : une deuxième vague entraînant une situation sanitaire critique – 26 octobre 2020


Source : JDF Santé

Variant Covid : actuel, XBB, en France, en Chine ?

Variant Covid : actuel, XBB, en France, en Chine ?

[Mise à jour le 4 janvier 2023 à 18h57] La souche initiale du Sars-CoV-2 apparue fin 2019 et qui s’est depuis répandue dans le monde mute régulièrement. Les premiers variants du Covid préoccupants (VOC) sont apparus fin 2020. Le variant Alpha s’est d’abord propagé en France et est devenu majoritaire en mars 2021. Les variants Beta et Gamma ont également circulé au premier semestre 2021, de manière toutefois moindre. Le variant Delta est apparu en mai 2021 et est devenu majoritaire en France en juillet 2021. Le variant Omicron est le dernier VOC (« variant of concern » en anglais ou « variant préoccupant » en français) apparu, fin novembre 2021. Il est devenu majoritaire en 2022 et l’est toujours en janvier 2023 selon la dernière analyse de Santé Publique France. Aujourd’hui, les scientifiques surveillent de près l’épidémie majeure de Covid en Chine depuis l’arrêt des mesures barrières « Zero-Covid ». « Les données parcellaires de séquençage disponibles sur la base internationale GISAID font état d’une quasi-exclusivité de variants Omicron et de la circulation de nombreux sous-variants BA.5 de Omicron (essentiellement BF7, mais aussi des virus BQ1.1 notamment), identiques à ceux ayant circulé en 2022 en France et en Europe » a indiqué le Comité scientifique français COVARS dans un Avis publié le 29 décembre 2022. Pour ces spécialistes, « les variants susceptibles d’émerger en Chine dans ce contexte de profil immunitaire différent entre populations chinoise et européenne, pourraient ne pas avoir les caractéristiques d’échappement immunitaire leur permettant de se propager aisément dans la population européenne. Cependant l’émergence de nouveaux variants d’échappement ne peut être totalement éliminée du fait de l’ampleur de l’épidémie et du risque zoonotique ».

C’est quoi un virus variant ?

Tous les virus, y compris le Sars-CoV-2, évoluent au fil du temps et mutent. Le potentiel de mutation des virus augmente avec la fréquence des infections (humaines et animales). La plupart des mutations passent inaperçues et ne modifient en rien les effets du virus. Il peut même être moins contagieux. L’émergence de nouvelles variantes des virus n’est donc pas inattendue des scientifiques mais elles inquiètent dès lors qu’elles confèrent au virus une augmentation de sa transmissibilité ou une capacité à échapper à la réponse immunitaire de l’hôte, expliquait l’ECDC dans un document publié le 29 décembre 2020. Ces nouvelles souches ou « variantes » sont alors analysées et suivies de près. 

Quel variant circule en ce moment en France ?

Le VOC Omicron reste hégémonique en France et à l’international. Au sein du VOC Omicron, BA.5 est majoritaire depuis maintenant plusieurs mois. A ce jour on dénombre plus d’une centaine de sous lignages au sein de BA.5. Parmi eux, le sous lignage BQ.1.1 est le plus détecté. Il représente (tous sous lignages inclus) 62% des séquences de l’enquête Flash S48 (dernière semaine de novembre 2022), suivi par BF.7 (6%), BQ.1 (5%) et BA.5.2 (2%).

Evolution des variants en france
Classement des variants au 14/12/2022 et détection en France métropolitaine dans les enquêtes Flash © Santé Publique France
 
évolution des variants en france
Evolution de la circulation des variants du Covid en France © Santé Publique France

Le premier cas de variant du Covid – il s’agissait du variant Alpha (anglais) – en France a été confirmé par les autorités françaises le 25 décembre 2020, à Tours. Il s’agissait d’un homme de nationalité française résidant en Angleterre. Arrivé de Londres le 19 décembre, il a été pris en charge au CHU le 21 et détecté positif. Le résultat du test faisant évoquer le variant circulant au Royaume-Uni, un séquençage a été demandé au Centre National de Référence (CNR) des virus des infections respiratoires, qui a confirmé l’infection. La personne, asymptomatique pour la Covid19, a été isolée à son domicile et se porte bien.  Le premier cas associé au variant Beta venu d’Afrique du Sud en France a été confirmé dans un communiqué du 31 décembre 2020.

