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Cancer des sinus : symptômes, causes, âge et pronostic

Cancer des sinus : symptômes, causes, âge et pronostic

Définition : qu’est-ce qu’un cancer des sinus ? 

« Le cancer des sinus est une tumeur maligne qui prend son origine dans les sinus« , définit le Dr Antoine Moya-Plana, chirurgien ORL à Gustave Roussy. Les sinus sont les cavités aériennes creusées dans les os du crâne et de la face. Il existe différents sinus crâniens qui sont tapissés de muqueuses et communiquent avec les fosses nasales, chacun d’entre eux pouvant être atteint :

  • les sinus frontaux de chaque côté du front au-dessus des orbites,
  • les sinus maxillaires au niveau des joues,
  • les sinus ethmoïdaux, entre les deux orbites,
  • les sinus sphénoïdal à proximité de l’os du même nom.

« Le plus souvent, la tumeur se développe dans le sinus maxillaire, pouvant entraîner des douleurs de type sinusite« , informe le chirurgien ORL. Ce sont des cancers qui mettent très longtemps avant d’être symptomatiques. « Les sinus étant des cavités creuses, la tumeur doit être volumineuse pur devenir symptomatique« , explique le Dr Moya-Plana.

Fréquence et statistiques

Les cancers des sinus sont relativement rares : ils représentent 3% des tumeurs ORL, selon le Dr Antoine Moya-Plana. « A la différence des autres cancers ORL qui sont constitués essentiellement de carcinomes épidermoïdes, il y a une multitude de types histologiques différents dans les tumeurs des sinus« .

Âge du cancer du sinus

L’âge moyen d’apparition du cancer des sinus est 60 ans, avec de grandes différences selon le type histologique.

Le cancer des sinus n’est pas lié à la consommation de tabac. 

Causes et personnes à risque : le tabac ? Certaines professions ?

Les cancers des sinus sont plus fréquents chez les personnes qui travaillent dans certains milieux professionnels :

  • en présence de tanins (travailleurs du bois et du cuir),
  • en présence de poussière (industrie textile),
  • en présence de nickel,
  • en présence d’amiante
  • en présence d’huile de coupe…

Contrairement aux autres tumeurs ORL, aucun autre facteur de risque n’a été clairement identifié pour les cancers des sinus. « Nous savons que ce cancer n’est pas lié à la consommation de tabac« , indique le Dr Antoine Moya-Plana.

Quels sont les symptômes d’un cancer des sinus ?

Les signes du cancer des sinus ne sont pas spécifiques à cette maladie et sont d’une grande banalité : nez bouché, qui coule ou qui saigne. « Ce qui doit alerter c’est la persistance de ces symptômes pendant plus de trois semaines et leur caractère unilatéral« , informe le Dr Antoine Moya-Plana. Lorsque la tumeur est très avancée, le cancer des sinus peut se révéler par :

  • une joue qui gonfle,
  • une paupière gonflée,
  • une baisse d’acuité visuelle,
  • une déformation du palais selon la localisation de la tumeur.
Sinus chez l'homme
Sinus chez l’homme © 123rf

Diagnostic

Le diagnostic de cancer des sinus est suspecté à partir des symptômes évoqués par le patient et un examen ORL. « Le diagnostic se fait avec une biopsie réalisée en consultation lorsque la tumeur est facilement accessible avec un fibroscope (qui permet de visualiser l’intérieur des sinus directement avec une mini caméra) ou au bloc opératoire le cas échéant. Les biopsies peuvent être analysées par un réseau national d’anatomopathologistes car il peut être difficile de voir quel est le sous-type histologique de la tumeur des sinus » précise notre interlocuteur. Un bilan d’imagerie est effectué en cas de diagnostic de tumeur cancéreuse : scanner, IRM, PET scan pour voir l’emplacement de la tumeur et si elle est localisée ou métastasique.

