On l’appelle communément « le bouchon de cire d’oreille ». Le bouchon de cérumen est une accumulation de « cire » grasse et jaunâtre qui peut boucher l’oreille et favoriser les infections. « C’est exactement comme si vous portiez une boule Quiès« , résume le Dr Nils Morel, oto-rhino-laryngologiste et Président du Syndicat national des médecins spécialisés en ORL et chirurgie cervico-faciale, que nous avons interviewé. Quels sont les symptômes d’un bouchon dans l’oreille ? Peut-il partir tout seul ? Si non, comment le retirer ? Naturellement ?
C’est quoi un bouchon de cérumen ?
Le cérumen est une matière grasse, d’aspect cireux et de couleur jaunâtre, qui se situe dans les oreilles. « Il a un rôle protecteur pour l’oreille. Son caractère gras et cireux protège l’oreille de l’eau, piège les poussières et autres corps étrangers », précise d’emblée le Dr Nils Morel. En lubrifiant le tympan, le cérumen lui permet de se protéger contre les agressions extérieures et d’assurer sa fonction de transmission du son. Il est composé de sécrétions des glandes sébacées et cérumineuses, de cellules de peau morte et de poussières. Le cérumen s’écoule du conduit auditif de manière naturelle mais lorsqu’il est trop épais, il s’accumule et finit par former ce que l’on appelle un bouchon.
Parfois, une baisse d’audition (modérée et progressive)
Ces symptômes ne sont pas toujours spécifiques d’un bouchon de cérumen et peuvent aussi évoquer une otite. Il convient de demander conseil à son médecin.
Quelles sont les causes d’un bouchon de cérumen ?
► L’humidité, les baignades : « l’été, le cérumen peut se gonfler avec l’humidité, ce qui amène l’oreille à se boucher et peut favoriser une infection », explique le Dr Nils Morel.
► La qualité du cérumen quipeut influer sur la formation de bouchons. « Elle diffère d’un individu à l’autre. Certains ont un cérumen très sec, d’autres boueux », précise l’ORL.
► La présence d’un eczéma des oreilles pourra aussi modifier l’aspect du cérumen et mener à des bouchons.
► Une anomalie du conduit auditif (otite externe, présence de poils dans le conduit…)
► Le nettoyage répété du conduit auditif avec des cotons-tiges stimule la production de cérumen, et le tasse dans le fond du conduit auditif.
Comment retirer un bouchon de cérumen ?
► Nettoyer le conduit auditif : « Chez l’immense majorité des individus, le cérumen n’est pas un problème et un nettoyage de l’entrée du conduit auditif pourra être réalisé au maximum une fois par semaine, à l’aide d’un coton tige ou d’une petite curette.
► Consulter un ORL.Les personnes qui ont la malchance d’avoir un conduit auditif non autonettoyant devront consulter leur médecin pour se faire aider à retirer les amas de cérumen. Les situations peuvent être très variées et il n’y a pas une méthode universelle conseillée », note le docteur Morel. Pour enlever le bouchon, le médecin ORL peut se servir :
D’un mini-aspirateur
De pinces
De crochets
De curettes
D’une vision sous microscope
De céruminolytiques (Cerulyse®, Doculyse®…)
Des lavages irrigations des conduits
Comment éviter un bouchon de cérumen ?
« En prévention il faudra parfois éviter que l’eau rentre dans l’oreille, que le cérumen soit tassé par des écouteurs/bouchons anti-bruit/cotons tige… Pour le reste, c’est une question de forme d’oreille et de qualité de cérumen : certaines personnes ont un conduit auditif »parfait », d’autres ont une forme qui mène à l’accumulation du cérumen », explique le Dr Morel. Et difficile de faire quoique ce soit à ce propos !
Rappelons le mode d’emploi du coton tige : « Il n’est pas fait pour rentrer à l’intérieur du conduit, mais pour nettoyer les bords, enlever ce que l’on voit. Sinon, on risque de causer des irritations ou même des lésions au tympan », prévient-il.
Merci au docteur Nils Morel, oto-rhino-laryngologiste et Président du Syndicat national des médecins spécialisés en ORL et chirurgie cervico-faciale (SNORL).