Quel variant en Chine ?

Une vague épidémique due aux variants Omicron sévit en Chine depuis plusieurs mois, comportant une vague importante en Avril/Mai 2022 suivie d’un plateau puis d’une vague d’intensité majeure depuis l’arrêt des mesures barrières « Zero-Covid ». La population a de fait une faible immunité face au virus. « Les données parcellaires de séquençage disponibles sur la base internationale GISAID font état d’une quasi-exclusivité de variants Omicron et de la circulation de nombreux sous-variants BA.5 de Omicron (essentiellement BF7, mais aussi des virus BQ1.1 notamment), identiques à ceux ayant circulé en 2022 en France et en Europe » informe le Comité scientifique français COVARS dans un Avis publié le 29 décembre 2022. Pour ces spécialistes, « les variants susceptibles d’émerger en Chine dans ce contexte de profil immunitaire différent entre populations chinoise et européenne, pourraient ne pas avoir les caractéristiques d’échappement immunitaire leur permettant de se propager aisément dans la population européenne. Cependant l’émergence de nouveaux variants d’échappement ne peut être totalement éliminée du fait de l’ampleur de l’épidémie et du risque zoonotique ».

Quelle est la liste des variants du Covid ?

‘Les virus se caractérisent dans leur immense majorité par une évolution génétique constante, plus ou moins rapide selon les virus. Elle survient notamment suite à des mutations introduites dans leur génome. Pour un virus comme le SARS-CoV-2, l’émergence de variants au cours du temps est donc un phénomène attendu » rappelle Santé Publique France. Les variants sont classés en trois catégories selon leurs risques : VOC, VOI et VUM par l’OMS.

Variant préoccupant, ou VOC ( » variant of concern  » en anglais) : Un variant préoccupant du SARS-CoV-2 est un variant qui répond à la définition du variant à suivre (voir ci-dessous) et dont on a montré, au moyen d’une évaluation comparative, qu’il est associé à un ou plusieurs des changements suivants, qui ont une certaine importance pour la santé publique mondiale :

  • Augmentation de la transmissibilité ou évolution préjudiciable de l’épidémiologie de la COVID‑19 ; ou
  • Augmentation de la virulence ou modification du tableau clinique ; ou
  • Diminution de l’efficacité des mesures de santé publique et sociales ou des outils de diagnostic, des vaccins et des traitements disponibles.
variant voc septembre 2022
Variant préoccupant (VOC) circulant en ce moment, OMS, décembre 2022 © OMS
VOC circulant avant Omicron
Variant préoccupant (VOC) circulant avant Omicron, OMS, décembre 2022 © OMS

Variant à suivre, ou VOI (« variant under investigation » ou « variant of interest » en anglais) : Variant du SARS-CoV-2 :

  • qui présente des modifications génétiques dont on sait qu’elles affectent ou dont on prévoit qu’elles affecteront les caractéristiques du virus telles que la transmissibilité, la gravité de la maladie, l’échappement immunitaire, la capacité d’échapper au diagnostic ou au traitement ; ET
  • qui cause une transmission communautaire importante ou plusieurs foyers de COVID-19, dans plusieurs pays, entraînant une prévalence relative croissante ainsi qu’une augmentation du nombre de cas dans le temps, ou d’autres conséquences épidémiologiques observables qui font craindre un risque émergent pour la santé publique mondiale. 
variant VOI juillet 2022
Variant VOI juillet 2022 © OMS

