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Quand appeler SOS Médecins ? Combien ça va me coûter ?

Quand appeler SOS Médecins ? Combien ça va me coûter ?

SOS Médecins est un service qui permet à un patient de recevoir la visite d’un médecin directement à domicile (ou une téléconsultation selon le besoin) et ce, 365 jours/an et 24h/24. La nuit, pendant un jour férié ou un dimanche… par exemple, ou si on ne peut pas sortir de chez soi. Quand appeler SOS Médecins ? Quel est le prix d’une consultation de SOS Médecins ? Est-ce remboursé ? Infos pratiques. 

C’est quoi SOS Médecins ?

SOS Médecins est une fédération d’associations française créée en 1966.  Il s’agit d’un service médical libéral d’urgence à domicile qui permet de faire une demande de consultation à domicile ou de téléconsultation. SOS Médecins regroupe plus de 1 300 médecins libéraux, spécialistes en médecine générale, expérimentés et rodés à l’urgence. Ces médecins sont regroupés en 63 associations qui couvrent tout le territoire national français (en Métropole et en Outre-mer). Ce réseau offre une permanence des soins 365 jours/an et 24h/24, permettant ainsi de maintenir la continuité et l’égalité de l’accès aux soins, notamment aux heures habituelles de fermeture des cabinets médicaux (jours fériés, nuits, dimanches…) et de désengorger les Urgences

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Carte SOS Médecins France © Capture SOSMEDECINS.COM

Quand appeler SOS Médecins ?

SOS Médecins constitue une permanence des soins quand les cabinets des médecins généralistes sont fermés ou pas disponibles. Tout le monde peut faire appel à SOS Médecins en cas de problème médical urgent (malaise avec perte de connaissance, brûlure grave, accident domestique…). Par exemple, si :

► Votre médecin traitant est absent ou ne peut pas vous recevoir

► Les cabinets médicaux sont fermés comme la nuit, le dimanche, un jour férié

Quel est le numéro de SOS Médecins ?

SOS Médecins est joignable par téléphone au 3624 (pour 365j/an et 24h/24). Ce numéro n’est pas gratuit : un appel coûte 15 centimes d’euros la minute. SOS Médecins étant en interconnexion avec le 15 (SAMU), il peut basculer un patient vers le SAMU, après régulation et qualification de la demande et vice versa.

RDV en ligne : peut-on contacter SOS Médecins sur internet ?

Oui, il est possible de contacter SOS Médecins depuis leur site internet. Pour cela, vous devez vous identifier avec FranceConnect ou à l’aide de vos identifiants SOS Médecins (si vous avez déjà utilisé ce service une première fois) pour avoir accès à la prise de RDV. 

Comment se passe une consultation de SOS Médecins ?

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Voiture SOS Médecins © Sabrina Dolidze/Sipa/SIPA (publiée le 09/02/2023)

Vous pouvez demander à un médecin de passer chez vous ou vous pouvez également vous rendre (si votre état le permet) à la permanence SOS Médecins située à proximité de chez vous. La carte des permanences est disponible sur le site de SOS Médecins. 

Si vous souhaitez qu’un médecin passe chez vous, voici les étapes à suivre :

► 1/ Contacter SOS Médecins : les équipes de SOS Médecins prennent votre appel dès que possible afin que vous puissiez leurs transmettre :

  • Votre identité : nom, prénom, date de naissance
  • Votre lieu de résidence : adresse, précisions d’accès (digicode, étage), numéro de téléphone
  • Votre motif de consultation : décrivez vos symptômes et précisez vos antécédents médicaux.

► 2/ Préparer la consultation : en attendant le médecin, préparez tous les éléments pouvant aider la prise en charge. N’oubliez pas de rester joignable sur le numéro laissé lors de la prise de contact initiale. En cas de difficulté d’accès, le médecin pourrait être amené à vous joindre.

  • Ordonnances
  • Courriers : spécialistes, hospitalisations …
  • Contacts : médecin traitant, entourage familial
  • Carnet de Santé (pour les enfants)
  • Carte vitale, mutuelle & attestation Tiers-Payant ou CMU

► 3/ Pendant la consultation : dès son arrivée à votre domicile, le médecin vous prendra en charge :

  • Interrogatoire
  • Examen clinique
  • Diagnostic
  • Rédactions des ordonnances et autres tâches administratives au cas échéant
  • Création d’un dossier interne à SOS Médecins : afin d’assurer votre suivi
  • Paiement des honoraires (carte bancaire, chèque, espèces)

► 4/ Suivi post consultation : pour faciliter votre suivi médical, l’équipe va :

  • Créer un dossier un interne : facilitant votre prise en charge pour les consultations ultérieures
  • Informer votre médecin (si nécessaire) : courrier, double des résultats

Combien coûte une consultation de SOS Médecins ?

Les médecins appartenant à SOS Médecins sont des médecins libéraux organisés sur le même modèle qu’un cabinet de groupe classique régi par un contrat d’exercice en commun. Ils sont conventionnés secteur 1. Les honoraires varient selon l’horaire, les actes effectués et incluent des frais kilométriques selon les communes. Concernant les modalités de paiement et de remboursement, la plupart des médecins sont équipés d’un terminal de paiement faisant office de lecteur de carte vitale. Le paiement peut se faire par carte bancaire, chèque ou espèces.

