L’œsophage est un tube de 25 centimètres, reliant la bouche à l’estomac. Une œsophagite désigne les lésions inflammatoires de la muqueuse de l’œsophage. Elles sont au nombre de six :
L’oesophagite peptiqueest la plus fréquente. Elle représente entre 40 et 50 % des cas. Elle est provoquée par l’action corrosive des sécrétions gastriques acides qui remontent lors d’un reflux gastro-œsophagien.
L’œsophagite caustique est une brûlure de l’œsophage liée à l’ingestion d’une solution agressive pour la muqueuse.
L’œsophagite infectieuse est provoquée par une infection virale, bactérienne, ou mycosique (candidose œsophagienne).
L’œsophagite médicamenteuse est une lésion consécutive à la prise prolongée d’un médicament (antibiotiques, aspirine, anti-inflammatoires…)
L’œsophagite à éosinophile est une affection provoquée par la présence d’une quantité anormale de polynucléaires éosinophiles (une catégorie de globules blancs) dans la muqueuse de l’œsophage.
L’œsophagite postradique est un effet secondaire possible du traitement par radiothérapie du cancer de l’œsophage et de cancers voisins (poumon, sein). Il s’agit d’une brûlure provoquée par les rayons.
Un reflux gastro-oesophagien non traité est la principale cause.
Quels sont les symptômes d’une oesophagite ?
« L’œsophagite se caractérise par des douleurs comme des brûlures, au niveau de la poitrine et de l’œsophage, des difficultés à avaler (dysphagie) ainsi que des remontées acides » nous explique le Dr. Benoit Mory, gastro-entérologue à Paris.
Un reflux gastro-oesophagien non traité est la principale cause. « L’acide issu de l’estomac induit peu à peu une inflammation de la muqueuse », explique le Dr. Mory. Certains facteurs augmentent le risque de développer cette maladie :
Le stress, par l’augmentation des sécrétions acides qu’il peut provoquer
Comment est diagnostiquée une oesophagite ?
Uneendoscopie oeso-gastro-duodénale permet de déterminer l’importance et l’étendue des lésions, selon le Grade de Savary-Miller (légère, sévère, compliquée). « Une biopsie sera réalisée dans le même temps afin de déterminer la cause de l’affection et adapter le traitement », précise notre expert. En cas d’oesophagite sévère résistant au traitement médical, d’autres examens peuvent être envisagés comme une pHmétrie : détermination de l’importance du reflux acide par mesure du pH œsophagien.
Comment soigner une oesophagite ?
Le traitement a pour objectif de soulager les symptômes (diminuer le reflux), d’aider à la cicatrisation des lésions, et de prévenir le risque de récidive. En premier lieu, la prise en charge est symptomatique. Pour calmer le reflux gastrique, la prise de médicaments anti-reflux est préconisée. Elle peut être associée à des médicaments anti-sécrétoires (inhibiteurs de pompe à protons) pour limiter la production d’acide. « Dans 90 % des cas, les traitements suffisent à traiter la maladie », assure le Dr. Mory. Mais en cas d’échec du traitement, et après examens supplémentaires, une intervention chirurgicale sera envisagée.
Que faire en cas d’oesophagite ?
En parallèle du traitement, des mesures diététiques sont à mettre en place. « Ne pas se coucher juste après un repas mais attendre deux à trois heures et perdre du poids, trois à quatre kilos suffisent », recommande le Dr. Mory. Il est aussi conseillé de supprimer le tabac, de l’alcool et des boissons gazeuses.
Quelles sont les complications de l’oesophagite ?
La principale complication de l’œsophagite est la sténose peptique : il s’agit d’un rétrécissement de la partie inférieure de l’œsophage. Elle se manifeste par une dysphagie (sensation de gêne quand on avale) et peut avoir pour conséquence une anémie. « Parfois la muqueuse de l’œsophage se transforme en muqueuse intestinale : c’est l’endobrachyoesophage, explique notre expert. Cette complication est un facteur de risque du cancer de l’œsophage et doit donc être rapidement traitée. » Dans tous les cas, consultez votre médecin rapidement dès l’apparition des symptômes.
