L’hydroxyzine est-elle retirée du marché en France ?
Non, l’hydroxyzine est toujours commercialisée en France actuellement. Les médicaments qui en contiennent sont :
Atarax® 25 mg en comprimés et ses génériques
Atarax® 2 mg/mL en sirop
Hydroxyzine® Renaudin 100 mg/2 mL en solution injectable
L’hydroxyzine fait-elle dormir ?
La prise d’hydroxyzine est associée à un risque de somnolence. Une vigilance accrue est alors requise chez les personnes amenées à conduire un véhicule ou à utiliser une machine au risque de provoquer un accident.
Quels sont les autres effets secondaires de l’hydroxyzine ?
L’hydroxyzine expose la personne qui en prend à des effets anticholinergiques (rétention urinaire, constipation, troubles visuels, tachycardie). D’autres effets comme une prise de poids, de la fièvre, une confusion, une hypotension sont également rapportés. De plus, des nausées, des vomissements et des atteintes du foie (hépatite, augmentation des enzymes) peuvent survenir. Plus rarement, l’hydroxyzine est responsable d’hallucinations, de tremblements et de réactions allergiques graves.
Quelles sont les contre-indications de l’hydroxyzine ?
L’hydroxyzine ne doit pas être prise en cas d’allergie à l’un des composants du médicament ou à l’un des médicaments de la même famille chimique (dérivés de la pipérazine) : la cétirizine, la lévocétirizine, la méclozine (Agyrax®). De même, l’utilisation de l’hydroxyzine est proscrite chez un patient présentant un allongement de l’espace QT (visible sur l’électrocardiogramme) ou ayant des facteurs de risque connus de cette anomalie cardiaque (antécédents familiaux, pathologie cardiovasculaire, déficit en potassium). En outre, l’hydroxyzine est contre-indiquée dans les cas suivants :
Quelles sont les interactions médicamenteuses dangereuses avec l’hydroxyzine ?
L’hydroxyzine ne doit pas être administrée de manière concomitante avec un médicament allongeant l’intervalle QT au risque d’induire des torsades de pointe se manifestant par une accélération du rythme cardiaque. Dans les cas les plus sévères, ce phénomène peut conduire au décès de la personne. Cette association dangereuse est donc formellement contre-indiquée. Les médicaments provoquant un allongement de l’espace QT sont principalement :
des antidépresseurs : le citalopram, l’escitalopram
des antiarythmiques : la quinidine, le disopyramide, l’amiodarone, le sotalol
des neuroleptiques : l’halopéridol, le pimozide
des antibiotiques : la moxifloxacine (famille des fluoroquinolones)
des antipaludéens (contre le paludisme) : hydroxychloroquine
En fonction de l’indication dans laquelle elle est prescrite, l’hydroxyzine sera remplacée par des médicaments différents : ► Dans le traitement de l’anxiété mineure de l’adulte, les médicaments pouvant être pris à la place de l’hydroxyzine sont Stresam® (autre anxiolytique) ou un produit de phytothérapie comme Euphytose®, Spasmine®. À noter que les benzodiazépines (Xanax®, Seresta®, etc.) sont réservées à des anxiétés beaucoup plus sévères. ► Dans le traitement des démangeaisons, il est possible d’utiliser un autre antihistaminique comme par exemple la cétirizine, la desloratadine, la loratadine. ► Dans la prise en charge des insomnies de l’enfant de plus de 3 ans, il est possible de remplacer l’hydroxyzine par Théralène® en comprimés dès 6 ans ou en solution buvable chez l’enfant de plus de 20 kg. Le recours à des médicaments de phytothérapie peut également être envisagé : Quiétude®, Sédatif PC® (dès 1 an) et Euphytose®, Spasmine® (dès 12 ans).
Sources : – Base de données publique des médicaments – ANSM
La protéine C-réactive (CRP) est un marqueur biologique. Il s’agit d’une protéine que l’on peut doser au moyen d’une prise de sang, afin d’une part, de rechercher une inflammation ou une infection dans l’organisme. Autrement dit, cette protéine apparaît quand il y a une réaction inflammatoire. D’autre part, mesurer son taux dans le sang permet de surveiller la bonne réponse à un traitement. Alors comment se déroule un dosage de CRP ? Comment interpréter les résultats ? Que signifie un taux normal ? Au contraire, que faire quand la CRP est très élevée ou basse ? Quand s’inquiéter d’une augmentation ?Notre guide.
