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Fini de cogiter avant de dormir : voici la solution simple et efficace d'une experte pour mettre le cerveau sur OFF

Fini de cogiter avant de dormir : voici la solution simple et efficace d'une experte pour mettre le cerveau sur OFF

L’objectif est d’apprendre au cerveau qu’il y a un moment dédié à la rumination, selon Véronique Bellemare Brière, somnothérapeute, Présidente et Fondatrice de l’Institut SOMNA.


Environ 1 Français sur 3 aurait des difficultés à s’endormir le soir. C’est ce que les médecins appellent les « insomnies initiales » ou « insomnies d’endormissement ». Elles sont souvent causées par des ruminations et des pensées intrusives qui maintiennent le cerveau dans un état d’éveil et de stress. Cela augmente le niveau de cortisol (hormone du stress) qui agit comme un frein à l’endormissement. « La « balance » hormonale est ainsi déséquilibrée : le poids du cortisol est trop lourd pour permettre à la mélatonine (l’hormone du sommeil) de faire basculer le corps vers le sommeil« , souligne Véronique Bellemare Brière, somnothérapeute, Présidente et Fondatrice de l’Institut SOMNA.

Il existe des astuces à faire une fois au lit pour aider le cerveau à s’endormir. Par exemple, le « cognitive shuffle » consiste à faire des exercices mentaux qui demandent un effort cognitif sans lien émotionnel, comme épeler un mot long à l’envers. « J’ai un petit truc qui fait souvent rire les gens, c’est d’essayer d’épeler le mot « anticonstitutionnellement » à l’envers. On commence par le T, le N, le E, puis on recule mais je vous assure que vous vous endormirez avant d’avoir fini. Le but de ce petit exercice est d’empêcher le cerveau de vagabonder et de se concentrer sur l’anxiété« , résume notre interlocutrice. 

Mais selon l’experte en sommeil, la solution la plus efficace est d’utiliser un « cahier de rumination ». Il s’agit de prendre 10 minutes dans la journée, idéalement après le déjeuner, pour écrire toutes les pensées qui tournent en boucle. La méthode consiste à lister ces pensées dans une colonne et à les reformuler de manière moins anxiogène dans une deuxième colonne. Par exemple, au lieu de « J’ai tellement de travail à faire demain que je ne m’en sortirai jamais. Je suis dépassé et je vais échouer« , écrivez plutôt : « J’ai un emploi du temps chargé, mais je peux faire la liste de mes tâches et m’y atteler une à une. J’ai déjà géré des journées chargées par le passé et je peux le faire à nouveau. » L’objectif est d’apprendre au cerveau qu’il y a un moment dédié à la rumination, ce qui réduit le besoin de le faire au moment du coucher.

Cet outil est particulièrement utile pour les soucis quotidiens, mais l’intervenante précise que pour les traumatismes plus profonds, une thérapie psychologique est plus appropriée. Plus globalement, la préparation au sommeil commence bien avant de se coucher. Créer une routine relaxante signale à votre cerveau qu’il est temps de se reposer, tandis que l’exposition à la lumière du jour et à l’air pur joue un rôle crucial dans la régulation de votre horloge biologique, facilitant ainsi l’endormissement une fois le soir venu.


Source : JDF Santé

Cet aliment est un des pires ennemis du coeur : il bouche les artères en silence

Cet aliment est un des pires ennemis du coeur : il bouche les artères en silence

Pris tous les jours, dans un contexte de sédentarité et d’alimentation déséquilibrée, il nuit à la santé cardiovasculaire.


Il remplit souvent les tables du matin. Son odeur de beurre fondu évoque la douceur et le réconfort. Pourtant, selon plusieurs spécialistes, ce plaisir quotidien pourrait avoir un revers moins appétissant. Car derrière sa texture fondante se cachent souvent des graisses saturées et parfois des acides gras trans, les pires graisses pour le coeur. Ces graisses augmentent le taux de « mauvais » cholestérol (LDL) et favorisent la formation de plaques d’athérome qui bouchent peu à peu les artères. Ce processus appelé « athérosclérose » est à l’origine de pathologies graves comme l’infarctus du myocarde ou l’accident vasculaire cérébral.

Le danger ne s’arrête pas là. Cet aliment contient aussi des sucres rapides et des farines raffinées, qui font grimper la glycémie et favorisent la prise de poids. À long terme, cela augmente le risque de diabète de type 2, autre ennemi du cœur et des artères. Pris tous les jours, dans un contexte de sédentarité et d’alimentation déséquilibrée, il peut donc nuire à la santé cardiovasculaire.

