L’encoprésie ouincontinence fécale touche généralement les enfants mais peut également concerner l’adulte. Il faudra consulter un pédiatre ou un gastro-entérologue pour la soigner. L’encoprésie peut être causée par un problème de constipation. Définition, causes et traitements.
Définition : qu’est-ce que l’encoprésie ?
« L’encoprésie désigne un écoulement incontrôlé des matières fécales. Il faut la distinguer d’une incontinence fécale vraie ; dans ce dernier cas, il y a une perte incontrôlable des selles que l’enfant ne peut retenir à cause d’un problème organique, même s’il essaye de le faire. Alors qu’au cours de l’encoprésie, le système digestif est anatomiquement normal mais une insensibilité à la présence des selles aboutit à des souillures, parfois abondantes, par débordement. Elle survient généralement – mais pas obligatoirement – chez un enfant ayant acquis la propreté« , explique le Dr Philippe Godeberge, gastro-entérologue, hépatologue et proctologue. On parle d’encoprésie si ce phénomène dure plus de 6 mois et survient de façon régulière. L’enfant est conscient de la sortie des selles mais il ne peut s’y opposer. Le point de départ est une constipation qui aboutit à un encombrement rectal. Cette accumulation de selles est souvent le fait d’un enfant qui se retient. Ce blocage n’est pas volontaire et parfois totalement inconscient. L’encoprésie peut être accompagnée d’énurésie, c’est-à-dire de l’émission incontrôlée d’urines. L’encoprésie peut être complétée par des troubles du comportement et parfois d’une agressivité envers la mère de l’enfant. « C’est un vrai handicap parce que l’enfant n’est pas admis à l’école tant qu’il n’est pas continent. C’est aussi compliqué socialement si cela arrive lorsqu’il est au primaire parce que ses camarades vont se moquer de lui. Il y a des encoprésies qui sont longues, notamment chez les autistes« , précise le gastro-entérologue.
Quelles sont les causes de l’encoprésie ?
L’encoprésie est un trouble essentiellement psycho-fonctionnnel qui concerne les enfants qui se retiennent d’évacuer pour différentes raisons. Ils n’ont pas la perception que leur rectum est plein. Or, il y a bien un moment où il faut que celui-ci se vide, alors il le fait par débordement lorsque la coupe est pleine. « L’exemple caricatural, c’est l’enfant entre deux et trois ans qui est continent et qui tout à coup, dès l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur se met à régresser, à refuser d’aller sur le pot, c’est une manière d’attirer l’attention. Il y a aussi des enfants qui sont un peu constipés ou qui n’arrivent pas bien à aller à la selle parce que les toilettes de l’école sont sales. Un conflit entre les parents peut aussi expliquer l’encoprésie. Ce n’est pas grave mais c’est très embêtant pour les enfants« , commente le spécialiste.
Encoprésie chez l’enfant
L’encoprésie n’existe plus au lycée mais elle peut se manifester pendant quasiment toute la période scolaire. Ce qui est parfois compliqué, c’est d’arriver à faire la distinction entre l’encoprésie et le retard à l’acquisition de la continence. « Par exemple, on peut croire qu’un enfant de trois ans qui continue à se souiller et à avoir des fuites de temps en temps n’est pas encore totalement propre alors qu’en réalité, il est encoprésique. Là où cela devient problématique, c’est lorsque l’enfant a été continent et ne l’est plus« , concède le Dr Philippe Godeberge.
Encoprésie chez l’adulte
« Chez l’adulte, on ne parle plus d’encoprésie mais plutôt d’incontinence passive, sauf chez une personne atteinte d’une maladie psychiatrique ou d’une déficience intellectuelle telle que la trisomie 21. Chez la personne âgée, on peut observer l’association d’une petite déficience sphinctérienne qui entraîne une incontinence anale passive si le rectum reste plein. Cela signifie qu’elle ne vide pas bien son rectum donc il n’est pas question d’encoprésie mais véritablement d’incontinence« , nuance le gastro-entérologue.
