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Ganglion dans le cou (douloureux, gonflé) : que faire ?

Ganglion dans le cou (douloureux, gonflé) : que faire ?

Les ganglions sont présents de manière naturelle dans le corps. Parfois, ils gonflent et deviennent douloureux. Ces symptômes sont parfois le signes de maladies sous-jacentes. Etablir la cause permettra de mettre en place un traitement adapté. Quand s’inquiéter d’un ganglion gonflé ? Comment réaliser le diagnostic ? Comment faire diminuer les ganglions ?

Définition : c’est quoi un ganglion gonflé dans le cou ?

« On en a environ 300 ganglions dans le cou ! Ce sont des organes de l’immunité : ils produisent des anticorps afin de défendre l’organisme. C’est à ce moment là qu’ils peuvent gonfler » explique le docteur Nils Morel, oto-rhino-laryngologiste et Président du Syndicat national des médecins spécialisés en ORL et chirurgie cervico-faciale. Quand on observe une grosseur dans le cou, on parle de tuméfaction cervicale. « Même s’il s’agit souvent d’un ganglion gonflé, aussi appelé adénopathie, on peut se tromper. Il peut s’agir d’un problème de thyroïde, d’une tumeur sur un nerf ou un muscle. C’est pourquoi on utilise le terme de tuméfaction cervicale », précise l’ORL.

Quels sont les symptômes d’un ganglion gonflé ?

L’inflammation d’un ganglion peut se faire ressentir par des signes locaux : un gonflement, et une plus grande sensibilité. « Lorsqu’il est fortement inflammé, le ganglion va aussi causer des douleurs« , note le docteur Nils Morel. Ces douleurs pourront se faire ressentir comme un torticolis. Et si l’inflammation s’aggrave encore, elle peut mener à l’infection : « Le ganglion, infecté par une bactérie, peut se mortifier de l’intérieur, et aboutir à un abcès« , détaille l’ORL.

« Un ganglion gonflé c’est une réaction naturelle »

Qu’est-ce qui provoque le gonflement des ganglions ?

« Un ganglion gonflé, c’est une réaction naturelle de défense à une infection. Il se manifeste dans ce qu’on appelle le  »territoire de drainage » « , explique le docteur Morel. Concrètement, une angine pourra provoquer un ganglion sous la mâchoire. Un bouton sur le cuir chevelu entraînera un ganglion dans la nuque. « Les enfants ont souvent des ganglions gonflés des deux côtés du cou. Durant cette période, l’immunité ne cesse de se construire. Encore une fois c’est le rôle normal du ganglion qui s’exprime », note aussi l’ORL.

Quelles maladies font gonfler les ganglions ?

Certaines maladies comme la mononucléose, ou la rhino-pharyngite, peuvent entraîner un gonflement des ganglions des deux côtés de l’axe jugulo-carotidien, car ce sont des maladies globales du nez et de la gorge. D’autres comme une angine unilatérale, ou une carie située d’un côté de la bouche, entraîneront un gonflement d’un seul côté.

Quand s’inquiéter d’un ganglion gonflé ?

« Si une grosseur dans le cou persiste pendant plus de 3 semaines, il faut aller consulter car elle peut être le signe d’une pathologie grave. La douleur aussi est un signe d’alerte », prévient le docteur Morel.

Quels examens pour les ganglions gonflés ? 

Le médecin procédera à l’examen clinique du patient, et dressera son profil. Lors de l’examen physique, il examinera les aires de drainage potentielles et palpera la grosseur pour en déterminer la taille, la consistance, et la mobilité par rapport à la peau. « Dans la majorité des cas, ces examens sont rassurants, et il faut simplement patienter pour que la grosseur dégonfle », souligne l’ORL.

Comment faire diminuer les ganglions ?

