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Quels sont les symptômes d'une lésion au ménisque du genou ?

Quels sont les symptômes d'une lésion au ménisque du genou ?

Qu’est-ce qu’une lésion du ménisque ?

Au niveau du genou, dans l’espace situé entre le fémur et le tibia, se trouvent des coussinets de cartilage en forme de croissant appelés « les ménisques ». Ils sont deux : le ménisque interne et le ménisque externe. Ils ont pour rôle de stabiliser l’articulation. Les lésions des ménisques peuvent être d’origine traumatique, survenant dans ce cas plus souvent chez les personnes jeunes ou chez les sportifs, mais elles peuvent également être liées à l’usure et provoquer une dégénérescence. Le ménisque interne est le plus touché des deux.

Symptômes

Ils varient d’une personne à l’autre car ils dépendent de l’âge, de l’intensité, de la cause et du type de la lésion méniscale.

Douleur. Le premier d’entre eux est la douleur. Elle est violente, en coup de couteau, et perturbe grandement la vie quotidienne. « Elle apparaît sur le côté du genou ou au niveau de la fosse poplitée située à l’arrière de l’articulation, et peut s’étendre jusqu’au niveau de la cuisse, précise le Dr. Marc Pérez, médecin du sport, de médecine physique et de réadaptation à l’hôpital de l’Hôtel Dieu à Paris. Elle est aggravée lors de la montée des escaliers, la position accroupie et à la palpation du genou. »

Œdème. Les lésions méniscales peuvent provoquer des épisodes d’œdème (gonflements dus à un épanchement de liquide synovial dans l’articulation).

Craquements. Elles sont aussi à l’origine s’impressions d’accrochage du genou, des craquements accompagnés d’une sensation d’instabilité, rendant la marche, la montée des escaliers et certaines positions difficiles.

Blocage.Enfin, le genou peut se bloquer de façon brutale : il devient dès lors impossible pour le malade d’étendre complètement sa jambe. Ce symptôme, aussi appelé « flexum » est caractéristique de la lésion méniscale en anse de seau. Il est lié au déplacement d’un fragment de ménisque qui s’est détaché en ne restant attaché que par ses extrémités. Dès lors, ce petit morceau peut se déplacer et bloquer le genou rendant impossible toute extension de la jambe.

© 123RF-designua

 

Causes

Les lésions peuvent apparaître suite à un accident, d’un faux mouvement ou de traumatismes répétés. Les sportifs sont les plus touchés. « La pratique du tennis, du football et du ski sont les sports les plus à risque », précise le Dr. Pérez. Plus insidieusement, une usure progressive liée au vieillissement peut être à l’origine de ce problème de santé.

« Toute activité sportive devra être suspendue durant un à deux mois »

Quels sont les traitements du lésion du ménisque ?

« Le médecin confirmera son diagnostic en présence des symptômes évocateurs et de mise en contrainte de l’articulation », indique notre expert. Cependant, lorsqu’il existe une pathologie du genou associée type arthrose ou entorse, il n’est pas toujours facile de distinguer les symptômes spécifiques à la lésion méniscale. Une radiographie du genou ainsi qu’une IRM permettront d’affiner le diagnostic. « Le traitement repose ensuite sur la prise d’anti-inflammatoires et d’antalgiques pour apaiser la douleur et d’une immobilisation avec une genouillère, indique le Dr. Pérez. Toute activité sportive devra être suspendue durant un à deux mois. » Des séances de rééducation avec un kinésithérapeute seront également prescrites. « Si la douleur persiste au-delà de 6 mois et en cas de récidive, une opération du genou sous arthroscopie, (une caméra qui permet de visualiser l’intérieur de l’articulation), sera envisagée », explique le spécialiste.

Maladie professionnelle (tableau 79)

Les lésions du ménisque peuvent être dues à des maladies professionnelles nécessitant des efforts ou des ports de charges, généralement pratiqués en position accroupie. Il est possible de demander une reconnaissance de votre problème de santé en maladie professionnelle. Rendez vous sur le site de la Santé et Sécurité au Travail pour consulter le tableau 79 des maladies professionnelles.

Merci au Dr. Marc Pérez, médecin du sport, de médecine physique et de réadaptation à l’hôpital de l’Hôtel Dieu à Paris.