Principaux tarifs des actes pratiqués en visite (basés sur les tarifs de la Sécurité Sociale hors frais kilométriques)

Visite à domicile la journée de 8h à 20h 35 euros
Visite samedi après 12h, dimanche et jour férié 55 euros
Visite la nuit de 20h à minuit et de 6h à 8h 71 euros
Visite la nuit de minuit à 6h 84.50 euros
Majoration enfants de 0 à 6 ans 5 euros

Est-ce remboursé ?

Le taux de remboursement de SOS Médecins est le même que chez un médecin classique soit 70% du tarif de base de la Sécurité sociale par rapport au tarif de base de 25 euros, soit 17.50 euros (le remboursement ne peut se faire que sur présentation de la carte vitale ou l’envoi d’une feuille de soins). En revanche, les majorations appliquées (frais kilométriques, majorations selon les horaires, majoration enfants) ne sont pas prises en compte dans le remboursement, sauf dans certains cas : seniors de plus de 80 ans, femmes enceintes de plus de 6 mois, bénéficiaires de l’APA… Une fois que vous avez obtenu le remboursement de la Sécurité sociale, vous pouvez prétendre à un remboursement de 30% de votre mutuelle.

Exemple pour une visite de SOS Médecins un jour férié : la Sécurité sociale remboursera 70% de 25 euros, soit 17.50 euros. Il vous restera à payer 55-17,50 = 37.50 euros. Une fois que vous avez obtenu le remboursement de la Sécurité sociale, vous pouvez prétendre à un remboursement de 30% de votre mutuelle sur la base des 25 euros, soit 7.50 euros (toutes les mutuelles ne remboursent pas).

Sources : Prévention des risques majeurs, site du Gouvernement.fr / Site officiel de SOS Médecins


Source : JDF Santé

Rythme nycthéméral : définition, sommeil, exemple, inversion

Rythme nycthéméral : définition, sommeil, exemple, inversion

Définition : c’est quoi le rythme nycthéméral ?

Le rythme nycthéméral est un cycle environnemental qui correspond un espace de temps comprenant le jour et la nuit, qui a une durée approximative de 24 heures, et au sein duquel une alternance entre la lumière et l’obscurité a lieu. « La durée du rythme nycthéméral reste constante mais la répartition entre la lumière et l’obscurité varie durant l’année : le maximum de lumière correspond au solstice d’été et le maximum d’obscurité au solstice d’hiver. Il existe donc de petites variations au moment des années bissextiles« , précise le Dr Didier Cugy, somnologue. Tout au long de l’année, nous percevons les variations de cette répartition : croissance et décroissance de la période diurne et/ou de la période nocturne. 

Quelle différence avec le rythme circadien ?

Le rythme circadien est un rythme biologique intrinsèque : « il est en quelque sorte celui de l’horloge interne d’un être vivant« . Il prend la forme d’un cycle équivalent à une journée, un peu plus de 24 heures, qui sera recalé quotidiennement par le rythme nycthéméral. Il va permettre de s’adapter à l’environnement et de régir certains processus physiologiques comme le sommeil et l’alimentation, par exemple. La durée propre du rythme circadien va dépendre de la génétique de la personne : « une mécanique au sein de notre organisme va définir une périodicité, propre à chacun. En plus du rythme circadien qui est d’environ 24 heures, il existe des rythmes avec des périodes supérieures à 24 heures (rythme infradien) et d’autres inférieures à 24 heures (rythme ultradien)« . Cette périodicité aura un lien avec certaines typologies, comme la matinalité (« être du matin ») ou la vespéralité (« être du soir« ).

Qui a un rythme nycthéméral ? 

L’être humain n’a pas un rythme nycthéméral, il a un rythme circadien qui se synchronise sur l’alternance entre la lumière naturelle du soleil (le jour) et l’obscurité (la nuit). Le rythme nycthéméral est donc un rythme environnemental imposé aux êtres vivants. Dans la nature, c’est ce rythme qui contrôle les périodes de reproduction des petits mammifères ou encore les périodes de migrations des oiseaux. « Le rythme nycthéméral a un impact sur la ponte des poules. Puisqu’il leur faut plus de 10 heures de luminosité pour pondre. Il va aussi donner le signal aux ours pour débuter l’hibernation« , donne-t-il en exemples. L’être humain a la possibilité de contrôler et/ou de modifier son environnement : d’adapter son rythme circadien sur ce rythme. « Les personnes ayant des rythmes intrinsèques (< 24 heures) sont souvent sujets au développement de pathologies liées aux troubles de l’humeur comme la bipolarité« , note Didier Cugy.

Comment évolue la température du corps vis-à-vis du rythme nycthéméral ?

Beaucoup de fonctions organiques suivent un rythme journalier qui pourrait être rapproché de l’alternance jour et nuit, et ainsi au rythme nycthéméral. La température du corps va suivre le rythme circadien (de 24 heures) propre à chacun : elle est a minima en fin de nuit vers 4-5 h du matin et a maxima, 12 heures avant, vers 16 h-17 h. La température corporelle évolue également au fur et à mesure de l’avancée en âge. En vieillissement, le rythme circadien est souvent bouleversé notamment avec des heures de lever et de couché plus précoces.

