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Moustique tigre : carte 2023, maladies, comment l'éviter ?

Moustique tigre : carte 2023, maladies, comment l'éviter ?

Plus les années passent et plus le moustique tigre (Aedes albopictus) se multiplie en France. Selon le site Vigilance Moustiques, 70 départements sont colonisés ou en passe de l’être par ce moustique, soit près de 67% du territoire. Le moustique tigre aime les lieux habités par l’homme. Il pique comme le moustique « classique » mais plutôt le jour et peut véhiculer des maladies dont le Zika, le chikungunya ou la dengue. Les cas de dengue ont augmenté dans le sud de la France en 2022. Des experts confirment « un risque sanitaire important » cette année dans article publié le 20 février 2023 dans Le Parisien, et appellent à se mobiliser contre la prolifération de ce moustique« 2022 est une année charnière où on a franchi une étape de plus dans le risque », explique Marie-Claire Paty, coordinatrice de surveillance des maladies vectorielles chez Santé publique France, au Parisien. Comment ? Quels risques si on se fait piquer ? Quelle est la taille du moustique tigre ? Comment désinfecter et soigner la piqûre

Carte : où le moustique-tigre est-il présent en France ?

En métropole, ce moustique s’est développé rapidement depuis 2004. Chaque année, le moustique tigre sort de son hibernation au printemps, période à laquelle on retrouve la conjonction humidité et chaleur. L’humidité, pour que les œufs pondus puissent se développer et passer de l’état de larve à nymphe, et la chaleur, pour que la larve pousse son développement jusqu’au stade adulte du moustique. Les cartes officielles de présence du moustique tigre (Aedes albopictus) en France métropolitaine sont destinées à l’information des décideurs et du grand public. Elles sont actualisées régulièrement par le ministère de la Santé. Il est possible de signaler la présence du moustique tigre sur le portail officiel des autorités sanitaires : signalement-moustique.anses.fr.

► Le moustique tigre est actif dans 67% du territoire français, indique le site de Vigilance Moustiques

Carte de présence du moustique-tigre en février 2023
Carte de présence du moustique-tigre en février 2023 © Vigilance-Moustique

Légende : bordeaux : cas de maladie déclaré / rouge : moustique tigre implanté et actif / orange : interception ponctuelle / jaune : surveillance entomologique / vert : veille sanitaire, rien à déclarer

Carte des  67 départements colonisés par le moustique tigre (sur les 96 départements métropolitains)
Carte des départements colonisés par le moustique tigre (sur les 96 départements métropolitains) © Ministère de la Santé

Le moustique tigre est-il présent à Paris ?

D’après la carte publiée par Vigilance Moustiques (ci-dessus), Paris (ainsi que tous les départements d’Ile-de-France) est placé en vigilance rouge, signifiant que le moustique tigre y est actif. De ce fait, une surveillance renforcée du moustique tigre est mise en place par les autorités du 1er mai au 30 novembre de chaque année.

Carte de présence du moustique tigre en Ile de France
Carte de présence du moustique tigre en Ile de France © Vigilance Moustiques

Quelle est la taille du moustique tigre ?

Le moustique tigre est plus petit que le moustique autochtone que l’on a chez nous : aedes albopictus mesure environ 5 millimètres. Le moustique autochtone, lui, mesure généralement entre un demi-centimètres et un centimètre.

Quelles maladies peut-on attraper à cause du moustique tigre ?

« Le moustique tigre est un vecteur potentiel de certaines maladies virales, mais il ne les porte pas systématiquement, explique Stéphane Gayet, infectiologue au CHU de Strasbourg. Les plus connues sont la Dengue, le virus du Chikungunya et le virus Zika. Il est capable de les transmettre d’une personne à une autre ». Concrètement, le moustique contracte la maladie en piquant un individu contaminé, puis le transmet en piquant une autre personne. S’il est piqué, le malade reste contagieux quelques heures avant l’apparition des manifestations et pendant la phase aiguë, généralement 5 jours suivant le début des manifestations.

>> La dengue est une maladie la plupart du temps asymptomatique. Dans 25 à 60% des cas, elle se manifeste par des symptômes proches de ceux de la grippe (fièvre élevée, frissons, maux de tête, myalgies, nausées, vomissements, douleurs articulaires…) associés à des éruptions cutanées et une grande fatigue.

>> Le chikungunya est une maladie le plus souvent bénigne, qui entraîne des symptômes comme une grande fatigue et des douleurs qui peuvent persister plusieurs semaines. En cas d’apparition de fièvre et de douleurs articulaires survenant après une piqûre de moustique, il vaut mieux consulter son médecin.

>> La maladie à virus Zika est une maladie le plus souvent bénigne mais qui peut parfois entraîner des symptômes de type grippal comme des maux de tête, des courbatures, une fatigue, mais aussi des éruptions cutanées. Elle peut également se manifester par une conjonctivite ou par une douleur derrière les yeux, ainsi que par un œdème des mains et/ou des pieds. La fièvre apparaît peu élevée et transitoire.

Quels risques en cas de piqûre de moustique-tigre ?

Stéphane Gayet tient à rassurer sur le cas du moustique tigre : « Il ne faut pas être alarmiste, ce moustique n’est pas forcément dangereux : pour qu’il transmette des maladies virales, comme la Dengue, le chikungunya ou l’infection au Zika, il faut d’abord qu’il pique quelqu’un de contaminé. Or, il y a très peu de cas en France. » Il faut donc être vigilant, mais ce n’est pas quelque-chose dont il faut avoir la hantise, car ces moustiques représentent un risque uniquement dans les pays où il y a ces maladies.

Quelle est l’origine du moustique tigre ?

