Si la vitamine D est essentielle à la croissance des os de l’enfant, il faut faire très attention à la façon de la donner. Le 22 mars 2023, l’Anses alerte à nouveau sur des accidents liés au surdosage en vitamine D chez des bébés. « Trois nouveaux cas de surdosage à la vitamine D liés à la prise de compléments alimentaires ont récemment été rapportés chez des nourrissons » explique l’agence dans son communiqué. Il s’agissait précisément de compléments alimentaires à base de vitamine D commercialisés par la société Sunday natural. Ces produits sont vendus en flacons avec pipette compte-gouttes. Pour le premier cas de surdosage, les parents avaient acheté le produit sur Internet. Ils cherchaient un produit plus naturel qu’un médicament d’origine synthétique pour la supplémentation en vitamine D. Trois cas d’intoxication à la vitamine D avaient été notifiés en 2021 par l’Anses. Dans les six cas enregistrés par le dispositif de nutrivigilance de l’Anses, l’intoxication fait suite à la substitution de la vitamine D sous forme de médicament par un complément alimentaire.
Comment donner la vitamine D à son bébé ?
Pour la Société Française de Pédiatrie, « la vitamine D est un médicament, à manier comme tel, qui doit faire l’objet d’une prescription médicale (ordonnance, ndlr). Selon nous, la prescription de vitamine D sous forme de compléments alimentaires doit être proscrite. »
Privilégier l’utilisation d’un médicament contenant de la vitamine D (Adrigyl, Deltius ou ZymaD)par rapport à celle d’un complément alimentaire enrichi en vitamine D, particulièrement chez le jeune enfant.
Ne pas multiplier les produits contenant de la vitamine D.
Contrôler les doses administrées (vérifier la quantité de vitamine D par goutte) ;
Ne pas acheter les produits à base de vitamine D sur Internet.
Toujours consulter un médecin pour avoir une ordonnance et une posologie précise de vitamine D à administrer à son enfant.
Pourquoi donner de la vitamine D au bébé ?
Chez l’enfant, la vitamine D est indispensable à la croissance des os. Pour assurer cette croissance, la vitamine D est prescrite en France dès les premiers jours de la vie en prévention durachitisme, maladie de la croissance et de l’ossification.
Quelle est la dose limite de vitamine D chez l’enfant ?
L’Anses a retenu un apport de 400 UI/jour comme satisfaisant pour les nourrissons de moins de 6 mois (ne pas confondre UI et ML). La Société Française de Pédiatrie dans sa mise à jour de 2022 recommande pour les enfants de 0 à 2 ans (à risque ou non de carence) une complémentation journalière de 400 à 800 UI de vitamine D2 ou D3.
Quels sont les risques du surdosage de vitamine D chez l’enfant ?
« Un excès en vitamine D peut avoir de graves conséquences sur leur santé et menacer le pronostic vital des tout-petits« explique l’Anses. Une intoxication à la vitamine D peut entraîner :
hypercalcémie (excès de calcim dans le sang dommageable pour les reins)
déshydratation,
anorexie,
troubles du transit,
troubles cardiaques,
hypokaliémie,
néphrocalcinose (atteinte rénale caractérisée par des dépôts de calcium dans les reins)
Quels sont les médicaments disponibles en France ?
Dans la prévention de la carence en vitamine D, les médicaments administrés sous forme de gouttes sont les suivants :
Le ramadan débute le 23 mars2023. Pendant un mois, les musulmans pratiquants devront respecter certaines règles parmi lesquelles ne pas boire ni s’alimenter du lever au coucher du soleil.Pendant cette période de jeûne, les sportifs doivent prendre des précautions pour éviter les risques sur leur santé comme la déshydratation et l’hypoglycémie. Ces conseils valent pendant le ramadan mais de manière plus générale pour toutes les personnes qui décident de jeûner.
Est-ce dangereux de faire du sport pendant le ramadan ?