Source : JDF Santé

Hypertrophie clitoridienne : symptômes, traitement

Hypertrophie clitoridienne : symptômes, traitement

Le clitoris, sa taille, son développement reste un sujet délicat au sein de notre société, et fait référence à une norme qui ne serait être réellement individualisée. Dans le cadre d’une consultation médicale, le sujet de la taille du clitoris n’est donc pas facile à aborder pour les parents comme les enfants et reste pour les médecins un sujet sensible. L’hypertrophie clitoridienne peut être le symptôme d’une maladie génétique ou d’une pathologie au niveau des surrénales… Elle reste rare et nécessite une prise en charge adaptée au moment du diagnostic et en fonction de l’âge de la patiente.

Définition : qu’est-ce qu’une hypertrophie clitoridienne ? 

Une hypertrophie clitoridienne est le terme médical qui désigne un développement excessif du clitoris. « Il existe des articles dans la littérature scientifique, dans lesquels des normes pour la taille du clitoris ont été établies.. Quand un médecin parle d’hypertrophie clitoridienne il signifie que l’aspect, le volume ou la croissance du clitoris d’une petite fille l’interpellent« , explique un des membres du service d’endocrinologie et de diabète de l’enfant de l’hôpital Bicêtre. L’examen clinique du clitoris doit être délicat et pratiqué avec l’autorisation de l’enfant ou de ses parents s’il n’est pas en âge de consentir. L’hypertrophie du clitoris doit être différenciée de l’hypertrophie du capuchon du clitoris, situation plus fréquente et banale. 

Quels sont les symptômes d’une hypertrophie clitoridienne ? 

Dans la majorité des cas, il n’y a pas de symptômes liés à une hypertrophie clitoridienne. Dans des situations très rares, la croissance du clitoris à la puberté, de façon exceptionnelle, peut être associée à des variations rares du développement génital. « L’adolescente peut consulter à ce moment-là en exprimant peut-être des douleurs ou de l’inconfort« .

Quelles sont les causes d’une hypertrophie clitoridienne ? 

Les causes d’une hypertrophie clitoridienne sont multiples et dépendent de l’âge auquel est posé le diagnostic. 
L’hypertrophie du clitoris peut être le mode de révélation d’une tumeur de la surrénale. L’évolution des symptômes est en général rapide. La prise en charge médicale est urgente. La maternité et plus tard dans l’enfance, le pédiatre qui observe un enfant avec un clitoris augmenté de taille va chercher les signes d’une hyperplasie congénitale des surrénales, maladie dépistée systématiquement quelques jours après la naissance sur le buvard dans les maternités en France. « Il existe des formes peu sévères de cette maladie génétique qui peuvent échapper au dépistage« . Plus rarement, un clitoris volumineux chez un enfant peut conduire au diagnostic de variation du développement génital chez un enfant de sexe féminin ou masculin dont le développement anténatal ne s’est pas fait de façon habituelle. 

Comment pose-t-on le diagnostic d’une hypertrophie clitoridienne ? 

Face à une hypertrophie clitoridienne, les dosages hormonaux restent déterminants. S’ils sont anormaux, des examens d’imagerie ou des examens génétiques seront prescrits en fonction de l’orientation diagnostique. 

Comment soigner une hypertrophie clitoridienne ? 

Selon le diagnostic, la prise en charge est différente : face à une tumeur de la surrénale, une opération chirurgicale sera programmée ; dans une hyperplasie congénitale des surrénales, le traitement est médical et sera proposé pour éviter d’autres symptômes plus sévères. « L’hypertrophie clitoridienne ne doit jamais faire l’objet d’une intervention chirurgicale : on attend que l’enfant grandisse pour en discuter avec lui…« .

Merci au service d’endocrinologie et de diabète de l’enfant de l’hôpital Bicêtre, du Kremlin-Bicêtre.


Source : JDF Santé

Lean (purple drank) : c'est quoi cette drogue ?

Lean (purple drank) : c'est quoi cette drogue ?

Définition : c’est quoi la lean (ou purple drank) ?

La lean ou purple drank est un mélange à visée psychotrope qui peut prendre plusieurs formes et être composé de différentes substances. Elle est en général réalisée à partir de sirop contre la toux à base de codéine et d’un antihistaminique (prométhazine) associé à du soda parfois même à de l’alcool. Le dextrométhorphane, un médicament antitussif, peut aussi être utilisé pour remplacer l’une ou l’autre des substances de ce mélange.

Quels sont les effets de la lean ? 

