Certaines femmes ont un risque d’avoir une infection urinaire (ou une cystite) après un rapport sexuel, d’où l’importance d’uriner après avoir fait l’amour. Pourquoi faire l’amour peut donner des cystites ? Comment savoir si on a une infection après un rapport ? Comment se soigner ?
Pourquoi il y a un risque de cystite après rapport sexuel chez la femme ?
L’urètre étant très court chez la femme (4,1 cm en moyenne), il arrive que certaines bactéries digestives colonisant le périnée puissent remonter de proche en proche jusque dans la vessie et déclencher une infection urinaire. « Pendant un rapport sexuel, les bactéries du périnée de l’homme et de la femme se retrouvent dans des conditions optimales pour passer du vagin au tractus urinaire. L’augmentation de la chaleur et de la transpiration sont sources de pullulation microbienne plus rapide. Un des mécanismes naturels du corps pour prévenir la cystite est la miction dont le flux d’urines permet de s’opposer à la colonisation des voies urinaires par les bactéries » indique le Dr Maxime Vallée, chirurgien urologue au CHU de Poitiers et membre du Comité d’Infectiologie de l’Association Française d’Urologie (CIAFU), qui précise que ces explications restent très théoriques et que de nombreux autres phénomènes physiopathologiques, dont certains encore imparfaitement compris, entrent en ligne de compte.
Pourquoi il y a un risque de cystite après rapport sexuel chez l’homme ?
Les cystites concernent principalement les femmes. Les infections urinaires chez l’homme sont des prostatites (infections de la prostate). « Les prostatites peuvent survenir après un rapport sexuel si l’homme a contracté une infection sexuellement transmissible (notamment à gonocoques ou à chlamydia), mais celles-ci se manifestent plus volontiers sous forme d’une urétrite aiguë ou une épididymite aiguë. Les mécanismes à l’origine de l’infection chez l’homme sont bien différents de la cystite post-coïtale à E. coli rencontrée chez la femme« , informe le Dr Maxime Vallée.
Combien de temps après le rapport sexuel ?
Les cystites post-coïtales débutent en général quelques heures après un rapport sexuel (typiquement le lendemain matin d’un rapport ayant eu lieu la veille au soir). Il s’agit la plupart du temps de cystites à entétobactéries (dont la fameuse Escherichia Coli).
Quelles sont les causes d’une cystite après un rapport ?
« Le début de la vie sexuelle est souvent le moment de la première cystite chez les femmes« , précise le Dr Maxime Vallée. Plusieurs hypothèses ont été faites pour expliquer les infections urinaires qui apparaissent au début des rapports sexuels : « cela pourrait s’expliquer par certaines habitudes que n’ont parfois pas encore les jeunes femmes, comme uriner après le rapport sexuel. Mais il serait bien réducteur d’évoquer de simples mauvaises habitudes pour expliquer la survenue de cystite post-coïtale. Bon nombre de femme ne suivent absolument pas ces conseils et n’ont pourtant jamais fait de cystite. A contrario, ces conseils sont parfois scrupuleusement suivis par certaines patientes qui pourtant récidive ! D’où l’intérêt de rencontrer un spécialiste qui sera à même d’identifier les situations à risque propre à chaque patiente« , explique le Dr Maxime Vallée. Il est fréquent que les cystites récidivent lors d’un changement de partenaire sexuel. Là-encore, le mécanisme n’est pas parfaitement clair. Est-ce lié à une modification des pratiques sexuelles ? A un changement des habitudes au début d’une relation (ne pas se lever pour aller uriner rapidement après le rapport sexuel) ? Lorsqu’une cystite après un rapport sexuel récidive, un interrogatoire par un urologue permet d’identifier des facteurs de risque modifiables.
Est-il possible d’avoir une cystite après un rapport sexuel protégé (préservatif) ?