Le fameux aliment mauvais pour les artères ? Le croissant. Ou – dans la même famille des viennoiseries : le pain au chocolat, le pain aux raisins ou encore le chausson aux pommes. « La viennoiserie n’est pas un exemple d’aliment sain : elle est riche en beurre, en sucre et souvent très calorique » nous confirme le Dr Jean-Michel Lecerf, médecin nutritionniste. Rassurons les gourmands ; une viennoiserie, à elle seule, ne viendra pas tout d’un coup boucher les artères. Mais, plusieurs à long terme dans le cadre d’une mauvaise hygiène de vie, si : « Il faudrait en consommer en grande quantité, de façon régulière, dans un contexte alimentaire globalement déséquilibré, combiné à d’autres facteurs de risque comme la sédentarité, le surpoids, un excès de sel ou de sucre, un déficit en fruits, légumes et oméga-3, voire une prédisposition génétique » précise le nutritionniste.

L’athérosclérose, précise-t-il encore, est une maladie complexe, multifactorielle. « Plutôt que de diaboliser un aliment en particulier, il faut insister sur l’importance de l’équilibre alimentaire : varier les aliments, veiller à la qualité nutritionnelle et contrôler les quantités. Si un seul aliment suffisait à provoquer une maladie, il serait interdit depuis longtemps » conclut-il. Autrement dit, inutile de tirer un trait définitif sur le croissant du dimanche matin : c’est l’excès, pas la bouchée occasionnelle, qui pose vraiment problème.

Merci au Dr Jean-Michel Lecerf, médecin nutritionniste, spécialiste en endocrinologie et maladies métaboliques, et ancien responsable du Service Nutrition & Activité Physique de l’Institut Pasteur de Lille (IPL). Il est auteur du livre 40 idées fausses sur le régime (Éd. Quae)


Source : JDF Santé

"J'ai absorbé la maladie de la mère jusqu'au bout" : Éloïse dénonce le grand oubli des aidants familiaux

"J'ai absorbé la maladie de la mère jusqu'au bout" : Éloïse dénonce le grand oubli des aidants familiaux

Pendant deux ans, Éloïse a accompagné sa mère atteinte d’un cancer.


De retour à Paris, la vie d’Éloïse bascule. Sa mère est malade, elle a des « cellules malignes ». « Le terme « cancer » n’était pas du tout employé. Il y a eu un déni du mot, un déni de la maladie presque tout le long. » Éloïse remarque que sa mère, habituellement très active, donne peu de nouvelles. « J’ai trouvé ça un peu bizarre alors je suis allée la voir. » Ce jour-là, « il y a eu une vraie bascule » se souvient la jeune femme. « Je vois ma mère alitée à midi et demi. Je ne l’avais jamais vu dans son lit à cette heure-là. Je prends conscience qu’elle a une bassine près d’elle et que ça ne va pas. »

Sa mère refuse le diagnostic, les traitements et ne passe pas les examens médicaux permettant de connaître le stade d’évolution du cancer. Claustrophobe, elle ne supporte pas les scanners. C’est par sa soeur qu’Eloise apprend quelques semaines plus tard que leur mère a accepté de suivre une hormonothérapie pour soigner son cancer du sein. « Je découvre des informations sur l’hormonothérapie grâce à mes propres recherches. […] Le choix de ce traitement a été fait pour et par maman, probablement parce qu’il semblait être le plus adapté et le moins agressif », écrit-elle dans son livre « Quand on devient aidant familial ».

« Quand on devient aidant familial » de Éloïse Maillot-Nespo et Blandine Chemin-Sauque © Albin Michel

Une nuit, Éloïse est appelée en urgence : sa mère souffre de violentes douleurs au ventre. À l’hôpital, elle prend conscience de l’ampleur de la maladie. Elle décrit dans son ouvrage : « Je découvre à la place de son ventre une protubérance énorme. Sa peau est distendue à l’extrême. […]  Il s’agissait de l’avancée du cancer. […] Je ressens de la culpabilité de ne pas avoir vu la maladie avancer. » Après cette hospitalisation, Eloïse est de plus en plus réclamée par sa mère. Elle finit par déménager pour se rapprocher d’elle. 