Le moustique tigre, ou aedes albopictus, est un moustique originaire des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est, mais qui est désormais présent dans la plupart des pays du globe car il a su s’adapter à divers environnements et notamment en milieu urbain. « Il est arrivé en Europe dans les années 2000, par avion, ou plus probablement par bateau, puisque la vie des moustiques est liée à l’humidité », explique Stéphane Gayet, infectiologue au Chu de Strasbourg. L’espèce est aujourd’hui implantée dans plus de 100 pays sur les 5 continents de la planète. Cette expansion fulgurante, liée principalement au commerce international (de pneus notamment), lui vaut d’être classé parmi les espèces les plus invasives au monde. Il a tendance à proliférer dans toutes sortes de récipients et de réservoirs d’eau artificiels (vases, pots, bidons, gouttières…). « On l’appelle moustique tigre en référence aux lignes blanches qui strient son corps et ses pattes noires« , précise-t-il. Le moustique tigre est silencieux et diurne, autrement dit,  il pique plutôt le jour (principalement le matin et le soir) sans faire de bruit, alors que le moustique a plutôt tendance à piquer la nuit.

Cycle de la vie du Moustique Tigre
Cycle de la vie du Moustique Tigre © Alexey Protasov – stock.adobe.com / Journal des Femmes

Photo : à quoi ressemble un moustique-tigre ?

moustique tigre
Photo d’un moustique-tigre © 123RF-Marco Uliana
Photo d'un moustique tigre
Photo d’un moustique tigre © smuay – stock.adobe.com

Quelle est la durée de vie du moustique tigre ?

Le moustique-tigre vit en moyenne 30 jours.

Comment se protéger du moustique tigre ?

L’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a émis une liste de recommandations pour se protéger des moustiques-tigres. 

Pour éviter la prolifération du moustique-tigre chez soi, il faut :

  • Si possible, allumez la climatisation (les moustiques fuient les endroits frais) ou un ventilateur ;
  • Vider les vases, les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable humide.
  • Supprimer ou vider régulièrement les petits récipients pouvant contenir de l’eau dans les jardins.
  • Rendre les bidons de récupération d’eau de pluie inaccessibles aux moustiques (les couvrir d’une moustiquaire ou d’un tissu fin), retourner les arrosoirs.
  • Prévoir une pente suffisante pour que l’eau ne stagne pas dans les gouttières.
  • Veiller à la bonne évacuation des eaux de pluie.
  • Ranger à l’abri de la pluie tous les stockages pouvant contenir de l’eau : pneus, bâches plastique, jeux d’enfants.
  • Pour les récipients impossibles à vider (puits, collecteurs d’eau de pluie ouverts…), on peut les couvrir hermétiquement avec de la toile moustiquaire ou, à défaut, recouvrir cette eau d’une fine couche d’huile : les larves ne peuvent plus respirer et meurent.
  •  Entretenir son jardin, élaguer les arbres, débroussailler les haies et les herbes hautes, éviter le stockage de débris végétaux permettent de limiter les lieux de repos du moustique tigre.
Gestes de protection du moustique tigre
Gestes de protection du moustique tigre © ARS Ile-de-France

Pour se protéger des piqûres, il faut :

La citronnelle ne protège que pendant une heure environ

  • Porter des vêtements longs, amples et de couleurs claires
  • Utiliser des répulsifs cutanés en suivant les précautions d’emploi indiquées sur l’emballage. L’Organisation mondiale de la Santé recommande d’utiliser des répulsifs cutanés, principalement ceux qui renferment du DEET de l’IR3535 ou de l’Icaridine. En revanche, les appareils électriques comme les diffuseurs ou les émetteurs d’ultra-sons ont une faible efficacité. Dans tous les cas, Il faut donc prendre au préalable l’avis de son médecin ou, à défaut, de son pharmacien, car certains produits n’ont pas d’efficacité et d’autres sont déconseillés aux femmes enceintes et aux enfants.
  • Utiliser des moustiquaires pour éviter que les moustiques entrent dans les maisons,
  • La citronnelle ne protège que pendant une heure environ contre les piqûres et est déconseillée chez les enfants âgés de moins de 2 ans.
  • Utiliser des diffuseurs d’insecticides à l’intérieur (prise) et des serpentins à l’extérieur.

Quelles différences avec le moustique « normal » ?

Le moustique tigre est très facilement identifiable à l’œil nu : il est reconnaissable à ses rayures nettes noires et blanches sur le corps et sur les pattes.

  • Ses ailes sont franchement noires (sans tâches). « Le moustique tigre est très foncé, presque noir, avec de fines rayures blanches. C’est de ces rayures que vient son nom : aedes albopictus, albo signifie « blanc » et pictus « rayé », donc « rayé de blanc », explique le spécialiste. Même en vol, il est aisé de voir que le moustique tigre est plus foncé que les autres.
  • Son corps est noir et blanc : il est facilement identifiable grâce à la ligne blanche présente le long de son thorax
  • Pour se nourrir, les moustiques disposent d’un appareil piqueur : un long appendice en prolongement de la tête. Si l’insecte n’a pas d’appareil piqueur, ce n’est donc pas un moustique.
  • Il est plutôt  facile à écraser en vol.  
  • Il pique surtout le jour, au crépuscule et à l’aube. « En effet, il est plus diurne que le moustique autochtone : il a une activité plus journalière, alors que le moustique autochtone est plus crépusculaire et nocturne », ajoute le médecin infectiologue.
  • Il est plus agressif que les autres moustiques : « En effet, piquer des mammifères ou des hommes est nécessaires aux moustiques femelles, mais il semblerait que les moustiques-tigres préfèrent l’homme. » 

Que faire en cas de piqûre de moustique tigre ?