Le variant XBB

Le variant XBB est un recombinant issu des sous-lignages d’Omicron BJ.1 (sous-lignage de BA.2.10) et BM.1.1.1 (sous-lignage de BA.2.75). XBB et ses sous-lignages circulent largement en Asie, en particulier à Singapour, en Inde, en Malaisie et en Indonésie, et plus faiblement dans les autres régions du monde. Il est détecté « à bas bruit en France métropolitaine » selon Santé Publique France. XBB « se caractérise par une capacité d’échappement accrue à la neutralisation par les anticorps post-vaccinaux, post-infection et monoclonaux thérapeutiques » a indiqué l’agence dans l’analyse publiée fin décembre. Pour autant « XBB n’a pas été associé à des signaux préoccupants en terme de présentation clinique ou de sévérité ».

Le variant Omicron

Le variant Omicron a été classé VOC par l’OMS le 26 novembre 2021. Ce variant moins virulent que les variants précédents est beaucoup plus contagieux. Il est rapidement devenu dominant en France entre novembre 2021 et janvier 2022 pour totalement remplacer le variant Delta en 2022. Il est toujours majoritaire en décembre 2022.

Le variant BQ 1.1

Le variant BQ 1.1 circule en France depuis octobre 2022. Le 1er décembre, ce sous-lignage d’Omicron BA.5 continuait d’augmenter en France avec 49% des séquences interprétables.

C’est quoi les mutations L452 et K417N ?

En France, les laboratoires ne recherchent plus directement le variant lors d’un dépistage positif à la Covid mais la présence de mutations caractéristiques de tel ou tel variant. Actuellement, les indicateurs suivis sont la présence de la mutation E484K (A1), la présence de mutations en position L452 (C1) et la présence d’une mutation associée à Omicron (del69-70 et/ou K417N et/ou S371L-S373P et/ou Q493R, D1). Le criblage C1 (liée à la mutation L452) a été utilisé lors de la circulation du variant Delta. Il correspond aujourd’hui majoritairement aux sous-lignages d’Omicron BA.5 et, dans une moindre mesure, BA.4. A date : 

► La proportion de prélèvements ayant un résultat de criblage compatible avec Omicron (D1) est de 99%.

► La proportion de détection de la mutation E484K (A1) se maintient à des niveaux très faibles (0.1% des tests criblés).

► La proportion de détection de mutations en position L452 (C1) s’est stabilisée à des niveaux élevés (93% des prélèvements).

► La détection de la mutation R346T, dont une augmentation de la détection avait été notée dans les précédentes analyses de risque, semble se stabiliser.

Une dynamique similaire de stabilisation est observée pour les mutations K444T et N460K.

Quels sont les noms des variants du Covid ?

Le 31 mai 2021, l’OMS a décidé de renommer les variants principaux de Covid avec des lettres grecques (c’est-à-dire Alpha, Beta, Gamma…) afin de faciliter leur prononciation, de les retenir plus facilement et d’éviter aussi leur association « stigmatisation et discriminatoire » avec les pays où ils ont émergé (comme on a appelé le variant « anglais », le variant « indien »…), a expliqué l’autorité dans un communiqué. Ces nouveaux noms ne remplaceront pas les noms scientifiques existants (par exemple ceux attribués par GISAID, Nextstrain et Pango), qui véhiculent des informations scientifiques importantes et continueront à être utilisés dans la recherche (comme B.1.1.7 pour le variant dit « anglais »). L’alphabet grec compte 24 lettres.

Numéro des lettres Nom des lettres dans l’alphabet grec (en gras les noms utilisés pour les variants du Covid)
1 Alpha
2 Bêta
3 Gamma
4 Delta
5 Epsilon
6 Zêta
7 Eta
8 Thêta
9 Iota
10 Kappa
11 Lambda
12 Mu
13 Nu
14 KSI/Xi
15 Omicron
16 Pi
17 Rhô
18 Sigma
19 Tau
20 Upsilon
21 Phi
22 Khi/Chi
23 Psi
24 Oméga

Liste complète des noms de tous les variants du Covid

Les variants du Covid sont-ils dangereux ?

