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Néphrite : symptômes, diagnostic, comment la soigner ?

Néphrite : symptômes, diagnostic, comment la soigner ?

Définition : qu’est-ce qu’une néphrite ?

Il existe plusieurs types de néphrites : la plus fréquente des inflammations aiguës du rein est la pyélonéphrite, qui est d’origine bactérienne. Plus de 95 % des pyélonéphrites en France concernent les femmes du fait de leur anatomie : l’urètre des femmes étant plus court que celui des hommes et ainsi plus propice. « Chez les femmes enceintes, la pyélonéphrite du rein droit est assez courante : le fœtus dans l’utérus va dévier ce dernier vers la droite et comprimer ainsi la circulation entre la vessie et le rein : l’écoulement de l’urine en amont est alors plus difficile. Cela peut entraîner des complications de type : accouchement prématuré voire même souffrance fœtale si cela n’est pas pris en charge« , note le Dr Tostivint, néphrologue. En cas de pyélonéphrite compliquée d’inflammation rénale, des toxines, des molécules qui devraient normalement être éliminées car représentant un danger pour l’organisme, s’accumulent dans le sang ainsi que d’autres éléments comme l’urée et la créatinine. Chez l’homme, elle est plus courante chez les plus de 40 ans et souvent liée à une infection de la prostate. En effet, l’urètre traverse la prostate après la vessie. Si la prostate est infectée, l’infection peut remonter jusqu’aux reins. 

Quels sont les symptômes d’une néphrite ? 

« Une néphrite ne passe en général pas inaperçue« , précise le Dr Tostivint. Il existe en effet des symptômes d’alerte en amont de la pyélonéphrite qui sont ceux d’une cystite (inflammation de la vessie) : « on urine des lames de rasoir, on observe du sang dans les urines, on a très souvent du mal à uriner (dysurie), les urines peuvent être malodorantes, jaunes voire vertes« . Quand le germe est remonté dans l’uretère et arrivé dans le rein, l’infection se généralise et la symptomatologie de la pyélonéphrite est la suivante : fièvre, frissons « à s’en faire claquer des dents« , douleurs dans le dos, très grosse fatigue « on est complètement éreinté« , troubles digestifs possibles « avec nausées et vomissements ». En cas de symptômes laissant suspecter une néphrite d’origine bactérienne aiguë, il faut consulter un médecin sans tarder.

Quelles sont les causes d’une néphrite ?

La néphrite infectieuse ou pyélonéphrite est chez la femme généralement due à une infection urinaire, définie par la culture positive de l’urine (présence de pus et d’un seul germe dans les urines) qui va causer cette inflammation et cette infection du rein. « Sur les 4 dernières années en France, il y a eu 1,5 million d’épisodes d’infection urinaire ayant nécessité une hospitalisation recensés par les autorités et entre 50-200 femmes par an qui se sont retrouvées dialysées à cause d’infections très mal traitées« , souligne le Dr Isabelle Tostivint. D’autres facteurs peuvent aussi expliquer la survenue d’une néphrite :

  • une infection nosocomiale post-opératoire ;
  • une intoxication par des métaux lourds (plomb, par exemple) ;
  • des allergies aux médicaments (inhibiteurs de la pompe à proton [IPP], ciclosporine, lithium…) ;
  • des maladies génétiques ;
  • des maladies cristallines.

Comment pose-t-on le diagnostic d’une néphrite ?

Au vu des différents symptômes (fièvre et signes fonctionnels urinaires), un examen cytobactériologique des urines (ECBU) est envisagé pour poser le diagnostic d’infection rénale. On observe alors > 10 000 globules blancs/mL (leucocytes) et > 104 germes à la culture. La présence d’une monobactérie, qui est le plus souvent l’Escherichia coli permet de confirmer le diagnostic. Une échographie des reins, des voies urinaires et de la vessie doit être systématique pour rechercher un obstacle et/ou une anomalie anatomique favorisante. 

C’est quoi une néphrite interstitielle ?

La néphrite interstitielle ou néphropathie interstitielle est rare. Il s’agit d’une inflammation du rein et plus précisément d’une des 4 structures qui le composent à savoir l’interstitium (tissus conjonctifs qui sous-tendent les tubules), qui avec les glomérules (fonction de filtration), les tubules (fonction de réabsorption), et les vaisseaux composent le néphron. Deux causes sont envisageables : elle peut être d’origine infectieuse. Dans plus de 90% des cas, c’est une pyélonéphrite. « S’il y a un afflux de cellules inflammatoires dans l’interstitium, cette inflammation provient d’une bactérie provenant du pyélon. Il s’agit alors d’une néphrite infectieuse, d’une pyélonéphrite (germe qui provient des urines) ». Elle peut aussi être d’origine immuno-allergique. « Une inflammation des tissus conjonctifs du rein est observée du fait de la prise de médicaments (de l’oméprazole, par exemple, pris pour des remontées gastriques dues au stress). Le taux de créatinine va alors augmenter et une forme d’intolérance du rein à ce médicament se met en place. On devient ainsi malade de notre mode de vie : le moins de médicaments pris, le mieux c’est« , ajoute-t-elle. Il existe aussi des néphrites interstitielles héréditaires liées à une anomalie génétique (maladies métaboliques rares) : le circuit du calcium, de l’acide urique…, de certains composés dans les glomérules puis dans les tubules, est ainsi perturbé.

Quelles sont les complications possibles d’une néphrite ? 

Si la pyélonéphrite n’est pas prise en charge rapidement, une bactériémie ou une septicémie peuvent se mettre en place : « Le germe est non seulement dans le ou les reins mais il s’est diffusé au sein de l’organisme et jusque dans les vaisseaux. La situation peut donc être très, très grave ». Les complications sont :

  • une pyonéphrose qui correspond à la fonte purulente du rein ;
  • des inflammations aiguës à répétition ;
  • et en général une insuffisance rénale chronique.​​​​​​​​​​​​​​

Quel traitement pour soigner une néphrite ?

Les antibiotiques sont le traitement de référence pour soigner une néphrite (7 à 10 jours). Dans la plupart des cas, une hospitalisation est nécessaire, afin de trouver la bactérie en cause, d’administrer l’antibiotique correspondant et d’évaluer les potentiels impacts sur la vessie et les reins. Si une malformation des reins est détectée par échographie ou scintigraphie, des examens plus poussés seront réalisés pour éviter que la néphrite ou la pyélonéphrite ne devienne chronique. Pour les personnes présentant une obstruction des voies urinaires, une opération peut être nécessaire. En cas de consommation de thérapeutiques allergisantes pour les reins, il faudra l’arrêter dans la mesure du possible.

