[Mise à jour le 17 février 2023 à 10h41] Chaque année en France, 20 000 femmes découvrent qu’elles ont un cancer colorectal (sur 43 000 cas au total, selon l’Institut national du Cancer). « C’est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme, derrière le cancer du sein » nous indique le Dr Mathilde Soule, chirurgien digestif à l’Hôpital des Peupliers à Paris. 90% des cancers colorectaux sont diagnostiqués après 50 ans. Ce cancer se développe à partir des cellules qui tapissent l’intérieur du côlon ou du rectum, là où sont formés des polypes qui sont des petites excroissances. « Il faut environ une dizaine d’années pour que des polypes bénins évoluent en polypes cancéreux (ce qui n’est pas systématique, ndlr) » précise le Dr Soule. Comme tous cancers, plus le cancer colorectal est dépisté tôt, meilleures sont les chances de guérison. Guérie d’un cancer du côlon diagnostiquée en 2019, la comédienne Clémentine Célarié a sorti le livre « Les mots défendus » en 2021 pour en parler : « Je ne veux pas rentrer dans le truc des tabous. (…) Ne pas parler d’une maladie (…) ça enferme les êtres qui ont cette maladie dans quelque chose qui empire la maladie (…) pour moi, il faut absolument en parler ! C’est quelque chose d’humain et, aussi, ça contre-carre la peur de l’attraper !« a-t-elle expliqué dans l’émission Quelle époque ! sur France 2 samedi 11 février 2023.
« J’ai la chance d’être guérie »
L’immense et touchante Clémentine Célarié évoque le cancer du côlon qu’elle a contracté en 2019
Quel est l’âge à risque du cancer colorectal chez la femme ?
Le cancer colorectal est une maladie du sujet âgé et globalement, 90% des cancers colorectaux sont diagnostiqués après l’âge de 50 ans, particulièrement à partir de 70 ans. Chez la femme comme chez l’homme, on définit trois niveaux de risque :
Les personnes qui ont plus de 50 ans ont un risque moyen.
Les personnes souffrant d’une maladie inflammatoire du tube digestif (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique…), celles qui ont des antécédents personnels ou familiaux de cancer colorectal et les fumeurs ont un risque élevé.
Les personnes souffrant d’une maladie génétique (le syndrome de Lynch ou la polypose adénomateuse familiale) ont un risque très élevé.
5 symptômes du cancer colorectal qui doivent inquiéter
« Le cancer colorectal est un cancer d’évolution lente et peu symptomatique : les symptômes sont peu spécifiques et n’apparaissent que lorsque la maladie s’est installée« , précise notre interlocutrice. Les symptômes évocateurs d’un cancer colorectal peuvent être les suivants.
1. Du sang dans les selles : Au début de son évolution, le polype est simplement une excroissance au niveau de la muqueuse digestive et ne provoque aucun symptôme. Au fil des années, le polype peut dégénérer et évoluer en adénome cancéreux, ce qui fragilise la muqueuse digestive. Cette dernière présente ainsi des lésions et a tendance à davantage saigner au contact d’aliments. Le sang dans les selles peut être rouge clair ou au contraire rouge très foncé. « La présence de sang dans les selles est un symptôme d’alerte et doit pousser à consulter un médecin, insiste l’experte. Les femmes doivent être particulièrement vigilantes : la plupart du temps, la femme de 50 ans n’a plus de règles.Toutefois, elle peut avoir des saignements post-ménopausiques. Et cela peut retarder le diagnostic : le femme peut avoir l’impression d’avoir des pertes de sang vaginales alors qu’il s’agit de sang dans les selles« , signale le Dr Soule.
2. Des douleurs abdominales : « Elles sont liées à une inflammation locale d’une muqueuse digestive fragilisée et plus sensible« , explique le Dr Soule. Conséquence : le transit va être modifié, des ballonnements et des crampes abdominales peuvent survenir. Une douleur abdominale est le symptôme de nombreuses pathologies de l’ensemble de l’abdomen. Toutefois, des douleurs abdominales persistantes et qui apparaissent sans raison apparente doivent vous amener à consulter un médecin. Seuls l’examen clinique du médecin, les symptômes associés et les examens complémentaires (bilan complet, échographie abdominale, parfois un scanner) permettent de faire le diagnostic et de proposer une prise en charge adaptée.