Un traitement sera parfois nécessaire pour combattre l’infection qui cause la réaction d’immunité à l’origine du gonflement. « Si les examens ne sont pas concluants, il faut procéder à des examens complémentaires pour déterminer l’origine du gonflement : radiographie des poumons, échographie ganglionnaire et prise de sang », détaille le praticien. Dans le cas où ceux-ci échouent, une ponction à aiguille fine est parfois pratiquée dans le ganglion, voire son ablation (adénectomie) pour en faire une analyse plus poussée.

Quelle est la différence entre les ganglions et les amygdales ?

« Il arrive que des patients viennent me voir pour des ganglions gonflés en me désignant leurs amygdales, ou le contraire », remarque le docteur Morel. Mais les deux n’ont rien à voir ! Cette confusion est peut être due à la proximité ressentie entre les deux organes, et aux douleurs de certaines maladies comme les angines qui semblent occuper toute la gorge.

Merci au docteur Nils Morel, oto-rhino-laryngologiste et Président du Syndicat national des médecins spécialisés en ORL et chirurgie cervico-faciale (SNORL).


Source : JDF Santé

Hypoglycémie : comment faire remonter sa glycémie ?

Hypoglycémie : comment faire remonter sa glycémie ?

L’hypoglycémie désigne la baisse anormale du taux de sucre dans le sang (taux de glucose trop bas). Elle peut être causée par une maladie (hypoglycémie organique) ou être déclenché par un facteur (hypoglycémie fonctionnelle). Le diabète et la grossesse sont souvent liés à l’hypoglycémie. Des symptômes spécifiques (malaise, pâleur notamment) et le calcul de sa glycémie permet de savoir si on souffre d’hypoglycémie. Quels sont les signes de l’hypoglycémie ? Quelles sont les causes Comment réagir en cas d’hypoglycémie ? Comment faire remonter sa glycémie

Définition : c’est quoi l’hypoglycémie ?

« L’hypoglycémie est une diminution excessive du taux de sucre dans le sang« , résume le Dr Yves Fouré, médecin généraliste. Le glucose est la principale source énergétique de l’organisme. Issu des aliments, il est stocké puis transporté par le sang vers les organes. « C’est aussi le seul élément nutritif du cerveau. » L’hypoglycémie se définit comme un taux de glucose inférieur 0,50 g par litre de sang. On parle d’hypoglycémie organique lorsque la diminution du taux de sucre dans le sang est due à une pathologie (insuffisance surrénalienne, hypothyroïdie…). On la distingue de l’hypoglycémie fonctionnelle (ou réactionnelle) qui se déclenche en dehors de tout contexte pathologique, chez le sujet sain. « Celle-ci disparaît dès que l’on apporte du sucre à l’organisme. »

Est-ce que l’hypoglycémie est signe de diabète ?

Hypoglycémie et diabète sont souvent liés. Les personnes diabétiques ont un taux excessif de sucre dans le sang ; les traitements antidiabétiques visent à faire baisser ce taux. Le risque d’épisodes d’hypoglycémie est lié à ces traitements (sulfamides, glinides, insuline), qui peuvent faire baisser la glycémie de façon trop importante.

Pourquoi la grossesse peut favoriser l’hypoglycémie ?

Pendant la grossesse, les épisodes d’hypoglycémie peuvent aussi survenir. Ce phénomène est dû à une augmentation de la sensibilité à l’insuline, hormone qui régule le taux de glucose dans le sang, pendant la grossesse. « Cela survient aussi si la femme enceinte ne se nourrit pas suffisamment », ajoute le Dr Fouré.

« Les médicaments sont la première cause d’hyperglycémie »

Quels sont les symptômes de l’hypoglycémie ?

L’hypoglycémie peut se manifester par :

  • des palpitations,
  • des bouffées de chaleur,
  • une pâleur,
  • des nausées,
  • une fatigue intense,
  • une transpiration abondante,
  • une faiblesse musculaire,
  • des tremblements,
  • un malaise… 

« Souvent, la personne n’a pas envie de manger ; c’est un peu le piège de ces symptômes. En effet, il faut absolument re-sucrer l’organisme en cas d’hypoglycémie, même si on ne ressent pas l’envie de s’alimenter », alerte le Dr Fouré.