« Il n’est pas dangereux en soi de faire du sport pendant le ramadan mais il faut être vigilant aux risques de déshydratation et d’hypoglycémie« répond Nathalie Le Feuvre, diététicienne-nutritionniste spécialisée dans le sport. En revanche « il est déconseillé à une personne non sportive de commencer une activité physique durant le ramadan si elle n’en a jamais fait auparavant. Pour les sportifs entraînés, les risques sont moins importants s’ils respectent leurs sensations physiques (fatigue, tremblements…). Les efforts intenses et longs sont à éviter » recommande Séverine Chédel, diététicienne spécialisée en nutrition sportive.
Quel sport pratiquer pendant le ramadan ?
Les sports énergivores (explosifs) qui consomment de grandes quantités de glycogènes (glucides qui seront transformés en énergie pour l’effort musculaire) et qui font beaucoup transpirer comme la zumba, le cardio ou les cours collectifs intenses en salle (boxing) sont à éviter pendant le jeûne du ramadan. « Les activités comme le yoga, le pilate, la marche nordique, le vélo ou celles se pratiquant dans l’eau (aquagym) sont plus adaptées car elles consomment moins de glucides et font moins transpirer. On privilégie des exercices de douceur et de profondeur » préconise Nathalie Le Feuvre. « Les efforts peu intenses et courts (maximum 1 heure environ) sont plutôt conseillés » confirme Séverine Chédel.
Quand s’entraîner pendant le ramadan ?
L’entraînement le matin est idéalpuisqu’il se situe après le premier repas. Les réserves de glycogène sont importantes si vous avez consommé des glucides (pain, riz, pâtes, céréales, pommes de terre etc). « Le sport le midi est déconseillé en période de ramadan puisqu’il est trop éloigné du dernier et du prochain repas. L’activité physique peut être pratiquée le soir si la personne n’a pas la possibilité de le faire le matin » soutient Nathalie Le Feuvre. Le repas qui suit permettra de refaire son stock d’énergie. « Mais attention, en cas de profession nécessitant des efforts physiques pendant la journée, faire du sport le soir peut accentuer un état de fatigue » avertit notre interlocutrice.
Comment éviter la déshydratation si on fait du sport pendant le ramadan ?
Le corps humain est constitué à plus de 70% d’eau et ce stock doit être renouvelé au cours de la journée au risque sinon de provoquer des malaises et des maux de tête. Tout d’abord, il faut impérativement boire régulièrement pendant la période autorisée c’est-à-dire en dehors du jeûne. D’autre part, on élimine les tisanes et le thé qui ont un effet diurétique. Le café est à proscrire car il a tendance à déshydrater. « Privilégier les eaux fortement minéraliséescomme Hépar, Contrex ou Vittel qui sont riches en sodium » préconise Nathalie Le Feuvre. Vous pouvez vérifier sur les étiquettes : sélectionner les eaux qui contiennent + de 2000 mg de résidus à sec.
Comment éviter l’hypoglycémie lorsque l’on fait du sport pendant le ramadan ?
Pour éloigner au maximum le risque d’hypoglycémie, on diminue la consommation de sucres rapides et d’aliments à index glycémique élevés qui font monter et redescendre trop rapidement la glycémie. On écarte ainsi les aliments ultra-transformés (plats préparés, biscuits apéritifs, biscuits sucrés, viennoiseries…) au profit d’aliments riches en fibres et protéines, et defruits et légumes crus comme les crudités (moins digestes mais qui lissent davantage la glycémie). On mise également sur les féculents semi-complets et des protéines animales (plutôt maigres comme le poulet) pour nourrir le muscle.
Quels conseils pour pratiquer le sport pendant le ramadan ?
Si vous souhaitez poursuivre votre pratique sportive pendant le ramadan, n’oubliez pas de :
être attentif aux signaux du corps : fatigue, malaise, soif intense et faire des pauses si nécessaires
choisir des entraînements à basse intensité et plus courts que d’habitude
vous échauffer pour faire monter doucement la température du corps
vous hydrater au maximum
consommer des repas équilibrés
éviter les aliments gras, sucrés ou les repas trop copieux
ne pas vous entraîner à l’extérieur en cas de fortes chaleurs
Quelles sont les contre-indications à la pratique sportive pendant le ramadan ?