Merci au Dr. Benoit Mory, gastro-entérologue à Paris. Propos recueillis en avril 2019.
Début des années 1990, l’un des scandales sanitaires les plus retentissants du XXe siècle éclate en France. Entre 1983 et 1985, plus de 800 enfants, développent la maladie neurodégénérative dite de Creutzfeldt-Jakob. suite à une ou plusieurs injections d’hormone de croissance, un traitement qui leur permet de grandir. Problème : ces hormones de croissance de synthèse sont élaboréesà partir des hypophyses prélevées sur des cadavres qui sont contaminés par des prions (des protéines infectieuses). 115 enfants en décèdent. Après un très long parcours judiciaire, un premier procès s’ouvre seulement 17 ans plus tard, en 2008. Sept prévenus comparaissent devant la 31e chambre du Tribunal Correctionnel de Paris, poursuivis pour « homicides involontaires » et « tromperie aggravée« . Mais que s’est-il réellement passé ? A qui la faute ? Retour sur l’affaire de l’hormone de croissance.
Résumé de l’affaire : dates-clé pour comprendre
► De 1983 à 1985 : 1 698 enfants reçoivent une ou plusieurs injections de lots d’hormones de croissance récoltée par France Hypophyse en collaboration avec l’Institut Pasteur. Ces enfants ont besoin de ces injections destinées à favoriser leur croissance (autrement dit, ils en ont besoin pour grandir) car ils sont en insuffisance hormonale. Au cours des années qui suivent, environ 800 enfants parmi eux développent la maladie de Creutzfeldt-Jakob, sans qu’on puisse identifier la cause. Le lien entre les injections d’hormones de croissance et le développement de la maladie de Creutzfeldt-Jakob commence à se faire. Ces traitements à l’hormone de croissance proviennent en effet de glandes hypophysaires prélevées surdes cadavres qui étaient potentiellement contaminés par des prions, des protéines responsables de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. « Tous les stocks ont été détruits et l’on n’utilise plus qu’une hormone encore plus purifiée. On peut penser que la contamination s’est arrêtée en Mai-Juin 1985 (..) A partir de 1992, on ne devrait plus voir apparaître de nouveaux cas« , déclare le Pr Jean-Claude Job, Président de l’Association France-Hypophyse dans une interview relayée par l’INA. Restent néanmoins les enfants traités avant 1985 dont certains ont reçu un produit contaminé.
► En décembre 1991, les parents d’Ilyiassil Benziane, un enfant emporté par la maladie de Creutzfeldt-Jakob, après avoir reçu de l’hormone de croissance depuis 1983, portent plainte avec constitution de partie civile. Une première information judiciaire est ouverte.
Un traitement qui a coûté la vie à plus de 100 enfants
► Au cours des années qui suivent, les décès d’enfants se succèdent (environ une dizaine chaque année). Les plaintes des parents également. L’affaire éclate médiatiquement et la justice se saisit de l’affaire. L’enquête judiciaire et un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales daté de 1992 rendent publiques de graves dysfonctionnements autour de France Hypophyse. Néanmoins, l’affaire se heurte pendant des années à des difficultés juridiques liées à l’enchevêtrement des responsabilités médicales et administratives.
