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AVC chez la femme : signes, âges à risque, que faire ?

AVC chez la femme : signes, âges à risque, que faire ?

Brutal, violent et associé parfois à de lourdes séquelles, l’accident vasculaire cérébral (AVC) entraîne chaque année l’hospitalisation de 55 000 à 60 000 femmes en France. Elles sont encore plus touchées que les hommes parce qu’elles cumulent davantage de facteurs de risque. L’accident vasculaire cérébral est un accident qui touche une artère. On distingue les AVC où l’artère se bouche (80% des cas) : c’est l’infarctus cérébral. Des AVC où l’artère se rompt (20% restants) : c’est l’hémorragie cérébrale. Signes d’alerte, causes, séquelles : explications et conseils avec le Pr Sonia Alamowitch du service de Neurologie et d’Urgences Neurovasculaires à l’Hôpital Saint-Antoine de Paris.

A quel âge survient l’AVC chez les femmes ?

La fréquence de l’AVC augmente de manière générale après 50 ans. Deux pics sont observés chez les femmes :

► Un gros pic vers 70-75 ans.

► Un plus petit mais en augmentation chez la femme jeune (30-35 ans). « Ce pic peut s’expliquer par la problématique de l’AVC pendant la grossesse ou être lié à l’association tabac, pilule et migraine. Ce trio fait très mauvais ménage chez la femme jeune. Certaines contraceptions orales augmentent aussi le risque de thrombose (caillot) surtout si elles sont associées à d’autres facteurs de risque vasculaire, particulièrement les fortement dosées en œstrogènes » explique le Professeur Sonia Alamowitch du service de Neurologie et d’Urgences Neurovasculaires à l’Hôpital Saint-Antoine (AP-HP Paris) et Secrétaire général de la Société française Neuro-Vasculaire (SFNV).

Quels symptômes quand on fait un AVC ?

Les symptômes de l’accident vasculaire cérébral chez la femme ne diffèrent pas de ceux du reste de la population (à l’inverse de l’infarctus du myocarde qui se caractérise par des signes plus spécifiques chez elle) :

  • Une perte de la mobilité, de la motricité, de la force musculaire qui typiquement va toucher un hémicorps (moitié droite ou moitié gauche du corps) ou une partie de l’hémicorps.
  • Une perte du langage, de la capacité à s’exprimer et à comprendre (aphasie).
  • Une perte de la sensibilité de l’hémicorps.
  • Une perte de la vue (d’un ou des deux yeux).

« Tous ces symptômes sont très évocateurs d’un accident vasculaire cérébral s’ils surviennent brutalement. Dans les cas particuliers des hémorragies, ça peut être un mal de tête violent et très soudain » ajoute notre interlocutrice.

Quels sont les facteurs de risques chez la femme ?

Le premier (et le seul contre lequel on ne peut rien) c’est l’âge. C’est d’ailleurs lui qui explique que les femmes souffrent davantage d’AVC que les hommes. « Il est particulièrement fréquent à 70-75 ans or les femmes vivent plus longtemps donc sont plus touchées » argue le Pr Alamowitch. Les femmes cumulent aussi plus de facteurs de risques qu’eux comme l’hypertension artérielle (premier facteur d’AVC chez elles), la fibrillation auriculaire et la grossesse. « C’est une période où la femme est un peu plus exposée à différents types d’AVC », poursuit la spécialiste.

Quelles sont les causes de l’AVC chez la femme ?

  • La fibrillation auriculaire : « Cette maladie responsable de troubles du rythme cardiaque représente 20 à 30% des causes d’infarctus cérébral et elle touche plus les femmes » argue le Pr Alamowitch.
  • L’athérosclérose, une maladie caractérisée par l’obstruction des artères de gros calibre. On en souffre quand on avance dans l’âge, quand on a du diabète, de l’hypertension artérielle, du cholestérol, et que l’on fume.
  • Une maladie des artères de petit calibre dans le cerveau, favorisée par l’hypertension artérielle.

« Il faut aller vite en cas d’AVC au risque sinon que la zone du cerveau atteinte soit détruite. »

Que faire en cas d’AVC ?