Le glioblastome est une tumeur cérébrale de stade 4 c’est-à-dire très agressive. Chaque année environ 5000 nouveaux cas sont diagnostiqués en France. Les causes ne sont pas identifiées et les symptômes sont très variables même si certains ont été mis en avant pour diagnostiquer la maladie. Le pronostic vital est sensiblement engagé en cas de développement d’un glioblastome. Est-il héréditaire ? Et les symptômes ? Comment soigner le glioblastome ? Quelle espérance de vie ? Le point sur cette maladie à mauvais pronostic qui touche plus souvent l’homme que la femme et se développe en grande majorité entre 45 et 70 ans.
Définition : c’est quoi le glioblastome ?
Le glioblastome est une tumeur cérébrale qui touche les astrocytes, des cellules du système nerveux central. Il siège le plus souvent au niveau des hémisphères cérébraux mais peut être localisé partout dans le système nerveux central. Son évolution, généralement très rapide, se fait le plus souvent entre 2 et 3 mois. Il existe des glioblastomes primaires et des glioblastomes dits secondaires, issus de la transformation d’une tumeur initialement inoffensive en tumeur maligne. Dans la classification internationale des maladies, 10ème révision (CIM 10), le glioblastome est classé parmi les tumeurs malignes de l’encéphale : C71.
C’est quoi le stade 4 du glioblastome ?
Le glioblastome est une tumeur de grade IV, à savoir la plus agressive et au pronostic le plus sombre.
Quelles sont les causes du glioblastome ?
Généralement, le glioblastome se développe sans cause identifiée. Il semblerait cependant que l‘irradiation de l’encéphale en traitement d’une autre pathologie puisse favoriser son apparition quelques années plus tard.
Le glioblastome est-il héréditaire ?
Des anomalies génétiques et moléculaires ont par ailleurs été mises en avant, que ce soit pour les glioblastomes primaires ou secondaires.
Quels sont les symptômes du glioblastome ?
Les symptômes du glioblastome sont très variables et ne sont pas caractéristique de la maladie mais plutôt de la localisation et de la taille de la tumeur qui augmente la pression intracrânienne. Ils vont des maux de tête, aux nausées et vomissementsen passant par des troubles de l’humeur ou du comportement, une faiblesse d’un membre et parfois des crises d’épilepsie.
Comment diagnostiquer un glioblastome ?
L’interrogatoire met en évidence certains symptômes évocateurs de la maladie. S’en suit un examen neurologique complet qui permet d’évaluer le niveau de fonctionnement du système nerveux à l’aide de différents tests (réflexes, exercices musculaires, tests de langages …). En cas de suspicion de pathologie cérébrale, un scanner et une Imagerie à Résonance Magnétique (IRM) cérébraux confirment le diagnostic et permettent de localiser l’emplacement de la tumeur. Un examen anatomopathologique (biopsie) peut être effectué après localisation de cette dernière si elle est accessible à un prélèvement. C’est le seul examen qui permette d’affirmer le diagnostic.
Comment soigner le glioblastome ?
« Son traitement standardisé passe par une chirurgie d’exérèse la plus complète lorsqu’elle est possible, complétée par un traitement de radiothérapie et de chimiothérapie pendant 6 semaines avec une chimiothérapie en comprimés (Protocole STUPP)« explique le Dr Jean Ménard, oncologue « en cas de bonne réponse, le traitement est complété par une poursuite de chimiothérapie en comprimés 5 jours par mois pendant 6 mois ».
Quelle est l’espérance de vie lorsqu’on est atteint d’un glioblastome ?
D’après le Dr Jean Ménard, oncologue, « le pronostic du glioblastome reste sombre, avec une survie à 5 ans avoisinant les 5%, et un taux médian de survie entre 14 et 18 mois ».
Merci au Dr Jean Ménard, oncologue à l’Hôpital Saint-Louis à Paris.
Quelle est la définition d’une absence épileptique ?
L’épilepsie est une maladie neurologique qui touche plus de 650 000 personnes en France. Parmi les types de crises possibles, l’absence épileptique, autrefois appelée « petit mal », touche beaucoup de patients épileptiques. Certaines personnes ne sont touchées que par des absences quand d’autres peuvent avoir aussi d’autres types de crises comme des crises tonico-cloniques. Peu connue, l’absence épileptique correspond à « une rupture de contact avec l’environnement, explique Christophe Lucas, président de l’association Épilepsie France. Cela dure en général quelques secondes, voire une ou deux minutes mais rarement plus. »
Comment reconnaître une absence épileptique ? Quels symptômes ?
