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Cou gonflé : ce que ça cache

Cou gonflé : ce que ça cache

« Un petit gonflement sur le côté du cou ou sous le menton est généralement le signe d’une adénopathie, autrement dit une augmentation de volume d’un ganglion lymphatique. Il peut être douloureux ou pas », explique le Dr Jacques Amselem, médecin généraliste en Seine-et-Marne que nous avons interviewé sur le sujet. La cause est le plus souvent infectieuse, virale ou bactérienne, surtout quand de la fièvre, un mal de gorge et des douleurs articulaires ou musculaires importantes s’y ajoutent. 

Quelles sont les causes possibles d’un cou gonflé ?

► Un gonflement du cou localisé à la base du cou peut être le symptôme d’un goitre qui correspond à une augmentation de volume de la glande thyroïde située sur la partie inférieure du cou. La maladie de Basedow, certaines thyroïdites ou une carence en iode peuvent par exemple être responsable d’un goitre. 

► Un gonflement juste sous le lobe des oreilles correspond à une atteinte des parotides, souvent infectieuse.

► « Un gonflement du cou survenant rapidement peut être le signe d’un œdème de Quincke ou d’un choc allergique« , alerte le médecin généraliste. Si ce gonflement est indolore, diffus, gagne les paupières ou des lèvres et s’accompagne d’une gène respiratoire ou d’une sensation de malaise, c’est une urgence : il faut appeler le 15.

► Un cou localement gonflé par l’inflammation d’un ganglion peut être le signe d’une infection virale ou bactérienne. Ces infections peuvent être plus ou moins graves: angine, infection dentaire, pharyngite,  mais aussi infection par le VIH ou tuberculose et bien d’autres.

► Il peut aussi s’agir de maladies non infectieuses, comme une maladie auto-immune, métabolique ou cancéreuse. Dans ce cas les ganglions sont généralement indolores, accompagnés d’autres symptômes et persistent dans le temps.

► Un gonflement diffus peut être causé par un choc allergique.

Quels sont les symptômes associés à un cou gonflé ?

Un gonflement localisé du cou ou une augmentation d’un ganglion sont des signes d’alerte. Dans certains cas, ils peuvent également s’accompagner de fièvre ou de certaines douleurs (mal de gorge). Les patients peuvent également rapporter l’apparition d’une importante fatigue.

Qui et quand consulter en cas de cou gonflé ?

Lorsque les signes persistent ou sont accompagnés d’autres symptômes, une consultation avec son médecin s’impose, pour rechercher et traiter la cause. Il peut s’agir d’une urgence.

Quels examens faire pour poser le diagnostic ?

L’interrogatoire et l’examen clinique permettent le plus souvent d’orienter le diagnostic. Dans certains cas, aucun examen complémentaire n’est nécessaire. Dans d’autres cas, des examens biologiques et une échographie pourront être prescrits pour identifier l’origine du gonflement. Parfois des examens plus poussés seront indiqués pour rechercher certaines pathologies.

Quel traitement envisager ?

Le traitement mis en place dépend de la cause. Antibiotiques en cas d’infection bactérienne, antihistaminiques ou cortisone si réaction allergique, antithyroïdiens, anti inflammatoires…

Merci au Dr Jacques Amselem, médecin généraliste.


Source : JDF Santé

Fatigue visuelle : symptômes, maux de tête, vertige ?

Fatigue visuelle : symptômes, maux de tête, vertige ?

Quelle est la définition de la fatigue visuelle ? 

« La fatigue visuelle, également connue sous le nom d’asthénopie, est une condition caractérisée par un ensemble de symptômes oculaires liés à une utilisation prolongée et intense des yeux, en particulier lors de la lecture ou de l’utilisation d’appareils numériques tels que les ordinateurs (vision intermédiaire avec lecture à environ 70-80 cm), les smartphones et les tablettes (vision de près avec lecture à environ 30-40 cm), explique le Dr Didier Hoa, ophtalmologue. « La fatigue visuelle se traduit principalement par une baisse de l’acuité visuelle (les images se dédoublent et deviennent floues et une irritation oculaire avec une inflammation et sensation d’œil sec. Les yeux sont alors rouges et ils démangent. Assez facilement, la fatigue visuelle s’accompagne d’une sensation de lourdeur derrière les yeux voire de maux de tête ». La fatigue visuelle est souvent temporaire et peut être soulagée par des pauses régulières, des exercices oculaires, le port d’une correction optique adaptée et une utilisation appropriée de l’éclairage et de l’écran.

Quels sont les symptômes de la fatigue visuelle ? 