Immédiatement appeler le 15. « Il faut aller très vite, insiste le Pr Alamowitch. Les traitements qui permettent de déboucher les artères sont d’autant plus efficaces quand on intervient tôt. Si on laisse passer plusieurs heures, la zone du cerveau va être détruite et ce sera irrémédiable. Par contre si on intervient dans les premières heures, l’artère peut être débouchée, on évite que le tissu cérébral souffre et on permet une récupération voire une guérison. »

Prise en charge et traitements de l’AVC chez la femme

La prise en charge en cas d’AVC se fait toujours dans une Unité de soins intensifs neuro-vasculaires. Il y en a 140 en France.

Si on se situe dans le cas le plus fréquent de l’infarctus cérébral : « La prise en charge est d’abord de faire les examens en urgence pour voir ce qu’il se passe dans le cerveau, explique la spécialiste. L’examen le plus performant est l’IRM cérébral. A défaut d’IRM ou de contre-indications, on peut faire un scanner cérébral. Une fois le diagnostic affirmé, on débute le traitement. » Deux traitements sont employés :

► Un traitement en perfusion avec un médicament thrombolytique qui permet de dissoudre une thrombose donc le caillot.

► Une thrombectomie (traitement mis en place en 2015) quand le thrombolytique n’est pas suffisamment puissant pour détruire le caillot et déboucher l’artère. Elle est réalisée par un médecin spécialiste, le plus souvent un neuroradiologue interventionnel. « Il va piquer dans une artère au niveau de l’aine et monter avec un petit cathéter pour aller atteindre les artères à l’intérieur du cerveau. Une fois qu’il sera dans l’artère, il va attraper le caillot et le retirer. Cela doit être fait très rapidement, dans les premières heures, avant que les dégâts soient importants » précise le Pr Alamowitch.

► Dans le cas d’une hémorragie cérébrale, « il faut baisser la tension artérielle car en général elle est très élevée. S’il y a des malformations des vaisseaux, un traitement interventionnel est parfois nécessaire ». 

En parallèle à cela, les équipes mettent en place des traitements pour éviter les rechutes, réalisent des examens pour identifier les causes de l’AVC et envisagent précocement la rééducation. 

Quelles conséquences et séquelles quand on fait un AVC ?

Les conséquences de l’accident vasculaire cérébral diffèrent d’une personne à l’autre. « Il y a des situations favorables où on récupère bien avec les traitements, les personnes peuvent reprendre leur vie comme avant mais vont avoir besoin d’un traitement pour éviter une rechute. Il y a des cas où les gens semblent bien récupérer mais ont des petites séquelles, ils vont pouvoir repartir à la maison, mais avec la rééducation d’un kinésithérapeute, d’un orthophoniste… Et puis il y a des cas où la récupération est moins bonne et les gens ont alors besoin d’une rééducation plus intensive, ils doivent aller dans des établissements spécialisés où ils vont rester quelques semaines, voire deux à trois mois », détaille notre interlocutrice.

« Le cerveau peut se réorganiser et récupérer avec une rééducation intensive. »

Récupérer après un AVC

Un AVC est un accident lourd, il impose une phase de récupération. Cette phase n’est pas différente entre hommes et femmes et comprend toujours de la rééducation. « Il y a un élément important que l’on sait maintenant. Le cerveau, même s’il a une part qui est détruite, est capable de s’adapter un petit peu, c’est-à-dire que si on le fait travailler avec de la rééducation neurologique, il peut se réorganiser pour arriver à récupérer une certaine partie de sa mobilité, de son langage donc cette rééducation intensive est importante » témoigne la spécialiste.

Comment éviter l’AVC quand on est une femme ?

