Une quinte de toux se présente sous la forme d’une série de toux de courte durée. La toux peut être sèche ou grasse. Comment faire pour arrêter une quinte de toux ? Quand s’inquiéter ?
Définition : qu’est-ce qu’une quinte de toux ?
La toux est dite « par quintes » lorsqu’elle se présente sous forme de séries, au point parfois d’en couper la respiration. Elle peut être sèche ou grasse, et même accompagnée de sang en cas de tuberculose ou de certaines infections bactériennes. Elle se caractérise par des chatouillements au fond de la gorge. « Il peut arriver que les toux quinteuses soient d’origine psychologique : un stress ou une anxiété importante peuvent provoquer ces quintes chez les personnes fragiles« , constate le Dr Pascale Péricaud, médecin généraliste.
Quels sont les symptômes d’une quinte de toux ?
La toux peut être grasse ou sèche c’est-à-dire qu’elle est accompagnée ou non de sécrétions. La toux sèche est généralement une toux qui apparaît sous forme de quintes, voire être asthmatiforme : la respiration devient sifflante. La toux grasse, quant à elle, est accompagnée d’expectoration de mucosités.
Quelles sont les causes d’une quinte de toux aiguë ?
On distingue deux types de toux : les quintes de toux aiguës et chroniques. Pour les toux aiguës : Le plus souvent sèches et irritantes, elles surviennent dans un contexte de « rhume » ou d’infection respiratoire et disparaissent spontanément en quelques jours. C’est le plus souvent un virus qui est en cause, entraînant une toux associée à une rhinopharyngite, laryngite, trachéite, bronchite, sinusite… Autre responsable de toux aiguë, la rhinite allergique ( » rhume des foins « ). Elle apparaît le plus souvent au printemps et à l’été, avec la floraison de la plante allergène. « Les toux aiguës peuvent évoluer vers une toux grasse, avec expectoration et pas ou peu de fièvre« , précise notre médecin.
Quelles sont les causes des quintes de toux chroniques ?
Les toux chroniques durent plus de 3 semaines et peuvent avoir de nombreuses causes. Parmi les plus fréquentes :
Le rhume avec un écoulement nasal postérieur ou écoulement pharyngé postérieur : la toux est surtout matinale, et s’accompagne d’une gêne dans la gorge et d’un écoulement nasal. Les causes peuvent être une sinusite chronique ou une rhinite allergique.
L’asthme : la toux est souvent déclenchée par l’effort, la respiration peut être sifflante.
Le reflux gastro-œsophagien ou RGO (responsable de 20% des toux chroniques).
Plus rarement, on peut aussi évoquer la BPCO, la toux médicamenteuse, la coqueluche, la tuberculose, la pneumoconiose voire un cancer bronchique. Des épisodes de stress peuvent aussi entraîner des épisodes de toux. Le plus souvent, une radiographie thoracique devra être effectuée.
Quinte de toux chez l’enfant
Comment calmer une quinte de toux ?
Pour soulager une toux pénible qui empêche le repos ou l’activité normale, de nombreux médicaments en vente libre en pharmacie peuvent être utilisés. On distingue deux catégories de produits :
► Les sirops antitussifs qui abolissent le réflexe de la toux. « Ils sont indiqués en cas de toux sèche et seulement si la toux est très gênante voire insomniante« , précise le médecin.
► Les sirops expectorants et fluidifiants bronchiques sont utilisés en cas de toux grasse. Ils favorisent la toux et l’expectoration des sécrétions bronchiques (à ne pas utiliser pour les enfants de moins de 2 ans).
« Il est important de bien lire les indications (notamment celles liées à l’âge) et la composition des sirops surtout si le patient a un terrain allergique, rappelle notre interlocutrice. En cas de toux persistante ou accompagnée d’autres signes faisant évoquer l’apparition d’une maladie (fièvre, maux de tête, fatigue, encombrement nasal…), il faut consulter un médecin« .
Si la toux est provoquée par un facteur lié à l’environnement, quelques mesures adéquates s’imposent :
Arrêtez de fumer ou évitez la compagnie des fumeurs ;
Portez un masque ;
Humidifiez l’air ;
Évitez de sortir au moment des pics de pollution.
Quels sont les remèdes naturels contre les quintes de toux ?
Par ailleurs, des solutions naturelles existent également pour calmer la toux :
Le miel contre les toux d’irritation, qui s’intensifient la nuit et perturbe le sommeil.
Le thym lorsque la toux survient par quintes et que la gorge est irritée.
Des granulés d’homéopathie peuvent également proposés comme Drosera rotundifolia, Belladona ou Ipeca.
Merci au Docteur Pascale Péricaud, médecin généraliste à Suresnes (92).
Tousser est un phénomène naturel. « Il s’agit d’un réflexe de défense de l’organisme pour expulser brutalement l’air, les mucosités ou les agents irritants contenus dans les voies respiratoires, explique le Dr Jean-Michel Morel, médecin généraliste, phyto-aromathérapeute.Elle a pour but de protéger les poumons. » Mais comment calmer une toux ? Grasse, sèche, la nuit ?
C’est quoi une toux sèche ?
La toux sèche est généralement irritative et sans crachat. On parle alors de toux « non productive ». Comme elle est fatigante en raison de l’absence d’expectorations qui empêche le soulagement lié au dégagement des bronches, vous pouvez avoir recours à des sirops antitussifs ou des plantes pour la calmer. N’hésitez pas à demander conseils à votre pharmacien ou votre médecin traitant : en effet, tous les médicaments, même ceux accessibles sans ordonnance, peuvent causer des interactions avec d’autres traitements, des effets secondaires ou des contre-indications. Une toux sèche peut parfaitement devenir grasse au bout de quelques jours ou semaines, sans que cela n’indique une quelconque aggravation.
C’est quoi une toux grasse ?
La toux grasse provoque l’expectoration de mucosités ou de glaires encombrants les voies respiratoires. Elles peuvent parfois être colorées. Elle a pour but de les dégager. Lorsque ce mucus est trop épais, il a tendance à stagner dans les voies respiratoires. Pour faciliter le désencombrement, il peut être utile de vous tourner vers les médicaments expectorants dont le rôle est de fluidifier les sécrétions bronchiques. Ils se présentent le plus souvent sous la forme de sirops. Demandez conseils à votre pharmacien ou votre médecin, car les médicaments, même ceux sans ordonnance, sont susceptibles de provoquer des effets secondaires ou des contre-indications. Si les symptômes ne s’améliorent pas au bout de 5 jours, consultez votre médecin.