► En 2008, soit 17 ans après que l’affaire fut rendue publique, un procès s’ouvre devant la 31e chambre du Tribunal Correctionnel de Paris. 7 prévenus sont jugés pour « homicides involontaires » et « tromperie aggravée ». Tous sont des personnalités du monde médical :
Le Pr Jean-Claude Job, président de France-Hypophyse (l’Association qui collecte les hypophyses)
Le Pr Fernand Dray, ancien responsable de l’extraction de l’hormone à l’Institut Pasteur
Le Dr Henri Cerceau, ancien directeur de la pharmacie centrale des hôpitaux (PCH)
Le Dr Elisabeth Mugnier, responsable de la collecte des hypophyses dans les morgues
Le Pr Jacques Dangoumau, ancien directeur de la pharmacie et du médicament du ministère de la Santé
Le Dr Marc Mollet, autre cadre de la pharmacie centrale des hôpitaux
Le Dr Micheline Gourmelen, médecin
Lors de ce procès, le Professeur Luc Montagnier, célèbre biologiste surnommé « le découvreur du Sida« , est attendu comme témoin à charge. Il explique notamment au tribunal qu’il avait alerté dès 1980 des possibles risques sanitaires de l’hormone de croissance. « Le problème de cette catastrophe, c’est qu’il y a eu une dilution des responsabilités. Il aurait été nécessaire à l’époque qu’il y ait une sorte de directeur, de chef, qui suive toutes les étapes« , raconte-t-il.
► A l’issue du procès, une ordonnance de renvoi a lieu, pour que l’affaire soit traitée à une prochaine audience. Dans son ordonnance de renvoi, la juge relève que la contamination des enfants traités « n’a été possible qu’en raison des multiples fautes caractérisées à tous les stades de l’organisation française du traitement par l’hormone de croissance extraite d’hypophyses humaines. Les graves fautes d’imprudence et de négligence ont été révélées avec un effet cumulatif ».
► Entre 2010 et 2011, un deuxième procès s’ouvre, mais là non plus, il ne permet pas de désigner les coupables. Une relaxe générale est prononcée, ce qui provoque la colère des familles.
► Le 7 janvier 2014 : saisie par des victimes, la Cour de cassation annule l’arrêt d’audience de mai 2011. Un nouveau procès doit se tenir pour déterminer s’il y a une responsabilité civile des personnes poursuivies. Les parties civiles font appel après cassation partielle d’un arrêt de la cour d’appel, pour le « préjudice irrémédiable » subi. Elles réclament un montant total d’environ 10 millions d’euros. Mais la demande est refusée par la justice. L’Etat décide toutefois de prendre en charge les indemnités dont le montant est nettement inférieur à celui demandé par les familles.
► En octobre 2015, la cour d’appel de Paris ré-examine -près de 30 ans après les faits- la responsabilité civile d’un directeur d’un laboratoire de l’Institut Pasteur et d’un médecin, les deux dernières personnes encore en vie poursuivies dans l’affaire. La plupart des protagonistes du drame étant morts. Il s’agit du Pr Fernand Dray chargé d’élaborer la poudre d’hypophyse (glande contenant l’hormone de croissance) et l’ancienne pédiatre Élisabeth Mugnier qui assurait la collecte des hypophyses pour France Hypophyse.
► Le 25 janvier 2016 : fin de l’épilogue judiciaire. La cour d’appel de Paris met hors de cause les deux dernières personnes poursuivies : les « fautes d’imprudence et de négligence » constatées ayant été commises « dans le cadre de leur mission professionnelle », leur responsabilité civile n’a pu être engagée. Ils ne doivent pas de réparation aux familles des victimes.
Pourquoi n’y a-t-il pas eu de coupable dans l’affaire de l’hormone de croissance ?
A l’issue des procès, aucune condamnation individuelle n’a jamais été retenue. Pourquoi ? Tout simplement à cause de l’état des connaissances scientifiques à l’époque concernant le risque de contamination, jugé insuffisant. La justice a considéré que les professionnels impliqués dans l’affaire n’avaient pas de responsabilité individuelle dans l’organisation des prélèvements et qu’il n’y a eu qu’un « effet cumulatif »autrement dit, « des multiples fautes caractérisées à tous les stades de l’organisation française du traitement ».
Quel est le nombre de victimes et de morts dans l’affaire de l’hormone de croissance ?
Difficile de définir avec précision combien de victimes, l’affaire de l’hormone de croissance a fait. Au début du procès de 2008, le nombre d’enfants ayant développé la maladie de Creutzfeldt-Jakob a été estimé à 800 et parmi eux, 115 enfants en seraient décédés. D’autres demeurent encore aujourd’hui sous la menace de développer la maladie dont le temps d’incubation peut dépasser les 30 ans.