Les symptômes de la fatigue visuelle peuvent varier d’une personne à l’autre. « Mais on constate généralement une sensation générale de fatigue ou de lourdeur dans les yeux ainsi qu’une sensation de sécheresse, de brûlure ou de picotement dans les yeux« . La vision peut devenir floue ou trouble, surtout en fin de journée. De même, une sensibilité accrue à la lumière vive ou à l’éblouissement peut se faire sentir. « Certaines personnes peuvent rencontrer une difficulté à ajuster la mise au point lors de la transition entre différentes distances de vision (par exemple, regarder de près puis regarder au loin) ou à se concentrer pendant de longues périodes« . D’autres peuvent avoir des céphalées ou des maux de tête fréquents, souvent situés autour des tempes ou à l’arrière des yeux et majorés en fin de journée. Enfin, on peut citer parmi les symptômes fréquents de la fatigue visuelle des douleurs dans ou autour des yeux et des tensions musculaires souvent causée par une posture inadéquate pendant la lecture ou l’utilisation d’écrans.

Fatigue visuelle et vertiges : pourquoi ? 

La fatigue visuelle peut parfois être associée à des vertiges, bien que les vertiges ne soient pas un symptôme direct de la fatigue visuelle elle-même. « Cela peut venir de tensions musculaires, reprend le médecin. Lorsque les muscles oculaires sont sollicités de manière excessive en raison d’une utilisation prolongée des yeux, ils peuvent se fatiguer et se contracter de manière anormale. Cela peut entraîner une tension musculaire dans le cou, les épaules et la tête, ce qui peut provoquer des sensations de vertiges« . La fatigue visuelle peut aussi affecter l’équilibre visuel, ce qui peut perturber la perception spatiale et la stabilité. Cela peut provoquer une sensation de déséquilibre ou de vertiges. Enfin, lorsque les yeux sont fatigués, ils peuvent devenir plus sensibles à la lumière vive ou à l’éblouissement. « L’exposition à des sources lumineuses intenses peut déclencher des symptômes de vertiges chez certaines personnes« .

Quelles sont les causes de la fatigue visuelle ? 

La fatigue visuelle peut être causée par plusieurs facteurs, le premier étant une utilisation prolongée des yeux pour des activités telles que la lecture, l’utilisation d’ordinateurs, de smartphones ou de tablettes, regarder la télévision, conduire de longues distances ou effectuer des tâches détaillées. « Elle peut aussi être liée à un effort d’accommodation. Lorsque vous regardez de près pendant de longues périodes, les muscles oculaires responsables de l’accommodation (mise au point) doivent travailler de manière continue, ce qui peut entraîner une fatigue visuelle« . En cause également un éclairage insuffisant ou excessif, une mauvaise posture ainsi qu’une position inconfortable ou non ergonomique, des reflets ou des écrans mal réglés ou un environnement avec un faible contraste. « La sécheresse oculaire peut être aussi causée par un manque de lubrification adéquate de la surface des yeux. Cela peut être dû à des facteurs environnementaux tels que l’air sec, la climatisation, le chauffage, une diminution de la production de larmes ou un défaut du clignement des paupières (clignement incomplet/abortif ou insuffisance du clignement« . Enfin, une correction visuelle inadéquate, comme une prescription de lunettes incorrecte ou des lentilles de contact mal ajustées, peut entraîner une surutilisation des muscles oculaires et une fatigue visuelle. « D’où l’importance des visites à la médecine du travail ». Il faut noter que la fatigue visuelle peut également être associée à d’autres problèmes oculaires ou de santé, tels que la presbytie, l’astigmatisme, les troubles de la vision binoculaire ou les problèmes de santé généraux. 

Merci au Dr Didier Hoa, ophtalmologue et chirurgien de la cataracte, des paupières et voies lacrymales à la Clinique du Parc à Castelnau Le Lez (34).


Source : JDF Santé

Cardiomégalie : symptômes, traitement, dangereux ?

Cardiomégalie : symptômes, traitement, dangereux ?

Définition : qu’est-ce qu’une cardiomégalie ?

Une cardiomégalie est une augmentation de la masse myocardique ou du volume du cœur qui est due soit à une dilatation des cavités cardiaques soit à une augmentation de la masse des parois du cœur soit un épanchement de liquide autour du cœur appelé épanchement péricardique. « La cardiomégalie est en général découverte lors d’examens radiologiques (radiographie de thorax, scanner ou IRM cardiaque ou échocardiographique) via lesquels on observe une modification de la structure du cœur qui peut être due soit à une dilatation soit à une hypertrophie« , précise le Pr Thibaud Damy.

Quels sont les symptômes d’une cardiomégalie ? 

Les symptômes principaux qui peuvent révéler une cardiomégalie sont :

  • un essoufflement à l’effort, un essoufflement au repos ;
  • une prise de poids liée à des œdèmes qui sont localisés principalement au niveau des jambes et du ventre ;
  • de la fatigue ;
  • de la toux ;
  • et des douleurs à la poitrine.

Ces symptômes peuvent être liés à beaucoup de maladies mais leur combinaison est très évocatrice d’un problème cardiaque et notamment d’insuffisance cardiaque..

Quelles sont les causes d’une cardiomégalie ?