Quelle est la cause de l’hypoglycémie ?

► « Les médicaments sont la première cause d’hypoglycémie. En effet, de nombreux médicaments ont pour effet secondaire de modifier l’action des hormones, dont l’insuline », explique le médecin généraliste. 

► Un régime alimentaire carencé ou déséquilibré peut aussi être à l’origine d’épisodes d’hypoglycémie. « Le fait de sauter un repas, par exemple, est une cause fréquente. Autre situation typique : l’hypoglycémie en fin de matinée, liée à un petit déjeuner trop léger ».

► L’alcool est une autre cause, car il peut déséquilibrer la glycémie, tout comme l’activité physique. En effet, l’exercice musculaire augmente la consommation de glucose, ce qui va accroître les risques d’hypoglycémie – au cours de l’exercice ou plusieurs heures plus tard. 

Comment savoir si on est en hypoglycémie ?

« Le diagnostic d’une hypoglycémie se fait par le biais d’un questionnement clinique », indique le médecin généraliste. Les causes possibles sont passées en revue : heure de prise du dernier repas, effort physique récent, traitement médicamenteux en cours, pathologie sous-jacente… Un lecteur de glycémie permet de doser le taux de sucre dans le sang. « Si l’état de la personne s’améliore dès lors qu’on la re-sucre, c’est qu’il s’agit bien d’une hypoglycémie. »

A quel taux parle-t-on d’hypoglycémie ?

A jeun, la valeur normale de la glycémie oscille entre 0.7 g/L et 1 g/L. Jusqu’à deux heures après le repas, la glycémie peut s’élever jusqu’à 1.4 g/L. En dessous de 0.70 g/L, on parle d’hypoglycémie

Quel traitement pour l’hypoglycémie ?

Le premier réflexe à avoir en cas d’hypoglycémie consiste à ingérer des sucres rapides : biscuits, morceaux de sucre, jus de fruits… « En moyenne, l’ingestion de 15 g de sucre (3 morceaux) permet de remonter la glycémie de 0.5g/L« , indique le Dr Marc Popelier, médecin spécialiste en diabétologie à la Pitié-Salpêtrière (Paris). En cas de troubles de conscience, on administre une injection sous-cutanée ou intra-musculaire de glucagon, dont l’action s’oppose à celle de l’insuline et augmente la glycémie.

Comment prévenir l’hyperglycémie ?

« Pour prévenir l’hypoglycémie, il est nécessaire d’avoir une alimentation régulière et bien répartie sur la journée ; éviter de manger beaucoup une seule fois par jour », conseille le Dr Fouré. Si l’on souhaite consommer de l’alcool, il convient de s’être bien nourri en amont – de même si l’on veut pratiquer une activité physique. Pour les personnes atteintes de diabète, il est recommandé de mesurer sa glycémie régulièrement, de respecter les dosages et les horaires des traitements prescrits.

Merci au Dr Yves Fouré, médecin généraliste et au Dr Marc Popelier, médecin spécialiste en diabétologie à la Pitié-Salpêtrière (Paris). 


Source : JDF Santé

Vasovasostomie : taux de réussite, principe, plaisir, prix

Vasovasostomie : taux de réussite, principe, plaisir, prix

Quelle est la définition d’une vasovasostomie ? 

La vasovasostomie est une technique chirurgicale permettant de reperméabiliser les canaux déférents qui ont été coupés lors d’une vasectomie. Bien que la vasectomie soit considérée comme une méthode de contraception permanente, il est possible pour les hommes qui le souhaitent de retrouver une capacité à concevoir. L’homme a alors deux possibilités :

  • Une biopsie testiculaire pour extraire des spermatozoïdes les congeler
  • Faire une FIV ou une vasovasostomie pour avoir une chance de concevoir naturellement à nouveau. 

Comment se déroule une vasovasostomie ? 