Merci au Dr Isabelle Tostivint, néphrologue préventive à La Pitié Salpêtrière (AP-HP), Paris.


Source : JDF Santé

Métaidoïoplastie : comment créer un pénis ?

Métaidoïoplastie : comment créer un pénis ?

Définition : c’est quoi une métaidoïoplastie ? 

« Une métaidoïoplastie est une intervention chirurgicale qui a pour fonction d’allonger le clitoris ou le dicklit, nom donné par les hommes transgenre à leur clitoris hypertrophié par les hormones » informe le Dr Nicolas Morel-Journel, chirurgien en urologie au centre hospitalier de Lyon sud, spécialisé dans la chirurgie de réassignation sexuelle. Cette chirurgie consiste à allonger au maximum le dicklit afin de créer un pénis et à reconstruire un canal urinaire en allongeant et en déplaçant l’urètre. « Il est possible de créer un scrotum en utilisant les grandes lèvres et en remplissant celles-ci de graisse ou en y mettant des prothèses en silicone » précise le chirurgien. Le vagin peut être retiré et suturé lors de l’intervention à la demande de la personne opérée.

Quelles sont les indications d’une métaidoïoplastie ? 

La seule indication d’une métaidoïoplastie est une chirurgie d’affirmation du genre pour les hommes trans. L’autre chirurgie d’affirmation du genre pour les hommes trans est la phalloplastie qui consiste à créer un pénis. 

Comment se passe une métaidoïoplastie ? 

Cette intervention chirurgicale se fait sous anesthésie générale et dure 4 à 5h. elle est suivie d’une hospitalisation de 2 à 3 jours. « Des drains sont laissés en place 15 jours puis retirés. Si tout se passe bien, la cicatrisation est obtenue en 15 jours à un mois » explique le Dr Nicolas Morel-Journel.

Quels sont les risques d’une métaidoïoplastie ?

Si une vaginectomie est pratiquée lors d’une métaidoïoplastie, il existe des risques de saignements ou de lésions des organes de voisinage. Les principales complications sont liées à l’urétroplastie (reconstruction du canal urinaire). « Il peut s’agir de nécrose cutanée, de fistules, de sténose (rétrécissement de l’urètre) » décrit le Dr Nicolas Morel-Journel.

Qui peut pratiquer une métaidoïoplastie ? 

Des chirurgiens urologues spécialisés ou des chirurgiens plasticiens dans la chirurgie de réassignation sexuelle réalisent cette intervention. « En France, nous sommes aujourd’hui 5 ou 6 à pratiquer cette intervention qui n’est pas très difficile mais qui comprend de nombreuses petites étapes » nous apprend le Dr Nicolas Morel-Journel qui indique qu’en France 20 à 30 métaidoïoplasties sont pratiquées chaque année. Certaines personnes se font opérer en Belgique, en Serbie, en Angleterre.

La métaidoïoplastie est prise en charge à 100% par la Sécurité Sociale

Quelles sont les conséquences d’une métaidoïoplastie ? 

« Sur le plan pratique, la métaïdoplastie permet d’uriner debout dans 60% des cas. Sur un plan symbolique, elle supprime les éléments de la féminité » indique le Dr More-Journel. En outre, cette intervention a un troisième avantage pour les personnes opérées : la sensibilité des organes génitaux est conservée, contrairement à ce qui se passe avec une phalloplastie où la sensibilité est souvent diminuée. Le pénis ainsi créé est érogène et le plaisir sexuel est possible. En revanche, cette technique permet rarement la pénétration lors des rapports sexuels.

Quel est le prix d’une métaidoïoplastie et est-elle remboursée ?

« Toutes les chirurgies importantes d’affirmation du genre sont prises en charge à 100% par la Sécurité Sociale » informe le Dr Nicolas Morel-Journel. 

Merci au Dr Nicolas Morel-Journel, chirurgien en urologie au centre hospitalier de Lyon sud, spécialisé dans la chirurgie de réassignation sexuelle.


Source : JDF Santé

Comment bien vieillir après 60 ans ?

Comment bien vieillir après 60 ans ?

Qu’est-ce qui change quand on a 60 ans ? 

Le cap des 60 peut être difficile à passer pour certaines personnes. « Le passage à la retraite est en effet une étape importante de la vie qui peut avoir une incidence sur le moral« , souligne Aline Victor, conseillère en stratégie nutritionnelle. Ça peut également être un âge où l’on peut diminuer ses interactions sociales ou perdre des proches. « De plus, après 60 ans, l’organisme des femmes continue de subir des changements physiques et hormonaux. Les changements hormonaux arrivent plus tardivement chez l’homme, on parle de l’andropause. Ces changements peuvent avoir un impact sur la libido« . A 60 ans, on peut également constater une diminution de la force musculaire, de la densité osseuse, de la vision et de l’ouïe, des changements de la peau et des cheveux ou une diminution de la fonction cardiaque et pulmonaire. « A cet âge, les personnes, notamment les femmes, peuvent se plaindre de troubles digestifs : ballonnements, lourdeurs, maux de ventre…  Et s’il y a un terrain prédisposant (mauvaise alimentation, manque d’activité physique, …) des complications peuvent apparaitre, comme le diabète, le surpoids ou l’hypertension« .

Quels sont les examens à faire après 60 ans ? 

« L’examen de prévention de santé est ouvert à tous et encore plus après 60 ans, rappelle Aline Victor. En effet, au regard des risques d’apparition des maladies chroniques, on redouble de vigilances sur son état de santé« . Parmi les examens de santé recommandés, on peut citer : 

  • Le bilan de santé : Il est conseillé de faire un bilan de santé complet tous les 1 à 2 ans pour dépister les maladies chroniques comme l’hypertension artérielle, le diabète et les maladies cardiovasculaires.
  • Dépistage du cancer : « à 60 ans, il est conseillé de réaliser les examens de dépistage du cancer du sein chez les femmes (mammographie), un dépistage du cancer colorectal (par coloscopie ou test de sang occulte dans les selles), et un dépistage du cancer de la prostate (par dosage sanguin du PSA) pour les hommes« .
  • Test de densité osseuse : Les femmes de plus de 65 ans peuvent envisager un test de densité osseuse pour dépister l’ostéoporose.
  • Tests de la fonction thyroïdienne : Les femmes de plus de 60 ans sont plus susceptibles de développer des troubles de la thyroïde.
  • Examen de la vue et de l’ouïe : Il est conseillé de contrôler sa vue et son ouïe tous les 1 à 2 ans pour surveiller les changements liés à l’âge.