Les causes d’une cardiomégalie sont multiples car il existe beaucoup de pathologies qui peuvent y être associées. Quand la cardiomégalie se présente comme une dilatation du cœur, les pathologies sont soit héréditaires, soit consécutives de maladies inflammatoires. Quand elle est liée à une hypertrophie du cœur, elle peut être la conséquence d’une hypertension artérielle, soit à des maladies génétiques « des gènes qui rentrent dans le codage des protéines du muscle cardiaque« , soit à des maladies infiltratives du myocarde « où des protéines du corps humain changent de conformation et vont infiltrer le myocarde« . La cardiomégalie peut être aussi due à un liquide au sein du péricarde qui va faire que l’on va avoir l’impression à la radiologie du thorax que la silhouette cardiaque est augmentée de volume. « Cet épanchement peut être lié à de multiples maladies. Le bilan devra alors être complété à la recherche de causes infectieuses ou cancérologiques le plus souvent« , ajoute-t-il.

Quelles sont les complications possibles d’une cardiomégalie ?

Les complications possibles d’une cardiomégalie sont celles liées aux pathologies à l’origine de cette augmentation de volume du cœur. Les complications peuvent donc être :

  • le développement d’une insuffisance cardiaque : « quand le cœur du fait de cette anomalie n’arrive plus à se contracter correctement, les patients vont développer alors les symptômes de l’insuffisance cardiaque » ;
  • une angine de poitrine quand le muscle cardiaque est très épais
  • des troubles du rythme ou de la conduction « qui vont provoquer des palpitations ».

​​​​​​Comment diagnostique-t-on une cardiomégalie ?

La cardiomégalie peut être diagnostiquée autour d’examens radiologiques ou échocardiographiques (radiologie, IRM ou scanner du thorax) qui sont réalisés soit dans le cadre d’un bilan systématique pour une autre pathologie « et on découvre alors de manière fortuite que le cœur est gros« , soit suite à des symptômes cardiaques comme un essoufflement, des palpitations qui vont conduire à la réalisation d’examens d’exploration « et on observe une anomalie de la morphologie du cœur ».

Quel traitement pour soigner une cardiomégalie ?

Les traitements de la cardiomégalie vont donc dépendre de la cause. « La première question à se poser est quelle est l’origine de cette cardiomégalie ? Comment avancer dans sa prise en charge« , note-t-il. Un bilan étiologique va donc être mis en place pour adapter le traitement et ainsi stopper si possible le remodelage du cœur. « Si la cause n’est pas déterminée, on va accompagner les patients avec d’autres médicaments qui seront associés en général au traitement de l’insuffisance cardiaque pour ainsi préserver le fonctionnement et prendre en charge les anomalies au sein des cellules cardiaques, les cardiomyocytes« , conclut le Pr Damy.

Merci au Pr Thibaud Damy, service Cardiologie et maladies vasculaires, CHI Henri Mondor de Créteil.


Source : JDF Santé

Ce symptôme quand vous faites pipi peut révéler un cancer de la vessie

A l’occasion du mois de la vessie (Mai), l’Association Française d’Urologie (AFU) et l’Association de patients Cancer Vessie France s’associent pour déployer une campagne de sensibilisation afin d’aider le public à reconnaître les premiers signes du cancer de la vessieChaque année en France, entre 13 000 et 20 000 personnes supplémentaires sont touchées par le cancer de la vessie. Actuellement, il n’existe pas de méthode de dépistage systématique. Il est donc crucial d’être attentif aux symptômes d’alerte pour détecter rapidement ce cancer urologique.

Les cancers de la vessie sont plus fréquents chez les hommes et sont généralement diagnostiqués autour de l’âge de 70 ans. Le tabagisme actif constitue le principal facteur de risque de ce cancer, responsable de 53 % des cas chez les hommes et 39 % chez les femmes en France. Le dépistage précoce joue donc un rôle crucial dans la prise en charge du cancer de la vessie. En étant attentif aux symptômes, vous pouvez diagnostiquer plus rapidement cette maladie et bénéficier d’une meilleure prise en charge.

« Dans 80% des cas, les saignements urinaires (sang visible dans les urines) sont le 1er symptôme » rappellent des médecins de l’Association française d’urologie dans un communiqué publié en mai. Il convient également de prêter attention à d’autres signes tels que des cystites à répétition ou des troubles de la miction, qui peuvent également être des indicateurs de cette maladie. aussi, les cystites à répétition ou encore les troubles de la miction. Autant de signes qui doivent pousser à consulter un médecin rapidement. Lorsque le cancer de la vessie est détecté rapidement, les chances de survie à 5 ans sont supérieures à 80 %. En revanche, si le diagnostic est tardif, la survie tombe à seulement 50 %, et à un stade métastatique, elle est de seulement 5 %.


Source : JDF Santé

Liposuccion : déroulé, prix, techniques, risques

Liposuccion : déroulé, prix, techniques, risques

La liposuccion est un acte de chirurgie esthétique destiné à retirer la masse graisseuse en excès chez un patient. Avant de prendre la décision de subir une liposuccion, il est primordial d’avoir toutes les cartes en main. À qui s’adresser pour une opération en toute sécurité, en quoi ça consiste, quels sont les prix, comment booster les résultats après l’intervention et surtout avoir tous les conseils d’un médecin pour être certaine que cette technique de chirurgie corresponde à votre profil ? On vous guide. 

