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Bruxisme : symptômes, gouttières, quelle solution miracle ?

Bruxisme : symptômes, gouttières, quelle solution miracle ?

Le bruxisme désigne le fait de grincer les dents principalement pendant la nuit et plus rarement pendant le jour. Les mâchoires sont crispées et serrées, ce qui peut altérer l’émail des dents et provoquer tout un tas de symptômes et de complications (douleurs aux vertèbres, blocage de la mâchoires, maux de tête, perte de dents…). Les personnes qui ont tendance à grincer des dents le font souvent pendant leur sommeil et peuvent, pendant longtemps, ne pas savoir qu’elles sont atteintes de bruxisme. Quels sont les symptômes typiques d’un bruxisme ? Les causes ? Quelle est la solution miracle ? Des gouttières anti bruxisme ? Des solutions naturelles ?

Quelle est la définition d’un bruxisme dentaire ?

Le bruxisme est un trouble qui se caractérise par la contraction musculaire involontaire des mâchoires, ce qui provoque un serrement, un grincement et un frottement des dents, en dehors d’une situation où elles sont normalement en contact comme la déglutition ou la mastication. Il est généralement temporaire, mais s’il se prolonge, il nécessite une prise en charge thérapeutique afin d’éviter certaines complications. Le bruxisme survient généralement la nuit (bruxisme du sommeil ou bruxisme nocturne), mais il peut aussi être observé pendant la journée (bruxisme éveillé ou bruxisme diurne). « Il  existe plusieurs types de bruxisme et cela peut avoir des répercussions sur l’usure prématurée des dents et sur les articulations temporo-mandibulaires« , indique le Dr Gérard Motto, président du Syndicat Français des Spécialistes de l’Orthodontie (SFSO) et orthodontiste à Evreux.

Le bruxisme dit « de serrage » : il s’agit d’une contraction anormale des mâchoires qui s’accentue généralement la nuit. La pression est « verticale ». 

Le bruxisme dit « d’affûtage » : les dents grincent de manière latérale

Le bruxisme dit « de tapotement » : la personne « claque des dents »

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Types de bruxisme dentaire © barks – stock.adobe.com / Journal des Femmes Santé

Quels sont les symptômes d’un bruxisme ?

En cas de bruxisme, la personne serre ou grince ses dents, généralement pendant la nuit (on l’appelle le bruxisme nocturne). Une personne atteinte d’un bruxisme ressent généralement des symptômes au réveil :

  • Des douleurs dans les dents ou la mâchoire
  • Des douleurs qui irradient au niveau du visage ou des tempes
  • Des maux de tête
  • Une sensibilité au niveau des dents
  • Une sensibilité quand on mange/boit chaud ou froid

La personne qui dort avec la personne atteinte de bruxisme (ou les parents d’un enfant) peut être alertée par le bruit que fait le serrage ou le tapotage des dents. 

Quels sont les risques et conséquences d’un bruxisme ?

Si le bruxisme a pour fonction, durant l’enfance, de déloger les dents de lait, il est censé disparaître à l’âge adulte car il peut causer des complications :

  • Une dégradation de l’émail des dents. « Les gens qui font du bruxisme usent leurs dents (les dents sont comme « limées ») et diminuent ce qu’on appelle la dimension verticale de la face », précise notre interlocuteur.
  • Des douleurs vertébrales,
  • Des blocages de la mâchoire
  • Des douleurs et un craquement des mâchoires
  • Une fatigue musculaire au niveau des joues
  • Une perte de dent

Quelle est la cause d’un bruxisme ? Pourquoi grince-t-on des dents ?

Le bruxisme ou le fait de grincer des dents peut être causé par :

  • Un stress psychologique ou une anxiété
  • Un mauvais alignement des mâchoires (dents mal-alignées ou manquantes)
  • Le fait de dormir sur le dos
  • Les périodes d’éveil pendant la phase de sommeil léger (expression plus importante du trouble) 

Qui consulter en cas de bruxisme ?

Le dentiste diagnostique en général le bruxisme d’après l’usure de l’email des dents ou suite à la plainte de la personne ou de son entourage. Ensuite, une prise en charge par un ORL, un stomatologue, un médecin du sommeil peut être proposée.

Quel est le traitement pour soigner un bruxisme ?