Le fait de se protéger avec des préservatifs ne semble pas avoir d’incidence positive ou négative sur l’apparition d’une cystite. En revanche, « les spermicides peuvent favoriser les cystites car ils ont un impact sur la flore vaginale protectrice« , prévient le Dr Maxime Vallée. « C’est pourquoi l’utilisation de spermicides est déconseillée chez les femmes qui font des cystites à répétition« , indique ce spécialiste.
Comment éviter d’avoir une cystite après un rapport sexuel ?
« Le discours de prévention est adapté en fonction des facteurs de risque identifiés chez chaque patiente », précise le Dr Maxime Vallée. De manière générale, en prévention des cystites récidivantes après les rapports sexuels, il est conseillé de :
Boire beaucoup d’eau,
D’uriner tout au long de la journée et pas juste le matin et le soir,
D’uriner après les rapports sexuels.
Quel traitement pour soigner une cystite après un rapport ?
Les cystites sont bénignes. Les femmes présentant des symptômes d’infection urinaire doivent boire beaucoup d’eau et consulter un médecin pour débuter un traitement antibiotique si les symptômes sont très importants. Les infections urinaires chez l’homme sont plus graves contrairement aux cystites chez les femmes. Elles demandent un traitement antibiotique et un bilan pour rechercher leur cause.
Merci au Dr Maxime Vallée, chirurgien urologue au CHU de Poitiers et membre du Comité d’Infectiologie de l’Association Française d’Urologie (CIAFU)
La thyroïdite auto-immune (le plus souvent la thyroïdite de Hashimoto) est due à un dérèglement immunitaire avec la production d’anticorps qui s’attaquent à la glande thyroïde. Quels sont les symptômes d’une thyroïdite ? Est-ce grave ? Quelle est l’évolution d’une thyroïdite auto-immune ? Comment la soigne-t-on ?
Définition : qu’est-ce que la thyroïdite auto-immune ?
La thyroïde est une glande située à la partie inférieure du cou, dont le rôle est la sécrétion et la régulation des hormones thyroïdiennes exerçant de nombreuses fonctions dans l’organisme. La thyroïde peut être le siège de maladies dites auto-immunes, par action des propres anticorps de l’organisme contre des cellules thyroïdiennes. On distingue la maladie de Basedow dans laquelle des auto-anticorps se fixent sur la thyroïde et stimulent sa sécrétion d’hormones : il en résulte une hyperthyroïdie. D’autres maladies auto-immunes touchent la thyroïde et entraînent son inflammation : on parle de thyroïdite auto-immune dont l’exemple le plus typique est la thyroïdite de Hashimoto. Initialement, les thyroïdites entraînent une majoration de sécrétion des hormones thyroïdiennes, puis, à l’inverse, une hypothyroïdie s’installe. A des stades avancés, le retour au fonctionnement normal est possible, mais dans certaines formes comme la thyroïdite de Hashimoto, l’hypothyroïdie perdure.
Quels sont les symptômes d’une thyroïdite auto-immune ?
La thyroïde auto-immune se manifeste le plus souvent par l’apparition d’un goitre, sauf dans un cas spécial, la thyroïdite atrophique, où au contraire elle rapetisse. L’apparition de ce goitre ne cause pas de douleur. Les manifestations sont donc souvent en rapport avec le stade de la thyroïde. Le Dr Scheimann explique que dans sa forme débutante « la thyroïdite peut entraîner une hyperthyroïdie et donc des symptômes comme une nervosité, un amaigrissement, des tremblements, une thermophobie« . S’il s’agit d’un stade plus avancé, le médecin précise qu’elle va alors entraîner « ‘une hypothyroïdie et donc les symptômes associés : prise de poids, fatigues musculaires, difficultés de concentration, chutes de cheveux« .
Comment diagnostique-t-on une thyroïdite auto-immune ? Une échographie ?
Le dosage de la TSH, hormone chargée de stimuler la sécrétion des hormones thyroïdiennes, sera défini. Une échographie de la thyroïdepuis le dosage des anticorps spécifiques (Anticorps anti-peroxydase) en cause permettront de confirmer le diagnostic de thyroïdite auto-immune.
