Les cancers ou les tumeurs de la moelle épinièresont des cancers du cerveau qui sont rares. Ils se développent à l’intérieur du parenchyme de la moelle épinière (on dit que le cancer est intramédullaire) ou à l’extérieur du parenchyme (on dit que le cancer est extramédullaire). Selon les chiffres de l’Institut du Cerveau, 240 000 personnes en Europe ont un cancer du cerveau. Quels sont les symptômes du cancer de la moelle épinière ? Est-ce que c’est un cancer qui se soigne ? Comment le diagnostique-t-on ?
Qu’est-ce que le cancer de la moelle épinière ?
« Les tumeurs de la moelle épinière touchent le système nerveux central. Ces tumeurs sont assez rares. Elles représentent moins de 10% des tumeurs de la colonne vertébrale. Les tumeurs osseuses sont plus fréquentes, définit le Pr Cédric Barrey, chef du service de neurochirurgie – chirurgie du rachis et de la moelle épinière au CHU de Lyon. Ces tumeurs qui sont le plus souvent bénignes sont tout de même préoccupantes car elles peuvent avoir des conséquences majeures : risque de paralysie, troubles de la sensibilité des membres et/ou troubles urinaires« . « En terme d’épidémiologie, les tumeurs de la moelle représentent une centaine d’opérations en France chaque année et environ un à deux milliers pour les schwannomes et les méningiomes » indique le spécialiste. Ces tumeurs peuvent toucher la moelle épinière cervicale ou dorsale.
Quels sont les symptômes d’un cancer de la moelle épinière ?
« Les symptômes des tumeurs de la moelle épinière sont surtout neurologiques car elles entraînent une compression ou une souffrance de la moelle » indique le Pr Barrey. Il peut s’agir de déficits neurologiques sur le versant moteur :
faiblesse des jambes,
fatigabilité à la marche,
difficultés motrices aux membres supérieurs pour exécuter des gestes fins comme l’écriture.
Ces signes sont assez discrets au début puis une paralysie s’installe progressivement au fil du temps avec en fin d’évolution un déficit moteur sévère au niveau des 4 membres.
Il peut s’agir également de signes sur le versant sensitif :
des fourmillements intermittents puis permanents des membres,
une perte de sensibilité au toucher au niveau des mains et des pieds,
des difficultés à la marche
Enfin, il peut y avoir des signes sur le versant sphinctérien » :
fuites urinaires,
difficultés à uriner,
constipation
Quelles sont les causes d’un cancer de la moelle épinière ?
► Il existe des tumeurs intramédullaires situées directement dans la moelle épinière, principalement représentées par les gliomes (épendymomes dans deux tiers des cas et astrocytomes dans un tiers des cas)
► Et les tumeurs intradurales et donc extramédullaires, représentées essentiellement les schwannomes (anciennement appelés neurinomes) et les méningiomes, qui siègent dans une des membranes qui enveloppent la moelle, que l’on appelle la dure-mère et qui comprime cette moelle.
► Il existe également des tumeurs situées en dehors de la dure-mère, appelées tumeurs extradurales, essentiellement représentées par des métastases vertébrales et pouvant entraîner une compression de la moelle épinière.
Est-ce un cancer grave ?
Parmi toutes ces tumeurs, certaines sont bénignes comme les schwannomes et les méningiomes, mais d’autres sont potentiellement malignes comme les gliomes, ou directement malignes comme les métastases, issues de la migration de cellules cancéreuses provenant d’un autre organe.
Quelle est l’espérance de vie d’un cancer de la moelle épinière ?
« La chirurgie est performante et permet le plus souvent une exérèse complète de la tumeur avec une guérison mais il existe cependant un risque de récidive dans 5 à 10% des cas après une intervention de ce type, nécessitant parfois une nouvelle opération » souligne le Pr Barrey. Une surveillance par IRM est mise en place systématiquement après l’opération, une fois par an au début puis tous les deux ou trois ans.
Quel est l’âge moyen d’apparition d’un cancer de la moelle épinière ?
Le risque existe à tout âge mais les tumeurs de la moelle épinière sont plus fréquentes après 60 ans.
Comment diagnostique-t-on un cancer de la moelle épinière ?