Le bruxisme nocturne n’est pas toujours identifié par le patient, ce qui peut retarder son diagnostic et sa prise en charge qui repose sur (solution à envisager au cas par cas) :

► La prescription de médicaments comme des myorelaxants et d’anxiolytiques

► La pose d’une gouttière de bruxisme dite « de désocclusion » pour protéger contre l’usure dentaire qui se porte généralement la nuit. « Il s’agit d’une gouttière en acrylique qui est faite sur les empreintes dentaires du patient et qui dispose d’un plan occlusal, autrement dit d’une petite réhausse sur toute la surface occlusale (face des dents qui viennent en contact avec les dents correspondantes de l’autre maxillaire), ce qui permet à la maxillaire inférieure d’être surélevée, libre et de ne pas être bloquée sur les dents du haut » explique notre interlocuteur.

► La pose d’une prothèse partielle en cas d’usure des dents avancée et invalidante

► La pose d’un vernis et d’un gel fluoré sur les dents pour atténuer la sensibilité dentaire au réveil occasionnée par l’usure de l’émail.

L’injection de toxine botulique au niveau des mâchoires ou même l’opération chirurgicale en fonction des cas.

Quelles sont les solutions naturelles contre le bruxisme ?

► La pratique de techniques de relaxation comme l’hypnose ou la sophrologie sont proposées si le bruxisme est associé à un trouble anxieux.

► Certaines huiles essentielles comme la Gaulthérie couchée, le Romarin à camphre, le Basilic tropical, la Mandarine ou le petit grain bigaradier appliquées localement, sous forme d’un massage circulaire des deux côtés au niveau du muscle masséter permettent de détendre l’articulation des mâchoires.

► D’autres techniques comme l’ostéopathie ou la rééducation maxillo-faciale par un kinésithérapeute

Merci au Dr Gérard Motto, président du Syndicat Français des Spécialistes de l’Orthodontie (SFSO) et orthodontiste à Evreux.


Source : JDF Santé

Fracture à la malléole : traitements, temps de guérison

Fracture à la malléole : traitements, temps de guérison

Le terme de malléole désigne l’une des deux tubérosités osseuses situées au niveau de l’articulation de la cheville. On distingue la malléole médiale (ou tibiale), qui est une excroissance normale de la partie inférieure du tibia et la malléole latérale (ou fibulaire), qui est quant à elle une partie de la fibula (ex-péroné). La fracture de la malléole est généralement causée par un traumatisme local suite à une chute ou un coup. Quels sont les symptômes ? Comment établir le diagnostic ? Comment soigner une fracture de la malléole ? Quelle rééducation En combien de temps peut-on remarcher ?

C’est quoi une fracture à la malléole ?

« La fracture de cheville la plus fréquente est la fracture isolée de la malléole fibulaire due à un mouvement de rotation : le corps part vers l’intérieur, alors que le pied reste immobile », explique le Dr Christophe Cermolacce, chirurgien orthopédiste. Un traumatisme peut briser la malléole médiale ou latérale, ou plus rarement les deux à la fois. Dans les cas de fracture, il est important de savoir si le ligament appelé syndesmose (qui permet notamment de maintenir la pince malléolaire) est déchiré ou non. Du coup, on classe les fractures selon la probabilité d`une rupture de ce ligament :

  • Fracture de type Weber A : fracture en dessous de la syndesmose ; l`articulation est encore mobile.
  • Fracture de type Weber B : fracture à hauteur de la syndesmose ; souvent le ligament est touché à cause d’un mouvement de rotation mais l`articulation peut encore être mobile.
  • Fracture de type Weber C : fracture au-dessus de la syndesmose ; le ligament est déchiré à cause d’un mouvement de translation latérale.

Quelles sont les causes d’une fracture à la malléole ?

Les fractures de cheville surviennent surtout lors de mouvements de torsion après avoir glissé ou trébuché. Par exemple, lors :

  • d’une mauvaise réception d’un saut ;
  • d’une torsion de cheville chez la femme portant des talons hauts ;
  • ou d’un coup direct porté au cours d’un match de sport collectif (rugby notamment)

« Plus rarement il s’agit d’une fracture de fatigue, sans traumatisme causal. Elle peut survenir chez une personne en surpoids ou lors d’un entraînement excessif », précise notre interlocuteur.

Quels sont les symptômes de la fracture de la malléole ?