Les effets recherchés par le consommateur sont une sensation d’euphorie, de relaxation, un léger vertige, une désorientation et même des hallucinations : « une impression de flotter hors de son corps« , note le Dr Louise Carton, psychiatre et addictologue. La consommation de cette association de médicaments va provoquer les effets indésirables de chacun d’entre eux : effet sédatif, troubles cognitifs (altération de la conscience, éléments délirants) et/ou troubles moteurs (agitation).

Quels sont les dangers de la lean ?

En cas de surdosage, il y a un risque de toxidrome anticholinergique, c’est-à-dire une intoxication générale liée aux propriétés des molécules utilisées dans ce mélange. « On peut notamment observer de la fièvre, une augmentation ou une diminution de la pression artérielle, une augmentation de la fréquence cardiaque, des muqueuses sèches, des pupilles dilatées, une rétention urinaire, une constipation… Le tout associé à une agitation, des problèmes d’élocution, des éléments délirants et des convulsions« , décrit-elle. De plus, le mélange présente un risque de dépression respiratoire, et ce dernier peut être encore plus plus dévastateur s’il est associé à de l’alcool ou d’autres prises de drogue

Peut-on en mourir ? 

La lean, du fait de ses multiples effets et d’un surdosage, peut engendrer la mort de ses consommateurs.

Est-elle disponible et légale en France ?

Aujourd’hui, la vente libre des médicaments qui composent la lean n’est plus autorisée en France. « Plusieurs dispositions réglementaires prises par les autorités de santé ont permis de diminuer l’ampleur de ce phénomène : les médicaments à base de codéine et de dextrométhorphane sont disponibles uniquement sur ordonnance depuis 2017 ; condition identique pour les médicaments à base de prométhazine depuis 2020. La consommation de lean est encore présente avec des cas graves encore rapportés, peut-être du fait de falsification d’ordonnances…« , souligne L. Carton.

Comment arrêter d’en prendre ?

Il est important de ne pas banaliser cette consommation : il faut en parler et ne pas hésiter à se rapprocher de son médecin généraliste ou d’un addictologue pour évaluer la situation (fréquence et motif de consommation, situation de vulnérabilité, présence d’autres consommations) et se voir proposer un accompagnement individualisé.

Merci au Dr Louise Carton du Centre d’addictovigilance du CHU de Lille.


Source : JDF Santé

Pénibilité du travail : c'est quoi, critère, quelle retraite ?

Le terme de « pénibilité du travail » revient particulièrement en ce moment dans les débats autour de la réforme des retraites. Mais que veut-il dire ? Qu’est-ce qu’un travail pénible ? Le Code du Travail donne-t-il une définition précise ? Quelles conséquences sur la retraite ? Explications. 

Quelle est la définition de la pénibilité au travail ?

La loi du 21 août 2003 (article 12) portant sur la réforme des retraites a imposé la pénibilité au travail comme un objet du dialogue social. Dans le Code du Travail numérique, la pénibilité du travail est définie comme l‘exposition du travailleur à un ou plusieurs facteurs de risques professionnels liés :

  • à des contraintes physiques marquées (exemple : manutention manuelle des charges)
  • un environnement physique agressif (exemple : agents chimiques dangereux)
  • ou à certains rythmes de travail (exemple : travail de nuit)

Ces facteurs « sont susceptibles de laisser des traces durables, identifiables et irréversibles sur sa santé« .

Quels sont les critères définissant la pénibilité au travail ?

Dix facteurs sont reconnus dans le Code du Travail pour qualifier la pénibilité du travail. Pour chaque facteur listé ci-dessous, les détails (action, intensité, durée) sont précisés sur Légifrance.

Au titre des contraintes physiques marquées :

  • Manutentions manuelles de charges
  • Postures pénibles définies comme positions forcées des articulations ;
  • Vibrations mécaniques

Au titre de l’environnement physique agressif :

  • Agents chimiques dangereux, y compris les poussières et fumées ;
  • Activités exercées en milieu hyperbare ;
  • Températures extrêmes ;
  • Bruit ;

Au titre de certains rythmes de travail :

  • Travail de nuit ;
  • Travail en équipes successives alternantes ;
  • Travail répétitif caractérisé par la réalisation de travaux impliquant l’exécution de mouvements répétés, sollicitant tout ou partie du membre supérieur, à une fréquence élevée et sous cadence contrainte.

