9 Jan 2023 | JDF Santé
Définition : c’est quoi l’Allocation Invalidité Temporaire (AIT) ?
L’allocation invalidité temporaire, ou AIT, est une somme versée à un fonctionnaire lorsque celui-ci est temporairement dans l’incapacité physique de travailler. Elle est allouée en remplacement de ses rémunérations. Son montant dépend de la gravité de la maladie. Elle est versée pour une durée de 6 mois. Toutefois, la demande est renouvelable.
Qui peut bénéficier de l’AIT ?
Pour bénéficier de cette allocation, il faut réunir plusieurs conditions :
- Etre salarié de la Fonction Publique (Fonctionnaire)
- Etre atteint d’une invalidité réduisant la capacité de travail au moins des 2/3 et empêchant de reprendre ses fonctions.
- Ne plus percevoir de rémunération
- Ne plus avoir droit à congé maladie ou aux indemnités journalières de maladie (indemnité de coordination).
- Ne pas être en retraite
Dans un premier temps, vous devez faire une demande de reconnaissance de votre état d’invalidité auprès de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de votre lieu de travail. La demande doit être faite :
- soit à la date d’expiration de vos droits à congé de maladie rémunéré (ou à indemnités journalières de maladie),
- soit à la date où votre blessure ne peut plus évoluer et prend donc un caractère permanent, ou de stabilisation de votre état de santé.
Une fois votre demande faite, la CPAM la transmet, accompagnée de son avis, à votre employeur qui saisit la Commission de réforme. Cette instance, composée de médecins, se charge de se prononcer sur la détermination et la reconnaissance de l’invalidité ainsi que l’attribution de l’AIT.
La commission de réforme détermine le caractère de l’invalidité et classe le demandeur dans l’un des 3 groupes suivants :
- 1er groupe : invalide capable d’exercer une activité rémunérée
- 2e groupe : invalide absolument incapable d’exercer une profession quelconque
- 3e groupe : invalide absolument incapable d’exercer une profession et dans l’obligation de recourir à l’assistance d’une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la vie
Quel est le montant de l’AIT en 2023 ?
Il dépend du groupe dans lequel le demandeur est classé. Ainsi :
► Si vous appartenez au 1er groupe : l’AIT est égale à 30 % du dernier traitement indiciaire, des primes et indemnités + 30 % de l’indemnité de résidence + la totalité du supplément familial de traitement (SFT). La somme de ces éléments ne peut pas dépasser 1 099,80 € par mois.
► Si vous appartenez au 2ème groupe : l’allocation est égale à 50 % du dernier traitement indiciaire, primes et indemnités + 50 % de l’indemnité de résidence + la totalité du supplément familial de traitement (SFT). La somme de ces éléments ne peut pas dépasser 1 833 € par mois.
► Si vous appartenez au 3ème groupe : L’allocation est égale à la somme des éléments précédents majorée de 40 % (sauf en cas d’hospitalisation). La somme de ces éléments ne peut pas dépasser 1 833 € par mois.
Elle est versée chaque mois par votre employeur.
Dans quels cas s’arrête le versement de l’AIT ?
Elle prend fin si vous reprenez vos fonctions, si vous êtes mis à la retraite pour invalidité et si vous avez atteint l’âge minimum de la retraite.
Source : Site du Service Public
Source : JDF Santé
9 Jan 2023 | JDF Santé
L’allocation ALD permet une totale prise en charge par l’Assurance Maladie des soins apportés à une personne souffrant d’une maladie chronique reconnue comme affection longue durée. Il faut être âgé de plus de 20 ans pour en bénéficier. Quelles sont les autres conditions ? Comment faire la demande ?
Définition : c’est quoi l’allocation ALD ?
L’allocation d’Affection Longue Durée (ALD) est à destination de toutes personnes souffrant d’une maladie chronique et/ou grave. Les frais des soins de santé inhérent à cette maladie sont alors pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie. En revanche, les soins nécessaires pour d’autres éventuelles maladies ne sont, eux, pas couverts à 100 %.