Devant ce type de symptômes neurologiques, une consultation est nécessaire et une imagerie est faite rapidement. « L’examen de référence consiste en une IRM de la moelle épinière (IRM médullaire) avec injection de produit. L’IRM permet de faire le diagnostic, de bien préciser les caractéristiques la tumeur, d’avoir des arguments en faveur du type de tumeur et de voir l’état de la moelle » explique le Pr Cédric Barrey.
Quel traitement pour soigner un cancer de la moelle épinière ?
« Le traitement des tumeurs de la moelle épinière est chirurgical » informe le Pr Cédric Barrey. Il consiste en une résection complète de la tumeur. « C’est un traitement délicat qui se fait en micro-chirurgie, sous microscope opératoire et dans un centre de référence. Cette intervention qui est longue se fait en collaboration avec un neurologue qui surveille le fonctionnement de la moelle épinière pendant l’opération » décrit-il. Si la tumeur est une métastase, le cancer à l’origine de cette métastase doit également être traité spécifiquement. « S’il y a des séquelles, une rééducation est mise en place après l’intervention chirurgicale » informe le Pr Barrey.
Peut-on complètement guérir d’un cancer de la moelle épinière ?
« La majorité des tumeurs de la moelle épinière étant bénignes, lorsque la tumeur est retirée en totalité, le patient est guéri, rassure le Pr Cédric Barrey. Et le plus souvent il n’y a peu ou pas de séquelles neurologiques« . Il est très important que cette chirurgie soit faite dans un service spécialisé dans la chirurgie de la moelle épinière.
Merci au Pr Cédric Barrey, chef du service de neurochirurgie – chirurgie du rachis et de la moelle épinière au CHU de Lyon.
La graisse abdominale correspond à la graisse qui est localisée au niveau de l’abdomen. Elle peut être visible, c’est la fameuse « bedaine » mais aussi invisible quand elle se loge à l’intérieur de l’abdomen, autour des intestins ou du foie. « Cette graisse est la plus toxique » indique le Dr Boris Hansel, endocrinologue. On l’appelle « graisse viscérale ».
Comment savoir si on a trop de graisse à l’intérieur de l’abdomen ?
« Il n’y a pas de techniques qui permettent de mesurer la graisse viscérale directement », répond le spécialiste. C’est en fait l’existence de petites anomalies (excès de cholestérol, glycémie à jeun, tension artérielle trop haute…) associées à un tour de taille augmenté qui peut évoquer la présence de graisse dans les organes. En France, les autorités de santé définissent l’obésité abdominale par un tour de taille supérieur ou égale à 80 cm pour les femmes et à 94 cm pour les hommes.
Quelles sont les femmes à risque d’avoir de la graisse abdominale ?
Les personnes sédentaires, en ménopause et celles qui ont un terrain génétique (contre lequel on ne peut rien) propice à la graisse abdominale. « Les femmes qui fument, qui dorment peu et sont stressées sont aussi plus à risque » ajoute le médecin.
L’âge est-il un facteur de risque ?
« Non, l’avancée dans l’âge ne favorise pas la graisse viscérale, répond le Dr Hansel, mais les évolutions hormonales qui surviennent avec l’âge oui. » A la ménopause par exemple, les modifications hormonales favorisent l’accumulation de graisse au niveau de l’abdomen.
Quelles maladies sont liées à l’excès de graisse abdominale ?
La présence excessive de graisse au niveau de l’abdomen peut engendrer : une élévation de la tension artérielle, un excès de triglycérides, un excès de sucre dans le sang. A la longue, des maladies peuvent survenir. Les deux premières sont le diabète et les maladies cardiovasculaires, en particulier les maladies coronaires comme l’infarctus. Ensuite, le foie avec la maladie du foie gras ou maladie du soda qui caractérise l’accumulation de graisse à l’intérieur du foie et qui peut évoluer vers la cirrhose et le cancer du foie. « Ensuite il y a les apnées du sommeil qui concernent davantage les gens qui ont un excès de graisse abdominale, et les ovaires polykystiques pour les femmes qui sont la première cause d’infertilité » constate le Dr Hansel.
Comment la graisse viscérale devient-elle nocive pour le corps ?