L’encoprésie se corrige par une réassurance de l’enfant.
Quelle est la différence entre l’encoprésie nocturne et l’énurésie ?
L’encoprésie, qui désigne la fuite des selles, est le plus souvent diurne parce qu’il n’y a pas de mouvements intestinaux pendant la nuit. À contrario, l’énurésie nocturne, qui correspond à des fuites urinaires par retard d’acquisition de la continence, est très fréquente. « Dans la mesure où l’on met des couches aux enfants la nuit pendant un certain temps, la continence nocturne est naturellement plus longue à acquérir », indique le spécialiste.
Qui et quand consulter en cas d’encoprésie ?
De manière générale, l’énurésie relève de la pédiatrie. Si on n’a pas de pédiatre, il existe un certain nombre de médecins généralistes formés à la médecine pédiatrique. Quant à l’encoprésie, il est préférable de consulter un gastro-entérologue ou un gastro-pédiatre si l’on souhaite un spécialiste.
Comment sortir de l’encoprésie ?
L’encoprésie se corrige par une réassurance de l’enfant. Les parents ayant eu un nouveau bébé doivent montrer à leur aîné qu’il est aimé. Une prise en charge pédopsychiatrique de l’enfant en compagnie des parents peut également être indiquée. « Assez paradoxalement, ce trouble se traite beaucoup avec des laxatifsque l’on donne sous la surveillance des parents, le but étant d’apprendre à l’enfant à vider son rectum. Il faut aussi rassurer les parents et les aider à ne pas avoir une attitude culpabilisante vis à vis de l’enfant », conseille le gastro-entérologue.
Merci au Dr Philippe Godeberge, gastro-entérologue, hépatologue et proctologue à Paris.
[Mis à jour le 26 décembre 2022 à 10h42] Les taux d’incidence du Covid issus de l’ensemble des tests et des tests antigéniques diminuent dans la majorité des régions à l’exception de la Bretagne, où une légère augmentation était toujours observée (+4%)rapporte Santé Publique France le 22 décembre. « Le taux d’incidence était le plus bas en Île-de-France et le plus haut en Occitanie« ajoute l’organisme de santé. Voici les images des cartes publiées par Santé Publique France (et son site Geodes) et le ministère de la Santé et la Direction générale de la Santé.
Carte du Covid en France par département
Le taux de positivité reflète le pourcentage de personnes qui présentent un test positif au Covid soit pour la première fois, soit plus de 60 jours après un précédent test positif sur l’ensemble des personnes testées.
Carte du taux d’incidence en France
Le taux d’incidence du Covid = le taux de positivité multiplié par le taux de dépistage.
Carte des hospitalisations Covid en France
Carte du Covid dans le monde
Au 6 novembre 2022, 629 millions de cas confirmés et 6,5 millions de décès ont été signalés dans le monde. Les cas diminuent en novembre de même que les décès liés au Covid. Les cartes des cas de Covid et de décès liés au Covid dans le monde sont actualisées par l’OMS.
[Mise à jour le 25 décembre 2022 à 19h00] Foie gras, bûche, chocolat… Un repas copieux est plus lourd à digérer puisqu’il nécessite une activité digestive importante. L’organisme doit ainsi fournir un travail plus intense pour gérer la grande quantité de protéines, glucides et lipides qui arrivent dans le sang. Or, la digestion a ses limites et plus on mange souvent, de façon calorique, sans mastiquer ou en mélangeant plein d’aliments lors d’un même repas, plus on dépasse ces limites ! En plus des symptômes typiques comme les lourdeurs, ballonnements… un repas trop copieux perturbe le sommeil car il prolonge la digestion et augmente la thermogénèse. L’augmentation de la température du corps nuit au sommeil. Liste des bons conseils à suivre après un repas copieux.
1. Évitez les aliments trop gras le soir
Charcuteries, plats en sauce, pâtisseries… Les aliments trop gras et/ou trop sucrés ont tendance à peser sur l’estomac et à ralentir la digestion. Mieux vaut donc éviter de les consommer, notamment le soir après un repas copieux. Auquel cas, la digestion pourra être encore plus difficile et perturber le sommeil.