« La première chose à faire, c’est le dépistage et traitement de l’hypertension artérielle, c’est le facteur de risque numéro 1 de l’AVC chez la femme, insiste le médecin. Or l’hypertension artérielle est une maladie silencieuse, qu’on ne sent pas donc il doit y avoir des prises de tension artérielle chez le médecin traitant, le pharmacien. » Et aussi : 

  • Arrêter de fumer : « Le tabac est un facteur de risque évitable » rappelle le Pr Alamowitch.
  • Manger équilibré en faisant attention à ses apports de sucres et de graisses.
  • Avoir une activité physique régulière (marche, natation, course à pied… l’important c’est la ré-gu-la-ri-té !).
  • Eviter le trio pilule, tabac, migraine.

Merci au Professeur Sonia Alamowitch du service de Neurologie et d’Urgences Neurovasculaires à l’Hôpital Saint-Antoine (AP-HP Paris) et Secrétaire général de la Société française Neuro-Vasculaire (SFNV).


Source : JDF Santé

Pyélonéphrite : symptômes, quand aller aux Urgences ?

Pyélonéphrite : symptômes, quand aller aux Urgences ?

Une pyélonéphrite correspond à l’infection aiguë du rein par une bactérie, le plus souvent de type Escherichia Coli provenant de la vessie. C’est souvent la complication d’une infection urinaire (cystite) non ou mal soignée, résistante au traitement, qui remonte ainsi jusqu’au rein. Quels sont les symptômes de la pyélonéphrite ? Quelle est la cause ? Quels sont les risques ? Mortels ? Quand aller aux Urgences ? Comment l’attrape-t-on ? Comment la guérir ? Avec quel traitement ? Des antibiotiques ? Eclairage. 

Définition : c’est quoi une pyélonéphrite ?

La pyélonéphrite est causée par une bactérie présente dans les urines, le plus souvent de type E. Coli, qui remonte par les voies urinaires jusqu’au rein (on parle de pyélonéphrite ascendante), provoquant une inflammation et une infection des reins en quelques heures.

Quels sont les symptômes d’une pyélonéphrite ?

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Schéma d’un rein avec une pyélonéphrite © designua – 123RF

Les symptômes d’une pyélonéphrite apparaissent de façon brutale. 

► Symptômes chez l’adulte :

  • une forte fièvre (supérieure à 38,5°C)
  • des frissons
  • des douleurs au niveau des fosses lombaires, d’un seul côté
  • des douleurs abdominales.
  • des troubles urinaires (brûlures à la miction, envies plus fréquentes ou, au contraire, anurie en cas d’obstacle)
  • une tachycardie (accélération du rythme cardiaque)
  • de la diarrhée
  • des vomissements
  • des nausées
  • des ballonnements

Les douleurs peuvent être spontanées, ou apparaître lors de la palpation par le médecin. Elles peuvent irradier sous les côtes ou descendre vers le pubis. 

► Symptômes chez la personne âgée :

Les symptômes de la pyélonéphrite aiguë sont souvent différents chez la personne âgée, dont. l’état général s’altère brutalement avec :

  • des confusions
  • des perturbations des fonctions mentales
  • des douleurs abdominales
  • parfois de la fièvre 
  • une grande faiblesse
  • une pâleur

► Symptômes chez le jeune enfant :

Les symptômes de l’enfant sont identiques à ceux de l’adulte. Chez le bébé ou l’enfant en bas âge, les symptômes sont trompeurs et peuvent être, selon l’Assurance maladie :

  • une fièvre inexpliquée 
  • des pleurs en urinant 
  • des urines de couleur ou d’odeur inhabituelle et la présence de sang dans les urines 
  • une perte d’appétit, un refus du biberon,
  • des vomissements, une diarrhée, des douleurs abdominales ;
  • un changement d’humeur et une fatigue, une irritabilité, des geignements
  • une perte de poids.

Quelles sont les causes possibles d’une pyélonéphrite ?

La pyélonéphrite est particulièrement fréquente chez les jeunes femmes. Elle est le plus souvent engendrée par une cystite mal soignée ou résistante au traitement. Une malformation de l’appareil urinaire peut également favoriser le phénomène. À savoir que les spécificités anatomiques et physiologiques de la grossesse augmentent le risque de développer une pyélonéphrite. D’autres facteurs peuvent cependant être à l’origine d’une pyélonéphrite comme une constipation prolongée.