Définition : c’est quoi la protéine C-réactive (CRP) ?
L’inflammation est une réaction immunitaire à un agent infectieux comme une bactérie ou d’une réponse immunitaire déréglée et excessive. La protéine C-réactive est une protéine libérée par le foie en cas d’inflammation aiguë ou chronique dans l’organisme, qu’elle soit accompagnée d’une infection bactérienne ou virale, ou non. En réponse à une agression, elle peut rapidement atteindre un taux très élevé.
Quelles sont les causes d’une CRP élevée ou haute ?
Un taux supérieur à 6 mg/L doit donner lieu à une surveillance. « Le taux de la CRP est d’autant plus élevé que l’infection ou l’inflammation est grave. Par exemple, dans le cas d’une petite infection, l’élévation de la CRP sera discrète à modérée« , précise le Pr Patrick Marcellin, hépatologue à l’hôpital Beaujon (Paris). Son taux augmente juste avant l’inflammation (moins de 24 heures) et baisse une fois que l’inflammation est soignée. Une CRP élevée indique la présence d’une réaction inflammatoire. Son origine peut être multiple :
Un taux supérieur à 6 mg/L doit donner lieu à une surveillance. Une légère élévation laisse à penser qu’il s’agit d’une infection banale, passagère et sans gravité. Si la hausse de la CRP est causée par une infection bactérienne, une prescription d’antibiotiques peut parfois suffire à soigner l’infection et à faire baisser le taux de CRP. « Mais inutile de s’imaginer le pire, il est nécessaire d’attendre des examens complémentaires pour connaître l’origine précise de l’inflammation. Ainsi, il faudra reprendre l’examen clinique (interrogatoire, analyses complémentaires) pour rechercher la maladie (pathologies digestives, infections virales chroniques, pathologies rhumatismales…) responsable de ces symptômes« , tient à rassurer le spécialiste.
Quel est le taux normal de la protéine C-réactive ?
Le taux normal de la CRP doit être inférieur à6 mg/L.Il peut être un plus élevé chez certaines personnes fumeuses ou en surcharge pondérale. Il peut également être modérément élevé lors d’une grossesse. Enfin, les normes peuvent être légèrement modifiées en fonction des techniques utilisées de chaque laboratoire, elles vous seront toutefois mentionnées sur la feuille de résultats.
Ce test, à lui seul, ne permet pas de définir la cause de l’inflammation.
Indications : quand faire un dosage de la protéine C-réactive ?
Mesurer le taux plasmatique de la protéine C-réactive permet de rechercher une éventuelle pathologie infectieuse ou inflammatoire (comme la polyarthrite rhumatoïde, une septicémie, un abcès, une colite (inflammation du colon), une myocardite (inflammation du cœur)…) chez des patients qui se plaignent de symptômes qui persistent et évocateurs d’une inflammation (rougeurs, gonflement, douleur, sensation de chaleur, mais aussi fièvre, troubles du sommeil…). Toutefois, « ce test, à lui seul, ne permet pas de définir la cause de l’inflammation. Pour cela, le patient doit avoir recours à des examens complémentaires en fonction du contexte clinique (prélèvement dans l’urine, le sang…). On va dire qu’il s’agit plutôt d’un outil d’exploration. En revanche, le dosage de la CRP permet de suivre l’évolution de l’inflammation et de voir si le traitement agit efficacement : si le traitement fonctionne, le taux de CRP est censé diminuer« , explique le Professeur Marcellin. La CRP constitue donc aussi un marqueur de surveillance d’un traitement anti-inflammatoire. Dans le cas d’une infection, mesurer le taux de CRP permet de voir si l’antibiotique est efficace et si l’inflammation est bien en train de disparaître. « Le dosage de la protéine CRP remplace la vitesse de sédimentation, le test qui mesurant la vitesse à laquelle les globules rouges chutent dans un tube de sang placé à la verticale et permettant de détecter une inflammation ou une infection. Ce test, pourtant utilisé pendant très longtemps, n’est plus réalisé car le dosage de la CRP est plus spécifique, fiable et sensible« , précise le Pr Marcellin.
Faut-il être a jeun pour la prise de sang dosant la CRP ?
Au cours d’une consultation médicale ou à l’hôpital, le médecin peut prescrire un dosage sanguin de la protéine C-réactive. Il s’agit d’un examen simple et relativement courant pour confirmer ou infirmer l’existence d’une inflammation. Pour le réaliser, il faut prendre rendez-vous dans un laboratoire d’analyse médicale. Il est préférable d’effectuer cet examen à jeun. Pensez à vous munir de votre ordonnance, de votre carte vitale ainsi que de votre carte de mutuelle.
