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Nodule hypoéchogène : qu'est-ce que c'est ?

Nodule hypoéchogène : qu'est-ce que c'est ?

Un nodule est une grosseur anormale de forme généralement arrondie. Lorsque le nodule ne renvoie que des ondes ultrasonores très faibles voire nulles, on parle de nodule hypoéchogène. Ce genre de cas peut nécessiter un prélèvement au niveau de l’organe hypoéchogène. Ils peuvent toucher la thyroïde, la prostate, le sein ou encore le foie. Quels sont les symptômes ? Quel examen pour savoir si le nodule hypoéchogène est cancérigène ? Faut-il toujours le retirer ?

Définition : c’est quoi un nodule hypoéchogène ?

Un nodule est une grosseur anormale de forme généralement arrondie, qui se développe dans un organe. Lorsque ces nodules sont situés dans des organes accessibles aux ultrasons, comme la thyroïde le foie, le rein, le sein ou la prostate, l’échographie va permettre de les caractériser. A l’aide une d’une sonde émettant et réceptionnant les ultrasons, on va pouvoir identifier la forme, le volume, la composition et la vascularisation du nodule. « On dit que le nodule est hypoéchogène s’il renvoie très peu, voire pas du tout, ces ultrasons lors de cet examen« , explique le Dr Hervé Monpeyssen, thyroïdologue, responsable de l’unité Thyroïde de l’Hôpital Américain. « La signification de l’échogénicité est fonction de l’organe examiné, parfois rassurante, parfois suspecte« , précise-il. De manière générale, on dit d’une structure qu’elle est hypoéchogène lorsqu’elle renvoie des ondes ultrasonores particulièrement faibles (voire nulles) au cours d’une échographie. Sur l’écran, la zone concernée apparaît plus sombre. L’hypoéchogénicité peut être secondaire à une affection liquidienne (formation de kystes ou nodules) ou à une métastase hépatique. Ce phénomène peut conduire à réaliser un prélèvement au niveau de l’organe hypoéchogène. La taille et le volume du nodule doivent être évalués avec précision : le nodule peut mesurer de quelques millimètres, jusqu’à plus de dix centimètres. « La taille à elle seule n’est pas un signe de suspicion, insiste le Dr Monpeyssen, il faut prendre en compte l’ensemble des facteurs : les limites du nodule, sa forme, son volume, sa vascularisation, sa rigidité et son score EU-TIRADS (qui sert à classer nodules) ». En dehors des kystes purs, tous les nodules sont vascularisés. « La vascularisation riche n’est pas non plus un signe de gravité. Un angiome hépatique est une tumeur parfaitement bénigne et très vascularisée« , précise le médecin.

Quels sont les symptômes d’un nodule hypoéchogène ?

Les symptômes dépendent de l’organe où se trouve le nodule. En cas d’organe superficiel (thyroïde, sein…) le nodule peut se manifester comme une bosse plus ou moins sensible. En cas d’organe profond (foie, rein…) le nodule ne peut pas être palpé. Il peut être découvert et exploré en échographie.

© Roberto Biasini – 123RF

Où peuvent se situer les nodules hypoéchogènes ?

► Le nodule thyroïdien est une grosseur qui se forme dans la thyroïde, et peut être découvert à la palpation pas le patient ou le médecin. Le plus souvent, il est découvert lors d’une échographie systématique ou des carotides. « C’est une affection très fréquente, surtout chez les femmes : une femme sur deux à cinquante ans a au moins un nodule thyroïdien« , explique le spécialiste. Dans la plupart des cas, le nodule est de nature bénigne et n’entraîne aucun symptôme. « Néanmoins, il peut devenir compressif pour les autres organes du cou (trachée, œsophage…), ou peut parfois être douloureux », ajoute le médecin. On dit des nodules thyroïdiens qu’ils peuvent être « chauds » ou « froids ». Le nodule « chaud » signifie qu’il est actif, et va donc secréter des hormones thyroïdiennes en grande quantité. Il est donc responsable d’hyperthyroïdie, mais est en général bénin. Pour rappel, le rôle de la thyroïde est de secréter des hormones, qui ont de multiples rôles. Elles régulent notre métabolisme, contrôlent la température de notre corps, augmentent le rythme cardiaque et l’énergie musculaire, et ont même un rôle dans l’utilisation des glucides, des lipides et des protides. A contrario, le nodule thyroïdien qui est dit « froid » est inactif.