La mutation d’un virus ne signifie pas forcément qu’il soit plus dangereux. Une mutation peut rendre un virus plus contagieux donc faire plus de malades sans être plus graves pour les personnes contaminées. Cependant, plus il y a de cas, plus la pression hospitalière est forte et plus la mortalité s’élève

Nom Impact en santé publique
Variant Omicron

70% plus contagieux que le Delta (données sud-africaines et écossaises)

Risque 5 fois plus élevé de réinfection que Delta

Réduction de 70-80% du risque d’hospitalisation  (données sud-africaines et écossaises)

Formes moins sévères que Delta

Quelle est la contagiosité des variants du Covid ?

Dans une analyse de risque liée aux variants émergents de SARS-CoV-2 réalisée avec le CNR des virus des infections respiratoires, Santé publique France indique les risques de transmissibilité des variants Covid préoccupants par rapport à la souche initiale. Pour le variant Omicron « les analyses réalisées à l’international ont confirmé qu’Omicron présente un taux de croissance jusqu’à 3,7 fois plus élevé que Delta«  a informé Santé Publique France le 5 janvier. 

Variant Alpha  Variant Beta  Variant brésilien Gamma  Variant Delta Variant Omicron Variant Omicron BA2
+29% par rapport à la souche initiale du Sars-Cov-2 +25%  par rapport à la souche initiale du Sars-Cov-2 +38%  par rapport à la souche initiale du Sars-Cov-2 +97%  par rapport à la souche initiale du Sars-Cov-2  +30% par rapport au variant Delta +30% par rapport à Omicron initial (BA1)

Quels sont les symptômes des variants du Covid ?

Selon les observations, les signes cliniques observés chez les personnes positives au variant du coronavirus n’ont pas différé des signes observés avec le virus originel. Avec le variant Omicron, cependant, les spécialistes ont rapporté des formes plus bénignes de la maladie, des maux de tête, une grosse fatigue, un rhume ou une grippe, et moins de formes sévères à type de pneumopathies qu’observées auparavant.

Comment savoir si on est contaminé par un variant ?

La stratégie de dépistage des variants a évolué au fil des virus observés. Santé publique France et ses partenaires ont mis en place un système de surveillance de l’épidémie de Covid-19 et de ses variants. Cette surveillance des variants s’appuie sur deux méthodes complémentaires : le criblage et le séquençage. L’objectif du criblage est d’identifier les mutations permettant de suspecter certains variants connus, dans un délai d’environ 24 heures après le diagnostic de l’infection. Les résultats remontent à Santé publique France via le système d’information SIDEP et permettent de produire des indicateurs aidant au suivi, de manière très réactive, de la suspicion des principaux variants qui circulent sur le territoire. Le séquençage est la méthode de référence permettant de confirmer les suspicions de variant. L’objectif du séquençage est de caractériser avec certitude le type de variant responsable de l’infection. 

Noël et Covid : règles pour les fêtes 2022

Pendant les fêtes de fin d’année 2022, Covid, grippe et bronchiolite circulaient en France. Pour limiter notamment les conséquences de ces épidémies, des conseils de « bon sens » ont été émis pour les fêtes de fin d’année,  de la part du Comité de Veille et d’Anticipation des Risques Sanitaires (COVARS, instance qui a remplacé le Conseil Scientifique) même s’il n’y a plus de jauge de convives ou d’obligation concernant le vaccin ou le masque. Retour sur les recommandations des fêtes 2022.

Quels conseils de prévention pour passer des fêtes sereines ?

Pour éviter d’être porteur d’un virus et de contaminer ses proches, notamment les personnes les plus vulnérables, lors des réunions familiales et festives de fin d’années, il fallait :

► S’assurer que les personnes fragiles avaient bien reçu leur dose de rappel (et selon les cas la vaccination contre la grippe : on rappelle que les deux injections peuvent être pratiquées le même jour ou sans délai à respecter si elles ne se font pas le même jour)

► Renforcer les gestes barrières incluant le triptyque port du masque/hygiène et lavage des mains, notamment au moment de passer à table/aération des espaces clos

► Aérer régulièrement les pièces, en maintenant une fenêtre ou une porte ouverte au moins 10 minutes par heure ou en permanence si possible pendant l’événement.