► Après vous avoir mis un garrot autour du bras, le médecin va prélever une quantité de sang (généralement un tube) au pli du coude. Votre sang va être analysé afin de mesurer le taux plasmatique de la protéine C-réactive.
► Les résultats sont généralement disponibles par courrier 24 à 48 heures après l’examen. Si le laboratoire ne l’a pas déjà fait, le mieux est de transmettre les résultats du dosage (même si les résultats vous paraissent tout à fait normaux lorsque vous vous referez aux chiffres du laboratoire) au médecin prescripteur qui décidera ou pas d’effectuer des analyses complémentaires ou de vous prescrire un traitement.
Quelles sont les causes d’une CRP basse ?
Il n’y a pas de seuil minimal en-dessous duquel une pathologie est suspectée. Un taux inférieur à la valeur normale indique juste une absence de syndrome inflammatoire.
A RETENIR
La CRP a une valeur pronostique et a un intérêt pour le suivi de l’évolution d’une maladie sous traitement (et peut au besoin, faire adapter le traitement). Une augmentation de la CRP n’est pas une pathologie, mais une conséquence d’une pathologie sous-jacente.
Ce test, utilisé désormais couramment, est réalisé lorsqu’on suspecte une inflammation ou une infection, plus ou moins grave.
Que le taux de CRP soit peu ou très élevé, les résultats ne peuvent pas constituer un diagnostic à eux-seuls. Ils ne déterminent pas la cause de l’inflammation, mais permettent au médecin de vous orienter vers des examens complémentaires ou un traitement éventuel.
Merci au Professeur Patrick Marcellin, hépatologue à l’hôpital Beaujon (Paris).
La lucite est une allergie au soleil. La plus courante est la lucite estivale qui est bénigne. Il existe aussi la lucite polymorphe. La lucite toucherait environ 10% des adultes, généralement les femmes et entre 15 et 20 ans. Comment la reconnaître ? La soigner ? Quelle crème ?
Définition : qu’est-ce que la lucite ?
La lucite est une allergie au soleil (allergie solaire). Elle se manifeste lors d’exposition au soleil et concerne 10% de la population, principalement féminine. Il existe globalement 2 formes de lucite :
La lucite estivale bénigne, la plus fréquente,
La lucite polymorphe.
Lucite estivale bénigne
« La lucite estivale bénigne (LEB) se caractérise par une éruption sur des zones pas habituées au soleil comme les bras, le décolleté, lors de la première exposition au soleil. Elle passe en une semaine, parfois moins, parfois plus« , informe le Dr Jean-Marc Chavigny, dermatologue et allergologue. La lucite estivale bénigne touche plus particulièrement les femmes de 15 à 35 ans. Elle peut réapparaître rapidement après une nouvelle exposition.
Lucite polymorphe
« La lucite polymorphe est beaucoup plus importante et touche le visage. Elle ne passe pas avec l’été« , informe le dermatologue et allergologue. Cette forme de lucite survient dans les conditions d’exposition solaire de la vie courante du printemps à l’automne. Elle est donc beaucoup plus invalidante. « Elle nécessite un traitement médical« , informe ce médecin.
Urticaire solaire
Il existe une autre forme d’allergie au soleil : l’urticaire solaire. Elle se caractérise par des éruptions cutanées qui surviennent très rapidement après l’exposition au soleil, puis disparaissent une fois à l’ombre.
Quels sont les symptômes d’une lucite ?
Des petits boutons rouges ou cloques, accompagnés de démangeaisons, apparaissent quelques heures après l’exposition au soleil. Ces éruptions cutanées se localisent sur les zones découvertes du corps en cas de lucite estivale :
au niveau des épaules,
des bras,
des jambes,
du décolleté.
La lucite polymorphe touche le décolleté et les bras mais également le visage, le dos des mains et le derrière des oreilles. Les symptômes durent environ une semaine pour une lucite estivale bénigne et persistent plus de 10 jours dans le cas d’une lucite polymorphe.
Quand et qui consulter ?
« Si au bout de 10 jours, une lucite ne passe pas et si elle touche le visage, il est nécessaire de consulter un dermatologue« , prévient le dermatologue et allergologue. « Il est nécessaire de consulter également lorsque les symptômes de lucite s’associent à d’autres symptômes, comme des douleurs articulaires. Cette lucite associée à d’autres symptômes peut être le signe d’un lupus par exemple«
Comment soigner une lucite ?
