Sélectionner une page
Comment soigner un rhume rapidement, selon un médecin généraliste

Comment soigner un rhume rapidement, selon un médecin généraliste

L’arrivée de l’automne marque le retour des rhumes. Voici les solutions efficaces pour soigner un rhume rapidement, avec ou sans médicament.


Dès l’automne et jusqu’à la fin du printemps, les rhumes sont de retour. « Le rhume est un terme populaire, qui désigne un peu toutes les infections respiratoires hautes« , commence le Dr Romain Troalen, médecin généraliste. « En médecine, on parle d’une rhinite (inflammation de la muqueuse du nez) ou d’une rhinopharyngite (inflammation du nez et de l’étage supérieur du pharynx). Dans 99,9% des cas, ce sont des infections virales. Celles qui sont bactériennes se sont compliquées. Ce sont des conséquences liées à l’inflammation des muqueuses à cause du virus, qui ont fait que des bactéries se sont installées au mauvais endroit. Lorsqu’elles se retrouvent dans les amygdales, cela se transforme en angine, si c’est au niveau de l’oreille, cela devient une otite, ou au niveau des sinus il y aura une sinusite« . Comment soigner un rhume rapidement ? Naturellement ? Avec des médicaments, des huiles essentielles ou de l’homéopathie ? Et chez la femme enceinte ?

Comment soigner un rhume rapidement ?

Attention : le rhume ne se « soigne » pas ! « Notre mission, à nous les médecins, est de vérifier que c’est bien un rhume, ainsi que rendre la maladie plus supportable avant qu’il soit éliminé naturellement par le corps » explique le docteur Romain Troalen. Le traitement consiste donc essentiellement à faire baisser la fièvre et réduire les douleurs. « C’est uniquement un traitement symptomatique. En plus du paracétamol, on peut prescrire des lavages de nez, à l’eau de mer, mais en évitant les décongestionnants nasaux : la plupart vasoconstricteurs ont des effets secondaires ennuyeux comme les maux de tête« , précise-t-il. Il est également important de s’assurer d’une bonne hydratation. Il est recommandé de boire beaucoup tout au long de la journée : de l’eau, des tisanes, du lait chaud, des potages, bouillons, chocolats chauds, etc.

En cas de complications, un traitement antibiotique pourra être prescrit.

« En général, les gens veulent se débarrasser du rhume immédiatement, mais il n’y a pas de solution miracle. Le rhume ne disparaît pas dans la seconde : il dure une semaine au minimum. Il faut donc se montrer patient« , rappelle-t-il. En cas de complications, le médecin prescrira généralement un traitement antibiotique,  » mais seulement en cas de complications ! Un rhume, qui est viral, ne se soigne jamais avec des antibiotiques !  » insiste fortement le docteur. Cela pourrait en effet entraîner une résistance aux antibiotiques, ce qui serait très problématique en cas de vraie infection plus tard.

Comment soigner un rhume naturellement ?

Une étude publiée en 2014 a prouvé que le Zinc contribuait à diminuer la durée du rhume en augmentant les défenses immunitaires de l’organisme. Lors de la méta-analyse, menée par la Cochrane Library sur près de 1 800 patients et dont les résultats sont parus dans Jama, la durée moyenne du rhume était passée de 8,5 à 4,5 jours. Prendre un comprimé de 75 mg de zinc par jour au maximum 24 heures après les premiers symptômes, serait donc un le seul moyen de réduire la durée du rhume naturellement. On peut éviter de prendre du zinc sous forme de médicaments en consommant des aliments qui en contiennent, comme les mollusques et crustacés, les légumineuses, les abats et les germes de blé.

Comment soigner un rhume avec les huiles essentielles ?

« Les inhalations d’huiles essentielles de plantes peuvent donner une sensation de soulagement, mais il faut faire attention, car ce sont des molécules extrêmement concentrées, qui peuvent avoir des effets secondaires comme des maux de tête », expose le médecin. De plus, à ce jour, aucune étude n’a démontré l’efficacité de certains traitements phytothérapiques ou homéopathiques par rapport à l’évolution normale du rhume« . Parmi les huiles essentielles célèbres en cas de rhume : le ravintsara et l’eucalyptus radié sont les plus conseillées. Elles s’utilisent en inhalation ou diluées dans une huile végétale en massage sous la voute plantaire. Les huiles essentielles sont toujours à utiliser avec parcimonie et précaution.