Comment soigner une thyroïdite auto-immune ?
Lorsque la thyroïdite ne présente pas de symptômes gênants, aucun traitement n’est demandé. Dans le cas inverse, les symptômes gênants seront traités grâce à des hormones thyroïdiennes de synthèse. Le traitement peut être nécessaire à vie en l’absence de résolution des symptômes.
Quelle prévention pour éviter une thyroïdite auto-immune ?
Dans le cadre d’une prévention de la thyroïdite auto-immune, il n’existe pas réellement d’attitude à adopter afin d’éviter la thyroïdite auto-immune. Le Dr Scheimman précise toutefois que « la consommation régulière de produits de la mer (poissons apportant de l’iode), une activité physique journalière et l’arrêt du tabac contribuent à réduire les risques de dysfonctionnement thyroïdien« . Il peut également être bon de surveiller certaines personnes présentant différents facteurs de risques : les femmes (entre 30 et 60 ans) et les personnes ayant des antécédents familiaux ou personnels de maladie auto-immune.
Quelles sont les causes d’un dérèglement de la thyroïde ?
Une maladie auto-immune comme dans la maladie de Basedow (hyperthyroïdie la plus fréquente), la thyroïdite d’Hashimoto (hypothyroïdie la plus fréquente) ou l’hypothyroïdie spontanée atrophique
Des adénomes (nodules thyroïdiens) comme dans l’adénome toxique ou le Goitre multihétéronodulaire toxique qui sécrètent de façon anormale des hormones thyroïdiennes en excès
Un virus (virus coxsackie, ourlien ou adénovirus) dans la thyroïdite de De Quervain
Des médicaments : Cordarone®, produits de contraste iodés utilisés pour l’imagerie médicale ou hormones thyroïdiennes de certains cocktails amaigrissants illégaux par exemple
Un traitement : ablation partielle ou totale de la thyroïde, des traitements par iode radioactif ou radiothérapie externe ;
Un accouchement (entre 6 semaines et 3 mois) dans la thyroïdite du post-partum
A la naissance à cause d’une malformation de la glande ou un dysfonctionnement
Par une carence en iode (Rare en France depuis que les sels de table sont supplémentés en iode)
Secondaire à une maladie de l’hypophyse ou de l’hypothalamus.
Merci au Docteur Alain Scheimann, endocrinologue et auteur de Et si c’était la thyroïde ? (In Press, 2017)
Les symptômes d’un ulcère gastrique ou duodénal peuvent varier d’une personne à l’autre et selon l’intensité des manifestations. L’ulcère peut être asymptomatique et découvert de manière fortuite au cours d’une fibroscopie gastrique. Il peut aussi être douloureux ou compliqué et provoquer des saignements. « Une des complications les plus graves est la perforation de la paroi de l’estomac ou du duodénum, auquel cas les symptômes sont très bruyants« , explique le Pr Maximilien Barret, gastro-entérologue à l’hôpital Cochin. Un ulcère qui saigne peut se manifester par : une hématémèse (un vomissement de sang rouge) ou une évacuation de sang par l’anus : le sang peut être rouge (rectorragie) ou partiellement digéré et noir (méléna) traduisant un saignement digestif à un débit variable. Le dernier mode de présentation de l’ulcère est une fatigue inhabituelle qui va conduire à effectuer une prise de sang mettant en évidence une anémie (chute du taux d’hémoglobine). « Cette carence en fer peut avoir une origine gynécologique chez la femme en cas de règles abondantes. Une anémie par carence en fer chez la femme ménopausée nécessite une exploration du tube digestif et la recherche notamment d’un ulcère de l’estomac ou du duodénum qui serait en train de saigner à très faible débit. Ce diagnostic est souvent associé à une fatigue importante« , continue-t-il.
Quelles sont les causes d’un ulcère qui saigne ?