La micro chirurgie est réalisée sous anesthésie générale, dure environ deux heures et est suivie d’une période d’observation post-opératoire. « L’intervention est réalisée à la loupe, au microscope ou au robot chirurgical. Elle consiste à remettre en continuité les deux morceaux des canaux référents qui ont été sectionnés lors de la vasectomie« , explique Stéphane Droupy, chef du service urologie-andrologie au CHU de Nîmes. 

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Schéma d’une vasectomie © inspiring.team – stock.adobe.com

Quel est le taux de réussite d’une vasovasostomie ? 

Le taux de succès de la vasovasostomie dépend notamment du temps écoulé depuis la vasectomie, de la technique utilisée et de l’âge du patient et de sa partenaire. Ces éléments influent sur la fertilité du couple. En fonction de ces facteurs, il y a entre 50 et 70% de chance de parvenir à concevoir un bébé après une vasovasostomie. 

Quels sont les risques et les inconvénients d’une vasovasostomie ? 

« Seuls des risques liés à l’opération peuvent survenir comme un œdème ou des douleurs. Le risque d’infection est très faible. Il est cependant nécessaire de rester tranquille quelques jours après l’opération car il s’agit d’une micro chirurgie qui peut être fragile« , explique notre interlocuteur.

Est-ce qu’une vasovasostomie enlève le plaisir ? 

« Non, la vasovasostomie n’a aucune conséquence sur la sexualité du patient ni sur le plaisir ressenti », assure le Pr Droupy.

Quel est le prix en France ? 

Le coût d’une vasovasostomie en France s’élève à environ 340 euros

Est-ce remboursé ?

Oui, la vasovasostomie est prise en charge par la Sécurité sociale.  

Merci au Pr Stéphane Droupy, Chef du service urologie-andrologie au CHU de Nîmes, professeur d’urologie à l’université de Montpellier.


Source : JDF Santé

Maladie de Basedow : peut-on guérir de cette hyperthyroïdie ?

Maladie de Basedow : peut-on guérir de cette hyperthyroïdie ?

La maladie de Basedow est une forme d’hyperthyroïdie dont l’origine est auto-immune c’est-à-dire que le corps fabrique des anticorps contre lui-même. Elle touche environ 5 femmes pour 1 homme. Les symptômes sont les mêmes qu’en cas de l’hyperthyroïdie avec des signes oculaires. un terrain génétique peut prédisposer à développer la maladie de Basedow. Quel examen pour la diagnostiquer ? Peut-on guérir de la maladie de Basedow ? Avec quels traitements ?

Définition : c’est quoi la maladie de Basedow ?

« La maladie de Basedow est une hyperthyroïdie d’origine auto-immune. On fabrique des anticorps contre soi-même », résume le Dr Magali Cocaul, endocrinologue à Paris. Il s’agit d’une auto-agression de l’organisme contre la glande thyroïde. La conséquence de cette pathologie est une production très importante d’hormones thyroïdiennes causant une augmentation de taille de la glande et une hyperthyroïdie (augmentation du taux d’hormones thyroïdiennes dans l’organisme). 

Quels sont les symptômes de la maladie de Basedow ?

Les symptômes sont les mêmes que ceux de l’hyperthyroïdie, associés, dans les formes typiques, à une augmentation de volume de la thyroïde (goitre) et à des manifestations oculaires. Soit, éventuellement :

  • tachycardie, perte de poids, sensation de chaleur, agitation, tremblements etc.
  • masse au niveau de la partie basse du cou, signe d’une augmentation de volume de la thyroïde
  • l’impression que les yeux sortent des orbites, du fait d’une inflammation des muscles sous-jacents : on parle d’exophtalmie.

Comment se déclenche la maladie de Basedow ?