Comment est le rythme éveil/sommeil vis-à-vis du rythme nycthéméral ? 

Le rythme éveil/sommeil est bien intrinsèquement lié au rythme nycthéméral. Notre organisme ajuste son rythme sur celui de l’environnement : « c’est ce qui fait que l’on dort la nuit et que l’on est éveillé le jour« . Dès que le jour faiblit, les êtres vivants produisent de la mélatonine dont le rôle est de gérer les rythmes d’éveil et de sommeil. Cette hormone est surtout synthétisée la nuit. L’horloge interne dispose de séquences qui fonctionnent ainsi en fonction de ce rythme jour/nuit. Un véritable « circuit hormonal » : au réveil, il y a un pic de cortisol (hormone anti-stress) et au coucher, un nouveau pic de TRH (qui régule la thyroïde), l’hormone de croissance et de de prolactine. L’organisation du sommeil des tout-petits n’est pas le même que celui des adultes. Ils ont des rythmes qui ne sont pas fixés sur 24 heures et principalement déterminés par leurs repas. Vers l’âge de 4-6 mois, le nourrisson commence à faire ses nuits : des périodes se structurent et les périodes de sommeil s’allongent (supérieures à 3 heures d’affilée). Le sommeil commence à être significatif et se caler la nuit. Il restera pendant la journée une période de sieste, période lors desquelles l’enfant aura besoin de dormir. À partir de 6-7 ans, la sieste disparaît habituellement sur nos latitudes. « Il faut préserver la possibilité aux enfants de faire des siestes quand ils ont envie de dormir« , insiste-t-il.

Perturbations du rythme nycthéméral : quelles conséquences ? Comment faire ? 

Le travail de nuit soumet à des conditions environnementales qui ne sont pas naturelles. Les processus d’éveil, d’attention et d’efficacité sont mobilisés à travers des stimulis (activité, bruit et lumière) en pleine nuit. « L’horloge interne va devoir se caler, de manière à travailler comme si c’était le jour, à 0 h comme s’il était 8 h du matin« . Dans ce contexte, l’organisme et les sécrétions d’hormones propres au rythme circadien sont bouleversés. Certains problèmes de santé peuvent alors apparaître : perte de régulation des graisses (syndrome métabolique), augmentation du poids, des troubles de l’humeur et une augmentation des cancers (sein et colorectal). « Certaines personnes auront une plus grande adaptabilité que d’autres à travailler de nuit ou en horaires décalés. C’est une caractéristique génétique, c’est le corps qui dicte« . Il existe des méthodes pour s’adapter à un rythme d’activités de nuit : le rythme alimentaire (moduler les repas), l’équilibre alimentaire (riche en protéines pour l’éveil et en glucides pour l’énergie), les horaires des repas. « Dans tous les cas, il faut éviter la consommation d’alcool« , note-t-il. Les sportifs de haut niveau sont parfois eux aussi contraints de s’adapter du fait de compétitions sous d’autres méridiens. Un exemple pratique : lors de la coupe d’Europe de 2015, les Girondins de Bordeaux devaient jouer leur match retour au Kazakhstan, 4 jours après avoir joué à Lille. L’écart de latitudes entre Lille et Almaty (capitale du Kazakhstan) était de 76° (5 heures au soleil). Ce décalage, en plus de l’horaire de programmation habituelle des matchs, était au final de 9 heures et le délai séparant les deux matchs de moins de 96 heures. « Nous avons proposé aux joueurs de se synchroniser sur les horaires du Kazakhstan et d’adapter les horaires de coucher/lever, des séances d’entraînement et de leurs repas, afin d’adapter leur rythme circadien sur le rythme nycthéméral du Kazakstan« , explique Didier Cugy. Au final, les Girondins de Bordeaux ont fait match nul. Une bonne illustration de l’application de l’adaptabilité de notre rythme circadien à l’environnement.

Merci au Dr Didier Cugy, somnologue à Bordeaux.

Source : L’Anses confirme les risques pour la santé liés au travail de nuit, 22/06/2016, ANSES


Source : JDF Santé

Bicarbonate et santé : digestion, estomac, gorge, à boire ?

Bicarbonate et santé : digestion, estomac, gorge, à boire ?

Le bicarbonate de soude est très pratique ! Disponible en supermarché, on peut l’utiliser pour régler divers maux santé du quotidien. Attention cependant à ne pas confondre le bicarbonate de soude ou « bicarbonate de sodium » avec la soude ou « hydroxyde de sodium » qui est toxique pour la santé. Le plus simple : acheter du bicarbonate de soude alimentaire (qui peut être utilisé pour tout en santé). En cas de doute, regarder bien ce qui est écrit sur votre flacon. Il est précisé s’il s’agit de bicarbonate réservé à un usage domestique non alimentaire (ménage…). Si c’est le cas, il ne faut pas le consommer ni l’appliquer sur la peau, les dents…

Comment utiliser le bicarbonate de soude pour se soigner ?