3. Un transit qui se modifie : « Un transit qui était régulier depuis des années et qui se modifie en l’espace de 3 mois environ représente un symptôme d’alerte. Cette modification du transit peut s’accompagner d’une colopathie fonctionnelle ou d’autres troubles fonctionnels intestinaux« , indique la spécialiste. N’hésitez pas à consulter un gastro-entérologue en cas de transit inhabituel, c’est-à-dire, dès l’apparition de diarrhée, d’une constipation prolongée ou de l’alternance des deux, de selles qui semblent plus étroites (en ruban ou en forme de crayon) que d’habitude et si la fréquence de vos selles change subitement.
4. Une perte de poids : « La présence de polype peut accélérer le transit et provoquer des diarrhées« , souligne le Dr Soule. Une diarrhée aiguë se caractérise par des selles très riches en eau, entraînant ainsi une perte de poids rapide. Ce symptôme n’est absolument pas spécifique du cancer colorectal et peut révéler de nombreux autres problèmes d’ordre digestif ou pas d’ailleurs. Cependant, lorsque l’amaigrissement est important et persistant, il faut consulter un médecin, qui pourra vous prescrire des examens afin de trouver la cause de votre perte de poids.
5. Une fatigue permanente : Une fatigue importante qui ne s’atténue pas au repos peut être évocatrice d’un cancer colorectal. Elle est souvent liée à une faiblesse et à une altération de l’état de santé général, à cause du développement de la maladie qui peut être très éprouvant.
Quelles différences avec les symptômes du cancer colorectal chez l’homme ?
Les hommes ont un peu près les mêmes symptômes, même si les symptômes de colopathie fonctionnelle sont un peu plus spécifiques à la femme. En effet, « les changements hormonaux lors de la ménopause entraînent un ralentissement du transit et parfois des ballonnements plus importants chez la femme », explique la spécialiste.
Quand s’inquiéter ? Que faire ?
Ce test permet de diagnostiquer les tumeurs bénignes avant d’évoluer en lésions cancéreuses.
Si vous présentez l’un de ces symptômes, consultez rapidement votre médecin. Par ailleurs, le cancer colorectal étant peu symptomatique, il est primordial de faire un dépistage régulier du cancer colorectal à partir de 50 ans, même en l’absence de facteur de risque ou de symptômes. De 50 à 74 ans, un courrier est envoyé tous les deux ans dans le cadre du programme national de dépistage organisé. Ce courrier invite les personnes à consulter leur médecin pour qu’il leur remette un FIT test gratuit à faire chez eux et leur expliquer le mode d’emploi.Il s’agit d’un test immunologique très simple d’utilisation qui permet de rechercher la présence de sang dans les selles. Le médecin traitant peut également prescrire ce test en cas de symptômes suspects. Les résultats sont envoyés une quinzaine de jours plus tard, au patient ainsi qu’à son médecin traitant. « Malheureusement, ce test reste très peu réalisé : environ un tiers des patients de plus de 50 ans le font. Ce qui est vraiment dommage car il permettrait de diagnostiquer de manière très précoce les tumeurs bénignes avant qu’elles n’évoluent en lésions cancéreuses« , regrette le chirurgien digestif.
Pronostic de survie
Plus la maladie est diagnostiquée tôt, plus le pronostic de survie est bon. Si la maladie est localisée dans la paroi du tube digestif (stades 0, 1, 2) , la survie à 5 ans est de 90% alors que si la maladie envahit les ganglions (stades 3 et 4), la survie à 5 ans est de 50%.
Merci au Dr Mathilde Soule, chirurgien digestif à l’Hôpital des Peupliers à Paris.
« Le liraglutide est un analogue du GLP-1, une hormone fabriquée naturellement par l’intestin lorsque l’on mange et qui ralentit la vidange gastrique, améliore la fabrication de l’insuline, agit sur la production du sucre par le foie et sur les centres de l’appétit situés directement dans le cerveau. Il s’agit d’un médicament utilisé depuis une dizaine d’années dans le traitement du diabète de type 2« , explique le Dr Emmanuelle Lecornet-Sokol, endocrinologue.
Indications : qui peut prendre du liraglutide ?
Le liraglutide est indiqué pour les patients atteints d’un diabète de type 2 qui n’est pas bien équilibré par un traitement par metformine, utilisé normalement en premier recours. Depuis 2 ans, il est aussi indiqué pour les personnes en obésité (IMC supérieur à 30).