La principale cause d’un ulcère qui saigne est la prise de médicaments toxiques pour la muqueuse gastrique et duodénale, essentiellement des AINS (Ibuprofène). « D’autres facteurs de risque peuvent provoquer des saignements sur ulcère, notamment les médicaments anticoagulants qui sont prescrits aux personnes ayant été victimes d’une thrombose ou d’une embolie pulmonaire, ainsi que des antiagrégants plaquettaires (aspirine) administrés aux personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaires« , informe le gastro-entérologue. Une infection de l’estomac à Hélicobacter Pylori est responsable de 7 ulcères gastriques sur 10. 9 ulcères duodénaux sur 10 sont liés à Helicobacter pylori. Cette infection est généralement acquise dans l’enfance et persiste toute la vie en l’absence de traitement. La présence de cette bactérie est recherchée par une biopsie gastrique ou par un test respiratoire. Elle répond bien à une association d’antibiotiques prise pendant une durée de 10 à 14 jours.
Est-ce dangereux de cracher du sang en cas d’ulcère ?
« Un ulcère qui saigne est dangereux et constitue toujours une indication à effectuer des explorations en urgence« , prévient le spécialiste.
Quelles sont les complications possibles ?
► L’hémorragie digestive haute demeure la complication la plus fréquente de l’ulcère. L’hémorragie digestive se traduit par :
des vomissements de sang,
la présence de sang dans les selles
une anémie avec une baisse du taux de l’hémoglobine qui peut nécessiter une transfusion en urgence.
► Une perforation gastrique ou duodénale provoquant un pneumopéritoine ou une péritonite peut s’observer : une douleur épigastrique apparaît brutalement puis s’étend rapidement à l’abdomen.
► La sténose du bulbe duodénal correspondant à un rétrécissement du diamètre de la sortie de l’estomac, est une complication de l’ulcère duodénal évoluant depuis de nombreuses années en raison de la formation progressive d’une fibrose . La sténose provoque une occlusion responsable de vomissements alimentaires.
Quand et qui consulter ?
Des crachats de sang en cas d’ulcère représentent une urgence médicale, et nécessitent un appel au SAMU ou une consultation aux urgences. « Une hémorragie digestive dont le saignement a un débit important peut être responsable d’un état de choc : quand on n’a plus assez de sang dans les vaisseaux sanguins pour maintenir une pression artérielle satisfaisante, cela peut entraîner des conséquences à tous les niveaux de l’organisme. Parmi elles, des malaises, des pertes de connaissance et dans les cas les plus graves, le décès », développe le Pr Maximilien Barret.
Comment diagnostiquer un ulcère qui saigne ?
Le diagnostic repose sur une endoscopie digestive effectuée en urgence. Cet examen consiste à explorer l’œsophage, le duodénum et l’estomac grâce à une petite caméra introduite dans la bouche.
Comment soigner un ulcère qui saigne ?
Le traitement comprend deux axes.
► En premier lieu, une intervention endoscopique est nécessaire pour faire le diagnostic et arrêter le saignement actif. « Elle vise à interrompre le saignement grâce à des techniques endoscopiques permettant de cautériser le vaisseau qui saigne ou de le clipper à l’aide d’une petite agrafe hémostatique sur le vaisseau voire sur l’ensemble de l’ulcère pour le refermer et arrêter le saignement », détaille le Pr Maximilien Barret.
► Le deuxième axe du traitement est médicamenteux. Il repose sur l’administration intraveineuse d’inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) qui ont pour objectif de neutraliser l’acidité gastrique afin de permettre la cicatrisation de l’ulcère.
Merci au Pr Maximilien Barret, gastro-entérologue à l’hôpital Cochin
Dès le 20 mars et jusqu’au 21 juin 2023, c’est le retour du printemps ! Cette saison signe l’arrivée des jours plus longs, plus lumineux et plus chauds mais cause également chez certains une grande fatigue. Les changements induits par l’arrivée du printemps perturbent l’organisme et le sommeil. Heureusement, des remèdes existent pour lutter contre la fatigue au printemps. On fait le point.
