Manipulation, culpabilisation, emprise, domination, rabaissement, jalousie… Parfois, une amitié apporte de moins en moins d’épanouissement, devient malsaine voire toxique. Comment reconnaître une telle relation ? Que signifie-t-elle ? Faut-il mettre un terme à l’amitié ou essayer de la sauver ?
Définition : c’est quoi une amitié toxique ?
Par définition, l’amitié est un sentiment réciproque d’affection et de sympathie entre deux personnes n’appartenant pas à la même famille et n’étant pas en couple. Bienveillance, attachement mutuel, écoute et entraide sont donc par essence les bases d’une amitié. « Une relation d’amitié doit être équilibrée et permettre à chacun de s’épanouir sans se sentir prisonnier ou contraint« , explique d’emblée Virginie Bapt, psychothérapeute et psychanalyste. En revanche, lorsque elle devient malveillante, angoissante, basée sur la culpabilité, la jalousie ou l’envie, la relation n’est plus saine et peut même devenir toxique. « Globalement, on peut dire qu’une amitié est toxique quand elle entraîne, ce qu’on appelle en analyse transactionnelle, des jeux psychologiques qui concourent toujours au même but : jouer avec l’autre pour en retirer toujours le même résultat, un résultat souvent négatif », précise l’experte.
Comment faire la différence entre une amitié malsaine ou toxique ?
Une amitié peut être déséquilibrée sans être forcément toxique. C’est le cas quand :
► Vous êtes confrontée au triangle de Karpman, l’un des jeux psychologiques les plus connus. On le retrouve dans la plupart des échanges humains, à des degrés divers, et parfois à la base d’une amitié. Dans ce triangle, il y a trois rôles : la victime, le bourreau et le sauveteur. Le principe est simple : Un(e) de vos amis(es) se considère tout le temps comme une victime et se positionne comme inférieure. Il/Elle peut dire des phrases du type « Tu ne penses jamais à moi ». « Tu n’es pas là pour moi ». « Tu es égoïste« . Au bout d’un moment, vous en avez marre et vous l’envoyez paître : vous devenez alors son bourreau. Puis, vous en avez pitié et devenez son sauveteur. Ainsi de suite. « Je ne qualifierai pas ces amitiés de « toxiques », mais plutôt de « stériles ». Sans être destructrices, ces amitiés n’aident pas à évoluer, ni à grandir. Elles ne sont, à mon sens, faites que pour « passer le temps » et ne pas se sentir seul« , nuance notre interlocutrice.
► De la même façon, un(e) ami(e) qui parle toujours de lui/d’elle, mais qui ne prête aucune attention à vos difficultés n’est pas forcément révélateur d’une amitié toxique, mais plutôt d’une amitié déséquilibrée et non basée sur la réciprocité.
► Enfin, une personne qui vous vient tout le temps en aide sans sollicitude, qui répond aux moindres de vos désirs comme si vous étiez incapable d’y répondre par vous-même et qui a l’impression que tout cela garantit votre amitié, joue également à un jeu psychologique. « Vous pouvez très bien y trouver votre compte et maintenir cette amitié, mais il faut avoir conscience des enjeux et des éventuelles dérives, prévient la psychothérapeute. Dès qu’on n’a plus conscience de ce jeu psychologique, c’est là que la relation devient toxique. »
Signes : comment reconnaître une amitié toxique ?
Une amitié devient toxique quand :
► Elle génère de l’angoisse : « Concrètement, vous vous sentez mal sans savoir pourquoi, vous avez la boule au ventre lorsque vous avez rendez-vous avec votre ami(e), décrit Virginie Bapt. Généralement, les amitiés angoissantes sont générées par les profils pervers.«
► Elle est culpabilisante : « Vous avez le sentiment de ne jamais faire ce qu’il faudrait faire, ou de ne pas être à la hauteur de l’amitié, liste notre interlocutrice. Cette relation est généralement menée par des profils hystériques, des personnes éternellement insatisfaites qui ne cessent de vous reprocher quelque chose avec théâtralisme et exagération. Pourtant, il est difficile de mettre des frontières avec elles car ce sont des personnes souvent attachantes et en demande« . Cette « amitié » est souvent sans fin et sur le long terme, destructrice.