    Comment pose-t-on le diagnostic d’une pyélonéphrite ?

    Le diagnostic de la pyélonéphrite repose sur les signes cliniques. La réalisation d’une analyse d’urine à l’aide d’une bandelette réactive trempée dans l’urine permet de poser le diagnostic. Si la partie réactive pour la détection des globules blancs est positive, cela signe une infection urinaire. Si la partie pour les nitrites est positive, cela indique la présence de bactéries. En cas d’un de ces deux éléments présents, un examen Cyto-Bactériologique des Urines (ou ECBU) est réalisé pour confirmation de la présence de germes. Par ailleurs, une échographie des voies urinaires est nécessaire dans les 24 heures, en cas de premier épisode de pyélonéphrite pour la recherche d’un facteur favorisant son apparition.

    Quand consulter en urgence ?

    « Dès l’apparition des symptômes, il est essentiel de consulter un médecin en urgence pour éviter toute complication, qui pourrait mener à l’insuffisance rénale« , prévient le Docteur Handschuh. Une échographie est généralement réalisée pour rechercher un éventuel obstacle ou une anomalie anatomique et pour contrôler l’état du rein affecté. Une prise de sang permettra en outre d’évaluer la gravité de l’infection. 

    Quels sont les risques de complication d’une pyélonéphrite ?

    Une pyélonéphrite correctement prise en charge évolue généralement favorablement. « Si elle n’est pas prise en charge, la pyélonéphrite peut provoquer l’apparition d’un abcès rénal ou une infection généralisée (septicémie) », signale notre expert. La septicémie peut être mortelle. 

    Quel est le traitement pour guérir une pyélonéphrite ?

    Le traitement classique d’une pyélonéphrite (infection bactérienne) est constitué d’antibiotiques (céphalosporines ou fluoroquinolones) pour combattre la bactérie et d’antalgiques pour atténuer la douleur. Le repos et une grande consommation d’eau sont également nécessaires. Si l’infection est plus sévère, une hospitalisation est nécessaire, notamment si la pyélonéphrite est obstructive et empêche l’excrétion des urines. Il est dans ce cas urgent de réaliser un drainage des urines.

    Pour prévenir l’apparition d’une cystite, rappelons qu’il est conseillé de :

    • boire au moins 1,5 litre d’eau par jour,
    • s’essuyer d’avant en arrière après la miction (et non l’inverse !)
    • d’uriner après chaque rapport sexuel.

    Quel est le temps de guérison d’une pyélonéphrite ?

    Une pyélonéphrite guérit grâce au traitement antibiotique adapté au germe, pris à la dose prescrite et pendant toute la durée indiquée par le médecin.  Ce traitement doit être pris de 7 à 10 jours dans les pyélonéphrites aiguës simples et pendant 10 jours dans les pyélonéphrites à risque de complications, selon l’Assurance maladie. 

    Merci au Dr Richard Handschuh, médecin généraliste.


    Source : JDF Santé

Douleur à l'omoplate : significations, causes et traitements

Douleur à l'omoplate : significations, causes et traitements

L’omoplate est un os plat triangulaire, localisé au niveau de l’épaule, en haut du dos. On en a deux. L’omoplate droite ou gauche peut être douloureuse. Un point douloureux est souvent le signe d’une mauvaise posture, d’un nerf coincé, d’une luxation, d’une déchirure… Comment reconnaître une douleur à l’omoplate et comment la soulager ? Quand s’inquiéter et quand consulter ?

Définition : où est l’omoplate ?

L’omoplate, ou scapula, est un os plat, de forme triangulaire, situé sur la face postérieure de l’épaule. Il sert de point d’insertion à de nombreux muscles et ligaments du bras, du cou et du thorax. De ce fait, les causes de douleur peuvent être d’origines diverses.

Comment reconnaître une douleur à l’omoplate ? A droite ou à gauche ?