Obésité et liraglutide
« Lors des études, les scientifiques ont observé une efficacité du liraglutide à forte dose sur la perte de poids grâce à deux actions : le ralentissement de la vidange gastrique et l’effet sur l’appétit. Depuis 2 ans, les médecins ont donc la possibilité de prescrire du liraglutide pour les patients en obésité avec un IMC supérieur à 30 ou en surpoids avec un IMC entre 27 et 30 accompagné de problèmes de santé tels que l’hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle ou encore un syndrome d’apnée du sommeil« , souligne l’endocrinologue.
Comment fonctionne le liraglutide ?
Lorsque la glycémie est élevée, le liraglutide stimule la sécrétion d’insuline (hormone produite par le foie permettant de réguler la glycémie) et diminue en même temps l’excès de glucagon (hormone produite par le foie qui augmente le taux de sucre dans le sang). C’est en cela qu’il est efficace dans le traitement du diabète de type 2. Ce processus permet également de contrôler le poids en ralentissant le passage de la nourriture de l’estomac aux intestins, permettant ainsi au patient de ressentir un effet de satiété plus rapide et plus long, réduisant ainsi son appétit.
Quelles différences entre Victoza, Ozempic et Saxenda ?
Plusieurs médicaments au liraglutide ont été mis sur le marché : ► Victoza : il s’agit d’un stylo pré-rempli avec 3 doses possibles : 0,6 mg/jour, 1,2 mg/jour ou 1,8 mg par jour maximum. Victoza doit être prescrit aux patients atteints d’un diabète de type 2, en respectant certaines conditions. L’injection est quotidienne.
► Saxenda : de la même manière que Victoza, il s’agit d’un stylo pré-rempli avec en revanche 5 doses possibles : 0,6 mg/jour 1,2 mg/jour, 1,8 mg/jour, 2,4 mg/jour et 3 mg/jour. Saxenda est prescrit pour les patients en obésité. L’injection est quotidienne. « Il n’y a aucune différence de composition entre Victoza et Saxenda, assure le Dr Lecornet Sokol. Seules l’indication et ainsi la dose changent. La HAS et le laboratoire ont préféré commercialiser les stylos sous deux noms différents pour éviter les dérives car l’un est pris en charge par la sécurité sociale et l’autre non. »
► Ozempic : quant à Ozempic, il s’agit d’un autre analogue du GLP-1 appelé sémaglutide prescrit dans le traitement du diabète de type 2. Contrairement à Victoza et Saxenda, l’injection d’Ozempic est hebdomadaire. Par ailleurs, « le sémaglutide est plus puissant que le liraglutide« . Aujourd’hui, Ozempic n’est pas indiqué dans le cadre de l’obésité. Pourtant, de nombreux médecins le prescrivent pour traiter le surpoids entrainant ainsi des pénuries. « Wegovy, est le nom utilisé pour l’utilisation du sémaglutide à fortes doses dans le traitement de l’obésité mais ne peut être utilisé pour l’instant que par les services hospitaliers spécialisés en nutrition. »
Les injections sont inefficaces chez 10 à 15% des personnes
Comment utiliser l’injection ?
Victoza et Saxenda doivent être administrés une fois par jour en sous cutanée, indépendamment des repas, à heure plus ou fois fixe. Ozempic doit en revanche être administré une fois par semaine. Vissez une aiguille neuve (celles-ci doivent être changées chaque jour) sur le stylo, tournez le sélecteur de dose jusqu’à ce que le compteur de dose affiche votre dose, insérez l’aiguille dans la peau (ventre, bras, cuisse) puis appuyez sur le bouton de dose jusqu’à ce que le compteur de dose revienne à 0.
Quelle efficacité ?
« Parfois, les injections sont inefficaces. C’est le cas chez 10 à 15% des personnes sans que l’on sache pour l’instant quelle est la cause de ce non fonctionnement. Les effets du liraglutide dans la perte de poids peuvent s’estomper avec le temps, au bout de 5 à 6 mois chez certains patients. »
Quels sont les effets secondaires ?