► Elle vous vide de votre énergie et génère un sentiment d’épuisement. C’est notamment ce qu’il se passe lorsqu’on fréquente des « vampires émotionnels ou vampires psychiques« . « Cette notion a d’ailleurs récemment été théorisée par le psychiatre Stéphane Clerget qui les définit comme des personnes qui ne sont absolument pas autonomes d’un point de vue émotionnel et qui vont par conséquent profiter d’autrui pour se sentir bien.Elles se nourrissent de nos énergies, de notre élan vital et de notre présence pour assouvir leur bien-être, mais n’apportent rien en retour« , décrit-elle.
« La personne toxique n’a pas les capacités pour écouter et se remettre en question »
Que faire et comment faire face à une amitié toxique ?
Dès qu’on ressent de l’angoisse, de la culpabilité ou un sentiment d’épuisement, il faut s’interroger. L’essentiel est d’en avoir conscience et de ne pas se mentir à soi-même. « On a le droit d’être impressionné par une personne, d’être flattée d’une amitié ou de se sentir redevable, et de rester dans la relation parce que nous l’avons décidé et non parce qu’on se sent prisonnier. Mais il ne faut pas oublier qu’on a le droit de choisir ses amitiés, contrairement à notre famille« . Vous êtes donc la seule personne à pouvoir choisir de maintenir l’amitié ou de couper les ponts. « L’amitié est extrêmement importante dans la vie, d’où la nécessité d’avoir des relations les plus saines et équilibrées possibles« , ajoute notre interlocutrice. Pour cela, les trois questions fondamentales à se poser sont :
Qu’est-ce que je décide de construire comme amitié ?
Qui ai-je envie d’avoir dans mon cercle amical ?
Qu’est-ce que j’ai envie de développer avec la personne ?
Dans certains cas, on a besoin d’une tierce personne ou d’une aide extérieure pour vraiment pouvoir se sortir d’une amitié toxique et ne plus être sous l’emprise de cette personne. Un travail psychologique est parfois nécessaire pour vous permettre d’identifier vos failles, de travailler sur elles et de mettre en place les réactions les plus appropriées.
Quand faut-il arrêter ou mettre fin à une amitié toxique ?
Lorsqu’on est dans un contexte d’amitié toxique, il est bien souvent inutile d’avoir une discussion avec la personne pour lui expliquer ce que vous lui reprochez. Et ce, même si vous le faites de manière douce et bienveillante. « Dans la majorité des cas, la personne « toxique » n’a pas les capacités ni les outils pour écouter et se remettre en question. Pire, elle risquerait de comprendre de travers, de rejeter la faute sur vous et d’essayer de vous blesser« , assure la spécialiste. Et si votre ami(e) utilise le chantage pour vous garder auprès de lui, ne cédez pas et n’entrez pas son jeu. « Il faut être deux pour jouer, à partir du moment où vous décidez de ne plus jouer, la personne en face n’a plus d’emprise sur vous« , rassure-t-elle en conclusion.
Merci à Virginie Bapt, psychothérapeute et psychanalyste.
Le DSM, ou manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, est un ouvrage de référence en psychiatrie, qui recueille toutes les spécificités cliniques des troubles mentaux, ainsi que les statistiques établies à leur sujet. Les informations, rassemblées par des psychiatres américains, sont régulièrement mises à jour depuis 1952, pour s’adapter aux évolutions en matière de psychiatrie et pour inclure les nouvelles statistiques. Le DSM ne se penche aucunement sur les origines des maladies. L’édition la plus récente du DSM (la 5ème) est parue en 2013 aux États-Unis et en 2015 en France.