Une douleur à l’omoplate survient en haut du dos, au niveau de l’épaule (au niveau des cervicales). Elle se manifeste par une sorte de point douloureux, qui s’intensifie quand on appuie dessus. La douleur peut irradier au niveau dans l’épaule ou le bras du côté de l’omoplate douloureuse. La douleur peut se situer au niveau de l’omoplate gauche ou droite et (plus rarement) les deux côtés. 

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Schéma de la localisation de l’omoplate © normaals – 123RF

Quelles sont les significations possibles d’une douleur à l’omoplate ?

► Une mauvaise posture prolongée peut entraîner une contracture au niveau du muscle angulaire de l’omoplate (on parle de syndrome de l’angulaire de l’omoplate). Celle-ci provoque une douleur dorsale haute et au niveau des cervicales, pouvant irradier dans l’épaule ou le bras.

► Un effort physique également.

► Une déchirure du muscle rhomboïde, situé entre le rachis et l’omoplate

► Une luxation de l’épaule

► Un traumatisme, notamment chez le jeune sportif. Dans ce cas, les ligaments situés autour de l’épaule se détachent de l’omoplate. Même si elle reste très rare – l’os étant protégé par les muscles qui le recouvrent – une fracture de l’omoplate (au niveau de la glène ou de l’acromion par exemple) est possible suite à un choc violent.

► Une tendinite affectant l’un des tendons de l’aire scapulaire (cervicales, omoplate et clavicule) peut provoquer de vives douleurs au niveau de l’omoplate.

► La présence d’arthrose ou d’arthrite sur l’articulation de l’épaule. Dans le cas d’une arthrite, l’inflammation de l’articulation de l’épaule peut irradier vers l’omoplate et provoquer des douleurs chroniques et intenses.

► Une fibromyalgie : dans ce cas, les omoplates et la zone située entre les épaules sont sensibles à la pression et d’autres troubles s’ajoutent à cette douleur (fatigue intense, troubles du sommeil).

► Dans de rares cas, les douleurs de l’omoplate peuvent être liées à des « pathologies osseuses de voisinage« , notamment des tumeurs primitives ou métastases, une maladie de Paget ou une ostéïte inflammatoire.

Traitement : comment soulager une douleur à l’omoplate ?

► En cas de fracture, une courte immobilisation suivie d’une rééducation sont de mise. Dans les cas les plus graves, une intervention chirurgicale est parfois nécessaire.

► Si la déchirure du muscle rhomboïde est confirmée par échographie, une immobilisation de 2 à 3 semaines s’impose.

► En cas d’arthrite au niveau de l’épaule, un traitement anti-inflammatoire est généralement prescrit, de même qu’en cas de tendinite, qui nécessitera également le repos complet du muscle impliqué.

Quand consulter quand on a mal à l’omoplate ?

« Si la douleur survient brutalement, sans cause apparente (chute ou choc violent), il est préférable de consulter rapidement un médecin pour en identifier l’origine, conseille le Docteur Handschuh, généraliste. Certains troubles cardiaques (angine de poitrine ou infarctus du myocarde) provoquent des douleurs qui peuvent irradier dans le bras, jusqu’à l’épaule et l’omoplate, mais s’il s’agit dans ce cas d’une urgence médicale, d’autres symptômes plus caractéristiques seront alors observés« , rappelle le Docteur Handschuh.

Merci au Docteur Richard Handschuh, médecin généraliste.


Source : JDF Santé

Granions de cuivre : définition, bienfaits, utilisation

Granions de cuivre : définition, bienfaits, utilisation

Qu’est-ce que c’est les granions de cuivre ?

Les granions de cuivre regroupent plusieurs produits pharmaceutiques commercialisés par le laboratoire des Granions. En effet il existe un médicament en ampoule buvable à un dosage de 0,3 mg/2 mL de cuivre. De même, deux compléments alimentaires dosés à 2 mg sont disponibles : la solution buvable en ampoule et la forme gélule. Ce sont des produits d’oligothérapie exclusivement réservés à l’adulte. Cette médecine alternative consiste à administrer des oligo-éléments en très faibles quantités, ici le cuivre, pour corriger un déséquilibre au sein de l’organisme.

Quels sont les bienfaits des granions de cuivre ?