Quel sport faire après 60 ans ?

Il est important de rester actif à tout âge, y compris à 60 ans. « En cas de reprise du sport, il est recommandé d’y aller en douceur et à son rythme, préconise Aline Victor : essayez le pilate, l’aquagym ou encore la marche nordique. Vous pouvez ensuite augmenter le rythme et la cadence. Profitez de vos temps libres pour augmenter la durée de votre activité (randonnée) et pour jardiner ou bricoler. Et n’oubliez pas de jouer avec vos petits-enfants, ils sont de très bons coachs ! . « Il est important de consulter votre médecin avant de commencer une nouvelle activité physique, surtout si vous avez des problèmes de santé préexistants, souligne le Dr Victoria Tchaïkovski, médecin du sport. Il vous proposera de faire un bilan complet (cardio, gynéco, densitométrie…) et de vous renforcer musculairement afin d’éviter les blessures. L’électrostimulation peut aider à prendre de la masse musculaire« . Il est également recommandé de commencer progressivement et d’augmenter l’intensité et la durée de l’activité au fil du temps. « Après 60 ans, on peut faire davantage d’entrainements croisés : c’est-à-dire faire du cardio grâce à des sports sans impact comme l’elliptique »

Quelle alimentation après 60 ans ? 

« L’apparition des premières maladies chroniques arrivent à 65 ans. L’alimentation va donc dépendre de notre état de santé général, assure Aline Victor. Là où toute notre vie, on nous a demandé d’être vigilant sur les excès. Après 65 ans, il va falloir tenir compte à la fois des enjeux liés au vieillissement (troubles digestifs, buccodentaires, …) et ceux liés aux maladies associées (diabète, surpoids…) ». Voici quelques conseils pour une alimentation saine à 60 ans :
Privilégier une alimentation variée : « Lors du déjeuner et du dîner il sera important de veiller à consommer tous les groupes d’aliments, comme au petit déjeuner : une source de féculents complets (des pâtes, du pain, du quinoa, des légumineuses, du petit épeautre, du boulgour, des pommes de terre, des patates douce…), une source de fibres, vitamines et minéraux avec des légumes (bios et de saison de préférence pour toutes les qualités que nous leur connaissons), une source de protéines animales ou végétales pour prévenir et lutter contre la sarcopénie liée à l’âge, une portion d’huile végétale et un produit laitier ou un fruit en dessert« , détaille Sarah Marin-Maire, diététicienne nutritionniste.

Consommez des aliments riches en calcium : « Les légumes verts à feuilles sont les plus riches en calcium : le poireau, le chou frisé, les épinards, la roquette, le cresson en sont de bons exemples. Les légumineuses, pour varier vos sources de féculents sont également d’excellentes sources de calcium : haricots blancs, graines de lupin, haricots mungo, fèves et pois chiches seront vos meilleurs alliés. Les oléagineux en regorgent également : les amandes, les noix du brésil, les noisettes ou les graines de sésame« .

Limitez les aliments riches en sel et en sucre : Les aliments riches en sel et en sucre peuvent augmenter le risque de maladies chroniques, y compris les maladies cardiovasculaires. Limitez la consommation d’aliments transformés et choisissez des aliments frais ou préparés à la maison.

La sensation de soif s’amoindrie avec l’âge mais les besoins restent importants

► N’oubliez pas la collation. « Elle est essentielle. Elle peut être simplement composée d’un fruit et d’une poignée d’oléagineux. Ainsi, vous serez à l’aise pour patienter jusqu’au dîner sans fringale et bénéficierez de tous les bienfaits de ces aliments. Par ailleurs la collation participe à la régulation de la glycémie, et facilite la digestion : mise en place d’un fractionnement de l’alimentation différent : de plus petits repas, mais plus nombreux« .

Restez hydraté : « Une bonne hydratation est indispensable tout au long de sa vie, mais nous devons y être d’autant plus attentifs en prenant de l’âge. La sensation de soif s’amoindrie avec l’âge mais les besoins restent importants et à ne pas négliger : 1,5 litre d’eau tout au long de la journée est un minimum. On peut également privilégier des eaux riches en calcium comme l’Hépar, la Courmayeur ou la Salvetat pour protéger le capital osseux.

► Pensez également à la vitamine D essentielle à la santé des os et des dents. « Elle permet l’utilisation du calcium et du phosphore présents dans le sang pour la croissance et le maintien de la structure osseuse. Elle stimule l’absorption intestinale du calcium et limite son élimination par les urines. Présente dans les poissons gras, les foies, le jaune d’œuf, le fromage, le beurre et le cacao elle sera indispensable quel que soit l’âge ».

Quels conseils pour prévenir les maladies après 60 ans ?

L’alimentation doit éviter les complications des maladies déjà présentes ou celles à risque. « Après 60 ans, les troubles digestifs sont fréquents et peuvent être responsables de bien des maux, reconnait Aline Victor. On parle ainsi de la qualité du microbiote.  Pour cela, il est important de chercher la cause. Un trouble digestif n’est pas forcément lié à une intolérance alimentaire. Il est inutile de chercher à supprimer certains aliments (ex : gluten ou lactose) sans avoir rencontré une diététicienne »Il est surtout important d’améliorer la qualité de sa flore intestinale en adoptant une alimentation adaptée, une hydratation suffisante et la pratique d’une activité physique.  Autre sujet, les dents. « Lorsqu’on n’a pas pris suffisamment soins de sa santé buccodentaire, il se peut que des douleurs apparaissent, voire des déchaussements dentaires. Ainsi, une adaptation de votre alimentation sera peut-être nécessaire. Il est donc important de consulter son dentiste 1 à 2 fois/an« . Par ailleurs, notre expert conseille de :

Maintenir une alimentation saine : Choisissez des aliments riches en nutriments et faibles en gras saturés, en sucre et en sel.

Consommez des fruits et légumes, des céréales complètes, des protéines maigres et des produits laitiers faibles en gras.

Rester actif : «  L’exercice régulier peut aider à prévenir les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’obésité, l’arthrose et l’ostéoporose. Essayez de marcher tous les jours« .