« Les effets secondaires les plus fréquents sont desnausées, vomissements, diarrhées ou encore douleurs abdominales. Ces effets ne sont pas graves sauf si le patient souffre d’une fragilité particulière. La prise de liraglutide peut augmenter le risque de pancréatiteet il y a un doute sur la possibilité que cela puisse entraîner des tumeurs du pancréas et de la thyroïde« , explique le Dr Emmanuelle Lecornet-Sokol.
Comment manger avec Saxenda, Victoza et Ozempic ?
Que son utilisation intervienne dans le cadre d’un diabète de type 2 ou d’une obésité, l’utilisation de l’un de ces médicaments doit s’intégrer dans une démarche de perte de poids globale avec une alimentation équilibrée et une activité physique régulière.
Comment arrêter les injections ?
« Il est important d’être suivi par son médecin traitant ou par un spécialiste tel qu’un endocrinologue pour limiter la reprise de poids. La plupart du temps, les injections s’arrêtent progressivement ».
Quel prix ? Est-ce pris en charge par la sécurité sociale ?
Si Victoza et Ozempic sont pris en charge par la sécurité sociale dans le cadre du traitement du diabète et donc remboursés mais ce n’est pas le cas de Saxenda. Son prix varie d’une pharmacie à l’autre mais le coût d’une boîte de 3 injections est d’environ 200 euros. « Il y a un vrai sujet de difficulté à son accessibilité car le prix peut être un frein à son utilisation« , déplore l’endocrinologue.
Merci au Dr Emmanuelle Lecornet-Sokol, endocrinologue, présidente de la Fenardediam, co-auteur avec Caroline Balma Chaminadour du livre » Et si c’était hormonal » (éditions Marabout poche).
Depuis le 1er février 2023,l’Espagne expérimente le Todacitan (commercialisé par le laboratoire EFG/Aflofarm), un médicament de sevrage à la cigarettesous forme de comprimés qui permettrait d’arrêter de fumer en seulement 25 jours. Cependant, tous les fumeurs n’y ont pas accès. Suite aux résultats concluants de plusieurs essais randomisés, le ministère de la Santé espagnol a en effet autorisé sa délivrance et son remboursement seulementpour les « gros fumeurs » suivis dans des centres anti-tabac. Qu’est-ce que le Todacitan ? Quel est son mode d’action ? Quels effets secondaires ? Sera-t-il disponible en France un jour ?
Le Todacitan (du laboratoire EFG/Aflofarm) est un traitement de sevrage tabagique à base de cytisine. Il aide à arrêter de fumer progressivement et soulage l’anxiété liée à l’arrêt du tabac. La cytisine est une molécule issue d’une plante (Cytisus Laburnum, voir la photo ci-dessous) utilisée comme traitement anti-tabac en Europe de l’Est depuis 1967, rapporte le site Stop Tabac suisse. La cytisine a un effet agoniste, comme le Champix® (médicament du sevrage tabagique retiré du marché en France en 2021). Cela veut dire qu’elle est capable de bloquer la liaison de la nicotine à des récepteurs spécifiques (nicotiniques alpha 4-bêta 2), ce qui diminue la sécrétion de dopamine (surnommée l’hormone du « bonheur ») quand un fumeur consomme du tabac. Autrement dit, le fumeur prend moins de plaisir à fumer. Par ailleurs, la cytisine atténue les symptômes désagréables associés à l’arrêt du tabac (anxiété, stress, envie de grignoter…).
Todacitan est indiqué aux personnes majeures (plus de 18 ans) désirant arrêter de fumer et qui ne présentent pas de contre-indications (voir la liste plus bas). Ce traitement s’adresse aux personnes qui fument plus de 10 cigarettes par jour et qui sont suivies dans des centres anti-tabac.
Comment prendre le Todacitan ?
Dans tous les cas, la prise de Todacitan doit se faire suite à une prescription par un médecin qui s’assure de l’absence de contre-indications. Le traitement dure 25 jours :
► Du jour 1 au jour 3 : le patient prend 6 comprimés de 1.5 mg par jour (1 toutes les deux heures). Durant ces 3 premiers jours de sevrage, le patient peut continuer à fumer quelques cigarettes.
► Du jour 4 au jour 25 : le patient prend2 comprimés de 1.5 mg par jour (espacés de 2h30). A partir du 4e jour, le patient doit complètement arrêter la cigarette. Au bout de 25 jours, le patient n’a théoriquement plus envie de fumer.