Publié par l’Association Américaine de Psychiatrie (APA), le DSM propose une classification des troubles mentaux qui vise à aider les professionnels de la santé mentale dans leur pratique quotidienne. « C’est ainsi un véritable outil d’aide au diagnostic, à la compréhension et à la prise en charge des troubles psychiatriques. Utilisé par de nombreux professionnels de santé (psychiatres, psychologues, cliniciens, chercheurs, étudiants…), il favorise la reconnaissance des pathologies mentales dans le monde entier grâce à un langage commun dans la description de leurs caractéristiques. Le DSM assure également une meilleure communication entre le soignant et son patient puisque des mots sont mis sur ses maux », observe le Dr Gérard Macqueron.
La dernière édition du DSM est parue en 2013 aux États-Unis et en 2015 en France. Il s’agit de la cinquième version du manuel (DSM 5). Compatible avec la classification internationale des maladies de l’OMS (CIM), le DSM 5 présente de nombreuses améliorations. « Il décrit les troubles mentaux de façon systématique : caractéristiques diagnostiques, prévalence, évolution, facteurs de risque et pronostiques, questions diagnostiques liées à la culture ou au genre. Au-delà de la classification qu’il propose, il se veut également un outil de collecte et de diffusion de statistiques précises en santé publique sur la morbidité et la mortalité des troubles mentaux », peut-on lire sur le communiqué de presse de la maison d’édition Eslevier Masson du 17 juin 2015.
Le DSM 5 peut être utilisé par de nombreux professionnels de santé : psychiatres, psychologues, cliniciens, ergothérapeutes, personnel soignant, travailleurs sociaux. Ce manuel vise à les aider dans leur pratique quotidienne pour le diagnostic et la prise en charge des troubles mentaux, en favorisant un langage commun pour l’ensemble du corps médical. Les chercheurs et étudiants peuvent également être amenés à se référer au DSM 5 pour approfondir leurs recherches.
Source de débats scientifiques et théoriques depuis ses origines, le DSM-5 présente certaines limites. De nombreux psychiatres lui reprochent notamment de qualifier de maladies des comportements qui sont en réalité normaux, et de prôner la prescription de psychotropes au lieu de privilégier l’écoute du patient. L’inconvénient majeur du DSM est de faire entrer les sujets dans des cases et de poser des diagnostics à un instant T, sans prendre en compte leur histoire dans sa globalité. Des réactions caractéristiques comme la tristesse après le décès d’un proche sont ainsi étiquetées de pathologies, alors qu’elles résultent du processus normal de deuil. » En définitive, si ce manuel permet aux psychiatres du monde entier d’adopter un langage commun, il est primordial de ne pas poser de conclusion hâtive et définitive à l’issu d’un épisode psychiatrique afin de ne pas stigmatiser les patients « , réagit le psychiatre.
Merci au Dr Gérard Macqueron, psychiatre à Paris.
Source : DSM-5 – Publication de la version française de l’ouvrage de référence de l’Association Américaine de Psychiatrie, 17 juin 2015
L’émétophobie est la peur de vomir.Les patients qui en souffrent ont différentes appréhensions associées à la peur de vomir. Ces peurs annexes prennent différentes formes : la peur des épidémies de gastro-entérites, la peur de trop manger ou de manger un aliment avarié, la peur des transports, etc. « La personne souffrant d’émétophobie est prisonnière de son propre piège : quand elle a peur de vomir surviennent des nausées consécutives à son angoisse, lesquelles lui prédisent qu’elle va vomir, ce qui l’angoisse » explique le Dr Gérard Macqueron, psychiatre à Paris. Conseils.