► Faire particulièrement attention aux personnes âgées, fragiles ou non vaccinées

► « Limiter le nombre de convives et d’éviter les bises et les embrassades« , conseillait l’Agence régionale de Santé des Pays de la Loire dans un communiqué du 19 décembre 2022.

► Ne pas partager les verres

► En cas d’apparition de symptômes, consulter prioritairement son médecin traitant, une maison ou un centre de santé.

► Rester chez soi si on était positif au Covid-19 ou cas contact, si l’on avait des symptômes du Covid-19 ou de la grippe, même vacciné.

Fallait-il porter un masque pendant les fêtes de fin d’année ?

À l’instar de François Braun, ministre de la Santé, le COVARS a voulu encourager les Français à porter le masque dans les lieux clos le plus possible. Ainsi, le port du masque n’était pas obligatoire mais recommandé, surtout quand la distanciation ne pouvait pas être respectée. 

Fallait-il faire un test avant les fêtes ?

  

« Afin de protéger les plus fragiles durant la période de fêtes, et en complément des messages sur la vaccination, une communication renforcée faisant la promotion de l’utilisation des autotests de dépistage COVID (en vente dans les pharmacies) pourrait renforcer le niveau d’appropriation de la gestion du risque par les Français. Cette démarche, avait déjà été utilisée et comprise par les familles en 2020 et 2021« , précisait le Covars dans son document. Autrement dit, se faire tester n’était pas obligatoire pour se réunir pour les fêtes de fin d’année mais fortement recommandé si on ne voulait pas prendre de risque. Par test PCR, test antigénique ou autotest, les Français étaient invités à se faire tester le jour de l’événement ou la veille. 

En cas d’autotest positif, il fallait rapidement réaliser un test de confirmation par RT-PCR ou test antigénique et prévenir les personnes avec lesquelles on a été en contact les jours précédents, pour qu’elles se testent et s’isolent dans l’attente du résultat, rappelle l’ARS des Pays de la Loire.

► En cas de résultat négatif avec un autotest, il fallait rester prudent, car la fiabilité de ce type de test est moindre. Il était donc toujours possible que l’on soit porteur du virus et qu’on le transmette. C’est pourquoi il fallait impérativement continuer à respecter les mesures barrières.

Après les fêtes, on pouvait réaliser un auto-test de contrôle pour s’assurer que l’on n’avait pas été contaminé par le Covid pendant les fêtes. 

Sources : Avis du 16 décembre 2022 du COVARS / Ministère de la Santé / ARS Pays de la Loire


Source : JDF Santé

Que faire si on est positif au Covid (en 2023) ?

Que faire si on est positif au Covid (en 2023) ?

Le virus du Covid-19 est si contagieux que les vagues de cas positifs se succèdent. La 9ème s’est achevée en décembre 2022 mais le virus continue de circuler en 2023.

Quelles règles en 2023 si on est positif au Covid ?

Une personne positive au Covid doit s’isoler pendant :

  • 7 jours si elle est vaccinée (5 jours si elle refait un test qui est négatif au terme de ce délai)
  • 10 jours si elle n’est pas vaccinée (7 jours si elle refait un test qui est négatif au terme de ce délai)
  • Les enfants de moins de 12 ans positifs au Covid doivent s’isoler pendant 7 jours mais peuvent réduire leur isolement à 5 jours s’ils ont un test antigénique ou PCR négatif et s’ils n’ont plus de symptômes Covid depuis 48 heures.
  • Sortie d’isolement :  le respect des gestes barrières (port du masque et mesures d’hygiène) est à respecter les 7 jours suivant la sortie d’isolement du cas positif.