Les personnes atteintes de pathologies (cancer, diabète ou maladies cardiovasculaires) doivent redoubler de vigilance car le sport en période de jeûne pourrait aggraver ou causer une fatigue excessive. « Pour les diabétiques, il est important de consulter son médecin avant le ramadan pour qu’il adapte le traitement (adapter le dosage et les heures de prise) » note Nathalie Le Feuvre. « Les sportifs avec un poids faible mais également les personnes âgées, les enfants et adolescents, femmes enceintes sont plus sensibles à la déshydratation et doivent donc limiter l’effort physique. Les personnes peu entraînées doivent également être plus attentives » ajoute Séverine
Merci à Nathalie Le Feuvre, nutritionniste spécialisée dans le sport et Séverine Chédel, diététicienne spécialisée en nutrition sportive.
Le mot hymen vient du grec « humen » qui signifie « membrane ». L’hymen est une fine membrane située à l’entrée du vagin, de forme variable d’une femme à l’autre (schéma ci-dessous). L’hymen est percée d’un orifice qui laisse passer le sang des règles.L’hymen peut se rompre au cours du premier rapport sexuel (mais ce n’est pas systématique). Il est illusoire d’associer un hymen qui n’est plus intact à l’unique perte de la virginité (défloration). Extrêmement souple, l’hymen n’interdit pas à une jeune fille vierge d’utiliser des tampons périodiques. Chez certaines filles, l’hymen est absent.
« C’est un anneau qui est inséré entre le vestibule qui est au niveau de la vulve sur le côté extérieur et le vagin qui lui est à l’intérieur. L’hymen n’est pas une cloison, il est par définition perméable. Sauf en cas d’anomalie ou de malformation, on peut glisser un petit doigt à travers l’hymen pour rentrer dans le vagin, de même qu’un tampon sans le déchirer et sans avoir mal. Lors du premier rapport, cet anneau va se déchirer à plusieurs endroits sur une profondeur d’environ deux millimètres. Ensuite, cela va faire une petite dentelle. Au lieu d’être un anneau d’un seul tenant, il sera discontinu et va faire comme une petite dentelle. Quant à la composition, c’est la même peau que celle du vagin, c’est de la muqueuse qui fait environ 1 mm d’épaisseur « , explique le Dr Odile Bagot, auteure du livre « Vagin & Cie on vous dit tout » aux éditions Mango. .
« Souvent, dans le fantasme des femmes, l’hymen est quelque chose qui est fermé alors que par définition il est ouvert puisqu’il laisse passer les règles. Il est important de préciser que cet anneau est élastique, ce qui signifie que même au premier rapport, il ne va pas nécessairement se déchirer (et entraîner des saignements plus ou moins abondants) mais juste s’étirer. Saigner au premier rapport n’est pas obligatoire, plus de la moitié des femmes ne saignent pas. On peut tout à fait être vierge et ne pas saigner au premier rapport »poursuit la gynécologue.
Quel est le rôle de l’hymen ?
« L’hymen n’a pas de rôle spécifique. On peut dire que chez la petite fille, il protège un peu l’intérieur du vagin mais il n’a aucun rôle ni physiologique ni sexologique. La seule utilité de l’hymen serait peut-être culturelle et religieuse en tant que symbole de la virginité mais cela ne reste qu’un symbole », précise la spécialiste.
Rupture de l’hymen et perte de virginité
La présence de l’hymen n’est pas un marqueur de virginité : ni sa présence ni son absence ne signifient que la femme est vierge ou pas, cette dernière est la seule à savoir ce qu’il en est. Lors du premier rapport sexuel, la pénétration du pénis de l’homme dans le vagin de la femme peut rompre l’hymen et « entraîner des saignements plus ou moins abondants et une douleur modérée car atténuée par l’excitation sexuelle. » Parfois, la jeune fille ne saigne pas lors de son premier rapport sexuel, soit parce qu’elle n’a pas d’hymen, soit parce que son hymen est assez souple pour permettre la pénétration.