Quelle est la maladie associée au scandale de l’hormone de croissance ?
Il s’agit de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, une maladie neurologique incurable. Elle est due à des prions, des protéines infectieuses responsable d’encéphalopathie qui provoque une dégénérescence rapide et fatale du système nerveux central. Cette maladie débute souvent par des troubles non spécifiques, comme des symptômes dépressifs ou anxieux. Ensuite, des troubles de la mémoire, de l’orientation ou du langage s’installent. Puis apparaissent une démence, des troubles de l’équilibre ou de la vue, des tremblements, des crises épileptiques. Son évolution est rapidement et systématiquement fatale, rapporte Santé publique France. Sa cause peut être génétique (une mutation du gène de la protéine prion, la mutation E200K étant la plus fréquente), ou d’origine sporadique (de survenue aléatoire, sans mutation ni exposition à un prion exogène retrouvée). Mais dans le cas de l’affaire de l’hormone de croissance, la cause est infectieuse, autrement dit, secondaire à une contamination.
Sources : Institut national de l’audiovisuel (INA) / L’hormone de croissance, Soir 3 (23 avril 1990) / Santé publique France « Maladie de Creutzfeldt-Jakob« , 2 janvier 2023 / Inserm « Maladies à prions & Maladie de Creutzfeldt-Jakob »
Le mal de ski est une forme de cinétose (on l’appelle aussi la cinétose du skieur), au même titre que le mal de mer ou le mal des transports. Il peut se manifester à tout niveau d’altitude. Il est susceptible de causer des nausées et une sensation de malaise. Pour l’éviter, il est conseillé de ne pas chausser les skis les jours où la visibilité est faible.
Quels sont les signes d’un mal de ski ?
Les symptômes du mal de ski sont identiques à ceux du mal des transports ou du mal de mer :
l’impression que la montagne tangue et que la piste bouge sous les pieds.
Le mal de ski est généralement plus gênant que grave lorsqu’il survient, mais il peut aussi augmenter le risque de chute.
Quelles sont les causes d’un mal de ski ?
La cinétose du skieur résulte d’une contradiction entre la perception visuelle et les informations transmises à l’oreille interne. Ce déséquilibre se produit plus fréquemment en cas de « jour blanc » : lorsque les conditions météorologiques sont telles qu’il devient impossible de distinguer le ciel du sol enneigé. Le manque de visibilité est alors à l’origine du conflit sensoriel. Les descentes en slalom, les bosses sur les pistes, et l’étouffement des capteurs sensoriels de la peau par les épais vêtements peuvent également favoriser l’apparition du phénomène de cinétose. Le mal de ski est à distinguer du mal des montagnes qui ne survient qu’en haute altitude en raison du manque d’oxygène et de la baisse de la pression atmosphérique. Ces deux maux peuvent cependant être associés.
Qui sont les personnes les plus à risque ?
Selon une étude parue dans Science and Sports en 2000, les personnes les plus à risque de souffrir du mal de ski sont celles qui ont peur de la vitesse ou de la chute. Certaines atteintes ophtalmologiques telles que la myopie, l’astigmatisme ou une déformation de la cornée représentent également des facteurs de risque importants. Les variations de pression atmosphérique dans l’oreille interne lors d’un changement d’altitude trop rapide peuvent aussi déclencher le mal de ski. Le port de chaussures de ski serrées serait également en cause.
Quel est le traitement pour soigner un mal de ski ?
Il n’existe pas de traitement spécifique au mal de ski. Lorsqu’il se manifeste, il est recommandé de fixer un point tel qu’un arbre pour soulager les symptômes. Si le mal de ski persiste, il est conseillé de déchausser et de s’arrêter de skier un moment. Ne pas hésiter à solliciter un avis médical en cas de nausées et de malaises fréquents au ski, ou en cas de doute.
Comment prévenir un mal de ski ?