Les granions de cuivre possèdent des propriétés antibactériennes, antivirales et anti-inflammatoires. Par son action antioxydante, le cuivre protège les cellules du stress oxydatif. De même, il permet de conserver l’intégrité des tissus conjonctifs normaux tels que les os, le cartilage, les tendons. Les granions de cuivre participent également au bon fonctionnement du système immunitaire en stimulant les défenses immunitaires, et du système nerveux en agissant sur les performances intellectuelles. En outre, cet oligo-élément joue un rôle dans la pigmentation des cheveux et de la peau.

Quand prendre des granions de cuivre en ampoule ?

Les granions de cuivre en ampoule sont indiqués dans la prise en charge des infections bactériennes et virales comme les états grippaux. En raison de leur action bénéfique sur les articulations, ils sont également employés pour soulager les rhumastismes inflammatoires et l’arthrose. Sous forme de complément alimentaire, les ampoules peuvent être prises pour renforcer le système immunitaire ou lutter contre le stress oxydatif impliqué dans de nombreuses maladies. L’objectif est de prévenir les maladies aiguës (grippe, pathologies ORL), les maladies chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires, maladies neurodégénératives, etc.) ou les complications de ces maladies.

Granions de cuivre en cas de rhume

Les granions de cuivre possèdent des propriétés antivirales et stimulent les défenses immunitaires. Pour traiter une maladie virale comme le rhume, ils peuvent être administrés à raison d’une ampoule 2 à 3 fois par jour, diluée dans un peu d’eau, en dehors des repas.

Granions de cuivre pour les cheveux

Des études scientifiques ont montré que le fait d’avoir des cheveux gris de manière prématurée est corrélé à un déficit en cuivre. Ainsi, une supplémentation en cuivre pourrait ralentir ce phénomène. Toutefois, le laboratoire des Granions ne met pas en évidence d’utilisation capillaire dans la notice des granions de cuivre. D’autres produits de la gamme sont disponibles pour la beauté, la croissance et le ralentissement de la chute des cheveux.

Granions de cuivre et grippe

En cas d’état grippal ou de grippe, les granions de cuivre sont efficaces pour combattre l’infection en raison de ses propriétés virales et immunostimulantes. La posologie est d’une ampoule 2 à 3 fois par jour, diluée dans un peu d’eau, à distance des repas.

Granions de cuivre et sommeil

Ce médicament n’exerce aucune action sur le sommeil. Toutefois, il peut améliorer les troubles du sommeil causés par des douleurs comme des rhumatismes ou des douleurs articulaires. Il n’a aucun effet sédatif, mais son action anti-inflammatoire permettra de soulager les sensations douloureuses.

Granions de cuivre pendant l’allaitement

Faute de données scientifiques suffisantes, la prise de granions de cuivre est déconseillée durant l’allaitement. Seul le médecin peut choisir d’instaurer un tel traitement si nécessaire, après évaluation de la balance bénéfices-risques.

Quelles sont les contre-indications des granions de cuivre ?

L’utilisation de ces produits pharmaceutiques est à proscrire en cas d’allergie à l’un de ses composants et chez les personnes atteintes de la maladie de Wilson. C’est une maladie rare qui se caractérise par l’accumulation de cuivre dans l’organisme, en particulier au niveau du foie et du cerveau.

Comment conserver les granions de cuivre ?

Les ampoules peuvent se conserver deux ans à une température inférieure à 25 °C, dans leur boîte à l’abri de la chaleur et de la lumière. Tandis que les gélules peuvent être conservées jusqu’à la date d’utilisation indiquée sur le conditionnement.