La graisse viscérale déverse des acides gras dans le sang qui ont des effets toxiques au niveau des organes qui participent à la fabrication et à l’utilisation du sucre. De plus, elle fabrique des substances appelées « adipokines » qui en excès (notamment lors d’une obésité viscérale) deviennent aussi toxiques et pourraient conduire au syndrome métabolique.
Comment éliminer la graisse viscérale qui est profonde ?
« La graisse viscérale est probablement celle qui est la plus facile à faire partir, c’est une graisse très mobile, elle se stocke rapidement mais se déstocke aussi rapidement. Ce qui va être efficace c’est l’activité physique d’endurance avec une certaine intensité, durée et fréquence par semaine. Deuxièmement, la réduction des apports caloriques. La troisième chose c’est le sommeil qui joue aussi un rôle là-dessus » répond le Dr Hansel.
Ce que l’on ne sait pas :« Le tabac protège de la prise de poids mais sur le long terme il favorise la graisse dans le ventre. A poids égal, une personne qui fume va avoir un tour de taille en moyenne plus élevé que celles qui ne fument pas. »
Une dysenterie correspond à une inflammation chronique ou aiguë de l’intestin due à une bactérie ou un parasite le plus souvent. Cela se manifeste par de graves diarrhées, qui sont souvent teintées de sang ou de pus. Qu’est-ce qu’il provoque la dysenterie ? Quels sont les symptômes d’une dysenterie ? Comment en guérir sans complication ? Est-ce que la dysenterie est mortelle ?
Définition : qu’est-ce que la dysenterie ?
« La dysenterie regroupe les diarrhées graves causées par une inflammation de l’intestin, qui peuvent être dues à plusieurs causes : des bactéries, des protozoaires ou des produits chimiques irritants », explique le docteur Romain Troalen, médecin généraliste dans la région parisienne. Cette diarrhée peut être accompagnée de traces de sang et parfois de mucus, et est potentiellement mortelle. Ce symptôme est plus fréquent dans les régions où les conditions sanitaires laissent à désirer : « Quand les conditions d’hygiène ne sont pas bonnes, par exemple l’eau n’est pas propre, contaminée par des bactéries, des parasites, voir des matières fécales ou des produits toxiques, cela va provoquer de la dysenterie », explique le médecin. Cela est donc aujourd’hui plutôt rare en France.
C’est quoi une dysenterie amibienne ?
Les infections à amibiase ont pour origine un parasite photosphère, appelé Entamoeba Histolytica, qui colonise la muqueuse intestinale. Il est transmis par l’eau contaminée ou les eaux stagnantes. « Cette infection cause des diarrhées sanglantes douloureuses, et peut abîmer la paroi intestinale », explique le docteur. « Elle peut entraîner des complications très ennuyeuses, par exemple des ulcères, des abcès du foie ou du poumon… ». Le docteur précise qu’on n’en voit peu en France, mais ce n’est pas impossible d’attraper ce parasite.
C’est quoi une dysenterie bacillaire ?
Il s’agit d’infection bactérienne, qui peut être causée par de nombreuses bactéries : les plus fréquentes sont les salmonelloses, les shigelloses (Shigella dysenteriae, Shigella flexneri ou Shigella sonnei) et les yersinioses. Il peut y avoir également des infections à Campylobacterjejuni (on en voit plus facilement retour de voyage) ou Escherichia coli. « Dans des cas beaucoup plus rares, cela peut être la chlamydia qui donne un syndrome appelé Fiessinger-Leroy-Reiter. Cela cause une atteinte de l’œil, de l’urètre, des articulations et parfois de dysenterie », précise le médecin. Environ 40.000 à 100.000 personnes décéderaient de cette maladie chaque année, d’après l’Institut Pasteur.
Quelles causes provoquent une dysenterie ?
On attrape généralement la dysenterie lors d’un voyage à l’étranger, dans un pays où l’hygiène sanitaire est mauvaise. « Dans certains pays, des populations boivent de l’eau qui n’est pas passée par des centrales d’épuration, et peut être donc contaminée par des selles, ou même par des produits toxiques déversés par des usines », explique le médecin. En effet, une troisième cause de dysenterie, plus rare, mais qui existe, peut être des attaques ‘chimiques’ de produits toxiques irritants.
Quel est le mode de transmission ?