« Visuellement, la piqûre est la même : on peut sentir une petite douleur, il y a un petit bouton rouge, ça gonfle et ça démange assez vite , décrit Stéphane Gayet. Le bouton ressemble à une cloque un peu plate, de 5 mm à 2 cm de diamètre, selon les personnes. Le bouton peut tourner au rouge et s’élargir s’il y a une mauvaise réaction de la peau. « Il est toujours important de désinfecter avec un antiseptique, tout de suite après la piqûre, pour limiter le risque de contagion de maladies , explique le médecin. Une fois que cela est fait, la piqûre disparaîtra d’elle-même.

Comment signaler la présence du moustique tigre ?

Si vous repérez des moustiques tigres, il est demandé de les signaler à l’ARS ou à la préfecture, qui pourra ainsi lancer un plan de lutte. Signaler la présence d’un moustique tigre permet de participer à sa surveillance, ce qui aide les autorités sanitaires à mettre en place des mesures de lutte adaptées à sa propagation sur le territoire. Mais avant de signaler un moustique tigre, vous devez disposer d’une photographie du moustique ou son état doit permettre une identification (par envoi d’un échantillon à l’opérateur en charge de la démoustication dans votre région). Une fois cette condition remplie, pour vérifier que vous êtes bien en présence d’un moustique tigre, il vous faudra répondre à trois questions : 

  • Le moustique est-il de petite taille ?
  • De quelle couleur est-il ?
  • Dispose-t-il d’un appareil piqueur (un long appendice en prolongement de sa tête) ?

→ Signalez la présence d’un moustique tigre sur le site signalement-moustique.anses.fr.

    Quelles recommandations si on voyage dans un pays à risque ?

    Comme il n’existe pas de vaccin contre le chikungunya et la dengue, la prévention et le contrôle de la prolifération des moustiques restent les seuls moyens de s’en prémunir. Par ailleurs, en cas de fièvre élevée subite (supérieure à 38,5°C), de douleurs sévères dans les articulations, muscles et maux de tête un à deux jours après un voyage, il est recommandé de consulter un médecin. Enfin, si vous partez en voyage dans une région tropicale, il est impératif de vous protéger des piqûres de moustiques :

    • porter des vêtements couvrants et amples imprégnés d’insecticide,
    • appliquer des produits anti-moustiques,
    • dormir sous une moustiquaire préalablement traitée à l’insecticide,
    • mettre en marche l’air conditionné car les moustiques n’aiment pas les basses températures.

    *surveillance qui consiste à capturer périodiquement des moustiques à l’aide de pièges placés dans des stations. Ces moustiques sont identifiés et envoyés pour analyse au Laboratoire de l’Agence Régional de Santé.

    Merci à Stéphane Gayet, infectiologue au CHU de Strasbourg.

    Sources : Ministère de la Sante / Site Vigilances Moustiques


    Source : JDF Santé

Comment bien vieillir après 70 ans ?

Comment bien vieillir après 70 ans ?

Qu’est-ce qui change quand on a 70 ans ? 

Il y existe deux modifications importantes après 70 ans. « Tout d’abord, la perte des sens, explique Aline Victor, conseillère en stratégie nutritionnelle. Le goût qui s’émousse, une perte d’odorat qui s’accentue, une baisse visuelle de plus en plus importante…, autant de facteurs qui vont mettre à mal le plaisir de manger« . Ensuite, on retrouve les pathologies liées au vieillissement. « Il s’agit de l’arthrose (usure du cartilage), la sarcopénie (baisse de la masse et de la force musculaire) et l’ostéoporose (diminution de la densité osseuse). Ces 3 pathologies sont souvent responsables de la perte d’autonomie. La personne perd sa mobilité. Elle a peur de la chute et ne sent pas à l’aise pour marcher seul« . Le risque principal est l’isolement et donc la dépression. La fonction immunitaire peut également être affaiblie, ce qui peut augmenter le risque d’infections. Chez certaines personnes, les fonctions cognitives peuvent ralentir avec l’âge, entrainant des troubles tels que la démence et la maladie d’Alzheimer. Enfin, des changements dans les relations sociales peuvent survenir avec le départ des amis et des membres de la famille ou la perte de partenaires.

Quels sont les examens à faire après 70 ans ? 

« On continue les mêmes examens qu’à 50 ans et 60 ans, poursuit Aline Victor. Idéalement on rajoute un bilan de dépistage de la dénutrition surtout si des signes de perte d’appétit apparaissent. Ces bilans peuvent être réalisés par un diététicien« . Les mutuelles prennent en charge une consultation par an. Après 70 ans, il est conseillé de faire des examens médicaux réguliers pour surveiller sa santé et détecter les maladies à un stade précoce. Parmi les examens de santé recommandés, on peut citer : 

  • Examens de dépistage du cancer : Selon les recommandations de l’American Cancer Society, les femmes devraient subir un test de dépistage du cancer du sein tous les deux ans et un test de dépistage du cancer colorectal tous les dix ans. Les hommes devraient subir un test de dépistage du cancer de la prostate selon les recommandations de leur médecin.
  • Des examens réguliers de la vue et de l’ouïe.
  • Des examens de la tension artérielle pour détecter toute hypertension artérielle.
  • Des tests sanguins réguliers pour mesurer le cholestérol, le glucose et la fonction hépatique, peuvent aider à détecter les maladies chroniques comme le diabète, les maladies cardiaques et les problèmes hépatiques.
  • Un test de densité osseuse est préconisé pour les hommes de plus de 70 ans afin de dépister l’ostéoporose.
  • Des examens dentaires réguliers peuvent aider à prévenir les problèmes de santé bucco-dentaire tels que les caries, les maladies des gencives et les infections.