La personne qui a une absence a souvent le regard dans le vide, est indifférente aux paroles des autres personnes ou à ce qu’il se passe autour d’elle et semble déconcentrée. « Généralement, la personne continue de faire ce qu’elle était en train de faire mais de façon automatique, sans en avoir conscience. Cela peut être très dangereux pour elle car selon l’action elle peut risquer de se blesser. »
Qu’est-ce qui provoque une absence épileptique ?
L’absence épileptique est causée par des décharges électriques anormales et répétitives issues du cortex cérébral. Ces décharges entraînent un dysfonctionnement du système nerveux central. On assiste alors à une crise qui prend parfois la forme d’une altération de la conscience. L’absence épileptique touche toutes les formes d’épilepsie, à savoir :
► Les épilepsies dites connues : « Elles sont liées à un accident de la vie comme une chute et peut engendrer des stigmates dans le cerveau. »
► Les épilepsies génétiques : « Elles sont dues à une mutation ou une modification d’un gène ou de plusieurs gènes. Aujourd’hui 44 syndromes génétiques ont été identifiés »
► Les épilepsies idiopathiques ou non connues : « Pour ces formes-là, bien que les recherches avancent, aucune raison particulière ne peut expliquer l’apparition de l’épilepsie.«
Quelles sont les causes d’une absence épileptique chez l’enfant ?
« Les causes et origines d’une absence chez l’enfant sont les mêmes que chez l’adulte », assure Christophe Lucas. En revanche, le diagnostic chez l’enfant est très difficile. « En milieu scolaire, les professeurs, qui ne connaissent pas bien la pathologie, relèvent que l’enfant est tête en l’air, pas concentré, fatigué… Même chez le médecin, les symptômes peuvent être ignorés et cela engendre donc un retard de diagnostic considérable », déplore-t-il.
Comment traiter une absence épileptique ?
Il faut savoir que l’on ne guérit pas d’une épilepsie sauf dans de très rares cas grâce à la chirurgie. Le traitement permet uniquement de diminuer l’intensité ou la fréquence des crises. Trois traitements antiépileptiques sont souvent utilisés dans la prise en charge des absences épileptiques : le valproate, l’éthosuximide et la lamotrigine. D’autres traitements peuvent être proposés mais sont moins efficaces. Cependant, « environ 30% des patients épileptiques ne sont pas réceptifs aux traitements, ils sont dits pharmacorésistants. Pour les patients faisant des absences, le risque de pharmacorésistance est de 20%. Il s’agit de l’une des principales problématiques dans la prise en charge de l’épilepsie ». Les traitements peuvent également entraîner des effets indésirables tels que des difficultés de concentration, une hyperactivité, une fatigue importante ou encore des troubles alimentaires comme la boulimie ou l’anorexie. Enfin, il est important de savoir quelle conduite à tenir si l’on se trouve avec une personne en pleine absence : « Il faut être vigilant afin qu’elle ne se mette pas en danger mais cela ne sert à rien d’interagir avec elle, de lui parler ou de la toucher pour l’aider à sortir de la crise car cela n’a généralement aucun intérêt.«
Merci à Christophe Lucas, président de l’association Épilepsie France.
La sigmoïdite est une inflammation de la partie du côlon qu’on appelle « sigmoïde » et plus particulièrement des diverticules. Elle se manifeste par divers symptômes dont de fortesdouleurs dans le bas du ventre. Il existe plusieurs traitements pour la soigner. Certaines précautions alimentaires sont à adopter pour soulager les crises. Quelles sont les causes de la sigmoïdite ? Comment établir le diagnostic ? Quels sont les aliments à éviter ? Comment calmer une crise de sigmoïdite ?
Définition : c’est quoi la sigmoïdite ?
Sigmoïde est un adjectif qui désigne quelque chose en forme de « S ». On parle notamment de côlon sigmoïde, parfois du sigmoïde tout court, pour définir la partie terminale du gros intestin ou côlon, située entre le côlon descendant et le rectum. Le côlon sigmoïde est la partie du côlon la plus touchée dans les inflammations des diverticules, sortes de petites poches développées aux dépens de la paroi colique : on parle alors souvent de sigmoïdite aiguë diverticulaire. La sigmoïdite est une inflammation ou une infection de la partie du côlon appelée « sigmoïde » et plus particulièrement des diverticules qui y sont présents. Les diverticules sont des petites hernies de la muqueuse, paroi interne de nombreux organes, situées dans le gros intestin. Ils se forment au niveau de zones de faiblesse de la paroi : on parle de diverticulose. Lorsqu’ils apparaissent, ils créent des sillons où peuvent se loger les bactéries, ce qui peut provoquer une inflammation : on parle alors de diverticulite sigmoïdienne, ou sigmoïdite diverticulaire.