Le bicarbonate de sodium aussi appelé « bicarbonate de soude » se présente sous forme de poudre blanche inoffensive et totalement biodégradable. Il est utilisé dans le secteur pharmaceutique pour soulager les démangeaisons et les gastralgies, ou pour élaborer des gargarismes. On prête au bicarbonate de sodium de nombreuses qualités. Il est utilisé comme poudre à lever (en pâtisserie), fongicide et, entre autres, agent de blanchiment des dents. Le bicarbonate, appelé aussi hydrogénocarbonate, est une espèce amphotère, c’est-à-dire qu’il est à la fois basique et acide. Il exerce une fonction dite tampon, notamment dans le sang dont il permet de maintenir le potentiel hydrogène (pH) dénommé dans ce cas homéostasie. Le bicarbonate est un réducteur d’acidité gastrique mais également d’acidité organique due à un excès d’acide lactique constatée chez les sportifs. Une carence en bicarbonate entraîne la fonte musculaire et l’ostéoporose. 

A boire : le bicarbonate de soude alimentaire peut être bu, après dissolution dans un grand verre d’eau. Son goût d’eau salée n’est pas très agréable mais efficace notamment pour digérer. La sensation de soulagement est très rapide, les muqueuses sont vite apaisées.

Aigreurs d’estomac et remontées acides

La formule chimique du bicarbonate de soude fait d’elle un sel alcalin, qui a le pouvoir de neutraliser un milieu dont le pH est trop acide. On dit qu’il s’agit d’une solution tampon. Le bicarbonate de soude est utilisé pour ses propriétés antiacides, et permet donc de soulager le pyrosis (aigreurs d’estomac). Une fois absorbé sous forme liquide (associé à un verre d’eau), il dégage des bulles de CO2 au contact d’un acide alimentaire. Un phénomène qui peut induire des éructations ou une gêne abdominale passagères, d’où son indication pour une utilisation ponctuelle. Le bicarbonate de sodium peut également être indiqué pour soulager les ballonnements et les flatulences.

Utilisation : diluer une cuillère à café dans un grand verre d’eau à boire doucement et en entier, même si ce goût d’eau salée n’est pas très agréable. La sensation de soulagement est très rapide, les muqueuses sont vite apaisées.

Digestion difficile

Le bicarbonate est aussi efficace dans le cas de digestions difficiles. Vous pouvez d’ailleurs en ajouter à l’eau de cuisson des aliments qui vous posent particulièrement problème. Même chose pour les lendemains de fête difficiles. Sans vous promettre de vous remettre sur pied et d’attaque en 5 minutes, un grand verre d’eau avec un peu de bicarbonate devrait vous aider à soulager cette sensation de nausée.

Mauvaise haleine

Le bicarbonate de soude est également utilisé dans le traitement de différentes pathologies et lésions situées au niveau de la gencive, de la bouche et des dents, en complément de l’indispensable visite chez le dentiste, comme par exemple dans les cas de parodontites (notamment lors d’une infection de la gencive). Il est d’ailleurs employé dans la composition de bon nombre de dentifrices. Sa propriété alcaline lui permet, ici aussi, de neutraliser les acides qui sont produits par la dégradation des déchets qui restent coincés dans la bouche après manger. Or, ils provoquent la fameuse mauvaise haleine et abîment, à la longue, l’émail des dents. Le bicarbonate peut agir sur des substances très acides comme l’oignon ou l’ail, mais aussi sur des substances beaucoup plus alcalines que lui comme le poisson.

Utilisation : diluer une demi-cuillérée de bicarbonate dans un demi-verre d’eau froide ou tiède et faire un bain de bouche, avec gargarismes, pendant plusieurs minutes. Vous retrouverez votre haleine fraîche et préserverez l’émail de vos dents. Veillez toutefois à consulter un dentiste rapidement car dans 80% des cas la mauvaise haleine est due à des caries ou à une maladie parodontale. Utilisé après un bon brossage de dents, ce bain de bouche vous aide à lutter contre les caries et la plaque dentaire (précurseur du tartre). N’oubliez pas de rincer après, ou vous risquez de garder un petit goût salé dans la bouche.

Blanchiment des dents

L’utilisation du bicarbonate comme dentifrice doit être prudente à cause de ses propriétés abrasives très puissantes qui peuvent, à la longue, endommager l’émail des dents et des gencives. C’est pourquoi il ne faut pas l’utiliser au quotidien : un brossage au bicarbonate deux fois par semaine semble raisonnable. A proscrire si vous êtes sensible des gencives ou si votre émail est fin. N’hésitez pas à demander conseil à votre dentiste.

Recette d’un dentifrice maison :

  • Une cuillère à café de bicarbonate
  • Une cuillère à café de sel de mer fin
  • Une cuillère à café de gingembre en poudre
  • 3 cuillères à soupe d’argile blanche fine en poudre
  • 2 cuillères à soupe de glycérine végétale
  • 2 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée

Pour un usage ponctuel visant à redonner un peu d’éclat à vos dents jaunies par le café ou le tabac : mettre un peu de bicarbonate de soude alimentaire sur son dentifrice ou sa brosse à dents, humecter et brosser doucement les dents. Opération à ne pas répéter plus d’une fois par semaine, toujours à cause du pouvoir fortement abrasif du bicarbonate.