► Un nodule de la prostate peut être découvert par palpation de la prostate par un urologue. C’est un examen recommandé à partir de 50 ans pour détecter le plus tôt possible le cancer de la prostate. Néanmoins, tout nodule n’est pas forcément un cancer. Une biopsie de la prostate permettra d’affirmer le diagnostic de cancer de la prostate lorsque celui-ci est suspecté.

► Un nodule mammaire correspond à une grosseur ou une protubérance dans le sein. On la reconnait par le toucher qui est différent du reste du tissu entourant le sein. Un nodule peut être découvert sur le sein lors d’une autopalpation ou pendant un examen clinique de routine par un médecin. Il peut être plus difficile de détecter les nodules hypoéchogènes dans le sein en fonction de sa densité, s’il est purement graisseux ou s’il a des zones denses et hypoechogènes. Les nodules mammaires sont relativement fréquents. En général, ils ne sont pas de nature maligne.

► Un nodule au foie peut être découvert lors d’une échographie ou d’un scanner. Lorsqu’un nodule, hypoéchogène ou pas, est repéré, des examens sont effectués pour jauger si fonctionnement du foie est correct, ou s’il y a une éventuelle maladie comme la cirrhose ou l’hépatite. En effet, dans la grande majorité des cas, les nodules se développent dans un foie malade : la stéatose et la cirrhose. En fonction de la maladie découverte (ou pas), les médecins peuvent attribuer le traitement nécessaire et prévenir d’éventuelles complications. En effet, des nodules dans un foie malade peuvent devenir malins.

Comment détecter un nodule hypoéchogène ?

Lorsque le nodule est détecté, le clinicien doit rechercher chez le patient des caractéristiques personnelles (maladies, traitements…) ou familiales pouvant entrer en ligne de compte. « Dans le cas du nodule thyroïdien, il doit l’examiner avec soin, recherchant des signes d’hyper ou d’hypothyroïdie (thyroïde qui fonctionne trop ou pas assez)« , explique le Dr Monpeyssen. Puis à sa demande, c’est l’échographiste aguerri à l’organe concerné qui va analyser les caractéristiques échographiques. Concernant la thyroïde, l’échographiste va l’intégrer dans un score EU-TIRADS. « En fonction de son score, de sa taille et des éléments de l’examen clinique, le nodule sera ou non ponctionné« .

Dans le cas d’un nodule malin ou cancéreux, la chirurgie demeure indiscutable

Quel examen pour analyser le nodule hypoéchogène ?

Pour s’assurer que le nodule ne soit pas cancéreux, il peut être ponctionné à l’aide d’une aiguille fine de manière à aspirer un peu de son contenu afin de l’analyser au microscope. « Dans le cas du nodule hypoéchogène on ponctionne généralement pour un diamètre supérieur à 15 millimètres, parfois 10mm« , précise le spécialiste. La ponction est un examen simple mais méticuleux, indolore qui ne nécessite pas d’anesthésie et qui, dans la très grande majorité des cas, doit être pratiquée sous contrôle échographique. Le matériel recueilli est adressé à un médecin, un cytopathologiste, qui analyse l’aspect des cellules (on appelle cela une cytologie) et donne un score dit de Bethesda, séparant les nodules bénins des cancers. Dans 15% des cas, le nodule est dit indéterminé et doit bénéficier d’autres investigations. « Pour les nodules thyroïdiens, la scintigraphie trouve là l’une de ses indications, l’autre étant la recherche d’un nodule « dit chaud » sécrétant des hormones « pour son propre compte« , explique le docteur Monpeyssen. Ce schéma diagnostique nécessite une grande expertise des différents protagonistes. Il a permis de donner une solution alternative à la chirurgie pour la plupart des nodules indéterminés.

Faut-il retirer un nodule hypoéchogène ?