En cas de symptômes persistant à la fin de l’isolement, contactez votre médecin traitant. Il faut rester au moins 48 heures de plus isoler. Le médecin pourra vous prolonger votre arrêt de travail si besoin.En cas de difficultés à respirer, appeler le 15 (ou le 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes). Une personne positive au Covid doit toujours lister ses contacts sur Ameli et les prévenir pour qu’il se fasse tester 2 jours après leur dernier contact.

Pourquoi vous êtes encore positif au Covid ?

Comme le rappelle le Dr Thierry Prazuck, « certaines personnes ne répondent pas toujours bien au vaccin et ne développent pas assez d’anticorps« . Environ 6 mois après la dernière injection, le nombre d’anticorps diminue drastiquement. « C’est pour ça que l’on recommande fortement à la population de faire une dose de rappel », défend le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital d’Orléans. Mais même avec une dose de rappel, voire deux ou trois, le virus peut encore contaminer, très probablement parce qu’il mute comme on le voit avec le variant Omicron BA2, BA5, BQ 1.1… et les vagues qui ne s’arrêtent pas.

Combien de temps est-on contagieux ?

Selon les études menées depuis la diffusion du variant Omicron, on serait contagieux environ une semaine quand on a le Covid mais cette durée varie selon les individus a rappelé la présidente du Covars Brigitte Autran en octobre 2022 sur France Inter : « La charge virale varie énormément en fonction de la gravité de la maladie et de la symptomatologie. On n’excrète pas les mêmes quantités de virus si on a un virus qui infecte plutôt le nez ou plutôt la gorge. Il y a bien sûr une proportionnalité entre le nombre de particules virales qu’on produit et le nombre de contaminations qu’on risque de faire. »

Quand refaire un 2ème test ?

Selon le protocole en vigueur, les personnes positives peuvent refaire un deuxième test pour écourter leur isolement si celui-ci est négatif (sinon l’isolement doit être poursuivi jusqu’au bout) :

  • au bout de 5 jours si elles ont un schéma vaccinal complet (2 doses + 1 rappel (avoir eu le covid peut remplacer la 1ère ou 2e dose du schéma initial)
  • au bout de 7 jours si elles ne sont pas vaccinées contre le Covid ou pas complètement (sans rappel).

Les enfants de moins de 12 ans positifs au Covid doivent s’isoler pendant 7 jours mais peuvent réduire leur isolement à 5 jours s’ils ont un test antigénique ou PCR négatif et s’ils n’ont plus de symptômes Covid depuis 48 heures. Dans tous les cas, le respect des gestes barrières (port du masque et mesures d’hygiène) est à respecter les 7 jours suivant la sortie d’isolement du cas positif.

Que faire si on est positif au Covid et non vacciné ?

Quand on est positif au Covid et non vacciné, l’isolement est plus long : 10 jours ou 7 jours si on refait un test qui est négatif au terme de ce délai.

Puis-je travailler si je suis positif au Covid ?

Les consignes qui s’appliquent au travail sont les mêmes qu’ailleurs :

  • Un salarié positif à la Covid vacciné doit s’isoler pendant 7 jours mais peut réduire son isolement à 5 jours s’il a un test antigénique ou PCR négatif et s’il n’a plus de symptômes Covid depuis 48 heures.
  • Un salarié positif à la Covid non vacciné contre le Covid doit s’isoler pendant 10 jours mais peut réduire son isolement à 7 jours si elle a un test antigénique ou PCR négatif et si elle n’a plus de symptômes Covid depuis 48 heures.

Il est possible de télétravailler pendant l’isolement si on est positif au Covid, si on le souhaite et en accord avec l’employeur.

Peut-on avoir un arrêt de travail si on est positif au Covid ? 

Oui une personne positive au Covid peut bénéficier d’un arrêt de travail si elle ne peut pas télétravailler ou, si elle le peut, mais que son état de santé ne lui en donne pas la possibilité. La durée de cet arrêt de travail dépend de la durée de son isolement (10 jours si vous n’êtes pas vacciné ou 7 jours si vous êtes vacciné). 