Du bicarbonate en bain de pieds

Un bain de pieds au bicarbonate permet de soulager diverses affections : pieds fatigués, mycose, transpiration…

  • Diluer un verre de bicarbonate dans un bon litre d’eau tiède puis plonger les pieds dedans pendant 10-15 minutes.
  • Masser ensuite les pieds avec de l’huile d’amande douce et de l’huile essentielle de lavande pour relaxer.

Contre la transpiration : vous pouvez saupoudrer vos chaussures de bicarbonate, laissez agir plusieurs heures puis enlevez le surplus : les odeurs auront été neutralisées.

Du bicarbonate comme déodorant

Pour utiliser le bicarbonate comme déodorant naturel, il suffit d’appliquer un peu de bicarbonate aux endroits qui transpirent le plus, sous les aisselles par exemple. Mettez-en autant que nécessaire. En plus d’être naturel, ce produit présente l’avantage d’éliminer carrément les odeurs produites par les bactéries, plutôt que de les masquer.

Une pâte de bicarbonate pour la peau (acné, piqûre…)

Associé à l’eau, sous forme de pâte, le bicarbonate est utilisé pour traiter différentes atteintes cutanées comme le prurit (démangeaisons), les boutons d’acné, les mycoses, les verrues et les boutons de fièvre. Il possède des propriétés apaisantes qui peuvent soulager les démangeaisons des piqûres d’insectes, boutons de varicelle ou d’urticaire.

Utilisation : mélanger un peu de bicarbonate avec quelques gouttes d’eau jusqu’à obtenir une pâte. Appliquer sur la peau et laisser agir pendant une vingtaine de minutes. Le soulagement est quasi-immédiat.

Du bicarbonate pour soulager les coups de soleil

Mélanger un peu de bicarbonate avec quelques gouttes d’eau jusqu’à obtenir une pâte. Appliquez la pâte sur de la gaze et déposer sur le coup de soleil. Si vous en avez la possibilité, vous pouvez remplacer la compresse toutes les 10 minutes. La désagréable sensation de tiraillement devrait s’estomper un peu. Cela ne vaut bien sûr que pour les coups de soleil léger chez les adultes. Pour les enfants ou les coups de soleil étendus ou profonds, consultez un professionnel.

Un bain au bicarbonate contre l’eczéma

Le bicarbonate peut aider à calmer l’eczéma quand les symptômes sont légers et ponctuels. S’ils persistent ou qu’ils vous semblent graves (ou qu’ils s’aggravent au fil des heures), un avis médical s’impose.

Utilisation ; prendre un bain où vous aurez préalablement dilué 4 à 5 cuillérées de bicarbonate. 

Un shampoing avec du bicarbonate contre les cheveux gras

Le bicarbonate de sodium a des propriétés très utiles pour les cheveux qu’il nettoie et fait briller. Comme il permet d’éliminer les excès de sébum, il est très efficace à la place de son shampoing habituel (surtout en cas de cheveux gras) ou mélangé dans son shampoing pour apprécier ses vertus purifiantes, et éliminer ainsi les dépôts de calcaire.

Utilisation ; Mélanger avec un peu d’eau (1 volume de bicarbonate pour 3 volumes d’eau), il permet d’éliminer les résidus de silicone et les particules de pollution. On peut l’utiliser une fois par semaine, ou pendant quelques mois si on a les cheveux ternes et sans vigueur.

Même s’il est non allergène, il peut être abrasif et reste fortement déconseillé sur les cheveux colorés ou méchés.

Gargarisme ou inhalation de bicarbonate contre le mal de gorge

Quelques gargarismes à base de bicarbonate permettent d’assainir la gorge. Un encombrement respiratoire : des inhalations qui viendront décongestionner les muqueuses. Faites bouillir un litre d’eau. Ajoutez-y deux cuillères à soupe de bicarbonate et mélangez le tout. Approchez votre nez de l’eau, posez une serviette sur votre tête de manière à ce que votre visage et la bassine d’eau se trouvent en dessous. Respirez les vapeurs pendant 10 minutes environ. Vous pouvez ajouter une goutte d’huile essentielle d’eucalyptus.

Quelles précautions avec le bicarbonate ?

Il faut faire preuve de prudence car le bicarbonate de sodium peut provoquer des irritations en cas d’usage inapproprié ou de sensibilité au produit, surtout au contact des yeux, de la peau, ou en cas d’ingestion (irritation de l’appareil digestif : nausées, vomissements). Une utilisation prolongée est déconseillée compte tenu de sa teneur élevée en sodium. Les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans ne devraient pas utiliser le bicarbonate pour des usages internes (c’est-à-dire avec ingestion du produit), de même que les personnes suivant un régime sans sel ou souffrant d’hypertension, d’insuffisance cardiaque ou rénale. Si les symptômes persistent plus de 2 ou 3 jours ou s’aggravent ou sont d’une violence anormale, consultez absolument un médecin. Pour le stocker, optez pour les placards de la cuisine ou ceux de la salle de bains, s’ils ne sont pas trop humides, placez-le dans un contenant hermétique. Même si le bicarbonate est inoffensif, ne le laissez pas à la portée des enfants. « En cas d’hésitation quant aux bienfaits potentiels du bicarbonate sur un problème précis, demandez conseil à votre pharmacien. Même chose si vous suivez un traitement autre : assurez-vous que le bicarbonate n’est pas, alors, contre-indiqué » recommande le Dr Claire Lewandowski, médecin spécialisé en médecine générale.