Quelles sont les ALD ?
La liste comprend 30 maladies :
- Accident vasculaire cérébral invalidant.
- Aplasie médullaire et autres cytopénies chroniques.
- Artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques.
- Bilharziose compliquée.
- Insuffisance cardiaque grave, cardiopathies valvulaires graves, troubles du rythme graves, cardiopathies congénitales graves.
- Maladies chroniques actives du foie et cirrhoses.
- Déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, infection par le virus de l’immuno-déficience humaine (VIH).
- Diabète de type 1 et diabète de type 2.
- Formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie), épilepsie grave.
- Hémoglobinopathies, hémolyses, chroniques constitutionnelles et acquises sévères.
- Hémophilies et affections constitutionnelles de l’hémostase graves.
- Infarctus coronaire.
- Insuffisance respiratoire chronique grave.
- Maladie d’Alzheimer et autres démences.
- Maladie de Parkinson.
- Maladies métaboliques héréditaires nécessitant un traitement prolongé spécialisé.
- Mucoviscidose.
- Néphropathie chronique grave et syndrome néphrotique primitif.
- Paraplégie.
- Périarthrite noueuse, lupus érythémateux aigu disséminé, sclérodermie généralisée évolutive.
- Polyarthrite rhumatoïde évolutive grave.
- Affections psychiatriques de longue durée.
- Rectocolite hémorragique et maladie de Crohn évolutives.
- Sclérose en plaques.
- Scoliose structurale évolutive (dont l’angle est égal ou supérieur à 25 degrés) jusqu’à maturation rachidienne.
- Spondylarthrite ankylosante grave.
- Suites de transplantation d’organe.
- Tuberculose active, lèpre.
- Tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique.
A cette liste, s’ajoute : les formes graves d’une maladie ne figurant pas sur la liste des ALD 30, mais qui nécessitent un traitement prolongé d’une durée prévisible supérieure à 6 mois et une thérapeutique particulièrement coûteuse. Cette liste s’appelle ALD 31 et comprend notamment les cas de malformation congénitale des membres, d’épisodes d’embolies pulmonaires à répétition, de maladie de Paget, d’une dégénérescence maculaire liée a l’âge (DMLA), d’un asthme…. Plusieurs affections entraînant un état pathologique invalidant nécessitant des soins continus d’une durée prévisible supérieure à six mois. Elles font partie d’une liste ALD 32. Cela concerne les personnes atteintes de « polypathologies », c’est à dire souffrant de plusieurs affections entrainant un état pathologique invalidant : par exemple, une personne atteinte de cécité qui souffre également des séquelles d’une fracture de hanche la limitant dans ses déplacements, une personne atteinte de polyarthrose et d’incontinence urinaire…
Quelles sont les conditions pour en bénéficier ?
Les critères sont :
- Etre atteint d’une maladie figurant sur les listes ALD 30, ALD 31 ou ALD 32
- Etre âgé de plus de 20 ans
Quel est le montant des allocations ALD ?
La CPAM rembourse les frais médicaux à hauteur de 100% de la base de remboursement de la Sécurité Sociale.
Une allocation ALD ouvre droit à une exonération du ticket modérateur. Cela signifie que le patient bénéficie d’une prise en charge à 100% par l’Assurance maladie. Concrètement : la CPAM rembourse les frais médicaux à hauteur de 100% de la base de remboursement de la Sécurité Sociale. Pour toutes les consultations de médecin de secteur 1, aucun frais n’est à régler
Il est tout d’abord nécessaire de s’adresser au médecin traitant qui décrétera la maladie comme chronique et/ou grave. C’est lui qui se chargera d’envoyer la demande de prise en charge à la Caisse d’Assurance Maladie de l’assuré. Un document est envoyé au patient afin de l’avertir de l’obtention de l’allocation. Il doit alors mettre à jour sa carte vitale et présenter le document reçu aux médecins qu’il est amené à consulter dans le cadre de son ALD.