Dans la majorité des cas, on ne touche pas à un nodule bénin, jusqu’à une taille de 4 cm voire plus. S’il est gênant au quotidien ou très volumineux, surtout s’il est situé sur la glande thyroïde, il est possible qu’on doive quand même le retirer, pour éviter qu’il entrave la déglutition. Dans la grande majorité des cas aujourd’hui, on évite la chirurgie. Le nodule peut être traité autrement : « un nodule purement liquidien sera simplement évacué à l’aiguille et alcoolisé en cas de récidive« , indique le médecin. « Un nodule sécrétant peut aisément être traité par le radio-iode. Un nodule majoritairement solide peut bénéficier d’une thermoablation par laser, radiofréquence ou échothérapie (HIFU)« . Ce sont des techniques réalisées en externe ou en hospitalisation de jour, sur un sujet non endormi. Chaque nodule est un cas particulier, et l’option thérapeutique doit être choisie dans l’intérêt du patient, au besoin lors d’une réunion multidisciplinaire. Si ces techniques alternatives ne sont pas applicables, dans le cas de nodules malins, il reste les techniques chirurgicales conventionnelles, mini-invasives et robotiques. « Dans le cas d’un nodule malin ou cancéreux, la chirurgie demeure indiscutable. Dans certains cas, elle peut être pratiquée sur un nodule indéterminé. Sinon, on peut pratiquer la surveillance active et voir comment il évolue avant d’opérer« , conclut le spécialiste.

Merci au Dr Hervé Monpeyssen, thyroïdologue, responsable de l’unité Thyroïde de l’Hôpital Américain.


Source : JDF Santé

Les symptômes et causes du cancer du palais

Les symptômes et causes du cancer du palais

Le cancer du palais fait partie des cancers de la bouche. Il se manifestera notamment par des lésions et douleurs locales. Généralement, ce type de cancer survient chez les personnes âgées de plus de 50 ans. Le tabac et l’alcool sont les principales causes du cancer du palais. Quels sont les symptômes ? Quels sont les traitements de ce cancer ?

Définition : qu’est-ce qu’un cancer du palais ?

Le cancer du palais rentre dans la catégorie des cancers de la cavité buccale. Il s’agit d’une tumeur agressive qui se développe au niveau de la cavité buccale qu’on appelle le palais ou voûte palatine, dans sa partie la plus avancée : le palais dur. Si elle n’est pas traitée, la tumeur va augmenter de taille, toucher les structures voisines (gencives, joues, etc.) et s’infiltrer en profondeur en détruisant l’os du palais. Comme toutes les tumeurs cancéreuses ORL, elle peut également donner des métastases ganglionnaires cervicales et à distance (poumon, os, etc.).

Quel est l’âge moyen des cancers du palais ? 

« Ce cancer touche huit hommes pour une femme avec un âge moyen entre 50 et 70 ans. Mais c’est un cancer qui peut toucher aussi le sujet âgé, même au-delà de 84 ans« , précise Agnès Dupret-Bories, chirurgien ORL à l’Institut Universitaire du Cancer de Toulouse.

Quelles sont les causes du cancer du palais ?

L’alcool et le tabac sont les deux causes principales du cancer du palais. « L’association des deux intoxications multiplie le risque« , prévient Agnès Dupret-Bories.

Quels sont les symptômes d’un cancer du palais ?

Au tout début de la maladie, les symptômes du cancer du palais peuvent être absents, et la découverte à l’intérieur de la bouche d’une petite lésion peut en être le seul signe physique. Ensuite, plusieurs symptômes peuvent alerter sur l’apparition de ce cancer :

  • des douleurs,
  • une mobilité dentaire,
  • un saignement,
  • une perte de poids,
  • une lésion visible qui persiste,
  • une difficulté à la mise en place de l’appareil dentaire,
  • des ganglions cervicaux.

Comment savoir si on a un cancer du palais ?

Le diagnostic du cancer du palais s’établit sur la base des informations fournies par le patient et après examen des signes cliniques. Un dentiste peut déceler des lésions du palais suspectes, particulièrement dans un contexte d’éthylo-tabagisme. Pour confirmer le diagnostic de cancer du palais, il est nécessaire de réaliser un prélèvement de la lésion : il s’agit d’une biopsie, à réaliser sous anesthésie locale, voire générale. Il faut également effectuer un examen clinique ORL. « Sont également réalisés un scanner et souvent une IRM dans le cadre du bilan« .