La peur de vomir est la peur irraisonnable de vomir ou d’être en contact avec une personne susceptible de vomir. « Le vomissement est un mécanisme de défense très important pour notre organisme car il nous permet de rejeter les aliments avariés ou toxiques. C’est pourquoi il s’accompagne naturellement d’une réaction de dégoût instinctive et de sensations corporelles désagréables. Pour autant, la réaction de dégoût ne s’accompagne pas normalement d’une panique et tout symptôme digestif n’induit pas de vomissement » explique le Dr Gérard Macqueron, psychiatre à Paris.
Les causes de l’émétophobie sont multiples : terrain génétique, éducation ou événement traumatisant en lien avec un épisode de vomissement. « Néanmoins, il existe certains cas d’émétophobies consécutifs à un épisode traumatique en lien avec des vomissements comme le fait d’avoir subi une chimiothérapie anti-cancéreuse associée à des troubles digestifs très pénibles, d’avoir vécu une gastro-entérite particulièrement grave ou d’avoir été témoin d’un étouffement par inhalation de vomi » commente le psychiatre. Plus rarement, la peur de vomir témoigne d’unephobie sociale : la personne redoute le regard des autres et leur jugement si elle devait vomir.
« Le problème est que l’anxiété peut elle-même induire un état nauséeux »
Les personnes souffrant d’émétophobie ont une peur obsédante de vomir ou d’être en présence de quelqu’un qui pourrait vomir. Cette peur est déraisonnable en ce sens qu’elle envahit l’activité mentale de façon irrationnelle et s’accompagne d’une anxiété anticipatoire et de conduites d’évitement.
► La personne focalise son attention sur le moindre symptôme (nausées, gargouillis intestinaux, odeur désagréable…) qui pourrait être annonciateur d’un vomissement.
► La personne évite les lieux où elle pourrait vomir ou être en contact avec quelqu’un qui vomit (les restaurants, les pays où les critères d’hygiène sont moindres, toute personne souffrant d’une gastro-entérite, l’hôpital, la salle d’attente d’un cabinet médical, un bébé qui régurgite, le contact avec les animaux…).« L’évocation du vomissement ou l’apparition de symptômes digestifs provoquent de véritables attaques de panique qui forcent la personne à quitter l’endroit où elle se trouve. Le problème est que l’anxiété pouvant elle-même induire un état nauséeux, la personne souffrant d’émétophobie est prisonnière de son propre piège : quand elle a peur de vomir surviennent des nausées consécutives à son angoisse, lesquelles lui prédisent qu’elle va vomir, ce qui l’angoisse. Apparaît alors la peur de la peur. Ainsi, le plus souvent, ce n’est pas la peur de s’étouffer en vomissant ou de souffrir d’une maladie grave qui conditionne l’émétophobie mais plutôt la peur d’éprouver une attaque de panique et de perdre le contrôle et sur la réaction anxieuse et sur les vomissements », souligne le spécialiste.
La prise en charge est proche de celle utilisée dans les troubles paniques, à savoir une Thérapie Comportementale et Cognitive pour aider le patient à se confronter à ses peurs en suivant un programme d’exposition adapté et individualisé avec un thérapeute qui va progressivement désensibiliser le patient. « Si l’émétophobie est liée à un événement traumatique, l’EMDR est alors la technique de choix qui permet de digérer l’événement traumatique en donnant au patient la possibilité de revivre l’événement traumatique dans un état modifié de conscience afin de traiter la réaction émotionnelle et les biais cognitifs qui s’étaient installés » ajoute le Dr Gérard Macqueron. Parfois, on pourra s’appuyer sur un traitement antidépresseur qui abaissera l’anxiété et aidera le patient à affronter les situations sociales redoutées. Il est important de ne pas avoir honte de cette maladie et d’en parler à ses proches ou à des professionnels pour être aidé car elle peut rapidement devenir invalidante si elle n’est pas prise en charge correctement.
L’hypnose se révèle également très efficace pour réduire les crises de panique liées à la phobie de vomir.
Merci au Dr Gérard Macqueron, psychiatre et co-auteur du livre « La timidité comment la surmonter » et de l’ouvrage collectif « Le guide de psychologie de la vie quotidienne » écrit sous la direction de Christophe André aux éditions Odile Jacob.