C’est quoi une toux nocturne (la nuit) ?
La position allongée est propice à la toux. Relever la tête avec des oreillers peut la calmer. Elle se manifeste dès le milieu de nuit et, parce qu’elle perturbe le sommeil, elle est particulièrement gênante. Elle peut être le signe d’une pathologie infectieuse comme un rhume ou une rhinite, provoquée par l’écoulement nasal dans l’arrière-gorge, d’un reflux gastro-œsophagien dû à des remontées digestives acides. Elle peut également être le symptôme d’un asthme. Si elle persiste au-delà de 5 nuits, il est conseillé de consulter un médecin pour diagnostiquer la cause exacte du problème.
Que signifie une toux persistante ?
On parle de toux persistante ou chronique lorsque sa durée est supérieure à 3 semaines. Elle a trois principales causes : l’écoulement nasal provoqué par une rhinite allergique ou une sinusite chronique (elle représente à elle-seule la moitié des toux persistantes), l’asthme et le RGO, ces affections entrainant une irritation locale (trachée, œsophage…). « Chez les fumeurs, il faut rajouter la bronchite chronique, précise le Dr. Morel. Plus rarement, la toux persistante peut être liée à une irritation de la trachée ou à la coqueluche, voire à une pathologie plus grave comme la tuberculose ou un cancer bronchique. Ces maladies nécessitent une prise en charge médicale adaptée. »
Quelle toux en cas de grippe ?
En cas de grippe, la toux est soudaine. Elle se déclare sous 48 heures en moyenne. Elle est généralement sèche et douloureuse. Alors que la plupart des autres symptômes de la grippe disparaissent en une semaine, la toux peut être sévère et durer deux semaines ou plus, peut-on lire sur le site de l’OMS.
Que signifie une toux spasmodique ?
Une toux spasmodique est une toux qui apparaît sous forme de spasmes, de convulsions réflexes. Une toux qui persiste peut entraîner des vomissements. La toux spasmodique est une terminologie qui n’est plus utilisée aujourd’hui dans la communauté médicale
Qu’appelle-t-on des quintes de toux ?
La toux est dite « par quintes » lorsqu’elle se présente sous la forme de séries, au point parfois d’en couper la respiration. Elle peut être sèche (en cas de coqueluche par exemple) ou grasse, et même accompagnée de sang en cas de tuberculose. Elle se caractérise par des chatouillements au fond de la gorge. Il peut arriver que les toux quinteuses soient d’origine psychologique : un stress ou une anxiété importante peuvent provoquer ces quintes chez les personnes fragiles.
Quelles sont les causes d’une toux ?
► Dans la grande majorité des cas, la toux grasse est le signe d’une infection virale comme unerhinopharyngite, une laryngite, une angine, ou bactérienne comme une bronchite, une pneumonie ou une sinusite.
► Une toux sèche peut être le signe d’une crise d’asthme, d’un RGO ainsi que d’une allergie.
► Chez l’enfant ou la personne âgée, la présence d’un corps étranger coincé dans la gorge peut aussi être en cause.
► Si elle dure depuis plus de 3 semaines, la toux peut être révélatrice d’une coqueluche, une maladie bactérienne. L’incubation de cette affection dure environ de 7 à 14 jours, tandis que la période d’invasion est de 10 jours. Si les premiers symptômes de la maladie ressemblent beaucoup à ceux d’un simple rhume (écoulement nasal, faible fièvre et toux modérée), rapidement un signe peut vous alerter : la toux évolue en quintes violentes, coupant parfois la respiration et s’accompagne de secousses. En fin de quintes, lorsque le malade peut enfin reprendre son souffle, sa respiration est suivie d’un son aigu proche du chant du coq (d’où le nom de la maladie). A raison d’une dizaine de quintes par jour, pendant une durée de 2 à 4 semaines, le malade est généralement exténué. Pour diagnostiquer la maladie, il est nécessaire de réaliser une sérologie.
► La prise de certains médicaments peut aussi provoquer une toux : c’est le cas des inhibiteurs de l’enzyme de conversion, de certains inhibiteurs de l’angiotensine II et de bêtabloquants, utilisés dans le traitement de l’hypertension artérielle.
► Le tabagisme, qu’il soit actif ou passif, peut aussi être en cause.
► La pneumoconiose une maladie pulmonaire causée par l’inhalation et la fixation de particules solides dans les poumons peut provoquer des épisodes de toux. C’est notamment le cas de la silicose causée par l’inhalation de silice ou la sidérose par l’exposition à de la poussière de fer.
► Un abcès au poumon et un emphysème pulmonaire sont également des causes d’épisodes de toux très handicapantes.
► Des épisodes de stress peuvent aussi entraîner des toux.
► Enfin, elle peut se manifester en présence d’autres pathologies plus rares comme une tuberculose, une embolie pulmonaire, un cancer broncho-pulmonaire, une insuffisance cardiaque ou la mucoviscidose.
Traitement : comment calmer la toux ?
Une fois la nature de la toux identifiée, il existe tout un arsenal pour en venir à bout (infusion de plantes, sirops avec ou sans ordonnance (toujours avec avis médical), pastille en cas de maux de gorge, humidification de la pièce en cas de toux sèche…). Demandez conseils à votre médecin ou votre pharmacien. Néanmoins, si la toux persiste au-delà de 5 jours, un avis médical est indispensable.
Quel sirop en cas de toux sèche ?
Ils ont pour rôle de diminuer le réflexe de toux en agissant directement sur le centre de la toux, dans le cerveau. Ils se divisent en plusieurs catégories :
► Les antitussifs antihistaminiques recommandés en cas de toux sèche et irritante. En raison de leur effet sédatif, ils sont recommandés le soir. Ils sont à utiliser avec prudence chez les utilisateurs de machines et sont contre-indiqués en cas d’insuffisance respiratoire.
► Les antitussifs opiacés, à base de de codéine par exemple. » Ils sont très efficaces, mais ils présentent de multiples effets secondaires : bouche sèche, trouble digestif, somnolence… Lisez bien la notice car ils sont contre-indiqués en cas d’asthme sévère, d’insuffisance respiratoires, lors de la grossesse… Ils sont disponibles uniquement sur prescription médicale », indique le Dr. Morel.