Définition : Qu’est-ce qu’une liposuccion ?

Également appelée « lipoaspiration » ou « liposculpture », la liposuccion est une intervention chirurgicale qui consiste à extraire la masse graisseuse excédentaire d’un patient par une aspiration à l’aide de canules (3/4 millimètres), insérées sous la peau. Cette technique de liposuccion par canule a été mise au point dans les années 1980 par le chirurgien français Yves Gérard Illouz. Le maniement de la graisse sous-cutanée doit être doux et régulier afin d’éviter les ondulations inesthétiques. A noter que cette opération ne laisse quasiment aucune cicatrice (sinon, celles-ci disparaissent au fil du temps).

Pour qui est indiqué une liposuccion ?

Cette intervention de chirurgie esthétique se destine aux femmes comme aux hommes. « Je reçois une majorité de femmes et parfois des hommes. La raison qui les poussent à vouloir tenter la liposuccion est davantage esthétique que médicale, explique le Dr Pierre Nahon, chirurgien plastique. Cela peut aller des simples complexes ou d’un mal-être à une réelle détresse psychologique et ce, à des périodes bien précises de la vie hormonale d’une femme. Je rencontre donc des jeunes filles à partir de 16 ans qui souhaitent perdre leur ventre arrondi d’adolescente. Il y aussi les femmes qui ont subi une nouvelle distribution de la graisse sur les hanches et le ventre après leur accouchement et enfin les femmes ménopausées, à cause de la chute des hormones et du stockage de la graisse sur la ceinture abdominale. » Contrairement aux nombreuses idées reçues, la liposuccion ne permet pas de maigrir mais seulement d’enlever les cellules graisseuses localisées qui résistent aux régimes. Elle est ainsi pratiquée en seconde intention, en cas d’échec des techniques d’amincissement habituelles, chez des patient(es) présentant des amas graisseux avec une peau suffisamment ferme. Elle n’est pas indiquée dans les cas d’embonpoint généralisé ou d’obésité.

​​​​​​​ A qui s’adresser pour réaliser une liposuccion ?

La liposuccion est un acte chirurgical à part entière et doit donc être réalisée avec un chirurgien qualifié en qui vous avez totalement confiance. Pour le trouver, adressez-vous au Conseil National de l’Ordre des Médecins. La première consultation vous permet de juger du sérieux du praticien et à celui-ci d’évaluer votre demande. S’il juge que cette intervention est réalisable, il pratique alors un examen approfondi à l’aide de radios, de photos et doit obligatoirement proposer deux documents écrits, à savoir un devis contenant les qualifications du praticien, le lieu de l’intervention, le prix et les références à son assurance professionnelle. Quant au second, il s’agit d’ un consentement éclairé, qui doit reprendre la totalité de l’information (type d’intervention, d’anesthésie, risques et suites opératoires et résultat à atteindre). Sachez aussi qu’il n’y a pas de nombre précis de visites à respecter, hormis la première faite avec le chirurgien et une autre réalisée avec l’anesthésiste, entre un mois et une semaine avant l’intervention. Un délai obligatoire de réflexion de 15 jours doit également être tenu, entre la consultation et la liposuccion. Enfin, une consultation post-opératoire est conseillée une semaine après la liposuccion.

Avant-Après : comment se passe l’opération d la liposuccion ?

La lipoaspiration peut être réalisée sous anesthésie locale si les excès graisseux à retirer sont limités ou sous anesthésie générale si les liposuccions sont plus importantes et pour plus de confort. La durée de l’intervention dépend du nombre de zones à traiter et de l’importance de l’opération. Il faut compter en moyenne 30 minutes pour une intervention sur une zone et jusqu’à 2h30 sur plusieurs zones.

Schéma liposuccion de la peau
Schéma d’une liposuccion de la peau © 123RF

► Avant l’intervention. La liposuccion est un acte chirurgical qui doit être organisé plusieurs semaines à l’avance. « Il est nécessaire de prendre conscience de l’importance d’un tel acte, insiste le Dr Nahon. Pour qu’une liposuccion soit réussie et bien vécue, elle doit d’abord avoir été bien indiquée par le chirurgien, c’est-à-dire cohérente. Il est également important que la patiente soit réaliste quant aux résultats qui dépendront du volume de la surcharge de graisse à supprimer mais aussi de sa motivation à entretenir par la suite ce résultat. L’entourage aussi a un grand rôle à jouer : il ne doit pas montrer d’hostilité afin de mettre au maximum en confiance la personne qui va se faire opérer. Et puis selon moi, il n’est pas bon pour l’équilibre psychologique de faire les choses « en cachette », ni d’avoir des échéances, qui ne font qu’engendrer du stress. Bien sûr, la patiente doit être sûre de son choix et bien convaincue que la liposuccion demeure la seule solution. Enfin, mieux vaut se réserver une quinzaine de jours après l’intervention, pour récupérer et s’habituer à l’idée que son corps va changer. » 