Sources : Assurance maladie / APAMAD
Source : JDF Santé
9 Jan 2023 | JDF Santé
Si vous êtes invalide et que vous n’avez pas l’âge d’obtenir l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), vous pouvez demander obtenir l’Allocation supplémentaire d’invalidité (Asi). Le montant varie en fonction de si vous êtes seul ou en couple. Conditions et montants 2023.
Définition : qu’est ce que l’allocation supplémentaire d’invalidité ?
Il s’agit d’une allocation versée aux personnes en situation de handicap et âgé de moins de 65 ans. Elle permet de compléter des revenus modestes. Elle est versée par la Caisse d’Assurance Maladie ou, si vous dépendez du régime agricole, par la MSA.
Quelles sont les conditions pour en bénéficier ?
- Etre titulaire d’une pension d’invalidité
- Etre titulaire d’une pension de retraite anticipée en raison d’une invalidité d’au moins 50 %
- Etre atteint d’une maladie entrainant une invalidité réduisant vos capacités de travail ou vos gains d’au moins 2/3
- Etre âgé de moins de 65 ans
- Résider en France
- Percevoir un revenu inférieur à 846,98 € mensuel si vous vivez seul, à 1482,21 € par mois si vous êtes en couple
Cette allocation n’est pas attribuée de manière automatique, il faut en faire la demande. La démarche diffère en fonction du régime de protection sociale du demandeur :
► S’il relève du régime général de la Sécurité Sociale, le demandeur doit en faire la demande auprès de la CPAM s’il perçoit une pension d’invalidité ou de sa caisse de retraite s’il touche une pension de retraite anticipée.
►S’il relève du régime agricole, il doit s’adresser à la Mutualité Sociale Agricole (MSA).
Quel est le montant de l’ASI en 2023 ?
► Si vous êtes seul, vous pouvez prétendre à percevoir 846,89 € par mois, maximum.
► Si vous êtes en couple, mais que seul l’un des deux touche l’Asi, le montant est de 549,78 € par mois maximum.
► Si vous êtes en couple et que les deux personnes ont droit à l’ASI, le montant s’élève à 1 482,98 € par mois au maximum. Le montant est alors versé par moitié à chacun des membres du couple.
L’Asi est versée à compter du 1er jour du mois qui suit la date de réception de votre demande. Le montant du revenu maximum est revalorisé chaque 1er avril.
Le montant est ajusté afin de combler la différence entre vos revenus et la somme maximale délivrée par l’ASI.
Le montant de l’allocation varie en fonction de votre situation matrimoniale (personne seule ou en couple) et des ressources perçues (revenus professionnels et ceux de votre conjoint, pensions de retraite, pension d’invalidité, pension alimentaire, allocation aux adultes handicapés) car il est ajusté afin de combler la différence entre vos revenus et la somme maximale délivrée par l’Asi. Ainsi, si vous êtes seul et que vos revenus s’élèvent à 500 €, le montant versé au titre de l’Asi sera de 846,89 € – 500 € = 346,89 € mensuel. Si les revenus de votre couple s’élèvent à 1000 € par mois, le montant perçu pour les 2 personnes sera de : 1 482,98 € – 1000 € = 482,98 € mensuel. Vos ressources sont calculées sur vos revenus des trois derniers mois. S’ils dépassent le montant maximum, ce sont alors ceux des 12 derniers mois qui sont pris en compte.
A savoir : le versement de cette allocation s’arrête si vous quittez la France. N’oubliez pas d’avertir votre caisse de retraite de votre déménagement. Dès que le bénéficiaire de l’Asi atteint l’âge de retraite, l’Asi n’est plus versée. 4 mois avant sa date anniversaire, il lui sera formulée de faire une demande d’Aspa.
Peut on cumuler l’ASI et l’AAH ?
Si vous êtes en situation de handicap, l’allocation aux adultes handicapés (AAH) peut vous garantir un revenu minimal.
Si la pension d’invalidité est cumulable avec l’AAH, il n’est en revanche pas possible de cumuler l’Allocation Supplémentaire d’Invalidité et l’AAH.