Le mode de transmission de la dysenterie est dit oro-fécal. La maladie peut être transmise directement d’une personne à l’autre par contact avec les mains (« maladie des mains sales »), ou après avoir ingéré de l’eau ou des aliments contaminés par des matières fécales.
Quels sont les symptômes d’une dysenterie ?
Des diarrhées importantes avec parfois la présence de sang
La présence de mucus ou de pus dans les selles
De la fièvre
Des faux besoins (des impressions d’avoir envie sans que ce soit le cas), ou l’inverse, une incapacité à se retenir.
Comment pose-t-on le diagnostic d’une dysenterie ?
En cas de suspicion de dysenterie, la première chose à faire est de trouver la cause. « On va faire une analyse de selles en laboratoire, appelée coproculture. Cela sert à rechercher des bactéries et parasites éventuellement présents dans les selles », explique le docteur Romain Troalen. Ainsi, une fois que la cause est trouvée, le bon traitement peut être administré.
Qui et quand consulter ?
En cas de retour de voyage dans un pays où les conditions d’hygiène ne sont pas optimales voire mauvaises, et que des symptômes comme ceux cités plus haut se déclenchent (diarrhées sanguinolentes, fièvre, fatigue, amaigrissement…) il est nécessaire de consulter au plus vite son médecin généraliste. Celui-ci pourra demander ainsi les prélèvements pour faire des analyses.
Traitements : comment soigner la dysenterie ?
Le traitement d’une dysenterie dépend de l’agent pathogène en cause :
► Avec un antiparasitaire si la cause de la dysenterie est le parasite Entamoeba Histolytica
► Avec un antibiotique si la dysenterie est causée par des bactéries. Le médecin fera faire une analyse de selles pour retrouver celle qui est responsable et donner le bon antibiotique pour stopper l’inflammation.
► « Bien évidemment, le plus gros problème lié à la diarrhée est la déshydratation », rappelle le médecin. Il faut donc penser à régulièrement boire de l’eau pour se réhydrater.
La dysenterie est-elle mortelle ?
La dysenterie, quand elle est très violente, peut être mortelle en quelques jours. « Il faut faire très attention, explique le médecin, certaines conditions peuvent être difficiles et entraîner la mort. Normalement, le corps est bien fait et on peut guérir sans traitement quand les symptômes ne sont pas trop graves, mais la dysenterie peut être mortelle pour les personnes fragiles qui peuvent rapidement être déshydratées », précise-t-il.
Merci au docteur Romain Troalen, médecin généraliste.
Le Secours populaire est une association de solidarité à but non lucratif qui a pour but de lutter contre la pauvreté. En France, il s’agit du Secours Populaire Français (SPF), qui est organisé en réseaux de membres couvrant l’ensemble du territoire. Mais cette association est présente dans d’autres pays du monde. Le Secours populaire intervient auprès de personnes victimes d‘injustice sociale, de catastrophes naturelles, de famine, de sous-développement, de misère ou de conflits armés. Qui a le droit d’aller au Secours populaire ? Qu’est-ce qu’on peut donner ? Quelle différence avec le Secours catholique ? Où va l’argent des dons qu’on fait au Secours populaire ?
C’est quoi le Secours populaire ?
Le Secours populaire est une association de solidarité reconnue d’utilité publique créée en 1945. Il œuvre pour un monde solidaire et plus juste en répondant aux situations individuelles et en respectant la dignité de chacun. Présent partout dans le monde avec son réseau de partenaires et notamment en France (le Secours populaire Français qui compte près de 100 000 bénévoles), le Secours populaire a plusieurs champs d’action : des actions d’urgence auprès de personnes en difficulté ou dans le besoin, l’accompagnement sur le plan matériel, alimentaire, l’aide à l’insertion socioprofessionnelle, l’aide à la formation, l’accès au droit, à la culture et aux loisirs…
Où va l’argent du Secours populaire ? Quelles sont les missions ?
Avec les fonds récoltés grâce aux dons notamment, le Secours populaire peut intervenir dans de nombreux domaines :
Aide alimentaire par le biais de distributions ou de préparation de panier-repas par exemple
Aide vestimentaire et matérielle
Accès et maintien dans le logement
Accès aux soins et prévention de la santé
Insertion sociale et professionnelle
Urgences faces aux incidents, conditions climatiques extrêmes et catastrophes naturelles (incendies, tempêtes, fortes intempéries, grand froid…)
Accès aux droits et aides juridiques
Accès aux vacances, à la culture, aux loisirs et au sport
Aide aux migrants et aux réfugiés
Accompagnement éducatif et scolaire
Qui a le droit d’aller au Secours populaire ?