Source : JDF Santé

C'est quoi l'ostéoporose ? Peut-on en mourir ?

C'est quoi l'ostéoporose ? Peut-on en mourir ?

L’ostéoporose est une maladie des os qui se caractérise par la diminution de la densité de l’os et les modifications de sa micro-architecture. Autrement dit, l’os est plus fragile et le risque de fracture (vertébral, poignet, col du fémur…) augmente. Quels sont les symptômes ? Qu’est-ce qui provoque l’ostéoporose ? Est-ce grave ? Quelles conséquences ? Est-ce qu’on peut en guérir ? En mourir ?

Définition : c’est quoi l’ostéoporose ?

L’ostéoporose est une maladie qui touche les os. Cette maladie diffuse du squelette est caractérisée par une diminution de la densité osseuse et des altérations de la micro-architecture des os, peut-on lire sur le site de l’Assurance maladie. Cette maladie expose à un risque plus élevé de fracture. On constate généralement une perte osseuse accompagnée d’une fragilité, le plus souvent causée par un déséquilibre entre la formation de l’os et sa résorption. Cette perte de densité osseuse s’accompagne d’une modification de l’architecture osseuse globale. 

Quels sont les chiffres de l’ostéoporose en France ?

Elle touche près de 40% des femmes et 8% des homme. Un tiers des femmes concernées risque d’être victime d’une fracture secondaire à l’ostéoporose, et ceci dès 50 ans.

Quelles sont les causes de l’ostéoporose ?

Toutes les femmes ne sont pas atteintes d’une ostéoporose.

L’ostéoporose est le plus souvent causée par les changements hormonaux de la ménopause et de l’andropause chez l’homme. La baisse des œstrogènes et de la testostérone entraîne une augmentation de la vitesse du remodelage osseux à l’origine de la perte osseuse conduisant à cette fragilité. Pour autant, toutes les femmes ne sont pas atteintes d’une ostéoporose. Le risque de voir survenir cette pathologie dépend de nombreuses prédispositions. Jusqu’à environ 45 ans, les activités de résorption et de formation s’équilibrent et permettent le renouvellement de la structure osseuse. Avec le vieillissement, tant chez la femme que chez l’homme, il y a une diminution « naturelle » de la masse osseuse. Chez certaines personnes, cette perte de masse osseuse est sans conséquences graves. Chez d’autres, l’accélération anormale de la résorption osseuse non compensée par une formation osseuse suffisante conduit à une perte excessive de la masse osseuse et de sa résistance. Une ostéoporose apparaît.

Schéma du mécanisme de l'ostéporose
Schéma du mécanisme de l’ostéporose © rob3000 – 123RF

Quels sont les facteurs de risque de l’ostéoporose ?

Les antécédents d’ostéoporose dans la famille, notamment chez la mère, ou la minceur sont des facteurs de risque d’ostéoporose, de même qu’une puberté tardive, une ménopause précoce ou chirurgicale, une faible activité physique et un faible apport en calcium et en vitamine D. Une consommation importante d’alcool et de café aggrave le risque d’ostéoporose, tout comme la prise de certains médicaments (corticoïdes, hormones thyroïdiennes, héparine), et certaines maladies endocriniennes, comme l’hyperthyroïdie, lorsque leur traitement est tardif.

os ostéoporose
Schéma d’os atteint d’ostéoporose © 123RF-Alexey Kazakov

Quels sont les symptômes de l’ostéoporose ?

L’ostéoporose est une maladie qui passe souvent inaperçue car elle ne provoque parfois aucune manifestation ni aucune douleur et elle n’est découverte qu’à l’occasion d’une fracture.

Les signes d’ostéoporose sont notamment les suivants :

  • Perte de taille de quelques centimètres
  • Fracture en dehors d’un choc violent à partir de la cinquantaine 
  • Scoliose ou cyphose 
  • Douleurs vertébrales violentes, difficultés à effectuer certains gestes de la vie quotidienne.

Quelles sont les conséquences de l’ostéoporose ?

Le risque majeur de l’ostéoporose est le sur-risque de fractures ostéoporotiques (fractures de fragilité) qui est d’autant plus important que la personne est âgée. Les fractures observées au cours de l’ostéoporose sont généralement de 3 types :

  • les fractures du poignet,
  • les fractures du col du fémur,
  • les fractures de la colonne vertébrale (des vertèbres).

Les fractures peuvent causer des douleurs ainsi qu’une perte d’autonomie particulièrement invalidante dans la vie quotidienne mais aussi une perte de confiance en soi.

Comment pose-t-on le diagnostic de l’ostéoporose ?