Sur le forum santé : les discussions au sujet de l’hymen
L’auto-havening est l’autoapplication des gestes de havening pour réduire le stress, développer la confiance en soi, l’optimisme et les émotions positives. Il découle de l’havening, une thérapie psychosensorielle basée sur la neurobiologie, notamment utilisée pour traiter les traumatismes. « Cette technique développée par Dr Ronald Ruden s’appuie sur nos réactions neurologiques au toucher. Certains gestes comme les caresses sur le visage, les bras et les mains sont naturellement réconfortants et apaisants. Ils donnent le sentiment d’être dans un havre de paix (d’où le nom ‘havening’)« , détaille Susan Cortese, formatrice, praticienne en techniques de havening et maitre-praticienne en PNL. « Le Dr Ruden a découvert qu’ils apportent des changements neurochimiques et peuvent générer des modifications d’encodage des souvenirs traumatiques« , poursuit la praticienne. Le havening est ainsi pratiqué par un praticien de havening pour traiter des troubles émotionnels tandis qu’avec l’auto-havening « on prend soin de sa santé mentale au quotidien de la même manière qu’on peut pratiquer du sport pour muscler le corps ».
Comment pratiquer l’auto-havening ?
Une séance d’auto-havening combine les gestes de havening et les exercices mentaux. Les différents types de toucher consistent à se caresser les bras, de l’épaule au coude, et le visage, et à se frotter les mains. « On met nos doigts sur nos joues et sur le front et on caresse doucement comme si on applique une crème. On va aussi exercer des frictions avec les deux mains« , explique la coach. Elle résume la technique en quelques étapes : la formulation de l’objectif de la séance – ce que vous souhaitez modifier en vous (un apaisement, plus de confiance…), la sélection de la séance et la mise en pratique l’exercice en adéquation avec l’objectif. La séance se termine en se focalisant sur un état émotionnel positif. « Lorsqu’on est stressé, par exemple, on pratique un « sauvetage de l’amygdale » pour se calmer. On applique le toucher havening tout en réalisant des exercices mentaux de distraction. Il est ainsi possible de compter, de chanter ou tout simplement de lister des objets pendant quelques minutes« , explique la spécialiste avant d’ajouter ; « Combiner ces gestes aux activités mentales va produire un changement électrochimique dans le cerveau et calmer, dans ce cas précis, l’amygdale, la partie de notre cerveau impliquée dans les émotions fortes« . D’autres séances proposent de formuler les ressentis pour ancrer l’état émotionnel. « Certains exercices d’auto-havening comprennent aussi des méditations guidées, la méditation de pleine conscience« , complète la professionnelle.
Quelle est l’efficacité ?
Les techniques de havening, fondées sur les neurosciences, sont récentes. « Après une décennie de recherches, le Dr Ruden a publié ses travaux dans l’ouvrage »Quand le passé est toujours présent », il y a tout juste 10 ans. Ses études montrent que les réactions de stress, liées à un évènement traumatique, se réduisent suite à une session de havening. Les psychiatres et psychologues utilisent d’ores et déjà ces techniques avec des résultats semblables à ceux obtenus avec l’EMDR« , détaille Susan Cortese à propos de l’efficacité de la méthode. Selon elle, les études du Dr Ruden ont montré que le toucher déclenche la production d’ondes Delta dans le cerveau, qui à leur tour déclenchent des réactions dans l’amygdale qui dépotentialisent les récepteurs dans lesquels l’évènement traumatique est encodé. « La technique peut désactiver le traumatisme dans le système limbique, ce qui diminue les symptômes. Il décode le contenu émotionnel des souvenirs traumatiques dans l’amygdale« , souligne la coach.
Qui peut pratiquer l’auto-havening ?