Quel sport faire après 70 ans ? 

« Renseignez-vous auprès de votre commune, il existe certainement des clubs qui proposent des activités de gym douce, conseille Aline Victor. Si vous êtes sportif dans l’âme alors n’hésitez pas à maintenir le cap le plus longtemps possible. Il se peut que vos articulations vous demandent de ralentir la cadence. Auquel cas, les sports dans l’eau seront plus adaptés« . Il est important de rester actif à tout âge, y compris après 70 ans. « Les activités physiques peuvent aider à maintenir la force musculaire et l’équilibre, réduire le risque de chutes et améliorer la santé cardiaque et le bien-être mental », confirme le Dr Victoria Tchaïkovski, médecin du sport. « Cependant, il est important de choisir des activités physiques qui conviennent à votre niveau de forme et à vos capacités physiques. Demandez un bilan complet (cardio, gynéco, densitométrie…) à votre médecin généraliste et optez pour une bonne préparation physique afin d’éviter les blessures« . L’électrostimulation peut être une bonne solution pour prendre de la masse musculaire. « Rappelons que le sport reste le meilleur traitement contre l’ostéoporose, l’hypertension et le diabète qui surviennent avec l’âge« . Parmi les sports préconisés après 70 ans pour aider à améliorer la santé cardiaque, la flexibilité et la force musculaire sans mettre de stress sur les articulations : la marche, la natation, le yoga, la gymnastique douce ou le vélo stationnaire.

Quelle alimentation après 70 ans ? 

Attention à la dénutrition ! « En effet, l’un des principaux risques après 70 ans est la dénutrition, observe Aline Victor. C’est une maladie silencieuse due à une diminution des consommations alimentaires et une augmentation des dépenses (souvent liée à une maladie). Les douleurs articulaires qui font que les déplacements deviennent difficiles, la perte d’appétit qui est vecteur de perte de poids sont autant de situations qui peuvent entrainer à terme une dénutrition. L’unique potage le soir ne suffit pas !« . Dans son alimentation, il faut :  
Consommer suffisamment de protéines (viande, poisson, œufs, fromage…). « On conseille midi et soir une source de protéines animales ou végétales pour prévenir et lutter contre la sarcopénie liée à l’âge« , rappelle Sarah Marin-Maire, diététicienne nutritionniste.
Manger des aliments riches en nutriments : « les fruits, les céréales complètes et les légumineuses, les noix et les graines ont leur intérêt. Ils peuvent aider à prévenir les maladies chroniques et à maintenir une bonne santé« .
Boire suffisamment d’eau : « Une bonne hydratation est indispensable tout au long de sa vie, mais nous devons y être d’autant plus attentifs en prenant de l’âge. La sensation de soif s’amoindrie avec l’âge mais les besoins restent importants et à ne pas négliger pour éviter la déshydratation : 1,5 litre d’eau par jour est un minimum. On peut également privilégier des eaux riches en calcium comme l’Hépar, la Courmayeur ou la Salvetat pour protéger le capital osseux« .
Éviter les carences en vitamines et minéraux : « Les personnes âgées ont souvent des besoins en nutriments différents des plus jeunes« .
Éviter les aliments transformés souvent riches en gras, en sel et en sucre. Ils peuvent contribuer à l’obésité, aux maladies cardiaques et au diabète. « Il est préférable de se concentrer sur les aliments entiers et non transformés ».

Quels conseils pour prévenir les maladies liées au vieillissement après 70 ans ?

Il est possible de prévenir certaines maladies liées au vieillissement en adoptant un mode de vie sain. Voici quelques conseils, de notre experte, Aline Victor :
Rester actif : « L’exercice régulier peut aider à maintenir la force musculaire et à prévenir les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’obésité, l’arthrose et l’ostéoporose. Essayez de marcher tous les jours« .
► Suivre une alimentation saine et équilibrée 
Éviter les comportements à risque comme fumer ou boire de l’alcool en excès. 
Maintenir une vie sociale active. Objectif : aider à prévenir la dépression et l’isolement, qui peuvent contribuer à de nombreux problèmes de santé.
Faire des bilans de santé réguliers.
► Prendre des mesures
pour prévenir les chutes, comme installer des barres d’appui dans la salle de bain, enlever les tapis glissants et porter des chaussures à semelles antidérapantes.

Merci à Sarah Marin-Maire, diététicienne nutritionniste et co-fondatrice de Make Me Healthy, au Dr Victoria Tchaïkovski, médecin du sport à la Clinique Drouot (Paris 9ème) et experte Compex, et à Aline Victor, conseillère en stratégie nutritionnelle et cheffe de projet Nutrition pour Nutrisens. 


Source : JDF Santé

Isoméride : effets secondaires, résumé du scandale

Isoméride : effets secondaires, résumé du scandale

L’Isoméride® (dexfenfluramine) produit par le laboratoire Servier est mis sur le marché en France le 15 novembre 1985 (en 1996 sous la marque Redux aux Etats-Unis). C’est un médicament anorexigène (coupe-faim) indiqué en cas d’obésité. Il est retiré de la vente le 15 septembre 1997 à cause de complications d’hypertension artérielle pulmonaire et d’anomalies des vulves cardiaques. « 7 à 10 millions de Français ont absorbé de l’Isoméride entre 1985 et 1997 » estime l’Association d’aide aux victimes de l’Isoméride® et du Mediator® (AVIM). Les premiers signalements sur les effets secondaires du traitement par Isoméride® ont été rapportés dès 1991. Retour sur les conséquences de la prise d’Isoméride, son retrait du marché et les dates clés de l’affaire.