En général, les symptômes de la cinétose peuvent être évités grâce à des antihistaminiques. À la montagne, il est déconseillé d’avoir recours à ce type de médicament avant de chausser les skis en raison des éventuels effets secondaires pouvant gêner la pratique (somnolence). Pour éviter de souffrir du mal de ski sur les pistes, mieux vaut choisir une autre activité que le ski les jours de brouillard et lorsque la visibilité est mauvaise. « Pour ne pas gâcher ces premiers jours de vacances à la montagne et éviter les effets secondaires des antihistaminiques, le recours à un médicament naturel peut être indiqué : le gingembre. Celui-ci permettra de prévenir et de soulager les nausées et vomissements : à prendre sous forme de tisane, de poudre de plante ou d’extrait glycériné« , préconise le Dr Patrick Aubé.
Merci au Dr Patrick Aubé, médecin généraliste, auteur de « Je fais mes tisanes qui soignent » (Ed. Leduc 2022)
En France, la journée du 18 février 2023 est dédiée au Syndrome d’Asperger, anciennement appelé Autisme de Haut Niveau. En France, entre 100 000 et 400 000 personnes seraient atteintes du Syndrome d’Asperger. Un handicap souvent invisible. L’objectif de cette journée est de sensibiliser et de faire connaître ce syndrome encore mal connu pour améliorer la prise en charge adaptée des personnes concernées, surnommées « les aspies« . A noter que le Syndrome d’Asperger est de plus en plus connu du grand public avec une mise en avant dans les séries et fictions télévisées, à l’instar du personnage de Sheldon Cooper dans la série The Big Bang Theory, Sean Gardner dans la série Atypical ou Shaun Murphy dans la série Good Doctor.
Quelle est la date de la Journée du Syndrome d’Asperger en 2023 ?
La Journée nationale du Syndrome d’Asperger est fixée le 18 février 2023. Et cette date n’a pas été choisie par hasard ! Le 18 février correspond à la date de naissance de Hans Asperger, médecin psychiatre autrichien qui a, le premier, décrit ce syndrome en 1944. A ne pas confondre avec la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme qui, elle, a lieu le 2 avril.
Origine de la Journée nationale du Syndrome d’Asperger
Depuis 2010, un collectif d’associations appelé 4A pour Alliance des associations pour les personnes Asperger, demande chaque année qu’une journée nationale dédiée au Syndrome d’Asperger soit créée en France. Après des années de demande, cette journée de sensibilisation est finalement créée en 2014, soutenue par le cabinet de Marie-Arlette Carlotti, ex ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l’exclusion. C’est une journée nationale française et non mondiale officiellement. Mais dans les faits, il semblerait que dans plusieurs pays, le 18 février soit aussi la journée du Syndrome d’Asperger (Mexique, Australie…)
Quel est le but de la Journée nationale du Syndrome d’Asperger ?
Le 18 février est une journée de sensibilisation dédiée au Syndrome d’Asperger. Cela signifie qu’elle a pour but de mettre en lumière un syndrome mal connu en France. C’est donc l’occasion « de faire connaître à un large public le Syndrome d’Asperger, ce qui permettrait ainsi, grâce à une meilleure information auprès du grand public, de diagnostiquer au plus tôt les enfants Asperger, de faciliter leur intégration et leur prise en charge« , peut-on lire sur le site du Sénat. En effet, le Syndrome d’Asperger est un trouble envahissant du développement (TED) qui a fait son entrée dans la classification internationale des maladies en 1993 puis dans le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) en 1994. Les principales manifestations des personnes avec Asperger concernent la vie sociale, la compréhension et la communication (difficulté d’appréhension des codes d’interaction sociale, difficulté d’intégration dans notre société…) alors que leurs capacités intellectuelles sont normales, voire supérieures à la moyenne.
Actions : que faire pour la Journée nationale du Syndrome d’Asperger ?