​​​​​​​► Devis, achat de panty : Il n’y a pas de nombre de consultations donné, seule la première avec le chirurgien et celle avec le médecin anesthésiste sont obligatoires. Au cours de cette première consultation avec votre chirurgien, il vous sera délivré votre devis (coût de l’intervention, honoraires, résultats escomptés…) ainsi que votre ordonnance de panty, qui s’achète en pharmacie ou par correspondance (mais il est préférable de l’essayer sur place pour vérifier qu’il vous convient et éviter qu’il ne vous serre trop). Il s’agit d’une sorte de collant de contention qui sert à compresser les zones traitées et à panser les hématomes. Il coûte de 50 à une centaine d’euros selon les modèles. Prenez votre taille habituelle, de façon à vous sentir le plus à l’aise possible.

► Le rendez-vous avec l’anesthésiste : Entre une semaine et un mois après la première consultation chirurgicale, il vous faudra aussi prendre rendez-vous avec le médecin anesthésiste. Il établira un bilan pré-opératoire complet (analyses sanguines entre autres) et décidera si vous devez subir une anesthésie générale ou locale. Une fois ces deux consultations faites, vous pourrez déposer votre formulaire de réservation d’hospitalisation dans l’établissement où votre chirurgien esthétique exerce.

► Le jour J. Vous devez arriver à la clinique le matin de l’intervention, le temps de vous installer dans votre chambre, de vous doucher si besoin, de rencontrer l’équipe médicale et de poser les dernières questions à votre chirurgien, avant l’intervention. Le plus souvent, les infirmières administrent une pré-médication sous forme d’un léger calmant, pour permettre aux patientes un peu anxieuses d’attendre l’opération de façon plus sereine.

« Pour qu’une liposuccion soit réussie et bien vécue, elle doit d’abord avoir été bien indiquée par le chirurgien, c’est-à-dire cohérente. »

Au moment de l’intervention, vous serez emmenée au bloc opératoire, où l’équipe est déjà présente avec les consignes à tenir : la désinfection du matériel, l’installation des champs opératoires ainsi que les schémas des incisions à réaliser. L’intervention dure généralement entre une demi-heure et deux heures, selon la quantité de graisse à supprimer. L’anesthésiste pourra ensuite procéder à l’anesthésie, en injectant un produit par perfusion qui prend effet au bout de quelques minutes.

​​​​​​► Après l’intervention : les suites opératoires. L’opération terminée, l’équipe médicale vous reconduira à votre chambre, où vous serez alors en phase de réveil.

  • Au bout de quelques heures, vous pourrez mettre votre panty. Il est obligatoire de le porter de jour comme de nuit et ce pendant 3 à 4 semaines.
  • Il est également fréquent d’avoir une perfusion dans les 24 heures qui suivent l’intervention, celle-ci contenant notamment des antalgiques et des calmants, pour atténuer les éventuelles douleurs et améliorer le confort de la patiente. Les douleurs sont comparables à de grosses courbatures et surtout présentes la première semaine.
  • Les bleus ou ecchymoses vont persister pendant deux à trois semaines.
  • Concernant la durée du séjour, elle est d’une journée avec la nuit de l’intervention inclue. Et lorsque vous sortez de l’établissement (dans la matinée si tout se passe bien), vous pourrez bouger et marcher mais avec une certaine gêne.
  • Une semaine de convalescence est habituellement nécessaire et conseillée. Il n’y a pas de massage ou de soins particuliers à effectuer pendant le premier mois.
  • Après cette semaine, a lieu la consultation post-opératoire, qui permet au chirurgien qui vous a opéré d’effectuer un contrôle et de retirer les fils de sutures.

 

Quand voit-on les résultats d’une liposuccion ?

Les résultats ne sont pas visibles dès les premiers jours. Il faut généralement attendre un mois pour commencer à les observer. 70 %  du résultat est généralement obtenu à la fin du 2e mois, 100 % après un an alors patience… Pour les optimiser, le Docteur Pierre Nahon conseille :

► De réduire sa consommation de tabac voire de l’interrompre au moins un mois avant l’intervention ainsi que la consommation d’alcool et toutes supplémentations médicamenteuses qui pourraient modifier la coagulation du sang (aspirine, anti-dépresseurs?).

► De perdre un ou deux kilos avant l’opération : « Certaines patientes ont tendance à penser qu’elles peuvent manger ce qu’elles veulent sous prétexte qu’elles vont se faire liposuccer et reviennent parfois avec deux kilos de plus, au moment de l’opération », explique le médecin.

70% du résultat est généralement obtenu à la fin du 2e mois, 100% après un an. 

► De changer son hygiène de vie après l’opération si celle-ci laissait  à désirer. Il faut surveiller son apport calorique : « L’objectif est de ne surtout plus grossir pour conserver le résultat. Certaines patientes sont tellement motivées par le résultat obtenu qu’elles n’ont plus aucun mal à se mettre au régime », raconte Pierre Nahon.