Quels sont les effets secondaires de l’Isoméride ?

L’Isoméride® est retiré des marchés français et américain après l’annonce d‘effets secondaires graves : des valvulopathies cardiaques et de l’hypertension artérielle pulmonaire provoqués par la dexfenfluramine (principe actif du médicament). L’hypertension artérielle pulmonaire ou HTAP est une maladie rare et grave qui se traduit par une augmentation de la pression au sein des artères pulmonaires, chargées d’amener le sang au poumon pour qu’il y soit chargé en oxygène. Cette maladie se manifeste par un essoufflement à l’effort, parfois accompagnée de signes d’insuffisance cardiaque tel que l’œdème des membres inférieurs. « L’hypertension artérielle pulmonaire dont le risque est multiplié par 3 au bout de 3 mois d’utilisation d’Isoméride® et par 23 après 12 mois d’utilisation » indique l’Association d’Aide aux Victimes de l’Isoméride®. Les valvulopathies regroupent les maladies des valves du coeur. Selon une étude française rendue publique le 10 mars 2006 par l’AFSSAPS (ex-ANSM), l’Isoméride ® provoque des effets secondaires graves jusqu’à cinq ans après l’arrêt du traitement.

Pourquoi le retrait de l’Isoméride a fait scandale ?

En 1991, l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart observe un lien entre l’Isoméride® et la survenue d’hypertension artérielle pulmonaire. En 1993, Mariane Ewalenko, une cardiologue belge, remarque des valvulopathies cardiaques sous traitement par Isoméride®. Elle prévient le laboratoire Servier. « Nous avons signalé les cas à l’Agence belge de pharmacovigilance et je n’ai plus eu de nouvelles. Au total j’ai signalé 14 cas de valvulopathies entre 1993 et 1995 » rapporte-t-elle aux auteurs de l’ouvrage Le livre noir du médicament. Un autre médecin belge, le Dr Jean Malak tente de mettre en garde contre les risques de l’Isoméride®, sans succès. En mars 1994, une enquête réalisée par le Pr Lucien Abenhaïm souligne les risques d’hypertension artérielle pulmonaire liés à l’Isoméride®. Pourtant, le médicament arrive sur le marché américain en avril 1996. « Le laboratoire va alors chercher à minimiser l’importance de cette information à la Food and Drug Administration (FDA). Sur les fiches transmises à la FDA, ces pathologies cardiaques seront qualifiées de « non graves » afin de ne pas éveiller l’attention des autorités sanitaires américaines » rapporte le Figaro dans un article paru en juin 2011. Il ne sera retiré des marchés français et américain qu’en 1997, plusieurs années après les premiers signalements de complications d’hypertension artérielle pulmonaire et d’anomalies de vulves cardiaques.

Quels points communs entre l’Isoméride et le Mediator ?

La substance active du Mediator® est le benfluorex. Celle de l’Isoméride® est le dexfenfluramine. Les 2 molécules appartiennent à la famille des fenfluramines. A la différence de l’Isoméride, le Mediator® n’est pas positionné sur le marché comme anorexigène mais comme adjuvant au régime chez les diabétiques en surpoids.

Par quoi remplacer l’Isoméride ?

L’Isoméride® ne peut pas être remplacé en France par un autre médicament. Les autorisations de mise sur le marché (AMM) des médicaments anorexigènes ont été suspendues en France à partir de 1999 puis retirées en 2006. Aucun médicament ne peut être prescrit pour maigrir.

Dates clés de l’affaire de l’Isoméride

► 15 novembre 1985. L’Isoméride® est mis sur le marché en France par le laboratoire Servier. Il est indiqué pour lutter contre l’obésité mais il est également utilisé en coupe-faim par des personnes souhaitant perdre du poids.

► 1991 : Les médecins de l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart observent un lien entre l’Isoméride® et la survenue d’hypertension artérielle pulmonaire.

► 1993Mariane Ewalenko, une cardiologue belge, remarque des valvulopathies cardiaques sous traitement par Isoméride®. Elle prévient le laboratoir Servier. « Nous avons signalé les cas à l’Agence belge de pharmacovigilance et je n’ai plus eu de nouvelles. Au total j’ai signalé 14 cas de valvulopathies entre 1993 et 1995 » rapporte-t-elle aux auteurs de l’ouvrage Le livre noir du médicament. Un autre médecin belge, le Dr Jean Malak signale également les risques de l’Isoméride®, sans succès.

Dr Malak qui a signalé les effets de l'Isoméride
Dr Malak qui a signalé les effets de l’Isoméride © ERIC DESSONS/JDD/SIPA

► Mars 1994. Le Pr Lucien Abenhaïm, directeur du Centre d’épidémiologie clinique et de recherche en santé publique à l’université McGill de Montréal, publie une étude demandée par les laboratoires Servier dans le National Library of Medicine soulignant les risques d’hypertension artérielle pulmonaire liés à l’Isoméride®

► 10 mai 1995. Le ministère de la Santé publie un arrêté interdisant l’exécution et la délivrance de préparations magistrales à base de dexfenfluramine.

►Avril 1996. L’Isoméride® est lancé aux Etats-Unis sous le nom de Redux par le laboratoire américain American home Products qui en a acheté les droits au laboratoire Servier.

► 29 août 1996. Une étude publiée dans le New England Journal Of Medicine rapporte que « l’utilisation de médicaments anorexiques dont l’Isoméride® était associée à un risque accru d’hypertension pulmonaire primaire« .