Quand la grippe circule, il est bon de mettre toutes les chances de son côté pour échapper à ce virus qui met chaos ! L’alimentation est un excellent moyen de booster son immunité en prévention et en curatif. Quels sont les aliments anti grippe ? Existent-ils vraiment ? Quels aliments manger si on a la grippe ? Au contraire lesquels éviter ? Conseils avec le Dr Corinne Chicheportiche-Ayache, médecin nutritionniste.
Quels aliments manger quand on a la grippe ?
« Une fois que vous êtes fatigué et que vous avez la grippe, généralement vous mangez ce dont vous avez envie » souligne le Dr Ayache-Chicheportiche. Une bonne chose puisque « si vous écoutez votre organisme, il vous dit ce dont vous avez besoin et vous amène naturellement vers des aliments légers, frais et facilement digestes qui vont donner un peu d’énergie sans être trop lourds« . Sont à privilégier :
les aliments qui hydratent« surtout quand on a de la fièvre pour lutter contre les mécanismes de déshydratation » : légumes et fruits riches en eau (concombre, courgette, carambole, pamplemousse, citron…).
les produits laitiers
les fruits et légumes crus ou cuits (compotes, jus, soupes….)
Quels aliments éviter en cas de grippe ?
Quand on a la grippe « il faut éviter les plats trop gras, trop riches et trop sucrés qui ne sont jamais agréables au niveau de la digestion » répond le médecin. Les symptômes de la grippe comme ceux d’autres virus peuvent donner des symptômes digestifs très désagréables (des nausées par exemple). Enfin, il est recommandé d’éviter l’alcool. Oubliez le fameux grog au rhum et remplacez-le par une version sans alcool et 100% naturelle avec de la cannelle, du citron…
Quels aliments manger en prévention de la grippe ?
Soyons clairs : il n’y a pas d’aliments miracle. Autrement dit, aucun ne vous protègera magiquement du virus de la grippe (ou des autres virus hivernaux). « Il ne faut pas résumer la prévention à l’assiette, mais à un mode de vie au sens large » explique notre interlocutrice. Il est important d’avoir une activité physique régulière« car elle aurait tendance à augmenter un peu notre immunité » ; de réduire le stress chronique « qui parasite notre vie et produit beaucoup de cortisol qui pourrait réduire et limiter les réactions des cellules impliquées dans notre immunité » et de dormir suffisamment et dans de bonnes conditions « pour limiter le risque d’infection ». Côté alimentation, le Dr Chicheportiche-Ayache conseille de privilégier :
les aliments riches en tryptophane : amande, banane, lait, chocolat (surtout le noir). Le tryptophane est le précurseur métabolique de la mélatonine, qui renforce le système immunitaire.
les aliments naturellement riches en probiotiques : yaourt, cornichon, kombucha, miso, choucroute, kéfir, tempeh. « Ils vont nourrir le microbiote intestinal qui joue un rôle important dans l’immunité. »
les aliments aux effets prébiotiques : céréales complètes, graines de lin, graine de chia, chou, brocoli, artichaut, oignon. « Ils vont donner des fibres qui vont nourrir les micro-organismes du microbiote intestinal . »
les aliments riches en micronutriments qui favorisent l’immunité (vitamine C, D, zinc, vitamine A et E).
des produits alimentaires bruts et biologiques : « Il n’y pas de lien direct avec l’immunité mais le corps serait dans de meilleures conditions » pour affronter les virus hivernaux.