Les autres antitussifs n’ont pas d’effet néfastes sur les voies respiratoires mais présentent des effets secondaires comme des vertiges, des troubles digestifs, de la somnolence ou encore des convulsions. Ils sont contre-indiqués lors de la grossesse.
Quel sirop en cas de toux grasse ?
Les sirops en cas de toux grasse sont dits « expectorants« . Ils sont recommandés lorsque l’expectoration du mucus est difficile car ils fluidifient les sécrétions. Après quelques jours de traitement, le mucus se liquéfie et les bronches deviennent moins encombrées. Prenez conseils auprès de votre pharmacien ou de votre médecin traitant.
Quels sont les remèdes naturels de la toux ?
Toux grasse : « Faire des inhalations à base d’huiles essentielles de niaouli,eucalyptus ou pin sylvestre permet de dégager les voies respiratoires : une à deux fois par jour, disposez cinq gouttes dans un bol d’eau bouillante et respirez les vapeurs durant 5 minutes « , recommande Sylvie Hampikian, pharmacologue spécialiste des plantes. Des tisanes de réglisse, de plantain, de violette odorante, de thym, d’hysope ou de romarin aideront également à fluidifier le mucus. « Faites infuser 5 minutes sous un couvercle une bonne cuillérée à café de plante(s) dans de l’eau préalablement portée à frémissement, indique Sylvie Hampikian. Filtrez et buvez aussitôt. Vous pouvez en prendre jusqu’à 2 à 3 tasses par jour « . Sucrez avec une cuillerée à café de miel de thym pour profiter de ses vertus antibactériennes et apaisantes. En parallèle, pensez à boire 1,5 litre d’eau par jour, l’hydratation favorisant la fluidification des mucosités.
Toux sèche : Vous adoucirez votre gorge et calmerez l’irritation grâce à des tisanes de mauve ou d’hibiscus, ou de droséra, une plante carnivore des tourbières, réputée contre les toux d’irritation. Préparez-vous une tisane en laissant infuser 5 minutes une cuillerée à café de la plante de votre choix dans une 250 ml d’eau frémissante. Filtrez puis buvez-en jusqu’à 3 tasses par jour. L’huile essentielle de myrte rouge à raison de deux-trois gouttes matin et soir sur un peu de miel ou sur une gomme douce de pharmacie est aussi efficace.
Toux nocturne : Il faut apaiser les nerfs et soulager les irritations. Les plantes suivantes sont à la fois antitussives, sédatives et équilibrante neurovégétatives (toux nerveuse) : ballote noire, passiflore, coquelicot, lamier blanc, valériane, aubépine. Les toux nocturnes sont souvent dues à un écoulement nasal postérieur. Pour l’éviter, couchez-vous en position semi-assise, avec deux oreillers, et pensez à vous nettoyer le nez avec un spray d’eau de mer ou de solution soufrée, du sérum physiologique avant de rejoindre votre lit.
Quels sont les traitements homéopathiques contre la toux ?
Toux sèche et quinteuse : Coccus Cacti 7 CH à raison de 5 granules 3 fois par jour, ou au moment des quintes.
Toux sèche, mais non quinteuse : Bryonia en 5 à 7 CH à raison de 5 granules 4 à 6 fois
Toux grasse : Kalium Bichromicum 9 CH à raison de 3 granules 3 fois par jour dans les cas aigus.
Que faire quand l’enfant tousse ?
Si votre enfant tousse mais sa fièvre est inférieure à 38 ° et que son comportement reste identique, il n’y a pas de quoi s’alarmer. Hydratez-le régulièrement (eau, lait chaud pour apaiser l’irritation), aérez régulièrement votre logement, veillez à maintenir une température de 19-20 degrés dans sa chambre, ne fumez pas en sa présence, surélevez sa tête avec des oreillers la nuit et, au besoin, prenez conseils auprès du pharmacien pour un traitement d’automédication. « Si votre bébé a moins de trois mois, si votre enfant présente d’autres symptômes comme une fièvre supérieure à 38 °, si sa toux s’aggrave et qu’il perd l’appétit, prenez rendez-vous chez son pédiatre, recommande le Dr Morel. Si vous suspectez qu’il a avalé un objet et qu’il n’arrive plus à respirer correctement, contactez sans tarder les urgences (15 ou 112). »
Sur le forum santé : les discussions au sujet de la toux
► Ne jamais donner de médicaments contre la toux (sirops par exemple) à un enfant de moins de 2 ans sans avis médical.
► La toux est un réflexe naturel pour protéger les poumons.
► Si elle dure depuis plus de 3 semaines, la toux peut être révélatrice d’une coqueluche, une maladie bactérienne.
► Les sirops à base de codéine présentent de multiples effets secondaires.
► Si votre enfant tousse mais sa fièvre est inférieure à 38 ° et que son comportement reste identique, il n’y a pas de quoi s’alarmer. Il faut le surveiller et voir si d’autres symptômes surviennent pour envisager une consultation médicale.
Merci au Dr Jean-Michel Morel, médecin généraliste, phyto-aromathérapeute.
« Une activité modérée correspond 50% à 70% de votre rythme maximum. En théorie, pour calculer votre rythme cardiaque max, il vous suffit de soustraire votre âge à 220« , indique Floriane Limonnier, coach sportif fitness et Pilates.
Quels sont les exemples d’activités physiques d’intensité modérée ?
Parmi les activités physiques d’intensité modérée, citons
la marche d’un pas vif (entre 5 et 6,5 km/h),
monter lentement les escaliers,
la danse,
une balade à vélo,
le jardinage,
les travaux ménagers et domestiques (laver les vitres, passer l’aspirateur…),
la chasse
la cueillette traditionnelles,
jouer et faire du sport ses enfants
sortir son animal domestique,
bricoler…
C’est quoi une activité physique intense ?
Les experts parlent d’une activité physique d’intensité intense lorsque :
La respiration est accélérée.
L’essoufflement est élevé.
La conservation est difficile, les phrases sont courtes.
« Une activité intense correspond 80% à 95% de votre rythme maximum« , précise Floriane Limonnier.
Quels sont les exemples d’activités physiques d’intensité intense ?