Si le havening est pratiqué par des professionnels (coachs, sophrologues, professionnels de santé, hypnothérapeutes….) afin de traiter des troubles émotionnels comme les phobies, le stress post-traumatique ou les douleurs chroniques, l’auto-havening peut être pratiqué par tous chez soi. « Il permet d’atteindre différents objectifs de mieux-être comme la baisse du stress, plus de gratitude, de créativité, de confiance en soi ou d’émotions mobilisatrices« , indique la praticienne.
Y a-t-il des risques ou des contre-indications ?
L’usage de l’auto-havening ne comporte pas de risques. L’autrice tient cependant à préciser : « Il n’est pas recommandé pour guérir un traumatisme lourd ou pour soigner une maladie mentale. Pour ces pathologies, il est nécessaire de voir un professionnel ».
Comment cultiver le havening sur le long terme ?
Selon Susan Cortese, il est possible de pratiquer l’auto-havening sur le long terme exactement comme pour toute autre pratique de bien-être. « Vous pouvez le faire tous les jours, comme une routine pour développer la zénitude et le bien-être. On peut changer d’exercices. Les résultats de certaines séances – comme le sauvetage de l’amygdale – sont visibles en 5 minutes, mais il est essentiel de le pratiquer avec régularité pour que les effets durent« , conseille la coach.
Merci à Susan Cortese, formatrice, praticienne en techniques de havening, coach et maitre-praticienne en PNL.
Des fourmillements ou des engourdissements du visage font partie des paresthésies. Il y a une perte de sensation, généralement de façon unilatérale (qu’un seul côté du visage). Quelle maladie provoque des fourmillements ? Quand s’inquiéter ? Qui consulter ? Comment soigner un engourdissement du visage ?
Qu’appelle-t-on un fourmillement du visage ?
Les sensations de fourmillement, d’engourdissement, de brûlure et de diminution des sensations (anesthésie plus ou moins marquée) dans une partie du corps font partie de ce que l’on appelle les « paresthésies ». Cette modification de sensibilité est le plus souvent désagréable et peut parfois s’accompagner de douleurs. Quand elles touchent le visage, c’est généralement que sur un seul côté.
Quelles sont les causes d’un fourmillement du visage ?
Le plus souvent, il s’agit d’une pathologie bénigne, liée à une extraction dentaire avec anesthésie, un traumatisme (fracture du nez), une infection ou une allergie. Elle peut aussi accompagner une atteinte neurologique dans le cas d’une sclérose en plaques, d’une tumeur cérébrale ou d’un AVC par exemple. « Les paresthésies peuvent se rencontrer aussi dans la migraine, la névralgie du trijumeau (du nom du nerf qui assure la sensibilité de la face). Elles peuvent être essentielles, sans cause identifiées, ou secondaires à une autre pathologie », décrit le Dr Jacques Amselem, médecin généraliste en Seine-et-Marne.
Quels sont les symptômes d’un fourmillement du visage ?
Toute sensation inhabituelle au niveau de la face est un signe d’alerte. Parfois la cause est évidente et liée à un traumatisme, une infection ou un problème dentaire. Dans d’autres cas, il s’agit d’une pathologie qui associe la plupart du temps plusieurs symptômes.
► Si c’est unenévralgie du trijumeau, on peut observer :
Une douleur de la face, spontanée ou déclenchée par la mastication. Cette douleur ne touche qu’un seul côté de la face
Une douleur très intense concerne également un seul côté qui évolue par crise
Une sensation de brûlure ou une impression de déchirement.
La douleur peut se déclarer plusieurs fois par jour pendant plusieurs mois. D’autre part, elle est très mal supportée car très douloureuse.
Les patients rapportent également une certaine fatigue et des vertiges.
► Si c’est uneparalysie faciale « a frigore », appelée également « paralysie de Bell » qui touche l’ensemble des muscles du visage (bénigne dans la plupart des cas), on peut observer :
Des difficultés à ouvrir et fermer la bouche
Des difficultés à fermer l’œil
Des difficultés à avaler (dysphagie)
Qui et quand consulter ?