Traitement du cancer des sinus : chirurgie, radiothérapie, chimio…

Le traitement du cancer des sinus est adapté à chaque patient, à la nature de la tumeur, mais aussi aux résultats du bilan d’extension ayant permis de classer la tumeur selon son évolution. « Pour la plupart des tumeurs des sinus, le traitement consiste en une chirurgie suivie de radiothérapie, indique le Dr Antoine Moya-Plana. Les marges d’exérèse de la tumeur ne sont pas les mêmes selon le type histologique de la tumeur. Pour certaines tumeurs s’y ajoute de la chimiothérapie, avant ou après la chirurgie. Les produits de chimiothérapie diffèrent selon le type histologique du cancer des sinus« . Les problématiques de chimiothérapie et de radiothérapie ne sont pas les mêmes selon que la tumeur est située dans le sinus maxillaire ou dans le sinus ethmoïde. « Les cancers des sinus étant des cancers rares, il vaut mieux qu’ils soient pris en charge dans des centres experts qui ont une expertise en termes de chirurgie, de radiothérapie et de chimiothérapie des cancers des sinus, recommande le Dr Antoine Moya-Plana. Avec le Réseau tumeurs rares ORL, le REFCOR, nous essayons de colliger tous les cas de cancers des sinus pour édicter des référentiels thérapeutiques de prise en charge.« 

Bon à savoir : les personnes dont le cancer des sinus a une origine professionnelle doivent voir avec le médecin du travail pour une reconnaissance professionnelle et éventuellement un aménagement de poste. 

Pronostic vital

Selon les chiffres révélés par notre interlocuteur, 80% des cancers des sinus sont diagnostiqués à un stade avancé (T3, T4). La survie à 5 ans est très variable selon l’extension mais aussi selon le type histologique de la tumeur. Globalement, la survie du cancer des sinus des menuisiers (adénocarcinome) est de 70% à 5 ans, la survie du carcinome épidermoïde des sinus de 50% à 5 ans.

Prévention du cancer des sinus

Dans les métiers à risque, il convient de se prémunir d’un taux de poussière élevé dans son milieu de travail en mettant en place des systèmes de protection adaptés (masque, système d’aspiration, ventilation des locaux…). « Ces personnes doivent bénéficier d’un suivi régulierEn revanche, pour les autres tumeurs des sinus, aucune étiologie n’étant connue, aucune prévention n’est possible« , conclut-il. 

Merci au Dr Antoine Moya-Plana, chirurgien ORL à Gustave Roussy.


Source : JDF Santé

Rougeole chez l'adulte : symptômes, traitements, incubation

Rougeole chez l'adulte : symptômes, traitements, incubation

La rougeole est une infection virale plutôt observée chez les enfants, mais qui peut aussi toucher les adultes. Boutons, forte fièvre et toux sont les principaux symptômes d’une rougeole, même chez l’adulte. Comment reconnaître les boutons de la rougeole ? Est-ce qu’on peut avoir la rougeole 2 fois ? Est-ce que c’est dangereux ? Comment la traiter chez un adulte ?

Définition : qu’est-ce que la rougeole ?

Très contagieuse, la rougeole est une infection virale. La contamination se fait dans l’air, notamment via des gouttelettes de salive provenant des voies aériennes et contenant le virus (toux, éternuements, mouchages). La contamination peut également s’effectuer par contact avec des objets contaminés par des sécrétions du nez ou de la gorge par exemple.

Photo d’une rougeole chez l’adulte

photo-rougeole-adulte
Photo d’une rougeole chez l’adulte © SecondSide – stock.adobe.com

Jusqu’à quel âge peut-on avoir la rougeole ?

« La rougeole peut se déclarer chez l’enfant, mais aussi chez l’adulte. Elle est d’autant plus grave qu’elle se déclare tôt dans la vie. La seule manière de s’en protéger et de protéger les jeunes enfants reste la vaccination« , explique Yannick Schmitt.

Quels sont les symptômes de la rougeole chez l’adulte ?

Si elle est considérée comme une maladie infantile, la rougeole peut aussi toucher les adultes, notamment ceux présentant une immunodépression ou insuffisamment vaccinés. Comme chez les enfants, la rougeole provoque :

  • une forte fièvre,
  • une toux,
  • une rhinopharyngite et/ou une conjonctivite
  • une éruption cutanée. « Ce sont des petites plaque rouges plus ou moins en relief, dite éruption morbilliforme« , précise Yannick Schmitt, qui ajoute : « après quatre jours, l’éruption peut évoluer vers une desquamation (soit une perte de petits bouts de peau morte). La fatigue et la toux restent encore présente plusieurs jours. » La guérison a lieu après une dizaine de jours environ.