Le traitement de la lucite estivale bénigne consiste en l’application de crèmes corticoïdes sur les zones touchées. Des pulvérisations d’eau thermale apaisante et anti-inflammatoire plusieurs fois par jour diminuent les sensations de brûlures. Une exposition progressive au soleil est indispensable pour éviter les récidives d’allergie solaire. S’expose peu au début de l’exposition permet une désensibilisation.
Quels médicaments pour soigner une lucite ?
« Mieux vaut utiliser des crèmes spéciales LEB qui laissent passer une partie des UV pour que la peau s’habitue au soleil. Si on se protège complètement on a de nouveau une lucite« , conseille le Dr Jean-Marc Chavigny. « Il est aussi possible de prendre du Bêta-carotène 15 jours avant l’exposition au soleil et lors de la première semaine pour renforcer la protection de la peau« , explique-t-il. Par précaution, la prise de beta-carotène est déconseillé aux fumeurs. Des crèmes solaires contenant de la vitamine E ou de l’Aloe vera pourraient être plus efficaces mais cela n’est pas prouvé de manière scientifique.
Quelles huiles essentielles pour soigner une lucite ?
Méfiance en revanche avec les huiles essentielles pour traiter ou prévenir une lucite. « Les huiles essentielles sont photosensibilisantes et il y a un risque de pigmentations importantes. Il y a également un risque d’allergie« , prévient le Dr Jean-Marc Chavigny.
Comment soigner une lucite polymorphe ?
Le traitement de la lucite polymorphe repose sur une protection solaire forte et la prise d’un médicament anti-paludéen, qui est un photoprotecteur (Plaquenil®, Nivaquine®)
Merci au Dr Jean-Marc Chavigny, dermatologue et allergologue.
La maladie de Huntington doit son nom à George Huntington qui l’a décrit pour la première fois en 1872, aux Etats-Unis. C’est une des maladies neurologiques héréditaires les plus fréquentes : un parent atteint a 50% de risque de transmettre le gène muté à son enfant. Il n’existe pas de traitement permettant de guérir ou ralentir la maladie de Huntington. Les traitements prennent en charge les symptômes. Découverte avec le Dr Erwan Bezard, docteur en neurosciences et directeur de l’Institut des maladies neurodégénératives de Bordeaux.
Définition : qu’est-ce que la maladie ou chorée de Huntington ?
La maladie de Huntington (autrefois appelée « chorée du Huttington », et avant cela encore « danse de Saint Guy ») est une maladie neurodégénérative du système nerveux central, héréditaire et génétique qui cause un certain nombre de symptômes moteurs, cognitifs et psychiatriques évoluant vers une perte d’autonomie et jusqu’à la mort. Maladie orpheline, sa prévalence dans la population occidentale est estimée selon la Haute Autorité de Santé à 4-10/100 000.
Causes et transmission de la maladie de Huntington
La maladie de Huntington est une maladie génétique due à la mutation du gène codant pour une protéine nommée « huntingtine ». Les individus porteurs de la mutation développeront nécessairement la maladie. Un parent porteur de la mutation a 50% de risque de transmettre la maladie à son enfant.
Quels sont les symptômes de la maladie de Huntington ?
La maladie de Huntington apparaît le plus souvent chez le jeune adulte (20-30 ans) bien qu’il puisse exister des formes précoces (juvéniles) et des formes tardives. « Des symptômes, sous la forme d’altérations cognitives peuvent apparaître très tôt dans dans la maladie. Cela peut-être des choses relativement subtiles : un trouble de l’attention, un trouble exécutif- avoir du mal à prendre des décisions par exemple. Cela n’est pas spécifique à la maladie de Huntington pour autant« . Progressivement, toutes fonctions motrices des patients se détériorent jusqu’à l’impossibilité d’effectuer certains gestes, de se déplacer seul, de se nourrir ou même de communiquer. Les symptômes de la maladie de Huntington sont :
chorée : mouvements anormaux, involontaires, spontanés, incontrôlables, irréguliers, intermittents, non rythmés et sans but, affectant le tronc, le visage et les membres (aggravés par la fatigue, le stress).