Sources : Site du Service-Public et Site Mes Allocs.
Source : JDF Santé
9 Jan 2023 | JDF Santé
Quelle est la définition de phallus ?
« Le terme phallus désigne l’organe sexuel masculin ; on l’appelle pénis ou verge« , explique le Dr Victor Soulier, chirurgien urologue et sexologue. Il peut être au repos (on parle aussi d’état flaccide) ou rigide lorsqu’il entre en érection. « L’érection est un phénomène physiologique par lequel l’organe sexuel masculin s’élargit, s’allonge en devenant rigide, par un afflux sanguin au niveau des corps érectiles (corps caverneux et spongieux)« . L’extrémité supérieure du pénis est aussi appelée le gland, qui est recouvert par le prépuce (repli cutané). « A son extrémité, se trouve le méat urinaire urétral, par lequel peut s’écouler l’urine au moment de la miction ou le sperme lors de l’éjaculation« , détaille le Dr Soulier. En dessous du gland, se situe le corps du pénis. « Formé de tissus érectiles, il contient de nombreux vaisseaux sanguins artériels et veineux« . On y retrouve :
► Le corps spongieux qui entoure l’urètre (canal urinaire) et qui se termine par le gland. C’est un corps érectile accessoire.
► Les deux corps caverneux ; « ce sont les corps érectiles principaux, entourés d’une enveloppe élastique (l’albuginée) qui permet allongement et augmentation de volume lors de l’érection. En cas d’excitation, ces corps érectiles vont se remplir de sang, ce qui va permettre la rigidité« . Au moment de l’éjaculation, le sperme est évacué par l’urètre. « Les corps caverneux sont solidement attachés à l’os iliaque (os du bassin), pour permettre une bonne stabilité du pénis lors des rapports sexuels pénétrants« . Plusieurs muscles entourent les corps caverneux et spongieux : les muscles bulbo-spongieux et bulbo caverneux, qui se contractent au cours de l’orgasme, participant à l’éjaculation. « Le spécialiste du pénis est l’urologue, mais la plupart des médecins généralistes sont à l’aise avec la plupart des maladies touchant le pénis« , rappelle notre interlocuteur.
Que symbolise le phallus ?
Le phallus est attaché à une forte valeur symbolique depuis de nombreux siècles. « Ainsi on le retrouve représenté dans de nombreux dessins, peintures, sculptures, ouvrages, représentations au travers des âges et périodes de l’Histoire, détaille Julie Condemine. Il est souvent un symbole de la libido, de la puissance et renvoie à la virilité et à la fécondité. On parle d’ailleurs d' »impuissance » lorsque certains troubles rendent l’érection difficile« .
Que signifie le phallus en psychanalyse ?
En psychanalyse, il est un élément symbolique de construction du sujet. « Ce pouvoir se manifeste à travers nos désirs et leurs accomplissements qui pourraient nous amener à une satisfaction intense et jouissive de réalisation de soi, précise Gwennaëlle Deroost, sexothérapeuthe. Ce qui signifie que la représentation phallique est subjective puisqu’elle est individuelle et propre à chacun.e . De plus, ce désir phallique donc de puissance est souvent inconsciemment né de besoins manquants d’affirmation de soi (ou de frustration) depuis l’enfance (tel que le complexe d’Œdipe) ». Ce besoin de puissance et d’affirmation de soi s’appuie aussi sur la représentation de la réalité de chacun.e à se percevoir et s’inclure dans la société. « Ce que j’appelle » le feu intérieur » dans lequel on sent ce grand désir d’exprimer sa puissance au monde, sa démarcation personnelle. Une fois accompli, ce pouvoir de réalisation se traduit alors par un sentiment de toute puissance, de se sentir vivant.e et présent.e sur cette terre. Notre phallus est alors bien érigé ». Cependant, ce vouloir de puissance peut être complètement aveuglé, surdimensionné ou au contraire diminué. « Cela entraîne alors des déséquilibres relationnels ou des dérives comportementales se manifestant notamment par des relations affectives, intimes, sexuelles, professionnelles et personnelles dites « toxiques » ». Par exemple, « nous pouvons avoir un phallus :
► Blessé, castré, refoulé car nous n’arrivons pas à réaliser nos désirs et nous ne trouvons pas notre place, notre valeur dans notre vie, comment manifester notre puissance personnelle et la faire valider dans ce monde par manque de confiance/ d’estime de soi.