Éviter les comportements à risque comme fumer ou boire de l’alcool en excès. 

Maintenir une vie sociale active. Objectif : aider à prévenir la dépression et l’isolement, qui peuvent contribuer à de nombreux problèmes de santé.

Contrôler le stress, qui peut contribuer à de nombreuses maladies chroniques. Vous pouvez choisir de pratiquer des techniques de relaxation, comme la méditation, la respiration profonde, ou en faisant des activités qui vous plaisent.

► Et de réaliser des examens médicaux réguliers. « Assurez-vous de consulter régulièrement votre médecin, de faire des examens de dépistage pour le cancer, le diabète et l’hypertension artérielle, et de suivre les recommandations pour les vaccinations ».

Merci à Sarah Marin-Maire, diététicienne nutritionniste et co-fondatrice de Make Me Healthy, au Dr Victoria Tchaïkovski, médecin du sport à la Clinique Drouot (Paris 9ème) et experte Compex, et à Aline Victor, conseillère en stratégie nutritionnelle et cheffe de projet Nutrition pour Nutrisens. 


Source : JDF Santé

Quels sont les symptômes de la maladie de Crohn ? C'est quoi ?

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire du tube digestif (de la bouche à l’anus). Elle a été décrite pour la première fois en 1932 par un médecin américain, Burril B Crohn. En France, le nombre de nouveaux cas chaque année est compris entre 4 et 5 pour 100 000 habitants. Actuellement on dénombre 150 000 personnes atteintes de la maladie de Crohn en France. Les symptômes intestinaux sont les plus fréquents. Découverte.

C’est quoi la maladie de Crohn ?

« La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique pouvant atteindre tous les segments du tube digestif, le plus souvent l’iléon terminal, l’anus, le côlon. Elle touche environ un habitant sur 1000, avec près de 7 à 10 nouveaux cas/100 000 habitants/an. Son incidence augmente dans les pays industrialisés » explique le Dr Axel Balian, gastro-entérologue et hépatologue. L’Europe du Nord-Ouest et les Etats-Unis sont les pays les plus touchés. Les pays émergents d’Amérique latine constatent une augmentation du nombre de personnes touchées. La fréquence, en France, varie selon les régions : le Nord-Pas-de-Calais est une des régions les plus touchées.

Quels sont les symptômes de la maladie de Crohn ?

La maladie de Crohn entraîne surtout des symptômes digestifs. Elle évolue le plus souvent par poussées entrecoupées de périodes de rémissions et d’accalmie pendant lesquelles le patient ne présente aucune manifestation. Il est impossible de prédire la fréquence des pousséesLes principales manifestations sont intestinales. L’inflammation peut se former à divers endroits du tube digestif et en atteindre une ou plusieurs parties. Elle se situe le plus fréquemment au niveau de la jonction de l’intestin grêle et du gros intestin. L‘inflammation chronique provoque l’épaississement de la paroi intestinale. Chez l’enfant et l’adolescent, une cassure des courbes staturo-pondérales et un retard pubertaire peuvent évoquer une maladie de Crohn. 

  • Des symptômes extra digestifs (articulaires, cutanés, oculaires) peuvent également être observés.
  • Des manifestations hépato biliaires peuvent également survenir comme une stéatose, une lithiase biliaire, une cholangite sclérosante primitive. 
  • Autres atteintes plus exceptionnelles : une atteinte pancréatite, une pathologie rénale, urologique, pulmonaire ou une maladie thromboembolique (thrombose artérielle ou thrombose veineuse profonde…) 

Quels sont les symptômes digestifs ?

Les symptômes intestinaux sont les plus fréquents dans la maladie de Crohn : douleurs abdominales, diarrhées avec ou sans émissions sanglantes, atteinte de la région anale (fissure*, fistule*, abcès*).

  • Des douleurs abdominales.
  • Une diarrhée chronique accompagnée de glaires et parfois de sang. 
  • atteinte de la région anale (fissure, fistule, abcès).

Une altération de l’état général accompagne souvent les poussées : fatigue (asthénie), manque d’appétit (anorexie), amaigrissement, fièvre.

Quels symptômes entraîne-t-elle sur la peau ?

« La maladie de Crohn peut avoir un retentissement important sur la qualité de vie personnelle et/ou familiale »

Les lésions de la peau ne sont pas toujours spécifiques et peuvent ressembler à d’autres pathologies cutanées. Il s’agit d’aphtes buccaux, d’érythème noueux ou de pyoderma gangrenosum. Les aphtes sont des lésions ou ulcérations non contagieuses de la muqueuse buccale. L’érythème noueux entraîne des nodules, sortes de boules sous la peau, bleutés, douloureux situés sur la face antérieure des jambes. Ces symptômes disparaissent lors du traitement des poussées. Le pyoderma gangrenosum correspond à des ulcérations localisées au niveau des membres inférieurs, des fesses et du visage.

La maladie de Crohn entraîne-t-elle des rhumatismes ?

Des rhumatismes articulaires périphériques (comme les genoux ou les poignets), d’évolution corrélée ou non à la poussée, ou des rhumatismes axiaux de type sacro-iliite ou une spondylarthrite ankylosante, d’évolution chronique peuvent apparaître au cours d’une Maladie de Crohn. « Les 2 formes de rhumatismes peuvent être parfois associées. Les rhumatismes peuvent siéger au niveau cervical, dorsal, lombaire, des articulations sacro-iliaques, des coude, du poignets, talons, genoux, ou des chevilles. 5% des personnes présentant une maladie de Crohn sont nettement gênées par ces rhumatismes », précise le spécialiste. Les douleurs ont un rythme inflammatoire (différent de celui de l’arthrose) avec une survenue en fin de nuit et des douleurs matinales qui s’accompagnent d’une raideur des articulations atteintes. Elles disparaissent ensuite lors du dérouillage matinal. Les douleurs peuvent survenir lors des poussées évolutives digestives et parfois même précéder la poussée digestive de quelques jours puis disparaissent avec le traitement de la maladie digestive. Il arrive parfois que les douleurs continuent après les poussées digestives. 

Quels symptômes entraîne-t-elle sur les yeux ?

Les symptômes ophtalmologiques sont souvent peu spécifiques de cette pathologie : douleurs, larmoiements, vision trouble, photophobie, rougeurs, etc. En cas de baisse de la vision un traitement doit être envisagé afin d’éviter l’apparition d’une cécité. Il est vivement conseillé de consulter un ophtalmologue lorsque le diagnostic de Maladie de Crohn est posé. 
La majorité des manifestations oculaires surviennent lors des poussées digestives. Uvéites, Sclérites et épisclérites peuvent apparaitre. 