Quels sont les symptômes de la sigmoïdite ?
« Les diverticules sont asymptomatiques, c’est leur complication qui génère des symptômes » avance d’emblée le Dr Tarrerias, gastro-entérologue et proctologue avant de poursuivre : « Il peut s’agir de l’infection d’un diverticule (diverticulite), du sigmoïde (sigmoïdite), voire d’un abcès et plus rarement d’une péritonite ou d’une fistule. » Le diverticule peut également saigner en cas d’inflammation et induire une hémorragie en particulier si le patient prend des anticoagulants. La sigmoïdite est une pathologie qui se manifeste par de fortes douleurs dans le bas du ventre, principalement au niveau de la fosse iliaque gauche, la fosse iliaque étant la partie basse de l’abdomen ; une fièvre modérée peut également être associée.
Quelles sont les causes de la sigmoïdite ?
Les causes de la sigmoïdite sont mal connues, mais une alimentation pauvre en fibres pourrait être un facteur favorisant.
Quand consulter pour une sigmoïdite ?
Les symptômes peuvent facilement être confondus avec ceux d’autres atteintes digestives. Une constipation qui persiste, des douleurs inhabituelles dans le bas du ventre à gauche, du sang dans les selles et des nausées doivent amener à consulter.
Comment diagnostiquer une sigmoïdite ?
Pour confirmer la sigmoïdite, des examens complémentaires sont prescrits comme le bilan sanguin, pour rechercher des marqueurs de l’inflammation ainsi que le scanner, qui est le meilleur examen pour confirmer la diverticulite sigmoïdienne.
Il faut éviter les pépins des fruits et légumes
Quels traitements pour soigner une sigmoïdite ?
Première recommandation du Docteur Tarreiras dès la confirmation du diagnostic : « Le patient doit être laissé à jeun dans les formes graves, ou mis au régime sans résidus. »Des antibiotiques sont également donnés, généralement pour une durée de 3 semaines.
Quand opérer d’une sigmoïdite ?
La gastro-entérologue explique que la chirurgie est aujourd’hui rarement privilégiée : « On évite le plus possible la sigmoïdectomie chirurgicale, préférant le drainage d’un abcès sous contrôle radiologique. La sigmoïdectomie est réservée aux formes sténosées du sigmoïde et compliquées d’occlusion ou de subocclusion. »
Quels aliments éviter en cas de sigmoïdite ?
Durant une dizaine de jours, le régime alimentaire fait également partie du traitement. Le patient doit respecter un régime sans résidus, ce qui permet de mettre les intestins au repos. Divers aliments riches en fibres doivent être évités, comme les légumes, les fruits, le pain, le lait et les laitages, les charcuteries… Les aliments autorisés sont les viandes, les poissons, les pâtes, le riz, les produits sucrés, les fromages à pâte cuite, les biscottes. Certains aliments peuvent être consommés selon certaines règles de préparation.
Comment éviter la sigmoïdite ?
Pour prévenir l’apparition ou la réapparition de la sigmoïdite, le docteur Tarrerias recommande surtout le traitement de la constipation :« La réduction de l’hyperpression dans le côlon limiterait la formation des diverticules et il est certain que la régularisation du transit évite la formation de stercolithes (petits amas de selles dures) qui viennent se bloquer dans les diverticules générant leur inflammation et leur saignement. » En cas de diverticulose il est donc indispensable d’utiliser des régulateurs du transit au long cours, ou un régime riche en fibres. La gastro-entérologue conclut avec un dernier conseil : « Il faut en revanche éviter les pépins qui se stockent dans les diverticules : épépiner les tomates et faire attention aux pépins de raisins. »
Quelles sont les complications de la sigmoïdite ?