Certains facteurs de risque peuvent permettre au salarié de cumuler des points sur son compte professionnel de prévention (C2P) et de partir plus tôt à la retraite.

Quels sont les métiers reconnus dans la pénibilité du travail ?

Dans la fonction publique, les métiers dits « de catégorie active » présentent un risque particulier ou des fatigues importantes. Le fait d’occuper pendant une certaine durée un emploi de catégorie active donne la possibilité de partir en retraite avant l’âge légal (avec la réforme d’Elisabeth Borne, ils devront travailler 2 ans de plus mais pourront continuer de partir sans décote à 62 ans). Parmi ces métiers :

  • Personnels actifs de la police nationale
  • Personnels de surveillance de l’administration pénitentiaire
  • Contrôleurs aériens
  • Agents de police municipale
  • Sapeurs pompiers professionnels
  • Agents des réseaux souterrains des égouts
  • Personnels occupant un emploi de surveillant des services médicaux
  • Infirmier spécialisé de salle d’opération
  • Infirmier spécialisé en anesthésie réanimation

Pour certains emplois, cela ouvre droit aussi à des bonifications et à des majorations de la retraite. Pour les salariés du privé, ce sont les facteurs listés dans le Code du Travail qui permettent de reconnaître la pénibilité de leur métier : salariés du bâtiment par exemple…

Quels critères de pénibilité sont retenus pour partir plus tôt à la retraite ?

► Aujourd’hui : le départ anticipé à la retraite repose sur les 10 facteurs de pénibilité reconnus par le Code du Travail (listés au dessus). Pour les 6 premiers facteurs de pénibilité (travail de nuit, travail en équipes alternantes, travail en milieu hyperbare, gestes répétitifs, travail en températures extrêmes, bruit), les salariés cumulent des points sur leur C2P leur permettant d’anticiper jusqu’à 2 ans l’âge légal de départ à la retraite (60 ans au lieu de 62 ans à date). Pour les 4 autres facteurs (manutention manuelle de charges, postures pénibles, vibrations mécaniques, risques chimiques), les salariés peuvent passer une visite médicale quelques années avant leur retraite et bénéficier d’un départ anticipé « quand une maladie professionnelle a été reconnue et quand le taux d’incapacité permanente excède 10 % » explique le site du gouvernement.

► Avec la réforme Borne présentée le 10 janvier 2023 :

  • l’accès au compte professionnel de prévention devrait être élargi à d’autres salariés.
  • le C2P va être modifié pour être davantage utilisé pour des reconversions professionnelles.
  • pour les salariés travaillant sous contraintes ergonomiques (manutention manuelle de charges, postures pénibles, vibrations mécaniques), un départ anticipé à 62 ans pour raison de santé pourra être envisagé, sur avis médical. Aujourd’hui ils n’y ont pas accès automatiquement.
  • un fonds d’investissement dans la prévention de l’usure professionnelle, doté d’un milliard d’euros, va être créé.
  • les fonctionnaires occupant des emplois de « catégorie active » pourront toujours partir plus tôt à la retraite mais devront travailler 2 ans de plus (ceux qui pouvaient partir à 57 ans par exemple pourront le faire à partir de 59 ans). L’âge de départ sans décote sera inchangé : 62 ans.

Quels critères sont retenus dans le compte professionnel de prévention (C2P) ?

Le Compte Professionnel de Prévention (C2P), anciennement appelé Compte Personnel de Prévention de la Pénibilité, est entré en vigueur le 1er janvier 2015 puis a été modifié en 2018. L’exposition à un ou plusieurs facteurs de risques professionnels (liste ci-dessous) est déclarée par l’employeur et donne lieu à l’acquisition de points. « Ces points peuvent permettre de financer des formations professionnelles pour accéder à un poste moins ou non exposé aux facteurs de risques professionnels concernés par le dispositif » rappelle le site MonCompteFormation. Ce compte peut aussi financer des heures non travaillées, c’est-à-dire un travail à temps partiel tout en conservant son salaire et permettre la validation de trimestres d’assurance retraite. Le  Compte professionnel de prévention prend en compte 6 facteurs (intensité et durée minimale sont précisées sur le site Service-public.fr) :

  • les activités exercées en milieu hyperbare (hautes pressions)
  • les températures extrêmes
  • le bruit
  • le travail de nuit 
  • le travail en équipes successives alternantes
  • le travail répétitif

Sources : Ministère du Travail / Service-Public.fr / Vie-publique.fr / INRS / Gouvernement.fr


Source : JDF Santé

Huile essentielle de romarin : mémoire, cheveux, comment l'utiliser

Huile essentielle de romarin : mémoire, cheveux, comment l'utiliser

Quels sont les bienfaits de l’HE de romarin ? 