De nombreuses personnes ressentent à certains moments cette sensation de fourmillement. Cependant, il convient de consulter son médecin généraliste si ce symptôme persiste, s’intensifie ou s’il s’ajoute à d’autres manifestations.
Quels examens pour poser un diagnostic ?
En cas de paresthésie faciale, généralement relativement bien décrite par le patient, il est essentiel de trouver l’origine de ces troubles de la perception. En dehors des traumatismes ou d’interventions dentaires, les paresthésies faciales peuvent être liées à une origine neurologique. Pour identifier la cause, une imagerie cérébrale est fréquemment réalisée, le plus souvent une IRM.
Comment soigner un fourmillement du visage ?
Pour traiter une paresthésie faciale, il est essentiel d’en connaître la cause. Si celle-ci est identifiée, son traitement permet la diminution ou la disparition de la paresthésie dans la mesure où celle-ci est curable.
► Dans la névralgie essentielle du trijumeau, des médicaments anti-épileptiques sont souvent efficaces, ou un traitement chirurgical est possible.
► Pour l’algie vasculaire de la face, une molécule, le sumatriptan, a souvent une bonne efficacité dans les crises. Durant la période d’évolution de ces crises, un traitement de fond est également souvent utilisé.
► En dehors de ces causes curables, un traitement des symptômes peut être entrepris. Il s’agira par exemple de cortisone dans les poussées de sclérose en plaques.
Merci au Dr Jacques Amselem, médecin généraliste en Seine-et-Marne.
L’hypothyroïdie est l’affection thyroïdienne la plus fréquente. Elle touche 1 à 2% de la population française, principalement les femmes, avec une incidence qui augmente entre 35 et 60 ans. Au cours d’une hypothyroïdie, le fonctionnement de laglande thyroïde est ralenti. La production d’hormones thyroïdiennes, T3 ou T4, est diminuée ou absente et insuffisante pour assurer un bon fonctionnement de l’organisme. Il s’ensuit un ralentissement de nombreuses fonctions. Une augmentation de volume de la thyroïde accompagnée d’ungoitrepeut survenir de même qu’une prise de poids. Le diagnostic est confirmé par le dosage sanguin des hormones thyroïdiennes, T3 et T4, ainsi que de la TSH.
Qu’est-ce que l’hypothyroïdie ?
L’hypothyroïdie correspond à un dysfonctionnement de la thyroïde, glande qui sécrète les hormones thyroïdiennes. La thyroïde est située dans le cou en avant de la partie initiale de la trachée. L’hypothyroïdie, à l’inverse de l’hyperthyroïdie, est la conséquence d’une faible production d’hormones par la glande thyroïde. Cette pathologie concerne surtout les femmes à partir de 50 ans.
Hypothyroïdie fruste
Alors que l’hypothyroïdie « franche » se définit par des symptômes d’hypothyroïdie, une baisse de l’hormone T4 et une augmentation de la TSH, l’hypothyroïdie « fruste », plus fréquente, est une forme pauci ou asymptomatique d’hypothyroïdie. Le traitement par lévothyroxine n’est pas systématique en cas d’hypothyroïdie fruste.
Qu’est-ce que l’hypothyroïdie congénitale ?
L’hypothyroïdie congénitale est une maladie génétique rare qui concerne 1 nouveau-nés sur 3 500 en France. Présente dès la naissance, l’hypothyroïdie congénitale se caractérise par une faible activité de la thyroïde. Ce déséquilibre hormonal peut entraîner de sérieuses complications, notamment un retard mental et un retard de croissance. Le dépistage est effectué systématiquement quelques jours après la naissance d’un bébé (mesure du taux de TSH). En cas d’hypothyroïdie, un traitement à base de lévothyroxine devra être rapidement instauré pour substituer la thyroxine défaillante et permettre à l’enfant de développer tout son potentiel intellectuel.
Quels sont les symptômes de l’hypothyroïdie ?