L’apparition de ces manifestations nécessite d’en parler à son médecin qui envisagera d’effectuer une ostéodensitométrie pour évaluer la quantité d’os déminéralisé. Cet examen permet un diagnostic précoce de l’ostéoporose, afin de mettre rapidement en œuvre un traitement et des mesures de prévention. Il permet également de surveiller l’évolution de l’ostéoporose. Avant de commencer un traitement contre l’ostéoporose, la Densité Minérale Osseuse (DMO) doit être mesurée par l’ostéodensitométrie qui quantifie la perte osseuse par le T-score. Plus il diminue, entre -1 et -4, plus le risque de facture augmente.

Quel traitement pour soigner l’ostéoporose ?

Des règles d’hygiène de vie permettent de diminuer les risques de voir survenir une ostéoporose ou d’en diminuer les manifestations. L’activité physique permet de préserver le capital osseux, quel que soit l’âge, en augmentant la fixation du calcium et éviter ainsi la déminéralisation osseuse. Dans certains cas, un traitement peut être proposé pour limiter le risque de fracture. Selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé en janvier 2023 :

Les médicaments utilisés en 1ère intention sont les bisphosphonates, le raloxifène, le romosozumab et le tériparatide. Les bisphosphonates se différencient entre eux notamment par leur tolérance, leur rythme et leur voie d’administration.

Le dénosumab est un traitement de 2e  intention en relais des bisphosphonates chez les patientes ménopausées à risque élevé de fracture.

Le raloxifène est réservé aux sujets à faible risque de fracture périphérique.

Le romosozumab est à utiliser uniquement chez les patientes ménopausées d’âge < 75 ans atteintes d’ostéoporose sévère, avec un antécédent de fracture sévère et en l’absence d’antécédent de coronaropathie (incluant les revascularisations et hospitalisations pour angor instable).

Le tériparatide est utilisé uniquement chez les patients ayant au moins 2 fractures vertébrales.

Avant d’instaurer un traitement, il convient :

  • de corriger une éventuelle carence en calcium et/ou en vitamine D ;
  • de rappeler l’importance du sevrage tabagique ;
  • de rappeler l’importance de l’exercice physique et de la prévention des chutes.

Quelle alimentation pour prévenir l’ostéoporose ?

La prévention de l’ostéoporose passe par une fois atteint l’âge adulte :

  • une alimentation peu salée,
  • un bon apport en vitamine D (poissons gras, foie)
  • une limitation des apports en protéines animales .
  • une consommation régulière de lait, de fromages, de yaourts ou de fromage blanc.
  • une consommation régulière de végétaux, également source de polyphénols, dont les effets sur la trame osseuse sont de plus en plus reconnus.

Quand se supplémenter en calcium et en vitamine D ?

Un apport en calcium et vitamine D suffisant doit être assuré, en particulier chez le sujet jeune, en pleine période de constitution de la masse osseuse. Une supplémentation en calcium et/ou vitamine D est parfois nécessaire en cas de carence en calcium et/ou vitamine D avérée.

Le calcium participe à la construction et au maintien de la masse osseuse. Les produits laitiers apportent naturellement du calcium. Les recommandations sont actuellement de 2 produits laitiers par jour, ce qui correspond par exemple à un yaourt nature et un morceau de fromage ou du fromage râpé sur les pâtes, gratins et quiches… Pour les enfants, les adolescents et les personnes âgées, c’est 3 ou 4 produits laitiers qu’il est recommandé de consommer. Un verre de lait est équivalent à 20 grammes de fromage ou à 1 yaourt de 125 grammes. Une supplémentation en calcium est nécessaire en cas de carence, mais elle est inutile chez les sujets non carencés. Le plus souvent, dans la population générale, il n’y a pas de carence d’apport calcique, mais une carence en vitamine D. Lorsque la carence en calcium est présente et à l’origine d’une perte de la masse osseuse, l’apport de calcium seul ne suffit pas, il est nécessaire également d’apporter de la vitamine D.

La vitamine D favorise l’assimilation et la fixation du calcium sur l’os. Elle augmente les possibilités de l’organisme à absorber le calcium des aliments. Elle est synthétisée essentiellement par le corps grâce à l’action du soleil sur la peau. Les femmes enceintes manquent souvent de vitamine D notamment en fin de grossesse et en hiver. La vitamine D est naturellement présente dans les poissons gras, les œufs, le foie et dans les produits laitiers. Les sujets âgés, dont beaucoup ne bénéficient que d’une faible exposition solaire manquent souvent de vitamine D. Une supplémentation en vitamine D est donc souvent utile sur ce terrain, notamment chez les sujets vivant en institution.

Peut-on mourir d’ostéoporose ?

L’ostéoporose n’est pas une maladie mortelle mais elle diminue fortement l’espérance de vie en raison, notamment, des conséquences des fractures qui peuvent altérer la qualité de vie. « Plutôt que d’attendre les conséquences de l’ostéoporose, mieux vaut la prévenir très tôt en renforçant son ossature grâce à une activité physique régulière et à une alimentation équilibrée riche en calcium et en vitamine D » conseille le Dr Claire Lewandowski, médecin spécialisée en médecine générale.

Source : Les médicaments de l’ostéoporose, HAS, mise à jour le 24 janvier 2023


Source : JDF Santé

Grippe ou Covid : février 2023, différences, comment savoir ?

Grippe ou Covid : février 2023, différences, comment savoir ?