Comment soigner un rhume chez le bébé ?

« Le traitement du rhume pour un bébé repose sur la prise de doliprane, et de lavage de nez à l’eau de mer« , rappelle le médecin. La seule différence entre le jeune enfant et l’adulte est qu’il est interdit chez le bébé de donner un médicament contre la toux. Il est également contre-indiqué de prescrire un vasoconstricteur chez l’adolescent de moins de 15 ans.

Comment soigner un rhume quand on est enceinte ?

Les mêmes recommandations s’appliquent chez la femme enceinte que chez le bébé : Doliprane® et lavage de nez. « Il faut simplement être plus vigilant, surtout quand il y a de la fièvre, et bien s’assurer qu’il n’y ait pas de complications, précise le docteur. Mais c’est le travail du médecin. La femme enceinte doit simplement prendre les seuls médicaments qu’on lui prescrit et jamais s’auto-médiquer« .

Quels médicaments peut-on prendre contre un rhume ?

Le seul médicament désormais conseillé en cas de rhume est le paracétamol. Antidouleur, il calme les maux de tête, la fièvre et les courbatures s’il y en a. Les « décongestionnants » ou vasoconstricteurs comme Actifed®, Humex®… ne sont plus en vente libre depuis décembre 2024 à cause de leurs graves effets secondaires (AVC, infarctus…) reconnus par les autorités de santé françaises. Seul un médecin peut désormais les prescrire. Longtemps prescrits, les corticoïdes sont, eux aussi, déconseillés désormais. Le docteur Troalen considère qu’il « ne faudrait jamais donner des corticoïdes pour un rhume. Il y a eu une grande époque où on les donnait systématiquement, mais ce n’est pas une bonne chose. Forcément, on a l’impression que ça marche, car ce sont des anti-inflammatoires très puissants qui entraînent une réduction très rapide des symptômes. Mais ils ont un effet immunosuppresseur, c’est-à-dire qu’ils diminuent les défenses immunitaires, donc en fait, on augmente les chances d’avoir des complications. Un rhume qui serait passé tranquillement, certes en une semaine ou plus, peut se transformer en otite ou en sinusite ».

Quand consulter pour un rhume ?

Les personnes en bonne santé et qui ne sont pas à risques (immunodéprimés, âgées ou jeunes enfants) ne sont pas obligées de consulter pour un rhume s’il n’y a pas de symptômes associés ou inquiétants. Si vous êtes inquiet, le médecin pourra s’assurer qu’il s’agit bien d’un rhume et pas d’autre chose et vous prescrire du paracétamol. « Ce qui doit obligatoirement amener à consulter c’est une durée anormale de la fièvre, plus de 4 jours ; ainsi que l’apparition de nouveaux symptômes, comme une douleur à l’oreille, une douleur plus importante à la gorge, une toux qui a changé… » conclut-il. Dans tous les cas, il faut se rappeler qu’un rhume dure en moyenne 10-11 jours.

Merci au docteur Romain Troalen, médecin généraliste dans la région parisienne.


Source : JDF Santé

Pire que San Andreas, cette faille silencieuse pourrait déclencher un séisme "terrifiant"

Pire que San Andreas, cette faille silencieuse pourrait déclencher un séisme "terrifiant"

Les scientifiques la surveillent de près.


Les scientifiques la surveillent de près.

Tout le monde connaît la faille de San Andreas, rendue célèbre par les films et par le séisme de San Francisco en 1906. Mais les chercheurs s’intéressent aussi une autre faille géologique, moins connue du grand public. Restée inactive depuis longtemps, elle attire l’attention des sismologues car elle continue d’accumuler de l’énergie. Un silence faussement rassurant.

Selon un scénario hypothétique présenté par l’US Geological Survey, une reprise de son activité pourrait donner lieu à un séisme important. La localisation de cette faille est jugée sensible, car elle traverse une zone densément peuplée du sud de la Californie. Les scientifiques suivent de près son évolution et étudient la façon dont ses secousses pourraient interagir avec d’autres failles voisines. Selon les géologues, le scénario le plus plausible est qu’un séisme sur cette faille se propage jusqu’à la faille de Whittier. Ce serait « terrifiant » pour les habitants, indique la sismologue Lucy Jones citée dans le Los Angeles Times. 