La maladie de Basedow est due à la fabrication d’auto-anticorps, qui vont stimuler la glande thyroïde. Comme toutes les maladies auto-immunes, un terrain génétique peut prédisposer à développer la maladie. « On a ainsi des familles avec des dysfonctionnements auto-immunes », explique le Dr Cocaul André. Par ailleurs, l’environnement est suspecté de jouer un rôle important dans l’émergence des pathologies auto-immunes. « Le nombre de ces pathologies a explosé : les perturbateurs endocriniens pourraient en être en partie responsables. »  

Quel examen pour diagnostiquer la maladie de Basedow ?

La maladie de Basedow est détectée biologiquement par une prise de sang qui vise à doser les hormones thyroïdiennes et détecter la présence d’anticorps. On peut aussi  recourir à l’imagerie, par le biais d’une échographie ou parfois d’une scintigraphie, examen permettant d’observer la fixation d’iode  sur la thyroïde.

Quels sont les traitements de la maladie de Basedow ?

Plusieurs types de traitement existent :

► Le premier, médicamenteux, conserve la thyroïde en régulant son fonctionnement afin de soulager le patient et de lui éviter des troubles comme la tachycardie pouvant provoquer une insuffisance cardiaque grave. Ce traitement consiste en la prise d’un antithyroïdien de synthèse pendant une durée longue (voire à vie).

► En cas de récidive, soit le traitement conservateur est reconduit, soit il peut être envisagé de recourir à l’ablation de la thyroïde par voie chirurgicale. Cette option, radicale, demande ensuite la prise à vie d’hormones thyroïdiennes. « Il est très rare de proposer une chirurgie d’emblée », explique le Dr Cocaul.

► En cas de récidive également, on peut utiliser de l’iode radioactif qui détruit une partie de la glande (déconseillé aux femmes enceintes).

Quand consulter pour la maladie de Basedow ?

Il est nécessaire de consulter son médecin traitant dès l’apparition des premiers symptômes. « Dès que l’on ressent un état anormal, il faut consulter son généraliste, lequel réorientera au besoin son patient vers un endocrinologue, spécialité qui prend en charge la maladie de Basedow et les autres pathologies thyroïdienne. »

Merci au Dr Magali Cocaul, endocrinologue à Paris.


Source : JDF Santé

Névralgie : premiers symptômes, comment la soulager

Névralgie : premiers symptômes, comment la soulager

La névralgie est une neuropathie périphérique (qui atteint un nerf périphérique). On distingue différents types de névralgie en fonction de la localisation du nerf touché. La névralgie peut être chronique ou brutale. Parmi les symptômes évoqués, les névralgies provoquent des brûlures ou une sensation de décharge électrique. Quelles sont les causes d’une névralgie ? Comment la diagnostiquer ? Et quels traitements mettre en place ?

Définition : c’est quoi une névralgie ?

La névralgie est une neuropathie périphérique (qui atteint un nerf périphérique). « C’est l’irritation d’un nerf, souvent sensitif, associée à des douleurs semblables à des décharges électriques« , résume le Dr Alexandre Morin, neurologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris). La névralgie peut toucher différents nerfs pendant des périodes de temps variables – plusieurs jours, semaines, parfois des années. Elle peut se manifester de manière permanente ou survenir brutalement, soit de manière spontanée, soit en raison d’un mouvement ou d’un appui prolongé sur la zone.

Qu’est-ce qui provoque une névralgie ?

Les causes d’atteintes du nerf sont diverses :

  • compression du nerf,
  • pathologies neurologiques, 
  • infections virales,
  • chocs violents… 

Ces causes peuvent différer en fonction de la localisation de la névralgie. Les traumatismes au niveau cervical, après une chute par exemple, peuvent générer une névralgie d’Arnold. Parmi les autres causes : le blocage d’une vertèbre cervicale, des lésions à la base du crâne, un rhumatisme ou une maladie de la moelle épinière (rarement) connue sous le nom de Syringomyélie. Les névralgies dentaires, quant à elles, sont dues à l’atteinte d’un nerf situé dans la partie profonde de la dent. Les premières sources de névralgies dentaires sont les caries

Quels sont les types de névralgie ?