Si votre état de santé nécessite un arrêt de travail plus long, vous devrez consulter votre médecin pour qu’il évalue le besoin et vous prescrive la prolongation de cet arrêt de travail. Pour demander un arrêt de travail, aller sur Ameli.fr.

Merci au Dr Thierry Prazuck, infectiologue et chef du service de maladies infectieuses de l’Hôpital d’Orléans. Propos recueillis en novembre 2021.


Source : JDF Santé

Test Covid et grippe : c'est quoi, prix, où le faire, en pharmacie ?

Test Covid et grippe : c'est quoi, prix, où le faire, en pharmacie ?

Des tests antigéniques combinés dits « multiplex » permettent désormais de détecter le Covid-19 et la grippe en même temps pour faciliter le diagnostic et améliorer la prise en charge. La période hivernale marque le retour des virus comme la grippe dont les symptômes ressemblent souvent à ceux du Covid. « Les signes cliniques des infections respiratoires hivernales, de la grippe particulièrement, et ceux du Covid-19 sont similaires ; aucun symptôme n’est spécifique. Il est alors difficile de faire un diagnostic différentiel grippe/Covid-19 pendant la période de co-circulation de ces virus sans réaliser des tests diagnostiques virologiques » rappelait la Haute Autorité de Santé (HAS) en 2020. Le test combiné grippe/Covid est disponible en pharmacie ou chez certains médecins. « C’est un vrai progrès, cela permet de prescrire moins d’antibiotiques et de le justifier auprès du patient. C’est un excellent outil d’éducation thérapeutique » a défendu Jean-Paul Hamon, le président d’honneur de la Fédération des médecins de France, au Journal Du Dimanche le 1er janvier 2023. L’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) demande par ailleurs « avec insistance » à la HAS qu’elle se positionne sur la réalisation et la prise en charge des tests combinés Grippe/Covid/VRS (bronchiolite) pour répondre à l’urgence de la triple épidémie. On fait le point sur le test multiplex.

C’est quoi le test Covid et grippe ?

Pour diagnostiquer la grippe ou le Covid, on peut faire des tests PCR unitaires ciblant chacun des différents virus. Actuellement, plusieurs types de tests diagnostiquent le Covid-19 par une recherche de l’ARN sur prélèvement nasopharyngé, salivaire, ou oropharyngé, ou par une recherche d’antigène du SARS-CoV-2 (test antigénique) sur prélèvement nasopharyngé. Le diagnostic de la grippe est le plus souvent clinique. Le test de recherche d’antigène des virus de la grippe (influenza virus de type A et B) est déjà utilisé dans la pratique courante et pris en charge par l’Assurance maladie, « mais sa sensibilité est faible chez l’adulte, pouvant être à moins de 60 % entre 70 à 90 % chez les enfants » précise la HAS. Il est maintenant possible de faire un test antigénique permettant de détecter le Covid-19 et la grippe lors du même prélèvement (même écouvillon nasal), analysé ensuite avec la technique PCR. Le test combiné dit multiplex détecte l’antigène de la grippe A (y compris le sous-type H1N1), de la grippe B et/ou du Sars-Cov-2. A la différence des tests unitaires, le test multiplex permet de détecter plusieurs agents pathogènes cibles à partir du même prélèvement. En 15 à 30 minutes, le patient obtient le résultat. Divers types de prélèvements peuvent être utilisés pour réaliser ces tests, le plus commun étant l’écouvillonnage nasopharyngé. 

Pour qui ? 

A date, la HAS préconise l’utilisation des tests multiplex « chez les adultes hospitalisés ou arrivant aux urgences, les résidents en EHPAD et les jeunes enfants. Chez les autres personnes, l’identification du virus des virus hivernaux n’ayant pas de conséquences sur la prise en charge qui repose sur le traitement des symptômes et le suivi de l’évolution de la maladie, l’utilisation de ces tests est inutile. Seul un test de détection du SARS-CoV-2 est alors indiqué« . Les praticiens attendent le feu vert du ministère de la Santé pour les généraliser. 