Quelles sont les causes de la fatigue au printemps ?
A l’arrivée du printemps, on sort d’une période où l’on est confiné, presque en hibernation (l’hiver) pour entrer dans une saison qui donne envie de sortir et de profiter de la lumière. « Mais le printemps génère aussi une baisse d’énergie et peut perturber le sommeil. On passe à des températures plus douces et les écarts de température fatiguent le corps qui a du mal à se réguler. Par ailleurs, nos organismes ont été intoxiqués par une alimentation riche en hiver« précise Marie-Ange Guillemet, conseillère en phyto-aromathérapie et aromacologue.
Quels sont les symptômes du changement de saison ?
L’arrivée du printemps va perturber le sommeil et fatiguer l’organisme. « Le foie est très engorgé et nous sommes plus irritables. Certaines personnes seront boostées à l’arrivée du printemps mais la plupart des gens sont souvent très fatigués à cette période » indique Marie-Ange Guillemet.
Comment lutter contre la fatigue du printemps ?
« Pour lutter contre la fatigue du printemps, vous pouvez prendre des vitamines C et du magnésium, les huiles essentielles d’épinette noire, de pin silvestre, de carotte, citron et romarin sont aussi très efficaces. Côté plantes, le chardon-Marie, le pissenlit et l’artichaud sont les incontournables de la saison du printemps. Une cure de chlorella ou encore l’hydrolat de lédon du Groenland ont prouvé leur efficacité sur l’énergie » liste notre experte. Attention : « On ne prend pas tout en même temps, on effectue ces cures de façon ponctuelle et il faut les adapter en fonction des profils (enceinte, sous médicaments etc) et besoins des individus.
Ces remèdes ne se substituent en aucune façon à un traitement et il faut toujours prévenir un professionnel de santé
Ces remèdes ne se substituent en aucune façon à un traitement et il faut toujours prévenir un professionnel de santé » met en garde Marie-Ange Guillemet. L’alimentation joue également un rôle sur la fatigue : on passe à une alimentation beaucoup moins calorique (fruits, légumes crus). « J’émets cependant une réserve pour les légumes et fruits crus qui ne correspondent pas à tout le monde, on privilégiera alors la cuisson vapeur » indique notre spécialiste. Enfin, pour profiter pleinement du printemps, sortir, bouger, marcher en forêt, faire du yoga… Pratiquer une activité est indispensable pour réduire la fatigue.
Quels remèdes à la fatigue de printemps ?
Pour pallier la fatigue printanière, on peut utiliser des huiles essentielles en synergie et en application locale au niveau des reins en cure de 15 jours :
l’épinette noire (Ne pas utiliser chez la femme enceinte pendant les 3 premiers mois de grossesse. Ne pas utiliser chez les enfants de moins de 6 ans. Irritation cutanée (huile dermocaustique) possible à forte dose, toujours bien diluer avant application sur la peau).
le pin sylvestre (Irritante à l’état pur. A utiliser fortement diluée pour une utilisation cutanée. Déconseillée pendant les trois premiers mois de la grossesse et chez les enfants de moins de 6 ans. Effet « cortison- like » possible, à prendre en compte en cas de pathologie liée.)
Il faut toujours être extrêmement prudent avec les huiles essentielles
On peut également diluer une goutte d’huile essentielle dans une cuillère à café d’huile d’olive pure pression à froid en prise orale pendant une semaine pour le foie et la vésicule biliaire. Privilégiez les huiles essentielles suivantes :
Huile essentielle de carotte (Ne pas utiliser chez les femmes enceintes ou allaitantes, ni chez les enfants. Usage interne thérapeutique réservé au thérapeute. Tenir hors de portée des enfants. Eviter le contact avec les yeux.)