Combien de temps dure la rougeole ?

La phase d’incubation dure une douzaine de jours. Normalement, on ne peut pas avoir la rougeole deux fois car l’infection immunise la personne pour le restant de sa vie. 

Quels sont les risques de la rougeole chez l’adulte ?

La rougeole n’est pas une maladie bénigne et peut entraîner certaines complications, notamment infectieuses au niveau ORL (otites) ou pulmonaires (pneumonie avec difficultés respiratoires). « Dans un cas sur mille, des complications neurologiques surviennent sous la forme d’une encéphalite, autrement dit, d’une inflammation du système nerveux. Ces complications restent mortelles, notamment dans les pays défavorisés. En France, au 2 mai 2019, 852 cas avaient été déclarés, dont 261 hospitalisés avec un décès depuis le 1er janvier 2019« , glisse Yannick Schmitt.

A quel âge peut-on se faire vacciner de la rougeole ?

Comme il n’existe pas de traitement spécifique pour guérir la rougeole, mieux vaut se faire vacciner pour prévenir son apparition. Demandez à votre médecin traitant qu’il vérifie si votre vaccination rougeole-oreillons-rubéole (ROR) est à jour. Sinon un rattrapage est recommandé. « Par exemple, si vous êtes né après 1980, une deuxième dose de vaccin est souvent nécessaire ! Rappelons que 89% des cas surviennent chez des sujets non ou mal vaccinés. Souvent oubliée, cette vaccination se planifie chez la femme jeune puisqu’elle ne peut être effectuée durant la grossesse. »

Prévention de la rougeole chez l’adulte

Pour éviter d’attraper la rougeole, il est recommandé de suivre certaines règles d’hygiènes basiques comme :

  • Se laver régulièrement les mains,
  • Ne pas partager les objets de la vie quotidienne, notamment si vous êtes en contact avec une personne atteinte.
  • Une éviction scolaire est indispensable pour les enfants.
  • Aérer votre maison au minimum une fois par jour
  • Maintenir la température à 19 °C. 

Merci au Dr Yannick Schmitt, médecin et Président du Regroupement Autonome des Généralistes Jeunes Installés et Remplaçants(ReAGJIR)


Source : JDF Santé

C'est quoi une ischémie ?

C'est quoi une ischémie ?

Une ischémie correspond à la diminution de l’alimentation sanguine à un organe ou à une partie du corps, à cause d’une artère bouchée. Qu’est-ce qu’un accident ischémique ? Quels sont les symptômes d’une ischémie ? C’est quoi un test d’ischémie ? Comment l’éviter ? La soigner ?

Quelle est la définition d’une ischémie ?

« L’ischémie désigne une insuffisance d’alimentation du sang à un organe en raison d’une obstruction au passage du sang dans une artère. Cette obstruction est en général liée à un caillot de sang bloqué dans un endroit de l’artère rétrécie par une plaque d’athérome« , note le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste. 

C’est quoi une ischémie des membres inférieurs ?

L’ischémie des membres inférieurs concerne les jambes. Elle est principalement due à la présence d’un caillot sanguin dans une artère (thrombose) ou à une embolie. Le membre affecté devient froid et pâle, il engendre des douleurs brutales et se paralyse peu à peu car il n’est plus irrigué. Une écho-Doppler ou une artériographie permettent de confirmer le diagnostic. L’administration de vasodilatateurs et d’anticoagulants est parfois suffisante. Les autres traitements incluent le retrait du caillot (embolectomie) et/ou l’amputation du membre. 

C’est quoi une ischémie myocardique ?

« L’ischémie myocardique se manifeste au niveau du cœur par obstruction des artères coronaires« , explique le Dr Aubé. En d’autres termes, il s’agit d’un défaut d’oxygénation du muscle cardiaque.

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Schéma d’une ischémie cardiaque © Bulgakova Kristina – stock.adobe / Journal des Femmes

C’est quoi une ischémie cérébrale ?