Toutes les personnes qui souhaitent un quelconque soutien peuvent franchir les portes du Secours populaire. Par exemple :
Les personnes en situation de précarité ou de pauvreté
Les personnes en situation d’endettement
Les étudiants dans le besoin
Les personnes sans domicile
Les migrants, les réfugiés, les demandeurs d’asile
Les enfants ou personnes isolés…
Quelle différence entre le Secours populaire et le Secours catholique ?
Le Secours populaire et le Secours catholique sont tous les deux des associations à but non lucratif, souhaitant combattre les problèmes de pauvreté, d’exclusion et souhaitant promouvoir la justice sociale. Ces deux associations ont toutefois des différences dans l’organisation de leurs missions : le Secours populaire assure une aide alimentaire (distribution) une fois par mois, tandis que le Secours catholique assure une distribution ponctuellement dans l’année. Aussi, le Secours catholique est un service de l’Eglise catholique en France, selon les orientations initiales définies par son animateur d’origine l’abbé Jean Rodhain, ce qui n’est pas le cas du Secours populaire. Le Secours catholique vient cependant en aide aux plus démunis « sans distinction de race, de religion ou de nationalité », dans le respect de la charité chrétienne.
Peut-on donner des vêtements au Secours populaire ?
Le Secours populaire a toujours besoin de ressources matérielles (en plus des ressources humaines) propres et bon état :
Des vêtements (toutes les tailles sont les bienvenues)
Du linge de lit
Des nappes, des tapis, des serviettes
Des meubles
De l’électroménager
Des jouets (peluches, hochets, jouets d’éveil en plastique ou en bois, jeux de société, petites voitures, poupées, cheval à bascule, déguisements…)
Des produits d’hygiène
Comment faire un don au Secours populaire ?
Il est possible de faire un don financier :
→ Par virement (ponctuel ou mensuel, dons éligibles à une réduction d’impôt)
→ Par SMS (dons directement prélevés sur la facture de votre mobile)
→ En donnant ses titres-restaurants
→ Par prélèvement à la source
Comment faire du bénévolat au Secours populaire ?
Le Secours populaire recherche constamment de nouveaux bénévoles, notamment des animateurs-collecteurs, des médecins, des « enfants copains du monde » et des familles de vacances. Il est possible de remplir un formulaire directement sur le site du Secours populaire pour trouver une formule qui vous convient le mieux en fonction de vos disponibilités, de vos compétences, de vos centres d’intérêts et de vos envies.
Sources :
– Site officiel du Secours Populaire
– L’Annuaire des Entreprises, République Française
[Mis à jour le 3 mars 2023 à 9h31] L’épidémie de Covid n’a pas disparu en France en ce mois de mars 2023 : les indicateurs virologiques continuent d’augmenter légèrement, mais restent à des niveaux faibles. Les indicateurs de recours aux soins auprès des urgences se stabilisent. Les nouvelles hospitalisations poursuivent leur diminution, rapporte Santé publique France dans son bulletin du 1er mars 2023. Il est donc plus prudent de continuer à respecter les gestes barrières, même si certaines règles sanitaires ont pris fin en ce premier trimestre de l’année 2023, notamment l’isolement systématique pour les personnes testées positives au Covid-19 et la réalisation d’un test de dépistage pour les personnes contact asymptomatiques.
Quel est le variant dominant en France en mars 2023 ?
Au 1er mars 2023, c’est le sous-variant d’Omicron BA.5 qui reste majoritaire en France, rapporte Santé publique France. Mais sa circulation diminue (55% des séquences lors de l’enquête Flash S06) ; avec une stabilisation du sous-lignage BQ.1.1 (43% pour Flash S06 vs 49% pour S05). Par ailleurs, le recombinant XBB a augmenté à 34% (vs 26% pour Flash S05), avec 26% de XBB.1.5 (vs 20%).
Quelles sont les mesures Covid qui ont pris fin en 2023 ?