► (Re)découvrir les conférences des Aspie Days (vidéos sur YouTube), un grand salon organisé par l’Association des Asperger Nord Pas-de-Calais (l’Ass des As)
► Faire un don aux associations dédiées au Syndrome d’Asperger (Notre petit prince Asperger, Action pour l’Autisme Asperger, Association des parents d’enfants Asperger…)
► Combattre les préjugés et stéréotypes autour du Syndrome d’Asperger en en parlant autour de soi, en publiant des messages sur les réseaux sociaux…
Quel hashtag utiliser sur les réseaux sociaux ?
Si vous voulez apporter votre soutien, vous pouvez utiliser le hashtag officiel #Journeenationaledusyndromedasperge sur les réseaux sociaux.
Sources : Questions de l’Assemblée nationale / Sénat.fr / Site de l’Association pour la Sensibilisation à la Protection, l’Éducation et la Recherche sur l’Autisme, et Notamment le Syndrome d’Asperger (ASPERANSA)
[Mise à jour le 4 février 2023 à 10h00] Plus de 1000 cancers sont détéctés chaque jour en France, selon l’Institut national du cancer. « Détecter un cancer à un stade précoce augmente considérablement les chances de guérison du malade » nous explique le Dr Marie-Jeanne Bréchot du Pôle santé publique et soins de l’Institut national de cancer. Pour le détecter tôt, il faut écouter son corps et repérer les dysfonctionnements qui méritent une consultation médicale. « Le cancer peut se manifester par l’apparition de plusieurs symptômes inhabituels et persistants. Cela ne signifie pas forcément qu’il y a un cancer mais ils doivent amener à consulter le médecin généraliste » recommande l’oncologue. A l’occasion de la Journée mondiale contre le Cancer du 4 février, rappel des signes à ne pas négliger.
Qu’est-ce qu’un cancer ?
« Le cancer résulte de la survenue d’un dysfonctionnement au niveau de certaines cellules de l’organisme. Celles-ci se mettent à se multiplier de manière anarchique et à proliférer, d’abord localement, puis dans le tissu avoisinant, puis à distance où elles forment des métastases. Sur le plan médical, le mot « cancer » désigne en fait un groupe de maladies très différentes les unes des autres. C’est pourquoi on ne devrait pas parler du cancer, mais des cancers, au pluriel », explique l’Institut national du cancer sur son site.
5 symptômes d’alerte de cancer
Des changements au niveau des selles, que ce soit en termes de consistance, couleur ou odeur – mais aussi s’il y a du sang dedans, peuvent être signes d’un cancer du colon.
Les troubles de miction peuvent être liés à deux types de cancer différents : la vessie et la prostate.
Des saignements vaginaux qui surviennent hors du cycle menstruel ne doivent pas être pris à la légère. Ce sont les signes les plus courants du cancer du col de l’utérus.
La toux, l’enrouement, une difficulté à avaler accompagnent souvent des affections comme le rhume ou la grippe, mais quand ils sont intensifs et persistants, ils peuvent être des signes du cancer des poumons, de la gorge ou de l’œsophage.
Des lésions au niveau de la bouche, mais aussi sur la gencive ou dans la gorge, peuvent signaler un cancer de la bouche.
Problèmes respiratoires ou de la bouche : essoufflement, ulcération de la bouche qui ne guérit pas, toux persistante ;
Problèmes digestifs ou urinaires : selles plus fréquentes, ballonnements persistants ; problèmes digestifs ou brûlures d’estomac persistants, problème urinaire ;
Saignements : saignements vaginaux inexpliqués, sang dans les selles, sang dans les urines, tousser ou cracher du sang, pertes de sang en dehors des règles ou après la ménopause ;
Changements ou manifestations physiques : modification de la forme d’un sein, perte de poids inexpliquée, nouveau grain de beauté ou modification d’un grain de beauté, apparition d’une grosseur ou d’un gonflement qui ne diminue pas, quel qu’en soit l’endroit, voix rauque ou enrouée, difficultés à avaler, importantes sueurs nocturnes, petite plaie qui ne cicatrise pas sur la peau ou dans la bouche
Quand se manifestent les premiers signes d’un cancer ?