Frustré par ce sentiment d’insatisfaction après avoir accompli un désir car inconsciemment nous jugeons que nous ne méritions pas notre place sur cette terre et nous aurons tendance à auto-saboter nos victoires d’accomplissements personnels et réduire notre puissance personnelle.
► Ou au contraire, ce phallus peut-être ce que j’appelle narcissique, c’est-à-dire qui s’appuie sur une soif constante de quête de pouvoir par l’imposition autoritaire et violente de ses valeurs, de ses désirs frustrés sans prendre en compte l’altérité diminuant ainsi les personnes en face de soi pour assurer sa place sur cette terre« .
Toutes ces images de ces phallus en désharmonie sont le résultat des facteurs inconscients et perturbateurs de notre passé. « Pour comprendre tous ces jeux de pouvoir ou de non-réalisation de soi, l‘accompagnement psychologique et thérapeutique est primordial afin d’apporter de la conscience sur les enjeux inconscients et reprendre véritablement son pouvoir personnel« , conclut la sexothérapeute.
Dysfonctionnement du phallus et psychologie
Il faut distinguer plusieurs types de maladies :
- cutanées : phimosis (prépuce trop étroit), dermatoses, psoriasis, eczéma…
- infectieuses : certaines Infections Sexuellement Transmissibles (IST) peuvent donner aussi des lésions cutanées du pénis (syphilis, herpès…)
- tumorales : certaines tumeurs malignes peuvent toucher le pénis.
- traumatiques : le pénis peut se « fracturer« lors d’un choc ou d’une activité sexuelle traumatisante
Le pénis peut aussi être déformé en érection, soit de façon congénitale (courbure congénitale) ou de façon acquise, c’est la maladie de Lapeyronie. « Cette affection assez fréquente apparaît le plus souvent après 50 ans, qui peut toucher jusqu’à 8% des hommes. Elle peut faire suite à des microtraumatismes de la verge en érection, peut être favorisée par certaines maladies (diabète, HTA,). Le pénis peut alors se courber ou se déformer en érection ; cette pathologie est généralement associée à des douleurs en érection, un raccourcissement du pénis et des troubles de l’érection.
« Ces troubles peuvent gêner la sexualité et impacter la vie intime masculine »
Elle peut également toucher des patients beaucoup plus jeunes« . La dysfonction érectile : Il s’agit d’une incapacité répétée à obtenir ou à maintenir une érection depuis plus de 3 mois ; elle est à distinguer de la simple « panne » d’érection. « Elle peut avoir une cause physiologique et/ou psychologique. Elle permet parfois de découvrir d’autres maladies cardio-vasculaires qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital (ex : maladies coronariennes) ». Une autre maladie peut toucher le pénis lorsque l’érection ne disparaît pas spontanément : c’est le priapisme. « Ce terme est employé pour désigner une érection prolongée et douloureuse (plus de 3h) entraînant une ischémie de la verge. Le sang ne pouvant plus circuler, les tissus érectiles peuvent être lésés et devenir fibreux au-delà de 36H d’érection« . C’est une urgence chirurgicale. Les facteurs favorisants sont multiples : prise médicamenteuses (ex : médicament favorisant l’érection), maladie génétique (drépanocytose), certaines hémopathies (leucémie…). Non traitée rapidement, elle peut avoir des conséquences graves sur la vie sexuelle. L’éjaculation peut aussi être perturbée. « Si elle est trop rapide (<30 secondes) on parle d’éjaculation prématurée ; si elle est trop tardive (>30 minutes) on parle d’éjaculation retardée, ajoute Julie Condemine, sage-femme et sexologue. Ces troubles peuvent gêner la sexualité et impacter la vie intime masculine« . Dépistés, on peut proposer une prise en charge médicale et sexologique pour ce genre de problèmes.