Parmi les exercices physiques intenses, citons :
la course rapide,
la marche d’un pas rapide (plus de 6,5 km/h),
grimper une côte à vive allure,
monter les escaliers à vive allure,
le vélo rapide (plus de 20 km/h),
l’aérobic,
la natation à vive allure,
la pratique de sports et de jeux de compétition comme le football, volleyball, rugby, hockey, basket…
Quelles sont les recommandations en termes d’activité physique par semaine ?
L’Organisation Mondiale de la Santé recommande de pratiquer 150 min par semaine (soit 30 min par jour) d’activité physique modérée ou 75 min d’activité physique intense hebdomadaire. « Idéalement, je recommande de bouger un peu chaque jour, en variant les activités modérées, douces et intenses afin de gagner en souplesse, en force et en endurance« , conseille Floriane Limonnier.
Quelles précautions prendre quand on fait du sport ?
Les notions d’effort et d’intensité varient selon chaque personne : les conseils donnés à une personne ne sont pas forcément valables pour une autre. « Interviennent l’état de santé, la forme physique, l’état psychologique et les habitudes sportives, remarque la coach sportif. En cas de problèmes de santé (troubles cardiovasculaires, diabète…), avant de chausser vos baskets, demandez l’avis de votre médecin traitant : au besoin, celui-ci vous fera passer un test d’effort. Enfin, lors de la pratique, restez toujours à l’écoute de votre corps et en cas de douleurs ou de sensation de malaise, arrêtez tout ! »
Merci Floriane Limonnier, coach sportif fitness et Pilates, et auteure de « Mon Cahier Objectif Body Challenge », Eds. Solar.
Avoir froid aux mains est très courant, même si la température n’est pas froide. Selon le Dr Daniel Caroff, il y existe plusieurs explications à ce phénomène. Si l’on se concentre sur la médecine occidentale, « le froid entraine une vasoconstriction (diminution du diamètre des vaisseaux sanguins) et le sang est ramené vers le centre du corps afin de protéger les organes nobles pour que la majorité du corps soit maintenu à 37 degrés. Les extrémités sont alors délaissées« . En naturopathie, il n’est pas normal d’avoir froid aux mains et aux pieds même quand il fait froid. « On considère alors que ces personnes ont un trouble du fonctionnement du foie. Il s’agit de l’organe le plus chaud et lorsqu’il est trop intoxiqué, il fonctionne moins bien et ne produit donc pas assez de chaleur. » Même si la sensation de froid se situe au niveau des mains, on soignera alors en priorité le foie. Enfin, en médecine chinoise, quelqu’un qui a froid aux mains et aux pieds « n’a pas assez de yang (yin et yang). Dans ce cas, on le traite en faisant de l’acupuncture ou de la moxibustion à l’aide d’un bâtonnet de moxa placé par-dessus une tranche de gingembre qui est un ingrédient chaud au niveau du nombril. Cela réchauffe le centre et donc le yang va pouvoir réchauffer le corps« .
Pourquoi certaines personnes ont toujours les mains froides ?
Certaines personnes sont plus sensibles au froid à cause de la surexpression de la protéine TRPM-8, synthétisée à partir du gène TRPM-8. Celle-ci est située au niveau des neurones sensoriels qui font office de récepteur, et est directement impliquée dans les sensations de froid.
Comment s’appelle le syndrome qui donne froid aux mains ?
Un trouble de la coloration des doigts à cause du froid peut être dû au syndrome de Raynaud ou à la maladie de Raynaud. Il faut savoir différencier les deux.
La maladie de Raynaud est un trouble vasculaire mais sans cause précise.
Le syndrome de Raynaud, en revanche, a une origine. Il peut s’agir d’une maladie auto-immune, d’une affection systémique, d’une maladie des artères…
Dans les deux cas, on observe une vasoconstriction des artérioles des doigts. Ces derniers sont pâles, voire violets, il se refroidissent et deviennent douloureux.
Pourquoi on a froid aux mains quand on stresse ?
« De la même façon que le froid, le stress crée une vasoconstriction« , explique le Dr Caroff. Lorsque l’on stress, le système nerveux orthosympathique est mis en jeu. C’est lui qui signale le danger et fait réagir le corps soit par la fuite, soir par l’attaque. En cas de stress, le rythme cardiaque augmente et cela engendre une vasoconstriction pour ramener le sang vers le centre du corps, en l’occurrence le cœur pour préparer à l’action (attaque ou fuite). Les extrémités sont donc délaissées.
Avoir froid aux mains est-ce un signe d’anémie ?
Il est possible de ressentir une frilosité en cas d’anémie. Une personne anémiée présente un déficit en hémoglobine dans le sang. L’hémoglobine sert à transporter l’oxygène dans le corps. Les symptômes sont les suivants : fatigue, pâleur, essoufflements, sensation de froid. Mais avoir froid aux extrémités n’est pas un symptôme que l’on retrouve automatiquement lors d’une anémie, selon le Dr Caroff. « Une personne qui souffre d’une anémie a moins d’hémoglobine donc moins d’oxygène, mais la quantité de sang reste la même.«
Que faire pour ne plus avoir les mains froides ?
Si la sensation des mains froides est simplement due à la température, il est conseillé de
bouger,
mettre ses mains sous l’eau tiède pour activer la circulation sanguine
privilégier les moufles aux gants, elles protègent mieux les mains du froid.
utiliser des chaufferettes.
En revanche, s’il s’agit de la maladie ou du syndrome de Raynaud, et que cela est très invalidant, il est possible de se voir prescrire par le médecin des inhibiteurs calciques qui sont des vasodilatateurs.
Quels remèdes naturels contre les mains froides ?
Les vaisseaux capillaires sont ceux qui se bloquent en premier et il faut donc trouver une solution pour les dilater. Le Dr Salmanoff, médecin russe né en 1875 et mort en 1964, avait inventé les bains à la térébenthine, capables de revitaliser, de manière physiologique, la totalité des capillaires. « Il est possible de prendre un bain à 39-42 degrés en y ajoutant donc de l’huile de térébenthine deux fois par semaine. Lorsque cela ne suffit pas, une cure de Capillar peut être bénéfique« , explique Daniel Caroff. Enfin, traiter le froid par le froid progressivement (finir sa toilette par une douche froide tous les jours) peut permettre de « se fortifier » naturellement.
Merci au Dr Daniel Caroff, médecin généraliste et naturopathe.