Avant que des symptômes liés à la prolifération de cellules cancéreuses apparaissent, il peut se passer des années. Les premiers signes d’un cancer apparaissent donc généralement lorsque la maladie est déjà installée. D’où l’intérêt d’écouter son corps et les signaux qu’il peut envoyer sans attendre que la maladie ne gagne plus de terrain, mais aussi de consulter régulièrement pour se faire dépister en cas de risques. « Le dépistage permet en effet de diagnostiquer tôt certains cancers, avant l’apparition de symptômes, et de mieux les soigner. Dans certains cas, le dépistage peut même permettre d’éviter l’apparition d’un cancer, grâce au repérage et au traitement d’une anomalie qui aurait pu évoluer vers un cancer« , complète le Dr Marie-Jeanne Bréchot.
Quels signes en cas de métastases ?
« Grâce aux examens de diagnostic, on détermine le stade du cancer, c’est-à-dire l’étendue de la maladie, au moment du diagnostic. Rappelons que les cancers sont classés en deux groupes : les cancers localisés et les cancers qui ont formé des métastases. On parle de cancer métastatique lorsque les cellules cancéreuses se propagent et commencent à envahir d’autres organes du corps« , précise le Dr Marie-Jeanne Bréchot.
Ainsi, une douleur inhabituelle à un endroit particulier peut être signe de métastase. Il existe toutefois d’autres symptômes indiquant la présence de métastases :
des lourdeurs au niveau du foie peuvent signifier des métastases hépatiques ;
des nausées, vomissements et vertiges peuvent être associés à des métastases au niveau du cerveau ;
une gêne respiratoire peut être signe de métastases aux poumons ;
des douleurs sont souvent associées à des métastases osseuses.
Quand consulter ?
Il faut consulter votre médecin généraliste si les symptômes sont inhabituels et persistants. Celui-ci vous proposera les examens nécessaires pour déterminer les causes de ces symptômes et vous dirigera, si nécessaire, vers un oncologue. « Toutefois, détecter un cancer à un stade précoce augmente considérablement les chances de guérison du malade. C’est un moyen d’agir incontournable contre les cancers car, dans la majorité des cas, certains d’entre eux peuvent être guéris s’ils sont traités précocement. Pour beaucoup de cancers, plus le diagnostic est fait tôt, moins les traitements sont lourds et meilleures sont les chances de guérison. L’intérêt du diagnostic précoce est ainsi de mieux soigner, mais aussi de limiter les séquelles liées à certains traitements« , rappelle le Dr Marie-Jeanne Bréchot.
Quels sont les types de cancers ?
Il existe plusieurs types de cancers, qui sont déterminés en fonction de l’histologie, autrement dit la nature du tissu dans lequel ils se développent. « Ainsi, on distingue : les carcinomes où les cellules cancéreuses apparaissent dans un épithélium, c’est-à-dire un tissu recouvrant les surfaces internes (tissu de revêtement des organes) ou externes (épiderme par exemple) ; les sarcomes où les cellules cancéreuses apparaissent dans un tissu « de support » comme les os, la graisse ou les muscles ; et les cancers hématopoïétiques où le cancer affecte le sang ou les organes lymphoïdes, organes dans lesquels certaines cellules du sang acquièrent leur fonction« , détaille le Dr Marie-Jeanne Bréchot, du Pôle santé publique et soins de l’Institut national de cancer. Une autre classification oppose les tumeurs solides aux tumeurs des cellules sanguines. « Les tumeurs malignes solides, caractérisées par une masse individualisée, sont distinguées des cancers atteignant des cellules sanguines, qui sont diffuses dans l’organisme et principalement présentes dans la moelle osseuse ou le sang« , développe-t-elle.
Merci au Dr Marie-Jeanne Bréchot, du Pôle santé publique et soins de l’Institut national de cancer. Propos recueillis en 2019.