Si la sigmoïdite n’est pas prise en charge rapidement, elle entraîner des complications :
formation d’un abcès caractérisé par une exacerbation des signes cliniques
rupture de la paroi du côlon soit dans la cavité péritonéale (membrane qui entoure les organes abdominaux), responsable d’une péritonite, soit dans un autre organe situé à proximité. On parlera alors de fistule.
Merci au Docteur Anne-Laure Tarrerias, gastro-entérologue et proctologue à Paris.
L’harpagophytum (harpagophytum procumbens) est une plante phare de la phytothéraphie. Elle fait partie de la famille des Pédaliacées. Elle est particulièrement reconnue pour ses bienfaits anti-inflammatoires sur les douleurs articulaires (arthrose…). Mais, comme toutes plantes, elle doit être prise en respectant les posologies et les contre-indications. Découverte.
Définition : qu’est-ce que l’harpagophytum ?
« Harpagophytum vient du grec Harpagos qui veut dire grappin ou crochet d’abordage et de Phyton qui veut dire la plante » indique le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste acupuncteur expert en phytothérapie, membre fondateur du Syndicat National de la Phyto-Aromathérapie et de l’Association Européenne de Phytothérapie. « C’est une plante qui pousse dans les déserts du continent africain (Kalahari, Namibie, Botswana, Afrique du Sud), sur des sols riches en oxyde de fer, précise-t-il. L’Harpagophytum est également appelée « griffe du diable« , puisque sur ses tiges rampantes (jusqu’à 1,50m sur le sable) elle a des fruits avec des griffes qui piègent les antilopes. C’est une plante qui est ramassée et non cultivée aussi son succès en Europe risque d’entraîner un problème de ressource. Aussi il est important de ne pas gaspiller l’Harpagophytum« .
« L’Harpagophytum a des propriétés anti-inflammatoires et anti-phlogistiques du fait de ses principes actifs, les iridoïdes (harpagosides et procumbosides)« , indique notre interlocuteur. Cette plante est indiquée pour :
soulager les douleurs de type rhumatismales : arthrose des grosses ou des petites articulations (genou, hanche, doigt…), rhumatismes inflammatoires des maladies rhumatismales chroniques (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite…)
soulager les douleurs dorsales, notamment lombaires (elle est recommandée par l’European Scientific Cooperative on Phytotherapy
traiter l’ostéoporose due à la ménopause. « Des recherches ont montré que l’Harpagophytum favorisait la fabrication des ostéoblastes (cellules fabricant le tissu osseux) » informe le Dr Patrick Aubé.
Sous quelle forme prendre l’harpagophytum ? En gélules ?
« C’est le rhizome, la tige souterraine de l’harpagophytum qui est utilisée en phytothérapie. Cette racine en forme de tubercule peut peser jusqu’à 1,5 kg » répond d’emblée le Dr Aubé qui estime que « le mieux est d’utiliser des gélules (poudre totale ou nébulisat) et des solutions liquides, en sachant que le dosage est un peu différent entre gélule de poudre totale et gélule de nébulisat : une gélule de nébulisat correspond à deux gélules de poudre totale« . On peut trouver de l’Harpagophytum :
en extraits secs (poudre totale ou nébulisat en gélule ou comprimé),
en solution (extrait aqueux ou hydro-alcoolique).
en tisanes ou en décoctions de la racine mais la préparation aura une amertume très prononcée.
sous forme de comprimés.
sous forme de pommade à appliquer directement sur la région douloureuse pour soulager efficacement les articulations.
Quelle est la posologie de l’harpagophytum ?
Le dosage des solutions liquides est indiqué par le fabricant.
En cas de douleurs articulaires aiguës modérées, il est recommandé de prendre une gélule (nébulisat) matin et soir ou deux gélules (poudre totale) matin et soir.
Si les douleurs sont fortes, la posologie est d’une gélule (nébulisat) ou deux gélules (poudre totale) matin, midi et soir.
Dans les périodes moins aiguës d’arthrose, il est recommandé de faire des cures à raison de 2 gélules de nébulisat ou 4 gélules de poudre libre 5 jours par semaine pendant un mois.
Précautions d’emploi et contre-indications
Les extraits d’harpagophytum sont déconseillés en cas d’ulcère à l’estomac ou de calculs à la vésicule.
Effets secondaires indésirables
« Un dosage trop fort ou une durée de prise trop prolongée d’Harpagophytum peut entraîner des troubles digestifs (diarrhée, nausées, vomissements)« , indique le Dr Patrick Aubé. Les autres effets secondaires possibles sont des maux de tête ou des vertiges.