Si il est diagnostiqué à un stade précoce, le patient a plus de 80% de chance de survie 5 ans après

Comment soigner un cancer du palais ?

Globalement, le traitement dépendra de la taille de la tumeur et des résultats de son bilan d’extension. Les patients pourront avoir « une chirurgie consistant à retirer largement le cancer avec, en fonction de la taille, une reconstruction qui peut être réalisée dans le même temps« , détaille Agnès Dupret-Bories, qui ajoute : « on retire souvent pendant cette chirurgie les ganglions contenus dans le tissu gras du cou. Il s’agit d’un curage cervical. » Le traitement peut-être complété, en fonction des résultats de l’analyse de la tumeur et des ganglions, par une radiothérapie ou une radio-chimio-thérapie. Pour les patients ne pouvant pas être opérés, le traitement consistera directement à une radio(chimio)thérapie. « Il faut également prendre en charge les addictions (alcool, tabac) s’il y en a« , ajoute Agnès Dupret-Bories.

Est-ce que le cancer du palais est mortel ?

Si le cancer du palais est diagnostiqué à un stade précoce, le pronostic est très bon avec plus de 80% de chance de survie 5 ans après. « Malheureusement, comme pour tous les cancers ORL, il est souvent diagnostiqué à un stade avancé. Il nécessite alors une chirurgie plus mutilante et avec une survie moins bonne, d’environ 50% de survie 5 ans après le diagnostic« , continue Agnès Dupret-Bories. La tendance est quand même à l’amélioration du pronostic, notamment par une sensibilisation des médecins généralistes et des dentistes à la détection de lésions précoces et également par une prise en charge plus curative pour les patients de plus de 75 ans.

Comment éviter le cancer du palais ?

Il est généralement possible d’éviter les cancers du palais en cessant la consommation de tabac et d’alcool. Mais la prévention passe aussi « par la consultation de son médecin traitant et d’un ORL lors de l’apparition de signe clinique pour une détection précoce« , conclut Agnès Dupret-Bories.

Merci au Dr Agnès Dupret-Bories, chirurgien ORL à l’Institut Universitaire du Cancer de Toulouse.


Source : JDF Santé

Marqueurs du cancer : interpréter son analyse de sang

Marqueurs du cancer : interpréter son analyse de sang

Un marqueur tumoral est une substance présente dans l’organisme. Lorsque son dosage est élevé, elle peut révéler un cancer. Il existe des marqueurs pour les différents cancers (colon, foie, sang, poumon, pancréas, ovaire, testicules…). Quels sont les différents marqueurs d’un cancer ? 

Définition : c’est quoi un marqueur du cancer ?

Un marqueur tumoral est une substance (protéine, hormone) présente naturellement dans l’organisme, qui en cas de dosage élevé, peut indiquer la présence d’un cancer. Mais il peut aussi être fabriqués par le corps lorsqu’une tumeur se développe, ou par les cellules cancéreuses elles-mêmes. Les marqueurs tumoraux peuvent êtres spécifiques à certains cancers, ou communs à différents cancers. Important : le dosage de certains marqueurs tumoraux peut être élevé sans mise en évidence systématique d’une affection cancéreuse sous-jacente. Le dosage des marqueurs tumoraux peut être utile à différents stades de la prise en charge d’un cancer : pour son dépistage, son diagnostic, la détermination du son stade (propagation) ou de son pronostic (agressivité de la tumeur). Il est également utile pour choisir et surveiller le traitement, évaluer son efficacité (réponse) ou encore estimer le risque de récidive.

Quels sont les marqueurs d’un cancer ?

► Le dosage sanguin de l’alpha-foetoprotéine (AFP) peut aider à diagnostiquer, et surveiller la réponse au traitement de différents cancers : cancer primitif du foie, cancer du testicule, cancer de l’ovaire. 

► Le dosage sanguin du CA 125 (antigène tumoral 125) est prescrit pour le suivi des cancers de l’ovaire afin de vérifier la réponse au traitement et dépister une récidive après le traitement. Il peut également être prescrit si une patiente présente des signes évoquant une autre affection cancéreuse.