Merci au Dr Victor Soulier, chirurgien urologue et sexologue à Saint-Etienne, à Mme Julie Condemine, sage-femme et sexologue à Saint-Étienne, et à Gwennaëlle Deroost, sexothérapeute à Lille et membre du comité Psychologue.net.
Source : JDF Santé
9 Jan 2023 | JDF Santé
Depuis le 6 janvier 2023, des lots de préservatifs masculins sont retirés du marché parce que les boîtes affichent sur leur étiquette une date de péremption de cinq ans, alors que les préservatifs ne sont valables que trois ans informe le site officiel Rappel Conso. Le risque principal de l’utilisation du produit au-delà de la date de péremption (de 3 ans) est une rupture du préservatif lors de rapports sexuels pouvant conduire à une grossesse non désirée ou une infection sexuellement transmissible (IST). Les lots concernés sont :
- les boîtes « Manix Contact Aloe » de 14 préservatifs
- les boîtes « Manix Total Bliss » de 12 préservatifs
« Une étude a montré que le produit n’a pas résisté au test lors de la 4ème année d’étude, ce qui nous fait donc réduire la durée de conservation de 5 à 3 ans. L’étiquetage actuel indique une durée de conservation de 5 ans, qui, selon les nouvelles données obtenues, devrait être de 3 ans » indique l’Agence nationale de sécurité du médicaments et des produits de santé (ANSM). Ces produits ont été vendus en pharmacie ou en ligne sur Amazon (liste complète des points de vente) entre le 1er avril 2020 et le 31 mai 2022. Ils ne doivent pas être utilisés après avril 2023. Au-delà de cette date, les clients sont appelés à ne plus utiliser le produit, le rapporter au point de vente ou le détruire, et contacter le service consommateur pour obtenir un remboursement ou un échange. Le rappel prendra fin le dimanche 30 avril 2023.
Sources :
– Rappel Conso gouv, 6 janvier 2023
– Préservatifs masculins Manix Contact Aloe et Manix Total Bliss – Suretex, ANSM, 3 janvier 2023
Source : JDF Santé
9 Jan 2023 | JDF Santé
Un choc septique est provoqué par une infection rare mais grave causée le plus souvent par une bactérie appelée « staphylocoque doré« . L’utilisation de tampons ou de serviettes hygiéniques prolongée est une des causes reconnues de choc septique chez les femmes. Les patients qui survivent au choc septique risquent de lourdes séquelles, dont l’amputation pour les cas les plus graves. Qu’est-ce qui peut provoquer un choc septique ? Quels sont les signes ? Et les traitements ?
C’est quoi un choc septique ?
Le choc septique correspond à une défaillance circulatoire aiguë se manifestant par une diminution brutale de la tension artérielle, provoquée par une infection bactérienne le plus fréquemment, mais parfois virale ou fongique (levures). Il s’agit de la forme la clinique la plus sévère de l’infection chez l’Homme. « Le choc septique est provoqué par la présence de micro-organismes infectieux dans le sang (septicémie) ou dans des tissus habituellement stériles (poumon, urines…), précise le Dr Nicolas Devos, anesthésiste réanimateur. Le pronostic vital peut être rapidement engagé d’où l’urgence thérapeutique. »
Causes : qu’est-ce qui peut provoquer un choc septique ?