L’accident vasculaire cérébral ischémique résulte d’une mauvaise oxygénation dans une partie du cerveau. « Il y a une obstruction des artères cérébrales », précise le médecin généraliste. Elle peut être due à une athérosclérose évoluée, une embolie artérielle, c’est-à-dire la migration d’un caillot qui va se bloquer dans l’artère ou des maladies touchant les petites artères. Celle-ci peut se manifester par des signes neurologiques comme des troubles moteurs ou sensitifs touchant une partie ou toute une moitié du corps, des troubles de la parole ou de la reconnaissance, d’apparition brutale ou s’aggravant très rapidement, et l’évolution peut se faire vers un coma. 

C’est quoi une ischémie intestinale ou mésentérique ?

« L’ischémie intestinale est due à l’obstruction de l’artère mésentérique, qui a pour vocation d’apporter du sang oxygéné aux organes de l’abdomen », poursuit le Dr Aubé.

C’est quoi une ischémie médullaire ?

L’ischémie médullaire correspond à l’interruption de la vascularisation artérielle dont le but est d’apporter du sang à la moelle épinière.

C’est quoi une ischémie aiguë ?

L’ischémie aiguë désigne l’interruption brutale du flux sanguin artériel dans un membre. Il s’agit d’une véritable urgence médicale, susceptible d’entraîner l’amputation du membre en question voire le décès du patient si elle n’est pas prise à temps.

Quelles sont les causes d’une ischémie ?

L’ischémie peut être due à plusieurs choses :

  • L’obstruction d’une artère par un caillot sanguin (thrombose)
  • Le rétrécissement important d’une paroi artériel, le plus souvent en rapport avec des dépôts de cholestérol (athérosclérose)
  • Une hémorragie en amont
  • Une compression. 

Quels sont les symptômes d’une ischémie ?

« Les symptômes sont très variés en fonction des régions touchées par l’ischémie : au niveau du cœur, c’est la douleur à la poitrine de l’angine de poitrine et de l’infarctus, du cerveau, ce sont les signes d’un accident vasculaire cérébral, des jambes, par une douleur et un membre qui devient froid, de l’intestin, par une vive et brutale douleur abdominale« , explique le Dr Patrick Aubé.

Quels sont les facteurs de risque d’une ischémie ?

Les facteurs de risques qui favorisent l’ischémie sont nombreux : 

  • l’hérédité, 
  • l’âge, 
  • le tabagisme, 
  • l’obésité, 
  • le diabète, 
  • l’excès de cholestérol, 
  • l’hypertension artérielle.

Quels sont les risques et complications d’une ischémie ?

Quand l’ischémie est temporaire ou rapidement prise en charge, les dégâts sur l’organe ne sont pas permanents et les cellules ne sont pas détruites totalement. En revanche, en cas d’ischémie prolongée, l’organe risque des dommages irréversibles. La diminution de l’apport de sang artériel dans un organe ou un tissu entraîne en effet une baisse de son oxygénation et la perturbation, voire l’arrêt, de sa fonction. Les ischémies les plus dangereuses touchent le cerveau et le cœur, mais elles peuvent toucher d’autres organes comme le rein, le poumon, un organe digestif, et également une partie de membre, souvent une jambe en cas d’ischémie aiguë de membre. 

C’est quoi un test d’ischémie pour le diagnostic ?

« Les examens de choix pour faire le diagnostic d’une ischémie sont l’examen doppler, l’échographie, l’artériographie, l’électrocardiogramme, réalisés en urgence en fonction des pathologies », observe le médecin généraliste.

Quel traitement pour soigner une ischémie ?

« Le traitement de l’ischémie peut être soit médicamenteux, on utilise alors des produits pour dissoudre le caillot sanguin à l’origine de l’obstruction, soit chirurgical par la pose de stents ou en enlevant la plaque d’athérome. La prévention des troubles ischémiques passe par la réduction des facteurs de risques cardiovasculaires : obésité, tabagisme, diabète, cholestérol, sédentarité » remarque le médecin généraliste.

Merci au Dr Patrick Aubé, médecin généraliste, auteur du livre « 20 plantes médicinales pour se soigner tous les jours ».


Source : JDF Santé

Sang dans les selles : rouge, noir, photo, quand s'inquiéter ?

Sang dans les selles : rouge, noir, photo, quand s'inquiéter ?