► Mars 1997. Anna Paulos, une femme âgée de 39 ans porte plainte contre l’Isoméride® pour avoir causé son hypertension artérielle pulmonaire. En décembre 2000, la première chambre civile du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Nanterre déclare le laboratoire Servier coupable, rapporte Les Echos

► 15 septembre 1997. L’Isoméride® est retiré du marché en France et aux Etats-Unis, à cause des complications d’hypertension artérielle pulmonaire et d’anomalies de vulves cardiaques.

► 7 juillet 2006. Le TGI de Nanterre condamne le laboratoire Servier à verser 130 500 à la famille d’une victime décédée suite à la prise du traitement Isoméride®. La victime, âgée de 47 ans, mère de famille, était décédée le 31 octobre 1995. Le laboratoire fait appel du jugement mais le 20 janvier 2011, la Cour d’Appel de Versailles condamne le laboratoire Servier en augmentant la somme à verser à la famille à 145 500 euros.

Sources :

– Médicaments coupe-faim et risque d’hypertension pulmonaire primaire, 29 août 1996, New England Journal Of Medicine

– Étude internationale sur l’hypertension pulmonaire primaire, mars 1994, Pr L. Abenhaim, National Library of Medicine


Source : JDF Santé

Médicament coupe-faim : en France, interdit, sans ordonnance ?

Médicament coupe-faim : en France, interdit, sans ordonnance ?

Définition : c’est quoi un médicament anorexigène ?

Aussi appelé coupe-faim, c’est un médicament qui induit un sentiment de satiété précoce voire une absence totale de faim. Après administration, plusieurs signaux sont envoyés au cerveau pour l’informer que l’estomac est plein. La satiété est donc rapidement ressentie.

Quel est le mode d’action d’un médicament coupe-faim ?

Dans l’organisme, la prise alimentaire est régulée d’une part par la ghréline (hormone qui augmente l’appétit) et la leptine (hormone qui diminue l’appétit). D’autre part, le contrôle de la prise alimentaire se fait par le système hédonique basé sur la recherche du plaisir. En effet, l’ingestion de nourriture est associée à un sentiment de plaisir, elle active les mêmes circuits neuronaux que certaines addictions. Ce plaisir est atteint par la libération de dopamine, de sérotonine ou d’endorphines. Ainsi, certains médicaments permettant la production de ces substances peuvent induire une satiété.Les médicaments anorexigènes présentent différents modes d’action au niveau des neurones : 

  • ils augmentent les quantités de sérotonine, appelée hormone du bonheur. C’est le cas des anorexigènes sérotoninergiques comme certains antidépresseurs et certains dérivés de l’amphétamine.
  • ils augmentent les quantités de dopamine, appelée hormone du plaisir. Ce sont des anorexigènes amphétaminergiques.
  • ils reproduisent les effets de la leptine, hormone induisant la satiété. Par exemple, le médicament Myalepta® à base de métréleptine est un analogue de la leptine.
  • ils produisent des endorphines (substances qui agissent sur les mêmes récepteurs que les opioïdes). Cette action est exercée par la naltrexone à faibles doses. 

De nombreux médicaments peuvent provoquer un effet secondaire qui s’apparente à une perte d’appétit. Toutefois, le mécanisme d’action impliqué reste inconnu pour certains d’entre eux. 

Quelles sont les indications d’un anorexigène ?

Un médicament anorexigène permet de réduire la quantité d’aliments consommés voire de diminuer les crises chez un patient boulimique. Ce type de traitement est principalement utilisé en cas de surpoids ou d’obésité pour induire une perte de poids. De nombreux médicaments responsables d’une anorexie (perte partielle ou totale d’appétit) possèdent d’autres indications puisque leurs propriétés anorexigènes constituent un effet indésirable et non l’effet initialement recherché.  

Quels sont les médicaments anorexigènes autorisés en France ?

Les autorisations de mise sur le marché (AMM) des médicaments anorexigènes ont été suspendues en France à compter de 1999 puis retirées en 2006. Aucun médicament ne peut être prescrit pour maigrir. En revanche le Prozac dispose d’une AMM pour la prise en charge de la boulimie « en complément d’une psychothérapie, dans la diminution de la fréquence des crises de boulimie et des vomissements ou prise de laxatifs » précise l’ANSM. Les autres molécules qui possèdent des propriétés anorexigènes ne sont pas autorisées à être prescrites pour perdre du poids ou pour traiter la boulimie. Si elles sont utilisées à ces fins, il s’agit d’un détournement de leur usage formellement interdit. Par exemple : 

► les antiépileptiques comme Epitomax® (le topiramate) et Zonegran® (le zonisamide). Dans plusieurs pays, une association de topiramate et de phentermine (dérivé de l’amphétamine interdit en France) est indiquée dans le traitement de l’obésité. 
le médicament Fintepla® à base de fenfluramine (dérivé de l’amphétamine) est disponible en milieu hospitalier pour traiter l’épilepsie, il fait partie de la même famille que le benfluorex (molécule du Mediator®). 
►un autre dérivé de l’amphétamine, le méthylphénidate, induit une diminution voire une absence totale d’appétit. Cette molécule est retrouvée dans les spécialités Ritaline®, Quasym® ayant une indication dans le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). L’instauration d’un de ces traitements chez l’enfant doit conduire à une surveillance régulière du poids et de l’appétit.
► Une association de naltrexone (traitement du sevrage alcoolique) et de bupropion (traitement du sevrage tabagique) est commercialisée aux Etats-Unis pour traiter l’obésité. Des études ont mis en évidence l’efficacité de ce traitement sur la régulation de l’appétit. Ces molécules sont disponibles individuellement en France. 
► Des études sur le baclofène (traitement du sevrage alcoolique et d’un type de contractions musculaires) ont montré des résultats spectaculaires sur la fréquence des compulsions alimentaires en induisant une satiété.
► De même, la spécialité Myalepta® (indiqué chez les patients ayant une lipodystrophie) présente des effets comparables à la leptine (hormone réduisant l’appétit).
D’autres médicaments peuvent provoquer une diminution de l’appétit, mais ne sont pas tous détournés de leur usage en raison de leurs propriétés anorexigènes non prouvées ou peu importantes. C’est le cas par exemple de l’amiodarone (antiarythmique), de la vitamine D (en cas de surdosage), du métronidazole (antiparasitaire et antibiotique). De plus, certains antidépresseurs sont anorexigènes comme la sertraline, la paroxétine, le citalopram, l’escitalopram (ceux de la même famille que la fluoxétine) et Laroxyl®Orlistat® est le seul médicament indiqué dans le traitement de l’obésité, toutefois il ne s’agit pas d’un anorexigène. En effet, il bloque la digestion des graisses alimentaires, mais n’exerce aucune action sur la satiété.