Les manifestations de l’hypothyroïdie sont la conséquence d’un ralentissement de nombreuses fonctions de l’organisme. Les symptômes caractéristiques de l’hypothyroïdie sont notamment :
une fatigue importante, une envie de dormir, un manque de tonus,
une frilosité excessive et des crampes,
des symptômes dépressifs,
une chute de cheveux,
des ongles cassants
des troubles du cycle menstruel
des pertes de mémoire, des difficultés à se concentrer,
un ralentissement du rythme cardiaque,
une constipation, des ballonnements,
une peau sèche, froide et épaisse,
une prise de poids est possible malgré une alimentation normale,
une baisse de la libido (désir diminué) peut être constatée.
D’intensité variable, les symptômes de l’hypothyroïdie ne sont pas spécifiques. Aussi, un symptôme isolé ne peut seul prédire une hypothyroïdie.
L’hypothyroïdie est dû soit à une défaillance de la thyroïde elle-même, on parle alors d’hypothyroïdie primaire, soit à une défaillance de l’hypophyse ou de l’hypothalamus, on parle alors d’hypothyroïdies secondaire et tertiaire. La thyroïde peut mal fonctionner à cause d’un déficit en iode (très rare), d’une maladie auto-immune dite thyroïdite de Hashimoto qui entraîne la destruction progressive de la glande, dans les suites d’un traitement à l’iode radioactif, ou de la prise de certains médicaments comme l’amiodarone. Une ablation de la thyroïde ou une consommation excessive d’aliments dits « goitrigènes » (crucifères, patates douces, arachides, millets…) peuvent aussi être en cause.
Diagnostic : dosage de la TSH
Afin de détecter une hypothyroïdie, le médecin procédera à des examens qui évalueront le fonctionnement de la glande thyroïde. Le premier examen à pratiquer en cas de suspicion est un dosage de la TSH (thyréostimuline), hormone thyréotrope qui est l’hormone stimulant la sécrétion des hormones thyroïdiennes. Toutefois, il n’est pas recommandé de réaliser un dosage de la TSH s’il n’y a pas de signes cliniques évocateurs d’un dysfonctionnement de la thyroïde. A savoir que l’on ne dose pas directement les hormones thyroïdiennes car la variation de la TSH est plus rapide et plus révélatrice de l’état thyroïdien. En cas de doute, seront alors contrôlées et mesurées les hormones thyroïdiennes : la triiodothyronine (dite T3) et la thyroxine (T4) avant la mise en place du traitement.
► Hypothyroïdie avérée : TSH > 10 mUI/L et T4L < à l’intervalle de référence du laboratoire.
► Hypothyroïdie fruste (forme pauci ou asymptomatique) : TSH > l’intervalle de référence du laboratoire sur au moins 2 prélèvements à 6 semaines d’intervalle minimum et une T4L dans l’intervalle de référence.
Une fois le diagnostic fait, un bilan est nécessaire pour rechercher des complications, notamment cardiaques, mais aussi la cause du problème hormonal. A noter que le dosage des anticorps anti-TPO n’est pas indiqué pour poser le diagnostic d’une hypothyroïdie. En revanche, il est nécessaire pour détecter une origine auto-immune de la maladie (par exemple, une maladie de Hashimoto). Si la personne est bien équilibrée sous traitement par lévothyroxine, la surveillance s’effectue annuellement par un interrogatoire, un examen clinique et un dosage de la TSH.
Quand consulter ?
« Même si les causes de l’hypothyroïdies sont nombreuses, dans la plupart des cas on ne traite une hypothyroïdie qu’en cas de symptômes gênants au quotidien. Une fatigue anormale et prolongée, une frilosité, une prise de poids ou un essoufflement doivent faire consulter sans tarder pour doser la TSH« , insiste le Dr Claire Lewandowski, médecin spécialisé en médecine générale, addictologie et psychiatrie. Fatigue, prise de poids, constipation… Nombre de maux d’apparence banale peuvent être les signes d’un dysfonctionnement de la thyroïde. Une consultation auprès de son médecin généraliste et une prise de sang suffisent pour orienter le diagnostic en cas de symptôme. Une consultation avec un endocrinologue est recommandée dans certains cas :
patient non équilibré,
antécédent de cardiopathie ischémique,
présence d’un nodule, d’un goitre,
grossesse ou désir de grossesse.