Sources :

– Base de données publique des médicaments

– Laboratoire des Granions


Source : JDF Santé

Trypophobie : cette robe a paralysé les phobiques des trous

[Mise à jour le 25 janvier 2023 à 14h49] La trypophobie désigne la phobie des trous ou la peur démesurée d’une personne en présence d’un trou quelconque, d’un cratère à un morceau de gruyère. C’est l’effet ou plutôt le méfait suscité par la robe rouge portée par la chanteuse américaine Doja Cat lors du défilé Schiaparelli (dont elle est l’égérie) le 23 janvier 2023 à Paris. Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’internautes trypophobes ont réagi « Ma trypophobie en sueur » partage ilhenaaa sur Twitter, « Pauvre de moi qui souffre de trypophobie » s’exclame Nezuko, « ça me dégoûte » renchérit une autre. La robe de Doja Cat de son vrai nom Amala Ratna Zandile Dlamini est en fait recouverte de 30 000 cristaux Swarovski a souligné le Directeur artistique de Schiaparelli Daniel Roseberry, à l’origine de sa création. La phobie des trous se traduit par des réactions de nausées, migraines, tremblements voire de crise de panique. Il s’agirait d’ailleurs de la phobie la plus répandue sur la planète, des médecins argentins ayant notamment mis en évidence qu’elle touche de façon plus ou moins grave 18% des femmes et 11% des hommes. 

Nom scientifique de la phobie des trous

La phobie des trous a pour nom scientifique la trypophobie.

Définition : qu’est-ce que la trypophobie ?

La trypophobie est une phobie spécifique peu connue mais relativement fréquente. Elle se caractérise par la peur panique et inexpliquée des trous. Des trous que l’on peut apercevoir dans un nid d’abeilles, une éponge, un morceau de fromage ou encore une tablette de chocolat au riz soufflé. « On remarque aussi une certaine forme de dégoût des maladies infectieuses et de décomposition, notamment des maladies de peau« , ajoute Carine Grzesiak, psychologue.

Symptômes

« La trypophobie peut entraîner une réaction émotionnelle très inconfortable voire douloureuse face à des images qui peuvent représenter des trous. Des symptômes corporels tels qu’une augmentation du rythme cardiaque, des démangeaisons ou encore un impact sur le rythme respiratoire, peuvent se manifester », explique la psychologue. Le sujet a également tendance à éviter la situation ou l’objet à l’origine de sa phobie.

Origine : d’où vient la phobie des trous ?

« Des chercheurs ont mis en évidence un lien possible avec un réflexe de fuite devant des animaux venimeux, hérité de nos ancêtres« , note la psychologue.

Solutions : comment soigner la phobie des trous ?

À l’instar des autres phobies comme la phobie du vide, des clowns, des pieds, la trypophobie se traite en suivant une thérapie comportementale et cognitive (TCC), avec protocole d’exposition dans un cadre rassurant afin de faire disparaître progressivement l’anxiété. Le fait d’être confronté volontairement au sujet phobogène régulièrement et progressivement contribue également à faire disparaître la peur. « L’hypnose est également un outil efficace pour dissocier le patient de sa phobie, celui-ci peut ainsi retrouver de la souplesse et de la flexibilité dans son quotidien. Enfin, le Ritmo et l’EMDR, outils de gestion des traumatismes peuvent également être utilisés suivant l’origine de la phobie« , précise Carine Grzesiak.

Quels tests faire ?

« Pour valider une trypophobie, le patient est exposé à des images, des photos et vidéos représentant des trous afin de voir si cela a un impact émotionnel, voire anxiogène, sur lui », commente la spécialiste.

Merci à Carine Grzesiak, psychologue.


Source : JDF Santé

Tercian : sommeil, dépression, effets secondaires

Tercian : sommeil, dépression, effets secondaires

Définition : qu’est-ce que le Tercian et quelles indications ?

Tercian® est un neuroleptique typique, aussi appelé antipsychotique de 1ère génération. Il est principalement prescrit par voie orale pour traiter :

  • des états psychotiques aigus et chroniques (schizophrénie, paranoïa, psychose hallucinatoire)
  • l’anxiété sur une courte durée, lorsque les médicaments recommandés sont inefficaces
  • certaines dépressions sévères

Plus spécifiquement, il présente une indication chez l’enfant dès 3 ans dans le traitement de troubles comportementaux sévères. Ce médicament est également administrable par voie injectable pour traiter les crises d’agitation et d’agressivité chez un patient ayant des troubles psychotiques.

En combien de temps agit le Tercian ?