Huile essentielle de citron (Ne pas s’exposer au soleil pendant au moins 8 h après l’application de cette huile très photosensibilisante. Irritante à l’état pur, utiliser diluée pour toute application cutanée. Déconseillée dans les trois premiers mois de la grossesse.)
Huile essentielle de romarin à Verbénone (Cette huile contient des cétones, risque neurotoxique et abortif. Ne pas utiliser pendant la grossesse et l’allaitement, ni chez les enfants de moins de 7 ans, les sujets épileptiques et les personnes âgées sensibles. Effet « progesteron-like » possible, à prendre en compte en cas de problèmes hormonaux. Contre-indiquée en cas de mastose ou d’antécédents de cancers hormono-dépendants (cancer du sein, ovaire, endomètre). Eviter tout surdosage et éviter une utilisation prolongée.)
« Il faut toujours être extrêmement prudent avec les huiles essentielles. Je préfère les diluer dans une huile végétale de noyau d’abricot, de macadamia ou d’amande douce » avertit Marie-Ange Guillemet. « Choisissez les formats hydrolats ou eaux florales lorsque c’est possible pour plus de sécurité ». Par exemple, l’hydrolat de lédon du Groenland est très efficace. Mettre 1 cuillère à soupe d’hydrolat dans 1 litre d’eau à prendre en cure d’un mois.
Les plantes sont un incontournable pour la détox et le drainage du foie et de la vésicule biliaire. Attention cependant à la cure détox qui peut fatiguer, à éviter chez les personnes épuisées.« On mise sur des plantes que l’on peut utiliser soit en infusion, soit en ampoules, soit en gélules » :
Les Fleurs de bach sont un autre remède naturel à la fatigue printanière : « La fleur d’olivier est profilée pour donner un coup de fouet chez les gens fatigués ou les personnes anémiées » indique l’aromacologue. On a aussi la gemmothérapie (la médecine des bourgeons) : macérer une quinzaine de gouttes dans de l’eau, de l’alcool et de la glycérine. Par exemple, le macérât de bourgeon de cassis est riche en vitamine C. « Attention à se procurer de la gemmothérapie sans alcool pour les anciens alcooliques ou les personnes ne pouvant pas consommer d’alcool. Enfin, pour booster l’état émotionnel, on s’orientera vers l’olfaction par consultation » conclut notre experte.
Quelle cure faire contre la fatigue de printemps ?
Les cures d’huiles essentielles ou d’hydrolat réduisent la fatigue et donnent un coup de boost. Les cures de plantes drainent le foie et détoxifient l’organisme pour lutter contre la baisse d’énergie. « Pour le printemps, je conseille particulièrement la cure de sève de bouleau en 1 verre pur au petit déjeuner pendant un mois. A conserver au frigo après ouverture » préconise Marie-Ange Guillemet. « Ou encore la cure de chlorella, une algue, qui détoxifie l’organisme, donne un coup de fouet et booste les défenses naturelles » ajoute l’experte.
Quelles vitamines contre la fatigue de printemps ?
« Pour la fatigue, je recommande la prise de vitamine C et de préférence la vitamine C liposomale car elle est mieux assimilée par l’organisme et est biodisponible bien plus longtemps (entre 10 et 12h contre 2h pour la vitamine C classique) » argumente Marie-Ange Guillemet. Le magnésium (liposomale) permet également de se booster physiquement et psychologiquement. « Particulièrement avec ce que l’on traverse, les gens se sentent déprimés donc l’apport de magnésium est très bénéfique » défend notre experte.
Merci à Marie-Ange Guillemet, conseillère en phyto-aromathérapie et aromacologue.