Quels médicaments coupe-faim ont été interdits en France ?

Le plus connu est le Mediator® (benfluorex), un dérivé de l’amphétamine. Ce médicament était normalement indiqué chez les patients diabétiques de type 2 en surcharge pondérale. Pourtant il a été détourné de son usage en étant prescrit comme coupe-faim chez des personnes non diabétiques pour les aider à perdre du poids. La mauvaise utilisation de ce médicament a causé de nombreux décès par un dysfonctionnement des valves cardiaques. Ce phénomène a fait l’objet d’un important scandale médiatique. Actuellement, tous les dérivés amphétaminiques ne sont plus commercialisés en France, excepté la fenfluramine et le méthylphénidate. Ces dérivés regroupent l’amfépramone, la sibutramine, le dexfenfluramine, la phentermine, le clobenzorex, le méfénorex et le fenproporex. Ils étaient indiqués dans la prise en charge du surpoids et de l’obésité chez des patients diabétiques de type 2 mais, comme le Mediator®, étaient fréquemment détournés de leur usage.  

Peut-on acheter des médicaments coupe-faim sans ordonnance ?

Non, en France, les médicaments anorexigènes sont uniquement délivrés sur ordonnance. Seuls les coupe-faim naturels (ci-dessous) sont en vente libre.

Quels sont les effets secondaires et les dangers des médicaments coupe-faim ?

La fluoxétine (seul médicament autorisé pour son action anorexigène) provoque fréquemment une perte de poids, des insomnies, de l’anxiété, des maux de tête, des vertiges, des tremblements, des palpitations cardiaques, des éruptions cutanées et des troubles digestifs (diarrhées, nausées). Plus rarement, ce médicament est responsable d’atteintes du foie et de réactions allergiques graves. 
Les dérivés amphétaminiques ont été retirés du marché en raison de leur caractère dangereux. Ils étaient responsables d’effets indésirables cardiovasculaires graves tels que le risque d’AVC ou d’infarctus, d’hypertension artérielle pulmonaire, d’atteinte des valves cardiaques ou encore de risque de dépendance médicamenteuse. 

Leur utilisation doit être évitée chez les patients souffrant d’anorexie mentale. 

Quelles sont les contre-indications des coupe-faim ?

Tous les coupe-faim ne doivent pas être administrés en cas d’allergie à l’un des composants du médicament. Leur utilisation doit être évitée chez les patients souffrant d’anorexie mentale. Ces patients obsédés par leur poids ont tendance à détourner ces médicaments à des fins amaigrissantes pour perdre davantage de poids. La fluoxétine ne doit pas être associée à des antidépresseurs de la famille des IMAO (comme l’iproniazide) ou au métoprolol (traitement de l’insuffisance cardiaque). Les autres médicaments ayant des propriétés anorexigènes ont des contre-indications qui leur sont spécifiques, ils ne doivent en aucun cas être considérés comme coupe-faim. 

Quels sont les coupe-faim naturels ? 

Certains produits de phytothérapie sont utilisés comme des anorexigènes naturels : 

  • la pectine de pomme
  • le fucus
  • la gomme de konjac
  • la graine de chia
  • le nopal (ou figuier de Barbarie)

Une fois ingérés, ces produits à base de plantes absorbent l’eau contenue dans le bol alimentaire et gonflent au sein de l’estomac pour former un gel qui induit un sentiment de satiété plus rapide que prévu. À noter que les graines de chia peuvent être responsables de douleurs abdominales, surtout chez les personnes qui consomment peu de fibres habituellement. De même, l’administration de fucus requiert une vigilance particulière. Une exposition prolongée ou un surdosage en fucus peut augmenter les concentrations en iode dans l’organisme et se traduire par des diarrhées, des maux de tête, des troubles thyroïdiens (hypothyroïdie, hyperthyroïdie) et plus rarement par des atteintes cardiaques. En aromathérapie, les huiles essentielles de pamplemousse et de mandarine sont utilisées pour réduire la sensation de faim, elles ont des propriétés anorexigènes. En micronutrition, Insunea TCA® peut être employé pour réduire principalement les compulsions alimentaires sucrées. Ce complément alimentaire contient du tryptophane (acide aminé précurseur de la sérotonine), sachant qu’un apport en sérotonine freine l’appétit.

Sources : 
– Base de données publiques des médicaments 
– Les anorexigènes amphétaminiques sont strictement interdits en France, 07/01/2021, ANSM
– La Haute Autorité de santé 
– Wichtl M., Anton R. Plantes thérapeutiques, 2ème édition. Editions Tec et Doc-Médicales internationales-Lavoisier, 2003.