► De se remettre au sport (il est déconseillé le mois qui suit l’opération) afin de raffermir son corps, en pratiquant par exemple de la gym, du jogging, de la natation ou du vélo, deux ou trois fois par semaine. Et, pour faire un minimum d’exercice durant la journée, préférez la marche à pied pour rentrer du bureau ou encore privilégiez les escaliers à l’ascenseur. 

Quels sont les risques de la liposuccion ?

Même si la liposuccion a été réalisée avec sérieux par un chirurgien compétent, il y a des « effets secondaires normaux » à la suite d’une liposuccion comme des oedèmes et des ecchymoses dits post-traumatiques, impressionnants à la vue mais qui s’estompent au bout de quelques semaines. Le risque médical essentiel est la phlébite qui consiste en une formation de caillots dans les veines profondes de la jambe. Ce risque, lié à l’immobilisme dû aux conditions opératoires, est prévenu par des précautions particulières comme la prescription d’anticoagulants dans les suites opératoires. Ce risque est rendu particulièrement faible par une reprise rapide des activités.

► Les infections sont rarissimes car cette intervention ne laisse jamais de liquide en stase dans l’organisme. De même les cas de nécroses cutanées font partie du passé et lié à un manque d’expérience flagrant du praticien. Elles ne se voient plus.

​​​​​​Est-ce que la liposuccion laisse des cicatrices ?

Les cicatrices mesurent 3 mm, juste assez pour laisser passer la canule qui retirera la graisse. Elles sont au nombre d’une, voire deux, par zone traitée. Elles sont donc négligeables et quasi indécelables après un an. Le retrait des excédents de peau se fait par rétraction cutanée après l’intervention.

« La patiente est garante de sa santé : elle doit bien réfléchir et être consciente de son état de santé avant de passer à l’acte. »

Quelles sont les contre-indications d’une liposuccion ?

« Il est rare que l’on ne puisse pas pratiquer de liposuccion, répond le Dr Nahon. Toutefois, cela peut arriver en cas de problème médicaux sévères. C’est alors au chirurgien ainsi qu’à l’anesthésiste de décider de la faisabilité de l’intervention, lors du bilan préopératoire. Par exemple, en cas de pathologies graves (leucémies, séropositivité) ou de problèmes psychologiques lourds, le chirurgien peut demander l’avis du spécialiste qui suit habituellement la patiente. Le but est de s’assurer qu’elle supportera les contraintes médicales liées à l’intervention et que celle-ci sera bénéfique à son moral. Il peut aussi m’arriver de demander à des patientes de suspendre leur consommation d’antidépresseurs. Mais, encore une fois, la patiente est garante de sa santé : elle doit bien réfléchir et être consciente de son état de santé avant de passer à l’acte. »

Quel est le prix d’une liposuccion ?

La liposuccion n’est pas prise en charge par la sécurité sociale sauf si elle est justifiée par une maladie ou une séquelle d’accident. Dans ce cas, elle est prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale (frais d’intervention, honoraires du chirurgien et hospitalisation uniquement dans un établissement public). Les cas litigieux doivent faire l’objet d’une demande spécifique qui permettra à la Sécurité sociale de vérifier le bien-fondé du remboursement. Sachez qu’une consultation chez un chirurgien esthétique coûte en moyenne entre 50 et 150 euros. Concernant l’intervention en elle-même, elle va dépendre aussi de l’anesthésie (locale ou générale) et des zones à traiter. A titre d’exemple, il faut compter :

  • entre 1 500 à 3 000 euros environ pour une liposuccion de la culotte de cheval ou des cuisses,
  • de 900 à 1 900 euros pour la ceinture abdominale,
  • entre 700 et 1 100 euros pour la liposuccion des genoux,
  • et pour le visage (menton et bajoues), comptez entre 1 200 et 1 800 euros.

A cela, n’oubliez pas d’ajouter les soins prescrits par votre chirurgien, à savoir un panty et quelques antalgiques.

Avis et témoignages

Claire, 32 ans : « La liposuccion m’a enlevé tous mes complexes ! »

« Avant ma liposuccion, en 2003, je disposais de rondeurs localisées au niveau des hanches. Du coup, impossible d’être à la mode et de porter les pantalons taille basse qui me plaisaient tant. J’étais mal dans ma peau au point, qu’un jour, je me suis dit que je ne pouvais plus rester ainsi. J’ai alors pris rendez-vous chez un chirurgien avec lequel le contact est immédiatement bien passé. J’étais si motivée que je n’ai eu aucun scrupule à faire un emprunt que j’ai remboursé progressivement. Peu de temps après, l’intervention a eu lieu en ciblant la culotte de cheval, les cuisses et les fesses. Et franchement, trois ans après, je suis encore ravie du résultat ! Aujourd’hui, j’ai davantage confiance en moi, je peux porter des jupes sans complexe et je ne me cache plus avec mon paréo sur la plage. J’ai tout de même perdu deux tailles, passant du 44 au 40 ! Et, pour préserver ce résultat, je ne suis pas de régime draconien : j’essaye juste de manger raisonnablement et de pratiquer deux fois par semaine une activité physique. Hormis ce résultat qui m’a réellement changé la vie, un seul bémol demeure : la douleur après l’intervention. Chose surprenante, mais normale paraît-il, mes hématomes étaient descendus jusqu’aux pieds ! Mais, la douleur et les bleus ont vite disparus et j’ai pu reprendre mon travail, métamorphosée ! »