Considérée comme « la petite sœur de la faille de San Andreas », la faille d’Elsinore est l’une des plus grandes du Sud de la Californie. Elle traverse le désert de Sonora et rejoint le comté de Riverside, non loin de Los Angeles et de Palm Springs. Ses effets resteraient toutefois limités à la Californie du Sud et au nord du Mexique, sans incidence sur des continents éloignés comme l’Europe.

Malgré tout, les géologues insistent sur l’importante de sa surveillance et rappellent la nécessité pour les résidents de se préparer à une rupture majeure qui pourrait survenir de façon imprévisible. « Il existe un risque que ce soit la prochaine » préviennent les sismologues.


Source : JDF Santé

C'est prouvé : cette habitude le matin réduit l'espérance de vie après 60 ans

C'est prouvé : cette habitude le matin réduit l'espérance de vie après 60 ans

Les chercheurs sont partis du constat que le rôle de la chrononutrition restait peu étudié chez les personnes âgées.


Les chercheurs sont partis du constat que le rôle de la chrononutrition restait peu étudié chez les personnes âgées.

Passé 60 ans, le rythme des journées change. Beaucoup de personnes âgées s’endorment plus tôt le soir, se réveillent à l’aube, décalent leurs repas… Ces changements traduisent une évolution des rythmes circadiens. L’horloge interne qui règle l’organisme sur un cycle d’environ 24 heures se dérègle progressivement en vieillissant. Un dérèglement excessif peut fragiliser la santé et un facteur en particulier serait préjudiciable à la longévité des seniors, selon une récente étude.

Les chercheurs sont partis du constat que le rôle de la chrononutrition – c’est-à-dire l’horaire des repas – restait encore peu étudié chez les personnes âgées. Ils ont voulu comprendre comment ces horaires évoluaient avec l’âge et quel impact cela pouvait avoir sur l’espérance de vie. Pour cela, ils ont suivi près de 3 000 volontaires âgés en moyenne de 64 ans, qui ont rempli pendant plusieurs années des questionnaires détaillés sur leurs habitudes de vie, leur état de santé et les heures de leurs repas.

À l’arrivée, ils ont constaté que les personnes âgées avaient tendance à prendre leur repas de plus en plus tard et que cela influençait négativement leur espérance de vie. Selon les résultats publiés dans la revue Communications Medicine, le taux de survie à 10 ans était de 87% dans le groupe mangeant tard, contre 89,5% dans le groupe mangeant tôt. Le plus impactant étant le petit-déjeuner tardif, « avec l’âge, il est associé à un risque de décès plus élevé ». C’est donc la mauvaise habitude à bannir après 60 ans. Dans l’étude, les volontaires prenaient leur petit-déjeuner aux alentours de 8h20 (au plus tôt 7h40 et au plus tard 9h). Chaque heure de retard augmentait d’environ 10% le risque de mortalité.

Le petit-déjeuner est essentiel pour faire le plein d’énergie. Il se compose idéalement d’une source de protéines (œuf, yaourt), de céréales (flocons d’avoine, pain complet) et d’un fruit. Pour les chercheurs, les personnes âgées doivent maintenir des horaires de repas réguliers, notamment les heures de petit-déjeuner, pour préserver leurs rythmes circadiens et bien vieillir. Des recherches futures sont maintenant nécessaires pour confirmer leurs résultats.


Source : JDF Santé

Un nouveau médicament coupe-faim arrive en France : il ferait perdre 10 kg sans injection

Un nouveau médicament coupe-faim arrive en France : il ferait perdre 10 kg sans injection

Il s’agit du premier coupe-faim sous forme de comprimé.


Quand les régimes et l’activité physique ne suffisent plus pour perdre du poids, le recours à des médicaments peut s’envisager. Un nouveau « coupe-faim » pourrait venir compléter l’offre actuelle des médicaments amaigrissants en France. Le laboratoire américain Eli Lilly a effectué une demande de commercialisation mondiale pour une nouvelle molécule qui a montré son efficacité dans la lutte contre l’obésité et du diabète.

Actuellement, les médicaments autorisés en France pour perdre du poids sont principalement des analogues du GLP-1 (une hormone qui régule l’appétit et qui aide les patients à moins manger) utilisables en injection. Parmi eux : le Saxenda® (liraglutide, laboratoire Novo Nordisk), le Wegovy® (sémaglutide, Novo Nordisk) et le Mounjaro® (tirzepatide, laboratoire Eli Lilly). Ils sont disponibles uniquement sur ordonnance pour des personnes atteintes d’obésité ou de surpoids.