Anémie et carence en fer à cause de la maladie de Crohn

Parmi les symptômes hématologiques : une anémie, le plus souvent par carences (parfois associées, fer, folates, vitamine B12), ou inflammatoire, accompagnée d’une thrombocytose.

Quelle alimentation privilégier en cas de maladie de Crohn ?

Contrairement à d’autres maladies comme le diabète, il n’existe pas vraiment de stratégie nutritionnelle pour la maladie de Crohn car les recommandations varient en fonction de la tolérance de chaque patient. Il faut savoir qu’aucun aliment ne peut déclencher ou empêcher une poussée mais certaines mesures diététiques peuvent rendre la digestion plus agréable.

► En période de poussée : les fruits et légumes crus, les produits laitiers ainsi que l’alcool sont fortement déconseillés.

► En dehors de ces périodes, on peut consommer des féculents blancs, plus faciles à digérer que les complets, ainsi que du poisson, des œufs et de la viande pour l’apport en protéines. Il est également important de boire de l’eau tout au long de la journée car la maladie de Crohn peut entraîner une malabsorption de l’eau or il faut absolument éviter la déshydratation. Enfin, il est préférable de manger au calme pour favoriser la digestion.

« La confirmation du diagnostic de maladie de Crohn s’effectue avec la réalisation des biopsies »

Quelles sont les causes de la maladie de Crohn ?

Les causes de la maladie ne sont pas clairement définies. On ne sait pas encore quel(s) facteur(s) déclenche(nt) cette réaction immunitaire anormale au niveau intestinal et ce qui modifie son évolution dans le temps. Une prédisposition génétique, des facteurs liés à l’environnement ainsi qu’une une anomalie du système immunitaire pourraient constituer des facteurs favorisants. La maladie de Crohn n’est pas une maladie « héréditaire » au sens propre du terme, explique l’association AFA, mais il existe un facteur génétique de prédisposition à la maladie, le gène NOD2 ou CARD16 sur le chromosome 16 du génome humain. Il existerait aussi un lien avec des anomalies du système immunitaire intestinal liées à un déséquilibre de la flore intestinale (dysbiose). Cette flore microbienne (microbiote) est moins diversifiée et l’appauvrissement de certaines souches bactériennes est une des caractéristiques de la maladie de Crohn. « On sait par contre qu’il ne s’agit pas d’une maladie contagieuse » ajoute l’AFA et « il ne s’agit pas non plus d’une maladie « psychosomatique » même si des facteurs psychologiques peuvent moduler son évolution ». Enfin, « le tabagisme est un facteur de risque majeur de développer la maladie », avertit le gastro-entérologue.

Quels sont les examens pour diagnostiquer la maladie de Crohn ?

Aucun test biologique ou radiologique n’est spécifique du diagnostic de la maladie de Crohn. Le diagnostic de la Maladie de Crohn s’effectue sur l’accumulation de plusieurs éléments : L’interrogatoire et l’historique de la maladie, l’examen clinique, les tests sanguins, les examens radiologiques. « Mais c’est surtout l’endoscopie avec les biopsies et l’analyse anatomopathologique qui confirment le diagnostic », nuance le Dr Balian. Les examens morphologiques permettent de mettre en évidence les lésions spécifiques de la Maladie de Crohn et d’en repérer l’étendue et la gravité des lésions. L’IRM permet de repérer les fistules, complications possibles de la maladie de Crohn. Un examen proctologique, permet de repérer des lésions caractéristiques de maladie de Crohn comme des fissures, des fistules simples ou complexes, ou des ulcérations. Un examen par vidéocapsule permet, lorsque les autres examens ne sont pas positifs, de confirmer le diagnostic de maladie de Crohn dont le siège est situé sur l’intestin grêle. « Il faut être sûr au préalable qu’il n’existe pas de sténose du grêle, sinon la capsule pourrait se bloquer et entrainer une occlusion du grêle », note le spécialiste.

Que rechercher dans la prise de sang ?

Recherche de signes d’inflammation, de carence en vitamine témoignant d’une malabsorption, d’anémie. Examens sérologiques pouvant mettre en évidence certains anticorps augmentés dans la Maladie de Crohn. 

Que montre la coloscopie ?

La coloscopie permet l’examen la muqueuse du côlon et de la partie terminale de l’intestin grêle. Des biopsies sont effectuées au cours de la coloscopie. « La confirmation du diagnostic de maladie de Crohn s’effectue avec la réalisation des biopsies sur les lésions visibles macroscopiquement, au niveau iléal, coliques et rectales », précise le spécialiste.

A quoi sert la fibroscopie ?

La fibroscopie œsogastroduodénale permet de visualiser l’œsophage, l’estomac et et le duodénum, première partie de l’intestin grêle. Il s’agit d’un examen qui permet la visualisation de l’intérieur de l’œsophage, de l’estomac et du duodénum, première partie intestin. Cet examen s’effectue au moyen d’un tube souple muni d’une lumière et d’une caméra qui est introduit dans la bouche.

Les examens sont-ils remboursés ?

Ces pathologies sont classées parmi les affections de longue durée, prises en charge à 100% par l’Assurance Maladie. 

Quels sont les traitements de la maladie de Crohn ?

Le traitement de la maladie de Crohn permet de traiter les poussées de la maladie et de prévenir les rechutes et les complications. « Chez tous les patients, il faut absolument obtenir l’arrêt complet et définitif de la consommation tabagique (qui aggrave l’évolution de la maladie de Crohn) », insiste le Dr Balian. Un traitement nutritionnel peut être préconisé afin de palier à une dénutrition. L’alimentation peut ainsi être entérale, par sonde nasogastrique ou parentérale par voie veineuse. Contre les douleurs, les antalgiques peuvent être prescrits. Les médicaments antidiarrhéiques peuvent être conseillés. Enfin, les médicaments antispasmodiques permettent de soulager les douleurs abdominales.  L’arrêt définitif du tabac, facteur aggravant de la maladie, demeure une des mesures les plus importantes. 

Quels traitements lors des poussées ?