Constater la présence de sang dans les selles (caillots, sang rouge, noir…) peut inquiéter. Il est certain que la présence de sang dans les selles est un symptôme anormal à prendre sérieusement en compte. La cause, souvent bénigne, varie selon la couleur des saignements. Il est cependant fortement recommandé de consulter un médecin dès les premiers saignements. Quels sont les signes d’alerte ? Est-ce grave d’avoir du sang dans les selles ? Comment se soigner ?

Quel est le nom médical qui caractérise un saignement des selles ?

La présence de sang dans les selles est appelée rectorragie. Un méléna correspond à une émission de sang par l’anus. On parle de méléna quand le sang est plutôt noir.

Photo

Couleur de selle normale ou anormale
Schéma : couleur de selle normale ou anormale © 123rf/JournaldesFemmes

Sang rouge dans les selles : d’où vient-il ?

Si le sang présent dans les selles est de couleur rouge, cela signifie que l’hémorragie se situe dans la partie basse du tube digestif, autrement dit au niveau du rectum ou de l’anus. Dans ce cas, on retrouve le sang principalement sur le papier, lors de l’essuyage.

Sang noir dans les selles  : d’où vient-il ?

Si le sang est noir, on le désigne par le terme « méléna« . Les selles sont dans ce cas particulièrement nauséabondes (odeur proche de l’ail). La couleur noire est due au fait que le sang a été en partie digéré : l‘hémorragie se situe donc dans la partie supérieure du tube digestif, au niveau de l’œsophage, de l’estomac, du duodénum ou du côlon.

Quelles sont les causes du sang dans les selles ?

Le sang dans les selles peut être provoqué par :

  • Une hémorragie digestive basse dans la majorité des cas causée par la présence d’hémorroïdes : les veines au niveau de l’anus se dilatent et saignent au passage des selles.
  • Des fissures anales, provoquées par la constipation ou une inflammation de la muqueuse rectale
  • Des pathologies plus lourdes, telles que la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique.
  • Une rupture de varices œsophagiennes
  • Des polypes
  • Ulcères gastroduodénaux
  • Cancer colorectal

Quels examens faire ?

Dans certains cas, les saignements ne sont pas visibles à l’œil nu, on parle alors de « sang occulte« . Seule une analyse biologique des selles peut révéler sa présence. Des examens complémentaires sont alors nécessaires pour en déterminer l’origine exacte, car le sang occulte peut indiquer la présence de polypes ou autres tumeurs de l’intestin.

Quand s’inquiéter ? Quand consulter ?

Même si les pertes de sang sont modérées, prenez rendez-vous avec votre médecin pour en déterminer la cause. « Au moindre saignement, il est préférable de consulter« , insiste le Docteur Handschuh.

► S’il s’agit d’hémorroïdes ou de fissures anales, une pommade à base de corticoïdes et/ou la prise d’anti-inflammatoires permettent d’enrayer rapidement le phénomène.

► Les maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn, colite ulcéreuse) nécessitent quant à elles un traitement spécifique au long cours.

► Si les saignements sont dus à des lésions de l’appareil digestif, un traitement médicamenteux et/ou un acte chirurgical peuvent être nécessaires pour stopper les saignements.

Cancer colorectal : des saignements dans les selles sont des signes possibles de polypes voire de cancer colorectal. « Dès 50 ans, tout le monde peut bénéficier d’un test de dépistage, à réaliser chez soi, pour écarter tout risque de cancer colorectal« , rappelle le Dr Handschuh, généraliste. Et de conclure que « le kit est remis gratuitement par le médecin traitant à son patient et l’analyse est automatiquement prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie« .

Merci au Docteur Richard Handschuh, médecin généraliste.


Source : JDF Santé

8 remèdes naturels contre les hémorroïdes (qui marchent !)

8 remèdes naturels contre les hémorroïdes (qui marchent !)

Les hémorroïdes désignent des vaisseaux sanguins dilatés dans la partie inférieure du rectum et de l’anus. Une crise peut vraiment être douloureuse. Parmi les causes principales : la constipation, une mauvaise circulation veineuse de retour, un engorgement du foie, la grossesse… Heureusement, des remèdes naturels (homéopathie, plantes, huiles essentielles…) permettent de calmer une crise. Par exemple, la naturopathie propose une approche globale qui couvre l’alimentation, le mouvement, la psychologie, les plantes, les huiles essentielles et hydrologie. « Il ne faut pas penser qu’une plante est juste un substitut naturel et magique à un médicament chimique » rappelle Ketty Orain-Ferella, que nous avons interviewée à ce sujet. 