La grippe circule encore fortement en février. C’est moins le cas pour le virus du Covid mais il reste présent. « La Covid est entrée dans la classe des infections hivernales comme la grippe« , indiquait Brigitte Autran, Professeure d’immunologie et Présidente du Covars, en octobre sur FranceInterMaux de tête, courbature, fatigue… Est-ce le Covid ou la grippe ? Leurs premières manifestations se ressemblent beaucoup d’où les risques de confusion. « Une cohabitation Covid-grippe, cela n’a rien de réjouissant. C’est synonyme d’un nombre très élevé d’hospitalisations. D’où l’objectif de deux campagnes de vaccination fortes — Covid et grippe — notamment pour les plus fragiles« , insistait Alain Fischer, professeur en immunologie, dans une interview accordée au Parisien le 28 septembre 2022. La Haute Autorité de santé recommande d’ailleurs de coupler ces deux vaccins, et rappelle que faire les 2 injections le même jour est possible. Quels sont les points communs entre la grippe et le Covid ? Leurs différences ? Quand se tester contre le Covid ? Réponses. 

Quels points communs entre la grippe et le Covid ?

Le virus responsable du Covid a des similitudes avec celui de la grippe. Les deux maladies sont « des infections respiratoires à type de pneumonie virale« , décrit le Pr Arnaud Fontanet, directeur du département de Santé globale à l’Institut Pasteur et responsable de l’unité d’épidémiologie des maladies émergentes. Voici leurs points communs :

► Symptômes similaires

« Premièrement, le virus de la COVID-19 et celui de la grippe donnent un tableau clinique similaire, marqué par des manifestations respiratoires. La symptomatologie est très variée : tandis que certains sujets sont asymptomatiques ou ont des symptômes bénins, d’autres présentent des manifestations graves voire décèdent« , indique l’Organisation mondiale de la Santé. Les deux virus provoquent des symptômes similaires. » Ecoulement nasal, fièvre, toux, courbature, fatigue, les premiers symptômes du Covid-19 sont comparables à ceux de la grippe » confirme le Dr Pierre Parneix, médecin hygiéniste et praticien hospitalier en santé publique.

► Mode de transmission similaire

Les deux virus se transmettent de la même façon : par contact étroit et rapproché (moins d’1.5 mètre), par les gouttelettes respiratoires (postillons, éternuements…) ou par l’intermédiaire d’un objet ou d’une surface, préalablement touché(e) par une personne infectée.

Quelles différences entre la grippe et le Covid (Omicron) ?

► Durée d’incubation. La grippe a une période d’incubation (délai qui s’écoule entre l’infection et l’apparition des symptômes) plus courte que le Covid-19 : entre 1 et 3 jours pour la grippe contre 3 à 5 jours (parfois jusqu’à 14 jours) pour le Covid-19. 

► Rapidité de transmission. Le coronavirus a un intervalle sériel (rapidité de transmission du virus entre 2 cas qui se suivent sur la chaîne de transmission) de 5 à 6 jours tandis que la grippe a un intervalle sériel de 3 jours. La grippe se propage donc plus rapidement que le Covid-19.

► Taux de reproduction. Le taux de reproduction du Covid-19 (nombre d’infections secondaires provoquées par un individu infecté) est 2 fois à 2.5 fois plus élevé que celui de la grippe. 

► Personnes touchées. Les enfants sont des vecteurs importants de transmission du virus de la grippe dans leur entourage. Pour le Covid-19, les études indiquent que les enfants sont moins touchés que les adultes et que les taux d’attaque cliniques chez les 0-19 ans sont bas.

► Complications. Le Covid-19 a des taux de formes sévères et de complications plus élevés que la grippe. Parmi les complications d’une infection au coronavirus : syndrome de détresse respiratoire aigu, insuffisance rénale aiguë voire défaillance multi-viscérale… « Jusqu’à maintenant, la Covid restait beaucoup plus mortelle que l’était la grippe. Donc on ne l’avait pas classé dans la catégorie des maladies respiratoires hivernales classiques. Elle va certainement y rentrer. Grâce à la vaccination, sa gravité décroit« , explique Brigitte Autran sur FranceInter le 10 octobre 2022.  

Que faire et quand se faire tester ?

► Si vous présentez des symptômes qui peuvent faire penser au Covid, faites un test de dépistage en pharmacie (antigénique) ou en laboratoire (PCR) et respectez les gestes barrières dans l’attente des résultats.

► Protégez-vous avec un masque chez vous si vous vivez avec d’autres personnes et évitez de voir des personnes fragiles.

► Si vous présentez des difficultés respiratoires, appelez le 15 (ou le 114 pour les personne sourdes ou malentendantes). 

► Les maux de tête peuvent être soulagés avec du paracétamol, non contre-indiqués en cas de Covid ou de grippe. Ne prenez pas d’anti-inflammatoires en revanche sans avis médical avant.

Sources : 

– Questions-réponses : similitudes et différences entre la COVID-19 et la grippe, Organisation mondiale de la Santé. 

– Interview du Dr Pierre Parneix, médecin hygiéniste spécialiste de santé publique, réalisée en février 2020.


    Source : JDF Santé