Face à la baisse de la circulation de Covid en France, le gouvernement a levé certaines restrictions sanitaires. Depuis le 1er février 2023 :
► Fin de l’isolement systématique pour les personnes testées positives au Covid-19
► Fin de la réalisation d’un test de dépistage au deuxième jour de la notification du statut de contact pour les personnes contact asymptomatiques
► Fin du téléservice « Contact Covid » de l’Assurance maladie, qui permettait l’identification et la prise en charge des personnes malades du Covid-19 et des cas contacts. Un décret officiel publié sur Legifrance met un terme à la délivrance d’arrêts de travail dérogatoires aux assurés se trouvant dans l’impossibilité de continuer à travailler, y compris à distance, en cas de contamination par la covid-19 établie par un examen inscrit à la nomenclature des actes de biologie médicale afin de limiter la propagation de l’épidémie de Covid. Cela implique également la suspension des possibilités de contact tracing par l’Assurance maladie visant à rechercher les cas contacts dans l’entourage des personnes positives au Covid-19.
► L’usage du système d’information « SI-DEP », permettant la délivrance des résultats des tests pratiqués par l’ensemble des laboratoires et structures autorisés à réaliser le diagnostic de Covid-19, sera conditionné au recueil préalable du consentement des personnes concernées, au partage de leurs données personnelles à cette fin. Conformément à la volonté du législateur, le système d’information « SI-DEP » sera maintenu en activité jusqu’au 30 juin 2023.
Quelles sont les mesures Covid qui persistent en 2023 ?
► Vaccination à jour contre la COVID-19, notamment par une dose de rappel avec un vaccin bivalent (contre la souche initiale et le variant Omicron du SARS-CoV-2) pour les éligibles primo-vaccinés, ainsi que contre les virus grippaux
► Le port du masque recommandé en présence de personnes vulnérables, en cas de promiscuité dans les espaces fermés comme les transports en commun
► Le maintien des gestes barrières : lavage des mains réguliers, aération des lieux clos
► Le gouvernement peut demander un test de dépistage négatif à l’embarquement en direction du territoire français et pour les voyages outre-mer. Ce test aux frontières pourra être exigé jusqu’au 31 mars 2023 aux personnes de plus de 12 ans avant l’embarquement à destination du territoire français en cas d’apparition d’un variant dangereux dans un pays, ou dans l’hypothèse d’un variant dangereux, il pourra s’appliquer pour les voyageurs en provenance des territoires ultramarins, ou à destination de ces régions en cas de risque de saturation du système hospitalier local.
Quelles sont les mesures actuelles concernant l’isolement Covid ?
Depuis le 1er février 2023, les personnes testées positives au Covid-19 ne sont plus obligées de s’isoler, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué du 28 janvier 2023. Néanmoins, « comme pour toute maladie à infection respiratoire aiguë, il reste fortement recommandé aux personnes testées positives au Covid-19, ainsi qu’aux personnes ayant été exposées à une personne contagieuse et susceptibles de développer la maladie, de respecter les gestes barrières, de se faire tester et d’éviter le contact avec les personnes fragiles« , pouvait-on lire sur le communiqué.
Quelles sont les mesures actuelles concernant les cas contacts ?
Depuis le 1er février 2023, la réalisation d’un test de dépistage au deuxième jour de la notification du statut de contact pour les personnes contact asymptomatiques n’est plus requis. En revanche, les personnes symptomatiques continuent de devoir se faire tester.
Quelles sont les mesures actuelles concernant le port du masque ?
Le port du masque n’est plus obligatoire nulle part. Mais compte tenu de la circulation de plusieurs virus respiratoires (Covid-19, virus de la bronchite, grippe), l’adhésion aux gestes barrières, dont le port du masque, est toujours fortement recommandé en mars 2023. Surtout :
dans les lieux clos et de promiscuité et les transports collectifs (métro, train, autobus, avion..) ;
dans les grands rassemblements, y compris à l’extérieur, pour les personnes fragiles en raison de leur âge ou de leurs pathologies ;
en présence de personnes âgées, immunodéprimées ou souffrant de maladies chroniques ;
pour les personnes fragiles (personnes âgées ou immunodéprimées…).
en cas de symptômes évocateurs d’un Covid
Quelles sont les mesures Covid à l’hôpital en 2023 ?