2. Hydratez-vous !
Il est préférable de limiter la consommation d’alcool qui augmente l’acidité de l’estomac et ralentit la digestion (surtout le vin blanc). Durant les fêtes, vous pouvez en boire modérément, mais pensez à alterner avec de l’eau. Il est conseillé de boire entre 1,5 et 2 litres d’eau tout au long de la journée. Vous pouvez également consommer des tisanes ou des infusions à base de fenouil, de sauge, de gingembre, etc., qui favorisent la digestion. Pour clore le repas, une infusion de feuilles de menthe ou de mélisse est particulièrement recommandée ! Autre bonne idée : prendre le matin à jeun, le jus d’un demi-citron dilué dans un peu d’eau.
3. Mastiquez et mangez doucement
Si le type d’aliments consommés joue un grand rôle dans la digestion, c’est aussi le cas de la mastication. « Lorsque les aliments sont broyés et réduits en petits morceaux, voire en bouillie, dans la bouche, le travail des autres organes digestifs est facilité. Ces derniers se fatiguent moins et la digestion est plus légère car l’organisme utilise beaucoup moins d’énergie pour digérer » explique le Dr Raphael Perez, dans son livre « Alimentation pour une santé optimale ». Par ailleurs, la salive produite pendant la mastication contient une enzyme, la ptyaline permettant de digérer l’amidon (que l’on trouve dans les féculents). Enfin, la mastication permet au cerveau de se rendre compte de ce que l’on mange et de réguler ainsi les prises alimentaires en fonction de nos besoins. Elle permet de ressentir plus rapidement la satiété.
4. Prenez des probiotiques
Les probiotiques peuvent donner un sérieux coup de pouce pour remettre les intestins d’aplomb. Ces organismes vivants (bactéries ou levures) rééquilibrent en effet la flore intestinale et réduisent ainsi les risques de troubles digestifs (constipation, ballonnements, diarrhée…). N’hésitez pas à faire une cure avant les fêtes. Avant de vous lancer, demandez conseil à votre pharmacien.
5. Pas de sieste après avoir mangé
S’allonger après un repas copieux est fortement déconseillé ! « La position couchée nuit au transit, explique Geneviève de Lacour dans son livre « L’intestin c’est la vie ! » . Votre système digestif est aidé par la gravité. Inévitablement, à l’horizontale, il fonctionnera moins bien. Aussi une sieste éloignée de l’heure des repas réduit le stress et peut faciliter la digestion. » S’allonger peut par ailleurs favoriser les reflux du contenu de l’estomac vers l’œsophage. « Si vous ressentez vraiment le besoin de vous allonger après manger, faites attention à toujours surélever le haut de votre corps en vous appuyant sur des coussins par exemple. »
6. Allez marcher 30 minutes
Pratiquer une activité sportive est un bon moyen pour activer la digestion et faire baisser la glycémie. Sachez qu’il est préférable d’attendre au moins deux heures après le repas avant de faire du sport. Mais rassurez-vous, vous n’êtes pas non plus obligé de courir un marathon. En effet, si l’envie de faire un footing n’est pas au rendez-vous, vous pouvez alors marcher pendant 30 minutes ou une heure. Marcher aide à détendre les muscles intestinaux et optimise leur fonctionnement. Si ces astuces sont particulièrement valables avant les fêtes de fin d’année, elles peuvent être aussi parfaitement adoptées le reste de l’année !
Que manger le lendemain ?
Après un repas copieux, il y a plusieurs aliments à éviter ;
les épices
les aliments gras
l’alcool (notamment le vin blanc)
la charcuterie
les fromages (surtout fermentés)
le café
le sucre
A la place : le matin au petit-déjeuner, prenez un thé léger ou une infusion (menthe, maté…), dans la journée privilégiez les fruits et légumes et la viande blanche, en réduisant la consommation de graisse et en limitant les portions. Si vous avez la nausée, des vomissements…bref une vraie indigestion, il faut mettre l’appareil digestif au repos. Au menu : des bouillons, des fruits cuits (compote de pommes maison par exemple), des légumes cuits, du riz blanc nature. C’est certes contraignant mais c’est la seule solution pour aller mieux.