L’antigène CA 15-3 (antigène tumoral 15-3) est un marqueur assez spécifique du cancer du sein. Son taux peut néanmoins être augmenté en présence d’autres cancers : cancers de l’ovaire, du foie et parfois du poumon. Le dosage sanguin du CA 15-3 est généralement réalisé pour vérifier l’efficacité thérapeutique du traitement du cancer du sein, ou dépister une récidive après la mise en oeuvre du traitement.

Le dosage du CA 19-9 (antigène carbohydrate 19-9) est indiqué pour évaluer la réaction au traitement d’un cancer du pancréas (au stade avancé), ou s’il est réapparu après le traitement, indiquant ainsi une récidive. 

Le dosage de l’ACE (antigène carcino-embryonnaire) est principalement prescrit pour aider au diagnostic du cancer colorectal et surveiller la réponse au traitement. La valeur de son dosage est aussi considérée comme un facteur pronostique de la maladie. Il peut également être indiqué pour établir le pronostic de patients atteints de différents cancers, comme le cancer du sein et du poumon.

► Gonadotrophine chorionique humaine (HCG ou BHCG) dans le diagnostic des cancers génitaux. Cette hormone est produite naturellement par le placenta lors de la grossesse. Elle est aussi fabriquée par certaines cellules cancéreuses. Le dosage de la gonadotrophine chorionique humaine (HCG ou BHCG) participe au diagnostic de certains cancers, notamment pour le cancer du testicule, le cancer de l’ovaire (tumeur germinale), et un certain type de cancer de l’utérus. Il aide également à évaluer l’efficacité thérapeutique du traitement. 

► L’antigène prostatique spécifique (PAS) est une protéine naturellement fabriquée par les cellules de la prostate. Un dosage sanguin permet de mesurer la quantité d’APS dans le sang. Il est utile au dépistage du cancer de la prostate en présence de facteurs de risques (âge, antécédents) ou de symptômes évocateurs. Il présente également un intérêt pour évaluer l’efficacité du traitement et surveiller une éventuelle récidive. À noter que seulement 1 homme sur 4 dont le taux de PAS est anormal est atteint du cancer de la prostate.

Que signifient des marqueurs tumoraux élevés ?

À partir du moment où une cellule cancéreuse croît, elle va se multiplier et lorsque la tumeur se développe de façon morphologique, le marqueur tumoral va augmenter et devenir élevé. « Mais un marqueur tumoral seul, isolé, pris individuellement, n’est pas suffisant pour diagnostiquer un cancer. Il n’y a que pour la thyroïde où lorsqu’on a le marqueur tumoral, cela signifie qu’on a un cancer. Autrement, tous les autres marqueurs nous les avons. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on ne l’utilise pas forcément en diagnostic primitif. C’est lorsqu’on constate qu’elle augmente que l’on va prescrire des examens tels que scanner ou IRM voire une biopsie et c’est l’ensemble de ces éléments qui vont nous permettre de savoir si le patient va développer tel ou tel cancer », rassure le Dr François Blanchecotte.

Que signifient des marqueurs tumoraux bas ?

« Les marqueurs tumoraux sont présents dans l’organisme, aussi bien en situation physiologique qu’en situation cancéreuse. Lorsque l’on va traiter un cancer, si la tumeur régresse, le marqueur tumoral va diminuer proportionnellement et à ce moment-là, le marqueur va servir de témoin de réussite du traitement. Si on trouve une augmentation isolée d’un marqueur protéique cela ne signifie pas nécessairement qu’on a un cancer. Une fois le diagnostic posé, les marqueurs tumoraux devraient servir d’aide au suivi de la maladie », explique le spécialiste.

Merci au Dr François Blanchecotte, Président du Syndicat des biologistes. 


Source : JDF Santé

Tumeur maligne ou bénigne : c'est quoi, quels symptômes ?

Tumeur maligne ou bénigne : c'est quoi, quels symptômes ?

La tumeur désigne autant des pathologies cancéreuses que des dysfonctionnements du développement cellulaire bénins. Il existe différents types de tumeur selon la localisation (cerveau, os, muscles…). Les tumeurs ne se manifestent pas toujours par des symptômes notables. D’où l’importance de consulter en cas de suspicion. C’est quoi une tumeur ? Quelle est la différence entre tumeur et cancer ? Quels sont les types de tumeurs ? Est-ce qu’une tumeur se soigne ? Quels traitements envisager ?