Contrairement à ses concurrents injectables, le nouveau médicament du laboratoire Eli Lilly appelé « orforglipron » se présente sous la forme de comprimé à prendre une fois par jour. C’est aussi un agoniste du GLP-1. Les résultats de la phase 3 de l’essai clinique, mené chez des patients obèses pesant en moyenne 101 kg, ont montré une perte de poids significative de -10,4 kg soit 10,5 % de leur poids en un peu plus d’un an (16 mois). En comparaison, les patients sous placebo n’ont perdu que 2% de leur poids. Ce médicament a été plutôt bien toléré par les patients, sans effets indésirables sévères (nausée, vomissements, diarrhée, constipation).

À l’heure actuelle, la date de commercialisation de l’orforglipron en France n’est pas encore connue. Sa mise sur le marché ne sera possible qu’après l’évaluation par les autorités sanitaires européennes, suivie d’une autorisation nationale. Pour rappel, tous les traitements de l’obésité sont soumis à des conditions médicales strictes leur usage doit impérativement se faire sous la supervision d’un médecin. Historiquement, la France a connu d’autres « coupe-faim » mais la plupart ont été problématiques en raison d’effets secondaires graves. On peut citer l’Acomplia® retiré en 2008 à cause de risques psychiatriques, le Mediator (un antidiabétique prescrit dans 80% des cas comme « coupe-faim »), retiré en 2009 à cause de valvulopathies cardiaques et l’orlistat (Xenical® et Alli®) qui a fait l’objet en 2011 de mises en garde de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour des risques d’atteintes au foie. 


Source : JDF Santé

Un nouveau médicament coupe-faim arrive en France : il ferait perdre 10 kg sans injection

Un nouveau médicament coupe-faim arrive en France : il ferait perdre 10 kg sans injection

Il s’agit du premier coupe-faim sous forme de comprimé.


Il s’agit du premier coupe-faim sous forme de comprimé.

Quand les régimes et l’activité physique ne suffisent plus pour perdre du poids, le recours à des médicaments peut s’envisager. Un nouveau « coupe-faim » pourrait venir compléter l’offre actuelle des médicaments amaigrissants en France. Le laboratoire américain Eli Lilly a effectué une demande de commercialisation mondiale pour une nouvelle molécule qui a montré son efficacité dans la lutte contre l’obésité et du diabète.

Actuellement, les médicaments autorisés en France pour perdre du poids sont principalement des analogues du GLP-1 (une hormone qui régule l’appétit et qui aide les patients à moins manger) utilisables en injection. Parmi eux : le Saxenda® (liraglutide, laboratoire Novo Nordisk), le Wegovy® (sémaglutide, Novo Nordisk) et le Mounjaro® (tirzepatide, laboratoire Eli Lilly). Ils sont disponibles uniquement sur ordonnance pour des personnes atteintes d’obésité ou de surpoids.

Contrairement à ses concurrents injectables, le nouveau médicament du laboratoire Eli Lilly appelé « orforglipron » se présente sous la forme de comprimé à prendre une fois par jour. C’est aussi un agoniste du GLP-1. Les résultats de la phase 3 de l’essai clinique, mené chez des patients obèses pesant en moyenne 101 kg, ont montré une perte de poids significative de -10,4 kg soit 10,5 % de leur poids en un peu plus d’un an (16 mois). En comparaison, les patients sous placebo n’ont perdu que 2% de leur poids. Ce médicament a été plutôt bien toléré par les patients, sans effets indésirables sévères (nausée, vomissements, diarrhée, constipation).

À l’heure actuelle, la date de commercialisation de l’orforglipron en France n’est pas encore connue. Sa mise sur le marché ne sera possible qu’après l’évaluation par les autorités sanitaires européennes, suivie d’une autorisation nationale. Pour rappel, tous les traitements de l’obésité sont soumis à des conditions médicales strictes leur usage doit impérativement se faire sous la supervision d’un médecin. Historiquement, la France a connu d’autres « coupe-faim » mais la plupart ont été problématiques en raison d’effets secondaires graves. On peut citer l’Acomplia® retiré en 2008 à cause de risques psychiatriques, le Mediator (un antidiabétique prescrit dans 80% des cas comme « coupe-faim »), retiré en 2009 à cause de valvulopathies cardiaques et l’orlistat (Xenical® et Alli®) qui a fait l’objet en 2011 de mises en garde de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour des risques d’atteintes au foie. 


Source : JDF Santé