1. Des eaux riches en fer et magnésium

La première stratégie commence donc par rétablir un transit normal. Pour sortir de la constipation, la naturopathe recommande avant tout de boire beaucoup d’eau et pourquoi pas de faire des cures régulières d’eaux riches en fer et magnésium comme la Rozana, l’Hépar ou la Quézac.

2. Le psyllium 

Ketty Orain-Ferella recommande de prendre une cuillère à soupe de psyllium diluée dans un verre d’eau : « On boit, puis on boit un deuxième verre d’eau pure ensuite. » Autre coup de pouce : prendre une tasse d’eau tiède le matin à jeun.

3. Le yoga

La deuxième stratégie consiste à améliorer la circulation sanguine. Au-delà des traditionnels bas de contention, la naturopathe insiste sur la nécessité de favoriser le mouvement et de mettre l’accent sur l’activité physique pour « faire circuler ». Il faut alors pratiquer des postures inversées, comme en yoga (la chandelle par exemple) et ne pas lésiner sur les massages. Le brossage à sec avec une brosse adaptée, sur le long terme, a de bons effets. 

4. Les choux

Sur le plan de l’alimentation, la spécialiste propose de manger des fruits et légumes (notamment les légumes verts) en abondance pour les bonnes fibres, mais aussi des céréales complètes ou semi-complètes (adieu riz blanc, pâtes blanches etc.). Il convient de soulager le foie, en faisant une diète. La naturopathe recommande d’adopter une hygiène alimentaire plus saine basée sur les légumes, les fruits, le poissons, les bonnes huiles de première pression à froid riches en oméga 3 : « On favorise les principes amers et les choux : radis noir, artichaut, brocolis, poireaux etc. On se lance dans des monodiètes en ne consommant qu’un seul aliment sur une période donnée allant d’une soirée à quelques jours. Cela peut par exemple être de la compote de pommes pendant 2 jours. »

5. Le froid

Autre remède efficace évoqué par la naturopathe, le bain dérivatif : « En pratique il s’agit de mettre du froid au niveau du périnée pour activer la circulation et provoquer une vasoconstriction. Il existe aujourd’hui des poches de froid prévues à cet effet (Yokool) à glisser directement dans le slip ! On a ici une approche qui permet de relancer le transit intestinal et relancer la circulation sanguine, c’est entièrement naturel et idéal pour les femmes enceintes. »

6. Les plantes : marron d’Inde, chardon-marie, Vigne rouge

Les plantes les plus adaptées sont le marron d’Inde et le chardon-marie auxquelles on peut ajouter la vigne rouge. Pour une efficacité maximale, Ketty Orain-Ferella propose d’associer « 50 gouttes d’intrait de marron d’Inde (aesculus hippocastanum) 3 fois par jour au moment des repas avec 2 gélules de chardon-marie (silybum marianum) 3 fois par jour à distance des repas pour agir sur le foie« . L’intrait est une solution buvable disponible en pharmacie. 

Attention : Le marronnier d’Inde n’est pas recommandé aux femmes enceintes, allaitantes et aux jeunes enfants. Il est aussi déconseillé en cas d’insuffisance hépatique, rénale et de diabète insulinodépendant.

7. L’Homéopathie

Le Docteur Avogadri-Boyer, médecin homéopathe, recommande différentes souches qui sont en général à prendre en 5 ou 7ch à raison de 3 granules toutes les heures. Puis le patient peut espacer les prise suivant l’amélioration des symptômes.