Les symptômes marquants de cette blessure sont :

  • Une impotence fonctionnelle. On ne pose pas le pied !
  • Une douleur spontanée et à la pression au niveau de la malléole concernée
  • Une mobilité réduite et douloureuse
  • Une enflure croissante dans la zone de la cheville
  • Une tuméfaction et parfois un épanchement sanguin au niveau de la cheville
  • Une malposition du pied par rapport à la jambe, en raison d’une luxation de la cheville.

Comment diagnostiquer une fracture de la malléole ?

Après examen du pied et des articulations voisines, le médecin (généraliste, urgentiste ou chirurgien orthopédique) va prescrire des radios de la cheville de face à 20 degrés de rotation interne et de profil. « Il faut également prévoir des radios de la jambe entière puisque la fibula peut être fracturée relativement haut, comme dans le cas notamment de la fracture de Maisonneuve », ajoute le spécialiste. En cas de fractures complexes, une tomodensitométrie (scanner) peut être demandée pour une meilleure indication et préparation de l`intervention chirurgicale.

La reprise du sport ne sera possible qu’une fois que la cheville sera consolidée

Comment soigner une fracture de la malléole ?

Si la fracture n’est pas déplacée (Weber A ou B), le traitement classique consiste à mettre la jambe en immobilisation (amovible ou plâtre) pendant 6 semaines. Des antalgiques peuvent prescrits contre la douleur. En revanche, les fractures impliquant une déchirure de la syndesmose (Weber C) ou une instabilité de l`articulation nécessitent une intervention chirurgicale. La prise en charge des fractures de cheville permet d’une part, de réduire la fracture en cas de fracture avec déplacement des composants osseux. Il s’agit de remettre en place et d’aligner les différentes pièces osseuses qui se sont déplacées. D’autre part, le maintien de cette réduction par la mise en place de matériel chirurgical métallique (vis, plaque, clou…), afin de garder les différents composants osseux en place. « Après l`intervention, la jambe doit tout d`abord être partiellement mise au repos, généralement dans une botte, insiste le médecin. La mobilisation peut être plus précoce qu’avec le traitement orthopédique, mais il faut compter plus de 8 semaines pour pouvoir re solliciter la cheville normalement. »

Quel est le temps de guérison d’une fracture de la malléole ?

La prise en charge est en règle générale de 60 à 90 jours en l’absence de complications, ce délai pouvant varier suivant le type de fracture et d’intervention. À la suite du traitement d’une cheville, il faudra suivre des séances de rééducation en kinésithérapie afin de remuscler la cheville. La reprise du sport ne sera possible qu’une fois que la cheville sera consolidée (souvent plus de 3 mois). « L’œdème persiste souvent plus de 4 mois, conclut le Dr Cermolacce. Le matériel d’ostéosynthèse se retire à la fin de la première année. Et la cheville est totalement guérie après 1 an. »

Merci au Dr Christophe Cermolacce, chirurgien orthopédiste à la Clinique Blomet (Paris 15ème).


Source : JDF Santé

Aubépine : bienfaits et effets secondaires de l'infusion

Pour le cœur, la circulation sanguine, la tension, le sommeil… L’aubépine est miraculeuse ! C’est un arbuste épineux à fleurs blanches ou rosées odorantes à la fin du printemps. Présente dans nos régions en lisières des bois et dans les haies, ce bel arbrisseau du nom botanique Crataegus laevigata, appartient à la famille des rosacées. Toute la plante a un intérêt thérapeutique. Les feuilles, les fleurs et les fruits renferment des flavonoïdes, et différents acides et amines aromatiques dont il est intéressant de tirer partie pour lutter contre la tension artérielle et l’insuffisance cardiaque modérée.

Quels sont les bienfaits de l’aubépine pour le cœur ?

L’aubépine régularise le rythme cardiaque, renforce les contractions du muscle cardiaque et améliore l’oxygénation du cœur en facilitant la circulation du sang dans les artères coronaires. Les substances actives de la plante ont également montré une activité régulatrice sur la pression sanguine et sur la diminution de l’excitabilité du système nerveux. Son usage est recommandé contre les troubles congestifs de la ménopause, les palpitations, les bouffées de chaleur, l’insomnie, l’irritabilité et les bourdonnements d’oreille.

Quels sont les bienfaits de l’aubépine pour la tension ?