Le Todacitan va-t-il arriver en France ?
En France, Todacitan n’est pas autorisé.
Pour le moment, Todacitan du laboratoire EFG/Aflofarm n’est disponible qu’en Espagne et que pour certains fumeurs (fumant plus de 10 cigarettes par jour et suivis par des centres anti-tabac), mais aussi dans 18 pays (Europe de l’Est, Canada…) sur ordonnance médicale. Mais Todacitan n’est pas approuvé par les autorités de contrôle des médicaments en France. Reste à savoir si ce médicament sera un jour autorisé et commercialisé en France. « La cytisine a une petite efficacité dans les essais qui ont été effectués. Mais, pour l’instant, on n’a pas des grands essais indiscutables pour lui donner un statut de médicament. C’est une piste intéressante » a expliqué le Pr Dautzenberg sur RTL. A noter que le Todacitan a un mode d’action similaire à celui du Champix®, médicament à base de varénicline (mais avec moins d’effets secondaires a priori). Champix® était le seul médicament de sevrage tabagique commercialisé en France. Mais il a été retiré du marché en octobre 2021 à cause de la présence d’une substance probablement cancérogène. Pour le moment, il n’est pas de retour sur le marché français. En alternative au Champix, la prescription d’un traitement alternatif comme des traitements nicotiniques de substitution (patchs, gommes, sprays…) et le bupropion chlorohydrate (Zyban) est également possible pour arrêter de fumer.
Quelle est l’efficacité du Todacitan ?
L’efficacité de Todacitan a été démontrée par plusieurs essais randomisés, versus placebo (le placebo est une forme médicamenteuse sans produit actif mais identique par son aspect à celui du médicament actif). L‘étude la plus récente (juillet 2021) a comparé l’efficacité de la cytisine (Todacitan) à celle de la varénicline (Champix®) auprès de 1 500 patients. Six mois après la prise du traitement, les taux d’abstinence étaient de 11,7 % pour le groupe qui a pris de la cytisine (traitement de 25 jours) et de 13,3 % pour le groupe qui a pris de la varénicline (traitement de 84 jours), avec des effets secondaires moins importants pour la cytisine.
Quels sont les effets secondaires du Todacitan ?
La cytisine est globalement bien tolérée. Selon la méta-analyse de 2013 et celle de 2019, les événements indésirables les plus fréquemment rapportés sont :
Symptômes gastro-intestinaux légers à modérés
Maux de tête
Insomnies
Nausées
Vomissements
Dyspepsie (gêne abdominale)
Sécheresse de la bouche
Quelles sont les contre-indications du Todacitan ?
Ne pas prendre du Todacitan :
si vous êtes allergique à la cytisine ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament
si vous souffrez d’angor instable (angine de poitrine),
si vous avez des antécédents d’infarctus du myocarde récent,
si vous souffrez d’arythmies cardiaques cliniquement pertinentes,
si vous avez récemment eu un accident vasculaire cérébral,
si vous êtes enceinte ou si vous allaitez
si vous êtes sous pilule contraceptive
si vous suivez un traitement antiépileptique
si vous suivez un traitement antituberculeux
si vous avez une hypertension artérielle pas bien contrôlée
Sources : Site Stop-Tabac.ch / Efficacy of cytisine in helping smokers quit: systematic review and meta-analysis. Thorax. 2013 Nov;68 / Effect of Cytisine vs Varenicline on Smoking Cessation: A Randomized Clinical Trial. JAMA. 2021 / Disponibilité des produits de santé, ANSM / Arrêt du tabac : quelle prise en charge pour les substituts nicotiniques ? AMELI, 26 ocobre 2022 / Site Aflofarm
Médecins Sans Frontières (MSF) est une association médicale humanitaire internationale, créée dans le but d’apporter une assistance médicale à des populations dont la vie ou la santé sont menacées, en France ou à l’étranger, principalement en cas de guerre ou de conflits armés, de pandémies, de famines ou de catastrophes naturelles. Qui sont les Médecins Sans Frontières ? Quelles sont leurs missions ? Comment s’engager dans cette association ? Comment les aider à notre échelle ?
Histoire : qu’est-ce que l’association Médecins Sans Frontières ?