[Mis à jour le lundi 20 mars 2023 à 9h37] Ce mardi21 mars est consacré à la Trisomie 21, aussi appelée « syndrome de Down » qui affecte 27 000 nouveau-nés par an, selon l’Institut de Veille Sanitaire (InVS). Ce n’est pas une maladie. Le syndrome de Down (ou trisomie 21) correspond à une anomalie génétique chromosomique (concrètement, sur la paire de chromosomes numéro 21, les personnes porteuses de ce syndrome ont un chromosome supplémentaire), ce qui provoque généralement divers degrés de déficience intellectuelle et physique et des problèmes médicaux associés. A quelle date a lieu la Journée mondiale de la Trisomie 21 ? En quoi consiste le challenge des chaussettes dépareillées pour célébrer la diversité ? Quelles sont les actions organisées en 2023 ?
A quelle date a lieu la Journée mondiale de la Trisomie 21 en 2023 ?
En clin d’œil à son nom, la Trisomie 21 est « célébrée » chaque année le 21 mars. Cette année, elle tombe donc le mardi 21 mars 2023.
Quelle est l’origine de la Journée mondiale de la Trisomie 21 ?
En décembre 2011, l’Assemblée générale des Nations Unies décide de proclamer le 21 mars comme la Journée mondiale de la Trisomie 21. Dans une résolution adoptée le 19 décembre 2011, elle invite « tous les États Membres, les organismes compétents du système des Nations Unies et les autres organisations internationales, ainsi que la société civile (y compris les organisations non gouvernementales et le secteur privé) à célébrer comme il se doit la Journée, afin de sensibiliser l’opinion publique à cette question« . A partir de 2012, ce syndrome est ainsi mis à l’honneur chaque année à l’occasion d’une Journée de sensibilisation orchestrée par l’Association Down Syndrom International et largement suivie par toutes les associations concernées, dont Trisomie 21 France. « Cette campagne est en lien avec la campagne de Down Syndrome International, car c’est un sujet mondial : se donner les moyens d’une société qui inclut toutes les personnes qui la composent, c’est-à-dire qui n’en exclut aucune. Pour cela, il est indispensable de permettre une accessibilité universelle pour toutes les personnes en situation de handicap (école, loisirs, travail, services publics, lieux de vie et de culture…) pour permettre aux personnes concernées de pouvoir y prendre part comme les autres« , annonce Nathanaël Raballand, le Président de Trisomie 21 France.
En quoi consiste le défi des chaussettes dépareillées ?
Imaginé par l’Association Down Syndrome International et popularisée en France par l’Association Trisomie 21 France, le défi consistant à porter le 21 mars des chaussettes dépareillées permet de valoriser la diversité et la différence. Car « tous différents, mais tous inclus, c’est normal non ?« , clame haut et fort Trisomie 21 France. Ce challenge symbolique permet à chacun d’entre nous, à notre échelle, d’être acteur de cette mobilisation et de participer à une société plus inclusive. Concrètement, le 21 mars, il faut :
Mettre des chaussettes dépareillées (deux couleurs ou deux motifs différents)
Prendre une photo de ses pieds
La partager sur es réseaux sociaux comme Facebook, Instagram et Twitter en utilisant les hashtag #Socksbattle4DS #ChaussettesDéparaillées
Inviter ses amis et ses proches à faire de même !
Quelle est l’affiche de la Journée de la Trisomie ?
Quelles sont les actions pour la Journée de la Trisomie 21 ?
Trisomie 21 France organise tout au long du mois de mars différentes actions, en partenariat avec l’association Down Syndrome Internationale (DSI) et l’association Européenne de soutien des personnes avec trisomie 21 (Edsa). pour sensibiliser à la société inclusive afin d’inciter chacun à agir. Parmi les événements phare qui ont eu lieu en cette journée de sensibilisation :
Un appel lancé sur les réseaux sociaux pour inciter chacun à exprimer en vidéo ce que signifie pour lui une société inclusive et à soutenir financièrement nos actions.
Des atelier-débats et des témoignages pour imaginer tous ensemble une société plus inclusive
De nombreux événements organisés par les associations territoriales et les services de Trisomie 21 France en local
Sources : Site de l’Association Down Syndrome International / Association Trisomie 21 France / MonParcoursHandicap.gouv.fr / Nations Unies.