Névralgie cervico-brachiale. L’une des névralgies les plus fréquentes est la névralgie cervico-brachiale, communément appelée « sciatique du cou » ou « sciatique du bras », car il s’agit d’une compression ou d’une irritation d’un nerf du cou qui se prolonge le long du bras. Les douleurs concernent le cou, la clavicule, le haut du dos, l’épaule et le bras, d’un ou des deux côtés parfois.

La névralgie faciale qui touche le nerf trijumeau entraîne des douleurs intenses au niveau de la face. « Ce nerf part du tronc cérébral et innerve le visage. » Les douleurs sont ressenties au niveau du visage et peuvent irradier jusqu’à l’oreille.

► Troisième type de névralgie fréquente : la névralgie d’Arnold. Elle touche le nerf formé par le « nerf d’Arnold » qui innerve les muscles profonds du cou. « La douleur sera alors localisée au niveau du crâne et du cou« , précise le Dr Morin.

► La névralgie dentaire se réfère à une douleur très vive ressentie à l’intérieur de la bouche et due à l’atteinte d’un nerf qui innerve l’ensemble des éléments bucco-dentaires. Les premières sources de névralgies dentaires sont les caries. Si, au départ, ces cavités qui se forment dans la dent ne sont pas douloureuses, elles entament l’émail des dents avant de se propager aux tissus sous-jacents où elles peuvent causer, à des stades avancés, une inflammation du nerf (pulpe dentaire). Les autres causes de névralgie dentaire sont les abcès, conséquences d’une infection bactérienne d’une dent ou de la gencive.

La névralgie pudendale, quant à elle, est plus rare mais très douloureuse. Elle consiste en une atteinte des nerfs situés dans la région profonde du bassin et entraîne des douleurs au niveau du pubis.

Quels sont les symptômes de névralgie ?

Les douleurs sont fréquemment décrites comme des brûlures ou une sensation de décharge électrique, parfois des paresthésies douloureuses, sensations de fourmillements ou d’engourdissements, et plus rarement, des vertiges. Les douleurs peuvent irradier de manière intense et atteindre des zones plus ou moins vastes.

Comment savoir si on a une névralgie ?

La névralgie peut être difficile à diagnostiquer, du fait de vaste symptomatologie. « C’est une maladie un peu fourre-tout, à l’origine de nombreux signes indirects« , explique le neurologue. Un interrogatoire et un examen clinique permettent de mettre sur la piste. Le scanner ou l’IRM du rachis cervical est prescrit en cas de douleurs persistantes, afin de chercher l’origine de la compression du nerf. « Un électromyogramme peut aussi être prescrit pour évaluer la conduction du nerf, mais cet examen n’est pas réalisable sur tous les nerfs« , ajoute le Dr Morin.

Comment se soigne une névralgie ?

► La prise d’antalgiques classiques type paracétamol peut être prescrite pour soulager les épisodes douloureux. Au niveau local, une chirurgie peut être envisagée pour limiter la compression du nerf. « On opère parfois autour du nerf trijumeau pour lui laisser de la place« , ajoute le spécialiste. 

► Les thérapies non médicamenteuses, telles que la sophrologie, la méditation ou l’autohypnose, sont d’un recours utile. « Ces approches permettent d’apprendre à vivre avec sa douleur en travaillant sur elle« , conclut le Dr Alexandre Morin. 

► Des exercices de kinésithérapie permettent de moins souffrir et d’éviter une amyotrophie avec une diminution de volume et de tonicité du muscle concerné, liée au manque d’activité physique. « Mais ces exercices ne sont pas efficaces dans toutes les névralgies – en cas d’atteinte du nerf trijumeau, par exemple », souligne le neurologue. 

Merci au Dr Alexandre Morin, neurologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris).