Un repas trop copieux : riche en sucre (surplus de chocolat), en graisses sans oublier l’alcool peut engendrer une « crise de foie » même si en réalité la crise de foie n’existe pas. C’est une expression typiquement française et inventée. Qu’est-ce qui provoque une crise de foie ? Que faire ? Comment la soigner et quels aliments manger après ?
C’est quoi une crise de foie ?
« Les troubles auxquels on attribue communément le terme de ‘crise de foie’ n’ontrien à voir avec le foie, mais plutôt avec l’estomac » explique le Dr Frédéric Cordet, hépato-gastro-entérologue. En fait, il s’agit généralement de symptômes « consécutifs à un remplissage de l’estomac plus important qu’habituellement, continue-t-il, parce qu’on a mangé plus et surtout, des aliments qui ralentissent la vidange gastrique, comme l’alcool, des produits gras, des plats en sauce, etc ». Ces symptômes peuvent aussi être consécutifs à la migraine. Ainsi ils surviendront chez les plus sensibles après avoir abusé de fromages, chocolat noir, vin blanc…
Quels sont les symptômes d’une crise de foie ?
Classiquement, les symptômes associés à une crise de foie comportent un mal de tête intense, « des nausées voire des vomissements, une pesanteur voire une douleur de la région épigastrique (« creux de l’estomac »), des remontées acides, ou des sensations de malaise liées à une importante distension de l’estomac », énumère le Dr Cordet. Non dangereux, ces symptômes peuvent toutefois être douloureux et gênants.
Des douleurs au foie signe de crise ?
Non, la « crise de foie » n’entraîne pas de douleurs au foie puisqu’elle n’a rien à voir avec le foie. Elle peut donner des maux de tête quand elle est liée à une migraine mais non des douleurs hépatiques. « Il y a d’authentiques maladies du foie qui occasionnent des douleurs, une perte d’appétit et d’autres symptômes, par exemple les hépatites mais cela n’a rien à voir avec les « crises de foie » qui sont des phénomènes transitoires et bénins » explique le Dr Carole Sereni dans le livre « Les mots de la migraine » avant d’ajouter que « la vésicule biliaire, distincte du foie, peut donner des crises douloureuses très intenses lorsqu’elle est le siège de calculs qui bloquent les voies biliaires, ce qu’on appelle la colique hépatique« .
Combien de temps dure une crise de foie ?
Après une crise de foie provoquée par un repas trop riche, il est conseillé de se mettre à la diète et de boire de l’eau. En général, les symptômes s’estompent rapidement et au bout de 24 heures, la crise de foie est passée.
« L’évolution est spontanément favorable »
Qu’est-ce qui provoque une crise de foie ?
Souvent liée à une consommation excessive de sucre (comme le chocolat !), la crise de foie est plus globalement provoquée par la prise d’un repas trop copieux et trop riche, associée à une consommation excessive d’alcool. Il n’est donc pas étonnant que de nombreuses crises de foie surviennent pendant les fêtes, notamment durant les repas familiaux de Noël. Elle peut aussi survenir chez les personnes migraineuses.
Comment différencier une crise de foie et une gastro-entérite ?
Attention à ne pas confondre la crise de foie avec une gastro-entérite. Si elle peut donner à peu près les mêmes symptômes, cette dernière est « une infection virale ou une intoxication alimentaire microbienne qui surviendra un peu à distance d’un repas non forcément abusif, parfois accompagnée de fièvre et de douleurs musculaires et qui va durer de 24 à 48 heures ». Mais crise de foie comme gastro-entérite connaissent de manière générale toutes deux une évolution favorable, le plus souvent spontanément.
Comment soigner une crise de foie ?