Les vertus de l’aubépine sont valables autant pour lutter contre une tension trop haute, qu’une tension trop faible. Ce sont ses flavonoïdes qui augmentent le flux sanguin vers le cœur en dilatant les artères coronaires. L’action de la plante est toutefois très lente à se faire sentir, mais se poursuit longtemps, même après l’arrêt du traitement. « Il faut du temps à l’organisme pour s’adapter aux propriétés de la plante avant d’en ressentir les bienfaits », précise Amélie Mounier naturopathe à Vincennes. « Il est préconisé de faire des cures sur plusieurs mois jusqu’à en ressentir les effets. Pour rappel, une cure de plantes : toujours sur 21 jours puis marquer une pause d’1 semaine avant de reprendre une nouvelle cure de 21 jours et ainsi de suite… A suivre sur plusieurs mois mais toujours en fonction des recommandations d’un professionnel de la santé » rappelle la naturopathe.

L’aubépine est-elle efficace contre le mal de gorge ?

*Les fruits de l’aubépine sont astringents. Il est possible de les utiliser en gargarisme en cas de maux de gorge, indique la naturopathe. Il faut alors les faire infuser avec un peu de miel (environ 10g/L d’eau). Leur vertu permet de resserrer les tissus et donc de réduire progressivement l’inflammation et la douleur. »

Est-elle efficace pour mieux dormir ?

« Les propriétés sédatives de l’aubépine permettent de l’utiliser en infusion, à raison d’une cuillère à café pour 1 petite tasse de 15 cl. A boire 30 minutes/1 heure avant de se coucher. Pour un effet plus  » sédatif « , associer à l’aubépine, la valériane et la passiflore qui lutteront contre le stress et les insomnies », précise la naturopathe.

Comment utiliser l’aubépine en infusion ?

L’aubépine est à prendre en infusion à raison d’une à deux cuillérées à café de fleurs ou feuilles sèches dans une tasse d’eau bouillante. Laisser infuser à couvert 10-15 minutes. « Prendre une à trois fois par jour, hors des repas, et jamais plus de 21 jours, prévient la naturopathe. Pour 6 semaines de cure, vous devez faire 2 cures avec une pause d’1 semaine entre les deux. »

Comment consommer l’aubépine en gélule ?

L’aubépine existe aussi sous forme de gélule ou d’extrait hydro-alcoolique ou de bourgeons d’Aubépine – le bourgeon aide à réduire le niveau de stress et d’angoisse et agit sur la baisse de tension. Pour la posologie voir les recommandations sur le produit choisi. La cure reste toujours de 21 jours, pas plus.

Quelles sont les précautions d’emploi et contre-indications de l’aubépine ?

« Les personnes atteintes de troubles cardiaques, même bénins, doivent consulter leur médecin avant de suivre une cure d’aubépine » recommande la naturopathe. Enfin il n’existe pas d’interaction connue entre l’aubépine et les médicaments destinés à soigner les problèmes cardiovasculaires ou cardiaques. Les femmes enceintes et qui allaitent doivent éviter de la consommer, en l’absence de données sur son innocuité pour le bébé.

Quels sont les effets secondaires indésirables de l’aubépine ?

L’aubépine ne semble pas provoquer d’effets secondaires indésirables. Seuls des troubles digestifs bénins et passagers ont été observés. « Parfois, il est possible de faire de la bradycardie (baisse du rythme cardiaque), ou ressentir des palpitations. Dans ce cas, deux possibilités : diminuer la prise ou arrêter. Mais ne pas hésiter à consulter un professionnel de la santé » préconise la naturopathe.

Merci à Amélie Mounier, naturopathe certifiée FENA, à Vincennes.


Source : JDF Santé

Bébé a mauvaise haleine : pourquoi, que faire ?

Bébé a mauvaise haleine : pourquoi, que faire ?

Le bébé ou l’enfant peut souffrir d’une mauvaise haleine (halitose) lors de la poussée dentaire. Mais si l’halitose est associée à d’autres symptômes comme de la fièvre, il faut consulter un médecin parce que ce signe est peut être révélateur d’une maladie sous-jacente. Comment soigner la mauvaise haleine de bébé ?

Comment savoir si mon bébé a une mauvaise haleine ?

On parle d’halitose lorsque la mauvaise haleine apparaît au réveil, dure plus d’une demi-heure et gêne l’entourage. Bien souvent l’enfant concerné ne se rend compte de rien.