Michelle, 32 ans : « Pour perdre mes rondeurs après ma grossesse, je ne voyais que la liposuccion »

« J’ai subi ma liposuccion il y a 6 mois, suite à ma grossesse. En plus des kilos pris durant 9 mois, j’avais surtout un affreux bourrelé et une peau qui était devenue bien trop distendue. Et comme le régime ne fonctionnait pas non plus, j’ai alors pensé à la liposuccion, en ciblant la ceinture abdominale ainsi que les fesses, les genoux, les mollets et les hanches. Le résultat est très satisfaisant ! J’ai perdu ces rondeurs qui me complexaient et je peux aujourd’hui m’habiller comme je l’entends. Même si j’ai ressentie une petite appréhension naturelle avant l’intervention, elle s’est vite envolée. Je n’ai même pas ressentie de douleurs, à part quelques courbatures prévisibles. Aujourd’hui, je ne fais pas de régime mais j’essaie malgré tout de garder une alimentation équilibrée. Et pour optimiser le résultat et me muscler, je vais bientôt me mettre à la natation. Donc, si j’avais à conseil à donner, c’est d’être vraiment motivée et surtout de bien se renseigner sur les tarifs et sur la réputation du chirurgien. Le bouche à oreille peut d’ailleurs être une bonne méthode. Moi, c’est une amie qui m’a conseillé le chirurgien qui m’a opéré et j’en ai été ravie. »

Monique, 54 ans : « La liposuccion m’a laissé des séquelles esthétiques indélébiles »

« J‘ai subi une liposuccion il y a 19 ans car je désirais vraiment en finir avec mes rondeurs et redessiner harmonieusement ma silhouette. Le frère de mon ex mari qui était aussi chirurgien esthétique m’a donc proposé une liposuccion en ciblant à la fois sur les hanches, les cuisses et les genoux. Moi qui pensais que cela allait changer mon existence… Ce fut le cas, mais pas dans le bon sens, au contraire : d’abord, le réveil fut difficile et surtout très douloureux ! Durant un mois entier, j’ai souffert d’affreuses courbatures et j’avais l’impression d’être un « hématome ambulant » ! J’étais couverte d’ecchymoses, sans parler des nuits passées sans pouvoir dormir. Pour l’anecdote, j’avais les chevilles tellement enflées que l’on a dû couper mon panty ! Malgré tout, j’ai repris mon travail assez rapidement, avec beaucoup de difficultés pour me déplacer. Même les aspirines n’y changeaient rien. Quant au résultat, n’en parlons pas : j’ai une fesse plus haute que l’autre d’environ 5 centimètres, avec une cuisse plane et l’autre creuse. Sur le coup, j’étais tellement horrifiée que je me suis empressée de reprendre volontairement des kilos, comme pour me punir d’avoir eu l’idée de cette liposuccion. Aujourd’hui, avec l’âge, j’ai appris à vivre avec ces séquelles esthétiques. Ayant également subi par la suite d’autres opérations pour raisons médicales cette fois, j’ai refusé une seconde liposuccion. La morale de cette histoire : j’aurais dû m’abstenir… Mais après tout, peut-être que la technique n’était, à l’époque, pas encore suffisamment mise au point ? »

Merci au Dr Pierre Nahon, chirurgien plastique.


Source : JDF Santé

Ces 5 effets qui surviennent dans le corps quand on arrête de fumer

Ces 5 effets qui surviennent dans le corps quand on arrête de fumer

Lors de l’arrêt du tabac, plusieurs effets se manifestent. Le manque de nicotine provoque notamment un syndrome de manque et une fatigue les premiers temps. Si la prise de poids est assez connue, d’autres effets dont on parle moins peuvent aussi survenir…

1. Une importante fatigue à cause du manque de nicotine

Lorsqu’on fume, le corps est intoxiqué par la fumée du tabac et l’un de ses constituants, la nicotine, qui joue un rôle de stimulant. Ainsi, à l’arrêt du tabac, apparaît une fatigue qui est due d’une part au phénomène de désintoxication auquel procède l’organisme, d’autre part à l’absence de nicotine. Ces deux mécanismes combinés entraînent une importante fatigue dans les 2 à 4 semaines qui suivent la suppression du tabac.