Aussi appelée « dystrophie myotonique de type 1 » ou DM1, la maladie de Steinert est une maladie neuromusculaire, génétique et héréditaire. On estime qu’elle touche une personne sur 10 000, soit environ 8 000 en France. Elle concerne aussi les femmes que les hommes et peut se manifester à n’importe quel âge. « Très invalidante à terme, cette affection est dite « multi systémique » car elle touche à la fois les muscles (affaiblissement et atrophie des muscles, appelé » dystrophie « , défaut de relaxation musculaire appelé » myotonie « ), mais aussi d’autres organes (appareil cardiorespiratoire, système digestif, système nerveux, système hormonal, …), explique Gérard Rivière, Président de l’association des Amis du Portail d’Information sur la Maladie de Steinert. Elle s’exprime et évolue très différemment d’un malade à l’autre et l’anomalie génétique n’a pour l’heure pas de traitement. En revanche, certains de ses symptômes peuvent être pris en charge ».
Quelles sont les symptômes de la maladie de Steinert ?
La maladie se caractérise principalement par des symptômes musculaires tels que :
Une raideur musculaire
Une fatigue importante et grandissante
Une diminution du volume des muscles
Des difficultés à marcher, à parler, à tenir sa tête, à soulever et à tenir un objet lourd.
Mais la maladie peut aussi atteindre d’autres organes que les muscles, comme : ► Le cœur, ce qui entraine des troubles du rythme cardiaque ► Le système respiratoire, entrainant des difficultés à respirer avec toux et essoufflement, voire des apnées du sommeil, avec pour conséquence une mauvaise oxygénation du sang et un excès de gaz carbonique. ► Le système nerveux central, avec des troubles neurologiques (hypersomnolence : tendance à s’endormir facilement, à dormir longtemps), voire des troubles cognitifs ► Le système hormonal, les malades présentent alors un mauvais fonctionnement des glandes sexuelles entrainant une diminution de la fertilité ► Les yeux, avec le développement précoce d’une cataracte. Les symptômes peuvent être très différent d’une personne à l’autre, en fonction notamment de l’âge d’apparition, ce qui a amené à classer la maladie en plusieurs « formes« . « Elles vont de forme la plus grave, dite « néonatale », lorsque les symptômes sont apparents dès la naissance, à des formes dites « tardives ou asymptomatiques », lorsque les symptômes surviennent tardivement ou sont très légers et peu apparents« , précise Gérard Rivière.
Quelle est la cause de la maladie de Steinert ?
« Cette maladie est dite à caractère « autosomique dominant », c’est à dire qu’il suffit qu’un des deux parents soit atteint (aussi bien la mère que le père) pour que le risque de transmission aux enfants existe. Ce risque est d’un sur deux (50%) à chaque naissance, ce qui signifie que dans une fratrie issue d’un parent porteur, tous les enfants peuvent être atteints, ou seulement quelques-uns ou aucun« , explique Gérard Rivière. Elle est due à une anomalie dans l’ADN d’un gène localisé sur le chromosome 19. Ce gène code pour une enzyme (DMPK, pour Dystrophie Myotonine Protéine Kinase) qui intervient notamment dans le fonctionnement des muscles. « Le défaut, sorte de « bug », consiste en une répétition anormale d’une séquence de 3 « lettres » dans l’ADN du gène, explique notre expert.
Il n’y a pas de transmission de la maladie autre que génétique
Cette répétition, qui va de 50 à plusieurs milliers de fois, perturbe non seulement la fabrication de DMPK, mais aussi la synthèse d’autres protéines nécessaires au bon fonctionnement de l’ensemble des organes du corps. Le nombre de ces répétitions est généralement corrélé avec la gravité des symptômes et la précocité de leur survenue« . Celui-ci a tendance à augmenter d’une génération à l’autre, si la maladie est transmise. « Ce dernier point explique l’aggravation fréquente de la maladie lors de la transmission génétique d’une génération à la suivante« , remarque Gérard Rivière. On ne connait pas la cause de la mutation initiale dans l’ADN chez le premier parent atteint dans une généalogie. Il n’y a pas de transmission de la maladie autre que génétique (pas de contagion entre individus). A savoir. « Si l’un des parents sait qu’il est porteur de la maladie, des possibilités existent pour éviter de transmettre la maladie à ses futurs enfants grâce au diagnostic prénatal ou au diagnostic préimplantatoire, ces deux procédures étant légalement autorisées dans le cas de cette maladie« , note Gérard Rivière. Cette démarche n’est malheureusement pas possible si le parent porteur ignore qu’il est atteint (jeune, asymptomatique), avec le risque d’avoir un enfant porteur d’une forme plus grave, comme évoqué précédemment.
Comment diagnostiquer la maladie de Steinert ?
La maladie est suspectée en présence des symptômes évocateurs et/ou de l’existence d’atteintes chez les antécédents familiaux. Mais elle ne sera vraiment confirmée qu’à la suite de l’analyse génétique, grâce à une simple prise de sang. Un électromyogramme (un examen qui mesure l’activité électrique du muscle) peut parfois être réalisé.
Comment se soigne la maladie de Steinert ?
Il n’y a malheureusement pas de traitement à l’heure actuelle qui permet de guérir l’origine génétique de cette maladie (il faut pouvoir intervenir sur l’ADN ou l’ARN dans le noyau de toutes les cellules de l’organisme). Les traitements consistent donc en la prise en charge pluridisciplinaire des symptômes : pour ralentir l’enraidissement et l’affaiblissement musculaire, des séances de kinésithérapie sont généralement prescrites ; sur le plan cardiaque, le malade n’ayant souvent pas de symptômes particuliers, une surveillance régulière est mise en place (électrocardiogramme, pose de holter, etc.), et, en fonction de l’évolution, la pose d’un pacemaker peut être nécessaire dans un but préventif, pour éviter des dysfonctionnements cardiaques dangereux (risque de mort subite) ; sur le plan respiratoire, la mesure de l’oxygène et du gaz carbonique dans le sang est régulièrement mesurée et, si nécessaire, une aide à la respiration nocturne peut être mise en place (VNI, ventilation non invasive) ; la somnolence diurne peut être contrôlée par des médicaments ; quand elle gêne la vision, la cataracte est opérée ; un soutien psychologique peut aussi être apporté aux patients. avec la réalisation d’électrocardiogramme et la pose d’un Holter. Parfois, la pose d’un pacemaker peut être proposée, dans un but préventif, afin d’empêcher un ralentissement cardiaque trop important ; sur le plan respiratoire, la mesure de l’oxygène et du gaz carbonique dans le sang est régulièrement mesurée ; la somnolence peut être contrôlée par des médicaments ; quand elle gêne la vision, la cataracte est opérée.Un soutien psychologique peut aussi être apporté aux patients. « Des traitements pour corriger globalement l’anomalie génétique sont à l’étude, notamment par thérapie génétique. Des résultats encourageants ont déjà été obtenus et des essais cliniques préliminaires sont en cours dans différents pays« , révèle notre expert.