Quel est le traitement d’une hypothyroïdie ?
L’hypothyroïdie est une maladie que l’on ne guérit pas, mais que l’on peut contrôler grâce à la prise d’hormones de substitution afin de rétablir un métabolisme normal. En cas d’hypothyroïdie avérée, le traitement de référence est médicamenteux, avec la lévothyroxine (hormone de synthèse thyroxine (T4)), qui est aujourd’hui prescrite à environ 3 millions de personnes en France. La lévothyroxine est un médicament à marge thérapeutique étroite. Le traitement de l’hypothyroïdie est individualisé. Le choix de la dose initiale dépend des caractéristiques du patient, à savoir de son âge, de son poids, de l’état cardiaque et de la sévérité ainsi que de la durée de l’hypothyroïdie. Un suivi médical régulier est nécessaire pour dépister un surdosage ou un sous-dosage du traitement d’hormones thyroïdiennes qui peut provoquer des symptômes d’hyperthyroïdie. Généralement, un dosage de la TSH est prescrit entre 6 et 8 semaines après le début du traitement, ou après tout changement de dose ou de spécialité. Ensuite, la surveillance s’effectue une fois par an, par un interrogatoire, un examen clinique et un dosage de la TSH.
L’activité de la thyroïde augmente pendant la grossesse d’environ 50 %.
Existe-t-il des traitements naturels de l’hypothyroïdie ?
Même si la prise quotidienne d’hormones thyroïdiennes tout au long de sa vie reste le seul remède contre une hypothyroïdie, dans certains cas, toujours après l’avis de son endocrinologue, il est possible de se traiter avec des remèdes naturels. Un apport alimentaire en iode peut être complété par de la L-tyrosine et du zinc par exemple qui interviennent dans la synthèse des hormones thyroïdiennes. Une alimentation équilibrée permet aussi de limiter les carences en fer par exemple, parfois responsables d’un ralentissement de la thyroïde. Coté plantes, l’ashwaghanda et le guggul sont réputées pour leur effet stimulant sur la thyroïde.
Hypothyroïdie et grossesse : que faire ?
L’activité de la thyroïde augmente pendant la grossesse d’environ 50 % pour maintenir l’équilibre thyroïdien et compenser les besoins. En cas d’hypothyroïdie maternelle avérée, il peut y avoir des conséquences pour la femme enceinte et le bébé à naître : fausse couche, naissance prématurée, faible poids de naissance, troubles d’apprentissage… Les femmes qui veulent avoir un enfant et ont une hypothyroïdie doivent consulter leur médecin pour en parler. Rapidement, dès qu’elles apprennent leur grossesse. Les doses de lévothyroxine doivent être majorées dès le début de la grossesse. Chez les femmes ayant des risques accrus de développer une hypothyroïdie (antécédents familiaux de dysthyroïdies, maladies auto-immune…), ou rencontrant des difficultés de procréation (infertilité, fausses couches…) ou encore en parcours PMA, la Haute Autorité de Santé recommande de doser la TSH en période préconceptionnelle ou en début de grossesse.
► Traitements : En cas d’hypothyroïdie diagnostiquée en début de grossesse, la monothérapie par la lévothyroxine est le traitement de référence. La monothérapie par liothyronine est contre-indiquée.
Comment perdre du poids ?
La prise de poids causée par l’hypothyroïdie est en partie liée à la survenue d’œdèmes. Grace à un traitement équilibré avec des valeurs hormonales revenues dans les normes (en particulier une TSH inférieure à 2,5 mUI/l), il n’y a aucune raison pour que cette prise de poids demeure ou se poursuive. N’hésitez pas à consulter un médecin nutritionniste pour être accompagné dans votre perte de poids.