Des aliments riches en vitamine C contre la grippe
En prévention ou pendant la grippe, maximiser la consommation d’alimentation riche en vitamine C : « Elle booste l’immunité et réduit le terrain de fatiguepropice aux infections » argue la médecin nutritionniste avant de rappeler que les fruits sont la première source de vitamine C naturelle. On la trouve aussi dans :
Cassis
Agrumes
Kiwi
Fraises
Ananas
Poivron
Persil
Chou kale
Brocolis
« On peut aussi faire des cures d’acérola dont la teneur en vitamine C est bien largement supérieure à tous nos agrumes. »
Des aliments riches en vitamine D contre la grippe
« La vitamine D agit pratiquement comme une hormone et va avoir un impact sur l’immunité. Il faut s’assurer qu’on ne démarre pas la saison hivernale avec une insuffisance ou une carence » explique notre interlocutrice. Parmi les aliments riches en vitamine D à mettre au menu si on a la grippe (ou en prévention) :
Jaune d’œuf
Beurre
Poissons gras (saumon, sardine…)
Produits laitiers riches en matières grasses
Des aliments riches en zinc contre la grippe
Le zinc est un micronutriment au rôle important pour l’immunité. Or « nous n’arrivons pas à le stocker donc il faut des apports réguliers » explique le Dr Chicheportiche-Ayache. On le trouve principalement dans les protéines animales :
Viande
Volaille
Œuf
Produit de la mer
Huîtres
Des aliments riches en vitamine E et A, antioxydantes
Les vitamines E et A ont des propriétés antioxydantes intéressantes en prévention des infections dont la grippe : « L’effet antioxydant va limiter l’impact de substances nocives pour l’organisme. Ce n’est pas relié directement à l’immunité mais cela va créer un terrain moins affaibli » détaille le médecin. La vitamine E est présente dans les huiles végétales et dans les oléagineux comme les noix, amandes, noisettes ainsi que dans l’avocat. La vitamine A est disponible sous forme de rétinol dans les foies de poissons et d’animaux d’élevage ; et sous forme de bêta-carotène dans les patates douces, carottes, potirons, pissenlits, macédoines de légumes, persil, laitues,épinards.
Merci au Dr Corinne Chicheportiche-Ayache, médecin nutritionniste.
Le mardi 10 janvier 2023, Elisabeth Borne a présenté les nouvelles mesures de la réforme des retraites. « L’âge légal de la retraite sera relevé progressivement pour atteindre 64 ans en 2030. Nous n’irons pas plus loin que les 43 ans de cotisations. Notre système sera alors à l’équilibre » a indiqué la Première ministre. Et pour les personnes en situation de handicap, quels sont les changements ? « Un système juste c’est également prendre en compte les situations de chacun et en particulier les plus fragiles. Un départ à 62 ans à taux plein sera maintenu pour les personnes en invalidité, incapacité ou inaptitude » a défendu Elisabeth Borne. Les travailleurs handicapés pourront partir en retraite anticipée à compter de 55 ans, comme c’est déjà le cas. Environ 100 000 personnes par an sont concernées en France. « Par ailleurs les années passées comme aidants auprès d’un parent âgé ou d’un enfant en situation de handicap seront désormais comptabilisées » a ajouté la Première ministre. Ce projet de loi sera présenté en Conseil des ministres le 23 janvier 2023 puis discuté au Parlement au 1er trimestre 2023, avec une entrée en vigueur prévue le 1er septembre 2023.
Actuellement, si vous avez travaillé en étant handicapé, vous pouvez partir en retraite anticipée avant 62 ans, au plus tôt à partir de 55 ans, si vous remplissez certaines conditions. Le salarié doit être atteint d’un taux d’incapacité permanente à hauteur minimum de 50% et posséder un document attestant la qualité de travailleur handicapé (RQTH), pour les périodes antérieures à 2016. A noter que cette qualité n’est pas viable pour les périodes postérieures au 31 décembre 2015 indique le site du Service-Public. De plus, selon la situation de la personne concernée, il est également possible de demander une « retraite anticipée » en s’adressant à sa caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) pour l’obtention d’une attestation.