Quelle est l’espérance de vie en cas de maladie de Steinert ?
En dehors des formes graves du nouveau-né, l’espérance de vie est pratiquement normale si les symptômes sont bien pris en charge, notamment la surveillance cardiaque.
Merci à Gérard Rivière, Président de l’association des Amis du Portail d’Information sur la Maladie de Steinert.
L’OMS a estimé début décembre qu’au moins 90% de la population mondiale présente une certaine forme d’immunité face au virus SARS-CoV-2 du Covid « grâce à une infection antérieure ou à la vaccination ». « L’existence d’une infection antérieure diminue le risque de réinfection par le sous-variant BA.4/BA.5 » a effectivement confirmé le Covars en octobre. Mais le risque de rattraper le Covid n’est pas nul surtout en ce moment : « Il y a une bascule du BA.5 vers le BQ 1.1. Il existe une variation antigénique qui fait que des personnes infectées par BA5 pourraient aussi être infectées par BQ 1.1« informait le virologue et membre du Covars, Bruno Lina, sur le site LeProgrès.fr fin novembre. Les autorités sanitaires parlent de réinfection dans un délai de 2 mois après une première infection Covid. Une étude américaine publiée dans Nature Medicine en novembre a montré que par rapport aux personnes sans réinfection, les personnes ayant eu une réinfection présentaient des risques accrus de mortalité et d’hospitalisation mais aussi de séquelles (pulmonaires, neurologiques…). « Même si une personne a eu une infection antérieure et a été vaccinée, elle est toujours susceptible de subir des effets indésirables en cas de réinfection » a commenté Ziyad Al-Aly qui a dirigé l’étude.
C’est quoi l’immunité ?
L’immunité désigne le fait d’être protégé contre une maladie infectieuse, soit par un vaccin, soit parce que l’on a déjà été infecté par un microbe infectieux, un virus ou une bactérie. Ainsi, en cas d’exposition à cet agent infectieux, notre système immunitaire le reconnaît, il nous défend et empêche le microbe de se multiplier dans notre organisme. De manière générale, « la protection donnée par les vaccins est absolument fondamentale au niveau de la population, prévient Nicolas Manel. Concrètement, les vaccins ont vraiment permis d’augmenter la survie de l’humanité de manière incroyable, ça se voit très bien sur la rougeole et la polio par exemple. Plus les gens se feront vacciner contre le SARS-CoV-2, moins le virus tuera de personnes.«
Combien de temps est-on immunisé après le Covid ?
L’immunité après la vaccination contre la Covid surviendraitenviron 10 à 14 jours après une primo-vaccination complète (2 doses). La durée de protection du vaccin est de 6 mois. Ensuite « l’immunité baisse progressivement » expliquait la Haute Autorité de Santé en 2021. Les cas de réinfection au Covid sont survenus à partir du 6 décembre 2021, soit approximativement à partir de l’introduction et la diffusion du variant Omicron en France, soulignait Santé Publique France en septembre. La diffusion de ses sous-lignages BA4 et BA5 plus contagieux a réduit la durée d’immunité. « La protection diminue rapidement dans les 3 mois après immunisation (primo-vaccination, ndlr) » aexpliqué le Covars. Elle ré-augmente après une dose de rappel. La protection de la vaccination contre les formes sévères « diminue au-delà de 4 mois après le 1er rappel (3ème dose, ndlr) notamment chez les sujets âgés » rapportent ces experts.
Comment s’immunise-t-on après avoir eu le Covid ?
Les premières études ont montré que le taux d’anticorps augmente rapidement dans les 2 à 3 premières semaines suivant l’infection Covid, puis diminue progressivement.
Il y a deux phases de conservation de la réponse immunitaire :
→ Première phase : on a des anticorps dans notre sang qui ont été produits au moment de l’infection ou de la vaccination : le système immunitaire s’active et produit des anticorps qui persistent dans l’organisme pour nous protéger. « La durée de protection varie d’une personne à l’autre, on peut donner comme ordre de grandeur quelques mois. Avec ces anticorps, le risque de ré-infection est très faible. Si une ré-infection à lieu malgré tout, elle est généralement beaucoup moins symptomatique » rassure Nicolas Manel, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (L’INSERM), chef d’équipe à l’Institut Curie, spécialisé en virologie et immunologie.
→ Deuxième phase :« C’est la réponse dite mémoire, on n’a plus du tout ou très peu d’anticorps dans le sang mais les cellules qui ont à produit ces anticorps sont toujours présentes, elles sont juste en dormance en attendant la prochaine infection », explique le chef d’équipe à l’Institut Curie. Autrement dit, si on se faisait ré-infecter, soit on ne développerait même pas de symptômes, soit les symptômes sont moins sévères parce que nos cellules dites mémoire vont pouvoir se réactiver beaucoup plus vite. Même si les anticorps ont disparu, il faut savoir que ces cellules mémoires durent toute la vie.
« Même si une personne a eu une infection antérieure et a été vaccinée, elle est toujours susceptible de subir des effets indésirables »
Au bout de combien de temps peut-on rattraper le Covid ?
Un délai de 60 jours (2 mois) par rapport à une précédente infection semble pertinent pour parler de réinfection par le SARS-CoV-2, estime le Haut conseil de la santé publique. D’après les chiffres publiés par Santé Publique France, le risque de rattraper le Covid augmente avec l’ancienneté de la première infection pour atteindre un plateau environ 6 mois après la première infection. Entre le 2 mars 2021 et le 7 août 2022, les réinfections possibles représentaient 6% de l’ensemble des cas confirmés de Covid-19. « Une proportion en forte augmentation depuis décembre 2021 (début de la circulation d’Omicron, ndlr) » indique l’agence de santé. Problème : selon une étude publiée dans Nature Medicine en novembre 2022, la réinfection par le SARS-CoV-2 doublerait les risques de décès et triplerait ceux d’hospitalisation et de problèmes cardiaques.« Même si une personne a eu une infection antérieure et a été vaccinée, elle est toujours susceptible de subir des effets indésirables en cas de réinfection » a commenté Ziyad Al-Aly qui a dirigé l’étude au Centre de santé des anciens combattants de Saint-Louis, dans le Missouri (Etats-Unis).