Diagnostic : test génétique de la maladie de Huntington
Le diagnostic de la maladie de Huntington repose sur des examens cliniques face à un patient présentant des troubles évocateurs de la maladie et selon le contexte familial. C’est le test génétique qui précisera le diagnostic. Bien souvent, le test génétique sera réalisé avant que des symptômes se manifestent. En effet, comme le signale le Dr Bezard, « Les familles porteuses du gène sont le plus souvent connues et suivies dans des centres de consultations génétiques.« Le diagnostic est établi par un généticien qui fera l’annonce de la maladie. Un prise en charge sera instaurée dans des centres de mouvements anormaux.
Quels sont les traitements de la maladie de Huntington ?
Il n’existe pas de traitement curatif de la maladie de Huntington. « Aujourd’hui, les traitements sont exclusivement symptomatiques et non spécifiques, explique le Dr Bezard. Il s’agit d’améliorer la qualité de vie du patient. Il n’y a pas de prise en charge de la maladie elle-même même si la recherche avance, notamment pour ralentir la progression de l’agrégation de protéine huntingtine, pour ralentir la perte des neurones. La greffe de neurones est également une piste« . La prise en charge symptomatique de la maladie de Huntington est pluri-disciplinaire :
Les traitements médicamenteux permettent de soulager les troubles psychiatriques (antidépresseurs, anxiolytiques, etc) mais également les mouvements choréiques (stabilisateurs de dopamine, neuroleptiques…)
Les traitements non-médicamenteux passent par de la rééducation physique auprès d’un kinésithérapeutes, de séances d’orthophonie et d’une activité physique régulière.
Des mesures d’accompagnement dans la vie quotidienne sont indispensables pour répondre à la perte d’autonomie.
Quelle est l’espérance de vie de la maladie de Huntington ?
La maladie de Huntington est une maladie incurable. Après les premiers symptômes, la durée moyenne de la maladie est de 15 à 20 ans, mais cette durée est variable suivant les individus.
Comment meurt-on de la chorée de Huntington ?
La plupart des personnes atteintes ne meurent pas directement de la maladie, mais plutôt de troubles cliniques qui résultent de l’affaiblissement de la gestion de l’organisme par le cerveau, en particulier à la suite de « fausses routes », de troubles infectieux (pneumopathies par exemple) ou de troubles cardiovasculaires.
Peut-on prévenir la maladie de Huntington ?
Avant la conception, « la prévention repose sur les tests génétiques et une information du porteur« explique le Dr. Bezard. Il pourra en toute connaissance de cause choisir de prendre le risque de procréer ou non. Après la conception, deux types de diagnostic sont possibles :
► Le diagnostic prénatal qui consiste à rechercher une mutation du gène de la huntingtine chez un fœtus, au cours de la grossesse. Ce test est réalisé si l’un des parents est porteur de cette anomalie. En cas de résultat positif, le couple peut choisir d’interrompre la grossesse à n’importe quel moment.
►Le diagnostic préimplantatoire pour les parents qui ont recours à une fécondation in vitro (FIV) si l’un des parents est porteur de la mutation ou si l’un des grands-parents est atteint par la maladie. La technique consiste alors à rechercher l’anomalie génétique sur les embryons obtenus par FIV, trois jours après la fécondation, et à sélectionner un ou deux embryons sains à transférer dans l’utérus de la mère.
Avoir le blanc de l’œil rouge nécessite de consulter un professionnel de santé et d’autant plus si les symptômes sont douloureux. Plusieurs causes peuvent causer des yeux rouge. Pourquoi j’ai l’œil rouge ? Quand s’inquiéter ? Comment soigner les yeux rouges ?
Quels sont les symptômes d’un œil rouge ?
« La rougeur du blanc de l’œil peut être accompagnée de picotements, de démangeaisons, de douleurs, de larmoiements ou d’une baisse de l’acuité visuelle. Parfois même de sécrétions associées » détaille le Dr Karen Bitton, ophtalmologue. « Ces symptômes peuvent avoir des causes très variées » précise le Docteur Pablo Gomez, chef médical. de la Clinique Ophtalmoexpert, Mérignac.
Quelles sont les causes d’un œil rouge ?
► Lorsque l’œil est rouge, mais que cette rougeur ne s’accompagne pas d’une baisse d’acuité visuelle, il s’agit le plus souvent de conjonctivites ou d’hémorragies sous-conjonctivales, deux pathologies simples qui ne menacent pas la vision. L’œil rouge, lorsqu’il est douloureux ou qu’il s’accompagne d’une perte de vision, est revanche beaucoup plus inquiétant. Dans ces cas-là, il est en général le signe d’une pathologie plus sévère.