Pourquoi mon bébé a une mauvaise haleine pendant la poussée dentaire ?

La poussée dentaire est la première cause de mauvaise haleine chez l’enfant. « La poussée dentaire est très souvent accompagnée d’une hypertrophie des organes lymphoïdes du cavum (végétations, amygdales…) responsables de l’odeur en raison de la population bactérienne en place (microbiote), explique le Dr Pierre Popowski, pédiatre. Dans de rares cas, cela peut aller jusqu’à l’ozène (une affection du nez) lorsque la muqueuse des fosses nasales s’atrophie. L’odeur devient alors fétide« .

Pourquoi mon bébé a une mauvaise haleine et de la fièvre ?

La combinaison mauvaise haleine et fièvre peut être le signe d’une infection comme une rhino-pharyngite, une amygdalite ou une angine.

Pourquoi mon bébé a une mauvaise haleine et la langue blanche ?

Ils peuvent être le signe d’une mauvaise digestion causée par une alimentation trop riche en graisses et en sucre. Un rééquilibrage alimentaire au profit de fruits, légumes et des céréales permettra à ce que tout rentre dans l’ordre.

Comment soigner la mauvaise haleine de bébé ?

Brossez les dents présentes et nettoyez la bouche de votre enfant avec une solution bain de bouche diluée. Enfin, évitez l’excès de « lavages de nez » qui a tendance à favoriser cette situation. Vous pouvez également vous tourner vers un médicament : Arnaica 5CH en granules plusieurs fois par jour.

Quand consulter si mon bébé a une mauvaise haleine ?

Si l’halitose persiste, emmenez votre enfant consulter un médecin. 

Merci au Dr Pierre Popowski, pédiatre.


Source : JDF Santé

Bébé a un œil qui coule : que faire ?

Bébé a un œil qui coule : que faire ?

Un œil qui coule chez le bébé provient généralement d’un canal lacrymal bouché. Si l’écoulement devient jaunâtre, il faut consulter rapidement un médecin parce que cela peut être le signe d’une conjonctivite. Que faire à la maison si mon bébé a l’œil qui coule ? Quels sont les traitements pour soigner un œil qui coule chez le bébé ?

Quels sont les symptômes d’un œil qui coule chez le bébé ?

Un œil qui coule est un œil qui larmoie en permanence, accompagné parfois par des sécrétions blanches et collantes au coin interne de l’œil ou sur ses paupières et ses cils au réveil. En cas de surinfection, les sécrétions peuvent prendre une coloration jaune voire verte.

Pourquoi l’œil de bébé coule ?

Si votre enfant enchaîne les conjonctivites, rendez-vous chez son médecin traitant

Cet écoulement est très souvent dû à un canal lacrymal bouché. « Il arrive fréquemment que ces petits tubes, dont le rôle est d’évacuer les larmes vers les fosses nasales, soient obstrués par un bouchon muqueux dès la naissance, en raison de leur forme « en tortillon », explique le Dr Pierre Popowski, pédiatre. Ils sont encore immatures. » Le liquide s’accumule alors dans les yeux, qui coulent en permanence.

Quand consulter pour un œil qui coule ?

Si les sécrétions prennent une couleur jaune ou vert et que l’œil de votre enfant est rouge et gonflé, prenez rendez vous chez son médecin : cela peut être les symptômes d’une conjonctivite, une complication fréquente du canal lacrymal bouché.

Que faire à la maison si mon bébé a l’œil qui coule ?

Les canaux vont se déboucher seuls. En règle général, tout rentre dans l’ordre avant la 1ère année du bébé. « Le traitement repose sur des soins locaux réguliers pour éviter la conjonctivite : lui nettoyer l’œil plusieurs fois par jour avec une gaze propre imbibé de sérum physiologique, en commençant par le coin interne et en effectuant une petite rotation avec la gaze« , précise le Dr. Popowski.

Quels sont les traitements pour soigner un œil qui coule chez le bébé ?

Si votre enfant enchaîne les conjonctivites, rendez-vous chez son médecin traitant : selon l’importance du problème, il pourra vous recommander de consulter un ophtalmologue qui procédera à un sondage sous anesthésie locale des canaux lacrymaux afin de les déboucher.

Merci au Dr Pierre Popowski, pédiatre.


Source : JDF Santé