Quelle est l’immunité contre le Covid sans vaccin ?
Face au variant Omicron qui a remplacé le variant Delta fin 2021 pour devenir majoritaire en 2022, l’infection seule semble moins efficace pour déclencher une réponse immunitaire, contrairement à ce qui a été observé avec les variants précédents du Covid, selon une étude autrichienne publiée en février 2022. Concrètement, les auteurs ont prélevé des échantillons de plasma sanguin 5 à 35 jours après un test PCR positif pour la souche Omicron. Les participants ont été divisés plusieurs groupes (vaccinés, non vaccinés, infectés ou pas avant par le Covid). Les niveaux les plus élevés d’anticorps neutralisants contre toutes les souches du virus ont ététrouvés chez ceux qui ont été vaccinés puis infectés par Omicron et chez ceux qui n’ont pas été vaccinés mais qui ont eu le covid avant. En revanche, les personnes infectées par Omicron et qui n’étaient pas vaccinées avant avaient seulement des anticorps contre Omicron. Pas ou très peu de réponse immunitaire contre les variants précédents. Parmi les explications des chercheurs, le fait qu’Omicron soit moins virulent que ses prédécesseurs stimulerait ainsi moins le système immunitaire.
Immunité hybride = « super immunité » contre le Covid ?
Il semblerait que la meilleure « option » pour se protéger du coronavirus Sars-Cov-2, du moins de ses formes graves, soit la combinaison de la vaccination puis de l’infection. C’est ce qu’on appelle l’immunité hybride. En septembre 2022, une étude relayée dans le BMC Medicine a montré que chez 36% des personnes infectées par le Covid mais non vaccinées, les anticorps ne sont plus détectables 1 an après l’infection, « Les participants vaccinés infectés avaient des niveaux d’anticorps supérieurs au fil du temps » notent les chercheurs. En décembre 2021, une étude américaine publiée dans le Journal of the American Medical Association(JAMA) avait aussi montré sur des soignants vaccinés puis infectés par le Covid (test PCR positif) entre janvier et août 2021 et d’autres vaccinés mais non infectés que les premiers avaient une quantité plus importante d’anticorps dans le sang : « Une augmentation de 1000 % et parfois même de 2000 %, donc une immunité vraiment élevée. C’est presque une ‘super-immunité »a commenté le Professeur Fikadu G. Tafesse, co-auteur de l’étude. D’autres recherches comme celles publiée dans The Lancet Infectious Diseases en janvier 2022 ont aussi montré que les patients ayant un schéma vaccinal complet et infectés (par rapport à l’absence de vaccination) avaient moins de risque d’hospitalisation, de symptômes dans la première semaine de la maladie (après la première ou la deuxième dose) et de symptômes de longue durée (≥ 28 jours) après la deuxième dose. Presque tous les symptômes ont été signalés moins fréquemment chez les personnes infectées vaccinées que chez les personnes infectées non vaccinées, et les participants vaccinés étaient plus susceptibles d’être complètement asymptomatiques.
Peut-on faire une prise de sang pour connaître son immunité ?
La présence d’anticorps indique que le sujet a été infecté par le SARS-CoV-2, quelle que soit la gravité des symptômes, ou même en l’absence de symptômes. À ce jour, plusieurs études montrent que les personnes ayant été infectées par le SARS-CoV-2 développent des anticorps propres à ce virus. Néanmoins, les concentrations d’anticorps peuvent varier entre les personnes ayant eu une forme grave de la maladie (plus d’anticorps) et les personnes ayant été atteintes de formes bénignes ou d’infections asymptomatiques (moins d’anticorps). Les « tests sérologiques » détectent les anticorps contre le virus et mesurent la quantité d’anticorps produite à la suite d’une infection, ce qui permet de déterminer si une personne a été préalablement infectée par le SARS-CoV-2. Ces tests sont réalisables idéalement environ 14 jours après le début des symptômes. La présence d’anticorps de type IgG signifie que le sujet a rencontré le virus et a développé une réaction immunitaire dont témoignent ces anticorps. Cela ne veut pas forcément dire que l’on est immunisé mais que l’on a été infecté.
Est-on plus protégé si on a fait une forme sévère ?
« La réponse des anticorps varie bel et bien en fonction de la sévérité de la maladie. On observe en effet une bonne corrélation entre quantité d’anticorps et virémie, c’est-à-dire la force avec laquelle le virus s’est multiplié dans l’organisme. En présence d’une forme sévère, il y a plus de virus, ce qui fait que le système immunitaire s’active davantage et produit plus d’anticorps« , confirme le spécialiste en immunologie et virologie. Autrement dit, si on a contracté une forme sévère de la maladie, on a beaucoup d’anticorps en circulation dans le sang et le risque de se faire ré-infecter dans les mois qui suivent est réduit. En revanche, si on a fait une forme légère, relativement asymptomatique, la réponse des anticorps est faible et le risque de se faire ré-infecter est potentiellement plus élevé.
Quelle immunité si on a été asymptomatique ?
Près de la moitié des personnes infectées par le SARS-CoV-2 ne développe pas de symptôme. La réponse immunitaire induite par les formes asymptomatiques de la Covid-19 est mal connue. Des scientifiques de l’Institut Pasteur ont étudié des sérums de patients atteints de formes symptomatiques ou asymptomatiques de la Covid-19. « Cette étude a permis de montrer que les individus infectés par le SARS-CoV-2 possèdent des anticorps capables d’attaquer le virus de différentes manières, en l’empêchant d’entrer dans les cellules (neutralisation) ou en tuant les cellules infectées grâce à l’activation des cellules NK. On parle donc d’anticorps polyfonctionnels » a expliqué Timothée Bruel, co-auteur principal de l’étude dans les conclusions publiées en avril 2021. En comparant différents groupes de patients, les scientifiques ont ensuite montré que les personnes asymptomatiques possèdent également des anticorps polyfonctionnels et que leur réponse est légèrement plus faible que celle des patients atteints de formes modérées de la Covid-19.
Les femmes sont-elles immunisées plus longtemps ?