Source : Retraite anticipée pour handicap du salarié, 4 mars 2022, Service-Public
Au niveau du genou, dans l’espace situé entre le fémur et le tibia, se trouvent des coussinets de cartilage en forme de croissant appelés « les ménisques ». Ils sont deux : le ménisque interne et le ménisque externe. Ils ont pour rôle de stabiliser l’articulation. Les lésions des ménisques peuvent être d’origine traumatique, survenant dans ce cas plus souvent chez les personnes jeunes ou chez les sportifs, mais elles peuvent également être liées à l’usure et provoquer une dégénérescence. Le ménisque interne est le plus touché des deux.
Ils varient d’une personne à l’autre car ils dépendent de l’âge, de l’intensité, de la cause et du type de la lésion méniscale.
Douleur. Le premier d’entre eux est la douleur. Elle est violente, en coup de couteau, et perturbe grandement la vie quotidienne. « Elle apparaît sur le côté du genou ou au niveau de la fosse poplitée située à l’arrière de l’articulation, et peut s’étendre jusqu’au niveau de la cuisse, précise le Dr. Marc Pérez, médecin du sport, de médecine physique et de réadaptation à l’hôpital de l’Hôtel Dieu à Paris. Elle est aggravée lors de la montée des escaliers, la position accroupie et à la palpation du genou. »
Œdème. Les lésions méniscales peuvent provoquer des épisodes d’œdème (gonflements dus à un épanchement de liquide synovial dans l’articulation).
Craquements. Elles sont aussi à l’origine s’impressions d’accrochage du genou, des craquements accompagnés d’une sensation d’instabilité, rendant la marche, la montée des escaliers et certaines positions difficiles.
Blocage.Enfin, le genou peut se bloquer de façon brutale : il devient dès lors impossible pour le malade d’étendre complètement sa jambe. Ce symptôme, aussi appelé « flexum » est caractéristique de la lésion méniscale en anse de seau. Il est lié au déplacement d’un fragment de ménisque qui s’est détaché en ne restant attaché que par ses extrémités. Dès lors, ce petit morceau peut se déplacer et bloquer le genou rendant impossible toute extension de la jambe.
Les lésions peuvent apparaître suite à un accident, d’un faux mouvement ou de traumatismes répétés. Les sportifs sont les plus touchés. « La pratique du tennis, du football et du ski sont les sports les plus à risque », précise le Dr. Pérez. Plus insidieusement, une usure progressive liée au vieillissement peut être à l’origine de ce problème de santé.
« Toute activité sportive devra être suspendue durant un à deux mois »
« Le médecin confirmera son diagnostic en présence des symptômes évocateurs et de mise en contrainte de l’articulation », indique notre expert. Cependant, lorsqu’il existe une pathologie du genou associée type arthrose ou entorse, il n’est pas toujours facile de distinguer les symptômes spécifiques à la lésion méniscale. Une radiographie du genou ainsi qu’une IRM permettront d’affiner le diagnostic. « Le traitement repose ensuite sur la prise d’anti-inflammatoires et d’antalgiques pour apaiser la douleur et d’une immobilisation avec une genouillère, indique le Dr. Pérez. Toute activité sportive devra être suspendue durant un à deux mois. » Des séances de rééducation avec un kinésithérapeute seront également prescrites. « Si la douleur persiste au-delà de 6 mois et en cas de récidive, une opération du genou sous arthroscopie, (une caméra qui permet de visualiser l’intérieur de l’articulation), sera envisagée », explique le spécialiste.
Les lésions du ménisque peuvent être dues à des maladies professionnelles nécessitant des efforts ou des ports de charges, généralement pratiqués en position accroupie. Il est possible de demander une reconnaissance de votre problème de santé en maladie professionnelle. Rendez vous sur le site de la Santé et Sécurité au Travail pour consulter le tableau 79 des maladies professionnelles.
Merci au Dr. Marc Pérez, médecin du sport, de médecine physique et de réadaptation à l’hôpital de l’Hôtel Dieu à Paris.