Définition : c’est quoi une tumeur ?

Le mot « tumeur » est un terme générique correspondant au développement d’un tissu nouvellement formé au sein d’un tissu normal. La tumeur est provoquée par le dysfonctionnement du développement cellulaire.

Quelle est la différence entre tumeur maligne et tumeur bénigne ?

Contrairement aux idées reçues, le terme de tumeur est utilisé pour des pathologies cancéreuses, mais également pour d’autres productions à caractère bénin. « Une tumeur maligne est un amas de cellules cancéreuses. Une tumeur bénigne n’est pas un cancer, contrairement à une tumeur maligne. Elle se développe lentement, localement, sans produire de métastases, et ne récidive pas si elle est enlevée complètement », selon le Dr Claudia Ferrari, adjointe au directeur du pôle santé publique et soins de l’Institut national du cancer. Un kyste peut être considéré comme une tumeur bénigne.

Quelle est la différence entre tumeur primitive et secondaire ?

« Une tumeur primitive est la tumeur principale à partir de laquelle peuvent s’échapper des cellules cancéreuses qui vont former des métastases dans d’autres parties du corps. Une métastase est une tumeur formée à partir de cellules cancéreuses qui se sont détachées d’une tumeur primitive et qui ont migré par les vaisseaux lymphatiques ou les vaisseaux sanguins dans une autre partie du corps où elles se sont installées. Ce n’est pas un autre cancer, mais le cancer initial qui s’est propagé« , précise le Dr Claudia Ferrari.

Les tumeurs ne provoquent pas toujours de douleurs.

Quels sont les types de tumeurs ?

Selon là où elles se trouvent, les tumeurs prennent différents noms. On parle ainsi de tumeur cérébrale lorsqu’elle apparaît dans le cerveau, de tumeur osseuse lorsqu’elle provient des os, de tumeur endocrine quand elle touche le système endocrinien, de tumeur desmoïde quand elle se développe à partir des muscles ou des enveloppes musculaires.

Quels sont les symptômes d’une tumeur ?

Qu’elles soient bénignes ou malignes, les tumeurs ne provoquent pas systématiquement des douleurs. Parfois, le patient (ou son médecin) la découvre de manière inopinée lors d’un examen clinique, en palpant une petite masse. Si la tumeur affecte un organe profond, elle ne sera pas visible à l’œil nu ou au toucher, mais via des examens radiologiques (IRM, scanner, radiologie, échographie…). Des examens biologiques peuvent également être nécessaires.

Qu’est-ce qui provoque une tumeur ?

Les causes d’apparition d’une tumeur sont multiples et souvent mal identifiées. Toutefois, dans le cas des tumeurs malignes, certains facteurs connus, externes comme internes, peuvent entrer en ligne de compte : l’âge, le mode de vie (chaque année, 20 % des nouveaux cas de cancers sont liés à la consommation de tabac et 8 % à la consommation d’alcool), les antécédents familiaux, l’environnement…

Diagnostic : comment détecter une tumeur ?

La bénignité (nature non cancéreuse) ou la malignité (cancer) d’une tumeur peuvent être évoquées selon l’aspect retrouvé sur les examens d’imagerie pratiqués (comme une IRM), mais seront toujours confirmées par la réalisation d’une biopsie, c’est-à-dire un prélèvement de tissu qui permettra son étude.

Qui consulter pour une tumeur ?

Dès que vous ressentez une masse suspecte, n’attendez pas et allez consulter votre médecin traitant qui vous fera passer des examens complémentaires et vous orientera vers un oncologue au besoin. Pour les tumeurs malignes, à l’origine des cancers, plus le diagnostic est fait tôt, moins les traitements sont lourds et meilleures sont les chances de guérison. L’intérêt du diagnostic précoce est ainsi de mieux soigner, mais aussi de limiter les séquelles liées à certains traitements.

Est-ce qu’une tumeur se soigne ?