Source : JDF Santé

Quelle est la définition du surpoids ? Quel IMC ?

Quelle est la définition du surpoids ? Quel IMC ?

[Mis à jour le 21 février 2023 à 15h20] En France, 47% des adultes français seraient en surpoids dont 17% en situation d’obésité avec des valeurs plus élevées dans le nord et l’est de la France selon une étude publiée en février 2023 dans le Journal of Clinical Medicine. Elle est plus basse en Île-de-France et dans les Pays de la Loire. Le surpoids est plus élevé chez les hommes (36.9%) que chez les femmes (23.9%) et chez les plus de 55 ans (57% contre 23% des 18-24 ans). Le surpoids est déterminé par l’IMC. C’est quoi être en surpoids ? Comment savoir si on est concerné par le surpoids ? Comment calculer mon IMC ? Quelle situation en France ? Quels conséquences pour la santé ?

Quelle est la définition médicale du surpoids ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le surpoids est une accumulation anormale ou excessive de graisse, qui nuit à la santé. Il est principalement causé par une alimentation trop riche et une activité physique faible. C’est une maladie chronique associée à de multiples comorbidités et une mortalité importante. « En 2017, plus de 4 millions de personnes mouraient chaque année des suites de surpoids ou d’obésité, selon une étude sur la charge mondiale de morbidité.  Les taux de surpoids et d’obésité continuent d’augmenter chez les adultes et les enfants. Entre 1975 et 2016, la prévalence du surpoids ou de l’obésité chez les enfants et adolescents âgés de 5 à 19 ans a été multipliée par plus de quatre, passant de 4 % à 18 % à l’échelle mondiale » rapporte l’OMS.

30% des Français sont en surpoids

Quel est le pourcentage de personnes en surpoids en France ?

En 2020, la surcharge pondérale concerne 47% de Français dont 17% en situation d’obésité. Depuis 1997, la prévalence du surpoids (seul sans obésité) fluctue toujours autour de 30%. Les hommes sont plus souvent en surpoids que les femmes (36,9 % contre 23,9 %). Le surpoids (obésité inclue) touche 57% des 65 ans et plus contre 23% des 18-24 ans. La prévalence de l’excès de poids est de 51% chez les ouvriers, 45% chez les employés, 43% chez les professions intermédiaires et 35% chez les cadres. Dans le monde, 39% des personnes sont en surpoids et 13% en situation d’obésité selon les chiffres publiés en 2022 par la Commission des Affaires sociales du Sénat.

Quel est l’IMC d’une personne en surpoids ?

Selon l’OMS, une personne est en surpoids si son indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 25 kg/m². A partir de 30, l’IMC est signe d’obésité.

Comment savoir si on est en surpoids ?

Le surpoids est défini à partir de l’IMC (Indice de Masse Corporelle). L’indice de masse corporelle est une mesure simple du poids par rapport à la taille couramment utilisée pour estimer le surpoids et l’obésité. Il correspond au poids divisé par le carré de la taille, exprimé en kg/m2 . « L’IMC est corrélé à la quantité de masse adipeuse et c’est la mesure la plus utile pour évaluer le surpoids et l’obésité (…) car elle s’applique aux deux sexes et à toutes les tranches d’âge adulte. Il doit toutefois être considéré comme une indication approximative car, au niveau individuel, il ne correspond pas nécessairement à la même masse graisseuse selon les individus » souligne la Haute Autorité de Santé.

 

Quelle est la différence entre le surpoids et l’obésité ?

On différencie le surpoids de l’obésité tout d’abord avec l’IMC. A partir de 30 kg/m², on parle d’obésité qui est l’état d’excès pondéral supérieur. Les facteurs de risque et pathologies associées sont plus fréquents dans l’obésité. Le surpoids est un symptôme réversible alors que l’obésité est une maladie chronique complexe, difficile à traiter, parfois irréversible.

Quelles sont les causes du surpoids ?

Cet excès de poids est souvent dû à une mauvaise hygiène de vie (consommation excessive de nourriture, activité physique insuffisante) : lorsque l’énergie apportée au corps par l’alimentation est supérieure à celle dépensée par l’organisme sur une longue période, une prise de poids apparaît progressivement. Mais des facteurs génétiques sont aussi en causes, l’organisme de certaines personnes stockant beaucoup plus les graisses que la normale.

Quels sont les conséquences et risques du surpoids ?

Les personnes présentant une surcharge pondérale souffrent plus fréquemment de douleurs articulaires ou de lombalgie. Elles ont également un risque accru de développer une pathologie cardio-vasculaire de type hypertensioninfarctus du myocarde, angine de poitrine ou encore accident vasculaire cérébral (AVC). Des désordres métaboliques comme le diabète, des dyslipidémies (cholestérol élevé) ou encore une stéatose hépatique (foie gras) sont souvent associés à la prise de poids. Sans oublier les troubles respiratoires comme l’apnée du sommeil. Enfin, les adultes ayant une masse corporelle élevée ont une probabilité plus grande de développer un cancer.

Que faire en cas de surpoids ?

Pour perdre du poids, il est nécessaire d’associer les deux paramètres suivants : une alimentation saine, variée et équilibrée et une activité physique quotidienne.

Pour des conseils adaptés aux habitudes de vie permettant une perte de poids modéré suivi d’une stabilisation sur le long terme, un suivi par un médecin nutritionniste ou un(e) diététicien(ne) peut s’avérer utile.

Sources : 

– Obésité et surpoids : près d’un Français sur deux concerné, Inserm, 20 février 2023

– Obésité, OMS

– Surpoids et obésité de l’adulte : prise en charge médicale de premier recours, HAS, 2011.


Source : JDF Santé