Où acheter le test Covid et grippe ?

Le test multiplex Covid et grippe est en vente libre dans certaines pharmacies, toutes ne le proposent pas.

Peut-on faire un test Covid et grippe en pharmacie ?

Oui, les tests combinés Grippe et Covid sont réalisables dans les pharmacies qui le proposent (toute ne le font pas) avec ou sans ordonnance. Le résultat est donné en 30 minutes maximum. Ils peuvent aussi être réalisés directement par le médecin lors de la consultation. 

Quels laboratoires commercialisent le test Covid et grippe ?

Plusieurs laboratoires commercialisent des tests multiplex : Biron, AAZ, Toda Pharma, Roche etc. « Le prélèvement est le même, c’est du mucus nasal qu’on va récupérer, et qu’on ne va pas seulement faire migrer sur une bandelette qui va détecter les antigènes du Covid, mais aussi les antigènes de la grippe » a indiqué Fabien Larue, directeur du laboratoire AAZ à Franceinfo le 2 janvier.

Le test ne permet pas de savoir si le patient est contaminant.

Quelle est la fiabilité du test Covid et grippe ?

Selon le laboratoire français Toda Pharma, leur test multiplex présente un taux de précision de 98,9% pour le Covid-19, de 99,9% pour la grippe A et de 99% pour la grippe B. « Le test multiplex est un test qualitatif, ne permettant pas de déterminer à quelle phase de l’infection le patient se situe, ni de statuer si le patient est contaminant. Cependant, il permet de détecter la présence d’agents pathogènes même avec une charge virale peu élevée comme c’est le cas en début ou à la fin d’une infection mais également les agents pathogènes d’une infection asymptomatique » précise la HAS. « L’avantage principal des tests multiplex est de pouvoir rechercher plusieurs agents infectieux en même temps avec un seul prélèvement. Un des inconvénients pourrait être l’interprétation des résultats positifs à plusieurs agents pathogènes, notamment chez des patients immunodéprimés qui ont une excrétion virale prolongée qui serait non détectable par la culture virale, ainsi que chez les enfants, les virus respiratoires étant souvent présents de manière asymptomatique » nuance l’autorité.

Interprétation des résultats d'un test multiplex covid et grippe
Interprétation des résultats d’un test multiplex Covid et grippe © Laboratoire Roche

Faut-il une ordonnance pour le test Covid et grippe ?

« Les tests combinés grippe/Covid sont réalisables dans les pharmacies qui les proposent avec ou sans ordonnance«  indique Laura Fonteneau, pharmacienne.

Quel est le prix du test Covid et grippe ?

Le prix du test Covid et grippe dépend des pharmacies. « Les tests de dépistage de la grippe n’étant pas remboursés, les tests combinés peuvent avoir des prix d’achat variables par les pharmaciens selon les marques, conditions d’achat etc et donc des tarifs variables pour les patients » souligne Laura Fonteneau.

Le test Covid et grippe est-il remboursé ?

« Là encore, tout dépend des pharmacies, il n’y a pas de règles fixes » indique Laura Fonteaneau. Les tests de dépistage de la grippe ne sont pas remboursés. « Dans certaines situations, les tests covid étant remboursés, si le pharmacien réalise un test combiné grippe/Covid, il pourra être pris en charge mais uniquement sur la base de remboursement du test Covid » soutient la pharmacienne. « Selon les pharmacies qui les proposent (tarif libre), certaines ne factureront rien de plus au patient si le pharmacien s’y retrouve financièrement, ou bien si le test combiné est trop cher à l’achat pour le pharmacien, il pourra y avoir un reste à charge pour le patient » ajoute Laura Fonteneau. 
Merci à Laura Fonteneau, pharmacienne.

Source : Distinguer la grippe de la COVID-19 : dans quelles situations et avec quels tests ? HAS, 21 octobre 2020


Source : JDF Santé