Inutile de consulter un médecin ou de prendre des médicaments en cas de crise de foie. Il suffit d’un peu de patience. « L’évolution va être spontanément favorable simplement avec une diète hydrique« , préconise le Dr Cordet. Boire de l’eau, des tisanes ou des bouillons semble être le meilleur (et l’unique) remède.
A éviter en cas de crise de foie
Le café.
Le tabac. Contrairement aux idées reçues, la cigarette n’aide pas à la digestion. Au contraire, fumer perturbe la digestion et favorise les remontées acides.
Il n’est pas conseillé de s’allonger en fin de repas, en pleine crise de foie, pour éviter l’apparition de remontées acides.
Que manger après une crise de foie ?
Après une crise de foie, évitez de manger à nouveau des aliments gras et riches. Pensez plutôt à déguster des légumes et des fruits, des protéines et des aliments à base de céréales complètes. Par ailleurs, prenez le temps de manger plus lentement, paisiblement et sans stress. Manger trop rapidement ne laisse pas le temps nécessaire à l’estomac de se rassasier et conduit à trop manger.
Merci au Dr Frédéric Cordet, hépato-gastro-entérologue.
Remède de nos grands-mères le citrate de bétaïne est LE médicament à avoir à la maison ou dans son sac quand on a du mal à digérer ! « Il est indiqué particulièrement en période de fêtes ou quand on mange un peu plus riche que d’habitude », indique le pharmacien Issam Bouha. Posologie.
Définition : qu’est-ce que le citrate de bétaïne ?
Le citrate de bétaïne est un médicament dont la substance active est extraite de la betterave. Il est indiqué en cas de troubles digestifs, de ballonnements ou d’inconfort intestinal. Ce médicament se présente sous la forme d‘un comprimé effervescent à dissoudre dans un demi verre d’eau, avant ou après un repas. Si cette spécialité d’automédication est en vente libre dans les pharmacies, elle n’est pour autant pas anodine, et il faut scrupuleusement respecter sa posologie et ses indications.
« Ce médicament est indiqué dans le traitement des troubles de la digestion de type lenteurs digestives ou ballonnements, précise Issam Bouha, pharmacien. Vous pouvez en prendre si vous ressentez un inconfort digestif ou si vous avez le ventre gonflé ». Selon l’Agence du médicament, la bétaïne intervient dans la synthèse des phospholipides (des lipides formés d’un glycérol lié à deux acides gras) qui ont une action sur la motricité gastrique. Autrement dit, la bétaïne favorise les mouvements du système digestif : ces contractions servent à mélanger les aliments contenus dans le tube digestif, à les casser et les briser en morceaux plus petits afin de mieux les digérer.
« Le citrate de bétaïne est indiqué particulièrement en période de fêtes ou quand on mange un peu plus riche que d’habitude, indique le pharmacien, Après un repas trop gras, le foie peut être surchargé en triglycérides ou en cholestérol. » C’est ce qu’on appelle « une crise de foie » dans la langue populaire française. Le citrate de bétaïne favorise la stimulation hépatique : il permet de stimuler la libération de la bile – un liquide sécrété par le foie qui favorise la digestion – de métaboliser les graisses en excès et donc de faciliter la digestion. Pendant la durée du traitement, il est conseillé de prendre des repas légers, d’éviter l’eau gazeuse et de supprimer alcool, plats épicés et tabac.
Après une soirée bien arrosée, il est possible de prendre un comprimé de citrate de bétaïne juste avant de se coucher. La substance active de ce médicament va permettre d’accélérer la dégradation des toxines – donc de l’alcool – par le foie et d’éviter qu’il ne soit transformé par des enzymes hépatiques en acétaldéhyde, une substance responsable des nausées et de la sensation de « gueule de bois« . Si le lendemain, vous n’allez pas mieux, vous pouvez reprendre un deuxième comprimé juste avant un déjeuner léger et pauvre en graisses. On rappelle qu’il est également important de bien s’hydrater afin d’éliminer plus rapidement l’acétaldéhyde et que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé.