« Ma mère absorbait mon dynamisme, ma gaieté, tout ce que j’essayais de lui apporter »

Elle continue de travailler, mais son cercle social se réduit. « Le mari de ma mère a été extraordinaire, toujours à ses côtés jusqu’à la fin. Mes sœurs vivaient loin. Au quotidien, elles n’étaient pas du tout au courant de tout ce qu’on vivait. J’avais l’impression d’être comme un hamster qui court dans une roue. Vous enchaînez tellement de jours de maladie que c’est juste le jour d’après. » L’épuisement du rôle d’aidante finit par se faire sentir. « Vous absorbez la maladie de l’autre. En même temps, ma mère, elle absorbait mon dynamisme, ma vitalité, ma gaieté, ma joie de vivre, ce que j’essayais de lui apporter. » 

Eloïse poursuit ce rythme sans relâche pendant deux ans. Puis, l’état de sa mère se dégrade. La famille envisage une hospitalisation à domicile, pour qu’elle reste chez elle le plus longtemps possible. Finalement, en décembre 2023, la mère d’Éloïse vit ses derniers instants à l’hôpital. Le déni refait surface. Une dernière fois. « J’étais en train de me dire : « Bon, est-ce qu’il y a le wifi ? Comme ça, lundi, je vais pouvoir venir travailler à l’hôpital, elle ne sera pas seule ». » Une médecin l’interrompt : « Elle me regarde dans les yeux et me dit : « Madame, c’est à très court terme que je m’inquiète pour votre mère ». » Le choc est brutal. « Elle venait de me dire qu’il n’y aurait pas de lundi. » Dans son livre, Eloïse décrit les derniers jours : « Nous la couvrons de mots doux et de baisers, nous relayant autour d’elle sans jamais lui lâcher la main, avec la musique qu’elle aime pour l’accompagner. »

Aujourd’hui, Éloïse alerte sur l’invisibilisation des aidants : « Il y a un silence des aidants. C’est bien d’en parler, parce qu’ils sont tout autour de nous, ils tiennent la société. » Elle insiste sur l’importance de ne pas s’oublier, pour préparer le futur deuil : « Il faut se nourrir. Ça peut être la culture, le cinéma, la lecture… Moi, c’est clairement ce qui m’a fait tenir : j’allais tout le temps marcher dans la nature, je faisais du sport tous les jours. » Ces instants lui ont permis de tenir et de partager encore des moments de joie. « Il y a eu des moments très gais », se souvient-elle. « On a ri, on a regardé des films, on a mis la musique à fond. »

Merci à Éloïse Maillot-Nespo pour son témoignage. Elle est co-autrice, avec la psychologue Blandine Chemin-Sauque, de « Quand on devient aidant familial » (éd. Albin Michel). Propos recueillis le 3 octobre 2025.


Source : JDF Santé

Parler à son animal de compagnie a une signification surprenante selon la psychologie…

Parler à son animal de compagnie a une signification surprenante selon la psychologie…

Ils ne parlent pas, mais ils nous écoutent mieux que personne.


En France, près d’un foyer sur deux possède un animal de compagnie. « Notre animal est un membre à part entière de la famille », souligne la psychologue Belinda Sellam. D’après une étude Ipsos pour Santévet en octobre, 95% des Français possédant un animal affirment que sa présence a un impact positif sur leur santé mentale. Les propriétaires soulignent le pouvoir apaisant de leur compagnon : 91% déclarent qu’il les détend et réduit leur stress, tandis que 89% estiment qu’il les aide à lutter contre la solitude. Beaucoup ont pris l’habitude de lui parler, de lui raconter les joies, les peines… Pourquoi ? Qu’est-ce que ça veut dire selon la psychologie ?

Ce phénomène, de plus en plus assumé, s’explique d’abord par l’évolution de notre regard sur les animaux qui s’est « beaucoup ouvert ces dernières années » selon la psychologue. « Des études et des associations se sont battues pour faire reconnaître le statut d’animal comme un être sensible ». Cette nouvelle perception nous incite naturellement à interagir davantage avec eux. Certaines personnes le font plus facilement. « Les enfants sont plus à même de parler aux animaux, justement parce qu’il n’y a pas vraiment cette frontière entre humain et animal », explique-t-elle. C’est aussi le cas des personnes âgées qui « échangent avec eux sans attendre un retour ». Cela procure un apaisement, un réconfort profond, tout en valorisant « la confiance en soi et l’estime de soi ».

Selon Belinda Sellam, si nous parlons à nos petites bêtes à poils, c’est parce qu’ « on se sent compris, écouté et pas jugé ». Dans une société où nous sommes constamment évalués, nous recherchons cette écoute sécurisante, qui provient d’un amour inconditionnel.  Mieux encore, « je dirais que c’est un miroir de l’émotion ». L’animal ressent et reflète nos émotions, souvent avant même que nous les exprimions. Ce lien particulier montre à quel point il est capable de capter nos états intérieurs et d’y répondre par sa présence et son comportement. Nous allons parler à notre animal de compagnie suite à un besoin de libération émotionnelle, par exemple quand on est triste, sans avoir à porter de masque social. « On peut se révéler tel que l’on est, sans masque, […] et notre animal nous aimera toujours autant. »

Au-delà d’une simple habitude, la parole adressée à l’animal est aujourd’hui reconnue comme un véritable outil thérapeutique. Cette pratique appelée « médiation animale » ou « zoothérapie », s’invite dans les hôpitaux et les EHPAD pour stimuler les patients âgés. « Je trouve ça extraordinaire que l’animal ait maintenant ce statut de soignant, de guérisseur », conclut l’experte.