2. Une toux liée à la reprise de l’activité bronchique

L’arrêt du tabac peut entraîner l’apparition d’une toux accompagnée de crachats provoquée par la reprise de l’activité des cils des bronches (qui fonctionnaient moins bien du fait de leur immobilisation par les substances toxiques du tabac). De nombreux fumeurs s’étonnent alors de se « sentir moins bien » que quand ils fumaient. Tousser après l’arrêt du tabac correspond le plus souvent à une réaction naturelle de l’appareil respiratoire qui disparaît environ au bout de 3 à 4 semaines. En effet, les cils vibratiles qui tapissent l’intérieur des bronches se remettent à fonctionner et effectuent leur fonction d’évacuation. Or, sous l’effet du tabac, ces cils vibratiles ne pouvaient effectuer leur travail excrétoire.

3. Un syndrome de manque et des insomnies

Le syndrome de manque est la conséquence de la baisse brutale de la nicotine dans l’organisme en dessous d’un certain seuil auquel le fumeur est habitué ; dans cette situation, le cerveau, notamment ses récepteurs, réclame sa dose de nicotine. Nervosité, colère, agressivité, agitationinsomnie, tristesse, anxiété, impossibilité de se concentrer… sont caractéristiques du syndrome de manque. L’arrêt du tabac provoque une réelle souffrance que le fumeur doit apprendre à maîtriser. Ces manifestations sont importantes au début de l’arrêt du tabac puis diminuent rapidement pour disparaître, en général, en quelques semaines. Les pulsions d’envie de fumer peuvent se prolonger plusieurs mois, surtout pour les gros fumeurs. Les substituts nicotiniques et certains médicaments peuvent aider à vaincre les symptômes de manque de nicotine.

4. Plus grave encore, la dépression

La dépression peut survenir à l’arrêt du tabac à cause de la forte dépendance psychique et comportementale liée à cette habitude. Un fumeur prend l’habitude de fumer une cigarette dans certaines circonstances, installant de véritables rites dans sa vie quotidienne. L’arrêt du tabac va s’accompagner de difficultés à retrouver d’autres rythmes, à réapprendre à vivre sans tabac dans des situations rituelles ou fumer était devenu un réflexe. Quelques semaines suffisent souvent à régler cette période délicate. Les personnes déprimées sont souvent des fumeurs très dépendants car le tabac provoque un effet stimulant sur l’humeur masquant les manifestations d’un état dépressif sous jacent.

Environ 15 % des fumeurs présentent une dépression un an après l’arrêt du tabac.

« Les fumeurs sont souvent des anxio-dépressifs. Le fait de s’arrêter de fumer sans avoir réglé le fond de leur humeur risque d’entraîner des effets secondaires psychologiques désagréables et conduire à la rechute.  Il est probable que le tabac ait un effet antidépresseur et c’est sans doute une des raisons pour laquelle il est difficile de s’en passer« , détaille le Pr Jean-Pol Tassin, directeur de Recherche émérite à l’ Inserm. Environ 15 % des fumeurs présentent une dépression un an après l’arrêt du tabac. Le tabagisme chronique est en fait associé à des variations neurologiques qui semblent avoir un lien avec des troubles de l’humeur et qui surviennent peu de temps après avoir fumé une cigarette.

Or la cigarette suivante fait disparaître ces troubles pendant quelques instants mais provoque ensuite des épisodes de stress. Et plus il y a de consommation de cigarettes et plus ce phénomène s’amplifie provoquant ainsi des variations de l’humeur du fumeur tout au long de la journée. Ainsi le fumeur se trompe en pensant à tort que la cigarette le détend et calme ses angoisses, alors que c’est le contraire qui se produit : la cigarette semble le calmer en fait pendant le temps des manifestations qu’elle a elle-même déclenchés. Les fumeurs doivent accepter que fumer ne détend pas et n’a aucun effet antidépresseur et comprendre qu’au contraire arrêter de fumer sera excellent pour leur moral.

5. La prise de 3 à 4 kilos

Une des raisons majeures de ne pas vouloir s’arrêter de fumer est la crainte de prendre des kilos. Un fumeur pèse en moyenne 3 à 4 kilos de moins qu’un non fumeur. La prise de poids qui peut s’effectuer à l’arrêt du tabac, de l’ordre de 3 à 4 kilos environ, n’est que le rattrapage d’un poids normal. La prise éventuelle des quelques kilos est souvent à l’origine d’une rechute. La nicotine agit comme un coupe faim, freine l’appétit et provoque la sensation d’avoir moins besoin de manger.

Pour un fumeur qui fume 1 paquet par jour, la nicotine permet de brûler 200 à 300 calories chaque jour. Pour une activité identique, un fumeur consomme davantage de calories qu’un non fumeur. Mais ce n’est une généralité, près d’1 fumeur sur 3 ne grossit pas en arrêtant de fumer. Pendant la période de consommation de substituts permettant la délivrance de la nicotine, il est plus facile de ne pas trop grignoter et de maintenir son poids. 

Merci au Pr Jean-Pol Tassin, directeur de Recherche émérite à l’ Inserm.


Source : JDF Santé