Dans le cas d’une tumeur bénigne, une ablation chirurgicale peut être nécessaire, notamment si elle est gênante. Dans les autres cas, une simple surveillance clinique sera effectuée, afin d’en surveiller l’évolution. Lorsqu’il s’agit d’une tumeur maligne, « les traitements sont multiples et sont proposés en fonction du cancer, de ses caractéristiques, de son stade… Il peut s’agir d’une chirurgie, associée ou non à une chimiothérapie et ou à une radiothérapie. Cela peut également être une hormonothérapie ou immunothérapie« . Alors que le pronostic des tumeurs bénignes est généralement bon, celui des tumeurs malignes l’est moins, notamment lorsqu’elles sont diagnostiquées tardivement et que les cellules cancéreuses se sont multipliées. Pour autant, il est aujourd’hui possible de traiter, voire de guérir, de nombreux cancers.

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Merci au Dr Claudia Ferrari, adjointe au directeur du pôle santé publique et soins de l’Institut national du cancer. 


Source : JDF Santé

Molluscum pendulum : quand enlever cette tumeur de la peau ?

Molluscum pendulum : quand enlever cette tumeur de la peau ?

Le molluscum pendulum est une excroissance de la peau qui est généralement bénigne. Il semblerait que cette tumeur de la peau soit d’origine virale. Les symptômes sont principalement cutanés. Qu’est-ce qu’un molluscum pendulum ? Quelles sont les causes ? Quels traitements pour soigner un molluscum pendulum ?

Définition : qu’est-ce qu’un molluscum pendulum ?

Le molluscum pendulum, aussi appelé « fibrome mou« , est une tumeur bénigne ou « acrochordon » de la peau assez fréquente. Elle se présente sous la forme d’une petite excroissance reliée à la peau par un fin pédicule. Ces petits bouts de chair apparaissent généralement autour du cou, au niveau des plis du corps comme le pli de l’aine ou aux aisselles, plus rarement sur les paupières. Leur taille est généralement de l’ordre de quelques millimètres, rarement au-delà du centimètre. Leur nombre augmente avec l’âge. « Ce ne sont pas pour autant des lésions dangereuses et elles ne nécessitent pas d’intervention sauf si elles grossissent trop », rassure le Dr Paul Dupont, dermatologue.

Photo d'un molluscum pendulum
Photo d’un molluscum pendulum © Joaquin Corbalan-Adobestock

Quels sont les symptômes d’un molluscum pendulum ?

Le molluscum pendulum se manifeste par des lésions molles, de couleur chair ou hyperpigmentées, leur couleur pouvant aller de celle de la peau normale au brun foncé. Il n’est en général pas douloureux, mais peut être inesthétique ou devenir gênant. Cette excroissance peut en effet « se prendre » dans les vêtements ou les bijoux. Elle peut aussi se thromboser spontanément ou après un traumatisme : elle devient alors rouge et douloureuse, puis noire (nécrose) et tombe toute seule. 

Causes : comment on attrape le molluscum pendulum ?

« Leur cause est mal connue. On peut penser vu leur progression de proche en proche que les mollusca pendula peuvent avoir une cause virale », explique le dermatologue.

Diagnostic : comment savoir si on a un molluscum pendulum ?

Un molluscum pendulum est assez caractéristique et aisément reconnaissable. Un examen clinique suffit donc le plus souvent pour le diagnostiquer. En cas de doute, le dermatologue peut l’extraire sous anesthésie locale pour le faire analyser.

Quel traitement contre le molluscum contagiosum ?

Si les lésions sont asymptomatiques, aucun traitement n’est nécessaire. Lorsqu’elle deviennent gênantes ou qu’elles sont inesthétiques, il est possible de les enlever, soit en les détruisant avec de l’azote liquide (cryothérapie), soit en les sectionnant au niveau de leur pédicule avec un bistouri ou une électrocoagulation. Ce geste chirurgical est rapide et nécessite tout au plus une petite anesthésie locale. Contrairement à l’azote liquide, il ne laisse aucune trace, à condition de rester à l’abri du soleil. Mieux vaut donc se les faire retirer à l’automne ou en hiver. « Côté traitement naturel, on peut utiliser certaines huiles essentielles comme celles de Melaleuque ou de Genevrier diluées dans un liniment », suggère le spécialiste.

Merci au Dr Paul Dupont, dermatologue.


Source : JDF Santé