La physiopathologie du choc septique est complexe. « En réponse à une infection, l’organisme déclenche une réaction inflammatoire de défense importante voire « excessive » dont les conséquences immédiates sont la défaillance circulatoire aiguë », détaille notre médecin. L’infection initiale va provoquer une hypotension (par vasodilatation et augmentation de la perméabilité des vaisseaux). Ainsi, les organes vont être inégalement alimentés en sang. Cela se traduit par la dysfonction de certains organes et l’apparition des troubles circulatoires caractéristiques d’un choc septique. Le syndrome du choc toxique (SCT) est une maladie infectieuse rare mais grave, causée le plus souvent par une bactérie appelée le « staphylocoque doré« . Dans la majorité des cas, cette bactérie n’est pas dangereuse. Mais chez certaines personnes prédisposées, à faible immunité, la bactérie peut se multiplier, engendrant alors une infection et fabriquant des toxines. La principale cause d’un syndrome du choc toxique menstruel est l’utilisation de tampons vaginaux ou de couches menstruelles sur une trop longue période (plus de 4 à 6 heures). En effet, pendant les règles, le pH du vagin change. Il devient alcalin (moins acide). Or, ce milieu représente un milieu de culture favorable pour le staphylocoque doré. Ainsi, si le sang stagne trop longtemps dans le vagin, la bactérie peut se développer et provoquer l’infection.
Quels sont les symptômes d’un choc septique ?
Un choc septique entraîne une hypotension artérielle, survenant de manière brutale chez une personne présentant une température supérieure à 38,5, mais également parfois chez des patients en hypothermie avec une température inférieure à 35 degrés. Surviennent également une pâleur, des frissons, une tachycardie, une accélération du rythme respiratoire, une diminution de la quantité d’urine émise, une froideur et une cyanose des extrémités, des troubles de la conscience voire un coma. D’autres signes sont en faveur de l’origine septique du choc comme des frissons, une fièvre ou au contraire une hypothermie ou une infection qui a été identifiée ou suspectée.
« Le diagnostic du choc septique est effectué en associant un tableau clinique d’infection et une hypotension artérielle sévère témoin de la défaillance circulatoire aiguë » ajoute notre interlocuteur. Des prélèvements sanguins sont réalisés et le sang est mis en culture (hémocultures) pour identifier la bactérie en cause.
Quels sont les traitements d’un choc septique ?
Un patient atteint de choc septique doit être pris en charge en urgence dans un service de soins intensifs. Le traitement dépend de la nature, de la cause et de l’intensité du choc septique. Dans un premier temps, le médecin dispense des perfusions pour augmenter le volume circulant dans les vaisseaux sanguins. « Si ce remplissage est insuffisant, on peut avoir recours à d’autres médicaments de l’urgence la noradrénaline ou l’adrénaline, précise le Dr Devos. En cas de défaillance respiratoire associée, le patient pourra être placé sous assistance ventilatoire artificielle. » Parallèlement, on administre en urgence au patient des antibiotiques, traitement qui sera secondairement adapté en fonction du germe identifié sur les hémocultures.
Quelles sont les conséquences d’un choc septique ?
Plus l’infection est traitée rapidement, plus le malade a des chances de survivre. Si elle est prise en charge tardivement, les conséquences peuvent être graves. Par exemple, elle peut dégénérer en gangrène et conduire à une amputation.
Quelles sont les séquelles neurologiques après un choc septique ?
Malgré les progrès de la recherche, les patients qui ont survécu au choc septique sont victimes de séquelles essentiellement cognitives et neuropsychologiques. La place du psychologue et le travail en interdisciplinarité sont par conséquent prépondérants pour accompagner au mieux les patients et leur famille.
« Tout tableau infectieux sévère avec manifestions générales sévères (fièvre >40° avec frissons, hypotension artérielle) est une urgence thérapeutique et doit être prise en charge en milieu spécialisé » insiste notre spécialiste. Un diagnostic et une prise en charge efficace améliorent de manière plus qu’importante le pronostic. L’infection bactérienne doit être prise en charge en urgence en milieu hospitalier afin de débuter un traitement antibiotique le plus rapidement possible. D’autre part, il faut redoubler de vigilance en salle d’opération avec une asepsie stricte et le respect de règles d’hygiène élémentaires.
Merci au Dr Nicolas Devos, Anesthésiste réanimateur à la Clinique de l’Europe à Rouen (Groupe Vivalto Santé).
Source : JDF Santé