  • Arnica : En cas de congestion veineuse et d’une sensation de contusion anale associée à un saignement des hémorroïdes.
  • Collinsonia canadensis : Pour des hémorroïdes qui ont tendance à saigner chez les sujets constipés qui présentent de grosses selles difficiles à expulser.
  • Hamamelis virgiana : À prendre en cas de sensation d’endolorissement ou d’éclatement des veines aggravée par la chaleur et le moindre contact.
  • Lachesis mutus : procidences hémorroïdaires violacées et hypersensible au moindre contact. Douleurs battantes ou sensation de constriction de l’anus. Amélioration par le saignement et aggravé par la chaleur.
  • Muriaticum acidum : hémorroïdes gonflées, bleues foncés, saillantes, turgescentes et hyperalgiques.
  • Fluoricum acidum : hémorroïdes prurigineuses avec amélioration par le froid.
  • Paeonia officinalis : démangeaison intense et suintement d’hémorroïdes inflammatoires et douloureuses.
  • Ratanhia, sepia, aloe, sanguinaria : peuvent également être intéressant.

8. L’huile essentielle de Lentisque Pistachier

La naturopathe recommande de diluer 20 gouttes d’huile essentielle de lentisque pistachier dans un flacon de 10 ml et de compléter avec de l’huile végétale de calophylle. A appliquer après la douche et après les selles jusqu’à disparition, même pendant la grossesse.

Quels sont les remèdes naturels pendant la grossesse ?

Pour remédier aux hémorroïdes pendant la grossesse, il faut veiller à assurer un bon transit mais aussi éviter le café et les épices. Il est également important d’activer la circulation en marchant tous les jours et en faisant un peu de yoga. « Dormir ou s’allonger sur le côté gauche afin de soulager la pression sur la veine cave irriguant le bas du corps est également très utile » précise Ketty Orain-Ferella avant de conclure : « J’ajouterai la prise d’eau florale : 2 cuillères à soupe d’eau florale de camomille à diluer dans 1 litre d’eau, à boire tout au long de la journée. »

Merci à Ketty Orain-Ferella, naturopathe et au Docteur Corinne Avogradri-Boyer, médecin homéopathe.


Source : JDF Santé

Que manger en cas de colopathie fonctionnelle ?

Que manger en cas de colopathie fonctionnelle ?

La colopathie fonctionnelle (aussi appelée le syndrome du côlon irritable) est un trouble de l’intestin qui entraîne des symptômes comme des sensations d’inconfort, des ballonnements, des flatulences et des douleurs abdominales. Avoir une alimentation adaptée a un rôle clé dans cette maladie. Quels sont les aliments à privilégier ? Au contraire, quels sont les aliments à éviter ?

Définition : qu’est-ce que la colopathie fonctionnelle ?

La colopathie fonctionnelle ou syndrome du côlon irritable est une pathologie du côlon au cours de laquelle il n’existe pas de lésion du côlon mais celui ci présente une hyper-réactivité à certains aliments, ou lors de stress. Il se dilate alors et le transit est perturbé. Cela provoque des douleurs abdominales et des ballonnements fréquents, associés à de la constipation ou des diarrhées.

Que manger en cas de colopathie fonctionnelle ?

Les aliments à favoriser lors de la colopathie fonctionnelle sont :

  • les viandes et les poissons maigres grillés
  • les pommes de terre vapeur
  • les carottes, courgettes et haricots cuits à l’eau
  • les fruits cuits à l’eau
  • le vin rouge avec modération
  • le lait en poudre
  • le miel
  • l’eau minérale

Aliments à éviter et interdits

Les principaux aliments à éviter sont :

  • les plats à épicés,
  • les fritures,
  • les crudités,
  • les haricots secs et les fèves,
  • les viandes grasses (comme le porc ou le mouton, les abats et charcuteries),
  • les poissons gras (comme le saumon, le hareng, le thon et les conserves contenant de l’huile)
  • les choux : choux fleurs, brocolis.
  • les boissons riches en caféine et le thé,
  • les boissons gazeuses alcoolisées ou non,
  • l’alcool sauf le vin rouge (à consommer avec modération)
  • les laxatifs sont à éviter pour ne pas irriter la muqueuse intestinale.

Pourquoi modifier son régime ?

Il est nécessaire de modifier son régime alimentaire lors de la colopathie fonctionnelle pour ne pas irriter la muqueuse colique. Le régime alimentaire constitue le seul traitement de cette pathologie inconfortable.

Les conseils du médecin

  • Bien mastiquer et lentement
  • Manger à heure fixe
  • Éviter le stress
  • Arrêter de fumer


Source : JDF Santé