On ne peut pas parler de l’huile essentielle de romarin (Salvia rosmarinus) en général. « Il existe 3 chémotypes (les molécules fabriquées par la plante diffèrent selon le terroir) qui n’ont pas les mêmes propriétés et ont donc des indications différentes » explique le Dr Françoise Couic-Marinier, docteur en pharmacie, formatrice en phytothérapie et aromathérapie. L’huile essentielle de romarin la plus connue et la plus utilisée est l’huile essentielle de romarin à 1,8 cinéole aussi appelée Eucalyptol. « Elle a deux grandes propriétés : c’est un expectorant pulmonaire et un oxygénant du cerveau » informe le Dr Couic-Marinier. La deuxième huile essentielle de romarin est l’huile essentielle de romarin à camphre ou camphrée. « Cette huile essentielle peut être utilisée pour préparer le muscle à l’effort ou réchauffer les articulations grâce à ses propriétés chauffantes » décrit la pharmacienne. Le troisième type d’huile essentielle de romarin est l’huile essentielle de romarin à verbénone. « Elle a pour propriété d’être surtout un régénérant hépatique et digestif » enseigne le Dr Couic-Marinier. 

Photo de romarin
Photo de romarin © jelenazikic79-123RF

Est-elle efficace pour booster la mémoire ? 

C’est l’huile essentielle à 1,8 cinéole ou Eucalyptol qui stimule l’intellect, la mémoire. « Elle augmente la mémoire mathématique de rangement, classement, comptabilité » explique le Dr Couic-Marinier. « Cela a été testé chez des étudiants en mathématiques et des personnes avec un début de maladie d’Alzheimer » précise-t-elle.

Est-elle efficace contre la chute de cheveux ? 

L’huile essentielle de romarin à 1,8 cinéole a un intérêt pour les cheveux. Elle permet de les fortifier et d’agir sur leur chute. « Cette huile essentielle permet d’oxygéner le bulbe pileux » explique le Dr Couic-Marinier. Son conseil : mettre 30 gouttes d’HE de romarin à 1,8 cinéole dans 100ml de shampooing et faire un masque capillaire avec 1 cuillère à soupe d’huile de jojoba ou 1 cuillère à soupe d’huile de ricin (huiles végétales qui favorisent la pousse de cheveux) avec 15 gouttes d’HE de romarin à 1,8 cinéole avant le shampoing 

Comment utiliser l’HE de romarin ?

Le mode d’utilisation de l’huile essentielle de romarin dépend du chémotype. « L’huile essentielle de romarin à 1,8 cinéole s’inhale pour stimuler la mémoire, et se masse diluée (dans une huile végétale) sur le thorax lorsqu’on l’utilise pour ses propriétés d’expectorant pulmonaire » informe le Dr Couic-Marinier. L’huile essentielle de romarin camphré se masse diluée sur les zones à réchauffer. L’huile essentielle de romarin à verbébone s’utilise elle diluée pour une application sur les cheveux.

Quels sont les effets secondaires de l’HE de romarin ? 

Il peut y avoir une allergie à cette huile essentielle, comme à d’autres huiles essentielles. « C’est pourquoi il est recommandé de tester cette huile essentielle comme toutes les huiles essentielles sur le pli du coude » indique la pharmacienne. « L’huile essentielle de romarin peut exciter un peu aussi à cause du camphre » ajoute-t-elle.

Quelles sont les contre-indications de l’HE de romarin ? 

L’huile essentielle de romarin à 1,8 cinéole, l’huile essentielle de romarin à camphre et l’huile essentielle de romarin à verbénone ne peuvent pas être utilisées chez les enfants avant l’âge de 6 ans, chez les femmes enceintes et allaitantes et les personnes épileptiques. « Il faut aussi éviter son utilisation pour les personnes asthmatiques, à cause du camphre et du cinéole » informe le Dr Couic-Marinier.

Merci au Dr Couic-Marinier, docteur en pharmacie, formatrice en phytothérapie et aromathérapie et auteur du livre Le guide Terre vivante des huiles essentielles, Editions Terre vivante, 2020


Source : JDF Santé