Lors des poussées, les traitements médicamenteux suivants sont recommandés : 

  • 5-ASA par voie orale et/ou rectale.
  • mésalazine, 1 à 4 g/jour.
  • corticoïdes : Les corticoïdes utilisés sur de courtes périodes sont prescrits lors des poussées de la maladie. Ils ne constituent absolument pas un traitement préventif.
  • antibiotiques : Les antibiotiques sont prescrits dans plusieurs situations, notamment en cas d’aggravation soudaine ou suspicion d’infection intestinale, également en cas d’abcès, sous forme de quinolone et/ou métronidazole. 

En quoi consiste le traitement chirurgical chez les malades de Crohn ?

Le traitement chirurgical s’envisage en cas d’évolution de la maladie, lors d’apparition de complications et lorsque les traitements médicamenteux s’avèrent inefficaces. L’intervention chirurgicale consiste à enlever la ou les zones de l’intestin qui sont atteintes. « La chirurgie doit être la plus économe possible, des récidives pouvant survenir sur les zones anastomotiques« , explique le gastro-entérologue. La chirurgie consiste en l’exérèse des lésions inflammatoires, le drainage d’abcès et le traitement des occlusions ou des péritonites. Lors de l’ablation d’une partie de l’intestin, il est parfois envisagé une intervention chirurgicale destinée à pratiquer un anus artificiel en effectuant un abouchement du côlon à la paroi de l’abdomen afin de dériver les selles vers l’extérieur dans une poche régulièrement changée. Cette stomie est souvent provisoire. 

Quels sont les chiffres de la maladie de Crohn ?

En France, le nombre de nouveaux cas chaque année est compris entre 4 et 5 pour 100 000 habitants. Actuellement on dénombre 150 000 personnes atteintes de la maladie de Crohn en France. La maladie de Crohn touche les hommes et les femmes. Elle survient le plus souvent chez les jeunes adultes, entre 20 et 40 ans, mais peut apparaître à tout âge et également dans une proportion moins élevée, chez les enfants. Le pourcentage d’enfants touchés est inférieur à 10%. Lors de l’évolution de la maladie, il y a un important recours à la chirurgie ; en effet environ 80% des malades subissent une intervention chirurgicale au cours de l’évolution de la maladie. Après 10 ans d’évolution le risque de cancer colorectal augmente par rapport à la population générale.

Merci au Dr Axel Balian, gastro-entérologue et hépatologue. Source : La maladie de Crohn, Association Afa, 2020.


Source : JDF Santé

Dépistage cancer colorectal : âge, kit en pharmacie, tous les combien ?

Dépistage cancer colorectal : âge, kit en pharmacie, tous les combien ?

[Mise à jour le 23 février 2023 à 12h11] Mars est le mois de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal,  deuxième cancer le plus meurtrier en France. Ce dépistage précoce 100% pris en charge par l’Assurance maladie (donc gratuit)  permet de guérir 90% des cancers diagnostiqués, rappelle La Ligue contre le cancer dans un communiqué de presse du 21 février 2023. Or « on observe un taux de participation encore trop faible » ajoute-t-elle. Seuls 35% des Français concernés par ce dépistage le feraient. Qui peut se faire dépister gratuitement ? Quel est l’âge des personnes concernées ? Avant 50 ans ? Après 74 ans ? Le kit est-il disponible en pharmacie ? Comment le faire à la maison ? Est-ce facile ? Que faire si le test est positif ? Voici notre guide pratique pour vous aider.

C’est quoi le test pour le dépistage du cancer colorectal ?

Le dépistage consiste à réaliser chez soi un test de recherche de sang dans les selles. Le kit se présente sous la forme d’une enveloppe bleue (ci-dessous) et est composé de 3 volets qui contiennent :

  • Volet 1 : un mode d’emploi
  • Volet 2 : une fiche d’identification pour la restitution du résultat + un dispositif de recueil des selles
  • Volet 3 : un tube de prélèvement + un sachet de protection + une enveloppe de retour 

Photo du kit de dépistage du cancer colorectal Le test est à  faire chez vous, puis vous l’envoyez au laboratoire pour qu’il soit analysé. La démarche est entièrement prise en charge par l’Assurance Maladie. Si du sang est trouvé dans les selles lors du test de dépistage, une coloscopie est effectuée. La coloscopie peut mettre en évidence un cancer, des polypes ou adénomes avant qu’ils ne deviennent cancéreux. Dans 60 à 80% des cas, le cancer colorectal fait suite à une tumeur bénigne, appelée communément polype. Il faut ensuite 5 à 10 ans à ce polype pour se transformer en cancer. « Dans son évolution, un polype va passer par différents stades de transformation au cours desquels il va peu à peu émettre du sang à sa surface. La présence de sang occulte pourra évoquer la présence d’un polype avant qu’il ne se transforme en cancer. Dans la très grande majorité des cas, il n’y a aucun symptôme associé au développement d’un polype ou d’une tumeur débutante. C’est la raison pour laquelle les cancers colorectaux peuvent être découverts à un stade évolué, donc grave. » explique le Dr Bredin. 

A quel âge doit-on faire un dépistage du cancer colorectal ?

Le cancer colorectal (cancer du côlon) est un cancer relativement fréquent qui touche aussi bien les hommes que les femmes, le plus souvent entre 50 et 75 ans. Le test de dépistage proposé par le ministère de la Santé est à réaliser tous les deux ans aux hommes et femmes âgés de 50 à 74 ans. Un coloscopie peut-être envisagée plus précocement en cas d’apparition de symptômes évocateurs ou de niveau de risque élevé (antécédents par exemple).

Tous les combiens doit-on refaire le test de dépistage du cancer colorectal ?

Tous les deux ans, dans le cadre du programme de dépistage organisé par le ministère de la Santé en France. Entre ces deux ans, si un symptôme ou en cas de doute, il ne faut pas hésiter à consulter son médecin.

Comment faire le kit de dépistage du cancer colorectal ?

Le prélèvement de selles est réalisé à domicile au moyen d’un « kit de dépistage »à envoyer pour analyse par voie postale. Le test et son interprétation sont gratuits. Une fois le test reçu à la maison ou retiré en pharmacie :

  • Utiliser le test rapidement pour éviter qu’il ne se périme.
  • Si le test n’est pas utilisé tout de suite, il faut le conserver à une température comprise entre 2 et 30 degrés maximum.
  •  Avant toute utilisation, vérifier la date d’expiration sur l’enveloppe bleue ou sur le tube
  • Coller l’étiquette sur la fiche d’identification et compléter les informations.
  • La petite étiquette est à coller sur le tube.
  • Coller la feuille de recueil des selles sur la lunette des toilettes (il ne faut aucun contact avec du liquide (urine, javel).
  • Une fois les selles déposées dans la feuille de recueil, ouvrir le tube de prélèvement et gratter la tige à la surface des selles pour recouvrir la partie striée. Remettre la tige dans le tube, fermer et secouer. Le reste se jette dans les toilettes. 
  • Mettre le tube dans le sachet de protection et ajouter la fiche d’identification. Envoyer le tout sans timbre.