Source : JDF Santé

Quels sont les risques de la fellation ? Herpès, VIH, papillomavirus…

La fellation est une pratique sexuelle courante. Dans une enquête Ifop de février 2019, 89% des femmes interrogées ont déclaré l’avoir déjà réalisée et 42% d’entre elles, « souvent ». Elle n’est cependant pas dénuée de risques : MST, herpès, papillomavirus, chlamydia… Sans vouloir décourager les amateurs de cette pratique – source de grands plaisirs pour les couples – ou ceux qui veulent la découvrir, mieux vaut être informé des possibles transmissions de virus et bactéries avant de passer à l’acte.

L’herpès : attention en cas de bouton de fièvre

« Si une femme a un bouton de fièvre et qu’elle fait une fellation (sans préservatif) à un homme, elle peut lui transmettre le virus de l’herpès »,  explique le Dr Andreea Matefi, docteur en médecine et titulaire du DIU en Gynécologie médicale. Même chose si c’est lui qui a de l’herpès génital, la femme peut être contaminée par le virus. Le virus de l’herpès est sournois : « Il est sécrété 15 jours avant l’apparition des symptômes » rappelle-t-elle. On est donc contaminant sans le savoir, avant même que les vésicules n’apparaissent. Par chance, c’est un virus qui est lié au système immunitaire : « Si l’homme a un système immunitaire qui se bat bien, il ne développera pas d’herpès. » 

VIH : des risques en cas d’éjaculation ou de lésions dans la bouche

Faire une fellation sans préservatif expose au virus du Sida (VIH) : par contact avec le sang contaminé, le liquide pré-séminal ou le sperme. Les risques concernent principalement la personne qui prodigue la fellation. Il y a risque :

  • si la personne qui fait la fellation (à un partenaire séropositif) reçoit du sperme ou du liquide pré-séminal dans la bouche. 
  • plus encore si elle a des lésions dans la bouche (gingivite, plaie, bouton de fièvre sur les lèvres…) ou dans la gorge. Il est d’ailleurs déconseillé de se brosser les dents juste avant de faire une fellation pour éviter de faire saigner les gencives.
  • si l’homme séropositif a des lésions de rasage et que la femme a des lésions dans la bouche. 

Quand faire un test de dépistage ? Pour les personnes qui font des fellations à différents partenaires sans préservatif, il est recommandé d’effectuer un test de dépistage tous les 6 mois.

La fellation non protégée est beaucoup moins risquée que les relations génito-génitales pour la transmission d’IST.

Papillomavirus : un risque de contamination pour les deux partenaires

Le papillomavirus, aussi appelé « virus HPV » est contagieux et transmissible lors de rapports sexuels (même avec un préservatif, il existerait un risque de transmission de 20%) puisqu’il circule dans les muqueuses, orales, génitales et la peau. « C’est vraiment un marqueur de sexualité, estime le Dr Matefi. Il y a à peu près entre 200 et 250 sortes différentes d’HPV (mais seulement une dizaine seraient oncogènes*) donc tout le monde en a eu au moins une fois dans sa vie en s’en rendant compte ou pas. » En cas de fellation « si la femme est porteuse du HPV, elle peut le transmettre à l’homme et l’inverse est aussi vrai ».

Comment se fait la transmission de la femme contaminée à l’homme ? « S »il y a pénétration sans préservatif, il y a un contact gland-col où est présent le HPV. Si la femme fait une fellation, il y a un contact bouche-gland. Si elle embrasse l’homme, là il y contact bouche-bouche et transmission du virus » répond la spécialiste. Avant de rappeler que « dans le cas du HPV, le système immunitaire de la personne joue, il y a des systèmes immunitaires qui vont le développer et d’autres qui vont l’éliminer »,

Comment se fait la transmission de l’homme contaminé à la femme ? Le virus HPV peut entraîner la formation de verrues génitales sur le pénis de l’homme (très contagieuses). Le contact de la bouche de la femme avec ces verrues est une porte d’entrée du virus chez elle.