Quelle est la posologie du citrate de bétaïne ?
Une fois qu’on se sent mieux, il est conseillé d’arrêter le traitement.
Généralement, le citrate de bétaïne a un effet positif sur l’inconfort digestif dès le 1er ou le 2e jour de prise. Rassurez-vous, il y a rarement de cas de surdosage. « A ma connaissance, je n’ai jamais eu écho de cas de surdosage. Mais c’est sûr qu’il ne faut pas en abuser. Il faut respecter scrupuleusement ce qu’il y a d’indiqué sur la notice, à savoir un comprimé une à trois fois par jour sur une courte durée (2-3 jours), ainsi que les indications du pharmacien. Et une fois qu’on se sent mieux, il est conseillé d’arrêter le traitement. En revanche, si les symptômes persistent, il faut consulter un médecin« , précise Issam Bouha. Dans tous les cas, la durée du traitement est limitée à 7 jours. Si les symptômes persistent plus de 7 jours, il faut consulter un médecin.
Quelles sont les contre-indications ?
Cette spécialité est contre-indiquée :
Aux moins de 15 ans. « On évite d’administrer aux enfants des produits sur lesquels on n’a peu ou pas d’informations sur les risques de surdosage ou des effets secondaires« , précise notre interlocuteur.
Aux femmes enceintes lors du premier trimestre de grossesse.
Aux personnes allergiques ou hypersensibles à la substance active ou à l’un des composants contenus dans le citrate de bétaïne.
Aux personnes intolérantes au fructose ou en cas de malabsorption du glucose ou du galactose.
Peut-on en prendre du citrate de bétaïne enceinte ?
Le citrate de bétaïne est contre-indiqué aux femmes enceintes lors du premier trimestre de grossesse. Il n’existe actuellement pas de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique du citrate de bétaïne lorsqu’il est administré pendant la grossesse. Dans le doute, il est préférable de ne pas prendre du citrate de bétaïne pendant toute la grossesse et la période d’allaitement.
Quels sont les dangers et les effets secondaires du citrate de bétaïne ?
« Se diriger vers des médicaments qu’on a tous chez soi, comme le citrate de bétaïne, ne doit en aucun cas être systématique »
Comme tout médicament, des réactions allergiques peuvent survenir après la prise du citrate de bétaïne : boutons, démangeaisons ou rougeurs de la peau (urticaire allergique), gonflement du cou ou du visage (angioedème). En cas d’effets indésirables après la prise du médicament, consultez sans attendre un médecin ou un pharmacien. De la même façon, si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien afin d’éviter toute mauvaise interaction médicamenteuse.
Quelles précautions avant de prendre du citrate de bétaïne ?
Hors période de fête, un ventre gonflé, des ballonnements, une perte d’appétit et une absence de selles depuis 3-4 jours peuvent révéler un autre problème (candidose œsophagienne, maladie de Crohn, intestin irritable…) qu’un simple trouble digestif et nécessiter un traitement adapté. Dans ce cas, le citrate de bétaïne n’est absolument pas indiqué. « Ce médicament ne doit être administré qu’après un interrogatoire bien ciblé de la part du pharmacien(date des dernières selles, description des symptômes, état du transit, alimentation, antécédents médicaux…). Se diriger vers des médicaments qu’on a tous chez soi, comme le citrate de bétaïne, ne doit en aucun cas être systématique« , conclut le pharmacien.
Quels laboratoires fabriquent le citrate de bétaïne ?
En France, le citrate de bétaïne est commercialisé par deux laboratoires : Citrate de bétaïne UPSA® et Citrate de bétaïne Cristers®. Les Citrate de bétaïne Biogaran® et Mylan® ont été supprimées du marché.
Quel est le prix du citrate de bétaïne ?
Une boîte de 20 comprimés de citrate de bétaïne (deux étuis de 10 comprimés effervescents) coûte entre 3.50 euros et 4.95 euros. Ce médicament n’est pas remboursé par l’Assurance maladie.