Merci à Belinda Sellam, psychologue spécialisée en thérapie médiatisée par l’animal auprès de « Pas à pattes ».


Source : JDF Santé

"Vous avez un cancer" : ce conseil immédiat de spécialistes aide à mieux encaisser la nouvelle

"Vous avez un cancer" : ce conseil immédiat de spécialistes aide à mieux encaisser la nouvelle

Il n’est jamais simple de réagir à l’annonce d’un cancer. Entretien avec la psychologue Blandine Chemin-Sauque et le Dr Géraldine Lauridant, oncologue médicale.


En une phrase, tout bascule. L’annonce d’un cancer marque la rupture entre la vie d’avant et celle d’après. « C’est toujours un choc », reconnaît le Dr Géraldine Lauridant, oncologue médicale. Conscients de la brutalité de ce moment, les soignants ont mis en place un protocole – le « dispositif d’annonce » – afin que cette étape se déroule dans les meilleures conditions. Institué dans le cadre du Plan Cancer, il comprend plusieurs temps : la consultation médicale puis un entretien avec une infirmière pour reformuler et répondre aux questions. Mais « il y a forcément de la violence dans l’annonce, même lorsque les mots sont choisis avec soin », souligne la psychologue Blandine Chemin-Sauque. Malgré l’accompagnement, cette nouvelle reste un bouleversement. Alors, comment réagir ?

La réaction la plus fréquente lors de l’annonce d’un cancer, c’est la sidération. « La personne est comme dans le brouillard : elle nous entend parler, mais n’enregistre plus », observe le Dr Lauridant. Cet état de choc agit comme un mécanisme de protection : l’information est « tellement au-delà de l’entendable qu’il se produit une forme de scission psychique », explique Blandine Chemin-Sauque. D’après l’oncologue, les patients « ne retiennent qu’environ 15 % » de ce qu’on leur dit. Les soignants en sont conscients. « Je sais que vous n’allez pas tout retenir, et ce n’est pas grave », rassure le Dr Lauridant. Beaucoup décrivent ce moment comme une déconnexion : « J’étais là, mais une partie de ma tête n’y était pas. » Ces mécanismes de défense sont naturels et permettent au cerveau d’amortir le choc et d’amorcer l’adaptation.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de réagir à l’annonce d’un cancer. Il faut d’abord accepter que « c’est normal d’avoir peur, normal de se sentir angoissé », souligne le Dr Lauridant. Pour traverser ce moment, Blandine Chemin-Sauque explique que le plus important est de « rester ancré dans son corps pour l’aider à réguler l’afflux de stress ». C’est-à-dire ? Selon la psychothérapeute, il faut mobiliser ses sens, favoriser une respiration ample et régulière, pousser les pieds au sol et rechercher le contact visuel du médecin, quelles que soient les pensées qui commencent à nous envahir. Et chercher le contact physique avec la personne qui nous accompagne, en lui serrant la main par exemple. « Le contact maintient la personne dans le réel » argue-t-elle. En fin d’entretien, le médecin demande généralement : « Qu’avez-vous compris ? Qu’avez-vous retenu ? » pour s’assurer que les messages essentiels ont bien été intégrés. Là, il est important de raconter ce que que l’on a compris avec ses propres mots. Cela aide à enregistrer et comprendre l’information.

Une fois le choc passé, le corps médical laisse le temps nécessaire au patient pour assimiler la nouvelle. D’autres rendez-vous permettront d’y revenir. Pensez à réfléchir à vos questions, à les noter et à les poser lors du prochain rendez-vous avec votre médecin. Enfin, n’oubliez pas de demander de l’aide à vos proches et de créer un lien de confiance avec l’équipe soignante. « Même si le chemin est incertain, il y a des choses qui demeurent », rappelle la psychologue. Une mauvaise nouvelle reste une mauvaise nouvelle, mais « nous avons les moyens d’agir et de faire face », conclut positivement le Dr Lauridant.

Merci à Blandine Chemin-Sauque, psychologue et thérapeute, co-autrice avec Eloïse Maillot-Nespo de « Quand on devient aidant familial » (éd. Albin Michel). Et merci au Dr Géraldine Lauridant, oncologue médicale du Centre de cancérologie Les Dentellières.


Source : JDF Santé