Avec la fin de l’état d’urgence sanitaire en France le 31 juillet 2022, le pass sanitaire n’est plus exigé à l’entrée des hôpitaux. Le port du masque non plus, en théorie, sauf pour les hôpitaux qui le souhaitent et dans tous les établissements AP-HP (Hôpitaux de Paris). Ainsi, en 2023 :
► Le port du masque reste obligatoire à l’intérieur des bâtiments pour les patients à la sortie de leur chambre en hospitalisation, en hôpital de jour, en consultation ainsi que pour les visiteurs, les accompagnants et les intervenants auprès des patients (ex-ambulanciers). ► Le port du masque reste obligatoire pour les personnels hospitaliers dans les lieux où se trouvent les patients (hospitalisation conventionnelle, consultation, hôpital de jour, couloirs de circulation). Le port du masque n’est plus obligatoire dans les bureaux, les salles de réunion, de transmission, de repos, ainsi que dans les services et les lieux non ouverts aux patients (laboratoires, crèches, etc.) ► Le port du masque est obligatoire, quel que soit le lieu, pour les personnels hospitaliers qui présentent des symptômes évocateurs d’infection ORL ou respiratoire.
Quelles sont les mesures pour le rappel de vaccin Covid ?
Pour les personnes de plus de 60 ans, pour les femmes enceintes, pour les adultes à risque de forme grave et leur entourage : dès 6 mois après le dernier rappel.
Pour les personnes de plus de 80 ans, les résidents en EHPAD et USLD et les personnes immunodéprimées : dès 3 mois après le dernier rappel ou la dernière infection.
Cette deuxième dose de rappel est aussi ouverte à tous les Français qui le souhaitent. Les vaccins bivalents, ciblés sur le variant Omicron, sont privilégiés pour les rappels depuis le 3 octobre 2022.
Quelles sont les mesures pour les voyages ?
Depuis le 1er août 2022, le dispositif de contrôle sanitaire aux frontières est levé, conformément à la loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la covid-19. Les voyageurs n’ont plus aucune formalité à accomplir avant leur arrivée en France, en métropole comme outre-mer, et la présentation du passe sanitaire ne peut plus être exigée, quel que soit le pays ou la zone de provenance. De même, plus aucune justification du motif d’un voyage au départ de la France, en métropole comme outre-mer, ni aucune attestation de sortie du territoire n’est requise par les autorités françaises pour se rendre dans un autre pays.
Face à la situation épidémiqu en Chine, le gouvernement français a mis en place les mesures suivantes :
Tous les passagers en provenance de Chine, par vol direct ou avec escale, et à destination du territoire français doivent présenter, avant l’embarquement, le résultat négatif d’un test PCR ou antigénique de moins de 48 heures.
Le port du masque est rendu obligatoire dans les avions en provenance de Chine.
À l’arrivée sur le territoire français, des tests PCR peuvent aussi être effectués de manière aléatoire.
La France recommande également aux voyageurs qui envisagent de se rendre en Chine, tout particulièrement aux personnes fragiles et immunodéprimées, de considérer un report de leur voyage, en l’absence d’un motif essentiel. Il est recommandé aux voyageurs qui ne pourraient pas reporter leur voyage de disposer d’un schéma vaccinal complet et à jour et de respecter les gestes barrières.
DATES CLES 2022-2023
14 mars 2022 : fin du pass vaccinal
21 mars 2022 : fin de l’isolement pour les cas contacts
7 avril 2022 : ouverture de la 4e dose de vaccin Covid aux plus de 60 ans
31 juillet 2022 : fin de l’état d’urgence sanitaire en France (fin du pass sanitaire, fin du masque obligatoire)
1er août 2022 : Fin de l’obligation du pass sanitaire dans les lieux où il pouvait encore être exigé (hôpital, EHPAD…)
1er août 2022 : Fin de l’obligation du port du masque, mais il reste recommandé dans les transports notamment / Fin du recours possible au confinement ainsi qu’au couvre-feu / Dissolution du Conseil scientifique Covid-19 remplacé par un « Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires » (COVARS) placé auprès des ministres de la santé et de la recherche.
1er février 2023 : fin de l’isolement obligatoire pour les cas positifs au Covid
Sources :
Covid-19 : Déplacements internationaux, ministère de l’Intérieur.