Le médicament Tercian® sous forme injectable est un antipsychotique d’action rapide utilisé comme traitement d’urgence en cas d’agitation et de comportement agressif. Son action sur les symptômes est très rapide, entre 15 à 30 minutes. En revanche, les formes orales de Tercian® (comprimé, solution buvable) constituent des traitements de fond qui n’agissent pas immédiatement sur les troubles. De manière générale, le délai d’action est de plusieurs jours à plusieurs semaines. Il varie selon la dose prescrite et la sensibilité individuelle du patient au médicament. Ce long délai d’action engendre souvent des prises irrégulières voire un abandon du traitement.

Le Tercian fait-il dormir ?

L’utilisation de Tercian® est associée à un risque de somnolence accrue. Une vigilance est requise chez les personnes amenées à conduire un véhicule ou à utiliser une machine au risque de causer un accident. Toutefois, cet effet indésirable ne constitue pas une indication thérapeutique. En aucun cas, ce médicament ne doit être prescrit pour traiter les troubles du sommeil, il existe d’autres traitements plus adaptés.

Le Tercian est-il efficace contre la dépression ?

Tercian® est efficace contre certaines formes de dépression, même s’il est principalement utilisé pour traiter les psychoses. En effet, il peut être prescrit pour traiter une dépression sévère. Dans cette indication, il est associé à un antidépresseur sur une durée relativement courte, de 4 à 6 semaines.

Liste des effets secondaires du Tercian

Les effets secondaires provoqués par Tercian® sont nombreux. Les plus connus sont :

  • la somnolence, particulièrement importante en début de traitement
  • des mouvements involontaires anormaux : en cas de traitement prolongé ou d’interruption brutale
  • le syndrome malin des neuroleptiques : pâleur, majoration de la température corporelle, altération de la conscience, rigidité musculaire
  • des effets extrapyramidaux : tremblement de repos, mouvements rares et lents, exagération du tonus musculaire entraînant des raideurs et des difficultés à mobiliser les articulations
  • des signes anticholinergiques : bouche sèche, constipation, troubles de la vue, rétention urinaire
  • une fabrication excessive de prolactine (hormone) et un développement de la glande mammaire chez l’homme
  • une prise de poids
  • une diminution importante voire une absence de globules blancs

En outre, la prise de Tercian® peut être responsable d’hypotension en station debout, d’atteintes du foie, d’une mauvaise régulation de la température corporelle, d’une absence de règles, de diabète et d’embolie pulmonaire. Des crises d’épilepsie ont été rapportées, principalement chez des patients épileptiques. Plus rarement, des réactions allergiques cutanées, un gonflement sous-cutané et un allongement de l’intervalle QT (visible sur l’électrocardiogramme) peuvent survenir.

Alternative : par quoi remplacer le Tercian ?

Le remplacement de Tercian® est envisagé en cas d’effets indésirables invalidants ou d’inefficacité du traitement. Tercian® peut être remplacé par un autre antipsychotique, et non par un antidépresseur ou un anxiolytique qui seraient inefficaces. Si l’objectif est de réduire les effets secondaires, un neuroleptique de deuxième génération sera privilégié. En effet, ce type de neuroleptique est généralement mieux toléré que les neuroleptiques de première génération comme Tercian® puisque les effets moteurs sont moins fréquents.

Comment arrêter le Tercian ?

L’arrêt de Tercian® s’effectue par une diminution progressive des doses sur plusieurs semaines. L’interruption du traitement ne doit pas se faire à l’initiative du patient, elle doit être planifiée avec le médecin prescripteur. Un arrêt brutal majore le risque d’apparition de délires, d’hallucinations, de mouvements involontaires voire de récidive de la maladie. Le protocole d’arrêt (durée, décroissance des doses) est individualisé à chaque patient. Si le traitement est interrompu subitement, notamment en raison d’un effet indésirable grave, une surveillance particulière doit être mise en place.

Sources :

– Base de données publique des médicaments

– ANSM

– Antipsychotiques : les points essentiels, pharmacomédicale.org


Source : JDF Santé