► La rougeur prédomine en périphérie de l’œil et dans les culs de sac conjonctivaux. La conjonctivite peut être d’origine bactérienne, virale ou allergique. L’ophtalmologue rappelle qu’on observe également des « conjonctivites traumatiques, inflammatoires ou toxiques, lorsque l’œil a été en contact avec un produit toxique ». Lors d’une conjonctivite, la rougeur se situe essentiellement à la périphérie de l’œil et dans les culs de sac conjonctivaux.
La conjonctivite allergique associe une rougeur, des picotements, un larmoiement et d’autres signes allergiques comme une rhinite allergique le plus souvent mais également un asthme ou un eczéma.
Une conjonctivite bactérienne provoquée par une bactérie entraîne une rougeur caractéristique de la conjonctivite et un écoulement purulent pouvant coller les cils surtout le matin au réveil.
Une conjonctivite virale qui s’accompagne le plus souvent d’une rhinopharyngite est souvent très contagieuse et peut se transmettre par contact entre les yeux et les mains.
► Impressionnante mais le plus souvent sans gravité, l’hémorragie sous-conjonctivale n’a généralement pas de causes précises. Il faut consulter en urgence afin d’éliminer une plaie scérale sous-jacente ou une contusion oculaire.
► Accident brutal, unilatéral, avec douleurs oculaires et péri-oculaires très intenses, pupille semi-dilatée et fixe. Comme son nom pourrait le faire croire, le glaucome aigu n’est pas une complication du glaucome chronique (GAO), mais un évènement qui survient sur une prédisposition anatomique (angle irido-cornéen étroit).
► La kératiteest une inflammation de la cornée accompagnée de douleurs, photophobie, larmoiement. Plusieurs causes sont possibles : traumatisme (accident de lentilles de contact), infectieuses, UV (coup d’arc électrique, ophtalmie des neiges), sécheresse oculaire.
► Le Docteur Gomez précise que les étiologies de l’uvéitesont également très diverses : « La cause de l’uvéite peut être une maladie infectieuse ou inflammatoire, mais également une maladie auto-immune ».
Quand s’inquiéter d’un œil rouge ?
Si la rougeur en tant que telle n’est pas un signe d’alerte et peut avoir un grand nombre de causes parfaitement bénignes, le docteur Gomez rappelle qu’ « une rougeur accompagnée d’une perte de la vision, d’une douleur ou survenue à la suite d’un choc » est un motif de consultation en urgence. Le traitement dépendra bien entendu de la cause à l’origine de ces symptômes.
Comment soigner le blanc de l’œil rouge ?
« En première intention, il faut consulter si votre œil rougit et surtout si il est douloureux, parce que généralement l’absence de douleur signifie qu’il est bénin » souligne le Dr Karen Bitton. Le traitement dépend ensuite de la cause. Si c’est une cause hémorragique, il n’y a pas de traitement. Si les yeux ont rougi à la suite d’un traumatisme, des pommades cicatrisantes pour la cornée sont recommandées. « Si les yeux rouges sont liés à une sècheresse, des larmes artificielles soulageront. Si c’est une cause inflammatoire, on prescrit des anti-inflammatoires et si c’est dû à une infection, des antibiotiques. Dans le cas d’une conjonctivite, on applique un antiseptique. Dans tous les cas, il faut nettoyer l’œil. Par ailleurs, un patient qui porte des lentilles et souffre d’un œil rouge doit les retirer et les remplacer par des lunettes jusqu’à la consultation » préconise l’ophtalmologue.
Comment éviter d’avoir les yeux rouges ?
La prévention a également son importance. Afin d’éviter l’apparition de conjonctivites virales ou bactériennes, il est conseillé de se laver soigneusement les mains avant tout contact avec les yeux, surtout si une personne de l’entourage est atteinte d’une conjonctivite de ce type. Penser également à porter des lunettes de soleil qui protègent des rayons ultraviolets, mais aussi du vent et des poussières. Quant à la piscine, lieu sensible en raison de la présence de produits chlorés irritants, il est indispensable de protéger les yeux avec des lunettes de natation ou un masque. En cas de conjonctivite allergique, un bilan allergologique effectué chez un allergologue est indispensable. Peuvent être en cause une allergie aux acariens, aux animaux ou aux pollens par exemple.
Merci au Dr Pablo Gomez, chef médical. de la Clinique Ophtalmoexpert, Mérignac et au Dr Karen Bitton, ophtalmologue.