Quand faire un dépistage ? Le dépistage du virus HPV est réalisé par le frottis. Il est recommandé d’en faire un tous les 3 ans à partir de 25 ans « mais si les partenaires sont multiples ou qu’il y a un nouveau partenaire et pas forcément de protection lors des rapports il vaudrait mieux le faire tous les ans » conseille le Dr Matefi. Sans limite d’âge ! « Parmi les femmes de 45-50 ans, il y a parfois un changement de vie et elles reprennent une vie sexuelle, on discute avec elles des risques, de la prévention parce qu’il y a des cancers qui arrivent sur le col de l’utérus juste parce qu’elles ont changé de partenaire, qu’elles ont oublié de se faire dépister et n’ont pas mis de préservatif. » 

Chlamydia et gonocoque : des bactéries présentes dans les sécrétions

La chlamydiose (liée à la bactérie Chlamydia Trachomatis) comme la gonorrhée (causée par la bactérie Neisseria Gonorrhoeae) peuvent être transmises lors d’une fellation sans préservatif. Les bactéries se trouvent dans le liquide séminal et les sécrétions génitales. « La chlamydiose est quasiment asymptomatique chez la femme et moins de la moitié des hommes présentent des symptômes comme les brûlures urinaires. L’homme peut le découvrir quand il la transmet à sa partenaire qui a des douleurs pelviennes, des pertes inhabituelles… » indique le Dr Andreea Matefi. Si c’est la femme qui est contaminée, elle peut contaminer son partenaire si la fellation est précédée d’une pénétration non protégée (lors de la pénétration, le pénis de l’homme va être en contact avec les bactéries présentes dans le col de l’utérus notamment, la femme lui fait ensuite une fellation puis l’embrasse sur la bouche, il se retrouve contaminé). 

Quand faire un dépistage ? « Il faut attendre minimum 3 à 7 jours après le rapport à risque avant de faire un dépistage de la chlamydiose et de la gonorrhée. Si les partenaires sont multiples, il ne faut pas hésiter à le faire au moins une à deux fois par an » conseille le médecin.

Syphilis : une transmission évidente en cas de chancre

Causée par la bactérie tréponème pâle, la syphilis est une maladie qui peut se transmettre lors d’une fellation (non protégée). Soit parce qu’elle a entraîné des lésions dans la bouche de la personne contaminée qui fait la fellation soit parce qu’il y a des chancres sur le gland du pénis (lésions typiques de la syphilis) : « Si vous faites une fellation sur un chancre, la transmission est évidente » indique ainsi notre interlocutrice. La contamination est à double sens.

Mettre deux préservatifs ne protège pas plus !

Hépatite B : un virus contagieux présent dans la salive

On ne le sait pas toujours mais on peut contracter une hépatite lors d’une fellation. Principalement une hépatite B. Le virus de l’hépatite B est très contagieux et transmissible par contact muqueux. On le trouve dans les sécrétions corporelles comme la salive et le sperme. La vaccination est une protection contre la contamination. L’hépatite C peut aussi se transmettre lors d’une fellation mais le risque est plus faible car il passe par le sang. Il faut donc une brèche : une lésion dans la bouche, au niveau du pénis…

Préservatif : non lubrifié, c’est mieux !

Mettre un préservatif (avec ou sans latex s’il y a une allergie) est le seul moyen de se protéger de la majorité des maladies et infections pouvant être transmises lors d’une fellation. Mieux vaut miser sur des préservatifs non lubrifiés, avec ou sans parfum. 

A savoir : il est inutile de mettre deux préservatifs l’un par-dessus l’autre pour réduire davantage les risques : « Ça ne protège pas deux fois plus, prévient le Dr Matefi, et ça fait des frottements pendant les rapports ce qui rend le préservatif poreux (donc moins efficace dans son rôle de barrière). « 

*Les papillomavirus, Société Française de Colposcopie et de Pathologie Cervico-Vaginale

Merci au Dr Andreea Matefi, docteur en médecine, Spécialité médecine générale et titulaire du DIU en Gynécologie médicale. 


Source : JDF Santé