Association humanitaire créée en 1971 à Paris par un groupe de médecins et de journalistes, Médecins Sans Frontières (ou MSF) est une organisation médicale d’urgence (organisation non gouvernementale ou ONG) qui offre une assistance médicale en contexte précaire et sans discrimination, autrement dit à des personnes dont la vie est menacée, comme par exemple en cas de conflits armés, d’épidémies, de pandémies, de catastrophes naturelles (tsunami, séisme…) ou d’exclusion des soins. Elle est présente dans plus de 70 pays du monde, avec près de 100 opérations d’assistance médicale et 41 000 personnes employées (membres des équipes MSF) dans les bureaux ou qui agissent directement sur le terrain. Pour l’ensemble de ses interventions et ses valeurs, Médecins Sans Frontières a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1999.
Qui sont les médecins fondateurs de Médecins Sans Frontières ?
En 1971, ce sont 13 personnes, majoritairement des médecins, qui ont créé Médecins Sans Frontières :
Dr Marcel Delcourt, médecin généraliste
Dr Max Récamier, oto-rhino-laryngologiste
Dr Gérard Pigeon, médecin-colonel de sapeurs-pompiers
Dr Bernard Kouchner, médecin et homme politique
Raymond Borel, de la revue Tonus
Dr Jean Cabrol, chirurgien
Dr Vladan Radoman, chirurgien
Dr Jean-Michel Wild, chirurgien
Dr Pascal Greletty-Bosviel, médecin généraliste
Dr Jacques Bérès, chirurgien orthopédiste
Dr Gérard Illouz, chirurgien plastique
Philippe Bernier, journaliste de la revue Tonus
Dr Xavier Emmanuelli
Aujourd’hui, les équipes de Médecins Sans Frontières rassemblent :
Des professionnels de la santé (médecins généralistes, pédiatres, urgentistes, gynécologues, oncologues, psychologues, anesthésistes, chirurgiens plastique, brûlologues, plasticiens de la main, chirurgiens orthopédique, infectiologues, microbiologistes, infirmiers, réanimateurs, sages-femmes…)
Des professionnels de la logistique (architectes constructeurs, électriciens, logisticiens généralistes, responsables eau, hygiène et assainissement, responsables approvisionnement…)
Des professionnels de l’administration (ressources humaines, coordinateurs de projet, juristes…)
Objectif : quel est le rôle de Médecins Sans Frontières ?
Médecins Sans Frontières a pour mission de mettre en œuvre un large éventail de soins : consultations, hospitalisations, interventions chirurgicales, soins psychologiques, soins médico-nutritionnels… Elle peut aussi apporter des secours matériels et sanitaires pour améliorer les conditions de vie de personnes affectées par une crise sanitaire ou sociale. Quelques exemples de missions et d’interventions de Médecins Sans Frontières (liste évidemment non exhaustive) :
→ En 1980 : distribution d’une aide massive et d’un envoi de nourriture au Cambodge pour faire face à la famine.
→ En 1994 : assistance et opérations de secours au Rwanda suite aux attentats et aux exterminations perpétrées par des miliciens encadrés par les Forces armées rwandaises.
→ En 2000 : mobilisation politique et sociale pour l’accès aux trithérapies dans le traitement du VIH/SIDA. En 2000, à l’hôpital de Surin en Thaïlande, Médecins Sans Frontières met ses premiers patients sous trithérapie.
→ En 2000 : élaborationde la loi sur la Couverture maladie universelle (CMU), qui entre en vigueur le 1er janvier 2000. Ce qui permet d’ouvrir sans délai des droits à une couverture sociale pour toute personne résidant en France
→ En 2005 : utilisations et envois massifs d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi pour traiter la malnutrition aiguë sévère pendant la crise nutritionnelle au Niger
→ En 2011 : approvisionnement en médicaments et ouverture d’un hôpital dans le nord de la Syrie, pendant les Printemps arabes.
→ En 2014 : emploi de près de 4000 membres du personnel national et 325 membres du personnel international pour combattre l’épidémie d’Ebola dans les trois pays les plus affectés : la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone.
→ En 2015 : lancement d’une opération de recherche, de sauvetage et d’aide médicale en Méditerranée centrale, entre l’Afrique et l’Europe, afin de venir en aide aux migrants.