Les interactions de l’harpagophytum avec des médicaments
« L’Harpagophytum ayant un effet antihypertenseur, cette plante ne doit pas être associée à des médicaments anti-hypertenseurs. De même, comme elle a une action hypoglycémiante, cette plante ne doit pas être prise en même temps que des médicaments hypoglycémiants » prévient le Dr Patrick Aubé. Enfin, la prise l’Harpagophytum ne doit pas être associée à la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) car elle majore l’action de ces anti-inflammatoires.
Dans quels médicaments trouve-t-on l’harpagophytum ?
L’harpagophytum se retrouve dans plusieurs médicaments :
sous forme de comprimés dans Dolosoft®, sous forme de comprimés,
sous forme de gélules dans Elusanes® harpagophyton et Arkogélules Harpadol®,
sous forme de gel dans Geldolor®,
sous forme de granules, de gouttes, de pommade, de poudre, de comprimés ou d’ampoules dans l’Harpagophytum Boiron®.
Merci au Dr Patrick Aubé, médecin généraliste acupuncteur expert en phytothérapie,membre fondateur du Syndicat National de la Phyto-Aromathérapie et de l’Association Européenne de Phytothérapie et auteur du livre « Les tisanes qui soignent » Editions Leduc.S
La névralgie du trijumeau ou névralgie faciale est une neuropathie périphérique du nerf trijumeau, un nerf crânien. Elle se manifeste par des douleurs particulièrement intenses touchant le visage. Le stress n’est pas un facteur d’apparition de la névralgie faciale. Qu’est-ce qui déclenche la névralgie du trijumeau ? Quels sont les symptômes ? Comment soulager la douleur du nerf trijumeau ? Quels traitements sont efficaces ?
Définition : c’est quoi la névralgie du trijumeau ?
« La névralgie faciale est une douleur intense et paroxystique, comme des décharges électriques qui durent quelques secondes et qui touchent la moitié du visage (hémiface) » explique le Dr Jean-Denis Turc, neurologue et vice-président de la Fédération Française de Neurologie (FFN). « Les accès se répètent plusieurs fois par heure. » Elle atteint particulièrement les personnes de plus de 50 ans, hommes comme femmes. Elle peut toucher autant le côté droit que le côté gauche.
Quels sont les symptômes de la névralgie du trijumeau ?
« Ce sont des douleurs intenses et fulgurantes d’une hémiface. Le plus souvent, elles touchent la partie moyenne (pommette) ou inférieur du visage, autour de la bouche. La douleur est si intense qu’elle peut entraîner une grimace de la face, un ‘tic douloureux’. L’effleurement d’une partie de la face peut déclencher une décharge, on parle alors de zone gâchette », précise Jean-Denis Turc.
Qu’est-ce qui déclenche la névralgie du trijumeau ?
Cette pathologie est provoquée par une atteinte du nerf trijumeau, un nerf crânien. En l’absence de causes secondaires, elle est dite essentielle. Dans de rares cas, il peut toutefois s’agir d’une névralgie secondaire à une cause tumorale, infectieuse, inflammatoire, vasculaire… Le stress n’est pas un facteur d’apparition de la névralgie faciale.
Comment diagnostiquer la névralgie du trijumeau ?
« Le diagnostic est clinique. Il repose sur la description de douleurs fulgurantes, pendant quelques secondes, comme des décharges électriques de l’hémiface. Elles sont souvent déclenchées par l’effleurement de l’hémiface », rappelle Jean-Denis Turc. Les examens complémentaires type IRM ou scanner cérébralne servent qu’à éliminer une cause secondaire.
Quels sont les traitements de la névralgie du trijumeau ?
« En premier lieu, on essaye toujours des médicaments, et en premier lieu les antiépileptiques. Ils stabilisent le nerf. En cas de résistance, il existe des techniques chirurgicales ou de radiothérapie », assure Jean-Denis Turc.
Quels sont les traitements naturels de la névralgie du trijumeau ?
Quant aux alternatives naturelles (remèdes à base de plante, acupuncture), « elles n’ont pas fait la preuve de leur efficacité » souligne notre interlocuteur.
Merci au Dr Jean-Denis Turc, neurologue et vice-président de la Fédération Française de Neurologie (FFN).