Source : Cancer, les chiffres clés, Institut national du Cancer, 7 juillet 2022.
Un faux mouvement et vous voilà bloqué du dos ! Le lumbago désigne une douleur brutale au niveau des lombaires, la partie basse du dos. Le lumbago maintient le bas du dos dans une position douloureuse. Plus de 60% des Français ont souffert au moins une fois dans leur vie de lombalgies. Les lombalgies représentent la première cause de maladie professionnelle et d’arrêt du travail. Elles représentent la 3e cause consultation chez les hommes et la 6e chez les femmes.
Qu’est-ce qu’un lumbago ?
Le lumbago, plus communément appelé « tour de reins« , caractérise une douleur brutale survenant dans la région lombaire, au niveau des vertèbres. Il est souvent la conséquence d’une rotation excessive du bas du dos, ou d’un mouvement brusque, en antéflexion (penché en avant). Il se manifeste par une douleur aiguë, souvent intense accompagnée d’une sensation de craquement, d’un blocage de la région lombaire. La douleur est soulagée en position allongée et augmentée de la douleur eau lever. Ce traumatisme, qui correspond à une contracture musculaire au niveau des vertèbres lombaires, peut être :
Le lumbago se manifeste par une douleur survenant de manière brutale et localisée au niveau de la partie basse du dos, une sensation de craquement ou de déchirement et une raideur lombaire. En règle générale, la personne reste voûtée, marche en position courbée et avec difficultés. La douleur est soulagée lors de la position allongée. Elle est augmentée lors de la mobilisation, mais aussi de la toux ou de la défécation. Le lumbago simple ne donne pas de douleur irradiant dans les membres inférieurs.
Quelles sont les causes du lumbago ?
Le lumbago est du à une contracture musculaire incoercible du bas du dos, souvent consécutive à un faux mouvement, un port de charges trop lourdes, ou un geste effectué en antéflexion. Il peut également faire suite à la pratique d’une activité sportive sans échauffement préalable ou à des traumatismes répétés de la zone. Une dégénérescence des articulations suite à de micro-traumatismes ou une arthrose lombaire peut aussi en être la cause. Certains sujets sont plus à risque de faire des lumbagos (personnes en surpoids ou de grande taille). Conserver une bonne musculature du bas du dos est une excellente prévention du lumbago.
Une reprise de la marche dès que la douleur devient supportable contribue à une guérison plus rapide.
Diagnostic : quand et qui consulter en cas de lumbago ?
Le diagnostic est fait par l’examen clinique de la personne. La position adoptée après l’accident est généralement caractéristique du lumbago. La palpation de la zone est également faite, afin d’évaluer la douleur. Habituellement, face à une description typique de la survenue des symptômes et s’il n’existe pas de douleur irradiant dans les membres inférieurs pouvant faire craindre une atteinte discale, aucun examen complémentaire n’est nécessaire.
Que faire en cas de lumbago ?
Le lumbago est bloquant et douloureux. La première chose à faire est de prendre des antalgiques (paracétamol) ou des anti-inflammatoires si la douleur est trop forte. Des médicaments relaxant les muscles, appelés myorelaxants, peuvent ensuite être prescrits par le médecin. Contrairement aux idées reçues, le repos prolongé est tout à fait déconseillé dans les cas de lumbago. Une reprise de la marche dès que la douleur devient supportable va contribuer à une guérison plus rapide.
Faut-il mettre du chaud ou du froid sur un lumbago ?
Un bain chaud ou l’application de compresses chaudes favorisent la décontraction musculaire et peuvent soulager la douleur.
Quels remèdes naturels ?
Des remèdes naturels peuvent soulager l’inflammation comme l’ortie et la prêle qui ont une action ani-inflammatoire et qui peuvent être utilisées pour soulager l’inflammation liée à un lumbago. On peut également utiliser le saule ou la baie de cassis sous forme d’EPS ou de teinture-mère. Ces remèdes ne remplacent pas l’avis d’un médecin en cas de persistance de la douleur ou de récidives trop fréquentes.