Qui doit faire un dépistage du cancer colorectal ?

« On définit 3 niveaux de risque » explique le Dr Bredin :

  • le risque normal : être âgé de 50 ans ou plus ;
  • le risque élevé : présenter un ou des antécédents familiaux au 1er degré de polype avancé ou de cancer colorectal (premier degré : parents directs, fratrie), ou présenter une pathologie exposant au risque de cancer colorectal (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, …)
  • le risque très élevé : présenter une pathologie génétique à risque de cancer colorectal (syndrome de Lynch, polypose adénomateuse Familiale, etc…)

Seuls les patients à risque normal sont concernés par le dépistage de masse par le biais du test de recherche de sang occulte dans les selles. Les patients des deux autres groupes relèvent d’un dépistage ciblé directement par coloscopie. En cas de symptôme d’inquiétude, le test de recherche de sang occulte dans les selles n’est pas pertinent. Par conséquent, en cas de sang visible dans les selles, de changement inhabituel de son transit, de douleurs abdominales  inhabituelles et prolongées (au delà de quelques semaines), d’un amaigrissement involontaire, ou d’anémie, il est recommandé de consulter en vue de programmer une coloscopie.

Comment obtenir le kit de dépistage du cancer colorectal ?

Pour obtenir le kit de dépistage, plusieurs possibilités : 

→ Soit consulter le médecin (généraliste, gynécologue, hépato-gastroentérologue, médecin d’un centre d’examen de santé du régime général de l’Assurance Maladie (CES)) au sujet du dépistage du cancer colorectal. C’est le médecin qui remet le test au patient après lui avoir expliqué son mode d’utilisation. Si le médecin le juge utile, il peut aussi proposer de faire le test de dépistage du cancer colorectal et en précise l’intérêt. Après avoir obtenu l’accord du patient, le médecin lui remet le test et lui explique comment l’utiliser à son domicile. Enfin, les personnes qui n’ont pas réalisé le test remis par le médecin généraliste sont relancées par la structure de gestion qui leur envoie le test par voie postale avec un mode d’emploi. 

→ Soit commander en ligne le kit de dépistage sur le site de l’Assurance Maladie : monkit.depistage-colorectal.fr, afin de répondre à quelques questions, et, en l’absence de risque particulier, de commander le test pour le recevoir à domicile.

→ Soit retirer le test en pharmacie sans avoir besoin de prendre rendez-vous. Il suffit d’appartenir à la tranche d’âge éligible au dépistage ou de présenter le courrier de l’Assurance maladie. 

Comment avoir son kit de dépistage en pharmacie ?

Depuis le 11 avril 2022, le kit de dépistage du cancer colorectal peut être délivré gratuitement dans les officines, par les pharmaciens, sans attendre de recevoir le courrier de l’Assurance maladie et de passer par la case rendez-vous chez son médecin traitant (si vous êtes dans la tranche d’âge éligible au dépistage : 50 à 74 ans). 

Quel est le délai pour avoir ses résultats ?

Depuis 2022 les résultats sont consultables en ligne, via le site internet www.resultat-depistage.frLe résultat du test est généralement disponible dans les 15 jours. La réalisation d’une coloscopie est indiquée dès que possible en cas de positivité du test.

Environ 43 000 nouveaux cas de cancer colorectal sont diagnostiqués chaque année. 18 000 en meurent.

Que faire si le test est positif ?

La réalisation d’une coloscopie est indiquée dès que possible en cas de positivité du test. 

→ Si le test est positif (4% des cas), cela signifie que du sang est présent dans vos selles. Le médecin vous adresse à un gastroentérologue pour la réalisation d’une coloscopie recherchant l’origine de ce saignement :

  • Une lésion précancéreuse est en cause dans environ 30 % des cas,
  • Une lésion cancéreuse est à l’origine du saignement dans environ 8 % des cas,
  • Dans plus de la moitié des cas, la coloscopie ne trouve aucune anomalie.

Un test positif ne signifie pas forcément qu’il y a un cancer. Cela signifie simplement qu’il est recommandé de réaliser une coloscopie. Le médecin enverra le patient chez un gastro-entérologue afin qu’il effectue une coloscopie. Il s’agit d’un examen qui permet de visualiser l’intérieur de l’intestin et de visualiser un polype ou une tumeur, et si possible, de procéder à son ablation. Cet examen peut être douloureux, il est souvent proposé sous anesthésie générale légère. « Il s’agit d’un examen invasif qui nécessite une préparation intestinale (purge) qui va conditionner la qualité et la sécurité de l’examen. Autrefois laborieuse et désagréable, la préparation intestinale est réalisée en deux temps (la veille et le matin de l’examen). Elle est désormais plus facile à réaliser, et existe sous diverses modalités (comprimés, boissons à reconstituer dont le goût a été amélioré)« . prévient le Dr Bredin.

→ Si le test est négatif (96% des cas), cela signifie qu’aucun saignement n’a été détecté. Dans ce cas, le test vous sera proposé tous les deux ans mais si vous présentez des signes anormaux entre deux tests (saignement, amaigrissement…), une consultation médicale est recommandée.

Le test de dépistage est-il gratuit ?

Le test de dépistage du cancer colorectal est gratuit. « Sur un plan sémantique, le test de recherche de sang occulte dans les selles n’est pas remboursé à 100 % par l’Assurance Maladie, car l’Assurance Maladie ne finance pas le dépistage, du moins pas directement. Les structures de dépistage se sont régionalisées depuis 2019, et sont administrées par le biais de GIP (Groupements d’Intérêts Publics), financés par l’Assurance Maladie, mais aussi les régions. Il est donc plus juste de dire que le test est gratuit.«  précise le Dr Bredin.

Peut-on faire un dépistage du cancer colorectal après 75 ans ?