Des chercheurs de l’Inserm implantés à Strasbourg ont décrit l’évolution de la réponse immunitaire dans les mois qui suivent une infection par le SARS-CoV-2. Leurs résultats suggèrent que le taux d’anticorps développé par les femmes est plus stable que celui des hommes. Ils ont suivi pendant 6 mois 308 personnes qui ont présenté une forme légère de Covid-19. « Immédiatement après l’infection, le taux d’anticorps anti-Covid-19 est en moyenne inférieur chez les femmes. Mais avec le temps, il suit un déclin qui est généralement moins prononcé chez elles que chez les hommes, quel que soit leur âge ou leur poids » a indiqué Samira Fafi-Kremer, qui a dirigé ce travail en collaboration avec l’équipe d’Olivier Schwartz de l’institut Pasteur. « On sait par exemple que les femmes ont d’une façon générale une réponse humorale et cellulaire plus robuste que les hommes, que ce soit face à d’autres maladies infectieuses ou en réponse à une vaccination. Le versant délétère de cette plus large réactivité est que les femmes sont plus souvent sujettes aux maladies auto-immunes« , rappelle Samira Fafi-Kremer. Plusieurs mécanismes pourraient être impliqués, à la fois hormonaux, environnementaux (notamment via l’épigénétique) et génétiques. « Une grande partie des gènes de l’immunité se situe sur le chromosome sexuel X, présent en deux exemplaires chez les femmes, contre un seul chez les hommes. » Ces résultats, établis 6 mois après l’infection, doivent être confirmés par le suivi de la cohorte à plus long terme.
C’est quoi l’immunité naturelle ?
L’immunité naturelle est une résistance à l’infection conférée par une protection immunologique innée : les premières défenses immunitaires, dites « innées », fonctionnent très rapidement pour éliminer le virus, à tel point que bien souvent, le virus ne se multiplie même pas et n’est pas détectable dans l’organisme. « Si cette immunité innée n’est pas suffisante, le virus commence à se multiplier et c’est l’immunité acquise qui prend le relai. Il y a également une fraction de la population qui est résistante parce qu’elle possède des mutations génétiques, mais c’est extrêmement rare » commente Nicolas Manel, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), chef d’équipe à l’Institut Curie, spécialisé en virologie et immunologie.
« Il est devenu difficile de modéliser le niveau d’immunité populationnelle »
C’est quoi l’immunité acquise ?
L’immunité acquise est celle que l’on acquiert, soit en réponse à un vaccin, soit en réponse au virus lorsque l’on a été infecté par celui-ci. Elle a l’avantage de durer un certain temps, de plusieurs mois à toute une vie selon les cas.
C’est quoi l’immunité croisée ?
Les virus font partie d’une grande famille, il en existe des millions et comme dans toutes les familles, il y en a qui se ressemblent plus ou moins. Par exemple, dans la famille des coronavirus, on distingue les alpha, qui causent notamment des rhumes chez les enfants, et les bêta, dont le SARS-CoV-2 fait partie. Bien que différents du SARS-CoV-2, responsable de la Covid-19, les alpha présentent quand même des similitudes. « Voilà pourquoi certains patients ayant eu des infections à coronavirus dans leur enfance ont acquis une immunité contre ces derniers et peuvent l’avoir conservée suffisamment longtemps pour que la mémoire immunitaire s’active, précise le directeur de recherche à l’Inserm. Autrement dit, le système immunitaire réagit contre un virus de la même famille et même si ce n’est pas aussi efficace, cela peut aider à développer moins de symptômes : c’est ce que l’on appelle l’immunité croisée. »
C’est quoi l’immunité collective ?
L’immunité collective est une notion d’épidémiologie qui s’applique à de vastes populations. Concrètement, sur un panel de 1000 personnes, si seulement 10 d’entre elles ont acquis une immunité contre la Covid-19, celui-ci va continuer à se propager entre les autres personnes. « Pour atteindre cette immunité collective et mettre fin à l’épidémie, il est nécessaire qu’un pourcentage élevé de la population soit immunisé contre ce virus, même si tout le monde n’a pas été infecté ou vacciné. Cela est lié au comportement des virus et à la manière dont ils se transmettent d’une personne à une autre », détaille le virologue. L’immunité collective avec la Covid-19 nécessite du temps. Contrairement aux virus saisonniers que l’on connaît, qui réapparaissent tous les ans, et pour lesquels il y a déjà des immunités pré-existantes, la population humaine n’avait jamais été confrontée au SARS-CoV-2 auparavant. « Pour parvenir à cette immunité collective, il faut que le virus ait déjà touché suffisamment de monde » indique le spécialiste en immunologie et virologie. Mais il semblerait qu’avec le Covid-19, cette immunité collective ne suffise pas à endiguer la circulation du virus.« Il est devenu difficile de modéliser le niveau d’immunité populationnelle » reconnaissent ainsi les membres du Covars en octobre 2022. « Les variants très contagieux augmentent le niveau d’immunité, c’est une mauvaise nouvelle pour l’immunité collective ces variants parce qu’ils nécessitent une hausse du niveau de protection des plus fragiles. On sait qu’on n’est pas tranquille si on a eu le Covid en 2020 ou même si on l’a eu en janvier (2022, ndlr). L’immunité qui a été induite par la souche initiale ne sert quasiment à rien pour Omicron. Ce virus a de plus en plus de perversion à échapper au système immunitaire et ça ne participe pas à l’immunité collective » a expliqué le Pr Gilles Pialoux, invité de BFM-TV le 24 juin 2022.
Merci à Nicolas Manel, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (L’INSERM), chef d’équipe à l’Institut Curie, spécialisé en virologie et immunologie. Propos recueillis en décembre 2020.
Sources :
Avis du 20 octobre 2022 du Comité de Veille et d’Anticipation des Risques Sanitaires (COVARS).
Les risques de réinfections par le SARS-CoV-2. Point au 15 septembre 2022. Santé Publique France.
Anti-SARS-CoV-2 Antibodies Persist for up to 13 Months and Reduce Risk of Reinfection. Hôpitaux universitaires de Strasbourg. 18 mai 2021
Asymptomatic and symptomatic SARS-CoV-2 infections elicit polyfunctional antibodies, Cell Reports Medicine, 21 avril 2021
L Grzelak et coll. Sex differences in the evolution of neutralizing antibodies to SARS-CoV-2. J Infect Dis., édition en ligne du 7 mars 2021.