→ En 2022 : mobilisation et assistance médicale aux personnes victimes ou réfugiées de guerre lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
→ En 2022 : intervention d’urgence (aide aux populations et soutien aux structures de santé locales) lors des tremblements de terre en Syrie et en Turquie
Le logo actuel de Médecins Sans Frontières a été créé en 1994. Il représente une « silhouette ambivalente (en rouge et blanc) qui évoque à la fois un être humain en mouvement qui fuit les violences ou une personne qui vient en aide à d’autres personnes. Dans les deux cas, il s’agit d’un personnage actif et les rayures ne font que renforcer ce dynamisme« , peut-on lire sur le site officiel de l’ONG.
Quelle différence entre Médecins du Monde et Médecins Sans Frontières ?
Il y a peu de différences. Médecins du Monde et Médecins Sans Frontières sont toutes les deux des ONG médicales de solidarité internationale qui interviennent en France et à l’étranger. Médecins du Monde est une organisation plus petite (effectif : moins de 4000) et a été créée en 1980, soit 9 ans après Médecins Sans Frontières.
Comment s’engager et faire un don à Médecins Sans Frontières ?
► En soutenant les actions de MSF à travers l’envoi de dons. Plusieurs possibilités :
► En rejoignant les équipes sur le terrain (La MSF recherche particulièrement des médecins généralistes, des pédiatres et des coordinateurs ressources humaines). Des offres sont régulièrement publiées sur le site de Médecins Sans Frontières. Des candidatures spontanées sont également possibles pour postuler aux missions de terrain.
► En organiser un événement de collecte solidaire (en ligne par exemple)
► En participant aux événements Médecins Sans Frontières en région (réunions d’information, expositions, conférences, débats, projections…) ou en relayant les messages sur les réseaux sociaux
Comment contacter Médecins Sans Frontières ?
→ Adresse : 14-34 avenue Jean Jaurès / 75019 Paris
Le test à l’antiglobuline, ou test de Coombs, est utilisé pour détecter la présence d’anticorps qui se seraient fixés sur des antigènes, entrainant la destruction des globules rouges présents dans le sang. Celui ci est réalisé à partir d’un prélèvement de sang. On distingue le test de Coombs direct et le test de Coombs indirect.
Qu’est ce qu’un test de Coombs direct ?
Le test de Coombs direct met essentiellement en évidence la présence d’immunoglobulines à la surface des hématies. Il s’agit d’auto-anticorps, capable de provoquer la destruction des globules rouges. « Si les auto-anticorps sont présents, les globules rouges s’agglutinent, le test est positif. En revanche, si les auto-anticorps ne sont pas présents, il n’y a pas d’agglutination des hématies, le test est négatif. S’il est positif, il sera renouvelé avec plusieurs types d’anticorps pour déterminer et doser l’anticorps spécifique« , explique le Dr. Monique Quillard, médecin généraliste.
Qu’est ce qu’un test de Coombs indirect ?
Il est complémentaire du test de Coombs direct et n’est réalisé que si ce dernier est positif. « ll permet de détecter des anticorps présents dans le sérum du patient. Il permet de déterminer la spécificité de l’anticorps« , précise le Dr. Quillard.
Pourquoi faire le test de Coombs ?
Il est prescrit dans les cas suivants :
Anémie hémolytique auto-immune ou après certaines infections virales (mononucléose infectieuse par exemple).
Recherche d’incompatibilité materno-fœtale (groupe sanguin de la mère et du fœtus incompatible, notamment au niveau du rhésus) pouvant entrainer une maladie hémolytique chez le nourrisson
Après une transfusion sanguine (incompatibilité de groupe sanguin).
En cas de cirrhose hépatique
En cas de maladies auto-immune
Certains myélomes
Comment faire le test de Coombs ?
Le test se fait via un prélèvement veineux. Le sang est mis en contact avec le réactif de Coombs. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun.
Que signifie un test de Coombs positif ?
Le test est positif lorsque l’on observe une agglutination des hématies. Un résultat positif au test signifie que des anticorps sont bien présents. « Comme il ne donne pas d’indication quant à l’anticorps présent, il sera ensuite nécessaire de renouveler le test de Coombs pour chaque catégorie d’anticorps (immunoglobulines G, A,M…) pour déterminer celui en cause« , ajoute le Dr. Quillard.
Que signifie un test de Coombs négatif ?
Le test est négatif si aucune agglutination n’est présente : cela signifie que les anticorps sont absents.
Merci au Dr. Monique Quillard, médecin généraliste.