L’âge n’est pas une contre-indication au dépistage. Au delà de 74 ans, et en l’absence de contre-indication à une coloscopie, le dépistage doit se faire par coloscopie. Il s’agit d’un dépistage ciblé, orienté par l’existence de symptômes, ou d’antécédents, et qui sera proposé individuellement par le médecin traitant ou le gastro-entérologue. Si le patient a des antécédents personnels ou familiaux, et qu’il a déjà réalisé des coloscopies, l’indication d’une nouvelle coloscopie est posée par le médecin traitant et le gastro-entérologue. En alternative à l’endoscopie (qui est réalisée souvent  sous anesthésie générale), on peut proposer une coloscopie virtuelle, qui est un scanner avec reconstruction en 3D de la surface de l’intestin. Cet examen est à même de découvrir des lésions dont la taille est au delà de 3 mm. Cet examen nécessite toutefois une préparation identique à une coloscopie (purge) et ne permet pas l’ablation des polypes qui pourraient être découverts.

Merci au Dr Christian Bredin, gastro-entérologue.

Sources :

– Mars Bleu : mois de promotion de dépistage du cancer colorectal. Communiqué de presse La Ligue contre le cancer, 21 février 2023

– Dépistage chiffres Santé Publique France

– Evaluation dépistage 2017, Société nationale Française de Gastro-Entérologie (SNFGE)


Source : JDF Santé

Test ADN : comment faire, délai des résultats, en France ?

L’acide désoxyribonucléique plus connu sous le nom d’ADN est une molécule qui comprend toutes les informations d’un individu, et qui est présente dans le noyau de chaque cellule de son organisme. L’ADN contient et transmet l’information génétique et détermine les critères héréditaires. Chaque personne a un ADN unique. Il existe des tests permettant de comparer l’ADN d’une personne avec une autre. Dans l’affaire Maddie McCann, une jeune femme pense être peut-être cette petite fille anglaise disparue en 2007 au Portugal. Cette Allemande de 21 ans a lancé un appel sur son compte Instagram le 20 février pour demander aux parents de la fillette la réalisation d’un test ADN.

Peut-on faire un test ADN en France ?

En France, l’analyse d’ADN ne peut être entreprise qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique. Depuis 2004, l’identification d’une personne peut aussi être effectuée à des fins judiciaires. Dans la légalité (Article R1131-1), sont autorisés les tests ADN à visée médicale, prescrits par un médecin généticien ou travaillant en relation avec une équipe de génétique clinique pour :

  • poser, confirmer ou infirmer le diagnostic d’une maladie à caractère génétique ;
  • rechercher les caractéristiques génétiques à l’origine d’une maladie ;
  • adapter la prise en charge d’une personne selon ses caractéristiques génétiques.

Il est aussi possible d’acheter des tests ADN sur Internet (par exemple pour retrouver ses origines ethniques) mais c’est interdit en France et punissable d’une amende allant de 3750 à 15 000 euros et d’une peine d’emprisonnement d’un an

Comment faire un test ADN ?

Quand le test ADN est réalisé sur demande médicale : le consentement de la personne doit être recueilli par écrit préalablement à la réalisation de l’examen, après qu’elle a été dûment informée de sa nature et de sa finalité. Le consentement mentionne la finalité de l’examen. Il est révocable sans forme et à tout moment (Article 16-10 du Code civil), les examens doivent être réalisés par des laboratoires autorisés par l’agence régionale de santé et le résultat est d’abord communiqué au médecin prescripteur qui le communique ensuite au patient, sauf si ce dernier a exprimé son refus d’en connaître le contenu. En dehors de ce cadre, il s’agit de faire un test ADN via l’envoi de kits dédiés achetés sur Internet (les sites MyHeritage et FamilyTreeDNA envoient ces tests en France). Une fois l’achat en ligne effectué, il faut compter 4 à 5 jours ouvrables avant de recevoir le kit chez soi.

Pour recueillir l’ADN, les deux options de prélèvement buccal sont possibles :

  • L’écouvillonnage de joue. On prélève son ADN en passant un écouvillon de joue (sorte de coton-tige) à l’intérieur de la joue. L’écouvillon doit ensuite être placé à l’intérieur d’un emballage stérile. 
  • Le crachoir. Il suffit de cracher un peu de salive dans un récipient stérile. 

Quel est le délai pour avoir les résultats ?

Après avoir recueilli l’ADN, l’utilisateur doit renvoyer son échantillon au laboratoire. Les résultats, sécurisés, sont disponibles en ligne sous 3 à 6 semaines, sur le compte personnel de l’utilisateur.

Quel est le prix d’un test ADN ?

Le tarif moyen est entre 70 et 90 euros.

Qui a inventé le test ADN ?

En 1985, Sir Alec Jeffreys, docteur britannique en génétique, découvre la méthode d’identification par l’ADN (Acide DésoxyriboNucléique). La technique est commercialisée en 1987. Avec l’aide de la science, nous pouvons maintenant déterminer les origines ethniques anciennes de ses ancêtres patrilinéaires, en testant l’ADN du chromosome Y (appelé aussi ADN-Y ou Y-ADN) hérité de manière paternelle.

Quels sont les différents types de test ADN ?

Il existe différents types de tests ADN :

  • le test de paternité (il est impossible pour une personne de faire un test de paternité sans avoir au préalable reçu l’autorisation d’un juge qui aura accepté la requête après de longues argumentations),
  • le test de maternité,
  • le test de fraternité,
  • le test du chromosome Y,
  • le test de l’ADNmt (Mitochondrial),
  • le test de zygosité,
  • le test de paternité prénatal,
  • le test de la trisomie fœtale et le test de généalogie.

En effet, tous ces types de tests d’ADN peuvent être réalisés à partir d’un prélèvement buccal, sauf le test de paternité prénatal puisque l’enfant en question n’est pas encore né. 

Quel test ADN choisir ?

    Parmi les laboratoires en ligne qui proposent la réalisation de tests ADN fiables, on peut citer 23andMe, MyHeritage DNA et AncesrtyDNA. 23andMe dispose de 150 populations de référence, tandis que AncestryDNA met à la disposition de ses clients une base de données de 350 régions. De son côté, MyHeritage DNA promet à ses clients des résultats fiables et crédibles, avec 42 origines disponibles pour effectuer l’échantillonnage. L’achat « récréatif » de tests ADN sur ces sites est donc interdit en France. Pour les personnes désireuses d’essayer malgré tout, sachez qu’il vaut mieux sélectionner un site ou un laboratoire qui respecte la norme ISO 17025.

    Source : Legifrance.


    Source : JDF Santé